Qui avait intérêt à empoisonner Yasser Arafat ?


jeudi 5 juillet 2012, par La Rédaction

Et si Yasser Arafat avait été empoisonné ? Voici l’étonnante assertion d’une enquête de neuf mois réalisée par Al Jazeera et diffusée mardi soir. D’après la chaîne qatarie, l’ancien président de l’Autorité palestinienne aurait succombé le 11 novembre 2004 des suites d’un empoisonnement au plutonium. Pour étayer leurs propos, les journalistes se sont procuré ses derniers effets personnels – ses vêtements, sa brosse à dents et même son emblématique keffieh – toujours imbibés du sang, de la sueur, de la salive et de l’urine du raïs palestinien. Ces éléments ont ensuite été soumis à l’Institut de radiophysique de Lausanne, en Suisse. Et les résultats obtenus sont édifiants.

« Je peux vous confirmer avoir mesuré une quantité élevée, et inexpliquée, de polonium 210 dans les biens de Yasser Arafat qui contenaient les taches de fluides biologiques », affirme à Al Jazeera le docteur François Bochud, directeur de l’Institut. Soit une substance invisible mais ultra-toxique qui, selon lui, ne serait accessible qu’à « des gens qui s’intéressent ou construisent des armes nucléaires ». Cette découverte pourrait expliquer, selon Al Jazeera, pourquoi Arafat serait soudainement tombé malade le 12 octobre 2004, avant de rendre l’âme, un mois plus tard, à l’hôpital Percy de Clamart.

Un syndrome qui rappelle celui de l’agent double russe Alexander Litvinenko, décédé en 2006 à Londres, après avoir lui aussi été empoisonné au polonium. Or « même dans le cas d’un empoisonnement similaire à celui (…) de Litvinenko, estime l’Institut suisse, seules des traces de l’ordre de quelques millibecquerels auraient été trouvées en 2012 ». Or, d’après le rapport, la brosse à dents de Yasser Arafat contenait 54 mBq de polonium, la tache d’urine sur ses sous-vêtements, 180 mBq.

Pour conforter leurs conclusions, les scientifiques de Lausanne ont souhaité comparer leurs résultats aux échantillons de sang et d’urine de l’ex-raïs, que possède l’hôpital Percy. Or, selon l’établissement français, ils auraient tous été détruits. De même, ajoute Al Jazeera, plusieurs des médecins qui ont suivi Yasser Arafat ont refusé de parler, arguant que le cas de leur patient était un « secret militaire ». Enfin, aucune autopsie n’a été pratiquée sur le corps de l’ancien dirigeant. Les révélations ont fait sortir de son silence Suha Arafat, qui a demandé à l’Autorité palestinienne d’exhumer le corps enterré à Ramallah, en Cisjordanie.

La veuve du président en a profité pour livrer à la chaîne qatarie l’original du dossier médical de son mari. Selon elle, celui-ci indique que la cause de la mort de Yasser Arafat est la « destruction de ses globules rouges, sans en mentionner la raison ». Or les médecins suisses sont formels. L’ex-président palestinien n’est pas mort de cirrhose, de cancer ou même du sida, comme l’ont suggéré de nombreuses rumeurs après sa mort. « Au moins, j’ai fait quelque chose pour expliquer au peuple palestinien (…) que ce n’était pas une mort naturelle, mais un crime », conclut Suha Arafat.

« Il paraît évident que c’est l’État d’Israël qui est accusé par ce reportage », explique au Point.fr Denis Charbit, professeur en sciences politiques à l’université ouverte d’Israël. D’après ce politologue, si l’État hébreu s’est effectivement livré par le passé à des assassinats ciblés contre tous ceux qui s’en prenaient à ses intérêts, il n’aurait eu, en revanche, aucun intérêt à supprimer Yasser Arafat. En 2004, quatre ans après le début de la seconde Intifada, le président de l’Autorité palestinienne paraît considérablement affaibli. Il vit retranché dans sa Mouqata’a de Ramallah, encerclée par l’armée israélienne qui le juge responsable des violences.

Marginalisé sur la scène internationale, le dirigeant palestinien n’est plus considéré comme un interlocuteur légitime. Ainsi, Tel-Aviv et Washington ont imposé en 2003 à Yasser Arafat un Premier ministre, en la personne de Mahmoud Abbas, futur président de l’Autorité. Pendant ce temps, Ariel Sharon (plongé depuis 2006 dans un profond coma, NDLR) peut se targuer d’avoir fait un pas vers la paix en annonçant, fin 2003, le retrait israélien de la bande de Gaza, qui prendra effet en 2005. « Si Ariel Sharon a voulu éliminer Yasser Arafat, c’était durant la guerre du Liban de 1982 », souligne pour sa part Jean-François Legrain, chercheur au CNRS-Gremmo (Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient).

« En 2004, le maintien au pouvoir d’un Yasser Arafat prisonnier de son QG servait plutôt les intérêts israéliens », renchérit le spécialiste du Proche-Orient. « Ainsi, les difficultés entre les deux parties pouvaient être imputées par Israël au raïs, quand Mahmoud Abbas, en tant que Premier ministre, et Salam Fayyad, aux Finances, se devaient d’entretenir sur la durée une Autorité palestinienne, qui n’avait plus d’intérimaire que le nom. Et la perspective d’un État souverain s’en trouvait d’autant plus éloignée », ajoute Jean-François Legrain.

La disparition du raïs fin 2004 a favorisé l’entrée du Hamas sur le devant de la scène politique. Une nouvelle donne qui a débouché sur une véritable guerre fratricide avec le Fatah, après la victoire des islamistes aux législatives de 2006. Peut-on dès lors penser que l’organisation, désormais au pouvoir à Gaza, aurait précipité la fin d’Arafat ? Une hypothèse que rejette Jean-François Legrain : « Le Hamas n’a jamais eu recours à des assassinats de membres du Fatah », note le spécialiste. « De tels actes ont uniquement été perpétrés par des membres du Fatah entre eux, mais l’empoisonnement ne fait pas partie de leurs pratiques, la kalach étant privilégiée. »

Ainsi, Jean-Pierre Legrain voit plutôt dans cette affaire, revenant périodiquement à la une des médias, un « règlement de comptes personnel entre la veuve Arafat et l’Autorité palestinienne ». « La seule réponse se trouve dans le dossier médical, que possèdent Suha Arafat et le neveu du raïs, Nasser al-Qidwa », rappelle le chercheur. « Or il est impensable que l’hôpital Percy, par ailleurs spécialisé sur la radiographie, n’ait pas mentionné de traces du polonium s’il en existe réellement. » D’où la question : pourquoi la veuve Arafat demande-t-elle seulement aujourd’hui, plus de sept ans après la mort de son mari, d’analyser son corps ?

La réponse ne devrait pas tarder. Après s’être tout d’abord contentée de réclamer la formation d’une commission d’enquête internationale, l’Autorité palestinienne vient finalement d’accepter d’exhumer la dépouille. L’Institut radiophonique de Lausanne devrait être contacté dans les prochains jours pour venir collecter les échantillons dont il a besoin.

(05 juillet 2012 – Armin Arefi)

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Appel aux représentants des « Pays amis de la Syrie »


04 juillet 2012

Groupe de Soutien à la Révolte du Peuple Syrien

Depuis 16 mois, le peuple syrien subit une répression féroce pour avoir revendiqué son droit à la liberté après 42 années de dictature de la famille Al Assad.

Le bilan est sans appel : des milliers de morts, hommes, femmes et enfants ; des dizaines de milliers de prisonniers torturés et de disparus ; des centaines de milliers de personnes déplacées à l’intérieur comme vers l’extérieur du pays ; des villes assiégées, des quartiers résidentiels en ruine ; des massacres de civils délibérés qui nous rappellent les sombres moments de l’histoire de l’Humanité.

Pour se maintenir au pouvoir qu’il a hérité de son père en juin 2000, Bachar Al Assad sème la terreur, menace de guerre civile, et crée des tensions entre les différentes composantes de la société syrienne. Par son action, il n’assure plus la stabilité du pays, bien au contraire, il la menace et met en péril la région toute entière.

Face au danger permanent de mort que vit le peuple syrien, la société civile et l’Armée Syrienne Libre tentent aujourd’hui de protéger les civils contre la barbarie du régime

Par son manque de détermination et de fermeté face au drame en Syrie, la Communauté Internationale ne semble pas en mesure jusqu’à présent de prendre des décisions à la hauteur des attentes du peuple syrien, ni pour imposer le cessez le feu ni pour empêcher les crimes de guerre que commet le régime, crimes qualifiés par plusieurs organisations de crimes contre l’Humanité.

De par ses incertitudes et ambiguïtés, l’accord de Genève ne semble pas non plus répondre à cette attente. La position de fond de la Russie et de la Chine restant inchangée, le régime syrien bénéficie encore une fois d’un délai supplémentaire pour poursuivre ses massacres. La conséquence directe : des dizaines de morts en 48 heures à Zamalka, Douma, Deir Ezzour, Deraa, Homs et autres villes et villages syriens.

Après le temps de l’indignation, vient le temps de l’action

En tant que représentants de la société civile syrienne en France, nous nous adressons aux pays amis de la Syrie pour :

– Augmenter la pression sur la Russie, la Chine et tous les Etats membres des Nations Unies pour qu’ils prennent une position claire en faveur du départ de Bachar Al Assad, et faire cesser leurs exportations d’armes et de technologie d’espionnage vers la Syrie, ainsi que toute aide financière en faveur du régime;

– Exiger l’envoi d’observateurs et de casques bleus de l’ONU pour protéger les civils contre les forces armées du régime et ses milices, et pour permettre l’accès des associations d’aide humanitaire à toutes les zones du pays ; notamment les villes dévastées pour témoigner et y porter assistance.

– Exiger le retrait des chars et des troupes de l’armée des villes et des zones résidentielles, et la libération des détenus politiques, deux points oubliés dans le plan Annan (jamais respecté).

– Demander que le Comité International de la Croix Rouge et les ONG puissent visiter tous les centres de détention politique sur le territoire syrien pour s’assurer de la libération des dizaines de milliers de citoyens et de citoyennes vivant depuis des mois dans des conditions inhumaines.

– Demander l’ouverture de procédures d’enquête par la Cour Pénale Internationale afin d’instruire et de juger les crimes de guerre commis en Syrie.

Le temps presse pour que le régime de Bachar Al Assad cesse les massacres, les tortures, l’état de siège, et cède la place au plus vite à un État de droit auquel aspire le peuple syrien.

Son combat est légitime. Le peuple syrien est déterminé à arracher sa liberté à tout prix, il ne fera aucun compromis sur ses droits humains que garantissent les chartes et les conventions internationales. Sa révolution continuera tant qu’il n’aura pas obtenu sa liberté et ses droits.

Nous faisons appel à votre responsabilité éthique et politique devant l’Histoire.

Ensemble nous pouvons sauver la Syrie.

Paris, le 3 juillet 2012

Souria Houria
Soriyat for Development

Notre groupe d’intellectuels et de professionnels Syriens en France et/ou Français d’origine syrienne, s’est constitué pour soutenir les revendications exprimées par les manifestants pacifiques en Syrie

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Boson de Higgs, le chaînon manquant de la physique


Par Tristan Vey Mis à jour le 04/07/2012 à 10:52 | publié le 03/07/2012 à 16:40 Réactions (24)

Source de cet article et voir aussi celui du MOnde

La particule, dont l’observation est attendue depuis des dizaines d’années, viendrait corriger une faille majeure découverte dans le «modèle standard» de la physique.

À quoi peut bien servir le boson de Higgs? Afin de mieux comprendre le rôle clé de cette particule, lefigaro.fr vous propose une plongée dans la physique de l’infiniment petit. Pour décrire le monde qui nous entoure, les physiciens l’ont en effet décomposé en petites briques: les fameuses particules élémentaires. On en distingue deux types: les particules de matière, lesfermions, et les particules d’interaction, ou de force, appelées bosons.

Les fermions forment la matière telle que nous la connaissons, c’est-à-dire composée d’atomes. Les protons et les neutrons, qui forment les noyaux atomiques, sont pour commencer composés de particules encore plus petites: les quarks. Lorsqu’on ajoute des électrons, un 3e type de fermion, autour de ces noyaux, on obtient des atomes. Une quatrième particule, le neutrino, reste solitaire. Comme ils interagissent très peu avec les atomes, ces neutrinos nous sont moins familiers. Pourtant, ils sont partout. À tout instant, ils nous traversent par milliards sans que nous nous en apercevions.

Passons maintenant aux bosons. Ils sont les vecteurs de trois des quatre principales forces qui existent dans la nature. Le plus connu est à n’en pas douter le photon, qui «porte» l’interaction électromagnétique. C’est grâce à lui que des éléments de matière de même charge (positive ou négative) se repoussent et que des éléments de charge différente s’attirent. Toute la chimie et tous les phénomènes électromagnétiques, à commencer par la lumière, résultent donc de l’action de ce médiateur sans masse.

On trouve ensuite les gluons, qui sont les vecteurs de l’interaction dite «forte». Il en existe plusieurs sortes, mais tous agissent comme une colle entre les quarks et entre les nucléons. Ce sont donc les garants de la cohésion des noyaux atomiques. Trois bosons, dits «intermédiaires», sont enfin responsables de l’interaction dite «faible». Ces derniers peuvent au contraire provoquer la désintégration spontanée de certains noyaux atomiques. À ce titre, ce sont eux qui sont à l’origine des réactions thermonucléaires qui font «brûler» les étoiles.

Les trois forces unifiées dans le «modèle standard»

Au cours du XXe siècle, les physiciens sont parvenus à réunir ces interactions électromagnétiques, faible et forte dans une même théorie, qu’ils ont baptisée «modèle standard de la physique». D’après les équations de ce modèle, ces trois forces n’en formaient qu’une aux premiers instants de l’Univers: la force électronucléaire. La beauté de cette formulation était une grande victoire pour les physiciens, qui cherchaient depuis longtemps à réaliser cette unification.

Mais l’édifice théorique présentait une faille majeure. Il fallait à tout prix que la masse des particules, et plus particulièrement des bosons, soit nulle pour respecter le formalisme mathématique sous-jacent. Or ce n’est pas le cas: les bosons intermédiaires, pour ne citer qu’eux, ont bel et bien une masse. Et celle-ci est importante: plusieurs centaines de fois celle du proton. Deux possibilités s’offraient alors aux théoriciens: jeter la théorie à la poubelle ou bien considérer que l’on n’avait pas bien compris jusqu’à présent ce que représentait la masse.

Au début des années 1960, trois chercheurs ont choisi cette deuxième voie et ont postulé, presque simultanément, l’existence d’un nouveau bosonpermettant de définir la masse autrement que comme une propriété intrinsèque. Baptisé «scalaire», puis «Higgs», du nom de l’un de ses trois pères, cette particule serait présente partout dans l’Univers et formerait un champ uniforme. Dans lequel baigneraient les autres particules.

L’analogie du cocktail mondain

Le théoricien David Miller utilise la métaphore du cocktail pour expliquer en quoi ces bosons seraient à l’origine de la notion de masse. Une particule très pesante serait l’équivalent d’une rock star arrivant dans une soirée. Toutes les personnes présentes dans la pièce -les bosons de Higgs- se jetteraient sur elle et la gêneraient dans ses déplacements. Dans cette analogie, c’est l’apparente inertie de la vedette que nous appelons «masse». Telles des souris pouvant se déplacer dans la pièce bondée comme si de rien n’était, les particules dénuées de masse sont, elles, invisibles aux yeux des bosons de Higgs.

Les bosons de Higgs s'attroupent autour de la star de la soirée (Margaret Thatcher dans ce dessin). (crédits: CERN)
Les bosons de Higgs s’attroupent autour de la star de la soirée (Margaret Thatcher dans ce dessin). (crédits: CERN)

Dans cette conception des choses, la masse n’est plus une donnée intrinsèque, mais la conséquence d’une interaction. Pour des raisons mathématiques complexes, cela supprime du même coup le paradoxe de la masse des bosons: le «modèle standard» est sauvé. Ne reste plus qu’à introduire la quatrième force fondamentale, la gravité, dans cette cathédrale conceptuelle. Existe-t-il un boson qui transporte cette force et qu’on appellerait le «graviton» ou faut-il recourir à des théories plus exotiques pour réussir à unifier le «modèle standard» et la théorie de la relativité générale? Si l’existence du boson de Higgs est enfin tranchée, cette question-là, elle, fait encore débat.

LIRE AUSSI:

» La traque du boson de Higgs pourrait toucher à sa fin

Nouvelles défections d’officiers syriens


Le Monde.fr avec AFP | 02.07.2012 à 22h59 • Mis à jour le 02.07.2012 à 22h59

 

Cette défection porte à 14 le nombre de défections de généraux syriens sur le sol turc. D'autres officiers ont déserté de l'armée syrienne au cours des dernières semaines.

 

De nombreux soldats syriens, dont un général, fuyant le conflit dans leur pays se sont réfugiés lundi 2 juillet en Turquie, a affirmé l’agence semi-officielle turque Anatolie. Parmi les 85 militaires qui ont fait défection, figurent un général, un colonel, un lieutenant-colonel et 18 autres officiers, déclare l’agence, citant les autorités locales. Cela porte à 14 le nombre de généraux qui ont fui en Turquie.

Anatolie a ajouté que les militaires étaient entrés en Turquie à Reyhanli, une ville du Sud, au sein d’un groupe comprenant au total 293 personnes, dont de nombreuses femmes et enfants. La Turquie abrite plus de 35 000 réfugiés syriens et des déserteurs de l’armée syrienne dans des camps situés dans plusieurs provinces se trouvant à la frontière entre la Turquie et la Syrie.

Depuis la destruction d’un des avions de combat de la Turquie par la Syrie, le 22 juin, la tension est vive entre les deux pays voisins, autrefois alliés. La destruction de l’avion, dont les deux pilotes n’ont pas été retrouvés, a accru la tension déjà forte en raison du conflit intérieur en cours en Syrie et du soutien apporté par Ankara à l’insurrection contre le président Bachar Al-Assad. Depuis, la Turquie a renforcé sa frontière et fait décoller des chasseurs après que des hélicoptères syriens eurent volé près de la frontière entre les deux pays.

 

Photographie de manifestation le 1er juillet à Damas, prise par un "journaliste citoyen" et diffusée par Kafarsouseh Revolt.

 

  • L’ONU DEVRA FERMER OU RÉDUIRE SA MISSION D’OBSERVATEUR, ESTIME LA FRANCE

Le Conseil de sécurité des Nations unies devra réduire, voire fermer, sa mission d’observation en Syrie si pouvoir et opposition ne lancent pas rapidement un processus de transition politique, a estimé lundi l’ambassadeur français à l’ONU Gérard Araud.

« S’il n’y a pas de processus politique de transition, nous ne pourrons pas nous contenter de laisser les observateurs sur place », a-t-il déclaré à la presse. Les 300 observateurs militaires non armés ont suspendu leurs patrouilles en raison des combats et le mandat de cette Mission de supervision de l’ONU (Misnus) expire le 20 juillet.

« La question est de savoir si nous allons retirer la mission en totalité ou en partie, maintenir les observateurs dans la région ou à Damas », a expliqué M. Araud. « S’il y a le lancement d’un processus politique, les observateurs seront utiles et même nécessaires, si ce n’est pas le cas, nous devrons envisager des options allant de la réduction à la fermeture », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l’ONU, doit soumettre mardi ses recommandations sur le sort de la Misnus aux 15 membres du Conseil de sécurité.

  • L’ONU DÉNONCE DE NOUVELLES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME

Le gouvernement syrien et les forces de l’opposition sont coupables de nouvelles violations « graves » des droits de l’homme en s’en prenant notamment à des hôpitaux, a dénoncé lundi la Haut Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme Navi Pillay.

Lors d’un exposé devant les 15 pays membres du Conseil de sécurité, Mme Pillay a renouvelé son appel à porter le conflit syrien devant la Cour pénale internationale, « étant donné que je crois qu’il y a des indications de crimes contre l’humanité ». Elle a toutefois reconnu qu’il s’agissait d’une décision « politique ».

« Il y a un risque d’escalade », a estimé Mme Pillay, ajoutant : « La fourniture d’armes au gouvernement syrien et aux opposants alimente la violence et il faut éviter à tout prix une militarisation supplémentaire du conflit ». Elle n’a pas cité les pays armant les deux camps. La Russie et l’Iran sont les principaux fournisseurs d’armes au régime syrien tandis que des pays du Golfe se sont déclarés prêts à équiper l’opposition armée.

  • DE NOUVELLES LOIS « ANTITERRORISTES » EN SYRIE

Le président Bachar Al-Assad a ratifié, lundi 2 juillet, trois lois qui condamnent notamment à de lourdes peines ceux qui commettent des actes « terroristes » visant à changer la nature du régime, a annoncé l’agence d’information officielle SANA.

« Ceux qui forment, dirigent ou sont membres d’un groupe terroriste risquent de dix à vingt ans de travaux forcés, mais la punition peut être plus sévère si le but est de changer le régime ou la nature de l’Etat », selon ces textes approuvés jeudi 28 juin par le Parlement. « Si ces actes entraînent la mort ou des handicaps pour les victimes, des sentences de mort peuvent être prononcées », ajoute le texte.

Par ailleurs, « le financement du terrorisme, c’est-à-dire toute action visant à collecter, fournirdirectement ou indirectement de l’argent, des armes, des munitions, des explosifs, des moyens de communication, des informations pouvant être utilisées dans des actes terroristes sont passibles de quinze à vingt ans de prison ».

  • HOMS TOUJOURS BOMBARDÉE

 

Selon l'OSDH, plus d'un millier de familles sont bloquées à Homs et manquent de tout.

Au moins 30 personnes ont été tuées lundi dans plusieurs régions, tandis que l’armée a pilonné les quartiers rebelles de la ville de Homs, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

 

« Beaucoup de quartiers de Homs sont toujours assiégés et c’est très difficile pour nous de faire entrerde la nourriture et des médicaments, a affirmé un militant de Homs contacté sur Skype. Les médecins dans les hôpitaux de campagne sont en train d’amputer les blessés, car ils n’ont pas le matériel nécessaire pour les soigner et les blessés ne peuvent pas être non plus évacués. […] Les gens ne peuvent pas sortir, les bombardements ne s’arrêteront pas, il y a des tanks partout », poursuit le militant.

Selon l’OSDH, plus de un millier de familles sont bloquées dans la ville et manquent de tout. D’après cette ONG, les habitants sont parfois obligés de manger du pain moisi en raison du manque de farine, sans compter les coupures d’électricité et d’eau. Le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge syrien ont tenté à plusieurs reprises d’entrer dans ces quartiers pour évacuer des civils et notamment les blessés, mais leurs efforts se sont soldés à chaque fois par un échec.

  • PLUS DE 16 500 MORTS

Plus de 16 500 personnes ont perdu la vie dans les violences en Syrie depuis le déclenchement de la révolte contre le régime de Bachar Al-Assad, en mars 2011, selon l’OSDH. Au moins 11 486 civils, 4 151 membres des forces régulières et 870 déserteurs ont été tués, a indiqué lundi cette organisation basée en Grande-Bretagne, qui s’appuie sur un vaste réseau de militants et de témoins.

Les bilans des dernières semaines ont été les plus lourds depuis plus de quinze mois, dépassant régulièrement la centaine de victimes, selon l’OSDH. Les accrochages se sont multipliés entre les troupes fidèles au régime et les déserteurs. Il est impossible d’obtenir un bilan de source indépendante depuis que l’ONU a cessé de comptabiliser, à la fin de 2011, les victimes de ce conflit sanglant.

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Syrie: l’opposition est réunie au Caire pour évoquer l’après-Assad


2 juillet 2012 à 20:37
L'émissaire Kofi Annan (d) s'entretient avec le chef de la diplomatie russe Sergeï Lavrov, le 30 juin 2012 à Genève.

L’émissaire Kofi Annan (d) s’entretient avec le chef de la diplomatie russe Sergeï Lavrov, le 30 juin 2012 à Genève. (AFP)

Des opposants syriens tentaient lundi au Caire, sous l’égide de la Ligue arabe, d’élaborer une vision commune de l’après-Assad, après avoir rejeté une feuille de route internationale prévoyant un gouvernement de transition malgré la poursuite des violences.

Cette réunion, qui doit se dérouler sur deux jours, « est une opportunité qu’il ne faut perdre en aucun cas », a déclaré à son ouverture le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, en appelant l’opposition à s’unir.

En plus de 15 mois de révolte, la répression puis, depuis quelques mois, les combats entre l’armée de Bachar al-Assad et les rebelles ont fait plus de 16.500 morts, en majorité des civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Le temps ne joue pas en notre faveur », a ajouté M. al-Arabi, en soulignant la nécessité d’un « système démocratique pluraliste qui ne fasse pas de discrimination » entre Syriens.

Nasser al-Qidwa, adjoint du médiateur international Kofi Annan, a également appelé l’opposition à s’unir. « Ce n’est pas un choix, mais une nécessité si l’opposition veut gagner la confiance de son peuple », a-t-il dit.

Les ministres des Affaires étrangères égyptien, turc, irakien et koweïtien étaient également présents.

L’objectif est de « parvenir à une vision unifiée concernant la période de transition et l’avenir de la Syrie », avait indiqué à l’AFP Georges Sabra, porte-parole du Conseil national syrien (CNS). Cette formation, la principale coalition de l’opposition, participe à la réunion.

En revanche, les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL), force armée d’opposition principalement composée de soldats déserteurs, ont boycotté la rencontre qualifiée de « complot », rejetant toute négociation avec le régime, selon un communiqué signé de l’ASL et de militants « indépendants ».

Ils reprochent aux participants de « refuser l’idée d’une intervention militaire étrangère pour sauver le peuple » et « d’ignorer la question des zones tampons protégées par la communauté internationale, des corridors humanitaires, de l’embargo aérien et de l’armement des rebelles ».

La réunion intervient alors que les violences se poursuivent en Syrie et que le président Bachar al-Assad a ratifié lundi trois lois prévoyant de lourdes peines pour les responsables d’actes « terroristes » visant à changer la nature du régime.

manque de moyens médicaux

Selon des militants, l’armée syrienne a continué lundi de bombarder des quartiers rebelles de Homs (centre), où des médecins sont forcés d’amputer des blessés en raison du manque criant de moyens médicaux.

Selon l’OSDH, plus d’un millier de familles sont bloquées et manquent de tout dans certains quartiers de la ville, où le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-rouge syrien ne parviennent pas à se rendre.

Dans la journée de lundi, les violences ont fait au moins 30 morts, dont cinq rebelles, dans plusieurs provinces de Syrien, a annoncé l’OSDH dans l’après-midi.

A la frontière avec le Liban, deux policiers syriens ont été blessés lundi par une roquette tirée à partir du territoire libanais, selon un communiqué de la Sûreté générale libanaise. C’est la première fois que le Liban fait état de tirs contre le territoire syrien à partir du Liban.

Samedi à Genève, le Groupe d’action sur la Syrie, réunissant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne) mais aussi la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe, a trouvé un accord sur les principes d’une transition en Syrie.

L’accord prévoit un gouvernement de transition politique qui pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l’opposition, et doit être formé sur la base d’un consentement mutuel.

Les autorités syriennes n’ont pas officiellement réagi à l’accord, qualifié d’échec dans la presse officielle car « pas basé sur l’avis du peuple syrien ».

L’opposition, en particulier le CNS, a dénoncé le fait que l’accord ne prévoie « pas de mécanisme de travail clair ni de calendrier, laissant le régime impuni », et réclamé à nouveau « le départ de Bachar al-Assad et de sa clique ».

Les membres du Groupe d’action eux-mêmes ont divergé sur l’interprétation de l’accord, les Etats-Unis estimant qu’il ouvrait la voie à l’ère « post-Assad » tandis que la Russie et la Chine, alliés du président Assad, réaffirmaient qu’il revenait aux Syriens de choisir leur avenir.

Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a appelé lundi la communauté internationale à s’entendre sans délai pour mettre en oeuvre une solution politique en Syrie, en réaffirmant qu’une intervention militaire de l’Alliance n’était pas envisagée.

Chypre, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, s’est dite « inquiète » de la façon dont la Turquie gérait la crise, évoquant « une certaine instrumentalisation », tout en affirmant que Nicosie travaillerait « avec toutes les parties afin de promouvoir une transition vers la démocratie en Syrie ».

Le Conseil des ministres saoudien a pour sa part réclamé des mesures « décisives » pour mettre fin aux « massacres ».

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Urgence humanitaire: massacre de Zamalka le 30 juin 2012


2012/07/01

Samedi 30 juin:

Hier a Zamalka, Damas, deux voitures piégées explosent contre une foule rassemblée pour des funérailles, tuant une soixantaine de personne et causant de nombreux blessés. Les snipers d’Assad, ont ensuite tué le Docteur Jamal Tabraneen  alors qu’il tentait de secourir les blessés de l’explosion [1]. Toujours d’apres les activistes syriens, plus de 20 blessés ont ensuite été exécutés dans l’Hopital proche de Kafr Batna, par les forces de “securité“. Les médecins de Homs lancent un appel de solidarité:

Urgent: Zamalka situation humanitaire grave! Nous lançons un appel aux personnes de Damas et d’autres villes et les zones voisines pour aider les médecins à trouver le nécessaire médical, des médicaments nécessaires sont les suivants: Anti-inflammatoire, l’anesthésie, seringues, pommades pour les brûlures, anti-septiques solutions, en plus de fournir comme: la gaze et serviettes, plâtres et des bandes, des ciseaux et des instruments chirurgicaux, forfaits de transfusion sanguine. Nous appelons aussi à toutes les personnes de faire un don de sang pour sauver la vie des blessés!

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Sur TV5 l’émission de Kiosque aujourd’hui


LES THÈMES DE L’ACTUALITÉ (cliquez sur le lien)

En Égypte, Mohamed Morsi devient le premier président du pays issu des urnes ;

La Syrie et la Turquie massent des troupes à la frontière tandis qu’on discute du sort d’Assad à Genève ;
L’Euro pour un 19e sommet de la dernière chance, où l’Allemagne a fait quelques compromis ;
La cour suprême américaine valide la réforme de la santé défendue par le président Obama…

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