Pourquoi la Syrie m’obsède ?


VINCE REMOS•DIMANCHE 21 FÉVRIER 2016

Après tout je ne suis pas syrien, encore moins musulman, je vis loin de là bas et leurs malheurs, même s’ils sont grands, me touchent peu directement. Bon, il y bien quelques « migrants » qui débarquent çà et là dans ma ville mais pas vraiment l’invasion fantasmée par d’aucun. Les Syriens ne sont pas le seuls peuples « à problème » citons pèle-mêle, les rohingas, les ouïgours, les papous, les tibétains, les palestiniens, les habitants du kivu…bref, ce ne sont pas les « nobles causes » qui manquent.

Pourquoi donc un tel privilège en faveur des Syriens ?

Par esprit de contradiction sans doute, une grande part de la gauche radicale partage les thèses de l’extrême droite sur ce sujet et soutient Bashar Al Assad et Vladimir Poutine sans complexe…moins par « anti-impérialisme » que par connerie !

Mais bon la connerie à gauche est au moins aussi répandue qu’à droite et depuis bien longtemps. On ne reviendra pas ici sur les justifications aussi diverses et improbables des goulags, de la politique agraire de Pol-Pot et autres « erreurs » comme dernièrement le soutien à PTB-« GO » émoticône smile

Ce qu’il y a donc de si spécial dans cette « Crise syrienne », mis à part le niveau de violence records du régime et de ces alliés et la spectacularisation morbide des crimes de Daesh, c’est qu’elle continue d’exister malgré 5 ans de répressions atroces de la part du régime et de ces alliés.

Ajoutons à cela l’exode massif de la population, l’émergence et la consolidation de Daesh, la politique opportuniste du PKK/PYD, la radicalisation islamiste de beaucoup et l’offensive aérienne massive de l’armée russe…le fait qu’il existe toujours une Syrie libre qui s’organise pour déblayer les décombres, soigner les blesser, distribuer le peu de vivres, régler les litiges et maintenir une cohésion sociale là où tout appelle le chaos est ce qui devrait surprendre les observateurs éclairés de la « la crise syrienne » bien plus que « l’islamisme ».

Certains y verront « la preuve » du soutien sans faille du complot americano-sioniste et des ses alliés truco-saoudiens qui comme chacun le sait gouvernent le monde au nom des illuminatis-reptiliens du groupe bildergerg… mais d’autres, moins savants, y verront peut-être autre chose :
Personnellement, j’y vois l’émergence d’un peuple là où l’on ne voulait voir chez « les arabes » qu’une masse informe tout juste bonne à vivre soumise sous la botte des divers services de sécurité d’une dictature.

Ce sont ces gens là que j’appelle « le peuple syrien » au delà sa diversité religieuse et ethnique.
– C’est ce peuple qui a décidé de dire non à Bashar Al Assad sans pour autant dire oui à Daesh. – C’est ce peuple qui sent pertinemment bien que Daesh ne fait que reprendre la place de tyran laissée libre par le régime. – C’est ce peuple là et sa révolution, au sens propre du terme, qui est actuellement l’enjeu des combats actuels.

Certes ce n’est pas le seul peuple en lutte, ni même le plus sympathique ou le plus vertueux mais sans doute celui dont l’autonomie et la liberté est le plus nié.

« Le monde » semble prêt à tout accepter plutôt que de prendre cette révolution au sérieux. Tout est mis à contribution pour lui dénier le droit à faire la révolution :
– la référence à l’islam de beaucoup de combattants, tous islamistes pour Moscou et bien d’autres – sa faible maîtrise du français de l’anglais et des langues « civilisées » au profit de l’arabe – le caractères banlieusard voir rural de ce derniers opposés aux manières bourgeoise « occidentalisée » du maître de Damas – ses prétendus soutiens étrangers réels ou fantasmés négligeable pourtant en regard des soutiens internationaux avérés du régime et des moyens engagés par ces derniers – les équilibres géopolitiques bien que ces derniers soient actuellement plus que mis à mal par la fuite en avant opérée par le régime et ses alliés russes et iraniens – la mort du colonel kadhafi et l’échec relatif de la révolution libyenne – le soutien de Bernard-Henri Levy a sa cause…

Bref, ce peuple syrien qu’on s’acharne à écraser a déjà réussi à démontrer au monde que le peuple a toujours raison de se révolter et de désobéir à ses maîtres…sans avoir besoin pour cela d’un parti, d’une ligne idéologique juste, d’une force armée préalablement organisée, de conditions historiques favorables…Simplement un jour il a pris la rue pour dire non a l’oppression malgré la menace claire : « Bashar ou on brûle le pays » disait le régime au début de la révolution, force est de reconnaître qu’il a tenu parole…pourtant 5 ans après, malgré tout les efforts du régime et de ses alliés et l’absence coupable des démocraties, ce peuple n’est toujours pas vaincu.

C’est sans doutes cela qu’on ne lui pardonne pas, spécialement à gauche, et c’est celà qui me plaît tant chez lui !
Vive le peuple syrien et sa révolution !

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Tunisie : Béchir Labidi «En 2008, nous avons fait la révolution sans le savoir»


Enseignant et syndicaliste à Redeyef, dans le bassin minier de Gafsa, une des régions défavorisées de Tunisie, Béchir Labidi, 61 ans, a été un des acteurs majeurs de la crise sociale de 2008 qui est souvent considérée le mouvement précurseur de la révolution de décembre 2010-janvier 2011 qui vit le dictateur Ben Ali s’enfuir en Arabie Saoudite.«Je dis parfois qu’on a fait la révolution sans le savoir», assène-t-il avec un petit sourire. Entretien à Gafsa.

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Comment les événements ont-ils démarré?
Le mouvement social de protestation a commencé le 5 janvier 2008, après la publication d’un concours de recrutement faussé à la Compagnie des phosphates de Gafsa. Il y a eu des arrestations dont la mienne entre le 7 et le 9 avril, mais nous avons été libérés rapidement car les femmes se sont mobilisées et ne quittaient plus les places et les rues! On a été accueilli en héros. Après, des négociations ont eu lieu mais sans résultats avec le représentant envoyé par Ben Ali. Les grèves ont continué, les manifestations aussi. A Redeyef, Metlaoui, Moulares, des confrontations avec la police se multipliaient. C’était la première fois que ce régime devait faire face à un tel mouvement. Un jeune a été tué en mai. Au sein du régime, la tendance favorable à la manière forte, menée par le ministre de l’Intérieur Rafik Haj Kassem, un dur, l’a emporté. Ils ont accentué la répression et les arrestations. Mon fils Mondhafer et moi fûmes arrêtés le 1er juillet. Tout le monde a été torturé. Nous, pendant une semaine, cela a été très pénible surtout pour mon fils. C’était une équipe de Tunis qui procédait, aidée par des agents de Gafsa. En février 2009, des centaines de condamnations ont été prononcées, de 2 à 10 ans ; moi j’ai pris huit ans en appel. En octobre, nous avons été graciés.

Que s’est-il passé pour vous entre ce moment et la révolution de 2011?
Nous avons été évidemment surveillés de près mais en raison de la sympathie que nous manifestaient les militants syndicalistes des sections de l’UGTT (le grand syndicat national historique, NDLR), nous avons réussi à aller témoigner dans différentes sections régionales, à Kairouan, Jendouba, Sfax, etc. Proche du régime, le secrétaire général de l’UGTT, Abdessalam Jrad, n’a rien pu faire contre nous, contre la base. Et nous jouissions de l’appui d’organisations de la société civile comme la Ligue des droits de l’homme, les Femmes démocrates, le Comité de soutien aux prisonniers du bassin minier, etc.

Et ces événements qui ont abouti à la chute du régime en 2011, comment les avez-vous vécus?
Les militants de gauche, la société civile, tout le monde prenaient conscience que si on avait été plus soutenu en 2008 la révolution aurait déjà pu éclater à ce moment-là. 2011, finalement, fut la copie révisée de 2008, car on n’a pas laissé seuls les gens de Sidi Bouzid, les premiers à bouger; les syndicalistes se sont mobilisés et quand les policiers s’en sont pris aux jeunes on les a hébergés dans les locaux de l’UGTT. Même Jrad a dû négocier la dispersion. La mobilisation a fait tache d’huile et, ce fameux 14 janvier 2011, jour de la fuite de Ben Ali, on était trop fier du but enfin atteint! C’était l’apothéose d’une lutte de 30 ans pour la liberté.

Quel regard portez-vous sur les quatre années qui se sont écoulées depuis lors?
Les principaux acteurs de la révolution, la gauche et les jeunes, ont été rapidement marginalisés, dès les élections d’octobre 2011; les islamistes (le parti Ennahda, NDLR) étaient bien mieux organisés et plus riches que nous. On n’avait pas fait la révolution pour ce résultat! Mais les démocrates s’étaient divisés entre plusieurs partis. Avant cela, j’avais fait partie du Comité national pour la réalisation des objectifs de la révolution avec 150 autres membres. Durant les années 80 et 90, j’ai été membre de partis de la gauche radicale, j’ai notamment fondé avec des amis le PCOT (Parti communiste des ouvriers de Tunisie). J’ai concouru comme candidat indépendant en 2011, j’ai obtenu 2.700 voix, neuvième score de la circonscription qui n’élisait que sept députés. En 2014, je n’étais pas candidat.

Justement, lors de ce dernier scrutin, un parti créé en 2012, Nidaa Tounes, est parvenu à dépasser Ennahda. On dit parfois que c’est le retour du parti de Ben Ali…
Non. Les échecs économiques et les erreurs en politique étrangère d’Ennahda et du président Moncef Marzouki, entre 2012 et 2014, ont provoqué la victoire de Nidaa Tounes, une force disparate composée de gens qui ont en commun leur hostilité aux islamistes. C’est un mélange de gens de gauche, de syndicalistes, de gens de droite, d’ex-RCD (le parti quasi unique de Ben Ali). Ennahda a réussi à se glisser dans la coalition gouvernementale qui vient de se former car c’est un renard en politique: il a compris que le vent ne soufflait par de son côté, qu’il était encerclé, et il veut en même temps rester présent, en position d’attente. Voilà pourquoi il est entré dans ce gouvernement dominé par Nidaa.

Pour qui avez-vous voté aux présidentielles l’an dernier?
J’ai d’abord soutenu Hamma Hammami (le candidat de la gauche radicale, leader du PCOT, NDLR), je l’ai même accompagné en campagne. Au second tour, entre Moncef Marzouki et Beji Caïd Essebsi, je n’ai pas pu voter. Personne dans ma famille n’a voté car nous estimions qu’aucun de ces deux noms ne méritait d’occuper le poste de président de la république. Essebsi, qui a gagné, a été longtemps ministre sous le dictature de Bourguiba, il est très vieux (88 ans, NDLR) et donc d’autres dirigeront le pays en réalité. Quant à la vraie gauche, elle court à l’échec car elle reste enfermée sur elle-même. Il faut créer un nouveau front démocratique, large, ouverts à tous les partis et instances démocratiques de la gauche.

Vous ne craignez pas que les échecs économiques ne fassent le lit des nostalgiques du RCD?
Non car les Tunisiens ont dépassé la dictature. Les problèmes socio-économiques sont lourds. Il faudra du temps, le sens du travail et un sens du développement du pays qui impliquent une révolution culturelle. Mais les acquis de la révolution, le pluralisme, la liberté de presse et d’expression, plus personne ne nous les enlèvera. Les «ex-RCDistes» doivent s’intégrer, qu’ils le veuillent ou non, à ce processus en marche.

Propos recueillis par Baudouin Loos à Gafsa le 16 février 2015.

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De la servitude moderne – DOCUMENTAIRE COMPLET –


Entendre le texte de La Boétie ici « LA BOETIE – Discours de la servitude volontaire »

À 18 ans, Étienne de La Boétie fut le premier à s’étonner de la structure pyramidale du pouvoir, et à analyser les principes de la domination des peuples par un seul, ou par une poignée d’hommes.

S’il est vrai que la tyrannie est ce dans quoi la démocratie menace le plus de verser, ce bref essai écrit en 1549 peut être regardé par les peuples de nos démocraties modernes comme une invitation perpétuelle à la vigilance à l’égard du pouvoir ; et ses problèmes et ses concepts, comme des outils indispensables pour une démocratie sans cesse à régénérer.

2 ans de soulèvement populaire en Syrie (Jeunes anticapitalistes)


Le 19 février 2013, les JAC organisaient à l’ULB sangsurlesmainsBachar2013une soirée de soutien à la révolution du peuple syrien contre la dictature de Bachar El-Assad. Cette conférence a été organisée par les JAC en collaboration avec Action Syrie et avec le soutien des Etudiants FGTB-ULB et d’Amnesty ULB. Une soixantaine de personnes ont participé à l’évènement.

Les intervenants étaient Yahia et Fadi, réfugiés syriens originaires de Damas, qui nous ont fait part de leur expérience personnelle au sein du mouvement, de l’actualité et de l’avenir de la révolution syrienne. Avec l’aide de Rend pour la traduction. Ils étaient accompagnés de Pascal Fenaux, journaliste au courrier international, qui nous a parlé de la perception de la révolution syrienne, de sa couverture médiatique et des enjeux internationaux de ce mouvement.

Aurélie des JAC s’est chargée de présenter notre position face à ce processus révolutionnaire. Voici le contenu de son intervention au nom des JAC.
“La situation syrienne pose de nombreuses questions aux militant-e-s de la gauche anticapitaliste :

En quoi la situation en Syrie se rapproche et se distingue des autres processus révolutionnaires arabes ? Pourquoi après bientôt deux ans, le soulèvement syrien ne débouche pas sur un changement de régime ? Pourquoi la gauche est-elle divisée ou n’ose pas se positionner ? Que penser de la possibilité d’une intervention militaire étrangère ?

Le soulèvement populaire en Syrie s’inscrit dans le contexte du dénommé « printemps arabe » (commencé en hiver 10-11 en Tunisie). Comme dans les autres pays de la région, le mouvement populaire demande plus de démocratie, la liberté, la dignité, la fin d’un régime dictatorial et réagit à la crise sociale et économique en demandant la possibilité de travailler et la redistribution des richesses.

Bientôt deux ans après son commencement, le 15 mars 2011 dans la ville de Deraa, le soulèvement en Syrie est longtemps resté pacifique mais s’est petit à petit militarisé face à la répression du régime. Aujourd’hui encore de nombreuses manifestations pacifiques ont lieu, notamment les vendredis, mais la violence de la répression entraîne l’escalade de la militarisation.

La Syrie est au cœur du Moyen-Orient et est au centre d’un jeu de puissances régionales et internationales. Située entre la Turquie, le Liban, Israël, la Jordanie et l’Irak, elle rassemble différents peuples de différentes confessions (importante minorité kurde – majorité sunnite, chiite, alaouites, druzes, chrétiens). On peut distinguer différentes influences ou « ingérences étrangères » : la première et la plus importante depuis le début du soulèvement est le soutien politique, militaire et financier de l’Iran et de la Russie au régime, à laquelle ont répondu ensuite la présence d’islamistes radicaux soutenus par les pétromonarchies du Golfe, alliés opportunistes qui espèrent se faire une place dans le régime post el assad et bloquer la dynamique émancipatrice et démocratique de la révolution,…

Comme dans le cas de la Lybie, la gauche est divisée. Le discours de propagande pseudo anti-impérialiste du régime et son alliance avec l’Iran et le Hezbollah libanais contre Israël et les États-Unis encouragent certains à soutenir le régime et fermer les yeux sur ses atrocités. Pour autant, le régime syrien a écrasé les palestiniens pendant les années 1970 et 80 et n’a pas bougé le moindre petit doigt depuis des décennies contre Israël, qui occupe le plateau du Golan syrien. Raison pour laquelle Israël est loin de se réjouir de la révolution syrienne, craignant les conséquences de la chute du régime : soit un régime plus démocratique et donc plus dur vis-à-vis d’Israël, soit un nouveau terrain de jeu pour le djihadisme…

En tant que Jeunes anticapitalistes, on essaie d’avoir des contacts en Syrie via nos camarades du Courant de la gauche révolutionnaire syrienne (Ghayath Naisse sera présent à l’école anticapitaliste de printemps du 15-16 et 17 mars) et d’éviter de tomber dans ce raisonnement-piège, ce vieux mal d’une certaine gauche : « les ennemis de nos ennemis sont nos amis ».

On soutient la révolution syrienne basée sur le refus de la dictature, du néolibéralisme et du chômage. Comme dans les autres pays du printemps arabe, c’est une révolution populaire, soutenue par la majorité de la population et où les jeunes ont une place déterminante. La présence islamiste est réelle mais n’est pas une exception syrienne et ils sont bien loin de constituer la majorité de la rébellion.

La particularité du soulèvement syrien est l’atroce répression de la part du régime, qui torture et assassine les enfants, les femmes, les médecins et vise les pharmacies comme les files devant les boulangeries. On estime aujourd’hui le nombre des victimes à environ 70 000 morts, sans compter les centaines de milliers de prisonniers, blessés et réfugiés, là où on parlait de quelques centaines de personnes en Égypte ou en Tunisie.

Malgré l’horreur de la répression et l’exacerbation de conflits confessionnels ou ethniques que le régime attise en permanence via des attaques ciblées et une propagande intense, la résistance au régime constitue un front large, constitué des couches sociales de différentes communautés et confessions. On trouve des exemples d’auto-organisation de la population qui gère par quartiers les besoins essentiels tels que la nourriture, la santé, la communication et l’auto-défense, comme dans la ville de Douma, près de Damas.

Nous espérons la chute rapide du régime de Bachar el Assad et la continuité du processus révolutionnaire, sachant que plus le temps passe plus les risques d’une guerre confessionnelle augmentent.

La question d’une intervention militaire étrangère s’est parfois posée mais se heurte aux différentes positions internationales et à la peur d’une plus grande instabilité de la région ensuite. Les raisons pour lesquelles nous nous opposons à une intervention impérialiste sont différentes : la première c’est que l’intervention n’est pas demandée par la grande majorité du peuple syrien. Elle ne garantirait pas l’aboutissement du processus révolutionnaire, elle donnerait toutes les clés de l’après-régime aux impérialistes. Elle provoquerait de nouvelles destructions et morts parmi les civils et renforcerait le discours anti-impérialiste du régime utilisé pour légitimer sa dictature. Il s’agit par contre d’entendre les revendications des syriens qui face à la violence du régime manquent d’armes et plus que tout d’aide humanitaire.

Nous organisons cette soirée et sommes en contact avec le comité Action Syrie car nous trouvons important de faire entendre la voix des Syriens, souvent mal représentée dans les médias qui se contentent de parler de la résistance armée ou du Conseil National Syrien, qui ne représente pas encore toute la diversité de la résistance syrienne.

Par cette soirée, nous voulons insister sur l’importance de communiquer sur la situation mais aussi d’encourager le soutien et l’aide humanitaire au peuple syrien, tout en nous opposant clairement à une intervention impérialiste dans la région.”