Offres de service de Bachar Al Assad


Aïcha Arnaout a publié dans Les syriens en Europe réagissent sur la Syrie

Aïcha Arnaout 27 août 23:03

Communiqué du Collectif Urgence Solidarité Syrie
Mercredi 27 août 2014

Offres de service de Bachar Al Assad :
La ficelle est très grosse

Bachar Al Assad, prétendant se mettre à la disposition de toutes les nations pour combattre l’EI c’est surréaliste .

Depuis des années, ce dictateur instrumentalise les djihadistes contre l’armée syrienne libre et la population syrienne qu’il ne cesse de bombarder comme on l’a encore vu à Raqqa et à Alep, tout en épargnant constamment l’EI. Bachar Al Assad imagine aujourd’hui se donner par ses offres de service une nouvelle virginité et respectabilité !

Nous en appelons aux dirigeants des grandes puissances pour qu’ils envoient en retour à ce régime responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité un message clair de refus de son impunité, de rejet de tout oubli pour les crimes qu’il a commis et qu’il continue de commettre.

Un silence, une neutralité de leur part auraient de fait la signification d’une complaisance envers le cynisme du régime qui ne cherche qu’à se perpétuer. Un tel choix serait un grave mécompte pour le peuple syrien et constituerait par là même un déshonneur.

C’est un même combat contre l’EI et contre le régime de Bachar Al Assad qui doit être mené aujourd’hui.

La Paix et la Démocratie en Syrie passent par l’éradication de cet hydre à deux têtes mortifère pour le Proche et Moyen Orient et pour le Monde.

Contact presse : urgencesyrie@gmail.com

L’horreur syrienne et le silence du monde »


Chronique de Bernard Guetta 17-02-2014, après la clôture des négociations de Genève II.

by contresubversion

Il y a le constat par définition froid, et la réalité qui est elle abominable; totalement intolérable, mais honteusement tolérée. Le constat est que le deuxième round des négociations sur la Syrie s’est achevé ce WE sans l’ombre d’un quelconque progrès et sans qu’une date n’ai pu même être fixée pour une reprise des discussions.

Ces négociations ont deux parrains, les Etats-Unis et la Russie, elles sont menées sous l’égide de l’ONU, c’est à dire de l’ensemble des pays du monde. Le monde entier vient de laisser le pouvoir Syrien refuser, bloquer toute avancée sur la voie d’un compromis permettant de mettre un terme, à bientôt trois années d’horreur. 

C’est un scandale en soit, mais le pire est que depuis l’ouverture de ces négociations, en moins d’un mois, la répression a fait 5000 morts de plus, que l’on continue en Syrie à torturer des enfants devant leurs parents. Que le largage sur les zones d’habitations, de barils explosifs par l’aviation du Régime s’est maintenant étendue à une dizaine de villes et d’agglomérations, et que l’opération humanitaire, que le pouvoir a finalement acceptée à Homs, se solde par une abjecte comédie!

Non seulement la dictature n’a laissé entrer dans cette ville affamée que très peu de secours alimentaires, non seulement elle a interdit le passage de tout matériel médical, mais elle a arrêté les hommes qui sortaient de cet enfer avec leurs familles. Elle a arrêté des civils auxquels étaient accrochés des enfants. Sous le prétexte, de leur dispenser_ c’est une citation de porte-parole officiel_ je cite donc:
«  »des cours d’instruction religieuse afin de modifier leur interprétation erronée de l’Islam. » »

La dernière fois que des hommes ont ainsi été publiquement séparés de leurs familles c’était à Srébrénica. Et les corps de ces hommes avaient été retrouvés dans des fosses communes.

Avant qu’il ne soit trop tard on voudrait entendre le monde entier exiger séance tenante, la libération de ces pères de famille. On voudrait que ces obscénités sur les cours d’instruction religieuse provoque un tollé mondial mais, tendons l’oreille, cherchons un mot de protestation où que ce soit, et RIEN!

Rien qu’un silence général, celui de l’impuissance et de lâcheté, qui un jour écraseront de honte ces nouveaux témoins sourds et aveugles d’une nouvelle barbarie. Devant cette réalité là, l’analyse a quelque chose de dérisoire, et même indigne, mais il faut pourtant la tenter pour essayer de comprendre:

Des deux côtés de l’Atlantique les capitales occidentales condamnent l’obstruction organisée par le pouvoir syrien. Sortant de sa neutralité exigée, le médiateur de l’ONU lui même Lakhdar Brahimi a publiquement déploré que ce régime ait refusé d’aborder l’objet même de ces négociations: la mise en place d’une autorité gouvernementale de transition. Mais comme personne, à l’exception de la France, ne veut ni armer l’insurrection, ni frapper les installations militaires de la dictature, personne, ne veut admettre, que ces négociations ne servent aujourd’hui qu’à permettre au pouvoir, de gagner du temps.

Les occidentaux haussent le ton, mais espèrent seulement que la Russie voudra bien faire pression sur Bachar Al-Assad, et pendant ce temps les massacres continuent, impunément.

Chronique de Bernard Guetta sur France Inter, lundi 17 février 2014 après la clôture du deuxième round des négociations de Genève II.

Syrie : manifestation pour les Palestiniens du camp de Yarmouk


MANIFESTATiON CONFIRMEE à 13:00!! et ce soir à 20:00 même lieu, une manif pour le Père Paolo disparu depuis un an aujourd’hui

YAR

Yarmouk est un camp de réfugiés palestiniens près de Damas assiégé par les forces du régime Assad où les habitants sont en train de mourir de faim.
Une manifestation de soutien est prévue mercredi 29 janvier à la place de Luxembourg à Bruxelles à 13 heures.

A Genève, une bataille médiatique entre frères ennemis syriens


dimanche 26 janvier 2014, par La Rédaction

Ils se toisent, se provoquent et même parfois s’insultent : au siège de l’ONU à Genève où se déroulent les négociations entre le régime syrien et l’opposition, une âpre bataille médiatique oppose partisans et détracteurs de Bachar al-Assad.
Dans les couloirs du Palais des Nations, sur les pelouses alentours et surtout lors des conférences de presse, les deux camps sont à couteaux tirés, chacun tentant d’imposer son point de vue et de contrer celui de l’autre en affirmant représenter la « vraie voix de la Syrie ».
Dans les points de presse, ils rivalisent pour monopoliser le micro, si bien que vendredi, le médiateur de l’ONU et instigateur des négociations de paix, Lakhdar Brahimi, a lancé à la salle, en plaisantant : « Vous êtes tous Syriens ici ou quoi ? ».
Car si le régime de Damas et l’opposition sont réunis pour la première fois dans la même pièce depuis le début en 2011 du conflit sanglant qui ravage la Syrie, le contact est tout aussi inédit entre médias pro et anti-Assad.
« La nouveauté de Genève est que l’Etat syrien est représenté pour la première fois sur le plan politique et sur le plan médiatique dans une conférence sur la Syrie », ce qui n’était pas le cas lors des conférences des Amis de la Syrie où seul l’opposition était présente, affirme à l’AFP Habib Salmane, directeur de l’information à la télévision d’Etat syrienne, présent à Genève.
Profitant de l’aubaine, les journalistes pro-régime harcèlent les membres de l’opposition avec leurs questions. Ceux appuyant l’opposition font de même avec les dignitaires de la délégation de Damas.
Dans la ville suisse de Montreux, où s’était tenue mercredi la conférence internationale sur la Syrie, des journalistes anti-régime ont pourchassé le ministre de l’Information Omrane al-Zohbi dans le centre de presse en lui lançant avec insistance « Quand Assad partira-t-il ? ».
Et à Genève, l’opposant Burhane Ghalioun s’est retrouvé dans un couloir assailli par des journalistes pro-régime qui le pressaient de répondre : « les rebelles ont montré des vidéos de têtes décapitées, qu’est-ce que tu as à répondre à ça ? ».
Le régime de Damas considère les rebelles comme des extrémistes « terroristes » appuyés et financés par l’étranger, notamment par l’Arabie saoudite et le Qatar. Et les médias financés par ces deux pays, Al-Arabiya et Al-Jazeera, sont les plus honnis par le régime pour leur couverture très favorable avec la rébellion.
Dimanche, lorsque la journaliste d’Al-Jazeera a demandé au ministre de l’Information pourquoi il refusait d’être interviewé par sa chaîne, ce n’est pas le dignitaire syrien qui a répondu. Mais un reporter de Sham FM, radio privée proche du pouvoir. « Parce que vous êtes des agents » (d’un pays hostile, ndlr), a-t-il lancé. La journaliste d’Al-Jazeera a alors répliqué : « au moins nous ne sommes pas des criminels ».
Autre exemple de tension lors de la conférence de presse de l’opposant Louai Safi qui appelait à la création d’un corridor humanitaire pour les quartiers rebelles assiégés de la ville de Homs (centre).
« Ne pense pas que tu peux me dicter ce que je dois dire ici, toi qui représentes les médias de la propagande », a lancé l’opposant à un journaliste de l’agence officielle Sana qui lui demandait avec insistance pourquoi l’opposition voulait-elle faire sortir les « terroristes » de Homs.
Des insultes extrêmement vulgaires, souvent sous le niveau de la ceinture, fusent parfois. D’autres s’inspirent du contexte de la guerre comme lorsqu’un journaliste anti-Assad a crié à son confrère de la presse officielle « Vas-y, jette un baril sur nous », en référence aux barils d’explosifs largués selon des ONG sur la ville d’Alep (nord), tuant des centaines de civils. La tension est parfois tellement grande que les journalistes manquent d’en arriver aux mains, forçant la sécurité de l’ONU à intervenir.
Certains journalistes syriens vivent une situation inédite. Ahmad Fakhouri était présentateur à la télévision d’Etat jusqu’à ce qu’il fasse défection en 2012. « Je revois d’anciens collègues ici, je veux les saluer mais certains sont embarrassés, d’autres ont détourné le regard », confie à l’AFP ce jeune homme qui travaille désormais dans une chaîne satellitaire financée par les Emirats arabes unis.
« Je suis opposant, mais en tant que journaliste, je peux critiquer l’opposition et les rebelles tout comme les renseignements et Assad. C’est cela le vrai journalisme ».

source

Manifestation : pas de Genève 2 avec Assad


rappel

Comité belge pour soutenir la révolution syrienne

 Bruxelles, le 12 janvier 2014

INVITATION

Pas de Genève 2 avec Assad

Après près de trois années de répression en Syrie, la situation ne s’améliore pas et devient de plus en plus complexe, dans l’indifférence de la communauté internationale.

Annoncée par l’ONU, une conférence sur la paix en Syrie doit s’ouvrir le 22 janvier à Genève, baptisée « Genève 2 ».

Alors que « Genève 1 » excluait la présence de Bachar Al Assad ou de ses représentants, la prochaine conférence ne l’exclut plus.

Ceux qui préparent cette conférence semblent oublier que le problème majeur est la dictature de 43 ans des Assad et ne soutiennent pas la révolution, sous prétexte d’extrémisme et de terrorisme, alors que ceux-ci ne sont que la conséquence de la répression sanglante du régime. L’extrémisme et le terrorisme ont été voulus par les ennemis du peuple syrien pour justifier leur soutien au régime des Assad.

Le droit à la liberté et à la justice est dénié au peuple syrien.

Plus de 130.000 morts, des milliers de personnes disparues, enlevées, emprisonnées, torturées,      9 millions de déplacés et de réfugiés selon les chiffres officiels, ne troublent pas les organisateurs de la conférence.

L’échec de l’opposition syrienne en exil à soutenir la révolution des Syriens ne signifie pas l’échec de la révolution. Le Comité Belge et les sympathisants de la révolution syrienne à travers le monde continuent à soutenir la révolution syrienne pour la dignité et la liberté, quels que soient les choix et les difficultés de celle-ci.

C’est dans ce contexte que nous organisons une manifestation statique à Bruxelles, avec comme principale revendication « Pas de Genève 2 avec Assad ».

Le samedi 18 janvier, de 14h à 16h,

Place du Luxembourg

 1000 Bruxelles

Pour le Comité Belge pour soutenir la révolution syrienne

Hasan Addaher

Ch. De la Hulpe 515, 1170 Bruxelles

Tel. : +32.491364600

L’impasse syrienne


Sale temps pour la révolution syrienne. Rien ne va plus, ou presque. Des manifestations populaires contre le régime de 2011, il n’est plus guère question. Le stratagème de Bachar el-Assad, la communautarisation et la montée des haines, a fonctionné. Et comment ! Pourtant, rien n’est gagné, pour personne…

Qu’on se souvienne : dès avril 2011, le « raïs » s’était écrié que la Syrie faisait face à des terroristes djihadistes. Mais ceux-ci n’ont vraiment commencé à entrer en scène qu’en 2012. Notamment les centaines d’entre eux que le régime, curieusement, venait de… libérer. Sur le terrain, les rebelles, dont l’Armée syrienne libre, qui ne sont pas une armée mais une myriade de groupes hétéroclites sans commandement uni, ont quand même réussi à conquérir du terrain, dans les campagnes surtout, une moitié du pays au moins.

Mais en 2013, les choses sont allées de mal en pis. Les méthodes du régime – bombardements massifs de la population, arrestations, tortures, exécutions – ont rendu aiguë la problématique des réfugiés, qui sont environ sept millions (un tiers de la population syrienne !), dont plus de deux millions au Liban, en Turquie et en Jordanie, où ils vivent dans des conditions très précaires et passent un hiver actuellement dantesque.

On a pu croire que le déséquilibre des forces – et surtout le très létal monopole des airs du régime – allait être remis en cause par une intervention militaire, aérienne aussi, de la part des Américains et des Français, très remontés après des attaques chimiques le 21 août dernier dans des banlieues de Damas sous contrôle rebelles.

L’origine de ces attaques reste controversé, mais les menaces américaines ont tôt fait de convaincre Bachar et les siens de capituler sur ce point : en quelques semaines, l’affaire était entendue, les armes chimiques du régime vont être neutralisées, et tant pis pour l’orgueil de son chef, trop content de sauver sa peau et son aviation.

Barack Obama s’est donc résolu à annuler les frappes aériennes préparées. Au grand dam des Syriens sous les bombes et des rebelles. Ceux-ci se divisent désormais en de très nombreux camps : les débris de l’ASL (quand ils n’ont pas pris le chemin du grand banditisme), les nombreuses katiba (brigades) islamistes, les deux grands mouvements qui se réclament d’al-Qaïda (dont l’un, l’Etat islamique d’Irak et du Levant, multiplie les horreurs sans subir les foudres du régime) et enfin les Kurdes, qui consolident leur autonomie dans le nord-est du pays.

Alors, non seulement on reparle de diplomatie – une grande conférence devrait avoir lieu en Suisse en janvier – mais le pire, pour les rebelles, paraît acquis : la communauté internationale, face aux exactions hideuses des djihadistes, paraît même prête à réhabiliter Bachar, comme s’il représentait un moindre mal, lui qui n’hésite jamais – au grand jamais ! – à bombarder les hôpitaux, les boulangeries, enfin toute cible qui peut faire très mal à ces misérables qui ont osé défier l’autorité de son régime mafieux.

Personne ne semble capable de remporter une victoire définitive, même pas ce régime qui reçoit bien plus d’aide que le camp rebelle, lui qui dispose à loisir des armes russes, des conseillers iraniens, des miliciens chiites irakiens et des combattants du Hezbollah libanais.

Tout se passe comme si un conflit de longue durée, d’une âpreté inouïe, s’était engagé, dans lequel les acteurs régionaux, l’Iran, la Turquie, les pétromonarchies du Golfe sans parler des grandes puissances, sont impliqués à des degrés divers. Avec un perdant, déjà : le peuple syrien.

BAUDOUIN LOOS

LE SOIR – Samedi 28 décembre

Les manipulations de Bachar El Assad


Graffiti du président Bachar el Assad © thierry ehrmann – 2013

 

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La rumeur a fait sensation : des jeunes filles musulmanes seraient envoyées en Syrie pour offrir leurs services sexuels aux combattants islamistes qui luttent contre l’armée de Bachar al-Assad ! C’est ce que l’on a immédiatement appelé « le djihad du sexe » ! Et certains exégètes de la loi musulmane, la charia, de légitimer cette nouvelle forme de prostitution au nom de la religion ! Les mariages temporaires ou coutumiers seraient autorisés par le Coran.

Puis la rumeur est devenue information. Les medias arabes puis occidentaux ont donné des détails, des chiffres. Un membre du gouvernement tunisien a apporté sa pierre puisque ces jeunes candidates au djihad sexuel étaient généralement originaires de son pays : il a confirmé que 16 Tunisiennes étaient réellement parties rejoindre les djihadistes en Syrie. Et il s’interroge sérieusement : que fera-t-on des enfants illégitimes qui naîtront obligatoirement de ces unions multiples mais passagères ?

On verra même à la télévision syrienne une jeune femme témoigner afin de dénoncer cette prostitution halal à laquelle elle a été soumise…

Et soudain, avec la même rapidité qui avait permis son éclosion, la rumeur s’est dégonflée… Ce n’était que propagande et désinformation. Sans doute, mais qui avait intérêt à répandre une telle rumeur ? Et pourquoi ? La suite avec Monsieur X…

Livres cités:

Pas de printemps pour la Syrie. Les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise (2011-2013)

de François Burgat et Bruno Paoli
éditeur : La Découverte
parution : 2013

http://widget.editis.com/ladecouverte/9782707177759/#page/1/mode/1up

La mort est ma servante. Lettre à un ami assassiné. Syrie 2005-2013

de Jean-Pierre Perrin
éditeur : Fayard
parution : 2013