« D’ORIGINE ALGERIENNE »


par K. Selim – Le Quotidien d’Oran – Éditorial – 23 mars 2012

L’insistance des médias français à mettre en évidence « l’origine algérienne » du tueur présumé de Toulouse n’est pas marquée seulement du pur souci d’informer dans le détail. Cela semble obéir davantage à une volonté de marquer une altérité fondamentale, «l’origine algérienne» de l’auteur présumé des tueries l’emportant sur sa nationalité française, l’abolissant même. C’est un « autre » qui a commis le crime, un « étranger », pas un Français.

Le fait que les premières victimes, des militaires français ayant la même origine maghrébine que lui, est quasiment insignifiant. Un jeune de 24 ans né en France, de nationalité française, reste ainsi marqué et identifié, cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie, par ses lointaines origines et surtout par sa religion. Des tueurs fous qui invoquent des idéologies de toutes sortes ou le simple plaisir pour commettre des carnages, on en connaît de la Norvège aux Etats-Unis. Et ils sont de toutes les couleurs et de toutes les confessions.

Cette «origine algérienne», martelée comme une sorte d’empreinte génétique et ethnique du crime, est d’autant plus insupportable que dans tout l’échiquier politique français qui attend la levée de la fausse trêve électorale, on n’arrête pas de ressasser qu’il faut éviter l’amalgame. Il est pourtant déjà là. Dans cette manière puissamment suggestive de servir l’information sur un délinquant à la dérive, comme il en existe par centaines dans les banlieues de l’ennui de France ou d’ailleurs.

Sur Facebook, en réaction à cette insidieuse « externalisation » hors de la nation française du présumé tueur, quelqu’un a suggéré « d’écrire de manière systématique : Nicolas Sarkozy, le président français d’origine hongroise. Jusqu’à ce qu’on y réfléchisse à deux fois avant de présenter telle ou telle personne comme étant d’origine maghrébine ».

De fait, de nombreux Français « d’origine » maghrébine se retrouvent aujourd’hui avec le même sentiment qui les avait envahis après les attentats du 11 septembre 2001, où parfois des amis qui les connaissaient de longue date les appelaient pour leur hurler «pourquoi vous avez fait cela !». Même quand on appelle à ne pas mettre les musulmans «à l’index», on n’en pense pas moins… qu’ils sont tous « quelque part » comptables du crime que d’autres musulmans commettent. Et pourtant, personne n’a songé qu’il puisse exister un quelconque gène du crime ou une quelconque responsabilité de l’ensemble des Norvégiens après le carnage commis par l’un d’eux. Et cela aurait été absurde.

Cependant, les « musulmans » de France, notion très élastique, sont présumés responsables des actes commis par un jeune délinquant djihadiste délirant. Le climat électoral – où le halal a servi d’argument dans une concurrence odieuse entre la droite et l’extrême droite – mettait déjà les musulmans de France dans une posture défensive. Avec cette terrible affaire, et malgré le discours anti-amalgame, les musulmans de France risquent de se retrouver dans la posture de l’accusé.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5166029

Fusillade de Toulouse : Catherine Ashton fait un parallèle avec Gaza


Enfants de Syrie pleurant la mort d'un petit

La chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, a dressé un parallèle lundi entre l’assassinat de trois enfants et de leur professeur dans une école juive de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, et les jeunes de Gaza ou de Syrie. « Quand nous pensons à ce qui s’est passé aujourd’hui à Toulouse, quand nous nous souvenons de ce qui s’est passé en Norvège il y a un an, quand nous savons ce qui se passe en Syrie, quand nous voyons ce qui se passe à Gaza et dans différentes parties du monde, nous pensons aux jeunes et aux enfants qui perdent leur vie », a dit Catherine Ashton en marge d’une réunion sur la jeunesse palestinienne à Bruxelles.

« C’est à (ces jeunes) que je veux rendre hommage », a-t-elle ajouté en évoquant aussi « les enfants belges qui ont perdu la vie dans une terrible tragédie » lors d’un accident d’autocar en Suisse la semaine dernière. Catherie Ashton a rendu hommage aux jeunes Palestiniens qui « contre toute attente, continuent à apprendre, à travailler, à rêver et aspirent à un meilleur avenir ». Un tireur, arrivé à moto ou à scooter, a tué un professeur de religion de 30 ans, ses enfants de 3 et 6 ans, et la fille de 10 ans du directeur d’un collège-lycée juif de Toulouse, avant de prendre la fuite. La fusillade a aussi fait un blessé grave, un adolescent de 17 ans, selon le procureur de la République de cette ville française.

Il s’agit de la première attaque antisémite de cette ampleur depuis 30 ans en France.

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Des milliers de Tunisiens fêtent l’indépendance en réclamant la démocratie


mardi 20 mars 2012, par La Rédaction

Des milliers de Tunisiens se sont rassemblés mardi avenue Bourguiba à Tunis pour fêter l’anniversaire de l’indépendance et « défendre la démocratie » contre les esprits « rétrogrades », dans un contexte tendu par le débat sur l’identité et la place de la religion.

Drapeaux tunisiens omniprésents, klaxons, hymne national : les manifestants, venus à la suite des appels lancés par les réseaux sociaux et des mouvements citoyens criaient : « le peuple veut un Etat civil (séculaire) ! » « Non à l’esprit rétrograde, non au califat », ou encore : « nous ne laisserons pas voler notre révolution par les esprits obscurantistes ».

Les slogans de la révolution « travail, liberté, dignité », étaient également repris en choeur. « Au nom de l’ouvrier et de l’agriculteur, nous continuons à militer », proclamait une banderole, tandis qu’une autre réclamait « du travail, ou le départ du gouvernement ».

« Nahdaouiste (partisan du parti islamiste Ennahda, ndlr), éloigne toi, la femme est plus forte que toi » ! chantaient en choeur un groupe de femmes, dont certaines enveloppées dans des drapeaux tunisiens.

« Le bourguibisme (courant de pensée inspiré du père de l’indépendance Habib Bourguiba) ne mourra jamais », « Laissez ma Tunisie libre », « Gouvernement de la honte dégage », « séparation de la religion et de l’Etat », pouvait-on lire ici et là sur les affiches brandies par les manifestants.

Le 56e anniversaire de l’indépendance, conquise le 20 mars 1956 après 75 ans de protectorat français, se déroule dans un contexte délicat, marqué par l’accroissement des tensions entre les camps « islamiste » vainqueur des élections et « moderniste ». Le débat, envenimé par des incidents liés aux radicaux salafistes, tourne autour de la question de l’identité tunisienne et de la place à accorder à la religion dans la future Constitution du pays.

« J’ai combattu la dictature et je suis venue ici pour dire haut et fort que nous n’accepterons plus jamais d’être sous une autre dictature », a déclaré à l’AFP Oum Zyed, militante réputée et membre du Congrès pour la République (CPR, deuxième parti au sein de l’Assemblée constituante).

« Je suis une femme libre et je milite pour que la Tunisie soit toujours démocratique malgré les tentatives rétrogrades qui veulent porter atteinte à nos acquis », a déclaré une autre manifestante, Fatma Ziedi.

« On commémore ce grand évènement dans un moment où notre pays connaît certaines dérives sur les plans constitutionnel, institutionnel et politique », a déclaré de son côté Mongi Ellouz, secrétaire général adjoint du Parti démocrate progressiste (PDP).

« Il y a des atteintes aux libertés et nous manifestons aujourd’hui contre l’instauration de la charia, la loi islamique dans la future Constitution et pour imposer une Constitution démocratique qui respecte les libertés et les droits de tous les Tunisiens », a-t-il ajouté.

Dans un discours prononcé mardi matin pour commémorer l’indépendance, le président tunisien Moncef Marzouki a exhorté tous les Tunisiens « à vivre ensemble avec, et malgré leurs différences ».

« Que cette fête soit une occasion pour nous tous de repenser nos relations, de vivre avec nos différences et malgré nos différences », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie de lever du drapeau au palais présidentiel de Carthage.

« L’union nationale ne peut pas durer si elle est bâtie sur l’incompréhension, la haine et la division », a-t-il ajouté.

(20 mars 2012 – Avec les agences de presse)

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L’AFP à la rencontre de rebelles syriens près de la frontière turque, édifiant…


Dans la montagne rebelle, les maquisards syriens défient Damas

(REPORTAGE) Par Michel MOUTOT

DANS LA PROVINCE D’IDLEB (Syrie), 19 mars 2012 (AFP)

Le coup de canon résonne au loin, vers Idleb. Dans leur base cachée dans la montagne, entre oliviers et vestiges romains, les hommes d’Abou Souleimane y prêtent à peine attention.
Ici, dans le nord de la Syrie, adossés à la frontière turque, ces rebelles règnent en maîtres sur des dizaines de kilomètres carrés; villages et hameaux éparpillés dans des collines de terre rouge, rocheuses et escarpées.
Certains ont participé, la semaine dernière, à la bataille d’Idleb avant de se replier dans le djebel. « Les chars ne peuvent pas monter ici, ils craignent les embuscades », dit Abou Souleimane. « Et nous sommes si près de la frontière que Bachar n’osera pas employer l’aviation, il craint les Turcs ».
A 35 ans, ce fils de notable de Hama tué dans la répression sanglante de la révolte de 1982 a mis la richesse familiale à contribution pour former dans cette région l’un des groupes armés qui luttent contre le régime de Bachar al-Assad.
L’unité porte son nom, c’est lui qui finance les achats d’armes. Au volant de sa berline blanche, il roule à petite allure saluant paternellement les jeunes gens en armes qui gardent les carrefours et entrées de villages.
Il affirme disposer d’un millier de combattants. La base que des journalistes de l’AFP ont pu voir dimanche, quatre cabanes de parpaings au sommet d’une colline verdoyante, entourées de ruines et de bains romains, n’en comptait
qu’une trentaine.
Couché sous des couvertures, un blessé se repose au premier soleil du printemps. Nasser, 24 ans, a pris une balle dans l’épaule à Idleb. Bandé et perfusé, souriant tristement, il récupère.
L’armement est léger, hétéroclite. Des kalachnikovs, deux fusils-mitrailleurs, un lance-roquettes avec une seule grenade. A leur façon de les porter on devine qu’il y a parmi eux bien des novices et peu de déserteurs de l’armée.
« Notre but est chasser l’armée de Bachar de toute la montagne », assure Abou Souleimane. « Nous allons les faire fuir et ce sera notre région, le berceau de la libération ». « Nous n’avons pas besoin d’hommes: ce qu’il nous faut ce sont des armes. Des missiles antichars, anti-aériens.
Des choses modernes et efficaces. Combien de temps cela prendra ? L’ONU va peut-être mettre deux ans à prendre une décision. On s’y attend. La guerre sera longue ».
Le « groupe de combat Abou Souleimane » assure coopérer avec des unités voisines pour monter des opérations. Mais il ne veut pas entendre parler de l’Armée syrienne libre (ALS). « Je suis allé trois fois en Turquie voir son chef, Riad Assaad », affirme le « capitaine Ayoub », l’un des seconds. « Je lui ai demandé de nous fournir de l’argent, des armes. Il n’a rien fait. C’est un menteur. Ce qu’il veut c’est prendre la place de Bachar dans son palais et rien d’autre ! »
Les hommes qui ne dorment pas dans la base sont hébergés dans des maisons sûres, une par hameau. Ils regardent la télévision et sur des ordinateurs des films enregistrés montrant comment fabriquer des bombes artisanales ou des mines anti-véhicules. Ils portent dans leurs gilets des grenades faites de morceaux de tuyaux vissés, remplis d’un mélange détonant que l’on déclenche en allumant une mèche. Ils affirment avoir de gros modèles, dans des seaux, capables de détruire
des tanks.
Sur le toit d’une maison, deux d’entre eux disposent au soleil, pour les faire sécher après la pluie, des bandes de milliers de balles de mitrailleuse. « Il nous en faut davantage », se lamente Abdallah Zarzour, 30 ans, professeur d’arabe il y a un an. « Celles-ci viennent du Liban mais nous avons besoin d’armes plus puissantes. Si l’OTAN, l’ONU ne nous aident pas, notre combat durera des années.
Bachar est fort, il s’est armé et a armé les siens pendant quarante ans ».
Abou Souleimane fait essayer à ses hommes, qui tirent sur des pierres, son fusil d’assaut américain M4. Effrayés par les détonations, des adolescents juchés sur des ânes chargés de fagots de bois d’olivier talonnent leurs montures.

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Les associations palestiniennes qui accueillent la mission « Bienvenue en Palestine »


Dimanche, 18 Mars 2012 12:38 Myriam De Ly Voyager en Palestine

La mobilisation pour l’accueil et le soutien à la mission internationale « Bienvenue en Palestine », s’amplifie en Palestine à quelques semaines du départ le 15 avril.

Ci-dessous la liste des associations qui attendront lles internationaux, venant du Canada, des EU, de la France, de la Belgique, de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays.

– Al-Awda Center, Beit Sahour
– Al-Rowwad Cultural and Theatre Training Centre, www.alrowwad-acts.ps
– The Alternative Information Center – AIC – www.alternativenews.org
– Bil’in Popular Resistance Committee www.bilin-village.org
– Friends of Freedom and Justice, Bil’in www.bilin-ffj.org
– Handala Center – www.handalla-center.org
– Holy Land Trust : www.holylandtrust.org
– International Solidarity Movement : www.palsolidarity.org
– OPGA – Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative
– Palestinian Centre for Rapprochement between People www.PCR.PS
– Palestine Solidarity Project : www.palestinesolidarityproject.org
– Popular Struggle Coordinating Committee www.popularstruggle.org
– Youth Against Settlements (Hebron)
– Youth Activity Center – Aida Camp (www.key1948.org)

Ainsi que de nombreux Comités populaires dans différents villages et villes.

Le gouvernorat de Bethléem soutient également officiellement la mission et accueillera les délégations dès leur arrivée sur place.

Mise à jour le Dimanche, 18 Mars 2012 13:05

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