Assemblage des smartphones : la fin des ouvriers à la chaîne


Mobilité : Une usine chinoise remplace 90% des travailleurs par des robots. La production augmente de 250%, le taux de défaut chute de 80%. Les centaines d’ouvriers dans les usines d’assemblage chinoises devront trouver du travail ailleurs.

 

Une usine à Dongguan, en Chine, a remplacé la plupart de ses employés par des robots. Le taux de productivité a considérablement augmenté. Selon Monetary Watch, l’entreprise Changying Precision Technology Company assemble des smartphone et a récemment remplacé ses employés par des unités de robot affirme ZME Science.

L’économie des prestataires chinois de matériel électronique reposait jusqu’alors sur l’emploi de très nombreux employés. C’est fini.

L’usine employait 650 employés. Désormais seules 60 personnes travaillent sur le site. Luo Weiqiang, le directeur général, indique que le nombre d’employés devrait à termes tomber à 20. Foxconn est déjà passé à cette étape l’an passé (lire : Foxconn : 60 000 salariés remplacés par des robots). De quoi bouleverser la logique des bas salaires et de l’embauche massive d’ouvriers chinois en provenance des campagnes du pays (lire : Shenzhen : des ouvriers coincés entre heures supplémentaires et robotisation).

Pas un cas isolé

Et malgré cette réduction de personnel, non seulement l’usine de Changying Precision Technology Company produit plus de matériel (une augmentation de 250% de la production), mais une meilleure qualité est au rendez-vous : le taux de défaut aurait chuté de 80%.

Et l’exemple de Changying Precision Technology Company n’est pas isolé. Adidas est l’une des sociétés qui a déjà annoncé une réorientation de ses usines vers les robots (lire : Robotisation : Adidas relocalise la production de chaussures en Allemagne en 2017). Mais la robotisation ne se limite pas à des pans d’usine jusqu’alors intouchés par les robots.

Un rapport de l’université d’Oxford mentionne qu’il y a plus de 90% de chances que les robots se substituent aux employés d’une longue liste de métiers dont des maçons, des bouchers, des vendeurs au détail, des techniciens géologiques et pétroliers, des horlogers, des secrétaires juridiques, des caissiers, des courtier immobilier, des prothésistes dentaires, des cuisiniers. Pour les pharmaciens bien sûr, cela a déjà commencé.

Pour aller plus loin sur ce sujet

source

TRUMP EN BELGIQUE : MARCHE LE 24 mai


 

Le 24 et 25 mai, Donald Trump vient en Belgique pour un sommet de l’OTAN. Plusieurs organisations  préparent une marche qui revendique la paix et s’oppose aux interventions militaires, revendique la sauvegarde de notre planète et de notre environnement, la défense des droits humains de toutes et tous et le combat contre le sexisme, le racisme et les discriminations.

Annoncer votre présence via l’événement FB.

Islamisme: l’aveuglement peut-il tenir lieu de lucidité?


 

Dans une interview au « Soir » en prélude à sa conférence à l’ULB du 25 janvier dernier, Gilles Kepel, spécialiste français de l’islam et du monde arabe, a tenu des propos qui ont fort surpris les scientifiques que nous sommes.

C’est d’abord la réutilisation par M. Kepel du terme islamo-gauchiste, forgé par l’extrême droite pour discréditer l’antiracisme de gauche, et plus encore l’usage qu’il en fait pour dénoncer ses collègues qui nous ont marqués. Nous devons reconnaître que nous sommes plus familiers des discussions scientifiques que des anathèmes et que nous avons la faiblesse de penser que, même dans des domaines délicats, les premières doivent être préférées aux seconds.

C’est ensuite que s’est instillé en nous un doute : M. Kepel parle-t-il réellement du monde dans lequel nous vivons ? En effet, son interview se conclut sur une accusation grave mais curieuse : il serait aujourd’hui impossible de financer des recherches sur les ressorts de l’islamisme parce que ces fameux islamo-gauchistes auraient noyauté l’université et feraient en sorte de faire apparaître ce sujet comme illégitime.

Que la recherche en sciences humaines et sociales soit dramatiquement sous-financée, personne ne peut le nier. Que ces approches scientifiques, seules à même de nous donner une image un tant soit peu claire de nos sociétés et de leurs tourments soient négligées, nous en sommes convaincus. Que, par conséquent, les scientifiques soient dans l’incapacité de jouer leur rôle légitime, celui de producteur de savoirs et de fertiliseurs du débat public, nous le crions sur tous les toits.

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JOURNÉE DE LANCEMENT DE LA CHAIRE UNIVERSITAIRE ET CULTURELLE MAHMOUD DARWICH  


La Fédération Wallonie-Bruxelles, l’Université Libre de Bruxelles (ULB), l’Université Catholique de Louvain  (UCL) et BOZAR ont uni leurs forces pour rendre hommage au poète Mahmoud Darwich, décédé en 2008.
Fondée en 2016 à l’initiative  du Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, la « Chaire universitaire et culturelle Mahmoud Darwich » sera officiellement inaugurée ce 25 janvier au Palais des Beaux-Arts. Celle-ci vise à perpétuer la mémoire et l’œuvre de l’un des plus grands auteurs arabes, qui a su toucher des problématiques universelles telles que l’absence, la perte ou l’errance, par la sanctuarisation d’un langage et une musicalité des mots qui en font l’un des grands poètes du XXe siècle, et qui résonnent dans l’exil intérieur qui habite chacun d’entre nous.
Cette journée inaugurale réunira tout d’abord critiques littéraires, chercheurs, intellectuels, artistes et journalistes qui, à travers leurs analyses et leurs témoignages, permettront de mieux cerner la pensée, l’œuvre et l’engagement pour la Palestine de Darwich. L’après-midi s’achèvera avec un court métrage inédit de Simone Bitton, « Darwich à Tolède » et le film qu’ont consacré au poète Simone Bitton et Elias Sanbar, « Et la terre comme une langue… ».
Le chanteur et multi-instrumentiste palestinien Tamer Abu Ghazaleh clôturera ce premier événement de la Chaire Darwich avec un concert du soir très attendu.

En cours et à venir

  • LITERATURE

    25 JANVIER ’17 — 09:00

    STUDIO

    « JE NE REVIENS PAS, JE VIENS »

    INAUGURATION CHAIRE MAHMOUD DARWICH

    Poète d’envergure internationale, Mahmoud Darwich a marqué de son empreinte la poésie du XXe siècle. Pour circonscrire l’œuvre et la vie de l’écrivain palestinien, trois rendez-vous littéraires sont p…

    Inscription Plus d’infos

  • CINEMA

    25 JANVIER ’17 — 18:00

    STUDIO

    MAHMOUD DARWICH, ET LA TERRE COMME LA LANGUE – SIMONE BITTON

    EN PRÉSENCE DE LA RÉALISATRICE

    Simone Bitton est une documentariste française réputée. Vivant au Maroc, en Israël puis en France, elle se considère comme « une Juive arabe qui n’aime pas les murs et les frontières ». Son identité p…

    Inscription Plus d’infos

  • MUSIC

    25 JANVIER ’17 — 20:30

    SALLE M

    TAMER ABU GHAZALEH

    THULTH

    « L’une des figures les plus fascinantes de la scène alternative du monde arabe. » Télérama (07.10.2016) Artiste complet, Tamer Abu Ghazaleh est une figure majeure de la scène arabe moderne. Son concer…

    Tickets Plus d’infos

Palestine : message d’Olivia Zemor


Infos CAPJPO-EuroPalestine du 28/12/2016

L’année 2016 se termine, et on a envie de dire « tant mieux ! », tant cette année fut noire à tous points de vue, que ce soit au plan intérieur ou au niveau international, et notamment pour le peuple palestinien. Le régime colonial a en effet profité de la conjoncture, Syrie, réfugiés, attentats, pour mettre les bouchées doubles en matière de vol et de violence.

La résolution réaffirmant l’illégalité des colonies, qui vient d’être votée par les Nations-Unies, n’est qu’un maigre réconfort en l’absence de sanctions.

Plus que jamais c’est à nous tous qu’il revient de montrer à Israël que l’occupation a un prix et que celui-ci est de plus en plus élevé. La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) a certes progressé ces dernières années, au point de susciter diverses mesures d’intimidation, mais elle a besoin d’être renforcée en 2017.

N’oublions pas que notre sort est lié à celui de ce vaste laboratoire de la barbarie qu’est la Palestine aux mains de l’occupant. Ce n’est pas seulement notre coeur qui parle, c’est aussi notre raison. Chaque défaite contre le droit et la justice en Palestine renforce la tentation de nos dirigeants de nier nos droits, nos acquis. Un véritable bras de fer est engagé face à la boulimie des multinationales, des banques, des marchands d’armes. La résistance face au fascisme rampant passe aussi par le soutien à la résistance palestinienne.

Ne nous laissons pas bourrer le crâne, intimider, terroriser. Le chantage à l’antisémitisme, à l’islamophobie, sont des attrape-nigauds.

Ensemble relevons le défi, avec nos proches, dans nos municipalités, à travers notre consommation.

Sanctionnons l’occupation et tous ceux qui y participent, comme HP (Hewlett Packard), fabricant mondial de produits informatiques (imprimantes, cartouches d’encre, ordinateurs, tablettes) qui participe à l’oppression des Palestiniens. En fournissant à l’armée israélienne des systèmes sophistiqués de contrôle et de surveillance des Palestiniens, aux checkpoints, dans les prisons, et pour le maintien du blocus de Gaza, HP, également présent dans plusieurs colonies, n’a pas sa place dans nos achats !

Nous vous souhaitons une bonne fin d’année et un maximum d’énergie pour l’année 2017, qui marquera les 50 ans de la guerre de conquête de 1967, et les 100 ans de la « Déclaration Balfour » du nom du ministre britannique qui se permit de donner ce qui ne lui appartenait pas !

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

PS : La librairie Résistances à Paris (www.librairie-resistances.com) vous souhaite également une très bonne année et vous attend pour de nouvelles conférences à la rentrée.

Ouverte ces 3 derniers jours de décembre, elle prendra ensuite un petit « break » en janvier et rouvrira le mercredi 11 janvier.

Aux admirateurs de gauche de la Syrie d’Assad


 

Invité du dernier MediapartLive, consacré à la Syrie, je prolonge ici mon coup de colère contre ces hommes et ces femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde, et qui se déclarent favorables au régime des Assad, père et fils, principal responsable du désastre syrien

Après des bombardements massifs par l’aviation russe qui ont duré quatre mois, l’armée de Bachar al-Assad et les milices chiites venues de toute part, mobilisées par les mollahs iraniens, ont donc fini par « libérer » Alep-Est. La libérer de qui ? De ses habitants. Plus de 250.000 personnes sont forcés d’évacuer leur ville pour échapper aux massacres, comme avant eux la population de Zabadani ou de Darayya, et comme ce sera le sort, après eux, de bien d’autres Syriens si le « nettoyage » programmé, social et confessionnel, se poursuit dans leur pays, couvert par une grande campagne médiatique d’intoxication.

Qu’en Syrie même des nantis d’Alep, toutes confessions confondues, se réjouissent d’être débarrassés de la « racaille » – entendre les classes populaires qui peuplaient Alep-Est – n’est guère étonnant. On l’a souvent observé ailleurs, la morgue des classes dominantes est universelle.

Que des mollahs chiites d’un autre âge fêtent l’événement comme une grande victoire des vrais croyants sur les mécréants omeyyades, ou proclament qu’Alep était jadis chiite et le redeviendra, peut aussi se comprendre quand on connait leur doctrine aussi délirante que celle de leurs émules sunnites.

Enfin, qu’ici même, en France, en Europe, des hommes politiques et des faiseurs d’opinion d’extrême-droite ou de la droite extrême marquent bruyamment, de nouveau, leur soutien à Assad est également dans la nature des choses. Ils n’ont que mépris pour les Arabes et les musulmans, et ils pensent aujourd’hui comme hier que ces peuplades  doivent être menés à la trique.

Mais comment ne pas exploser de colère en lisant les déclarations favorables au régime des Assad, père et fils, proférés par des hommes et des femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde ? Comment ne pas s’enrager en les entendant vanter l’indépendance, la laïcité,  le progressisme, voire le socialisme d’un clan sans foi ni loi qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’État  militaire,  il y a plus de quarante-cinq ans, et dont le seul souci est de l’exercer éternellement ?  « Assad pour l’éternité », « Assad ou personne », « Assad ou nous brûlerons le pays », scandent ses partisans.  Et cette gauche-là acquiesce sous le prétexte qu’il n’y a pas d’autre choix : c’est lui ou Daech.

Or les Syriens qui se sont soulevés en 2011 n’ont attendu personne  pour dénoncer vigoureusement les groupes djihadistes de toutes origines et de toutes obédiences, Daech en particulier, qui ont infesté leur soulèvement après sa militarisation forcée.  Ces groupes, totalement étrangers à leurs revendications de liberté et de dignité, n’ont d’ailleurs pas tardé à s’attaquer principalement aux forces vives de l’opposition, civiles et militaires, et à sévir contre la population dans les zones qu’ils ont réussi à contrôler. Ils ont ainsi conforté Assad dans sa propagande, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, et lui ont notamment permis de se présenter en protecteur des minorités confessionnelles.

Ces mêmes Syriens ont souvent par ailleurs exprimé leur méfiance vis-à-vis des instances qui ont prétendu, et continuent de prétendre les représenter, et qui se sont révélées d’une effarante médiocrité. Espérant une intervention militaire occidentale qui n’était, de toute évidence, jamais envisagée par l’administration d’Obama, inféodés à tel ou tel pays voisin (l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie), divisés entre eux et inexistants sur le terrain, ils ont été incapables de formuler un discours politique cohérent à l’adresse du monde.

Mais ni l’intrusion des djihadistes ni les défaillances de la représentation autoproclamée de la révolution – ni tout autre argument brandi pour justifier l’injustifiable – n’infirment ces deux données fondamentales : la première, que les Syriens avaient mille raisons de se révolter, et la seconde, qu’ils se sont révoltés avec un courage exceptionnel, faisant face, dans l’indifférence quasi générale, à la terreur sans bornes du clan au pouvoir, aux ambitions impériales de l’Iran et, depuis septembre 2015, à une intervention militaire russe agréée par les États-Unis, qui a déjà fait des milliers et des milliers de victimes civiles.

Alors, est-elle vraiment indépendante et anti-impérialiste cette « Syrie d’Assad » où l’Iran et la Russie agissent comme bon leur semble, conjointement ou séparément,  et dont le destin dépend uniquement désormais de leurs accords ou désaccords ?  Que les admirateurs de gauche de ladite Syrie lisent le traité léonin signé avec la Russie, le 26 août 2015, lui accordant des privilèges exorbitants et une totale et permanente immunité quant aux dommages causés par les raids de son aviation.

Peut-on sérieusement qualifier de laïque un régime qui s’est employé dès sa naissance, pour s’imposer et durer, à envenimer les relations entre les différentes communautés confessionnelles, qui a pris en otages alaouites et chrétiens, qui a lui-même présidé à la contamination de la société syrienne par le salafisme le plus obscurantiste, qui a manipulé à son profit toutes espèces de djihadistes, et pas seulement en Syrie ?

Est-ce du progressisme que de promouvoir le capitalisme le plus sauvage, appauvrissant et marginalisant des millions de citoyens, cette masse démunie qui survivait dans les faubourgs des grandes villes ? C’est elle qui a été la principale composante sociale de la révolution, et c’est elle qui a été aussi la cible privilégiée du régime, avec son artillerie lourde, ses barils d’explosifs et son armement chimique. « Tuez-les jusqu’au dernier », réclamaient littéralement les chabbîha (nervis des Assad) depuis le début du soulèvement… et qu’on laisse la nouvelle bourgeoisie « progressiste » piller tranquillement les richesses nationales et entasser ses milliards de dollars dans les paradis fiscaux !

Faut-il encore, après tout cela, rappeler les crimes contre l’humanité commis par Hafez al-Assad, en toute impunité, durant ses trente ans de règne sans partage ?  Deux noms de lieu les résument : Hama où plus de 20.000 personnes, peut-être 30.000, ont été massacrées en 1982, et la prison de Palmyre, véritable camp d’extermination où les geôliers se vantaient de réduire leurs suppliciés en insectes.  C’est de cette même impunité que certains, hélas de gauche, voudraient faire bénéficier Bachar al-Assad, le principal responsable du désastre, de ces plus de dix millions de déplacés, ces centaines de milliers de morts, ces dizaines de milliers de prisonniers, de la torture et des exécutions sommaires dans les prisons, de l’interminable martyre de la Syrie.

Et ce martyre, tant que les bourreaux ne seront pas vaincus et punis, préfigure tant d’autres dans le monde – un monde où la Syrie aura disparu.

Farouk Mardam Bey (historien et éditeur franco-syrien)

Alep : faux et usage de faux


Par Luc Mathieu , Veronika Dorman , Hala Kodmani et Pauline Moullot — 16 décembre 2016

Des soldats du régime montent la garde devant les bus évacuant les habitants d’Alep, vendredi. Photo George Ourfalian. AFP
Des soldats du régime montent la garde devant les bus évacuant les habitants d’Alep, vendredi. Photo George Ourfalian. AFP

La chute d’Alep-Est a-t-elle été accueillie par des scènes de liesse dans les quartiers Ouest? Les rebelles ont-ils empêché les civils de fuir la ville ? Poutine et Al-Assad ont-ils vraiment lutté contre Daech ? «Libé» trie le vrai du faux dans la grande guerre de l’intox en Syrie.

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