200 Palestiniens prisonniers politiques relâchés par Israël


Israël a commencé à libérer un certain nombre de prisonniers palestiniens avant une prochaine visite dans la région de Condoleezza Rice, la secrétaire d’état américaine.


La mère de Said Atab tient le portrait de son fils, incarcéré depuis 32 ans

On s’attend à ce que presque 200 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes soient libérés et soient en Cisjordanie ce lundi.

Ces libérations sont voulues par Israël pour renforcer la position de Mahmoud Abbas, le président palestinien.

Après les libérations de ce lundi, environ 11 000 Palestiniens resteront incarcérés dans les prisons israéliennes.

Les officiels palestiniens, dont Ashraf al-Ajrami, le ministre des affaires des prisonniers, ont salué les prisonniers alors que ceux-ci montaient à bord des autobus au centre de détention militaire israélien d’Ofer en Cisjordanie occupée.

Les prisonniers devaient être formellement libérés au point de contrôle de Beituniya avant d’être redirigés vers le siège présidentiel d’Abbas dans Ramallah pour une réception officielle.

« Prisonniers politiques »

Nour Odeh d’Al Jazeera, s’exprimant depuis Ramallah, a rapporté que les Palestiniens marquaient l’évènement en dansant et en jouant de la musique alors qu’ils attendaient le convoi d’autobus amenant les prisonniers libérés.

« Les Palestiniens réclament depuis longtemps que les prisons israéliennes soient vidées des prisonniers politiques palestiniens », a-t-elle dit.

« Ceci une question centrale pour la politique palestinienne et qui est considérée comme une des plus importantes pouvant mobiliser l’opinion publique. »

« C’est un évènement que le président palestinien peut plus ou moins revendiquer, quoique l’Autorité palestinienne ait affirmé que l’identité, l’affilitiation politique et le temps servi par les prisonniers libérés aujourd’hui a été l’unique décision d’Israël, » a encore déclaré Odeh.

Deux des prisonniers palestiniens devant être relâchés ce lundi sont des condamnés à perpétuité, pour lesquels Israël a fait une rare exception à sa politique de ne pas libérer les prisonniers impliquée dans des attaques mortelles.

Said Al-Attaba, âgé de 56 ans, était soumis à une condamnation à perpétuité depuis 1977 après avoir été accusé de la mort d’une femme israélienne, et Mohammed Ibrahim Abu Ali, âgé de 51 ans, et connu sous le nom de « Abu Ali Yatta », était derrière les barreaux depuis 1979 avoir tué un réserviste israélien.

Traduction d’un article d’Al Jazeera net publiée sur info-palestine

Israël libère 198 prisonniers palestiniens, nouvelle visite de Condoleezza Rice


Le plus ancien détenu palestinien en Israël, Saïd Al-Attaba, en prison depuis 1977

Le plus ancien détenu palestinien en Israël, Saïd Al-Attaba, en prison depuis 1977

RAMALLAH (AFP) —

Israël a libéré lundi 198 prisonniers palestiniens, dont deux parmi les plus anciens, dans un geste à l’égard du président Mahmoud Abbas qui les a accueillis en héros à Ramallah.

Ces libérations sont survenues quelques heures avant l’arrivée de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice pour une nouvelle mission en Israël et chez les Palestiniens, engagés dans de difficiles négociations de paix.

« La libération de ce groupe nous comble de joie mais nous ne serons pas tranquilles avant la libération de tous les prisonniers, les 11.000 qui attendent toujours », a dit M. Abbas en recevant les prisonniers libérés dans la cour de la Mouqataa, son QG à Ramallah en Cisjordanie.

« Il n’y aura pas de paix sans la libération de tous les prisonniers », a-t-il ajouté, en saluant « 198 héros de notre peuple », accueillis par des milliers de personnes.

La plupart des prisonniers libérés, dont deux femmes, appartenant pour la plupart au Fatah, le parti de M. Abbas.

Le plus ancien détenu palestinien en Israël, Saïd Al-Attaba, 56 ans, incarcéré depuis 1977, et Mohammad Ibrahim Abou Ali, alias « Abou Ali Yatta », emprisonné depuis près de 30 ans, font partie des détenus libérés.

SUITE

Oum Kalsoum, la quatrième pyramide


Repris d’ici

La « Dame », la « voix des Arabes », l’ « astre de l’Orient », autant de vocables qui s’attachent à la personne d’Oum Kalsoum dont le chant a rayonné sur le monde arabe et au-delà tout au long du XXe siècle. Trente trois ans après sa disparition et, en manière de célébration, quelque cent ans après une naissance dont la date demeure incertaine (1898 ?… 1904 ?… ), l’Institut du monde arabe lui rend hommage avec une exposition-spectacle installée dans la Médina, du 17 juin au 2 novembre prochain.

On découvrira ainsi les différentes facettes de ce personnage devenu icône, de cette diva d’Orient qui se présentait avant tout comme « une femme, une paysanne, une Égyptienne », on montrera aussi, dans la mise en scène de l’agence NC, combien sa mémoire est encore vivante de nos jours.

Le parcours – ni chronologie ni hagiographie – propose quatre approches distinctes mais cependant complémentaires, chacune réunissant photographies, séquences sonores et audiovisuelles, documents, objets, costumes et œuvres.

La première section, « l’Égyptienne » s’attache à la personne d’Oum Kalsoum, à son milieu, à ses origines dans une Égypte qui, en moins de trois quarts de siècle aura connu le protectorat britannique, l’émergence du nationalisme, les règnes des souverains Fouad et Farouk, la révolution de 1952, les mandats de Nasser et Sadate, sans oublier les deux défaites face à Israël en 1948-49 et 1967. L’aura d’Oum Kalsoum va croissant dans ce contexte jusqu’à lui conférer un statut de représentante officielle de son pays.

La deuxième section, « le Talent », fait la part belle à l’interprète avec l’ambition de faire comprendre ce qui est à la source du succès d’Oum Kalsoum : la musique, les textes et, surtout, sa voix qui provoquent dans son auditoire le tarab, ce plaisir qui confine à l’extase quand chaque note, chaque mot, chaque intonation est goûté par les auditeurs ; plaisir d’autant plus accru qu’Oum Kalsoum improvise à l’infini sur différents modes, ses récitals se prolongeant de longues heures. Des extraits de ses représentations projetés dans un lieu évoquant une salle de concert, de courtes interviews de compositeurs, d’auteurs et de musicologues, la consultation de la traduction des textes-poèmes qu’elle a chantés, un espace d’écoute de son répertoire sentimental, des images des réactions de son public contribuent à faciliter l’appréhension de ce phénomène. En contrepoint, la projection d’extraits des six films qu’elle a tournés entre 1935 et 1948 ainsi qu’une mosaïque de pochettes de disques, des costumes de scène, ainsi que quelques effets personnels emblématiques viennent compléter cette présentation.

La troisième section, « l’Engagement », rend compte de l’implication d’Oum Kalsoum dans la vie publique à la fois comme militante d’un certain féminisme, et comme moteur d’une certaine unité panarabe qui connaîtra son point d’orgue lors de ses funérailles le 3 février 1975. Cet engagement dans la modernité est donné à voir dans une sélection de coupures de presse et un module audiovisuel retraçant l’actualité et les événements qui ont fait naître chez Oum Kalsoum le désir de s’impliquer dans l’évolution de la société égyptienne et de la nation arabe. Un module sonore est dédié à ses chants patriotiques tandis que le film tourné par Youssef Chahine pendant ses obsèques est projeté sur grand écran afin de mieux rendre compte de l’émotion de ses contemporains.

La quatrième section, « l’Héritage », réunit un éventail d’œuvres de plasticiens contemporains dans lesquelles l’image de la « Dame » est récurrente : Chant Avedissian, Georges Baghory, Khaled Hafez, Adam Henein, Huda Lutfi, Dodi Tabbaa, Jiri Votruba, Essam Marouf, Mohamed Omar Khalil, Mohsen Shaalan, Faysal Samra, Adel El-Siwi ou encore Youssef Nabil. Dans un autre registre figurent également les modèles haute-couture « Oum Kalsoum » du styliste Khaled El-Masry et les accessoires dessinés par Sarah Beydoun. Dans cette section un espace est réservé à la projection de performance d’interprètes d’aujourd’hui qui reprennent le répertoire d’Oum Kalsoum ainsi que quelques interviews qui explicitent la démarche de ces artistes.

Annexé à l’exposition, un « café Oum Kalsoum » inspiré de ceux qui ont fleuri en Égypte et ailleurs dans le monde arabe propose un lieu de détente dans lequel le visiteur peut s’abandonner, bercé par la voix de l’artiste.

Cette manifestation a pour ambition d’intéresser, bien sûr, ceux qui connaissent et aiment Oum Kalsoum, mais elle est aussi destinée aux « profanes », qui auront là l’opportunité de découvrir ce formidable personnage et cet extraordinaire destin.

L’artiste n’a chanté qu’une seule fois en dehors du monde arabe : c’était à Paris, à l’Olympia, en 1967. Quelque quarante années plus tard, l’IMA est fier de célébrer sa mémoire et – une nouvelle fois à Paris… – de donner envie à une autre génération de la rencontrer.

Je crois me souvenir qu’elle a aussi chanté (la même année ?) à Genève en Suisse.

Les bateaux de Free Gaza ont accosté ce samedi vers approximativement six heures dans le port de Gaza.


Les deux bateaux ont été salués par des centaines de Gazans et journalistes qui ont traversé la plage et se sont empilés dans des bateaux pour accueillir les militants.
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Un bateau palestinien part rejoindre le Liberty et le Free Gaza arrivés sains et saufs dans les eaux du port !

Le groupe restera à Gaza pendant au moins dix jours, participant d’abord à une conférence de presse pour traiter de la situation, puis voyageant ensuite dans toute la bande de Gaza pour constater de première main les effets du blocus. Les officiels ont déclaré qu’il était possible que l’équipage puisse rencontrer les responsables politiques locaux, bien qu’aucune décision n’ait été prise.

Au moment où l’équipage pénétrait dans le port, le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé les bateaux pour les féliciter de leur voyage et les remercier de leur persévérence.

Le premier ministre du gouvernement de Gaza, Ismail Haniyeh, a donné une conférence de presse et a déclaré que le voyage a réussi en raison de la persévérance de l’esprit palestinien. Il a qualifié le projet Free Gaza de formidable « coup donné au blocus », et il a remercié l’équipage de ses efforts.

Plus tôt ce samedi une réunion du cabinet ministériel israélien avait décidé de ne pas empêcher les bateaux de Free Gaza d’entrer dans le port de Gaza en dépit des menaces précédentes selon lesquelles la force pourrait être employée pour empêcher l’accostage.

Ce samedi 11 bateaux, avec entre autres personnes 20 journalistes, avaient quitté la plage de Gaza pour aller à la rencontre des « bateaux pour Gaza », leur arrivée étant programmée pour midi. Mais les bateaux sont revenus vers le rivage après que des coups de semonce aient été tirés aux alentours de trois heures, et les navires devant briser le blocus n’étaient toujours pas en vue.

Les problèmes rencontrés avec l’équipement de navigation et que l’équipage attribue à du brouillage radio envoyé par les israéliens, a retardé l’arrivée des bateaux.

D’abord prévue en début d’après midi, l’heure d’arrivée des bateaux devait se situer entre 17 et 19 heures ce soir.

Les Palestiniens attendaient nombreux les bateaux depuis le matin, bien qu’ils n’étaient pas encore en vue.

À 10 heures du matin heure locale, l’équipage de Free Gaza a publié le communiqué suivant aux organisateurs du projet :

« Les systèmes électroniques qui garantissent notre sécurité à bord des bateaux Free Gaza et Liberty ont été bloqués et brouillés. Les deux bateaux battent pavillons grecs, et sont dans des eaux internationales. Nous sommes les victimes d’une piraterie électronique. Nous sommes actuellement dans le secteur A2 de GMS-P et nous comptons sur notre équipement de communication par satellites pour lancer si nécessaire un appel de détresse.

Nous sommes des citoyens de 17 nations et nous avons comme objectif de briser le siège de Gaza. Nous ne sommes pas des marins expérimentés. Par conséquent, il y a un risque concernant la sécurité des personnes à bord suite à cette situation d’urgence.

Nous naviguons actuellement sur une mer agitée, et nous faisons appel au gouvernement grec et à la communauté internationale pour qu’ils assument leurs responsabilités et protégent les civils à bord de nos deux bateaux qui sont dans des eaux internationales. »

Jamal Al-Khudari, le président du comité populaire contre le blocus et membre du Conseil Législatif Palestinien avait averti Israël de ne pas nuire aux bateaux, lesquels transportent des militants pacifistes de toutes nationalités et des fournitures médicales pour les habitants de Gaza.

Il a déclaré dans une conférence de presse samedi matin que les organisateurs avaient perdu le contact avec les bateaux pendant plusieurs heures à cause des brouillages par les israéliens des fréquences radio utilisées. Les bateaux ont pu reprendre contact avec Gaza plus tard dans la matinée.

Al-Khudari avait demandé aux militants de persévérer en dépit de ces problèmes, et il a ajouté que l’équipage avait trouvé des mines flottant sous l’eau alors qu’elles entraient dans les eaux de Gaza.

« Nous les accueillerons et les honorerons comme des héros, » a conclu Al-Khudari.

23 août 2008 – Ma’an News Agency
Texte repris d’info-palestine qui l’a traduit

BHL n’a pas vu toutes ses “choses vues” en Géorgie


ENCORE UN MENSONGE DE B.H.L. – IL N’A JAMAIS ÉTÉ À GORI

C’est une habitude chez ce menteur médiatique : il avait déjà prétendu avoir tout compris à la situation afghane lors de l’invasion soviétique (après avoir passé deux heures à 3 Km de l’autre côté de la frontière), puis prétendu s’être fait tirer dessus par des snipers à Sarajevo (alors qu’il se trouvait dans un endroit sécurisé), lors de la guerre contre le Liban par Israël, itou…

N’importe quoi, pourvu qu’on existe, et c’est plus facile quand on a une feuille de chou comme le Monde dans sa poche, qui vous offre à chaque fois des doubles pages…

BHL n’a pas vu toutes ses “choses vues” en Géorgie
Rue 89 – 22/08/2008

Contrairement à ce qu’il a écrit dans Le Monde, le philosophe n’a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n’est pas la seule affabulation.

Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale.

La suite ici

Ça y est, ils sont partis


Les deux bateaux qui vont briser le blocus de Gaza ont appareillé.
Ils ont quitté le rivage et sont en mer à l’heure qu’il est.
Ils ont répandu des roses sur la mer à la mémoire des marins US tués par Israël en 1967 sur le SS Liberty et à la mémoire de 14 pêcheurs de Gaza tués de même dans les eaux territoriales de la Bande.


Huweida répand les roses sur la mer

Vous pouvez participer au voyage en direct ici

Bonne route, les amis

Leur site

Le « Free Gaza » et le « Liberty » arrivés à Chypre, lèveront la voile pour Gaza jeudi


Publié le 20-08-2008

Bateaux pour Gaza

Les bateaux Free Gaza et Liberty sont arrivés à Larnaca à Chypre ce matin et devraient mettre les voiles pour Gaza demain, après une cérémonie à la mémoire des plus de 5000 Palestiniens qui ont perdu la vie depuis septembre 2000 et des 34 marins du USS Liberty qui furent assassinés par Israël en 1967.

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