Pierre Stambul à l’UPJB pour une conférence-débat sur le conflit israélo-palestinien


L’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) vous invite à participer à la conférence-débat qu’elle organisera en ses locaux, 61 rue de la Victoire à Saint-Gilles (Bruxelles), le vendredi 27 février à 20h15.

 

Orateur : Pierre Stambul*, co-président de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

L’interminable conflit israélo-palestinien est-il insoluble ? Pourquoi le type de compromis qui a pu être réalisé en Afrique du Sud ne se produit-il pas au Proche-Orient ? Pourquoi la colonisation est-elle devenue le centre de la politique israélienne avec aujourd’hui plus de 10% de la population juive israélienne vivant au-delà de la « ligne verte** » ? Pourquoi l’extrême droite la plus brutale et la plus raciste est-elle devenue si puissante en Israël ? Pourquoi le « complexe de Massada » (de la « citadelle assiégée ») fonctionne-t-il si bien en Israël et dans les communautés juives organisées ?
Selon Pierre Stambul, on ne peut répondre valablement à ces questions sans s’intéresser au sionisme. Cette idéologie ne peut être considérée comme « une question d’histoire devenue sans intérêt puisque l’État d’Israël existe ». Il considère au contraire que le projet sioniste est plus que jamais à l’œuvre. Peu de temps avant la fin de sa vie active (2006), Ariel Sharon affirmait encore : « la guerre de 1948 n’est pas finie ».
Israël n’a pas de frontières claires et le projet de nier l’existence des Palestiniens, de les « transférer » au-delà du Jourdain ou d’en faire les « Indiens » du Proche-Orient parqués dans leurs réserves est plus que jamais à l’œuvre.
Le sionisme se veut une réponse à l’antisémitisme. Mais, pour Pierre Stambul, il ne combat pas l’antisémitisme mais s’en nourrit.
L’adhésion au projet sioniste a longtemps été minoritaire dans les communautés juives européennes. Comment l’expliquer ? Et pourquoi jouit-il, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, du soutien de la majorité des Juifs européens et américains ? Comment expliquer aussi le soutien quasi sans faille dont bénéficie l’État d’Israël de la part des dirigeants européens et nord-américains malgré son comportement manifestement illégal du point de vue du Droit international ?
Une paix durable, fondée sur l’égalité des droits de tous les habitants d’Israël-Palestine est-elle compatible avec le sionisme ?
Pierre Stambul nous proposera des éléments de réponses à toutes ces questions. Puis son point de vue sera mis en débat.

*Pierre Stambul, enseignant retraité, est co-président de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), association membre du réseau des Juifs Européens pour une Paix Juste. Il est l’auteur deIsraël/Palestine, du refus d’être complice à l’engagement (Ed. Acratie, 2012) et de Le sionisme en questions, (Ed. Acratie, 2014).

Modérateur : Michel Staszewski

**Ligne verte : ligne de cessez-le-feu inscrite dans les conventions d’armistice de 1949 entre Israël et les Etats arabes voisins et séparant, après la ère guerre israélo-arabe et jusqu’à la guerre de juin 1967, le territoire sous souveraineté israélienne de la Cisjordanie et de Jérusalem-est, annexés par la Jordanie.

PAF : 6 €, 4 € pour les membres de l’UPJB, tarif réduit : 2 €

 

Je vous invite à visiter mon blog : http://michel-staszewski.blogspot.be/

[youtube http://youtu.be/sQKFee0lB9k?]

Le Monde n’est pas un village…


 

LOGOLe Talmud l’affirme, paraît-il : « Lorsqu’il y a unanimité et fraternité, c’est qu’il y a un problème; c’est toujours louche, et ça ne dure jamais. »

Le phénomène d’hystérie dénommé « Charlie » est déjà passé de mode.

Le président Hollande s’en est rendu compte, qui a promptement changé de registre pour jouer aujourd’hui les gros-bras et se muscler politiquement devant les Français, prolongeant en cela l’effet « Je suis Charlie » qui lui a bien profité; et il menace Moscou d’une guerre en Ukraine !!! On doit bien rigoler, au Kremlin…

L’hystérie collective de tous ces « beaufs » (aurait dit Cabu ; et a dessiné Coco…), de tous ces badauds qu’on n’avait jamais vu lever le petit doigt pour défendre aucune liberté et qui, dans leur élan soudain à « sauver » celle de l’expression, s’en sont souvent pris, violemment parfois, ici et là, à ceux qui « n’étaient pas Charlie »… et osaient –crime de lèse république- l’exprimer ; ceux-là qu’il faut désormais « traquer et ‘traiter’ » (sic)…

Ces « beaufs », animés de cette hystérie toujours si prompte à s’emparer des masses, si propre aux foules et qui a laissé place à la névrose, à la peur de l’attentat, et à une autre forme de panique, liberticide plus que jamais : désormais, les manifestants embrassent les policiers, nouveaux héros d’une guerre nouvelle, et les masses sont prêtes à toutes les concessions… L’hypothèse d’un « Patriot Act » européen a déjà germé dans le cerveau de quelques-uns ; d’autres n’ont pas hésité un seul instant à l’appeler publiquement de leurs vœux, aussitôt applaudis par ces bandes d’inconscients… Paris et Bruxelles ont eu leur petit « 11 septembre » bien à elles et se pâment à l’idée d’un « remake French style » de ses conséquences. On le sait déjà : nos démocraties n’en sortiront pas indemnes.

Mais cette hystérie a aussi changé (ou aggravé – c’est selon) la donne pour les communautés arabo-musulmanes d’Occident, sommées de montrer « patte blanche », de s’autoproclamer « plus Charlie que Charlie » et de participer, en rue, à la vue de tous, à cette grand-messe occidentalo-laïcarde pour « prouver » par ce gage de « bonne citoyenneté » qu’on peut être musulman en Europe et ne pas nécessairement soutenir l’État islamique.

On est ainsi entré de plain-pied dans la fantasmagorie de 1984, brutalement devenue réalité, ou, mieux, duMeilleur des Mondes : la République française a enjoint les citoyens, à l’école ou au travail, à tous déclarer « Je suis Charlie », à l’occasion de longues minutes de silence, sous peine d’être répertorié comme « déviant » et pourchassé comme tel. Les temps sont, comme toujours, à la stupidité… et à la cruauté…

« Une bite et une paire de couilles ! Voilà comment Charlie Hebdo a remis ça… Et tout le monde a applaudi. »

Je ne comprends pas…

Mais oui ! Prends ton Charlie et retourne-le ! Tu verras ce qu’ils ont fait, une nouvelle fois, avec le Prophète ; la bénédiction et la paix soient sur Lui… « Tout est pardonné » ; tu parles ! C’est obscène, comme d’habitude. C’est surtout insultant, dans les circonstances actuelles. C’est plus qu’insultant : c’est humiliant ; d’un côté on exige des Musulmans qu’ils se positionnent « clairement » et, d’un autre, on leur met « ça » sous le nez… Mais, « ça », ce n’est pas une incitation à la haine ? Ce n’est pas raciste ? Ce n’est pas discriminatoire ?

Je suis Charlie à Paris, à New York, à Sydney… Mais pas à Gaza, à Alep, à Alger, ni à Bagdad…

Alors, on s’étonnera, après tout cela, qu’un jeune arabo-musulman de Saint-Denis s’interroge ? « Suis-je un citoyen ? Ces ‘blancs’, ’Français de souche’, m’accordent-ils d’avoir la vocation à être moi aussi un citoyen ? Peut-être pas… » Et qu’il se surprenne dès lors à se demander s’il ne devrait pas soutenir ses « frères islamiques » et rejoindre le combat de l’EI, par haine, par rejet d’une France qui le rejette, par provocation, à tort ou… par raison ?

Quand l’Occident, dans ses banlieues, se confronte au Maghreb et à l’Orient…

Le phénomène « Je suis Charlie » l’a parfaitement démontré : sans aucun doute, le Monde n’est pas un village.

Historian and Political Scientist – Rédacteur en Chef

source

« Quand Fatima se fait appeler Sophie »



 
fatima
 le dimanche 8 mars à 17h

au Théâtre 140


Texte original (en arabe) : Ali Bader 
Mise en scène : Laurence Katina / Scénographie : Noémie Breeus / Avec : Séverine De Witte 

Traduction arabe vers français : Charlotte Cornet

 

Synopsis


Fatima fuit le Moyen Orient et arrive clandestinement en Belgique où elle souhaite s’installer et créer une nouvelle vie. Jeune veuve d’un kamikaze, fille d’un kamikaze, elle décide de partir suite au décès de sa mère.  Fatima qui devient Sophie  nous raconte sa vie, ses vies ! Les périples de ce voyage, le prix de cette recherche de liberté ! Deux mondes, deux identités qui s’entremêlent à travers sa vie ici et là-bas.

Cette histoire met en scène des questions cruciales qui touchent à la condition des femmes, aux violences sexuelles qu’elles subissent mais aussi à la liberté, l’amour, le rapport homme-femme, l’intégration, la double identité et bien d’autres thèmes.

 

Destiné à tout public dès 16 ans

Prix spécial pour les membres d’AWSA-Be, de 5 euros.

Possibilité d’organiser des ateliers et de fournir des supports de réflexion en lien avec les thématiques de la pièce. 

Rencontre et échanges avec l’équipe de production après la représentation. 


Visionnez, partagez et likez notre teaserhttps://www.youtube.com/watch?v=z11X_Vrdv_0

 

Plus d’infos:

awsabe@gmail.com ou 02/229.38.63(64)

www.awsa.be

Page facebook : https://www.facebook.com/pages/Monodrame-Quand-Fatima-se-fait-appeler-Sophie-de-Ali-Bader/554283801342955?fref=ts

Réservations:

sur awsabe@gmail.com 

ou par téléphone au  02/229.38.63(64)

Adresse:

Théâtre 140

Avenue Plasky 140 – 1030 Bruxelles


Au plaisir de vous y voir!

Arab Women’s Solidarity Association – Belgium ASBL
www.awsa.be
0881.718.815
363-0002517-35Bureau : Local B 204, Amazone asbl, 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles.
Tél : 02/ 229 38 63 ou 02/ 229 38 64Siège social : avenue de l’Eternité, 6, 1070, Bruxelles.

Avec le soutien de la COCOF et de la Fédération Wallonie Bruxelles, Direction générale de la Culture, Service de la Jeunesse et de l’Éducation Permanente

Zone contenant les pièces jointes

SwissLeaks en Afrique : des diamantaires en fuite


Un diamant de 17 carats, à Pretoria en Afrique du Sud.

Au printemps 2005, Erez Daleyot, éminent diamantaire belgo-israélien aux relations douteuses, a rendu visite aux banquiers suisses de HSBC Private Bank à Genève, où il détenait 38,5 millions de dollars cachés sur des comptes secrets liés à des sociétés écrans dans les îles Vierges britanniques.

Les affaires étaient bonnes pour lui. Avec 886 millions de dollars de revenus l’année précédente, Erez Daleyot a informé ses banquiers qu’il projetait de dépasser ce montant dans l’année en cours pour atteindre 1 milliard de dollars. Il venait d’obtenir une décision du fisc en Israël lui permettant de ne payer que 5 % d’impôt sur 85 millions de dollars de bénéfices. En visite à Genève pour acheter un jet privé à 41,5 millions de dollars, il aurait invité ses banquiers à l’aéroport pour le leur montrer, selon des fichiers secrets de HSBC que se sont procuré Le Monde et le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ).

Aujourd’hui, Erez Daleyot fait l’objet d’une enquête des autorités belges pour blanchiment d’argent et évasion fiscale. Et la compagnie diamantaire new-yorkaise Lazare Kaplan, l’un de ses anciens partenaires commerciaux, affirme qu’il a participé à un complot visant à lui escroquer 135 millions de dollars en blanchissant de l’argent provenant de la vente de diamants par le biais de ses comptes HSBC, qui étaient également la source de 20 millions de dollars de pots-de-vin versés à des banquiers d’Antwerp Diamond Bank, d’après le dossier d’une procédure civile engagée devant une juridiction fédérale américaine en 2011.

Mieux que des espèces…

La relation d’Erez Daleyot avec HSBC était loin d’être exceptionnelle pour un magnat des diamants. L’analyse des fichiers de la banque suisse révèle que celle-ci accueillait à bras ouverts des centaines de diamantaires, passant outre les associés peu recommandables, les enquêtes judiciaires et la mauvaise réputation de l’industrie des diamants en général.

Le commerce des diamants, dont la capitale mondiale est Anvers, la plus grande ville de Belgique, conserve certaines habitudes commerciales qui le rendent hautement sujet au marché noir. Entouré de secret, il fonctionne encore souvent par échange de monnaie et poignée de main. « Les diamants sont un excellent moyen de blanchir ou cacher de l’argent, de frauder le fisc…, explique Ian Smillie, cofondateur du processus de Kimberley, un système mandaté par l’ONU pour éliminer les « diamants de sang », ou « diamants du conflit », dont l’exploitation finance des conflits armés. Près de 500 000 personnes sont mortes pendant la guerre civile en Angola. Des dizaines de milliers de personnes sont également décédées en Sierra Leone, au Congo et ailleurs. C’était une immense crise humanitaire qui déstabilisait de vastes zones. »

Etant une valeur refuge compacte, stable et transmissible, les diamants présentent d’énormes avantages pour les trafiquants, blanchisseurs d’argent et fraudeurs fiscaux. Pour plusieurs raisons, ils sont même plus avantageux que les espèces. Car on peut les transporter facilement, les cacher, et les vendre un peu partout. De plus, ils ne laissent aucune trace écrite et il est quasiment impossible de déterminer leur origine. Enfin, ils ne s’abîment pas, ne peuvent pas être détruits dans un incendie et ne sont pas dévalués par l’inflation.

Un vendeur de diamants illégaux au Zimbabwe, en 2010.

Pourtant, sans les comptes suisses et divers opérateurs financiers offshore, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale seraient bien plus difficiles. Le commerce des diamants étant extraordinairement lucratif, certaines banques ferment les yeux pour en tirer profit. Les fichiers recueillis par l’ICIJ et Le Monde montrent que les banquiers de HSBC courtisaient les diamantaires et ne demandaient qu’à les aider à cacher leurs actifs et à frauder le fisc.

Les fichiers secrets de HSBC que l’ICIJ a analysés proviennent de données extraites à l’origine par un salarié de la banque devenu lanceur d’alerte et remises aux autorités françaises en 2008. La France a partagé ces fichiers avec d’autres Etats et leurs répercussions judiciaires sont mondiales. En novembre, un juge d’instruction belge a inculpé la filiale suisse de HSBC de fraude, blanchiment d’argent et association de malfaiteurs, en accusant la banque d’avoir « sciemment favorisé et même encouragé la fraude fiscale en mettant à disposition de ses clients privilégiés [issus pour la plupart du monde diamantaire] des sociétés offshore, situées notamment au Panama et dans les îles Vierges ».

Les fichiers de la banque prouvent que HSBC a ignoré de fréquents signes avant-coureurs chez ses nombreux clients diamantaires, tout en aidant activement certains d’entre eux à créer des sociétés offshore pour dissimuler leurs transactions. Pour Erez Daleyot, la banque est passée outre ses relations douteuses, dont la plus notoire était avec Arcadi Gaydamak, un homme d’affaires russo-israélien condamné par contumace en France pour avoir participé à la corruption de fonctionnaires dans l’Angolagate, une affaire de trafic d’armes des années 1990.

Black Mafia Family

Erez Daleyot aurait parlé de l’aider sur un projet de 300 millions de dollars en Angola. Il a également financé Yakov Arabov, surnommé « Jacob the Jeweler » (Jacob le bijoutier) par des stars du hip-hop telles que 50 Cent et Notorious Big, qui a séjourné en prison en 2008 pour avoir menti à des agents fédéraux américains au sujet du blanchiment d’argent pour la Black Mafia Family, un réseau de trafic de stupéfiants de Détroit.

Un autre client de HSBC, Emmanuel Shallop, avait été cité dans un rapport de l’ONU en 2001 pour avoir fait des affaires avec les rebelles pendant la guerre civile en Sierra Leone. Les banquiers de HSBC ont noté qu’il était « très prudent car il [était] sous la pression du fisc belge qui a[vait] ouvert une enquête sur ses activités dans le secteur du commerce frauduleux des diamants ». HSBC a néanmoins continué à le servir. En 2010, un tribunal belge a envoyé Shallop et son frère Sabeh en prison pour trafic de « diamants de sang » en Sierra Leone.

Citons aussi le cas de Fisi Daskal, un diamantaire germano-belge qui était sur le point d’avoir maille à partir avec les autorités fiscales européennes en 2005. HSBC l’a considéré comme un client « difficile » et souligné que l’un de ses comptes était concerné par une affaire pénale. « Re : Client ESD confirme qu’il va ouvrir une société au Panama (dans 7 jours) pour résoudre ce problème », a écrit un banquier de HSBC au sujet du compte de Daskal.

Des soldats rebelles au Liberia, en 2003.

ESD désigne la directive européenne sur la fiscalité de l’épargne (European Savings Directive), entrée en vigueur le 1er juillet 2005. Pour la première fois, les banques des Etats membres de l’Union européenne, ainsi que de Suisse, étaient contraintes de retenir des taxes sur les comptes pour les intérêts perçus dans le pays, et de les transmettre à l’État où le client était résident, sans divulguer l’identité des titulaires des comptes.

Les fichiers de HSBC sont truffés de références à l’entrée en vigueur imminente de ce texte, dans lesquelles les banquiers conseillent à des clients de créer des fiducies ou des sociétés au Panama ou dans les îles Vierges britanniques pour préserver leurs avoirs des taxes, bien souvent par le biais des cabinets d’avocats Morgan & Morgan et Mossack Fonseca, spécialisés dans l’immatriculation offshore.

Cette directive est arrivée en même temps que de vives inquiétudes chez les diamantaires de Belgique au sujet de mesures strictes des autorités dans ce pays autrefois laxiste. Les fichiers de HSBC indiquaient que Daskal était préoccupé car « le climat à Anvers [était] très hostile », en précisant : « Il ne veut plus que nous l’appelions ; les écoutes téléphoniques continuent sur le marché (…). Il a des projets très concrets pour quitter Anvers dans les six mois (…). Il confirme que de nombreuses entreprises diamantaires sont dans le même état d’esprit et construisent des projets similaires. »

Fraud, trafic et évasion fiscale

De nombreux clients diamantaires de HSBC allaient en effet bientôt quitter la Belgique. Parmi eux figurent Richard Davidovici, Kenneth Lee Akselrod et Mozes Victor Konig, qui sont des fugitifs recherchés par Interpol pour divers délits, notamment fraude, trafic et évasion fiscale.

Puis il y a eu Omega Diamonds, une grande entreprise diamantaire dirigée par Sylvain Goldberg, Robert Liling et Ehud Laniado. Tous trois ont fui la Belgique en 2006 après que David Renous, un lanceur d’alerte qui travaillait chez Omega en Angola et qui affirme que le FBI a déjoué deux attentats contre lui, a averti les autorités du plus gros système de blanchiment d’argent et de fraude fiscale de l’histoire belge – qui a permis à Gaydamak de blanchir de l’argent issu du trafic d’armes.

Le fisc a perquisitionné le siège d’Omega et saisi pour 125 millions de dollars de « diamants de sang ». Bien que l’entreprise ait finalement conclu un accord aux termes duquel elle a accepté de payer 145 millions d’euros dans cette affaire en 2013, elle fait encore l’objet d’une enquête judiciaire dans le pays pour le système de fraude à l’importation qui s’élève à plusieurs milliards de dollars. Selon l’Etat belge, Omega lui doit la somme ahurissante de 4,6 milliards d’euros. Les fichiers de HSBC révèlent qu’Omega détient Nybelgo Inc., une société libérienne citée en 2000 dans un rapport de l’ONU pour des exportations illégales probablement liées à des « diamants de conflit ». Alcorta Trading et Pier Enterprises SA, également mentionnés par l’ONU, figurent aussi dans ces fichiers.

Un chercheur de diamants, en Sierra Leone, en 2012.

Goldberg et Laniado sont par ailleurs associés au sein d’Ascorp, monopole angolais du diamant contrôlé par le milliardaire russo-israélien Lev Leviev. C’est un proche de Vladimir Poutine, et il possède de multiples comptes numérotés chez HSBC. D’après des informations publiées par le Center for Public Integrity en 2002, parmi les actionnaires d’Ascorp figure la fille du dictateur angolais, Isabel Dos Santos, plus riche femme d’Afrique avec une fortune évaluée à près de 4 milliards de dollars. Sa mère, Tatiana Sergueïevna Koukanova Regan, possédait deux comptes numérotés chez HSBC, contenant 4,5 millions de dollars à leur maximum en 2006-2007.

Dans les fichiers, on trouve aussi Dan Gertler, célèbre diamantaire et proche de l’autocrate congolais Joseph Kabila. Il a commencé sa carrière sur les chapeaux de roue en échangeant des armes contre des diamants pendant la guerre civile au Liberia dans les années 1990, en violation d’un embargo prononcé par l’ONU. Dans un rapport de 2001, le Conseil de sécurité de l’ONU a trouvé des « sources très crédibles » mentionnant un accord secret aux termes duquel, en échange d’un arrangement octroyant à Dan Gertler un monopole sur les droits des diamants au Congo, les Israéliens « ont accepté d’organiser, par le biais de ses relations avec de hauts gradés de l’armée israélienne, la livraison de quantités d’armes non révélées et une formation des forces armées congolaises. »

Mischon de Reya, un cabinet d’avocats londonien représentant Gertler, a déclaré dans une lettre adressée à l’ICIJ : « Notre client nie catégoriquement toute implication dans les échanges présumés d’armes contre des diamants au Congo à la fin des années 1990… Il n’a aucune connaissance des sociétés désignées dans votre lettre comme titulaires de ces comptes bancaires. Les détails de ses affaires privées n’ont pas d’intérêt public légitime. Notre client a, quoi qu’il en soit, toujours payé tous les impôts dus dans toutes les juridictions. »

Des points d’exclamation

Dan Gertler est cité dans les fichiers de HSBC en tant que bénéficiaire effectif d’un compte enregistré sous le nom de Concordia Marketing Group Inc., une société des îles Vierges britanniques. L’autre bénéficiaire du compte était Daniel Steinmetz, dont la famille fait partie des plus gros clients diamantaires liés à HSBC (même si les avocats de Gertler prétendent que les deux hommes ne sont pas associés). Des membres de la famille Steinmetz semblent avoir détenu des comptes contenant près d’un demi-milliard de dollars à la banque en 2006-2007.

Un banquier de HSBC a souligné par des points d’exclamation qu’un compte inactif appartenait au groupe de Daniel Steinmetz et que la banque s’attendait à faire beaucoup de nouvelles affaires grâce à lui l’année suivante. Il a prévenu que le compte faisait « partie du Groupe DS !!! [Daniel Steinmetz] »

Les fichiers de HSBC révèlent aussi qu’Omega détient Nybelgo Inc., une société libérienne citée en 2000 dans un rapport de l’ONU pour des exportations illégales probablement liées à des « diamants de conflit ». Alcorta Trading et Pier Enterprises SA, également mentionnés par l’ONU, figurent aussi dans ces fichiers.

Le frère de Steinmetz, Beny, est l’un des hommes les plus riches d’Israël et un partenaire de Gertler. Il a fait de l’entreprise de son père un empire multisectoriel. Il possédait de gros intérêts commerciaux dans des zones de guerre en Afrique, notamment en Angola, au Liberia, en Sierra Leone ainsi qu’en Guinée où, en 2008, il a conclu l’un des accords les plus lucratifs de tous les temps.

Des diamants sur une table, à Tel Aviv en février 2015.

Alors que le dictateur guinéen Lansana Conté était mourant, il a cédé à Steinmetz la moitié des droits d’exploitation de Simandou, le plus grand gisement de fer de la planète, qu’il a retirée au géant anglo-australien Rio Tinto. Un an après, Steinmetz, qui n’avait aucune expérience de l’extraction de fer, a vendu 51 % des droits pour 2,5 milliards de dollars. Une opération presque totalement bénéficiaire. Il n’avait rien payé pour la licence d’exploration – dans un pays dont le PIB ne dépassait pas 4,5 milliards de dollars cette année-là – et investi seulement 160 millions de dollars dans le projet.

Cependant, le nouveau gouvernement guinéen dirigé par le réformateur Alpha Condé soupçonnait Steinmetz d’avoir payé quelqu’un pour obtenir le droit d’exploiter finalement – et illicitement – Simandou. Une enquête financée par le milliardaire George Soros (dont le réseau Open Society Foundations participe au financement de l’ICIJ) avec le concours de l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, par le biais de son Africa Governance Initiative, a conclu que Pentler Holdings, une société de Steinmetz, avait soudoyé l’une des épouses du défunt dictateur, Mamadie Touré, en lui versant des millions de dollars et une participation de 5 % dans le projet en échange de son aide pour obtenir que Conté cède les droits par écrit, selon un article du magazine The New Yorker.

Celle-ci a insisté pour avoir un contrat signé, a-t-elle témoigné par la suite. Lorsque les documents ont commencé à être évoqués durant l’enquête soutenue par Soros, qui donnerait lieu à une investigation des autorités américaines, un agent de Steinmetz, Fréderic Cilins, s’est rendu en Floride afin de proposer jusqu’à 11 millions de dollars à Mamadie Touré pour qu’elle détruise le contrat et change sa version des faits. Elle portait un micro installé par le FBI, qui a enregistré la conversation au cours de laquelle Cilins lui a indiqué agir sur ordre de Steinmetz en personne. Cilins a plus tard plaidé coupable d’obstruction à une enquête fédérale pour corruption.

« Benny est un résident suisse »

« BSGR et Beny Steinmetz ont toujours nié avoir commis la moindre faute en Guinée, a déclaré Theo Crutcher, porte-parole de Steinmetz. BSGR a conduit le gouvernement de Guinée à un arbitrage international du CIRDI [Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements] pour se défendre des allégations portées contre lui. »

Beny Steinmetz et BSG Resources prétendent que les documents sont des faux et que c’est pour cela que Cilins voulait les détruire. Néanmoins, Steinmetz fait maintenant lui-même l’objet d’une enquête aux Etats-Unis, ainsi que dans plusieurs autres pays, dont la Guinée, la France et la Suisse, son dernier lieu de résidence.

Il a transféré sa résidence officielle d’Israël à Genève en 2012, au moment où le fisc israélien procédait à des investigations qui ont permis de déterminer qu’il avait fraudé pour un montant de 1,1 milliard de dollars d’impôts. « Beny Steinmetz est un résident suisse, paie ses impôts conformément à son accord avec l’administration fiscale suisse et a toujours géré ses comptes bancaires en Suisse dans le plein respect de toutes les lois et tous les règlements applicables », a indiqué son porte-parole.

« Corruption à grande échelle »

Une société nommée Pentler Pacific Ltd. apparaît dans les fichiers de HSBC. Bien que HSBC n’y établisse pas de lien entre celle-ci et le groupe Steinmetz, Pentler Pacific est cité avec la même adresse dans les îles Vierges britanniques que Pentler Holdings, la société de Steinmetz qui aurait soudoyé Mamadie Touré selon le FBI.

Des banques comme HSBC, ainsi que le secteur des sociétés offshore, font partie d’un système qui permet le pillage des pays pauvres et l’évasion fiscale dans des pays riches. « Le plus souvent, une très forte corruption dans le secteur minier ne se traduit pas par des valises de billets, explique Scott Horton, enseignant à la Columbia Law School, qui a enquêté sur les concessions de Simandou pour le nouveau gouvernement guinéen et ne parlait pas spécifiquement de Steinmetz. Elle implique en revanche des millions de dollars versés sur des comptes bancaires. Ceux-ci peuvent être à Genève, Londres ou New York. Ou bien dans les îles Vierges britanniques ou aux Caïmans. Il est extrêmement rare que de l’argent soit versé dans des banques en Guinée, au Liberia ou en Sierra Leone. Cette corruption à grande échelle nécessite l’intervention d’avocats, de comptables, de conseillers en investissement dans des lieux tels que Genève, Londres, Amsterdam, New York et Paris ».

Un acheteur de diamants, en février 2015.

Et Anvers. En septembre 2005, un diamantaire de République centrafricaine, l’un des pays les plus pauvres du monde, a rencontré par hasard son nouveau banquier de HSBC à l’hôtel Park Lane à Anvers. Abdoul-Karim Dan Azoumi « était en compagnie du ministre et des délégations centrafricaines dans le hall », a noté son banquier, et les deux hommes ont échangé leurs coordonnées pour parler ultérieurement.

Les papiers de Dan Azoumi n’étaient pas en règle auprès de la banque, pour une raison indéterminée, et le banquier lui a indiqué lors d’appels téléphoniques passés au cours des semaines qui ont suivi qu’il ne se sentait « pas à l’aise avec la situation actuelle » et que la création d’une société offshore résoudrait le problème.

Il a constaté que Dan Azoumi était musulman et avait dix-huit enfants de quatre femmes différentes, dont deux encore mariées avec lui, et qu’il était à la tête de Badica, une entreprise diamantaire de République centrafricaine. Cette dernière a été par la suite accusée d’avoir fait du trafic de « diamants de sang » par une commission du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Département d’Etat américain a fait état d’informations indiquant que Badica avait financé les Sélékas, groupe rebelle musulman qui a renversé le gouvernement centrafricain majoritairement composé de chrétiens en 2013 et déclenché une guerre civile. L’hôtel Park Lane appartenait lui-même à quatre clients de la banque, parmi lesquels Luscha Baumwald, Louis Stranders et Josif Grosz. « Un membre de sa famille a des ennuis judiciaires, donc nous attendons pour le contacter », a écrit HSBC au sujet du compte de Stranders.

Des millions d’argent sale

Mozes Victor Konig, l’un des hommes aujourd’hui recherchés par Interpol, était le quatrième propriétaire. Il a eu jusqu’à 114 millions de dollars sur ses comptes HSBC, dont l’un était enregistré sous le nom de Front Trading Consultants Inc., pendant la période 2006-2007.

Les quatre hommes avaient investi dans l’hôtel pour blanchir des dizaines de millions d’argent sale. Ils ont été reconnus coupables de fraude en 2012. Une juridiction pénale d’Anvers les a forcés à abandonner l’hôtel, qui valait 40 millions de dollars, ainsi que 18 millions de dollars en espèces, et condamnés à des peines allant du sursis à deux ans ferme. Ni Konig, Baumwald, Stranders et Grosz, ni Dan Azoumi n’ont pu être joints. Konig, sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par Interpol, court toujours.

Will Fitzgibbon, Mar Cabra, Rigoberto Carvajal et Lars Bove

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/13/swissleaks-en-afrique-des-diamantaires-en-fuite_4576127_3212.html#zoShgmCsQItF8gYM.99

Quand Fatima se fait appeler Sophie


fatima

Nous présentons pour la première fois notre pièce de théâtre « Quand Fatima se fait appeler Sophie » au Théâtre 140 le 8 mars 2015! C’est bientôt!! 🙂

Nous avons reçu nos belles affiches et flyers pour faire un MAX de promo pour le 8 mars 2015!! ça sera un grand jour!
Nous avons besoin de votre aide pour la diffusion.
Pouvez-vous me dire quand est-ce que vous pourriez passer chercher au bureau quelques affiches et flyers à poser dans votre lieu de travail, à distribuer à votre entourage, à poser dans des maisons médicales, centres culturels… Bref là où vous pouvez…
Merci de me dire quoi rapidement afin de ne pas trop retarder la promotion.
Merciiii 🙂
A bientôt!
Mariem, pour AWSA-Be
Bureau : Local B 204, Amazone asbl, 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles.
Tél : 02/ 229 38 63 ou 02/ 229 38 64
Siège social : avenue de l’Eternité, 6, 1070, Bruxelles.

Avec le soutien de la COCOF et de la Fédération Wallonie Bruxelles, Direction générale de la Culture, Service de la Jeunesse et de l’Éducation Permanente

Hommage à Oum Kelthoum


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Soirée concert en hommage à Oum Keltoum
par l’ensemble « Narram Zikrayet »
le 14 février 2015 à 20h
 
Centre culturel d’Evere
43, rue de Paris
1140 Bruxelles

tél /réservation 0485.695.227

prix: 15€

Arab Women’s Solidarity Association – Belgium ASBL
www.awsa.be

0881.718.815
363-0002517-35

Bureau : Local B 204 – Amazone asbl, 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles

Tél : +32 (0) 2/ 229 38 63 (64)

Siège social : avenue de l’Eternité, 6, 1070, Bruxelles.

 

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la COCOF, le FIPI et la Direction générale de l’Education Permanente

Gidéon Lévy :  « L’effroyable vérité sur les actions d’Israël dans la bande de Gaza »


Gideon Levy – Ha’aretz – 5 février 2015

D’avoir obtenu la démission de la tête de la Commission d’enquête des Nations-Unies ne changera rien quant au résultat de son enquête sur les crimes de guerre possibles commis dans Gaza – à moins que son remplaçant ne soit ou un raciste, ou un menteur.

Quel énorme succès diplomatique : Israël a réussi à obtenir que le professeur de droit canadien, William Shabas, démissionne de son poste de chef de la commission d’enquête des Nations-Unies sur les crimes de guerre éventuels à Gaza.

Grâce à une surveillance obstinée, les divisions Renseignements et Propagande d’Israël ont révélé que Schabas avait reçu une fois 1300 dollars d’honoraires de l’OLP. Conclusion : il a vendu son âme au diable. Le juge en croque. CQFD.

Il faut un sacré culot et une sacrée arrogance pour fouiller à nouveau dans le passé de ceux qui critiquent Israël pour tenter d’assassiner leur réputation, comme dans le cas de Richard Goldstone, simplement parce qu’ils ont osé critiquer l’État. Pour ce qui concerne Israël, le sort de quiconque critique le pays est scellé. C’est un antisémite, un anti-israélien, c’est quelqu’un d’avide ou d’animé par des motifs cachés.

Aux yeux d’Israël, il n’est pas possible que des personnes consciencieuses puissent être réellement et sincèrement choquées par ses actes, même si elles n’ont pas touché 1300 $ de l’OLP. Quand il est question d’Israël, aucun homme de loi épris de justice, ni quiconque de simplement convenable ne peut être horrifié par ce qu’il a fait dans la bande de Gaza l’été dernier. S’ils ont été choqués, c’est que ce sont des antisémites, ou parce qu’ils ont touché de l’argent de l’OLP. Il n’y a pas d’autre possibilité.

Mais la vérité est tout le contraire. Ce sont ceux qui n’ont pas été choqués qui méritent d’être condamnés, qui ont leur réputation assassinée, et leur passé minutieusement examiné. Soit ils vivent dans la cécité, le déni et la répression, soit leurs normes morales sont fondamentalement dénaturées et viciées.

Il était impossible de ne pas être horrifié par ce que les Forces de défense d’Israël ont fait dans Gaza l’été dernier – sauf si vous êtes un propagandiste, un menteur ou un raciste. En tout cas, il est impossible de soutenir Israël au vu de ce qu’il a fait aux Palestiniens. Impossible aussi d’être expert en droit international et d’être solidaire de ce qu’Israël est en train de faire. Le péché de Schabas est qu’il ne l’est pas. Il doit en être fier.

Seule, une commission d’enquête de la Ligue anti-diffamation, du gouvernement micronésien ou du parti Habayit Hayehudi (Foyer juif) n’aurait pas fustigé le saccage par les FDI de la bande de Gaza, saccage qui a été plus brutal et plus sauvage que tous les saccages précédents. Un rapport de B’Tselem publié la semaine dernière (« Drapeau noir : les conséquences juridiques et morales de l’agression contre les immeubles d’habitation dans la bande de Gaza, été 2014 ») raconte ce qui a été si rapidement oublié : les crimes de guerre.

B’Tselem a enquêté sur 70 cas de bombardements d’immeubles d’habitation, dans lesquels 606 personnes ont été tuées dans leur domicile ou tout près, plus de 70 % de ces morts sont des enfants, des femmes et des personnes âgées. Cela donne le vertige. L’armée la plus morale dans son spectacle pourtant le plus immoral, avec ses missiles qui visaient les terrasses des immeubles, et tous ses « avertissements ».

Le sang des victimes implore à grands cris. Mais pas en Israël. Ici, la propagande et les médias ont fait leur job. Dans la campagne électorale, il n’est fait aucune mention du plus important évènement du mandat du gouvernement sortant. Même l’opposition n’ose pas en parler. Le camp sioniste sait qu’il aurait fait la même chose (« dans la guerre contre le terrorisme, il n’y a plus de coalition, plus d’opposition », a déclaré Isaac Herzog la semaine dernière).

Même du sort de ces 20 000 personnes qui se trouvent toujours sans abri, six mois environ après les bombardements, dans l’hiver de Gaza, nul ne s’en préoccupe ici. Ce sont des Palestiniens. En outre, ils ont tiré des roquettes Qassam et ils se sont cachés dans des immeubles habités et le seul qui est à blâmer, c’est le Hamas. Quant aux immeubles qui ont été bombardés, c’était des avant-postes du Hamas et des salles de commandement, et tous ceux qui ont été tués étaient des terroristes, ou des enfants de terroristes.

Très prochainement, le rapport d’enquête, sans Schabas, sera publié. Il ne sera pas « équilibré », comme la propagande israélienne l’exige, parce que la situation est loin de l’être. Les 5 citoyens et les 67 soldats israéliens qui ont été tués y seront probablement mentionnés, comme les milliers de roquettes tirées sur les Israéliens. Mais même avec la nouvelle commission, avec un chef « équilibré », le rapport mentionnera qu’au cours de l’été 2014, Israël a commis des atrocités au-delà de toute proportion dans la bande de Gaza. Il n’y a aucune autre façon de décrire cela.

Source: Haaretz : http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.640830

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/02/08/leffroyable-verite-sur-les-actions-disrael-dans-la-bande-de-gaza/

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