Des journalistes israéliens dénoncent les menaces sur la liberté de la presse dans leur pays


LEMONDE.FR avec AFP | 20.11.11 | 13h37   •  Mis à jour le 20.11.11 | 13h37
Des centaines de journalistes, dont des présentateurs vedettes de la radio télévision, ont dénoncé dimanche 20 novembre les menaces qui pèsent selon eux sur la liberté de la presse, lors d’un rassemblement à Tel Aviv. Cette manifestation, sans précédent en Israël, visait la campagne législative tous azimuts du camp ultranationaliste, ciblant les médias jugés trop critiques envers le pouvoir, la Cour suprême et des ONG classées à gauche.
« Nous sommes confrontés à une ivresse d’un pouvoir qui ne connaît plus ses limites », a déclaré à la tribune le principal présentateur de nouvelles à la radio militaire, Razi Barkaï. « L’attaque contre la liberté de la presse est inséparable de l’offensive contre l’indépendance de la justice », a mis en garde une autre journaliste, Ilana Dayan, reporter de la seconde chaîne de télévision privée.

Les journalistes s’insurgent contre un projet de loi élaboré par des députés d’extrême droite destiné à aggraver de façon draconienne la législation sur la diffamation. S’il était adopté par la Knesset (parlement), il permettrait d’infliger des amendes très lourdes à des médias attaqués en justice pour diffamation, quand bien même les plaignants n’apporteraient pas la preuve qu’ils ont subi des dommages réels du fait de la publication des textes incriminés.

Les journalistes se sont également élevés contre les pressions sur la chaîne privée 10. Connue pour son indépendance dans ses programmes de nouvelles, elle est menacée de fermeture après qu’une commission parlementaire à majorité de droite eut refusé de renflouer ses dettes. Le 13 novembre, l’extrême droite avait marqué un nouveau point en obtenant le feu vert du gouvernement à deux propositions de loi controversées ciblant le financement d’ONG israéliennes hostiles à l’occupation et à la colonisation des Territoires palestiniens. Pour l’heure, toutefois les deux lois ont été gelées, suite au tollé qu’elles ont provoqué en Israël et à l’étranger.

« On ne peut pas lutter contre l’occupation en servant l’occupation » (Interview au quotidien libanais Al Balad).


Entretien avec Julien Salingue publié le 15 novembre 2011

1.Beaucoup d’analyses imputent l’échec du projet d’un Etat Palestinien indépendant à la violation des accords d’Oslo par la partie israélienne. Pour votre part, vous considérez que cet échec est la résultante de la logique d’Oslo et de la volonté de construire un appareil d’Etat sans Etat malgré la réalité de l’occupation. Pourriez-vous étayer ?

Il ne s’agit bien évidemment pas de nier les responsabilités israéliennes dans l’échec de ce que certains osent encore appeler « processus de paix ». Après la signature des accords d’Oslo, la colonisation s’est accélérée, les checkpoints se sont multipliés, et la partie israélienne n’a cessé de différer les « redéploiements », c’est-à-dire l’évacuation des zones occupées par l’armée israélienne et confiées à l’Autorité palestinienne.

Mais il ne s’agit pas non plus de prendre les accords d’Oslo pour ce qu’ils n’étaient pas ! Il ne s’agissait pas d’accords de « paix », ni dans leur esprit ni dans leur contenu. La logique d’Oslo était en réalité la suivante : confier le responsabilité des zones palestiniennes les plus densément peuplées (villes et camps de réfugiés) à un « appareil d’Etat sans Etat », l’Autorité palestinienne (AP), tout en maintenant la structure même de l’occupation. En d’autres termes, l’AP était intégrée au dispositif d’occupation et toute extension de sa juridiction était soumise à sa capacité à maintenir l’ordre dans les zones qui lui étaient confiées. Le règlement des questions essentielles (Jérusalem, les colonies, les réfugiés) était reporté à d’hypothétiques « négociations sur le statut final », qui n’ont jamais eu lieu. Au final, l’Etat d’Israël s’est contenté de se décharger des tâches de maintien de l’ordre et de services à la population, tout en maintenant son emprise sur l’ensemble de la Palestine. Or, on ne peut pas lutter contre l’occupation en servant l’occupation !

2..Comment expliquez-vous l’initiative de l’AP de présenter un projet de reconnaissance à l’ONU aujourd’hui ?

La direction de l’AP, du moins Abbas et ses proches, ont décidé d’en appeler à l’ONU en raison de l’impossibilité de négocier avec le gouvernement Netanyahu. Mais pour eux, il ne s’agissait pas de rompre avec la logique du « processus de paix », bien au contraire. Leur principal objectif était d’internationaliser la question palestinienne pour améliorer le rapport de forces en vue d’une reprise des négociations avec Israël, sous l’égide des Etats-Unis. L’ensemble de la stratégie d’Abbas repose sur la reprise des négociations. Si celles-ci sont « en panne », il n’a aucune perspective à offrir aux Palestiniens…

Par ailleurs, Abbas et son équipe sont identifiés au projet d’Etat palestinien indépendant. Or, de plus en plus de dirigeants et d’intellectuels palestiniens posent la question de la viabilité même de ce projet : avec, d’une part, la colonisation et l’annexion de facto de la Cisjordanie et de Jérusalem et, d’autre part, les exigences de l’Etat d’Israël (conserver le contrôle sur les colonies et sur la vallée du Jourdain), ce sont les bases matérielles de l’Etat palestinien qui ont disparu. Il s’agit donc, pour Abbas et les siens, de sauver l’idée même de l’Etat indépendant.

3.Pourquoi l’AP après 23 ans de négociations contre productives, tout en décidant de présenter unilatéralement un projet de reconnaissance, continue à faire du processus de paix une priorité politique ?

C’est, tout simplement, parce que leur survie en dépend. L’AP a été conçue comme une structure intérimaire, chargée de poser les bases du futur « Etat ». La période intérimaire aurait dû durer 5 ans. Mais nous en sommes aujourd’hui à plus de 17 ans ! Et, avec le temps, l’AP a trouvé sa propre raison d’être : un appareil d’Etat s’est constitué, avec des hauts fonctionnaires, des Ministres, des conseillers divers, des responsables des forces de sécurité… tandis que l’industrie de la négociation produisait elle aussi son lot de spécialistes, conseillers et autres. C’est une couche sociale qui s’est ainsi formée, dont l’avenir, à court terme, dépend du maintien de la structure AP (et donc du projet d’Etat indépendant) et de la survie du « processus de paix » (et donc des négociations), et non de la satisfaction des droits nationaux des Palestiniens. Si la perspective de l’Etat indépendant s’écroule, ou s’il y a un changement radical dans l’appréhension des relations avec Israël et, par exemple, une rupture assumée des négociations, quel est l’avenir de cette couche sociale ? Ils n’en ont pas ! Il leur faut donc, par tous les moyens, tenter de ranimer le processus d’Oslo : leur survie politique et économique en dépend.

InterviewAlbalad

4..Ce projet de reconnaissance pourrait-il faire évoluer le rapport de force à la faveur de la partie Palestinienne ?

Je ne crois pas qu’il va modifier substantiellement le rapport de forces. Il va plutôt enregistrer l’état du rapport de forces à l’échelle internationale, et on va une fois de plus vérifier qu’une très grande majorité de pays soutient, du moins à l’ONU, le droit des Palestiniens à avoir un Etat. On va pouvoir, une fois de plus, mesurer l’isolement grandissant de l’Etat d’Israël dans le monde, qui s’est particulièrement développé ces dernières années suite, entre autres, aux bombardements sur Gaza à l’hiver 2008-2009, à l’assaut sanglant contre la Flottille de la Liberté en mai 2010 et aux provocations répétées du gouvernement Netanyahu, notamment en ce qui concerne la politique de colonisation. Si l’on y ajoute les premiers effets des processus révolutionnaires en cours dans le monde arabe, qu’ils soient directs (« refroidissement » des relations avec l’Egypte) ou indirects (tensions avec la Turquie), Israël est, incontestablement, de plus en plus isolé. Mais il ne faudrait pas non plus exagérer cet isolement, comme les débats de l’ONU nous le montrent : les Etats-Unis continuent de soutenir quasi-inconditionnellement Israël, tandis que l’Union européenne, incapable de parler d’une même voix, n’exerce aucune pression réelle sur Netanyahu.

Certains avancent que la direction palestinienne pourrait, une fois que la Palestine sera reconnue comme Etat non-membre, saisir la justice internationale pour engager des poursuites contres les dirigeants israéliens qui se seraient rendus coupables de crimes de guerre. Cet argument me laisse rêveur : image-t-on sérieusement cette direction palestinienne, qui cherche à tout prix à reprendre les négociations avec Israël, engager des poursuites judiciaires contre les dirigeants israéliens ? A-t-on déjà oublié qu’il y a deux ans, sous pression des Etats-Unis et d’Israël, Mahmoud Abbas avait demandé le report de l’adoption du rapport Goldstone par l’ONU ?

5. Que se passera-t-il pour l’AP si après le premier succès diplomatique de la Palestine à l’UNESCO, l’Etat palestinien n’est pas admis à l’ONU ? Risque-t-on d’assister à l’implosion de l’AP ?

L’Etat palestinien ne sera pas admis à l’ONU comme Etat membre, car les Etats-Unis y opposeront leur veto. Il est même peu probable que les Palestiniens obtiennent la majorité qualifiée des 9 voix au Conseil de Sécurité… Au mieux, l’Assemblée générale se prononcera (à une très forte majorité) pour l’admission de la Palestine comme Etat non-membre, comme Etat observateur.

L’AP va-t-elle pour autant « imploser » ? Un certain nombre de voix se font entendre pour demander la dissolution pure et simple de l’Autorité, arguant qu’elle n’a plus de raison d’être avec la faillite du « processus de paix » et qu’elle sert surtout de commode moyen pour l’Etat d’Israël pour prétendre qu’il n’occupe pas toute la Palestine. En d’autres termes, les partisans de la dissolution disent : il n’y a pas d’autonomie, donc il ne doit pas y avoir de pseudo-« autorité d’autonomie ».

Mais la dissolution ne semble pas être la voie choisie par la direction de l’AP. Et pour cause ! Comme on l’a vu, une telle décision équivaudrait à un suicide politique… Le plus probable est donc que l’on assiste à une discussion d’ampleur quant à l’avenir de l’AP, quant à une éventuelle modification de ses attributions et de ses fonctions. Et nul doute que ce débat sera vif !

6. Qu’adviendra-t-il dans ce cas du mouvement national palestinien ?

Il est très probable que l’on assiste à une accélération du débat quant à la nécessité de la refonte stratégique et organisationnelle du mouvement national palestinien. Ce dernier traverse en effet depuis de longues années une crise, qui ne manquera pas de s’approfondir après l’échec programmé de la demande d’admission à l’ONU. J’entends ici « crise » au sens où la définissait Gramsci : « La crise consiste précisément dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas encore naître ; durant cet entredeux, une grande variété de symptômes morbides se font jour ». Nous sommes aujourd’hui dans cet entredeux, où l’ancien (la vieille OLP) n’est pas encore tout à fait mort, et où le nouveau n’a pas encore pris sa place. Que se passera-t-il exactement ? Nul ne le sait. Mais il est certain que la majorité des Palestiniens ont conscience qu’une page s’est tournée et que la reconstruction sera nécessaire, autour notamment des questions suivantes :

– Que signifie aujourd’hui la revendication de l’Etat palestinien indépendant aux côtés d’Israël, même à titre transitoire ?

– Quelle articulation entre la résistance populaire, impliquant l’ensemble de la société palestinienne, le mouvement syndical et associatif, les forces politiques… et la résistance armée ?

– Comment réunifier l’ensemble du peuple palestinien ? Le peuple palestinien est en effet fortement divisé : Palestiniens d’Israël, Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, Palestiniens de Jérusalem et Palestiniens exilés.

– Quel cadre politique pour le Mouvement de libération nationale ? La division du mouvement affaiblit considérablement la lutte et la constitution d’un cadre commun, au-delà de la vieille OLP, posant la question de la résistance et du combat pour l’émancipation, et pas celui de la gestion des Zones autonomes allouées par Israël est, même si ce n’est qu’à un stade relativement peu avancé, ouvertement posée.

– Quels liens développer avec le mouvement de solidarité internationale, afin que cette solidarité soit politique et non caritative, efficace et pas seulement symbolique ?

7.Selon vous le contexte socio politique a considérablement évolué et la revendication d’un Etat indépendant semble aujourd’hui dépassée et à contre courant des bouleversements régionaux. Quelle solution pour la Palestine aujourd’hui sachant que les bases matérielles de l’Etat palestinien sont en train de disparaitre et que l’hypothèse d’un Etat démocratique unifiée ne peut coexister avec l’idéologie suprématiste sioniste ?

 

Je me garderai bien de prôner une quelconque « solution » à la place des Palestiniens eux-mêmes. Mais une chose est certaine : la direction « historique » de l’OLP, tout comme le projet d’Etat palestinien indépendant, apparaissent de plus en plus en décalage avec les nouvelles générations politiques émergentes et les revendications d’indépendance et de souverainetés économique et politique réelles qui bouleversent la région.

Au-delà de la disparition des bases matérielles de l’Etat palestinien et des échecs manifestes de la construction d’une « indépendance » malgré la poursuite de l’occupation, c’est donc la question de l’adaptation du mot d’ordre lui-même qui est posée, tant il est à contretemps des évolutions régionales. Il est aujourd’hui plus que probable, à la lumière des récents événements, que la société palestinienne ne soit pas épargnée par le vent de révolte qui balaie les sociétés arabes.

 

source

Des panneaux solaires palestiniens menacés par l’armée israélienne


Depuis l’installation des panneaux solaires, les familles ont installé des ampoules dans leur tente ou leurs habitations de fortune

le 18 Novembre 2011

Les 34 habitants du petit village Imneizil en Cisjordanie ont accès à la modernité depuis qu’une ONG espagnole a installé des panneaux solaires, mais l’armée israélienne veut les démolir arguant qu’ils avaient été installés sans autorisation.

Il y a deux ans, l’organisation espagnole Seba s’est associée à l’Université Al-Najah de Naplouse pour installer deux panneaux solaires à Imneizil, à l’extrême sud de la Cisjordanie, afin de remplacer les générateurs qui constituaient jusqu’alors l’unique source d’électricité du village. Depuis, les 34 familles d’Imneizil sont entrées de plain-pied dans le 21e siècle: elles ont installé des ampoules dans leur tente ou leurs habitations de fortune, se sont acheté télévisions et appareils ménagers. L’installation solaire permet également d’activer une pompe pour alimenter le village en eau. Mais le mois dernier, l’armée israélienne, qui gère les affaires civiles dans ce village en zone sous contrôle total israélien, a ordonné la destruction des panneaux solaires, arguant qu’ils avaient été installés sans autorisation. Leur sort est depuis suspendu à la décision de l’armée israélienne d’annuler ou non son arrêté de démolition.

Des ONG israéliennes ainsi que l’agence ONU-Habitat ont pressé l’armée de geler sa décision, qui a pris de court les habitants du village. Le gouvernement espagnol a tenté d’intervenir par les canaux diplomatiques pour empêcher la destruction de l’infrastructure, dont le coût -365.000 euros- a été financé en majorité par Seba. « Nous sommes entre le paradis et l’enfer. Les panneaux solaires représentaient une lueur d’espoir pour nous« , se désole le chef du village, Ali Mohammad Ihrizat. « Nous habitons ici depuis 1948 et nous n’avons nulle part où aller« .

Pour le chef du village, demander une autorisation pour l’installation n’aurait pas eu de sens, étant donné qu’Israël ne reconnaît pas le village et qu’aucune de ses infrastructures n’a jamais reçu de permis de construire. Selon un responsable espagnol du projet, un permis a été demandé après la mise en place des panneaux solaires, mais le département militaire en charge de la délivrance de ces permis n’a jamais répondu.

Dans la tente où elle vit avec son mari et ses trois enfants, Nihad Nour ne comprend pas pourquoi l’armée insiste sur la destruction de l’installation solaire, pourtant « hautement écologique, installée sur notre terre et qui ne dérange personne ». Mais pour l’administration militaire israélienne, qui se dit « sensible » et « favorable » aux projets des organisations internationales, le « respect de la loi doit prévaloir sur tout ». « L’installation a été construite sans permis ni coordination, c’est pourquoi l’arrêté d’interruption des travaux et de démolition a été émis. Les organisations avaient le droit de le contester devant une commission, mais leurs membres ont refusé d’y assister », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Toutefois, après une contestation espagnole, le chef de l’administation militaire, le général Eitan Dangot, a décidé de « geler le processus de démolition » et a demandé que Seba présente les détails du plan de l’installation. Mercredi, un porte-parole militaire a fait part de son espoir de légaliser rétroactivement l’infrastructure. « Notre objectif est d’autoriser l’installation. Mais cela doit être fait dans le cadre de la loi », a-t-il insisté.

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Syrie : au delà de la honte


Cette vidéo a été postée sur le site de Maysaloon; elle commente :

« Cette vidéo remonte à un mois, mais je l’ai vue ce soir pour la première fois. Il est humiliant et inquiétant de voir ce qui se passe en Syrie aujourd’hui. Je ne comprends pas de quel type de réformes parlent  Assad et ses partisans. Qui pensent-ils  tromper quand on voit un homme humilié et insulté pareillement dans la Syrie de Assad. Impossible de rester impartial devant une telle brutalité et il n’y a pas de justification qui tienne.

Je traduirai ce que je peux ; il n’y a pas de contexte à cette vidéo, mais les soldats seraient les membres de l’élite, une unité spéciale loyale à Assad. Elle a été postée par Sham SNN sur Youtube le 16 octobre et elle est dédiée à la ligue Arabe.

On demande à l’homme de sourire et de rire devant la caméra. On lui dit de dire son nom et quand il le dit on le gifle brutalement. Dans cette vidéo on lui dit aussi de dire que il est heureux de savoir qu’ils ont couché avec sa soeur et qu’il a acheté des armes et des drogues.

Vers la fin de la vidéo, il se plaint de son asthme et demande son inhalateur. L’homme qui le filme au début et qui se trouve maintenant à côté de lui,  lui donne l’inhalateur et lui demande si il s’est « repenti ». Le prisonnier répond « oui » et le soldat lui dit que c’est ramadan et que s’il est un bon mot musulmans, sa promesse est sérieuse. À la fin de la vidéo le prisonnier est giflé si brutalement qu’il tombe par terre

Cette vidéo est honteuse et très inquiétante. Le régime et ses partisans ne veulent pas que vous la voyez« 

Les réactions israéliennes aux « Freedom Riders »


Par Mya Guarnieri
site ISM

Après une courte conférence de presse à Ramallah mardi en début d’après-midi, des journalistes ont suivi le taxi collectif qui emmenait six Voyageurs de la Liberté palestiniens à l’arrêt de l’autobus, dans la colonie juive de Psagot, en Cisjordanie. Là les activistes, dont le docteur Mazin Qumsiyeh, professeur et auteur de « Résistance populaire en Palestine », et Huwaida Arraf, co-fondatrice du Mouvement Free Gaza, ont attendu l’autobus pour Jérusalem. La ligne 148, de la compagnie Egged, qu’ils devaient prendre, passe par le checkpoint Hizma, à l’entrée de la colonie juive de Pisgat Zeev, située à Jérusalem Est, à l’extérieur de la Ligne verte.

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            réactions israéliennes aux 'Freedom Riders'

Les Israéliens qui attendaient à l’arrêt de l’autobus, une femme dans la quarantaine et un soldat en permission, ont rapidement pris leurs distances par rapport aux activistes qui portaient des keffieh et des t-shirts portant les mots Liberté, Justice et Dignité en arabe et en anglais.

Magi Amir, résidente de Rimonim, a expliqué à +972 qu’elle s’était écartée du groupe parce qu’elle a entendu des gens parler arabe. « Je ne pense pas qu’ils ont besoin d’être ici, » continue Amir. « Ils n’ont qu’à rester dans leurs villages et dans leurs maisons, pourquoi sont-ils sur notre secteur ? Pouvons-nous aller à Ramallah ? Si nous allons à Ramallah, ils nous tuent. Pouvons-nous aller dans leurs villages ou leurs secteurs ? Nous ne pouvons pas y entrer. » Amir ajoute que, selon elle, les Israéliens juifs ne peuvent pas se fier aux Palestiniens ni les croire. « Ils vont faire des attaques terroristes, » dit-elle.

D’autres colons juifs qui sont arrivés et ont attendu l’autobus font écho au sentiment d’Amir, remarquant qu’ils ont peur pour leur sécurité. Un jeune de 16 ans, qui a souhaité rester anonyme, dit que les Voyageurs de la Liberté ne devraient pas monter dans l’autobus parce que, « C’est un autobus israélien. » « Nous vivons ici, c’est notre terre, » dit-il.
Interrogés sur ceux qui pensent différemment, le jeune répond : « Ceux qui disent que c’est une terre palestinienne n’en ont pas la preuve. » Il ajoute que les Palestiniens ont beaucoup de liberté. « Nous leur donnons des cartes d’identité et ils peuvent faire ce qu’ils veulent. » +972 a demandé au jeune, qui habite Maale Adumim, si les Palestiniens peuvent faire ce qu’ils veulent, alors pourquoi ne peuvent-ils pas monter dans un bus pour Jérusalem ? « Ok« , a-t-il dit, « ils peuvent faire ce qu’ils veulent… Je ne veux pas qu’ils montent dans le bus. »

Deux autobus Egged ont ralenti puis ont continué. Lorsque le troisième s’est arrêté et a ouvert ses portes, les six activistes sont montés, ainsi qu’un policier israélien et une bonne vingtaine de journalistes.

Une adolescente aux longs cheveux blonds, voyant les activistes monter dans l’autobus, a dit à une amie au téléphone : « Qu’est-ce qu’ils font ? Ils ont leurs propres bus ? » Elle a écarté le portable de sa bouche et a crié aux activistes masculins : « Fils de putes ! »  « Espèce de putain, » a-t-elle crié à Arraf, la seule femme du groupe des Voyageurs de la Liberté.

A bord de l’autobus, la présence des Palestiniens a déclenché une dispute entre deux jeunes juives israéliennes, âgées de 13 et 17 ans. « Ce sont des animaux, » a dit la plus jeune. « Non, pas tous, » a répondu l’autre. Lorsque la plus jeune a mentionné qu’un membre de sa famille avait été blessé dans une attaque terroriste, la plus âgée a dit qu’un de ses amis aussi. La plus jeune a insisté. La violence, « c’est les Arabes ; c’est le peuple. » « Tu es juive et toi aussi tu as ton peuple. Quel est le lien ? » a dit la plus âgée, en roulant les yeux.

L’autobus a été stoppé à Hizma et n’a pas été autorisé à passer le checkpoint. Les forces israéliennes ont pris les cartes d’identité des militants et ont essayé d’emmener Badia Dweik, un activiste qui a été arrêté pendant la Première intifada, alors qu’il avait 15 ans. Dweik a résisté sans violence et s’est retrouvé étendu par terre sur les marches de la sortie arrière de l’autobus pendant un moment. Après être resté quelques temps au checkpoint, le véhicule a été dirigé vers un parking.

Au coucher du soleil, les forces israéliennes ont envahi l’autobus et ont dit aux six activistes qu’ils étaient sous arrestation et qu’ils avaient le choix entre descendre du bus tranquillement ou bien d’en être délogés de force. Les activistes ont tous refusé de quitter l’autobus. La police et des policiers des frontières les ont saisis aux bras et aux jambes et les ont tirés à l’extérieur du bus. On a entendu le bruit de la tête d’un militant cognant les marches de l’autobus alors que les forces israéliennes le traînaient. Les six ont été embarqués dans une jeep militaire via la prison d’Atarot.

Mohamed Jaradat, journaliste palestinien basé à Ramallah qui a une carte d’identité verte, a été détenu par la police israélienne. Les membres de +972 ont rappelé à un policier que Jaradat était journaliste. « Et alors ? » a répondu le policier. Jaradat nous a dit que la police avait décidé de l’emmener au checkpoint et de le laisser de l’autre côté. Plus tard dans la soirée, toutefois, Hurriyah Ziada nous a appris que Jaradat avait été arrêté.

PS. Tous les détenus ont été libérés dans la soirée.

Voir les photos prises par ActiveStills
Source : +972mag

Traduction : MR pour ISM
http://www.ism-france.org/temoignages/Les-reactions-israeliennes-aux-Freedom-Riders–article-16290

Procès BDS Mulhouse : un brillant plaidoyer en défense du boycott


jeudi 17 novembre 2011

Les douze militant(e)s de Mulhouse accusés par le gouvernement français d’avoir appelé au boycott des produits israéliens ont brillamment défendu leurs droits ce jeudi, au cours d’un procès qui a duré de 8 H du matin à 18 H au tribunal de Mulhouse.

Défendus de manière limpide par Maîtres André Shamy, Thomas Vetterer et Antoine Comte, mais aussi par eux-mêmes et par leurs témoins, les inculpés ont fait preuve toute la journée d’une sérénité qui tranchait avec la hargne des associations du lobby israélien.

Dans un tribunal qui ne désemplissait pas, tandis qu’une centaine de militants de la ville, de la région alsacienne, de Paris, de Bordeaux et même d’Allemagne manifestaient leur solidarité à l’occasion de ce procès reporté pour la 5ème fois, l’incitation à la haine n’a pas été du côté des défenseurs du peuple palestinien et du droit international.

Les parties civiles (LICRA, BNVCA, Avocats sans Frontières, France-Israël et Chambre de Commerce France-Israël), égales à elles-mêmes, ont eu recours aux mêmes procédés affligeants. Puisque nous n’appelons pas nécessairement au boycott de la Chine, que nous ne militons pas pour le Tibet, c’est donc que nous sommes antisémites ! Si tel imam s’est prononcé en faveur du boycott des produits israéliens c’est que nous sommes tous d’affreux islamistes, etc…

Les inculpés accusés d’avoir distribué des tracts appelant au boycott des produits israéliens devant un magasin Carrefour et d’avoir crié « Israël assassin, Carrefour complice », ont expliqué posément leur démarche, l’importance de l’appel à des sanctions économiques face à une politique criminelle et à l’absence de sanctions de la part des instances internationales et des gouvernements, ainsi que le rôle déterminant du boycott dans l’histoire de l’émancipation des peuples.

Carrefour ayant au demeurant retiré sa plainte, Farida Trichine, l’une des inculpées a fait valoir que l’enseigne ne semblait donc pas se sentir injuriée par cette accusation.

De même leurs témoins, Mgr Jacques Gaillot, Jean-Claude Meyer et le sénateur du Haut-Rhin Jacques Müller, ont souligné l’ampleur des crimes commis par l’Etat d’Israël à l’encontre du peuple palestinien, et se sont étonnés du fait que le gouvernement français ne criminalise que l’appel au boycott d’Israël et d’aucun autre Etat.

Face à un président du tribunal qui interrogeait les prévenus comme si leur culpabilité était acquise (« Vous reconnaissez avoir commis une infraction en pratiquant une discrimination contre des produits israéliens ? ») les avocats se sont interrogés à haute voix sur l’indépendance des juges.

Ils ont démonté « l’inventaire à la Prévert » dressé par les parties civiles pour en revenir au droit qui ne permet pas de recourir à l’alinéa 8 de la loi du 24 juillet 1881 (Droit de la presse qui condamner les actes de racisme et les discriminations contre des personnes ou des groupes de personnes au regard de leur appartenance à une race, une ethnie, une religion, une nation) pour juger d’un appel au boycott des produits d’un Etat dont les citoyens veulent sanctionner la politique.

Le procureur (tous les procureurs ne sont malheureusement pas capables de prendre leurs distances face aux ordres de leur hiérarchie) a requis une amende de 500 euros contre chacun des inculpés, jugeant que ces derniers étaient « coupables mais pas délinquants » (! !).

Une totale incohérence, comme on peut en juger, entre l’accusation très grave d’antisémitisme sous-jacente à la procédure, et le montant de l’amende réclamée.

On saura le 15 décembre prochain si le juge Gatty, qui bénéficie de l’argumentation très circonstanciée de la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris, laquelle a considéré comme parfaitement légal l’appel au boycott des produits israéliens, fait partie de ces magistrats plus respectueux de la loi que des ordres qui leur sont transmis par la chancellerie.

Première annonce dans l’Alsace jeudi matin :

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/11/17/une-soixantaine-de-manifestants-et-un-proces-contre-des-boycotteurs-enfin-juge?image=12016088-bb4c-4cbb-817d-7b4d20774dd0#galery

CAPJPO-EuroPalestine

Chants de la Révolution syrienne


anniebannie leur a consacré une page qui vous sera accessible en permanence et qui sera enrichie au fur et à mesure


شوفوا بلدي ( سوريا ) بلد الاحرار

Ibrahim Qashoush, le chanteur de Hama à qui ils ont arraché les cordes vocales

La mort plutôt que l’humiliation

 

La psychanalyste Rafah Nached libérée par les autorités syriennes


LEMONDE.FR Avec AFP | 17.11.11 | 06h31   •  Mis à jour le 17.11.11 | 07h59
Rafah Nached, la psychanalyste syrienne de renom emprisonnée depuis le mois de septembre, a été libérée mercredi soir par les autorités syriennes, indique sa famille vivant en France. Elle « a été libérée mercredi soir et vient d’arriver chez elle » en Syrie, a indiqué sa famille. La fille et le gendre de Rafah Nached vivent en France. « Elle est en bonne santé, sa voix est bonne et nous poussons tous un grand soupir de soulagement, tout particulièrement dans le contexte politico-sécuritaire qui prévaut actuellement en Syrie », a-t-on ajouté de même source.
Le régime avait décidé mardi de relâcher 1 180 détenus, « impliqués dans les évènements en Syrie et qui n’ont pas de sang sur les mains », avait annoncé la télévision syrienne. Selon une source proche de l’entourage de sa famille, Rafah Nached faisait partie de ces libérations.

ÉTAT DE SANTÉ FRAGILE

Quatre jours après son interpellation, la psychanalyste, âgée de 66 ans, avait été accusée « d’activités susceptibles de déstabiliser l’Etat », et un juge avait refusé de la libérer sous caution, en dépit de son état de santé fragile. Rescapée d’un cancer et souffrant de troubles cardiaques et d’hypertension artérielle, Rafah Nached, était suivie médicalement à Beyrouth et à Paris avant son arrestation. Elle a été la première femme psychanalyste à exercer en Syrie.

Francophone et diplômée en psychologie clinique de l’université de Paris, Rafah Nached avait été arrêtée le 10 septembre à l’aéroport de Damas par des agents des services de renseignement de l’armée de l’air alors qu’elle comptait se rendre à Paris pour assister à l’accouchement de sa fille. Les appels pour demander sa libération s’étaient multipliés depuis en France, notamment de Carla Bruni-Sarkozy, l’épouse du chef de l’Etat français, et en Europe.

Sauvons l’Internet mondial


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Le Congrès des États-Unis débat en ce moment d’une loi qui lui donnerait le pouvoir de censurer l’Internet mondial en instaurant une liste noire qui pourrait inclure YouTube, WikiLeaks et même Avaaz! Si nous soutenons maintenant des membres clés du Congrès opposés au texte, nous pouvons vaincre cette tentative de censure globale d’Internet. Cliquez ci-dessus sur le lien avaaz pour aider à lancer une pétition mondiale sans précédent en faveur d’un Internet libre et ouvert:


Le Congrès des États-Unis débat en ce moment d’une loi qui lui donnerait le pouvoir de censurer l’Internet mondial en instaurant une liste noire qui pourrait inclure YouTube, WikiLeaks et même Avaaz!

Si cette nouvelle loi entrait en vigueur, Les États-Unis pourraient obliger les fournisseurs d’accès à Internet à bloquer tout site suspecté de violer la législation sur le droit d’auteur ou sur les marques, ou de ne pas suffisamment contrôler l’activité de ses utilisateurs. Comme une très grande partie des serveurs et installations de l’Internet mondial est située aux États-Unis, leur liste noire s’attaquerait à l’Internet libre pour nous tous.

Le vote est attendu d’un jour à l’autre, mais nous pouvons contribuer à arrêter cette attaque. Des membres du Congrès font tout pour défendre la liberté d’expression et nous indiquent qu’un tollé mondial pourrait renforcer leur position. Faisons résonner nos voix des quatre coins du monde et lançons de toute urgence une pétition mondiale sans précédent appelant les décideurs aux États-Unis à rejeter le texte et à stopper la censure d’Internet. Cliquez ci-dessous pour signer la pétition, puis diffusez-la aussi largement que possible, notre  message sera remis en mains propres à des membres clés du Congrès des États-Unis avant le vote décisif.

http://www.avaaz.org/fr/save_the_internet_fr/?vl <http://www.avaaz.org/fr/save_the_internet_fr/?cl=1395469974&v=11172>

Depuis des années, le gouvernement américain condamne des pays comme la Chine et l’Iran qui répriment les utilisateurs d’Internet. Mais aujourd’hui, l’impact de cette nouvelle loi de censure aux États-Unis pourrait être bien pire, avec le blocage pur et simple de sites auxquels aucun utilisateur dans le monde n’aurait plus accès.

L’an dernier, une loi de censure d’Internet similaire avait été enterrée avant d’atteindre le Sénat des États-Unis, mais elle est de retour sous une forme différente. Des lois sur le droit d’auteur existent déjà et sont appliquées par les tribunaux. Mais cette nouvelle loi va beaucoup plus loin en permettant au gouvernement et aux grandes entreprises d’exercer un pouvoir énorme sur les fournisseurs de services et les moteurs de recherche, obligés de bloquer des sites internet sur la base de simples allégations de violation du droit, sans procès ni aucune déclaration de culpabilité!

Les défenseurs de la liberté d’expression aux États-Unis ont déjà sonné l’alarme, et plusieurs Sénateurs clés tentent de rallier suffisamment de soutien pour arrêter cette loi dangereuse. Nous n’avons pas de temps à perdre. Mobilisons-nous à leurs côtés pour faire en sorte que les législateurs américains préservent le droit à un Internet libre et ouvert comme moyen essentiel pour les peuples du monde d’échanger des idées, communiquer et oeuvrer ensemble à la construction du monde que nous voulons tous. Signez ci-dessous pour stopper la censure aux États-Unis et sauver Internet tel que nous le connaissons:

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Ces derniers mois, du Printemps arabe au mouvement mondial « Occupy », nous avons vu de nos propres yeux comment Internet peut galvaniser les gens, unifier et changer le monde. Aujourd’hui, si nous agissons ensemble, nous pouvons arrêter cette attaque contre la liberté d’Internet. Nous l’avons déjà fait: au Brésil et en Italie, les membres d’Avaaz ont remporté de grandes victoires dans la lutte pour l’Internet libre. Portons la lutte au niveau mondial et mobilisons-nous pour mettre en échec la plus grave menace de censure à laquelle Internet n’ait jamais fait face.

Avec espoir,

Luis, Dalia, Diego, Emma, Ricken, Aaron, Antonia, Benjamin et le reste de l’équipe d’Avaaz

Plus d’informations:

L’empire Hollywood attaque Internet (Owni)
http://owni.fr/2011/11/14/etats-unis-preparent-fin-internet-pipa-sopa-protect-ip-act/

Les géants du web US vent debout contre une loi sur le piratage (L’expansion)
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/les-geants-du-web-us-vent-debout-contre-une-loi-sur-le-piratage_270811.html

Ce mercredi, c’est la « Journée de la censure américaine » (NouvelObs)
http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20111116.OBS4632/ce-mercredi-c-est-la-journee-de-la-censure-americaine.html

Piratage : l’examen de la loi américaine débute sous un déluge de critiques (Numérama)
http://www.numerama.com/magazine/20593-piratage-l-examen-de-la-loi-americaine-debute-sous-un-deluge-de-critiques.html

Les États-Unis s’apprêtent à voter une nouvelle loi anti-piratage (Clubic)
http://pro.clubic.com/legislation-loi-internet/telechargement-illegal/actualite-458318-stop-online-privacy-act.html

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L’opposition syrienne refuse tout dialogue avec Bachar al-Assad


L’opposition syrienne a déclaré mardi qu’ils ne négocieraient pas avec le président Bachar al- Assad et voulaient que l’ONU envoie des soldats de maintien de la paix dans le pays pour protéger les civils. »L’opposition n’organisera pas de négociations préliminaires ou préparatoires avec le régime de Damas », a déclaré Burhan Ghalyoun, président du Conseil national syrien (CNS), aux journalistes pendant une visite à Moscou.Il a ajouté que l’opposition avait demandé à la communauté internationale, y compris la Russie, de demander à Bachar al-Assad de démissionner.Par ailleurs, M. Ghalyoun a indiqué que le CNS cherchait toujours une résolution pacifique à la crise syrienne.M. Ghalyoun a fait savoir que le CNS demandait la présence de soldats de l’ONU dans leur pays pour protéger les civils, en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une intervention militaire.

Plus tôt mardi, la délégation du CNS menée par M. Ghalyoun avait organisé des discussions avec le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, et son second, Mikhaïl Bogdanov.

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