Election d’Obama: Israël en posture délicate après le soutien de Netanyahu à Romney


8 novembre 2012 à 16:30
Le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche à Washington, le 5 mars 2012

Le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche à Washington, le 5 mars 2012 (Photo Saul Loeb. AFP)

Le gouvernement israélien se retrouvait jeudi sur la défensive, l’opposition et les commentateurs évoquant l’hypothèse d’une « vengeance » du président Barack Obama en raison des sympathies affichées par Benjamin Netanyahu en faveur du candidat républicain perdant Mitt Romney.

Le ministre des Finances Youval Steinitz, un proche de M. Netanyahu, a tenté de réfuter les accusations d’ingérence du Premier ministre israélien dans la campagne présidentielle américaine.

« Nous ne nous sommes pas immiscés dans les élections américaines, nous avons été très prudents », a affirmé M. Steinitz à la radio publique.

« Ceux qui colportent de fausses informations sur une intervention israélienne dans le scrutin portent atteinte aux intérêts d’Israël », a-t-il accusé en visant notamment l’ancien Premier ministre centriste Ehud Olmert.

M. Olmert, qui envisage un retour en politique pour les élections législatives du 22 janvier, a estimé qu’en prenant parti, M. Netanyahu a « violé les règles de base qui régissent les relations entre Etats », selon des propos tenus devant la communauté juive de New-York rapporté par des médias israéliens.

La dirigeante du Meretz, un parti d’opposition de gauche, Zehava Galon, a renchéri en fustigeant « l’intervention grossière de Benjamin Netanyahu dans les élections américaines », parlant d’un « pari irresponsable ».

M. Netanyahu, cité par la radio, a dû s’expliquer: « Certaines voix parmi nous tentent de provoquer un conflit avec les Etats-Unis, mais elles n’y parviendront pas. Je continuerai à travailler étroitement avec le président Obama pour défendre les intérêts d’Israël », a-t-il assuré.

MM. Netanyahu et Romney, des conservateurs libéraux, partagent des affinités idéologiques encore renforcées par l’appartenance du républicain à l’Eglise mormone, traditionnelle soutien de la droite nationaliste israélienne.

L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Dan Shapiro, s’est efforcé d’apaiser la polémique en qualifiant de « ridicule » l’idée d’un « désir de vengeance » du président réélu.

Le prix à payer

Les analystes israéliens s’interrogent néanmoins sur le « prix » que Barack Obama pourrait faire payer à M. Netanyahu à un peu plus de deux mois d’un scrutin crucial.

« Netanyahu a parié et nous allons payer », résume le tabloïd Yédiot Aharonot.

Même son de cloche à gauche, au Haaretz: « Obama a maintenant quatre ans pour régler ses comptes avec Netanyahu, pour le soutien ouvert à Mitt Romney, pour ses dépréciations (d’Obama) devant le Congrès, pour le gel des négociations avec les Palestiniens, pour la colonisation et pour avoir tenté de lui faire la leçon sur le dossier iranien ».

Le premier test de l’humeur entre l’Américain et l’Israélien pourrait avoir lieu très prochainement, à l’occasion de la demande de rehaussement du statut de la Palestine au rang d’Etat non-membre à l’ONU.

« Netanyahu espère que les Américains vont presser Mahmoud Abbas de renoncer à ce projet, mais le président américain demandera en échange que le Premier ministre fassent preuve de souplesse envers les Palestiniens », a pronostiqué le commentateur politique de la radio publique.

La deuxième test devrait porter sur le programme nucléaire iranien controversé.

Selon plusieurs commentateurs, Barack Obama pourrait tenter de négocier un accord avec Téhéran sans fixer de limite de temps tandis que M. Netanyahu ne cesse d’accuser l’Iran de procrastination.

En septembre, M. Netanyahu a réclamé à hauts cris mais en vain à la Maison Blanche d’imposer à l’Iran « des lignes rouges claires » à ne pas dépasser dans son programme nucléaire, en menaçant de frapper préventivement les installations atomiques iraniennes.

Mais il s’est heurté à une fin de non-recevoir –au propre comme au figuré– du président américain qui, comme le reste de la communauté internationale, privilégie à ce stade un durcissement des sanctions contre l’Iran.

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Arts et Culture Berbères à Saint-Josse


L’asbl Tazdayt a l’honneur de vous ouvrir les portes de la culture berbère et plus particulièrement celle de Figuig  qui constitue notre fierté incommensurable. En effet considérée comme l’oasis la plus proche de l’Europe, elle est au pied du désert dotée d’une histoire indéniable et d’une culture richissime. Notre objectif est de vous faire partager cette culture et surtout nos valeurs. L’exposition, voir fiche annexe, abordera principalement la vie quotidienne des Figuiguiens à travers des objets artisanaux, des photos commentées si nécessaire. Nous vous souhaitons la bienvenue à cette exposition afin de vous dévoiler notre patrimoine culturel, artisanal, gastronomique…etc Bref notre origine.

Commune de Saint-Josse | Gemeente Sint-Joost
Exposition
26.11 >
13.12.2012
Bibliothèque Communale
Rue de la Limite 2 – 1210 bruxelles
lu : 16h>18h, ma : 12h>17h, me : 14h>19h, je : 11h>17h, sa : 9h>13h
T 02 219 38 26
http://www.saint-josse.be

à l’initiative du Collège des Bourgmestre et Echevins de la commune de Saint-Josse. Activité organisée par L’ asbl TAZDAYT, à l’initiative de CTL la Barricade Asbl, en partenariat avec la
bibliothèque de Saint Josse, sous l’impulsion de Mme Béatrice Meulemans échevine de l’Intégration sociale dans le cadre des projets ponctuels de Cohésion Sociale St Josse.
01.12.2012 14h›17h
– Lecture et chant : Mekki Atmane (poète et chanteur)
– Littérature : LALI Mustapha (prof. chercheur ; premier vice président du conseil municipal de Figuig)
– Animation : HARRADJI Mustapha (Artiste peintre, portraitiste à Montmartre) (Thé et biscuits traditionnels)
E.R. / V.U : Jean Demannez, av. de l´Astronomie 12-13 Sterrenkundelaan Bruxelles 1210 Brussel
Arts et
Culture Berbères
Tazdayt Asbl
G 0484 50 62 22
CTL la Barricade
T 02 219 69 96

Le régime syrien veut faire des chrétiens des moutons apeurés


Le site All4Syria, qui diffuse une lettre quotidienne d’information à plus de 50 000 lecteurs arabophones à travers le monde et qui compte chaque jour plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, a publié, le 6 novembre, une contribution très éclairante du journaliste Maher Charafeddin. Originaire de Soueïda et membre de la communauté druze, il bénéficie d’une connaissance intime du comportement du régime de son pays avec les minorités confessionnelles. Dans cet article intitulé « L’image des chrétiens dans les médias du régime« , dont on trouvera ci-dessous la traduction, il montre comment le régime syrien instrumentalise ses « alliés » chrétiens. Surtout, il souligne de manière concrète le mépris que le pouvoir en place éprouve en réalité pour ceux qui ne sont pour lui que des « supplétifs ».

Maher Charafeddin

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Mon attention a été retenue, il y a quelque temps, par un article du dénommé Nidal Nouaysseh, qui fait profession d’écrire. Intitulé « Riyad le menteur« , cet article tournait en dérision, en recourant aux thèmes du patriotisme, de l’honneur et de la dignité, le Premier ministre défecteur Riyad Hijab. Inutile de préciser que le papier en question n’était qu’un ramassis d’insultes et de mensonges. Mais, ce qui a retenu mon attention, c’est la phrase suivante : « Pourquoi ne rentrent-ils pas dans leur pays, ces Karzaï que sont Riyad Hijab, Riyad Al Agha, Micheline Kilo, Georgette Sabra, Burhan Ghalioun »…

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Dizaines d’oliviers palestiniens coupés par des partisans de la colonisation


dépêche AFP…

NAPLOUSE (Territoires palestiniens), 7 nov 2012 (AFP)

Plusieurs dizaines d’oliviers appartenant à des Palestiniens ont été arrachés dans
le nord de la Cisjordanie par des partisans présumés de la colonisation israélienne, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Par ailleurs, des heurts ont opposé des habitants palestiniens à des soldats israéliens venus démolir des maisons construites sans permis israélien dans le village de Haris, au sud-ouest de Naplouse, selon les autorités locales, l’armée israélienne et un photographe de l’AFP.

« Des agriculteurs ont trouvé 100 oliviers abattus à la tronçonneuse à Al-Sawiya, au sud de Naplouse », a déclaré à l’AFP Ghassan Daghlas, chef de l’administration palestinienne des affaires de la colonisation dans le nord de la Cisjordanie, ajoutant que des « slogans racistes » avaient été découverts dans le champ.

Une porte-parole militaire israélienne a confirmé l’information à l’AFP, faisant état de 50 arbres endommagés et précisant que les propriétaires avaient été invités à déposer plainte auprès de l’administration militaire israélienne. Une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri, a indiqué à l’AFP que des graffiti libellés « prix à payer » avaient été retrouvés sur les lieux.

Des ultras de la colonisation israélienne mènent depuis des années une politique dite du « prix à payer », consistant à se venger sur des villageois palestiniens, des lieux de culte musulmans et chrétiens des décisions gouvernementales qu’ils jugent hostiles à leurs intérêts.

La cueillette des olives, qui a débuté en octobre, est souvent marquée par un accroissement des tensions entre les quelque 340.000 colons israéliens de Cisjordanie et les agriculteurs palestiniens.

L’industrie de l’huile d’olive représente 14% du revenu agricole pour les territoires palestiniens occupés, subvenant aux besoins d’environ 80.000 familles, selon la même source. Un rapport gouvernemental palestinien publié en 2011 évaluait le coût pour l’économie palestinienne de la destruction d’arbres par les autorités israéliennes ou par les colons à 138 millions de dollars (103 millions d’euros) par an.

Les clés pour comprendre la nuit américaine


LeSoir

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Mardi 6 novembre 2012

Election serrée ? Sondages too close to call (trop serrés pour être tranchés), comme le disent les Américains ? La dernière moyenne des sondages nationaux, calculée par le site RealClearPolitics, donnait 48,5 % à Obama contre 48,1 à Romney. Par-dessus toutes les polémiques purement politiques qui ont émaillé jusqu’au bout la campagne, il y en a eu une dernière. Elle opposait les médias et leurs commentateurs, sur le fait de savoir si l’élection était vraiment serrée, comme beaucoup le titraient encore lundi matin. Ou si la réélection d’Obama était assurée, le suspense n’étant entretenu que par les partisans de Romney, ou par les médias souhaitant maximiser l’attention de leurs publics.

Quoi qu’il en soit, la soirée électorale (pour les Européens, il s’agira plutôt de la nuit) s’annonce palpitante. En voici un vade-mecum, reprenant les enjeux ou les lieux-clés qui détermineront l’issue de l’élection.

Un système électoral indirect

Un système électoral indirect

On l’a déjà beaucoup évoqué, pourtant ce fait est souvent oublié : l’élection du président américain se joue par un système indirect. L’élection consiste en fait à élire des collèges de grands électeurs, dont le nombre est fixé pour chaque Etat. En pratique : le candidat qui récolte la majorité absolue dans un Etat empoche la totalité des grands électeurs. (Exceptions : le Nebraska et le Maine, dont les grands électeurs sont attribués à la proportionnelle, avec une prime au gagnant.) Le collège national compte 538 grands électeurs : est donc élu président le candidat qui en remporte 270.

Sur les 50 Etats que comptent les Etats-Unis, une petite quarantaine votent historiquement toujours du même côté. Les Etats du Nord-Est et ceux de la côte Ouest, qui sont aussi les plus peuplés, penchent toujours du côté démocrate (dont la couleur est le bleu). L’Ouest et le Sud, conservateurs (principalement parce que ce sont des états ruraux), votent toujours républicain (couleur rouge). Sauf… les Etats indécis, appelés « swing states » (Etats bascules) : ils sont, selon les méthodes de calcul, une dizaine (en beige sur la carte ci-dessous). C’est dans ces Etats-là que les candidats ont concentré leurs activités de campagne, et ce sont donc ces mêmes Etats qui déterminent en définitive l’issue du scrutin.

La soirée électorale consistera donc surtout à observer vers qui basculeront, au fil des fuseaux horaires, ces Etats indécis.

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Adnan Arour ou le salafisme fantasmé


Publié le 5 novembre 2012 by

Sur le salafisme : lire le précédent article.

Notre propos ici n’est pas tant ici de prendre la défendre du cheikh salafiste syrien Adnan Arour que de montrer par l’exemple le genre de propagande mensongère que le régime syrien et de ses défenseurs sont capables de produire pour ensuite salir l’ensemble des révolutionnaires syriens. 

Savant musulman salafi (au sens 2) originaire de la ville de Hama, il a très tôt pris position en faveur de la révolution syrienne. Il est à noter, et c’est un point non dénué d’importance, que Arour est un salafiste (sens 2.a) qui ne faisait pas la promotion de l’action armée… et qui interdisait même les manifestations (par anticipation de la réponse du régime certes, mais également par idéologie) ! La répression des manifestations pacifiques l’a poussé à encourager tout acte symbolique pour protester contre le régime des Assad : déchirer sa carte d’identité, scander des slogans par les fenêtres, etc…

Sans surprise, Arour fait l’objet d’une campagne de propagande intense à son égard, jouant aussi bien sur la méconnaissance du terme « salafiste » que des propos assumés qui peuvent aisément être détournés de leur sens premier. Ainsi, des extraits vidéos montrent Arour promettre de « donner la chair des alaouites aux chiens ». La formule est très certainement, comme il l’a lui-même reconnu, maladroite; d’autant qu’elle révèle plus de l’intimidation que d’une promesse effectivement réalisable. La formule est maladroite mais l’extrait, sorti de son contexte,  est évidemment une manipulation grossière. En réalité, Arour parle de ceux qui prendront part aux crimes du régime, et il vise en particulier les alaouites étant donné que le régime syrien est à majorité alaouite et que les pires crimes sont les faits d’alaouites. Il vise en particulier les alaouites, et en général tous les criminels. Il a par ailleurs bien précisé que ceux qui n’auront pas de sang sur les mains ne seront en rien inquiétés.

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Le salafisme, késako?


Publié le 5 novembre 2012 by

Ce billet est le premier d’une série d’articles qui visent à éclairer les lecteurs sur les différents « -ismes » souvent rattachés à l’Islam, et aux musulmans…

Il s’agira moins de soumettre un avis tranché que de proposer des clés de compréhension, meilleure preuve de respect qu’il est possible de présenter aux intéressés. De fait, les lignes plus bas et celles qui suivront ne s’adressent nullement aux adeptes du choc des civilisations et autres identitaires qui s’abreuvent de représentations fantasmatiques quand ils ne participent pas eux-mêmes à leur fabrication. Ceux-là qui ne peuvent s’imaginer d’extrémiste et de violent qu’en islamiste qu’il sera aisé de confondre à leur guise avec de simples musulmans, l’occasion pour eux de différencier le mauvais musulman du bon, ce dernier « prouvant » à qui en douterait, qu’il est possible de ne pas succomber au fondamentalisme à condition de modérer très fort ses penchants islamistes. Les mêmes qui, de mauvaise foi, refusent de comprendre le « langage musulman » pour systématiquement s’offusquer du « Allahou Akbar » de Syriens jugés trop islamistes dans leur façon de recevoir les bombes d’un régime imparfait, certes, mais tout à fait respectable puisque « laïc ». A tous ceux-là, inutile de lire plus loin.

Un même mot, plusieurs réalités.

Dans la série « j’utilise un terme que je ne comprends pas », demandons le salafisme.
Entre fantasmes de non avertis, mensonges de propagandistes et réalités d’un mouvement aux multiples facettes, le salafisme fait partie de ces termes qui portent à la plus grande confusion. Rares sont les articles qui prétendent nous éclairer sur le salafisme mais qui ne rajoutent pas un peu à la confusion qui existe déjà.

Soyons clairs : salafi n’est pas un gros mot.

En fait, et pour faire simple, le terme salafi peut être l’objet de trois compréhensions.

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Réfugiés palestiniens, le mythe et la réalité


L’opinion de Gilles Paris

Safed

Chassé par les combats, Mahmoud Abbas avait quitté avec sa famille sa ville natale de Safed en Galilée pour la Syrie en mai 1948. Y sera-t-il enterré un jour? Probablement non si on en croit ses déclarations à la Deuxième chaîne israélienne, jeudi 1er novembre. Au cours de cet entretien, le président de l’Autorité palestinienne a tracé les limites de la Palestine qu’il appelle de ses voeux: c’est 1967 (Gaza et la Cisjordanie) avec, on l’imagine, des échanges de territoires. Logique avec lui-même, M. Abbas a exclu revenir à Safed autrement qu’en visite. L’opposition palestinienne, le Hamas en tête, a fustigé ce renoncement.

En la matière, il est pourtant acquis de longue date pour la direction d’un mouvement pourtant né dans les camps qu’une partie infime des réfugiés de 1948 serait autorisée à s’installer dans ce qui est devenu Israël dans le cadre d’un règlement de paix, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il ne faudrait pas de longues négociations pour solder ce dossier: pour définir ce nombre de privilégiés, fixer les indemnités versées aux autres, trouver des pays tiers pour une installation définitive (principalement dans le cas du Liban où les Palestiniens sont très mal intégrés, un héritage de la guerre civile.)

Les dernières discussions en date, en 2008, ont précisément achoppées sur ce nombre de « returnees » si on se réfère au récit du négociateur palestinien de l’époque, Ziyad Clot et il n’a jamais été question depuis Oslo, en 1993, sans que l’on se prononce sur le fond, que l’Autorité palestinienne consulte un jour les camps de Jordanie, de Syrie et du Liban sur le contenu de ses tractations avec les Israéliens.

L’initiative arabe de 2002, magistralement ignorée par Israël, ne disait pas autre chose quand elle évoquait « a just solution to the problem of Palestinian refugees to be agreed upon in accordance with the UN General Assembly Resolution No 194 », sans la moindre mention du « droit au retour » inscrit dans le discours palestinien depuis 1948 et qu’a toujours contesté Israël.

Prétendre trouver la paix en exigeant la réinstallation en Israël de centaines de milliers de réfugiés serait aussi hasardeux qu’imaginer les Palestiniens, après une telle concession, prêts à accepter l’indivisibilité de Jérusalem. Mais que les jusqu’au-boutistes des deux camps se rassurent, de tels marchés ne sont pas pour demain.

http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2012/11/03/refugies-palestiniens-le-mythe-et-la-realite/

Abbas largement critiqué sur les réseaux sociaux


 

Gaza, CPI

 

Les derniers propos graves du président de facto, Mahmoud Abbas, ont reçu une condamnation générale sur les sites populaires des réseaux sociaux de la part de différents écrivains et intellectuels de renom, arabes et palestiniens.

Le rédacteur en chef du journal Al-Quds Al-Arabi de Londres, Abdulbari Atwan, a qualifié Abbas sur sa page twitter de « danger pour les constantes palestiniennes ».

« Abbas n’a pas la capacité de défendre le droit des autres Palestiniens de revenir en Palestine alors que lui-même a abandonné son propre droit au retour dans sa ville natale de Safed… Cet homme est devenu une menace pour les constantes palestiniennes et doit partir » a déclaré Atwan.

L’écrivain politique saoudien, Hasan Al-Ajmi, a ajouté ses commentaires aux propos d’Atwan sur twitter en disant, « il a été dangereux pendant longtemps et il est

finalement pire que l’occupant. il est celui qui confère une légitimité à l’existence de l’occupant. Que Dieu soit avec toi, Palestine ».

Spécialiste en affaires israéliennes, Saleh Al-Naami a twitté ceci : « La gauche palestinienne, qui a boycoté la visite de l’émir du Qatar à Gaza sous le prétexte qu’il a des liens avec Israël, continue de siéger avec Abbas, alors qu’il a renoncé au droit au retour ».

 « Tous les dirigeants du Fatah sont conscients des dégâts provoqués par la concession sans détour d’Abbas sur le droit au retour, mais ils s’embarquent dans des interprétations grossièrement mensongères dans la crainte de perdre leurs privilèges financiers »  ajoute Naami.

 Le directeur de l’Institut de la pensée politique islamique à Londres, Azzam Al-Tamimi, a déclaré sur sa page que « Abbas n’a pas le pouvoir d’abandonner quoi que ce soit, et ses déclarations sont une sorte d’hallucination et n’ont aucune valeur, sauf qu’elles démontrent sa déviance et sa décadence ».

Journaliste pour le journal Palestine, Mohamed Yasin a déclaré sur sa page facebook que « ce que beaucoup de militants sur facebook ont dit contre Abbas après ses propos sur le droit au retour représente un procès du peuple et une condamnation irrévocable à son encontre qui le libèrent de ses fonctions. »

Dans un incident connexe, le bloc islamique des étudiants de l’université Birzeit (au nord de Ramallah) a organisé samedi après-midi une manifestation contre les propos d’Abbas sur le droit au retour et sur l’intifada (soulèvement) populaire.

Selon le journaliste du CPI (Centre palestinien d’information) à Ramallah, des dizaines d’étudiants de Birzeit se sont rassemblés à l’extérieur du conseil des étudiants brandissant des drapeaux palestiniens et des banderoles condamnant les propos antinationaux d’Abbas.



http://www.palestine-info.co.uk/en/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7vPhP2Sa51qsd4u4jXmUHLgFX7kIEhN8EH8tkyiPSUX3tih7%2fWhMul%2bB2eYEnZfPZDW454fTVNPFcgaV29vIh4eU%2bzDzl45LADnYf1i7KP1Y%3d

Syrie : une nouvelle coalition pour l’opposition ?


Le Point.fr – Publié le 03/11/2012 à 16:06 – Modifié le 03/11/2012 à 16:24

Les cadres de l’opposition au régime de Bachar el-Assad se réunissent dimanche à Doha pour créer une nouvelle force politique.


Des figures de l’opposition syrienne vont proposer, lors d’une réunion cruciale dimanche à Doha, la création d’une nouvelle instance regroupant toutes les tendances politiques ainsi que la création à terme d’un gouvernement en exil. Cette conférence s’ouvre alors que Washington exerce une forte pression pour que la principale coalition de l’opposition, le Conseil national syrien (CNS), surmonte ses divisions et élargisse sa représentativité. Elle intervient également au moment où est évoquée la possible création d’un gouvernement en exil avec à sa tête un vétéran de l’opposition, l’ancien député Riad Seif, qui vit hors du pays.

Ce dernier s’est réuni cette semaine en Jordanie avec une vingtaine d’opposants, appartenant ou pas au CNS, dont des représentants des Kurdes, de la gauche et des Frères musulmans, pour « préparer » la conférence de Doha. Selon le porte-parole de l’ex-Premier ministre Riyad Hijab ayant fait défection et présent à la rencontre d’Amman, Mohammed al-Otri, Riad Seif doit présenter à cette occasion une « initiative nationale syrienne » qui « prévoit la création d’un nouvel organe politique de l’opposition qui représente toutes ses composantes ».

Soutien des Frères musulmans

Cette instance devrait regrouper « les 14 membres du bureau exécutif du CNS, trois du Conseil national kurde, des représentants locaux civils et militaires, des figures historiques de l’opposition et des dignitaires religieux (oulémas) ». « Il reste à déterminer si cet organe remplacera le CNS ou s’il constituera une nouvelle coalition », a noté Mohammed al-Otri, ajoutant que cela « conduira ensuite certainement à la formation d’un gouvernement ».

À Amman, les participants ont également convenu d’apporter « leur soutien à l’Armée syrienne libre [ASL, rebelles] et aux mouvements qui animent la révolution sur le terrain ». Et surtout, ils « posent le départ du président syrien Bachar el-Assad et de sa clique comme une condition sine qua non à tout dialogue pour trouver une issue autre que militaire (au conflit), si cela est encore possible ». De son côté, le régime, tout en se disant décidé à en finir avec les rebelles, affirme être en faveur d’un dialogue national, mais exclut, comme l’a répété samedi le quotidien As-Saoura, toute négociation avec le CNS qualifié de conseil « de mercenaires ». Les Frères musulmans syriens, nombreux au sein du CNS, ont annoncé par la voix de leur « numéro deux », Ali Sadr Eddine al-Bayanouni, soutenir « le principe » d’une coalition globale de l’opposition, mais en insistant sur la nécessité de maintenir le CNS et de ne « pas le remplacer par un nouvel organe ». Dans un communiqué, il souhaite aussi une « représentation des conseils militaires et révolutionnaires » au sein de cette nouvelle instance, ainsi qu’une meilleure représentation des différentes régions du pays.

Hillary Clinton accusée

Vendredi, le CNS avait vivement réagi aux propos de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton qui l’avait appelé à s’élargir, l’accusant de chercher à le remodeler pour l’amener à négocier avec le régime. Washington refuse notamment d’armer les rebelles à cause des divisions de l’opposition. Le CNS avait dénoncé des projets « visant à passer au-dessus du Conseil ou à créer des instances le remplaçant », les qualifiant de « tentative de nuire à la révolution syrienne en semant les germes de la division ». Georges Sabra, membre du CNS, avait rejeté l’idée d’un gouvernement d’exil. « À quoi servira un [tel] gouvernement ? Si c’est pour négocier avec le régime, nous n’en voulons pas. Ce gouvernement peut-il ouvrir des ambassades dans les pays occidentaux ? Le peuple syrien mérite plus qu’un nouveau groupe d’opposition ou une nouvelle adresse pour la correspondance de l’opposition », avait-il dit. Selon une ONG syrienne, plus de 36 000 personnes ont péri en Syrie depuis le début en mars 2011 d’une révolte populaire qui s’est militarisée face à la répression.

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