LIBANLe Haut Comité de Secours (HCS) a annoncé la suspension de ses aides aux réfugiés syriens au Liban à partir d’aujourd’hui. « Le HCS ne couvrira plus les frais d’hospitalisation et de soins des Syrien blessés et/ou réfugiés au Liban», indique un communiqué. L’association « Journalistes contre la violence » a dénoncé hier, dans un communiqué, la décision du Haut Comité de Secours, soulignant qu’elle est en contradiction avec la vocation du Liban et avec les conventions internationales signées par le gouvernement libanais
Cours d’arabe pour enfants dans un cadre laïque et mixte.
vous propose ses cours d’arabe pour enfants dans un cadre laïque et mixte.L’objectif des cours d’arabe pour enfants d’AWSA-Be asbl est d’apprendre l’arabe moderne à partir d’outils pédagogiques et didactiques: jeux, animations, chants, etc. Il s’agit aussi de permettre des échanges et l’ouverture tout en alliant l’apprentissage de la langue arabe avec un contexte respectueux de l’égalité des genres.
L’arabe enseigné est l’arabe moderne, celui des médias et de la littérature, la langue officielle utilisée par tous les pays arabes.
Les cours d’arabe auront lieu au Curo Hall, Rue Ropsy Chaudron, 7 à 1070 Anderlecht (près du métro Clémenceau) tous les mercredis de 15h à 16h30.
Premier cours le 19 septembre 2012.
L’inscription au cours d’enfants s’élève à 130 € pour une session de six mois (septembre à janvier et janvier à juin).
Une réduction du prix peut-être faite pour l’inscription de 2 ou plusieurs enfants issus de la même famille. Il faut être âgé de minimum 6 ans.
Le prix comprend le matériel et les copies/impressions fournies aux participant-e-s.
Infos et inscriptions (pour le 27 août au plus tard): awsabe@gmail.com ou au 02.229.38.10
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www.awsa.be
0881.718.815
363-0002517-35
Bureau : Local A 133, Amazone asbl, 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles.
Tél : 02/ 229 38 10
Siège social : avenue de l’Eternité, 6, 1070, Bruxelles.
Des dizaines de milliers de Syriens ont FAIM!
Pendant que les diplomates gesticulent, les journalistes et les politiques s’intéressent à l’ALS, les analystes et les chercheurs se penchent sur tel ou tel aspect de la révolution, les Facebookiens réagissent à coup de Like et de Share, eh bien pendant ce temps, des dizaines de milliers de Syriens ont FAIM! Oui vous l’avez bien lu : Faim.
Cela paraît abstrait, incompréhensible, incroyable, puisque il n’y a pas de catastrophe naturelle là-bas qui aurait pu mobiliser la conscience humaine et les pleurs des téléspectateurs. Non, en Syrie, ce pays qui nous embête avec son interminable révolution, rien de “sexy” humaniterment. Rien d’attirant. On ne voit pas les familles entassées dans une petite pièce, ou dans les cour d’écoles, avec femmes, vieillards et enfants, souffrants, malades, le visage épuisé, le regard absent et le ventre creux. Nous ne les voyons pas car les photographes sont occupés à filmer l’autre horreur, celle du sang.
Pendant ce temps, les uns donnent généreusement des millions à l’ALS, et les autres promettent généreusement avec les mots, les troisièmes ferment les yeux et d’autres s’en balancent. Pendant ce temps, certaines associations humanitaires en France et en Europe demandent aux activistes clandestins qui gèrent le secours sur le terrain de se “conformer à un standard institutionnel”! Quel luxe! Eux qui, pour secourir leurs compatriotes, courent tous les risques dans un pays où même le fait de demander à créer une association est presque considéré par le pouvoir comme un crime politique!
Eh oui, il faut de la transparence et de la patience. Mais bien sûr, comment on n’y a pas pensé? Allez expliquer cela aux trois activistes qui ont été arrêtés récemment pour avoir porté de l’argent pour acheter des paniers alimentaires, et dont l’un d’eux est en danger de mort… Dites lui, comment il faut passer par un compte en banque et engager un commissaire aux comptes!! Dites leur aussi comment faut-il attendre 3 mois pour monter un plan de communication. Peut-être que pendant ce temps peut-on suspendre le temps pour les bébés qui ont besoin de lait et des couches, et pour les malades qui ont besoin de médicaments, ou encore pour les affamés qui attendent leur repas quotidien…
L’ONU estime qu’un million et demi de Syriens ont besoin d’aide humanitaire.. Mais rassurez-vous, ce sont les Syriens qui assurent la quasi totalité de cette aide. Ce n’est pas l’ONU qui, elle, pendant ce temps, recherche toujours près de 200 millions de dollars sans les trouver..
Seulement, les Syriens sont épuisés. Ils regardent si, dans ces pays riches, il y en a qui veulent bien les aider… un peu!
C’est un coup de gueule. Prenez-le comme vous voulez…
Documentaire « Les beys de Tunis » – voix off commentaire Alain GHAZAL
Une intéressante leçon d’histoire
#OpSyria (Saison 5) : sur la piste des Fortigates syriens
Par bluetouff
Surveillons les surveillants
Le Blue Cabinet deTelecomix, c’est l’observatoire des sociétés de surveillance électronique. Nous vous avions déjà parlé sur Reflets de la présence de Fortigates (appliance Fortinet) en Syrie. Nous soupçonnions cette entreprise d’avoir fourni du matériel utilisé pour du filtrage de contenus à grande échelle sur l’Internet syrien. On pourrait croire que les massacres mettraient un frein à l’exportation de ce genre de solutions par des entreprises occidentales, tout spécifiquement européennes. Mais non, le business continue de plus belles comme les Syria files de Wikileaks le montrent, par exemple avec la présence de cette entreprise italienne qui ne semble pas décidée à cesser ses activités pour le compte du régime de Bachar Al Assad. Comme nous le confions tout récemment à TV5Monde, ceci ne nous surprend pas.
Ce sont donc au moins deux FortiGate 51-B qui tournent en Syrie pour opérer une censure à l’échelle du pays. Ce matériel n’est normalement pas destiné à ce type d’usage mais plutôt pour la protection et le filtrage réseau d’entreprises de taille moyenne indique Telecomix, notamment a cause de leur capacité volumétrique limitée en terme de débits, pas adapté au traitement du flux IP de tout un pays.
Les Fortigates peuvent être configurés pour intercepter n’importe quel type de trafic en observant ses en-têtes ou sa charge utile (payload, ou contenu du paquet) avec des signatures customisables. Ce document décrit ce système de prévention d’intrusions et son mécanisme d’inspection en profondeur de paquets (DPI) de FortiOS – le système d’exploitation des FortiGates – il utilise des signatures applicatives pré-configurées, permet l’ajout de nouvelles et adapte des règles de comportement en fonction du trafic détecté. Ces équipements peuvent aussi être utilisés à des fins de traffic shaping, c’est justement l’un des points qui nous intéresse le plus car c’est cet usage qui empêche les syriens de diffuser par exemple des matériaux vidéos.
Attendu que ces équipements opèrent de manière passive sur le réseau ils ne sont pas visibles (ne disposent pas d’IP accessible), ce qui rend leur présence compliquée à détecter.
Les preuves techniques
Symptômes vus de l’intérieur
Les symptômes observés en Syrie indiquent assez clairement l’utilisation d’équipement de Deep Paquet Inspection même si par nature peu de données nous permettent d’être plus précis dans nos conclusions. En dehors du blocage de certains ports en TCP comme en UDP et de certains protocoles IP, des personnes ont remarqué sur place , dans plusieurs villes, que les connexion OpenVPN ne sortaient plus du pays (peu importe les ports utilisés). Le protocole utilisé par OpenVPN peut être détecté à des fins de blocage par les premiers bits envoyés à l’établissement d’une connexion (en code hexadécimal) :
00 0E 38
Ajouter une telle signature à FortiOS est une formalité, le Fortigate 51-B sera donc en mesure, à la détection de cette signature, de décider de fermer la connexion, et donc de bloquer toute connexion OpenVPN ainsi initiée.
Symptômes vus de l’extérieur
- Le 13 octobre 2011, un scan un scan de la STE (Syrian Telecommunications Establishment, dont nous vous parlions d’ailleurs hier) sur le serveur DNS primaire (82.137.192.141) semble conduire Nmap à reconnaitre la signature d’un équipement de type FortiGate. Attention, à ce stade il faut rester prudent car Nmap n’est pas infaillible dans ses détections. L’interprétation n’est pas non plus évidente mais on peut imaginer qu’un Fortigate est peut être placé en frontal du serveur DNS.
- Le 5 juillet 2012 : un document d’architecture commence à tourner sous le manteau (merci OWNI), il nous permet d’avoir une vision plus claire du réseau de l’opérateur syrien, mais les IP ne sont plus à jour, il nous faut donc mettre des IP sur les machines du design de l’architecture.
- Le 7 juillet 2012, un autre scan révèle la présence d’une console d’administration Fortigate sur l’IP 82.137.204.54. Cependant, cette adresse IP est assignée à une entreprise syrienne (Karkour), qui n’a probablement aucun rapport avec le backbone qui nous intéresse.
Nous ne trouverons pas d’autres traces d’appliances Fortigate, la manière dont elles opèrent (wiretaping au « cul » du réseau, sans adresse IP publique), peut probablement expliquer ceci.
Intelligence
Même si les preuves techniques demeurent pauvres, les symptomes observés de l’intérieur nous semblent matcher parfaitement avec nos théories. Ils nous a en outre été rapporté que deux FortiGates 51-B servaient à filtrer et bloquer du trafic à l’international. L’accès à leur administration, assuré par pas plus de 3 personnes, n’est pas accessible depuis le Net.
Livraison du matériel en syrie
Les Fortigates sont visiblement arrivés en Syrie avant le matériel de Bluecoat.
Des éléments, corrélés, et émanant de diverses sources semblent nous indiquer la manière dont ces appliances sont arrivées sur le territoire syrien, mais ils subsiste quelques zones d’ombre. Le matériel est probablement arrivé par les Emirats Arabes Unis, et la commande a été assurée par cette entreprise, basée aux Émirats :
Bassel Fakir company Network Information Technology LLC P.O. Box 23043 Dubai United Arab Emirates Tel:

+971 4 2822522 Fax: +971 4 2827080
Cette entreprise a un site web public, et se présente comme un partenaire de Fortinet.
C’est le patron de d’INET, également patron de SCAN Syria (entreprise affiliée à une boîte malaysienne spécialisée dans la sécurité informatique, SCAN Associates). SCAN est d’ailleurs mentionnée comme un partenaire d’ INET (mirroir, juste au cas où). INET se présente d’ailleurs comme le seul ISP syrien à être certifié par SCAN après avoir passé avec succès des tests d’intrusion.
Une gloriole bien amusante puisqu’il n’aura fallu à Reflets que quelques secondes pour être en mesure de recaler INET à sa certification maison…
” Nous demandons une zone d’exclusion aérienne”
L’activiste Khaled Abou Salah à la conférence des “amis de la Syrie” réunis a Paris le 6 juillet: ” Homs est assiégée et bombardée; nous demandons une zone d’exclusion aérienne [No Fly Zone], non adressée au Conseil de Sécurité des Nations Unies mais a vous. La Russie est une partie du problème et ne peut pas apporter de solution.
Nous ne voulons plus de déclarations de votre part, elles ne feront plus cesser les tueries dans les rues.
Nous voulons une décision avec un ordre du jour et un délais spécifié.
Nous n’oublierons jamais ceux qui se sont tenus a nos côtés. Vous vous trouvez désormais face a un problème humanitaire et c’est vous toujours qui affirmez votre solidarité avec les droits de l’homme et la liberté.“
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English Speakers to Help The Syrian Revolution
We are all Hamza Alkhateeb
Our hero, Activist Khaled Abou Salah from friends of Syrian People in the Paris Summit:
“Homs is now besieged and under shelling; we demand a no-flight zone, not on the hands of UNSC but through you. Russia is part of the problem and not a part of the solution.
We don’t want a statement from you, it will not stop the killing on the streets.
We want a decision with an agenda made in a specified time limit.
We won’t and never will forget the people who stand by our side. You are now standing before a humanitarian trial; and it’s you after all who ask for the solidarity with humanity and liberation rights.”/
Syrie: à Paris, l’insurrection appelle à l’aide
- Par Alain Barluet

Les participants à la troisième réunion des Amis du peuple syrien, lors du discours de François Hollande, vendredi, à Paris, au ministère des Affaires étrangères. Crédits photo : FRANCOIS BOUCHON/FRANCOIS BOUCHONLa défection du général Tlass, un proche d’el-Assad, a été annoncée à la conférence des Amis de la Syrie.
En ouvrant la troisième réunion des Amis du peuple syrien, François Hollande a demandé vendredi une minute de silence pour les 16.000 victimes d’une répression dont le terme n’est toujours pas en vue. «Le régime de Bachar ne tiendra pas, sa chute est inéluctable, le plus tôt sera le mieux», a dit le chef de l’État devant la centaine de pays et d’organisations présents à Paris – ils étaient une soixantaine à Tunis, en février dernier, et 80 environ à Istanbul en avril, lors des deux premières conférences.Coïncidence sans doute pas tout à fait fortuite, les participants ont appris en pleine réunion que le général Mounaf Tlass, un proche du président syrien, avait fait défection il y a trois jours et s’apprêtait à gagner Paris. Les résistants syriens de l’intérieur conviés pour l’occasion ont lancé des appels à l’aide angoissés face à la situation dramatique qui prévaut, à Homs notamment. «Nous n’avons pas besoin de déclarations mais d’action», a lancé l’un d’eux, Khaled Abou Salah, une écharpe aux couleurs syriennes autour du cou.
Menace de sanctions renforcées
La plupart des intervenants, dont la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Ligue arabe, ont mis l’accent sur le premier engagement contenu dans la déclaration finale de la conférence: l’adoption d’urgence, par le Conseil de sécurité, d’une résolution au titre du chapitre VII de la Charte de l’ONU, c’est-à-dire menaçant Damas de sanctions renforcées s’il fait obstacle à l’application du plan de Kofi Annan, qui prévoit notamment un cessez-le-feu et un dialogue politique.
L’ancien secrétaire général de l’ONU a réuni le 28 juin à Genève un «groupe pilote», incluant la Russie, dont les conclusions ont été critiquées pour ne pas mentionner explicitement le départ de Bachar el-Assad. Laurent Fabius, qui présidait la conférence, a voulu préciser vendredi sa «lecture» du document de Genève: «Ceux dont la présence compromettrait la crédibilité de la transition doivent être mis à l’écart. Bachar el-Assad doit abandonner le pouvoir», soulignent les conclusions de la conférence de Paris.
En dépit du décalage persistant avec Moscou, les Amis du peuple syrien estiment que, puisque les Russes et les Chinois ont accepté le plan Annan et l’accord de Genève qui en découle, ils doivent accepter que la Syrie puisse être sanctionnée si elle ne s’y conforme pas. «Il est tout à fait nécessaire de saisir à nouveau le Conseil de sécurité et d’exiger une mise place du plan de Genève auquel Russie et Chine ont souscrit», a argué Hillary Clinton.
Dans son discours, François Hollande a souligné que les réticences russes à lâcher Bachar ne tenaient plus: «Vous aurez à la fois le régime le plus détestable et le chaos qui menacera vos intérêts», a lancé le chef de l’État à l’attention des absents de la conférence de Paris. Celle-ci a décidé en outre de poursuivre les responsables d’atrocités devant la justice internationale, d’accroître l’aide à l’opposition, notamment ses réseaux sur le terrain. «Les responsables des crimes ne resteront pas impunis», ont aussi promis les Amis du peuple syrien, en prenant date pour la reconstruction du pays, une perspective qui paraissait vendredi bien lointaine.
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Réunion des Amis du peuple syrien à Paris

vendredi 6 juillet 2012, par La Rédaction
Une centaine de pays occidentaux et arabes, réunis à la conférence des Amis du peuple syrien à Paris, vont chercher vendredi à faire pression sur Damas et Moscou pour un départ de Bachar el-Assad dans un énième effort diplomatique aux effets incertains, alors que le conflit armé en Syrie ne montrait aucun signe de répit. L’objectif affiché de cette troisième conférence des Amis du peuple syrien, qui sera ouverte par le président français François Hollande, est de montrer une forte mobilisation internationale en faveur d’une transition politique prévoyant la mise à l’écart du président syrien.
Mais les participants se réunissent sur fond de profondes divisions, d’une part entre membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie et Chine qui boycottent à nouveau ce forum refusant un départ forcé de Bachar el-Assad, d’autre part entre les différents courants de l’opposition qui n’arrivent pas à s’unifier. Dans ce contexte, Moscou a confirmé avoir été sollicité pour offrir l’asile politique au président Assad, tout en qualifiant la proposition de « plaisanterie ». La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton est partie jeudi pour Paris, tandis que le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, assurait que la France et les États-Unis travaillaient « main dans la main » sur le dossier syrien.
Pour tenter de nouveau de mettre fin à près de 16 mois de violences, la réunion de Paris réaffirmera sa « condamnation de la répression » et annoncera « des choses concrètes » pour faire pression sur le régime, soutenir la population et l’opposition, selon une source diplomatique. Les États-Unis prendront la tête des partisans d’un durcissement des sanctions de l’ONU contre le président syrien et son clan, ont pour leur part indiqué jeudi de hauts responsables américains voyageant avec Hillary Clinton.
Sur le terrain, les combats entre soldats et rebelles ainsi que le pilonnage de fiefs insurgés se sont poursuivis sans relâche jeudi. Au lendemain d’une nouvelle journée sanglante ayant fait près de 100 morts, en majorité des civils, le bilan des violences s’élevait jeudi matin à 27 morts à travers le pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Et le flux des réfugiés ne tarit pas dans les pays voisins. Entre 4 000 et 5 000 Syriens sont arrivés cette semaine en Jordanie, a annoncé jeudi le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
Un 15e général syrien et plusieurs officiers ont fait défection mercredi en passant en Turquie. Selon des experts, ces nouvelles défections entament le moral de l’armée sans l’ébranler. Washington s’est félicité de ces défections, le département d’État assurant qu’il y en avait « de plus en plus » et « espérant » qu’elles « continuent à un bon rythme ». Dans un entretien jeudi au quotidien turc Cumhuriyet, Assad s’est targué une fois de plus du « soutien du peuple » syrien, assurant que les manifestants avaient été « payés » par des forces étrangères pour déstabiliser son pays. Depuis le début de la révolte, en mars 2011, le régime ne reconnaît pas l’ampleur du mouvement, qu’il assimile à du « terrorisme ». « Si je ne disposais pas du soutien du peuple, j’aurais été renversé comme le shah d’Iran (Reza) Pahlavi. Tout le monde pensait que je partagerais le même sort, on s’est trompé », a ajouté Bachar el-Assad.
Face à la recrudescence des violences, le chef des observateurs de l’ONU en Syrie, le général Robert Mood, a critiqué la communauté internationale qui ne fait, selon lui, que palabrer dans de « beaux hôtels ». Forcé de suspendre à la mi-juin les opérations des 300 personnes sous ses ordres en raison des violences, il s’est dit jeudi opposé à l’idée de leur fournir des armes, estimant que cela modifierait radicalement les relations avec la population.
Le 30 juin, à Genève, les grandes puissances, dont la Russie, ainsi que la Turquie et des pays arabes avaient trouvé un accord sur les principes d’une transition en Syrie avant de diverger sur son interprétation. Washington a estimé qu’il ouvrait la voie à l’ère « post-Assad », tandis que Moscou et Pékin réaffirmaient qu’il revenait aux Syriens de déterminer leur avenir. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, allié de Damas, a estimé que les Syriens devaient pouvoir « décider librement de leur destin ». Et le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari, dont le pays affiche une neutralité bienveillante à l’égard du régime, a écarté l’idée d’une sortie de crise comme au Yémen, où le chef de l’État a cédé la place à son vice-président en échange d’une immunité. L’opposition syrienne est également divisée et ses pourparlers, lundi et mardi au Caire se sont terminés, dans une ambiance tendue, certains en venant même aux poings.
Par ailleurs, le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a appelé la Syrie à se garder de toute escalade avec la Turquie, après qu’un avion de combat turc eut été abattu par la défense syrienne. Enfin, WikiLeaks a commencé à dévoiler environ 2,5 millions de courriers électroniques sur la Syrie, mettant en cause notamment des entreprises occidentales qui ont collaboré, selon le site internet, avec Damas après le début de la répression.
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Un haut gradé proche d’Assad fait défection
Un haut gradé de l’armée syrienne, proche de la famille Assad et ami d’enfance du chef de l’État, a fait défection, a indiqué vendredi une source proche du pouvoir à Damas. Il s’agit de l’officier supérieur le plus prestigieux à faire défection. « Le général Mounaf Tlass a fait défection il y a trois jours et il semble qu’il ait quitté la Syrie », a affirmé cette source. Fils du général Moustapha Tlass, ancien ministre de la Défense et ami de longue date de Hafez el-Assad, le père de l’actuel chef de l’État, il avait fait partie de la « nomenklatura » syrienne. Originaire de Rastane, dans la province de Homs (centre), aujourd’hui aux mains des rebelles, ce sunnite, âgé d’une quarantaine d’années, a été un ami d’enfance de l’actuel président Bachar el-Assad.
Général dans la Garde républicaine, une unité d’élite chargée de la protection du régime, il avait été écarté il y a plus d’un an de ses responsabilités, car jugé peu fiable, selon cette source proche du pouvoir. Il avait tenté des missions de conciliation entre le pouvoir et le rebelles à Rastane et à Deraa (sud), mais sans succès. Depuis plusieurs mois, il avait troqué son uniforme pour des habits civils et se trouvait à Damas, où il s’était laissé pousser les cheveux et la barbe.
Une autre source à Damas a confié que la rupture avec le pouvoir avait été consommée lors de l’attaque en février-mars contre Baba Amr, un quartier de Homs contrôlé par les rebelles. Il avait refusé de prendre la tête de l’unité chargée de reprendre ce secteur et Bachar el-Assad l’aurait ensuite mis à l’écart. Selon des proches du général, toute sa famille se trouve déjà à l’étranger ainsi que son frère Firas, un homme d’affaires installé à Dubaï. Son cousin Abdel Razzak Tlass est le chef à Homs de la brigade Farouk, une unité combattante de l’Armée libre syrienne (ALS), composée en grande partie de déserteurs.
« Si la défection de Mounaf Tlass est confirmée, ce sera un coup douloureux pour le régime et les cercles proches car il était intime de la famille régnante », a affirmé le président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane. Cette défection intervient alors que plus de 16 500 personnes ont perdu la vie dans les violences en Syrie depuis le déclenchement de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad à la mi-mars 2011, selon un dernier bilan de l’OSDH.
(06 jullet 2012 – Avec les agences de presse)
http://www.liberation.fr/monde/2012/07/06/les-amis-du-peuple-syrien-exigent-le-depart-d-assad_831608
La LDJ attaque Olivia Zémor et Jacob Cohen
La LDJ (« Ligue de défense Juive ») vient d’agresser tour à tour Olivia Zémor et Jacob Cohen à Paris.
DANGEREUX ET LÂCHES
Fort mécontents de la préparation d’une nouvelle mission internationale « Bienvenue en Palestine » du 24 au 31 août, destinée à aller encourager la rentrée scolaire des enfants palestiniens et à affirmer le droit de circulation en Palestine, les fascistes de la LDJ s’en sont pris à Olivia Zémor le 28 juin dernier.
Courageusement, à leur habitude, c’est en bande qu’ils ont commis leur forfait, contre une femme seule, en l’agressant de dos, qui plus est.
Alors qu’Olivia Zémor était assise à la terrasse d’un café à la Bastille , elle a été attaquée et reçu sur la tête, le visage et le corps de la peinture à l’huile qui a nécessité un transport aux urgences de l’Hôtel Dieu par les pompiers, étant donné la toxicité du produit.
Une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte, d’autant que la LDJ a revendiqué cet « exploit » en publiant une vidéo sur internet.
La police prend l’affaire très au sérieux.
Reste à savoir ce que feront les autres échelons du pouvoir ?
Quant à Jacob Cohen, écrivain qui dénonce dans ses romans les méthodes de recrutement du Mossad en France, il a fait l’objet d’une attaque jeudi 5 juillet dans le quartier de Saint-Paul où la LDJ fait régner la terreur. La deuxième du genre, puisqu’il avait été agressé juste avant la présentation de son premier roman en mars 2012, par un groupe de fascistes de la LDJ. Un témoin des faits avait formellement reconnu trois d’entre eux. Mais aucune instruction n’a pour autant été ouverte à ce sujet…
POURQUOI LA LDJ N’EST ELLE PAS INTERDITE EN FRANCE ?
Jusqu’à présent, il est clair que les nazillons de la LDJ ont bénéficié en France de protections en haut lieu, qui les ont incités à multiplier les agressions.
Bien qu’ayant grièvement blessé un grand nombre de personnes en France (sans parler des Palestiniens qu’ils ont tués), dont un commissaire de police resté trois semaines en soins intensifs à l’Hôpital Saint-Antoine à Paris, ainsi qu’un étudiant de Nanterre qui a quasiment perdu la vue, d’un oeil ;
Bien qu’ayant saccagé différents locaux associatifs et librairies, et même commis des agressions au sein de conseils municipaux et de… tribunaux ;
Bien que proférant menaces de mort et insultes racistes à longueur de temps, de manière signée, sur internet et sur le site de la LDJ
Bien qu’étant quasiment tous identifiés par les services de police et ne se gênant pas pour se mettre en scène personnellement en tant que représentants de la LDJ, tels Jason et Steven Tibi, Dylan Halimi, Joseph Ayache, Philippe Wagner, Anthony Attal, ou Gregory Chelli ; (La vidéo de Joseph Ayache, dit « Yossi », « combattant » dans l’armée israélienne est toujours en ligne : http://www.dailymotion.com/video/x1… ainsi que bien d’autres, comme : http://www.dailymotion.com/613camp#…)
Bien qu’ayant été arrêtés par la police en flagrant délit d’agressions et ayant pour la plupart des casiers judiciaires peu reluisants pour trafic de drogues ou violences conjugales ;
MlRACLE : PAS UN SEUL N’A JAMAIS ÉTÉ EN PRISON EN FRANCE !
Quand ils se font quand même pincer, ils n’écopent que de peines de sursis… qui s’accumulent ! Un sursis éternel, en quelque sorte !
Et sinon, ils vont faire un petit tour en lsraël, profitant de leur double nationalité, et personne ne les inquiète à leur retour en France, y compris quand ils tuent des Palestiniens.
Forts de cette impunité, ils commettent donc de nouvelles agressions
Quant aux rares fois où ils ont été contraints de payer des dommages et intérêts à des victimes (comme lors du saccage de la librairie Résistances), ils n’ont pas à se faire de soucis : l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF) appelle publiquement les auditeurs de « RADIO J » à envoyer de l’argent pour payer leurs dettes !
CES DANGEREUX PETITS VOYOUS SONT PROTÉGÉS PAR LE CRIF QUI NE S’EST JAMAIS ÉMU DE LEURS AGRESSIONS RÉPÉTÉES CONTRE DES CINEMAS, DES THEÂTRES, DE LEURS RATONNADES, DE LEURS INSULTES RACISTES, DE LEURS APPELS AU LYNCHAGE.
WikiLeaks : 2 millions de courriels de personnalités syriennes
Le site WikiLeaks a annoncé, jeudi 5 juillet, la publication de plus de 2 millions de courriels de personnalités politiques et de responsables officiels syriens, datant d’août 2006 jusqu’à mars 2012. « WikiLeaks a commencé à publier les ‘Syria files’ (dossiers syriens), plus de 2 millions de mails de personnalités politiques syriennes, de ministères et d’entreprises datant d’août 2006 à mars 2012 », a déclaré une porte-parole du site, Sarah Harrison, lors d’une conférence de presse à Londres.
Les courriels n’ont cependant pas été rendus accessibles au grand public. Ils ont été transmis en avant-première à des partenaires média de WikiLeaks : Al Akhbar (Liban), Al Masry Al Youm (Égypte), ARD (Allemagne), Associated Press (USA), L’Espresso (Italie), Owni (France) et Publico.es (Espagne). D’autres partenaires devraient être annoncés dans les prochains jours.
Seule une poignée de messages a pour l’instant été rendue publique – au moins théoriquement, le site de WikiLeaks connaissant des difficultés ce 5 juillet – en illustration d’articles publiés par ces partenaires. Publico a notamment publié un article s’appuyant sur l’un des emails syriens pour montrer qu’une société italienne avait vendu du matériel de surveillance à l’Iran en 2007.
LE SORT D’ASSANGE EN QUESTION
La conférence de presse de WikiLeaks s’est déroulée, comme d’habitude, au Frontline Club de Londres. Mais contrairement aux conférences de presse précédentes, ce n’est pas Julian Assange qui a pris place sur le podium, mais une porte-parole de l’organisation, et pour cause : M. Assange est toujours réfugié à l’ambassade de l’Equateur à Londres. Le cofondateur de WikiLeaks, qui a épuisé tous les recours pour éviter une extradition vers la Suède, où il doit être entendu comme témoin dans deux affaires de viol et d’agression sexuelle, affirme que les autorités suédoises cherchent en réalité à l’extrader vers les Etats-Unis.
En une semaine, la situation est devenue ubuesque : la Grande-Bretagne a annoncé que M. Assange serait arrêté s’il sortait de l’ambassade, pour infraction à sa liberté surveillée – le contrôle judiciaire strict auquel il est soumis lui interdit de dormir à une adresse autre que celle de sa résidence habituelle. Dans le même temps, il a été convoqué par la police, pour la préparation de son extradition, mais a refusé d’obtempérer. Le tout sans que l’Equateur n’ait encore accepté ou refusé sa demande d’asile, alors que le gouvernement équatorien multiplie les déclarations provocatrices de soutien dans la presse…
Conséquence directe, la conférence de presse de WikiLeaks, qui n’a duré qu’une petite demi-heure, s’est donc déroulée dans des conditions un peu particulières. « Je sais que le sort de Julian Assange fait de meilleurs gros titres, mais pourriez-vous concentrer vos questions sur les révélations que nous présentons aujourd’hui ? », avaient tenté de demander les animateurs de la conférence de presse.
Peine perdue : la deuxième question portait sur le sort du médiatique cofondateur du site… Le timing de ces nouvelles révélations semble cependant avoir été minutieusement calculé par l’organisation et par M. Assange. La dernière publication majeure de WikiLeaks, en décembre dernier, avait également coïncidé avec un moment-clef dans la bataille juridique contre son extradition. WikiLeaks, qui affirme toujours être dans une situation financière difficile, a également multiplié ces derniers jours les appels aux dons


