Des militants pro-palestiniens refoulés dans plusieurs aéroports européens


MONDE | vendredi 8 juillet 2011 à 8h57
anniebannie : on devrait leur rendre la pareille; après tout à tous ces criminels de guerre qui déferlent chez nous

Des militants de l’association « Bienvenue en Palestine » ont été refoulés ce vendredi matin dans différents aéroports européens sur ordre direct du gouvernement israélien. Ils devaient embarquer à destination de Tel-Aviv depuis Zaventem, Roissy ou encore Cointrin en Suisse.

Une soixantaine de personnes environ devait embarquer de l’aéroport de Bruxelles sur un vol SwissAir, trois d’entre elles (des Français) ont été refoulées. Elles ont été retirées du vol par ordre du ministère de l’Intérieur israélien, selon la compagnie aérienne qui n’a pas souhaité faire d’autres commentaires. A Roissy, neuf personnes se sont aussi vues exclure d’un vol de la compagnie hongroise Malev parce que leurs noms figuraient sur la liste que le gouvernement israëlien a envoyé aux compagnies aériennes. Cette liste dressée par les services secrets israëliens comporte plus de 300 noms de personnes indésirables à Israël. Ce vendredi matin 50 personnes occupaient pacifiquement un des terminaux de la Lufthansa à Roissy pour protester contre ces méthodes de « collabos » des compagnies aériennes.

Durant la nuit Israël a refoulé vers les Etats-Unis, deux militantes américaines venues par avion dès leur arrivée. Les deux femmes devaient initialement participer à la flottille bloquée en Grèce, qui cherche à forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.

Israël avait prévenu

Les militants européens de l’association « Bienvenue en Palestine » devaient initialement faire partie d’une mission internationale. Ils répondaient à l’appel d’une quinzaine d’organisations palestiniennes à les rejoindre pour dénoncer le blocus imposé par Israël sur le territoire palestinien, notamment en Cisjordanie. Plus de 500 personnes étaient attendues à Tel-Aviv ce vendredi.

Le ministre israélien de la Sécurité publique Yitzhak Aharonovitch avait annoncé ce mardi que les militants pro-palestiniens qui envisagaient d’affluer ce vendredi à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv seraient expulsés dès leur arrivée. « Ces hooligans qui essayent de violer nos lois ne seront pas autorisés à entrer dans le pays et seront immédiatement renvoyés dans leur pays », avait-il déclaré.

En Israël, d’importantes forces de police ont été déployées pour le rassemblement pro-palestinien. Un dispositif que les médias israëliens ont critiqué pour son ampleur.

Israël était sur les dents depuis l’annonce de l’arrivée de militants pro-palestiniens à Tel Aviv après avoir réussi à tenir en échec une tentative de forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.

J.D. avec Françoise Nice et Belga/AFP

La Nakba effacée d’un manuel scolaire français


anniebannie: ce sentiment de toute puissance sera leur perte

par Dominique Vidal

A en croire une dépêche de l’Agence France Presse (AFP) datée du 4 juillet, « des passages de nouveaux manuels d’histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être « modifiés » à l’occasion de l’impression des versions définitives, a indiqué lundi l’éditeur Hachette Education ».

Ces modifications concerneraient la description du « partage de la Palestine » par les « manuels de premières L, S et ES à la rentrée 2011 ». Et l’agence de citer le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui dénonce une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse ». M. Richard Prasquier voit notamment dans l’emploi du terme Nakba (« catastrophe », en arabe) une « idéologisation » et s’en prend à des « erreurs factuelles », sans toutefois, observe l’AFP, « préciser lesquelles ». Pour sa part, note enfin la dépêche, « le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a reproché aux auteurs du manuel d' »interpréter les faits historiques, de tronquer la vérité, de prendre parti » ».

A défaut de précisions du ministère de l’éducation nationale, qui a refusé de commenter ces informations, on se perd en conjectures.

Responsable, en dernier ressort, du contenu des manuels scolaires destinés aux lycéens français, le ministère ne tombe-t-il pas dans le communautarisme, si souvent vilipendé par le président de la République et le premier ministre, en acceptant de laisser un éditeur en réviser le contenu à la demande d’associations ou de groupes d’influence représentant (ou prétendant représenter) diverses « communautés » ? (…)
Lire la suite de cet article inédit de Dominique Vidal :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-07-07-Nakba

A Zaventem ce matin


Jusqu’à nouvel ordre, nos amis se sont embarqués sans encombre, mais on attend de plus amples nouvelles. Les trois Lillois qui étaient venus en vain, sont rentrés à Lille, mais ce n’est que partie remise. Israël devrait commencer à comprendre que ses manières de matamore sont contreproductives et ne font que renforcer notre résistance.

Pourparlers au comptoir de Swissair

deuxième gauche : un des trois exclus
deuxième de gauche : un des trois exclus

Full collaboration with Tel Aviv
Ram Dam autour du refus Swiss
Enfin, après beaucoup d'insistance de leurs soutiens, les trois passagers français lésés obtiennent ce bout de papier de Swiss qui leur permettra peut-être de se faire rembourser

La pression sur Israël et ses alliés


Israël enjoint les compagnies aériennes étrangères d’empêcher le départ de 300 militants propalestiniens

Le ministère des Transports a remis aux compagnies aériennes étrangères une liste noire de 300 passagers qui se verront refuser l’entrée en Israël ; une initiative pour empêcher les militants d’arriver jusqu’en Israël.

Zohar Blumenkrantz – Ha’aretz – 7 juillet 2011 – 19 : 07

Israël a donné l’ordre aux compagnies aériennes étrangères d’empêcher 300 militants propalestiniens de prendre l’avion pour Israël au cours de ce week-end, après que les forces de sécurité israéliennes aient remis les noms de ces 300 militants mis à l’index. Le ministère des Transports a demandé aux compagnies aériennes étrangères de signaler aux autorités israéliennes tout passager de la liste qui serait inscrit sur leurs vols en partance pour Israël dans les prochaines 24 heures, soulignant que ces personnes ne seraient pas autorisées à entrer en Israël.

Dans le fond, les instructions d’Israël signifient que les compagnies aériennes étrangères ne doivent pas autoriser ces passagers à monter à bord de leurs avions dans des aéroports étrangers,  pour qu’Israël n’ait plus besoin de les renvoyer par avion dans leur pays d’origine après les avoir expulsés. Des centaines de militants propalestiniens doiventt arriver en Israël pour une manifestation de masse au cours du week-end, en phase avec la flottille qui devait prendre la mer pour Gaza et qui a essuyé de nombreux revers. Jusqu’à présent, aucun nom de militants devant être empêché d’embarquer à l’étranger n’a été signalé, mais la plupart des vols devraient prendre le départ dans la nuit de jeudi.

« Cet évènement se terminera soit sans aucun problème soit par une catastrophe. Il n’y aura pas de juste milieu » a déclaré à Ha’aretz un responsable de haut rang de l’aéroport international Ben Gourion. Selon lui, il suffit d’une trentaine d’activistes pour faire une esclandre à l’aéroport pour que les médias parlent largement d’eux et ainsi assurent leur victoire. Un autre haut responsable d’une compagnie aérienne européenne a dit à Ha’aretz que l’exigence d’Israël n’avait pas de précédent. « Dans le passé, nous avions reçu un ou deux noms auxquels les autorités interdisaient d’entrer » a-t-il dit. « Cette initiative est problématique parce que si nous recevons une liste à jour plus tard, nous devrons rentrer l’avion au détriment des autres passagers qui ont acheté des billets réguliers ».

Jeudi à 22 h, un poste de commandement sera ouvert à Ben Gourion, afin de s’occuper des militants propalestiniens qui devraient arriver au cours du week-end.

http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israel-instructs-foreign-airlines-to-prevent-departure-of-300-pro-palestinian-activists-1.371988
traduction : JPP

Presse israélienne :
« Nous sommes devenus cinglés,
hystériques »


« Israël »: La police en état d’alerte à l’aéroport de Tel Aviv

 

Al-Manar
La police d’occupation israélienne était en état d’alerte jeudi à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv en prévision de l’arrivée jeudi soir et surtout vendredi de militants étrangers qui souhaitent exprimer leur solidarité avec les Palestiniens, selon des sources policières.
Tout en relevant l’objectif dissuasif de ces mesures, les médias israéliens critiquaient jeudi leur caractère excessif. La radio publique s’alarmait d’une une véritable « hystérie » des autorités, alors que le quotidien Yediot Ahararonot titrait: « Nous sommes devenus cinglés« .
« Plusieurs centaines de policiers ont été déployés pour éviter tout désordre. Ils ont reçu pour consigne d’agir avec fermeté et retenue, en arrêtant sur le champ tout fauteur de troubles« , a déclaré le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. Ces policiers, dont des membres de l’unité d’élite chargée d’intervenir en cas d’attentat et des gardes-frontières, ont été envoyés en renfort des centaines d’agents de sécurité opérant régulièrement à l’aéroport.
Des associations de soutien aux Palestiniens ont appelé sur internet leurs sympathisants à converger le 8 juillet vers l’aéroport de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens, dont les autorités d’occupation contrôlent tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte.
Des centaines de militants venus de France, de Belgique, d’Allemagne, du Royaume-Uni, des États-Unis et d’Italie doivent participer à cette opération « Bienvenue en Palestine« , à l’invitation de 15 associations palestiniennes, selon les organisateurs.
Il est à noter que le ministre israélien de la Sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, a qualifié les militants pro-palestiniens de « hooligans » et prévenu qu’ils seraient immédiatement expulsés en cas de manifestation, une procédure déjà régulièrement appliquée.http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&eid=22106&frid=18

Une cinquantaine de militants pro-palestiniens bloqués à Roissy

LEMONDE.FR avec AFP | 08.07.11 | 06h41   •  Mis à jour le 08.07.11 | 08h16

Des policiers patrouillent dans l’aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv,
le 6 juillet. REUTERS/NIR ELIAS

Une cinquantaine de voyageurs occupaient un terminal de la compagnie Lufthansa à l’aéroport parisien de Roissy, vendredi matin 8 juillet, après s’être vu refuser l’enregistrement de leur vol car leur nom figure sur une liste envoyée par Israël de « personnes indésirables ». Plusieurs associations de soutien aux Palestiniens ont appelé sur Internet leurs sympathisants à converger vers l’aéroport international de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte. Après avoir réussi à tenir en échec une tentative de forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza, Israël était sur les dents à l’annonce de l’arrivée de ces militants pro-palestiniens. Le pays s’employait à empêcher leur venue en dissuadant les compagnies aériennes de les embarquer.

« LISTE DE PERSONNES INDÉSIRABLES »

« Roissy sous blocus, Lufthansa collabos ! » scandaient les voyageurs au terminal 1, à Roissy, où ils devaient embarquer. « Nous resterons ici tant que la compagnie refusera de nous donner un papier nous signifiant ce refus », a expliqué Mustapha Houamed, 36 ans.

« Roissy-Charles-de-Gaulle est sous occupation israélienne. Nous sommes des gens pacifiques qui n’avons aucune intention de semer le désordre à l’aéroport Ben Gourion », a déclaré Olivia Zemor, coordinatrice du mouvement Bienvenue Palestine en France.

Jeudi, Israël a envoyé aux compagnies aérienne « une liste de personnes indésirables » sur son territoire, a expliqué une source aéroportuaire française. Selon le site d’information israélien Ynet, la plupart des personnes figurant sur cette liste sont de nationalité française.

DÉPLOIEMENT POLICIER

Israël a remis aux « compagnies aériennes une liste de 342 personnes indésirables, les avertissant qu’elles seront aussitôt refoulées aux frais des compagnies » a indiqué la porte parole des services de l’immigration Sabin Hadad. Suite à cet avertissement « les compagnies ont refusé dores et déjà de prendre à bord quelques 200 de ces passagers » a-t-elle précisé. Durant la nuit Israël a déjà refoulé vers les Etats Unis deux militantes américaines, venues par avion, a-t-elle ajouté.

La police israélienne était en état d’alerte en prévision de l’arrivée de ces militants, qualifiés de « hooligans » par le ministre israélien de la sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, qui a prévenu qu’ils seraient expulsés dès leur arrivée. « Plusieurs centaines de policiers ont été déployés pour éviter tout désordre. Ils ont reçu pour consigne d’agir avec fermeté et retenue, en arrêtant sur le champ tout fauteur de troubles », a précisé le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

« HYSTÉRIE »

Ces policiers, dont des membres de l’unité d’élite chargée d’intervenir en cas d’attentat et des garde-frontières, ont été envoyés en renfort des centaines d’agents de sécurité opérant régulièrement à l’aéroport. « L’aéroport n’est pas un champ de bataille et en conséquence, les policiers n’ont pas été équipés de matraques, de grenades lacrymogènes » ou d’autre matériel antiémeutes, a toutefois précisé Micky Rosenfeld.

Tout en relevant l’objectif dissuasif de la mobilisation policière à l’aéroport, les médias israéliens jugeaient celle-ci excessive. La radio publique s’alarmait d’une une véritable « hystérie » des autorités, alors que le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot titrait : « Nous sommes devenus cinglés« , ironisant sur le fait qu’un « pays entier est sur les dents en attendant la venue d’une militante italienne octogénaire« .

Un ancien porte-parole de l’armée, le député du parti centriste Kadima, a déploré pour sa part à la télévision que le pays continue à traiter comme une menace militaire des manifestations de civils non armés, telles qu’elles se produisent dans tout le monde arabe.

Les organisateurs de Bienvenue en Palestine ont expliqué vouloir marquer l’anniversaire de la décision, le 9 juillet 2004, de la Cour internationale de justice (CIJ) déclarant illégale la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie.

Des centaines de militants sont attendus de France, de Belgique, d’Allemagne, du Royaume-Uni, des Etats-Unis et d’Italie pour participer à cette opération, à l’invitation de 15 associations palestiniennes, selon les organisateurs.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/07/08/une-cinquantaine-de-militants-pro-palestiniens-bloques-a-roissy_1546268_3218.html

Collaboration des compagnies aériennes avec les services secrets israéliens


Un peu partout en Europe ce matin, la protestation se développe contre la scandaleuse collaboration des compagnies aériennes avec les services secrets israéliens, pour empêcher les participants de la mission BienvenuePalestine de prendre leurs avions.

Ces compagnies fonctionnent avec une „liste noire” qui leur a été fournie par la police israélienne. Y figurent de „dangereux agitateurs” âgés de 9 ans pour la plus jeune voyageuse, de 85 ans pour le plus âgé.

A Genève, nos camarades exigent de la compagnie Easyjet qu‚elle justifie, par écrit, son refus d‚embarquer des passagers tous munis de leurs billets et passeports valides.

Faites connaître la réalité de la collaboration européenne avec le gouvernement israélien. Diffusez ce message et la vidéo qui va avec.

http://www.europalestine.com/spip.php?article6295

Le blog Nawaat menacé par Antoine Sfeir


Par Gilles Klein le 07/07/2011

L’avocate d’Antoine Sfeir (spécialiste du monde arabe, habitué des plateaux de télévision française) exige, depuis le 16 juin dernier, le retrait d’un article publié sur le blog collectif tunisien Nawaat le 20 mars dernier. Quatre autres sites ont aussi été mis en cause par un autre observateur averti du monde arabe, Antoine Basbous. Face au refus de Nawaat, l’avocate de Sfeir fait pression sur l’hébergeur du site, une société basée aux USA, comme le montre la lettre reçue en copie par Nawaat (fichier PDF).

Le 20 mars dernier, Nawaat publie un texte polémique de René Naba, journaliste libanais (« Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France presse (1978-1990), ancien conseiller du directeur-général de RMC pour l’information (1989-1994« ) :

« Ils sont deux, se partageant les plateaux de télévision de France, au gré de l’actualité et des connivences journalistiques, dans une subtile répartition des rôles, dans la pure tradition des westerns spaghettis du style «la bête et le méchant», distillant sur un ton docte leur science présumée, un remugle de la pensée kleenex de la doxa atlantiste, selon les désirs de leurs auditeurs et les besoins de leur commanditaire. » écrit Naba.

« Ils…ce sont les deux fameux duo des Antoine, Antoine Sfeir, directeur des «Cahiers de l’Orient», et Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des Pays Arabes, au choix, les Dupont et Dupont, ou, les pieds nickelés de la pensée stratégique occidentale, la caution exotique de la stratégie anti arabe de la France et de la stratégie anti-islamiste de la sphère néo conservatrice américaine. »

« Tous deux se réclament du patriarche irrédentiste maronite, Mgr Pierre Nasrallah Sfeir, récemment désavoué par le Vatican et démissionné au prétexte de l’âge, mais pour ces chrétiens libanais chauvins, l’argent n’a pas d’odeur, même s’il sent le souffre, surtout s’il sent le souffre des dictatures arabes. »

« La singularité de la France, qui confine à la spéciosité, a été de confier à des Maronites libanais la responsabilité du dispositif médiatique français à destination du Monde arabe, rarement en raison de la compétence de la personne, le plus souvent en raison de sa serviabilité à l’égard du pays hôte et de son empressement à aller au devant ses désirs. »

Nawaat,

Nawaat 20 mars 2011

Nawaat

 

Nawaat 20 juin 2011

Le 20 juin Nawaat et pluseiurs autres sites qui avaient repris le texte de Naba publient un long texte commun en réponse aux menaces dont ils font l’objet :

« Les signataires de ce texte commun souhaitent porter à l’attention de leurs lecteurs les précisions suivantes :

« L’article, objet du courrier des conseils juridiques des deux Antoine, mentionne pas moins de treize journalistes, notamment, Philippe Val, Mohamad Sifaoui, Frédéric Encel, Jeune Afrique, Afrique Asie, l’ancien ambassadeur de Tunisie à l’Unesco Merzi Haddad, l’universitaire Caroline Fourest, le présentateur de France 2 William Leymergie et son équipe Sophie Davant et Françoise Laborde, sans compter des personnalités politiques de premier plan. Aucun n’a formulé une requête visant au retrait de l’article, sauf ces deux personnes. Par ailleurs, le courrier ne mentionne aucun passage spécifique, se bornant à évoquer la diffamation. Il est de notoriété publique que les propos incriminés peuvent faire l’usage d’un droit de réponse, conformément aux usages. »

« Le fait de demander la suppression pure et simple de l’article, sans faire au préalable usage d’un droit de réponse, équivaudrait à une censure de fait. Censure d’autant plus inadmissible que les plaignants occupent moins d’un cinquième de cet article. »


« En quatre ans de fonctionnement, l’auteur de cet article a déjà publié sur son site une trentaine de portraits de personnalités politiques et médiatiques internationales de premier plan, tant françaises qu’arabes, sans concession, et sans jamais n’avoir jusque-là fait l’objet de la moindre plainte ou de la moindre doléance de la part des destinataires. Cet indice témoigne du sérieux de l’auteur et de la rigueur de ce site. »

 « Antoine Basbous et Antoine Sfeir, ont opté pour une voie conflictuelle, faisant planer la menace de poursuites judiciaires pour obtenir le retrait pur et simple du papier. Brandir la voie judiciaire pour obtenir le retrait d’un papier relève d’une sournoise tentative d’intimidation et d’une censure déguisée. » ajoutent les sites visés.

Sur la différence de discours public d’Antoine Sfeir, avant et après la chute de Ben Ali, relire ceci.

 

source

Bienvenue en Palestine


Voici la vidéo tournée par l’équipe de « Palestine Vivra », jeudi à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Sur ordre du gouvernement israélien, la compagnie hongroise MALEV a refusé d’embarquer trente passagers en partance pour la mission BienvenuePalestine #8juillet.

La compagnie hongroise confirme qu’elle obéit à Israël. La police française déclare à nos camarades qu’elle a reçu des ordres de ne pas enregistrer nos plaintes pour ces agissements illégaux.

Voici la vidéo.

http://www.youtube.com/watch?v=PPEfi2kFNp8

Aux lève-tôt de la région parisienne, nous rappelons que plusieurs centaines de passagers de la mission sont depuis 5 heures du matin à l’aéroport de Roissy-CDG, au terminal T1 comptoir Lufthansa, ainsi qu’au terminal 2F comptoir Alitalia, et au terminal 2D comptoir Austrian, pour faire valoir leur droit de se rendre en Palestine occupée.

Que tous ceux qui le peuvent les rejoignent.

CAPJPO-EuroPalestine

Israël, sur les dents, attend les passagers d’avion propalestiniens




jeudi 7 juillet 2011, par La Rédaction
(Al-Oufok)

Israël était jeudi sur les dents à la veille de l’arrivée annoncée de militants propalestiniens à l’aéroport international de Tel Aviv après avoir réussi à tenir en échec une tentative de forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.
La police israélienne était en état d’alerte à l’aéroport Ben Gourion en prévision de l’arrivée à partir de jeudi soir de militants étrangers qui souhaitent exprimer leur solidarité avec les Palestiniens, selon des sources policières.
Sous la pression d’Israël, qui a menacé d’utiliser la force contre la flottille, les autorités grecques interdisent depuis vendredi le départ de tout bateau pour Gaza, invoquant la nécessité de « protéger les passagers ».
Tout en relevant l’objectif dissuasif de la mobilisation policière à l’aéroport, les médias israéliens critiquaient jeudi son caractère excessif. La radio publique s’alarmait d’une véritable « hystérie » des autorités et le quotidien à grand tirage Yediot Ahararonot titrait : « Nous sommes devenus cinglés », ironisant sur le fait qu’un « pays entier est sur les dents en attendant la venue d’une militante italienne octogénaire ».
Un ancien porte-parole de l’armée, le député du parti centriste Kadima (opposition) Nahman Shaï, a déploré pour sa part à la télévision qu’ »Israël continue à traiter comme une menace militaire des manifestations de civils non armés » telles qu’elles se produisent dans tout le monde arabe.
« Plusieurs centaines de policiers ont été déployés pour éviter tout désordre. Ils ont reçu pour consigne d’agir avec fermeté et retenue, en arrêtant sur le champ tout fauteur de troubles », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.
Ces policiers, dont des membres de l’unité d’élite chargée d’intervenir en cas d’attentat et des gardes-frontières, ont été envoyés en renfort des centaines d’agents de sécurité opérant régulièrement à l’aéroport.
« L’aéroport n’est pas un champ de bataille et en conséquence, les policiers n’ont pas été équipés de matraques, de grenades lacrymogènes » ou d’autre matériel antiémeutes, a toutefois précisé M. Rosenfeld.
Des associations de soutien aux Palestiniens ont appelé sur internet leurs sympathisants à converger le 8 juillet vers l’aéroport de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.
Les organisateurs de l’évènement ont expliqué qu’il s’agissait de marquer l’anniversaire de la décision, le 9 juillet 2004, de la Cour internationale de Justice (CIJ) selon laquelle la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie est illégale.
Des centaines de militants attendus de France, de Belgique, d’Allemagne, du Royaume-Uni, des Etats-Unis et d’Italie doivent participer à cette opération « Bienvenue en Palestine », à l’invitation de 15 associations palestiniennes, selon les organisateurs.
Le ministre israélien de la Sécurité publique Yitzhak Aharonovitch a qualifié les militants propalestiniens de « hooligans » et prévenu qu’ils seraient immédiatement expulsés en cas de manifestation, une procédure déjà régulièrement appliquée par le passé.
En Grèce, le seul navire de la flottille à avoir pu prendre le large, le bateau français Dignité-Al Karama, était bloqué dans l’île de Crète (sud) par les autorités grecques.
Le Dignité Al-Karama transporte douze personnes, dont Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) français, et Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV).

Aéroport de Tel Aviv, une expérience israélienne


Deux jeunes d’intal séquestrées et expulsées en arrivant à l’aeroport de Tel Aviv

Jeudi 30 juin 2011, Elise et Rachida atterrissent à l’Aéroport Ben Gurion de Tel Aviv, en Israël à 23h00, heure locale. « Le vol s’est bien passé, Elise a discuté avec sa voisine pour lui demander la traduction de mots en hébreu », nous explique Rachida. « Nous savions que quelques tracasseries à la douane étaient possibles, mais rien ne nous laissait présager les 24 prochaines heures ».

Arrivée à l’aéroport de Tel Aviv

Elise et Rachida planifient leur voyage en Palestine et en Israël depuis des mois. Elle s’y rendent pour visiter le pays, rencontrer des associations palestiniennes, visiter Jérusalem, la Cisjordanie, la Galilée, découvrir la réalité de l’occupation, de la discrimination contre la population palestinienne, mais aussi rencontrer les acteurs de terrains, des ONG, des associations de la société civile. Comme son amie, Elise s’est préparée: « On nous a expliqué qu’il ne fallait pas nous étendre sur les motifs de notre voyage. Si l’on stipule que l’on va rencontrer des Palestiniens, les autorités israéliennes nous refusent l’accès au territoire. »

Elles sortent de l’avion. C’est Elise qui est abordée par une garde: « Where are you going? » « Tel Aviv » « And then? » « On the coast, Jérusalem… ». Les filles avancent ensuite vers les douanes proprement dites. Rachida remet son passeport au douanier: «Il m’a posé quelques questions, sur ma destination surtout. Je lui ai dit que nous nous rendions à Tel Aviv, puis que nous descendrions la côte jusqu’à Eilat, avant de faire une boucle dans le pays. Alors que je lui parlais, une femme est arrivée à côté de moi et m’a demandé de la suivre. Après quelques minutes, Elise m’a rejoint ».

Début des interrogatoires

Les interrogatoires débutent. Ensemble, puis séparément, les deux belges font face aux officiers israéliens. Elise leur remet une réservation d’hôtel pour Tel Aviv et quelques papiers qui préparaient son voyage en Israël. De nombreuses questions sont posées sur leurs origines, leurs finances, leur lien entre elles, le but du voyage et le voile de Rachida. Ils demandaient également si elles avaient l’intention de se rendre dans les Territoires Palestiniens. « Ils étaient obsédés par les question de religions, de cultures, de langues » remarque Elise. « Vous avez des mots en hébreu dans votre pile de papier! » remarque la garde. « J’ai appris un peu d’hébreu, je me suis entrainée. » « L’hébreu, comme c’est étrange… Pourquoi pas une autre langue ? » « «J’ai aussi appris l’italien, l’anglais et le néerlandais! ».

Très vite les questions portent sur le voile de Rachida: « Cela ne vous dérange pas que votre amie porte le voile? Comment nommerais-tu ce vêtement?» demande une garde. « Heu un foulard, je ne sais pas le dire en anglais. »« Et toi Rachida, sais-tu tu comment on le dit en anglais? ». « Euh…? oui, on dit a scarf ». « Non, ce n’est pas comme cela qu’on appelle ce vêtement en anglais. En anglais, on appelle cela un hijab! » souligne la garde.

Ils n’ont pas apprécié le fait qu’on réclame, qu’on ne soit pas dociles et silencieuses

Fin de la discussion, les filles sont renvoyées dans la salle d’attente. Elles commencent à s’impatienter: « Cela faisait plus de quatre heures que nous attendions dans cette salle d’attente entre des interviews de cinq minutes, nous voyions des touristes arriver et repartir, alors que nous devions attendre en restant coincées là, sans nos passeports… Nous commencions à nous impatienter, nous étions fatiguées et avions faim. »

Elise et Rachida se dirigent vers un bureau pour poser des questions: « Nous voulions une explication, cela faisait plusieurs heures que nous attendions. A partir de ce moment tout a changé, les gardes sont devenus agressifs. Ils n’ont pas apprécié le fait qu’on réclame, qu’on ne soit pas dociles et silencieuses ».

Après plusieurs heures d’attentes, on fouille leur GSM. Elise est interrogée pour la énième fois et on lui annonce : « You are denied. It will not be possible for you to enter Israel. You do not have enough money to do this trip. »

Deux gardes exigent alors de prendre ses empreintes et sa photo. Elle refuse. Ils insistent pendant 15 minutes. « Faites-le! » « Non, vous n’avez pas à prendre mes empreintes. Je refuse catégoriquement. » « Faites-le ou vous aurez des problèmes. » « Pas question!». Les gardes laissent tomber.

De retour dans la salle d’attente, la même demande est faite à Rachida, elle refuse également. Un garde se poste devant la salle d’attente. Tout déplacement des filles est surveillé et accompagné. Rachida se fait aborder par une garde israélienne en arabe. « Je ne réponds pas, elle insiste en arabe, je lui explique en anglais que je ne parle pas l’arabe ». Les filles sont amenées vers la salle des bagages. Changement d’équipe, elles prennent leurs bagages, une fois de plus, les mêmes questions. Pendant deux heures, on procède à une fouille corporelle ainsi qu’à une fouille minutieuse de leurs bagages, objet par objet.

Le refus d’accéder au territoire est signifié

De retour dans le hall des arrivées, vers 6h30 du matin, il n’y avait plus aucun autre passager. Une dizaine de gardes les attendaient: « Votre accès au territoire israélien est refusé. Suivez-nous! » Les filles protestent et exigent une explication: « Nous avions compris que nous serions de toute façon déportées. Nous n’allions pas l’accepter avec le sourire. Nous avions décidé de parler seulement en français et d’exiger une explication. Ils sont devenus super agressifs avec nous, nous nous sentions clairement menacées au milieu de ces gardes». Toute demande pour contacter la Belgique ou l’Ambassade belge à Tel-Aviv leur a été refusée. Elles ont quand même eu le réflexe d’envoyer quelques sms en Belgique.

Cris, menaces, … Les filles sont sommées de les suivre et sont embarquées manu militari dans une camionnette. Elise raconte: « Nous avions vraiment peur, je ne savais pas où ils nous emmenaient, l’ambiance était super agressive ». Rachida demande des explications au garde en charge de leur transfert: «Il me répond que l’Etat d’Israël expulse qui il veut, quand il veut et qu’ils n’ont pas à donner de raison! La seule explication qu’il nous accorde est que nous nous dirigeons vers le centre de l’immigration». Nous arrivons au centre : une prison avec des barreaux aux fenêtres.

Le centre de détention

Les filles sont amenées dans le hall, les gardes sont très nerveux. Ils leur crient dessus. Elise doit se lever, on lui donne des draps et on ouvre une cellule, lui ordonnant d’entrer. Pour elle, il n’est « pas question d’entrer. Six gardes m’entourent et on m’attrape par les bras pour me faire entrer de force en cellule. Ils me faisaient très mal ». Rachida profite de la confusion pour appeler l’Ambassade. Deux gardes foncent sur elle, l’agrippent au visage et lui arrachent son téléphone pour l’empêcher de laisser un message. Ensuite on la jette sur le côté et on les force toutes les deux à entrer en cellule. « Enfermées, nous n’avions plus aucun contact avec l’extérieur. Nos contacts en Belgique, alertés par nos sms envoyés plus tôt, se sont chargés de prévenir l’Ambassade belge à Tel-Aviv. Grâce à leur intervention, le secrétaire de l’Ambassade est venu nous rendre visite au centre de détention».

Suite aux maintes négociations avec les gardes du centre, elles ont pu récupérer quelques affaires de base dans leurs bagages (médicaments, brosse à dent…). Elles ont enfin pu prendre contact avec leurs familles, via le téléphone du secrétaire de l’Ambassade, qui ont décidé de les faire rentrer par le premier vol vers Bruxelles.

Expulsion

Au bout de plusieurs heures d’attente en cellule, la police a finalement donné son autorisation pour que les filles quittent le territoire. Les billets d’avion ont alors été faxés au centre de détention.

Rachida et Elise ont été reconduites à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv après 17h d’enfermement et sont arrivées samedi 2 juillet à 5h du matin à Zaventem.

« Cette expérience de 25h d’interrogatoires, d’enfermement, d’injustice, nous a permis de réaliser ce que pouvaient ressentir quotidiennement un Palestinien. Nous avons vécu le racisme, l’arbitraire, le dénigrement et la frustration face à l’oppresseur. Encore une fois l’Etat d’Israël a abusé de son statut et n’a pas hésité à outrepasser ses droits. Malgré l’intimidation et les menaces proférées à notre égard et cela dans le but de nous dissuader de revenir en Palestine, notre motivation n’a fait que croître ainsi que notre sentiment de solidarité envers le peuple palestinien.»

Les sioinistes aux abois


Après avoir confisqué la Mer Égée, voila qu’ils s’en prennent aux aéroports étrangers.


Les Israéliens ont envoyé une liste de plusieurs centaines de noms de voyageurs à toutes les compagnies aériennes du monde en leur demandant de ne pas les laisser embarquer, afin qu’ils ne puissent pas se rendre en Cisjordanie.
Certaines compagnies ont commencé à passer des coups de fils à nos participants pour essayer de les dissuader de voyager.

NOUS APPELONS LES PARTICIPANTS DE LA MISSION, ET TOUS LEURS AMIS, FAMILLES ET SYMPATHISANTS À SE RENDRE DÈS DEMAIN MATIN DANS LES AEROPORTS OÙ ISRAEL VEUT TENTER D’INTIMIDER LES COMPAGNIES POUR LES AMENER À VIOLER LE DROIT.

NOUS DEVONS ALLER EXIGER D’EMBARQUER ET FAIRE VALOIR NOS DROITS.

AUCUN(E) D’ENTRE NOUS NE DOIT MANQUER A L’APPEL ! AU CONTRAIRE MOBILISEZ SANS TARDER POUR QUE, DEMAIN, DAVANTAGE DE PERSONNES ET JOURNALISTES NOUS ACCOMPAGNENT DANS LES AEROPORTS OÙ NOUS AVONS RENDEZ-VOUS .

A COMMENCER PAR ROISSY-CHARLES DE GAULLE, A 4H 30 DU MATIN, AU TERMINAL T1 (LUFTHANSA) ET AU TERMINAL 2F (ALITALIA). LES PASSAGERS PARTANT PAR ROISSY DEMAIN MATIN ET VOLANT SUR D’AUTRES COMPAGNIES SONT PRIÉS DE COMMENCER PAR VENIR AU TERMINAL T1 EN SOUTIEN.

POUR LES AUTRES VILLES OÙ IL Y A DES DÉPARTS D’AVION PRÉVUS PAR LA MISSION « BIENVENUE EN PALESTINE », MÊME MOBILISATION AU CAS PAR CAS :

GENEVE
ROME
BRUXELLES
ZURICH
FRANCFORT
BUDAPEST
LONDRES
VIENNE
ISTAMBUL
ATHENES
BUCAREST

LE GOUVERNEMENT ISRAÉLIEN EST AINSI EN TRAIN D’AVOUER AU MONDE ENTIER QU’IL N’Y A PAS UN BLOCUS MAIS BIEN DEUX, ET ILS CONCERNENT L’ENSEMBLE DE LA PALESTINE.

L’OCCUPATION EST TELLEMENT ABJECTE QU’ELLE NE PEUT SE PERMETTRE LE MOINDRE TEMOIN.

MAIS NOUS NE LÂCHERONS RIEN ! LE COMBAT POUR LE DROIT ET LA JUSTICE NE CESSERA AU CONTRAIRE DE S’AMPLIFIER !

ET SI NOS GOUVERNEMENTS ACCEPTENT QUE L’OCCUPANT ISRAELIEN INSTALLE SES SALES BOTTES DANS NOS AEROPORTS ET PRENNE DES VOYAGEURS EN OTAGE, ILS NE VONT PAS TARDER A LE REGRETTER !

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