Révolution post-islamiste


mercredi 2 mars 2011, par Olivier Roy

L’opinion européenne interprète les soulèvements populaires en Afrique du Nord et en Egypte à travers une grille vieille de plus de trente ans : la révolution islamique d’Iran. Elle s’attend donc à voir les mouvements islamistes, en l’occurrence les Frères musulmans et leurs équivalents locaux, être soit à la tête du mouvement, soit en embuscade, prêt à prendre le pouvoir. Mais la discrétion et le pragmatisme des Frères musulmans étonnent et inquiètent : où sont passés les islamistes ?
Mais si l’on regarde ceux qui ont lancé le mouvement, il est évident qu’il s’agit d’une génération post-islamiste. Les grands mouvements révolutionnaires des années 1970 et 1980, pour eux c’est de l’histoire ancienne, celles de leurs parents. Cette nouvelle génération ne s’intéresse pas à l’idéologie : les slogans sont tous pragmatiques et concrets (« dégage », « erhal ») ; il ne font pas appel à l’islam comme leurs prédécesseurs le faisaient en Algérie à la fin des années 1980. Ils expriment avant tout un rejet des dictatures corrompues et une demande de démocratie. Cela ne veut évidemment pas dire que les manifestants sont laïcs, mais simplement qu’ils ne voient pas dans l’islam une idéologie politique à même de créer un ordre meilleur : ils sont bien dans un espace politique séculier. Et il en va de même pour les autres idéologies : ils sont nationalistes (voir les drapeaux agités) mais ne prônent pas le nationalisme. Plus originale est la mise en sourdine des théories du complot : les Etats-Unis et Israël (ou la France en Tunisie, qui a pourtant soutenu Ben Ali jusqu’au bout) ne sont pas désignés comme la cause des malheur du monde arabe. Même le pan-arabisme a disparu comme slogan, alors même que l’effet de mimétisme qui jette les Egyptiens et les Yéménites dans la rue à la suite des événements de Tunis montre qu’il y a bien une réalité politique du monde arabe.
Cette génération est pluraliste, sans doute parce qu’elle est aussi plus individualiste. Les études sociologiques montrent que cette génération est plus éduquée que la précédente, vit plus dans le cadre de familles nucléaires, a moins d’enfants, mais en même temps, elle est au chômage ou bien vit dans le déclassement social. Elle est plus informée, et a souvent accès aux moyens de communications modernes qui permettent de se connecter en réseau d’individu à individu sans passer par la médiation de partis politiques (de toute façon interdits). Les jeunes savent que les régimes islamistes sont devenus des dictatures : ils ne sont fascinés ni par l’Iran ni par l’Arabie saoudite. Ceux qui manifestent en Egypte sont précisément ceux qui manifestaient en Iran contre Ahmedinejad (pour des raisons de propagande le régime de Téhéran fait semblant de soutenir le mouvement en Egypte, mais c’est un règlement de comptes avec Moubarak). Ils sont peut-être croyants, mais séparent cela de leur revendications politiques : en ce sens le mouvement est « séculier », car il sépare religion et politique. La pratique religieuse s’est individualisée.
On manifeste avant tout pour la dignité, pour le « respect » : ce slogan est parti de l’Algérie à la fin des années 1990. Les valeurs dont on se réclame sont universelles. Mais la démocratie qu’on demande aujourd’hui n’est plus un produit d’importation : c’est toute la différence avec la promotion de la démocratie faite par l’administration Bush en 2003, qui n’était pas recevable car elle n’avait aucune légitimité politique et était associée à une intervention militaire. Paradoxalement l’affaiblissement des Etats-unis au Moyen-Orient, et le pragmatisme de l’administration Obama, aujourd’hui permettent à une demande autochtone de démocratie de s’exprimer en toute légitimité.
Ceci dit une révolte ne fait pas une révolution. Le mouvement n’a pas de leaders, pas de partis politiques et pas d’encadrement, ce qui est cohérent avec sa nature mais pose le problème de l’institutionnalisation de la démocratie. Il est peu probable que la disparition d’une dictature entraîne automatiquement la mise en place d’une démocratie libérale, comme Washington l’espérait pour l’Irak. Il y a dans chaque pays arabe, comme ailleurs, un paysage politique d’autant plus complexe qu’il a été occulté par la dictature. Or en fait, à part les Islamistes et, très souvent, les syndicats (même affaiblis), il n’y a pas grand chose.
Nous appelons islamistes ceux qui voient dans l’islam une idéologie politique à même de résoudre tous les problèmes de la société. Les plus radicaux ont quitté la scène pour le jihad international et ne sont plus là : ils sont dans le désert avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), au Pakistan ou dans la banlieue de Londres. Ils n’ont pas de base sociale ou politique. Le jihad global est complètement déconnecté des mouvements sociaux et des luttes nationales. Bien sûr la propagande d’Al-Qaida essaie de présenter le mouvement comme l’avant-garde de toute la communauté musulmane contre l’oppression occidentale, mais cela ne marche pas. Al-Qaida recrute de jeunes jihadistes dé-territorialisés, sans base sociale, qui ont tous coupé avec leur voisinage et leur famille. Al-Qaida reste enfermé dans sa logique de « propagande par le fait » et ne s’est jamais préoccupé de construire une structure politique au sein des sociétés musulmanes. Comme de plus l’action d’Al-Qaida se déroule surtout en Occident ou vise des cibles définies comme occidentales, son impact dans les sociétés réelles est nul.
Une autre illusion d’optique est de lier la réislamisation massive qu’ont semblé connaître les sociétés du monde arabe au cours des trente dernières années avec une radicalisation politique. Si les sociétés arabes sont plus visiblement islamiques qu’il y a trente ou quarante ans, comment expliquer l’absence de slogans islamiques dans les manifestations actuelles ? C’est le paradoxe de l’islamisation : elle a largement dépolitisé l’islam. La réislamisation sociale et culturelle (le port du voile, le nombre de mosquées, la multiplication des prêcheurs, des chaînes de télévision religieuses) s’est faite en dehors des militants islamistes, elle a aussi ouvert un « marché religieux » dont plus personne n’a le monopole ; elle est aussi en phase avec la nouvelle quête du religieux chez les jeunes, qui est individualiste mais aussi changeante. Bref les islamistes ont perdu le monopole de la parole religieuse dans l’espace public, qu’ils avaient dans les années 1980.
D’une part les dictatures ont souvent (mais pas en Tunisie) favorisé un islam conservateur, visible mais peu politique, obsédé par le contrôle des moeurs. Le port du voile s’est banalisé. Ce conservatisme de l’Etat s’est trouvé en phase avec la mouvance dite « salafiste » qui met l’accent sur la réislamisation des individus et non sur les mouvements sociaux. Bref, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la réislamisation a entraîné une banalisation et une dépolitisation du marqueur religieux : quand tout est religieux, plus rien n’est religieux. Ce qui, vu de l’Occident, a été perçu comme une grande vague verte de réislamisation ne correspond finalement qu’à une banalisation : tout devient islamique, du fast-food à la mode féminine. Mais les formes de piété se sont aussi individualisées : on se construit sa foi, on cherche le prêcheur qui parle de la réalisation de soi, comme l’Egyptien Amr Khaled, et on ne s’intéresse plus à l’utopie de l’Etat islamique. Les « salafis » se concentrent sur la défense des signes et valeurs religieuses mais n’ont pas de programme politique : ils sont absents de la contestation où l’on ne voit pas de femmes en burqa (alors qu’il y a beaucoup de femmes parmi les manifestants, même en Egypte). Et puis d’autres courants religieux qu’on croyait en retrait, comme le soufisme, fleurissent à nouveau. Cette diversification du religieux sort aussi du cadre de l’islam, comme on le voit en Algérie ou en Iran, avec une vague de conversions au christianisme.
Une autre erreur est de concevoir les dictatures comme défendant le sécularisme contre le fanatisme religieux. Les régimes autoritaires n’ont pas sécularisé les sociétés, au contraire, sauf en Tunisie, ils se sont accommodés d’une réislamisation de type néo fondamentaliste, où l’on parle de mettre en œuvre la charia sans se poser la question de la nature de l’Etat. Partout les oulamas et les institutions religieuses officielles ont été domestiqués par l’Etat, tout en se repliant sur un conservatisme théologique frileux. Si bien que les clercs traditionnels, formés à Al-Azhar, ne sont plus dans le coup, ni sur la question politique, ni même sur les grands enjeux de la société. Ils n’ont rien à offrir aux nouvelles générations qui cherchent de nouveaux modèles pour vivre leur foi dans un monde plus ouvert. Mais du coup les conservateurs religieux ne sont plus du côté de la contestation populaire.
Cette évolution touche aussi les mouvements politiques islamistes, qui s’incarnent dans la mouvance des Frères musulmans et de leurs épigones, comme le parti Nahda en Tunisie. Les Frères musulmans ont bien changé. Le premier point c’est bien sûr l’expérience de l’échec, aussi bien dans l’apparent succès (la révolution islamique d’Iran), que dans la défaite (la répression partout menée contre eux). La nouvelle génération militante en a tiré les leçons, ainsi que des anciens comme Rachid Ghannouchi en Tunisie. Ils ont compris que vouloir prendre le pouvoir à la suite d’une révolution conduisait soit à la guerre civile, soit à la dictature ; dans leur lutte contre la répression ils se sont rapprochés des autres forces politiques. Bons connaisseurs de leur propre société, ils savent aussi le peu de poids de l’idéologie. Ils ont aussi tiré les leçons du modèle turc : Erdogan et le parti AK ont pu concilier démocratie, victoire électorale, développement économique, indépendance nationale et promotion de valeurs sinon islamiques, du moins « d’authenticité ».
Mais surtout les Frères musulmans ne sont plus porteurs d’un autre modèle économique ou social. Ils sont devenus conservateurs quant aux mœurs, et libéraux quant à l’économie. Et c’est sans doute l’évolution la plus notable : dans les années 1980, les islamistes (mais surtout les chi’ites) prétendaient défendre les intérêts des classes opprimées et prônaient une étatisation de l’économie, et une redistribution de la richesse. Aujourd’hui les Frères musulmans égyptiens ont approuvé la contre-réforme agraire menée par Moubarak, laquelle consiste à redonner aux propriétaires terriens le droit d’augmenter les baux et de renvoyer leurs fermiers. Si bien que les islamistes ne sont plus présents dans les mouvements sociaux qui agitent le delta du Nil, où l’on observe désormais un retour de la « gauche », c’est dire de militants syndicalistes.
Mais l’embourgeoisement des islamistes est aussi un atout pour la démocratie : faute de jouer sur la carte de la révolution islamique, il les pousse à la conciliation, au compromis et à l’alliance avec d’autres forces politiques. La question aujourd’hui n’est plus de savoir si les dictatures sont le meilleur rempart contre l’islamisme ou non. Les islamistes sont devenus des acteurs du jeu démocratique. Ils vont bien sûr peser dans le sens d’un plus grand contrôle des mœurs, mais faute de s’appuyer sur un appareil de répression comme en Iran, ou sur une police religieuse comme en Arabie saoudite, ils vont devoir composer avec une demande de liberté qui ne s’arrête pas seulement au droit d’élire un parlement. Bref ou bien les islamistes vont s’identifier au courant salafiste et conservateur traditionnels, perdant ainsi leur prétention de penser l’islam dans la modernité, ou bien ils vont devoir faire un effort de repenser leur conception des rapports entre la religion et la politique.
Les Frères musulmans seront d’autant plus une clé du changement que la génération en révolte ne cherche guère à se structurer politiquement. On reste dans la révolte de protestation, pas dans l’annonce d’un nouveau type de régime. D’autre part, les sociétés arabes restent plutôt conservatrices ; les classes moyennes qui se sont développées à la suite des libéralisations économiques veulent de la stabilité politique : elles protestent avant tout contre la nature prédatrice des dictatures, qui confine à la kleptomanie dans le régime tunisien. La comparaison entre la Tunisie et l’Egypte est éclairante. En Tunisie le clan Ben Ali avait affaibli tous ses alliés potentiels, par refus de partager non seulement le pouvoir mais surtout la richesse : la classe des hommes d’affaires a été littéralement escroquée en permanente par la famille, et l’armée a été laissée non seulement hors-jeu sur le plan politique, mais surtout en dehors de la distribution des richesses : l’armée tunisienne était pauvre ; elle a même un intérêt corporatiste à avoir un régime démocratique qui lui assurera sans doute un budget plus élevé.
Par contre en Egypte le régime avait une base sociale plus large, l’armée est associée non seulement au pouvoir mais aussi à la gestion de l’économie et à ses bénéfices. La demande démocratique butera donc partout dans le monde arabe sur l’enracinement social des réseaux de clientélisme de chaque régime. Il y a ici une dimension anthropologique intéressante : la demande de démocratie est-elle capable de dépasser les réseaux complexes d’allégeances et d’appartenances à des corps sociaux intermédiaires (qu’il s’agisse de l’armée, de tribus, de clientèles politiques, etc.). Quelle est la capacité des régimes à jouer sur les allégeances traditionnelles (les Bédouins en Jordanie, les tribus au Yémen) ? Comment ces groupes sociaux peuvent-ils ou non se brancher sur cette demande de démocratie et en devenir des acteurs ? Comment la référence religieuse va se diversifier et s’adapter à des nouvelles situations ? Le processus va être long et chaotique, mais une chose est certaine : nous ne sommes plus dans l’exceptionnalisme arabo-musulman. Les événements actuels reflètent un changement en profondeur des sociétés du monde arabe. Ces changements sont en cours depuis longtemps, mais ils étaient occultés par les clichés tenaces que l’Occident accrochaient sur le Moyen-Orient.
Il y a vingt ans, je publiais L’Echec de l’islam politique. Qu’il ait été lu ou non n’a pas d’importance, mais ce qui se passe aujourd’hui montre que les acteurs locaux ont tiré eux-mêmes les leçons de leur propre histoire. Nous n’en avons pas fini avec l’islam, certes, et la démocratie libérale n’est pas la « fin de l’histoire », mais il faut désormais penser l’islam dans le cadre de son autonomisation par rapport à une culture dite « arabo-musulmane » qui pas plus aujourd’hui qu’hier n’a été fermée sur elle-même.

Olivier Roy,
professeur et directeur du programme méditerranéen de l’Institut universitaire européen de Florence (Italie)
Le Monde du 14 février 2011

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Art arabe au féminin


Arab Women’s Solidarity Association – Belgium ASBL
www.awsa.be
0486/61 80 82

0881.718.815
363-0002517-35

Bureau : Local A 133, Amazone asbl, 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles.
Tél : 02/ 229 38 10

Siège social : avenue de l’Eternité, 6, 1070, Bruxelles.
Avec le soutien de la Communauté Française, Ministère de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des Chances.

« Bush en Irak, c’était formidable. Vous en reprendrez bien un peu en Libye ? »




Michel Collon

L’Otan se déclare prête à intervenir en Libye.
Nous voilà tout émus. Ainsi, ceux qui bombardent les civils en Afghanistan, veulent au contraire les protéger en Libye. Ceux qui n’ont pas levé le petit doigt quand Israël massacrait Gaza, se prennent tout à coup d’un amour immense pour les Arabes !

La larme à l’oeil, Bernard-Henri Lévy appelle à nouveau à la guerre, comme il le fit contre l’Irak. Mais la guerre humanitaire n’existe pas. La guerre pour le pétrole, si. Henry Kissinger (chef de la diplomatie US sous Nixon) avoua, un jour de franchise : « Les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts. »

Même si on veut que ça cesse, les Libyens ne souffriront pas moins sous une occupation par les Etats-Unis. Bush l’a prouvé en Irak, Obama en Afghanistan. Drogues, violences, terreur…

Tout en soutenant les revendications légitimes des peuples, et en réprouvant toute violence dictatoriale, on se souviendra que toutes les guerres des USA ont été bâties sur des médiamensonges. Chaque info ou prétendue info sera donc analysée avec l’émotion de la solidarité, mais aussi avec la raison de l’expérience…

Si la guerre humanitaire existait, les USA et l’Europe seraient intervenues pour sauver Gaza.

Pour en débattre : notre forum

Pour approfondir :
Les cinq grands « principes de la propagande de guerre » : 1. Occulter les intérêts économiques. 2. Se présenter en humanitaire. 3. Occulter l’Histoire. 4. Diaboliser l’adversaire. 5. Monopoliser l’info.
ont été exposés dans le livre Israël, parlons-en ! Voir : <<Nos livres et DVD>>

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Qui a donné l’ordre?


mardi 1 mars 2011

Un journal de Tunis titre aujourd’hui  »Qui sont derrière les casseurs? » au sujet des troubles du week-end à Tunis .Bien entendu l’article n’apportera pas de réponse à cette question en restant dans la ligne du Pouvoir qui a pris l’habitude de dénoncer les fauteurs de troubles sans jamais révéler les véritables commanditaires et pour cause puisqu’il en est vraisemblablement l’instigateur à travers sa Police Politique et la milice du RCD.Le but de cette manipulation grotesque est de détourner l’attention de l’opinion sur les buts inavoués dudit Pouvoir,de brouiller l’image de la Révolution et de s’imposer comme seul garant de l’ordre et de la stabilité.Et pour terminer en beauté on nous sort du chapeau la  »majorité silencieuse » qui refuse le chaos et l’insécurité que le Pouvoir alimente dans les coulisses.En effet les miliciens  »fantomatiques » du RCD et la Police Politique c’est  »bonnet blanc et blanc bonnet » quand on sait combien l’appareil de ce Parti honni était l’outil de surveillance en jeans et en baskets de la dictature dans le pays.

La  première question que ce Journal aurait du  se poser c’est :   »Qui a donné l’ordre de tirer à balles réelles sur les passants  et les manifestants? » .
Je demande aux média tunisiens de se révolter contre de tels agissements inadmissibles et de remplir pleinement leur role d’investigation de la vérité et de rempart des libertés .
De meme, les partis politiques sont étrangèment absents et silencieux là ou il faut crier haut et fort notre indignation contre de telles pratiques criminelles.

Le bilan est lourd avec cinq morts et notre démocratie naissante  ne peut l’accepter.

Salem.

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Abraham Serfaty, mort d’une figure hors du commun de l’opposition marocaine


Samedi 5 mars 2011 à 19H 

Salle de la Centrale Générale FGTB
Rue Watteeuw, 2 – 6
1000 Bruxelles

Abraham Serfaty, mort d’une figure hors du commun de l’opposition marocaine
Abraham Serfaty, militant anticolonialiste marocain, est mort le 18 novembre 2010, à l’âge de 84 ans. Figure hors du commun de l’opposition marocaine, opposant farouche à Hassan II, son itinéraire est emblématique de toute une génération, celle de la gauche radicale marxiste-léniniste. Cet homme était une montagne de détermination et de conviction, que ni la torture, ni la prison, ni l’exile n’ont réussi à ébranler. Il était le témoin engagé d’une époque noire, celle des « années de plomb » qui ont marqué le règne de Hassan II, et dont les séquelles se font encore sentir aujourd’hui au royaume de Mohamed VI.
Né en 1926 à Casablanca dans une famille juive, il adhère au PCF entre 1945 et 1949 (il est alors élève ingénieur aux Mines de Paris) et s’engage dans le combat pour l’indépendance de son pays. Il participe ensuite à la mise en place des nouvelles institutions. Il milite au sein du mouvement communiste marocain, mais rompt avec lui en 1970 et crée, avec d’autres militants de la gauche radicale, le mouvement Ilal Amam (En avant).
Arrêté une première fois en 1972, il entre dans la clandestinité avant d’être à nouveau incarcéré en 1974. Il croupira pendant plus de dix-sept ans en prison, notamment à Kénitra, où il sera torturé. Devenu un des plus célèbres prisonniers marocains, il sera libéré en septembre 1991 suite à une campagne internationale de solidarité, mais déchu de sa nationalité et expulsé du Maroc. Il ne sera autorisé à récupérer sa nationalité et à rentrer dans son pays qu’en août 1999, après l’avènement sur le trône de Mohamed VI.
Juif antisioniste, militant anticolonialiste, il a soutenu toutes les luttes pour l’autodétermination: celles des Palestiniens comme celle des Sahraouis. Tous ceux qui l’ont bien connu, rencontré, lu ses écrits ou simplement entendu parler de lui, garderont de cet homme le souvenir d’un exemple à suivre dans la lutte, la détermination et la fidélité jusqu’au bout aux nobles principes et convictions.
Programme de la cérémonie d’hommage à Abraham Serfaty
19H00: accueil
19H30: mot de bienvenue du comité organisateur
19H40: présentation des invités d’honneur
19H45: Prises de parole:
Pierre Galand: Président du CAL
Stefaan Declercq: Secrétaire Général de OXFAM Solidarité
Philippe Mahoux: Sénateur PS
Vincent Lurquin: Député Ecolo au Parlement bruxellois
Benjamin Pestiau: Président du PTB-Bruxelles
Jacques Debatty: Président du MOC – Bruxelles
FGTB Inter-Régionale de Bruxelles: orateur non précisé
Phlippe Hensmans: Directeur de Amnesty International Belgique Francophone
Abderrahim Berrada: Avocat et ami de Abraham Serfaty
Abdellah El Harrif: Secrétaire National de Annahj Addimocrati (La Voix Démocratique) et compagnon politique et de détention de Abraham Serfaty
Abdeslam Sbaiti: compagnon politique et ami de Abraham Serfaty
21H45: prises de parole dans la salle
22H15: Lecture d’extraits de textes écrits par Abraham Serfaty
22H30: Fin de la soirée d’hommage à Abraham Serfaty
Date: Samedi 5 mars 2011 à 19H
Lieu: Salle de la Centrale Générale FGTB
Rue Watteeuw, 2 – 6 à 1000 Bruxelles
(entre Sablon et Palais de Justice)
Transports: Trams 92 ét 94 (arrêt Sablon) – Bus: 95 (arrêt Sablon)
Comité organisateur: A. M. B. D. H. – Annahj Addimocrati (Belgique) – USFP (Belgique) – PSU (Belgique) PADS (Fédération Europe) – Comité de Soutien à l’AMDH en Belgique

Avec le soutien de: Centre d’Action Laique – CAL – OXFAM Solidarité – Amnesty International Belgique Francophone Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC – Bruxelles) – FGTB – Inter Régionale Bruxelles PS – Ecolo – PTB – LCR – CIC – Comité de Soutien à l’AMDH

Soraida, une femme de Palestine


A l’occasion de la Journée de la femme, l’Association Belgo-Palestinienne vous convie à la projection du film


De Tahani Rached (2004)

Le lundi 7 mars 2011 à 19h30

Au Centre Garcia Lorca, rue des Foulons, 47-49, 1000 Bruxelles

Ce film prend le contre-pied des clichés sur la Palestine, en nous faisant partager le quotidien de Soraida, de sa famille et de ses voisins, à Ramallah. Dans le quartier de Soraida, les femmes ne sont pas toutes voilées, les hommes ne tiennent pas de discours politiques creux, les jeunes ne portent pas de bombes à la ceinture, et les enfants s’amusent comme partout dans le monde. La vie continue à Ramallah, même si couvre-feux et checkpoints pèsent lourdement sur ses habitants. Ce film conduit le spectateur à se poser des questions fondamentales, qui lui permettent de voir la Palestine autrement : comment ne pas perdre son humanité lorsque l’on vit sous l’occupation ? Comment échapper à la haine et à la colère lorsque l’on est captif du couple infernal bourreau-victime ? Et comment résister à la ‘culture de la mort’ sans fuir la problématique douloureuse des attentats suicides ? (evene.fr)


La projection du film sera suivie d’un débat.

Infos

P.A.F. 2 €

Durée du film : 1h59 + débat

Contact : 02/223 07 56

Vers un « moment Moubarak » en Palestine


dimanche 27 février 2011 – 13h:03

Ali Abunimah
Al Jazeera

L’Autorité palestinienne doit se dissoudre elle-même, car son action va dans le sens des intérêts d’Israël, affirme Ali Abunimah.

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De nouvelles élections n’apporteraient pas au Président palestinien Mahmoud Abbas la crédibilité dont il a besoin, affirme Ali Abunimah.
(Photo : Reuters)

La lente décadence des institutions de la direction collective palestinienne de ces dernières années est arrivée à un état de crise avec les révolutions arabes, les révélations des Documents de Palestine, et l’absence de tout processus de paix crédible.

L’Autorité palestinienne (AP), basée à Ramallah, sous le contrôle de Mahmoud Abbas et de son parti le Fatah, a tenté de réagir à cette crise en appelant à des élections pour le Conseil législatif palestinien (CLP) et la présidence de l’AP.

Abbas espère que ces élections rendent une légitimité à sa direction. Le Hamas a rejeté de telles élections du fait de l’absence d’accord de réconciliation mettant fin à la division, une division qui résulte du refus du Fatah (avec Israël et les parrains occidentaux de l’AP, surtout des États-Unis) d’accepter le résultat des élections précédentes de 2006, où le Hamas avait remporté une victoire décisive.

Mais, même si de telles élections se tenaient en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, elles ne résoudraient en rien la crise d’une direction collective face au peuple palestinien tout entier, quelque dix millions de Palestiniens répartis entre ceux qui vivent dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupées, à l’intérieur d’Israël, et dans la diaspora dans le monde entier.

Une maison divisée

Il existe de nombreuses raisons pour s’opposer à de nouvelles élections de l’AP, même si le Hamas et le Fatah étaient prêts à régler leur différend. L’expérience depuis 2006 démontre qu’une démocratie, une gouvernance et une politique courante sont impossibles sous l’occupation militaire brutale d’Israël.

Le corps politique palestinien a été coupé non pas en deux grands courants politiques proposant des visions concurrentes, comme dans d’autres démocraties électorales, mais en un courant qui s’est aligné sur l’occupation et ses partisans à l’étranger, qui est soutenu par eux et qui dépend d’eux, et un autre courant qui reste engagé, au moins théoriquement, dans la résistance. De telles antinomies ne peuvent se résoudre par des élections.

L’AP de Ramallah sous Abbas fonctionne aujourd’hui comme un bras de l’occupation israélienne, alors que le Hamas, avec ses cadres emprisonnés, torturés et réprimés en Cisjordanie par Israël et par les forces d’Abbas, est assiégé à Gaza où il tente de gouverner. De son côté, le Hamas n’a proposé aucune vision politique cohérente pour sortir les Palestiniens de leur impasse, et sa gouvernance à Gaza commence de plus en plus à ressembler à celle de ses homologues du Fatah en Cisjordanie.

L’AP a été créée par une entente entre l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) et Israël dans le cadre des Accords d’Oslo. Le 13 septembre 1993, la « Déclaration de principes », signée par les parties, stipule que :

« Les négociations israélo-palestiniennes menées dans le cadre de l’actuel processus de paix au Moyen-Orient ont pour but notamment d’établir une Autorité intérimaire autonome palestinienne, le Conseil élu (le « Conseil »), pour les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, pour une période transitoire ne pouvant excéder cinq années, en vue d’un règlement permanent fondé sur les Résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité (ONU) » (article 1er).

En vertu de cet accord, les élections de l’AP devaient « constituer une étape préparatoire intérimaire importante vers la réalisation des droits légitimes du peuple palestinien et de ses justes revendications. »

Un modeste mandat

Ainsi, l’AP était prévue seulement pour être temporaire, transitoire, et son mandat limité à une simple fraction de la population palestinienne, celle de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les Accords d’Oslo limitaient explicitement les pouvoirs de l’AP aux fonctions qu’Israël lui déléguait dans le cadre de l’accord.

Par conséquent, des élections pour le CLP ne résoudront pas la question de la représentation du peuple palestinien dans son entier. La plus grande partie ne voterait pas. Et comme lors des élections précédentes, Israël interviendrait, surtout à Jérusalem-Est, pour tenter d’empêcher les Palestiniens sous occupation d’aller voter.

Considérant toutes ces conditions, un nouveau CLP élu ne servirait qu’à renforcer les divisions entre les Palestiniens tout en créant l’illusion que l’autonomie palestinienne existe – et peut se développer – sous l’occupation israélienne.

Une décennie et demie après sa création, il s’avère que l’Autorité palestinienne n’a pas été une étape vers « les droits légitimes du peuple palestinien », mais plutôt un obstacle majeur sur la voie qui y conduit.

L’AP n’offre aucune autonomie ou protection véritables aux Palestiniens sous occupation, lesquels continuent d’être brisés, assassinés, mutilés et assiégés par Israël en toute impunité, pendant qu’Israël confisque et colonise leur terre.

L’AP n’a jamais été, et ne peut pas être, un substitut à une réelle direction collective pour l’ensemble du peuple palestinien, et les élections de l’AP ne le sont pas davantage pour une autodétermination.

Dissoudre l’Autorité palestinien

Avec la faillite complète du « processus de paix » – l’ultime assaut lui fut porté par les Documents de Palestine -, il est temps pour l’AP d’avoir son moment Moubarak. Quand le tyran égyptien a finalement quitté ses fonctions, le 11 février, il a remis le pouvoir aux mains des forces armées.

L’AP doit se dissoudre elle-même, de la même façon, en annonçant que les responsabilités qui lui ont été déléguées par Israël sont rendues à la puissance occupante qui devra remplir alors l’intégralité de ses obligations résultant de la Quatrième Convention de Genève de 1949.

Il ne s’agirait pas d’une capitulation. Au contraire, ce serait une reconnaissance de la réalité et un acte de résistance de la part de Palestiniens qui refuseraient, collectivement, d’aider l’occupant à les occuper. En ôtant la feuille de vigne de l’ « autonomie » qui masque et préserve la tyrannie coloniale et militaire d’Israël, la fin de l’AP exposerait l’apartheid israélien à la face du monde.

Le même message va aussi à l’Union européenne et aux États-Unis qui financent directement l’occupation et la colonisation israéliennes via cette ruse de « l’aide » aux Palestiniens et de la formation des forces de sécurité qui agissent par procuration pour Israël. Si l’Union européenne souhaite continuer à financer l’occupation israélienne, elle doit avoir l’honnêteté de le faire ouvertement, et de ne pas utiliser les Palestiniens ou un processus de paix comme façade.

Dissoudre l’AP pourrait entraîner certaines difficultés et incertitudes pour les dizaines de milliers de Palestiniens, et ceux qui en dépendent, qui comptent sur les salaires versés par l’Union européenne via l’AP. Mais le peuple palestinien dans son entier – les millions qui ont été brisés ou marginalisés par Oslo – pourraient en tirer bien plus d’avantages.

En rendant les pouvoirs reçus par l’AP à l’occupant, les Palestiniens n’auraient plus à se concentrer sur la reconstitution de leur corps politique collectif et pourraient mettre en œuvre des stratégies afin de se libérer eux-mêmes du joug colonial israélien.

Une nouvelle direction

A quoi peut ressembler une véritable direction palestinienne ? Sans aucun doute, il s’agit là d’un défi redoutable. Beaucoup d’anciens chez les Palestiniens se souviennent avec émotion des beaux jours de l’OLP. L’OLP existe toujours, naturellement, mais ses organes ont depuis longtemps perdu toute légitimité ou fonctions représentatives. Ils sont maintenant devenus de simples chambres d’enregistrement entre les mains d’Abbas et de son cercle rapproché.

L’OLP pourrait-elle être reconstituée en tant qu’organisme vraiment représentatif, disons, en élisant un nouveau Conseil national de la Palestine (CNP) – le « Parlement en exil » de l’OLP ? Alors que le CNP était censé être élu par le peuple palestinien, en réalité, cela n’a jamais été le cas – en partie en raison des difficultés pratiques de tenir de véritables élections dans la diaspora palestinienne. Les membres en sont toujours nommés par des négociations entre les différentes factions politiques, et le CNP comprend des sièges pour les indépendants et les représentants des étudiants, des femmes et d’autres organisations affiliées à l’OLP.

L’un des points clés du désaccord entre le Fatah et le Hamas est la réforme de l’OLP, de laquelle le Hamas devenait membre et il recevait un nombre de sièges proportionnel dans les divers organes de décision de l’organisation. Mais même si cela se faisait, cela ne serait pas pour autant comme si les Palestiniens avaient choisi leurs représentants directement.

Encore que si les pays arabes qui ont accueilli de massives populations de réfugiés palestiniens profitent de changements démocratiques, de nouvelles possibilités vont s’ouvrir pour la politique palestinienne.

Ces dernières années, des facilités pour « voter hors du pays » ont été apportées aux vastes populations de réfugiés et d’exilés irakiens et afghans, pour des élections qui ont été soutenues par les puissances occupantes de ces pays. En théorie, il serait possible d’organiser des élections pour tous les Palestiniens, peut-être sous l’égide des Nations-Unies – en incluant l’énorme diaspora palestinienne des Amériques et d’Europe.

Le problème est que toute élection de ce genre aurait probablement besoin de s’appuyer sur la bonne volonté et la coopération d’une « communauté internationale » (les États-Unis et leurs alliés), de ceux qui, de façon impitoyable, ont refusé de laisser les Palestiniens choisir leurs propres dirigeants.

L’énergie et le coût de fonctionnement pour une bureaucratie palestinienne transnationale en vaudraient-ils la peine ? Ces nouveaux organismes ne seraient-ils pas vulnérables face à ce type de subversion, cooptation et corruption qui ont mis l’OLP d’origine, mouvement de libération nationale, dans ce triste état d’aujourd’hui où elle est accaparée par une bande collaborationniste ?

Je ne détiens pas la réponse absolue à ces questions, mais selon moi, les Palestiniens devraient en débattre, maintenant.

Un boycott inspirateur

A la lumière des révolutions arabes qui se sont faites sans direction, il apparait une autre possibilité intéressante : à ce stade, les Palestiniens ne doivent pas craindre de créer des organes représentatifs.

Au contraire, ils doivent porter toute leur attention à une résistance puissante, décentralisée, en particulier à la lutte pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), populaire et internationale, à l’intérieur de la Palestine historique

Le mouvement BDS possède une direction collective sous la forme du Comité national du Boycott (CNB). Cependant, il ne s’agit pas d’une direction qui donne des ordres et des instructions aux Palestiniens ou aux organisations de la solidarité à travers le monde. Au contraire, elle établit des agendas qui reflètent un large consensus palestinien, et des campagnes pour les autres qui agissent selon cet agenda, en grande partie par le sens moral.

L’agenda regroupe les besoins et les droits de tous les Palestiniens : la fin de l’occupation et de la colonisation de tous les territoires occupés en 1967, la fin de toutes les formes de discrimination contre les citoyens palestiniens en Israël, et le respect, la promotion et la réalisation des droits des réfugiés palestiniens.

La campagne BDS est puissante et grandit parce qu’elle est décentralisée et tous ceux qui, dans le monde entier, agissent pour le boycott d’Israël – suivant en cela le précédent pour l’Afrique du Sud de l’apartheid – le font en toute indépendance. Il n’y a aucun organe central pour Israël et ses alliés pour le sabotage et l’attaque.

Cela pourrait être le modèle à prendre : continuer à construire notre force à travers des campagnes, la résistance civile et le militantisme. Il y a deux mois, peu de gens auraient imaginé que les régimes vieux de plusieurs décennies de Zine el Abidine Ben Ali en Tunisie, et d’Hosni Moubarak en Égypte allaient tomber, mais ces régimes sont tombés sous le poids de manifestations de masses, populaires, sur une base large. Effectivement, de tels mouvements sont beaucoup plus prometteurs d’une fin du régime d’apartheid d’Israël et d’un apport d’une véritable, représentative et démocratique direction palestinienne, que cette sorte d’institutions pesantes créées par les Accords d’Oslo. La fin du processus de paix n’est qu’un commencement.

(JPG) Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada, conseiller politique du Réseau politique palestinien, et auteur de Un pays : une proposition audacieuse pour mettre fin à l’impasse israélo-palestinienne.

Du même auteur :

- La révolution continue après la chute de Moubarak
- Le soulèvement en Egypte et ses implications pour la cause palestinienne
- Le massacre de Gaza et la lutte pour la justice
- Israël pense que nous sommes « très forts » … Alors aidez-nous à le rester.
- La Banque mondiale occulte-t-elle les mauvais chiffres de la « croissance » économique en Cisjordanie ?
- Pourparlers directs : qui va tirer les marrons du feu ?

24 février 2011 – Al Jazeera – traduction : JPP

source

GRANDE MISSION INTERNATIONALE EN PALESTINE DU 8 AU 16 JUILLET 2011


Quinze associations palestiniennes ont lancé un appel à la société civile internationale pour que hommes, femmes et enfants se retrouvent à leurs côtés, à Jérusalem Est et en Cisjordanie cet été, pour clamer au monde entier leur droit à vivre en paix sur leurs terres, à circuler librement, à se débarrasser de l’occupation, des murs et des ghettos.
RÉPONDEZ PRÉSENTS ! 

Prenez une semaine sur vos vacances

Vous ne le regretterez pas !

(Familles et enfants bienvenus)

Et si vous ne pouvez vraiment pas venir,

PARRAINEZ UN (E) VOLONTAIRE !


APPEL DES ORGANISATIONS PALESTINIENNES
Nous, organisations palestiniennes de la société civile et militants des droits de l’homme, appelons tous les militants du monde pour la paix et la justice, à venir nous rejoindre le 8 juillet en Palestine pour passer ensemble une semaine à nos côtés, et nous épauler dans notre lutte pour la paix. Nous, Palestiniens de tout le pays et Palestiniens exilés, continuons à croire à une paix fondée sur la justice et à la construire.
Nous sommes convaincus que la communauté internationale peut nous aider à accéder à la paix et à la liberté, à restaurer les valeurs et les principes que nous partageons en tant qu’être humains.
Nous vous invitons. Nous vous supplions. Rejoignez-nous et venez contribuer au changement de ce monde qui vous tient à coeur.
Nous vous hébergerons sur place, afin que vous puissiez bénéficier de l’hospitalité palestinienne. Vous pourrez participer à un programme d’activités pour la paix et la justice dans les villes et villages palestiniens, dans un esprit fraternel.
Des groupes de nombreux pays d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud, d’Afrique et d’Asie, ont commencé à se porter volontaires pour cette mission de juillet. Pour la France, merci d’écrire à :contact@BienvenuePalestine.com avec vos coordonnées pour avoir tous les renseignements sur cette mission qui débutera le vendredi 8 juillet et se terminera le 16 juillet au soir.


Al-Rowwad Cultural and Theatre Training Centre
Alternative Information Center
BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights
Bil’in Popular Resistance Committee
Friends of Freedom and Justice, Bil’in
Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign
Holy Land Trust
International Solidarity Movement
Open Bethlehem
Palestinian Centre for Rapprochement between People
Palestine Justice Network
Palestine Solidarity Project
Popular Struggle Coordinating Committee
Siraj Center for Holy Land Studies
Youth Against Settlements (Hebron)

http://www.facebook.com/event.php?eid=157390104315532

www.europalestine.com

Pour avoir une idée du type de mission, voici une vidéo sur la mission de Noël 2010 en Palestine:
VIDEO : Noël 2010 en Palestine

http://www.youtube.com/watch?v=0Ua94beMUxk

76 volontaires français et 10 écossais, âgés de 9 à 85 ans, répondent à l’appel lancé par 14 associations palestiniennes. Pendant une semaine, nous allons rejoindre la résistance populaire pour exiger la fin de l’occupation et le droit de circuler librement en Palestine.

Réalisation : l’équipe « Palestine Vivra ». Durée : 10 min

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