« Les lois anti-terroristes. Un Acte constitutif de l’Empire »


Jean-Claude Paye

par Silvia Cattori*

Les lois « antiterroristes » imposées par les États-Unis ont servi à jeter les bases sur lesquelles se construit un nouvel ordre de droit, observe le sociologue belge Jean-Claude Paye. Elles s’appliquent désormais dans tous les États européens. Tout citoyen européen ordinaire peut, aujourd’hui, être surveillé dans son propre pays par des services secrets étrangers, être désigné comme un « ennemi combattant », être remis aux tortionnaires de la CIA et être jugé par des commissions militaires états-uniennes.

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La FGTB traque les entreprises racistes et publiera des noms


03.07.09 – 08:18

Le syndicat socialiste FGTB a rassemblé des preuves contre des entreprises qui ne veulent pas engager de travailleurs d’origine étrangère et en rendra les noms publics « en temps voulu », rapportent vendredi les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

La FGTB ne digère en effet pas la décision prise cette semaine par la chambre du conseil de Bruxelles de ne pas poursuivre pour discrimination envers les allochtones la société de travail intérimaire Adecco. Cette décision du tribunal permet aux sociétés de travail intérimaire de continuer à nier le racisme dans leur secteur, indique Eddy Van Lancker, secrétaire fédéral de la FGTB (ABVV). Il estime qu’un changement de mentalité doit se faire, car le racisme sur le lieu de travail reste tenace.

« Nous avons, durant des années, soutenu toutes les campagnes en matière de diversité. Si l’approche douce ne paye pas, nous sommes obligés de choisir la manière forte. Nous recevons en effet régulièrement des plaintes sur des entreprises qui pratiquent la discrimination, et souvent ces mêmes entreprises reviennent. Nous sommes maintenant en train de rassembler des preuves. Dès que nous disposerons d’un bon dossier, nous publierons les noms ».

Selon un sondage effectué par le quotidien De Standaard auprès d’une trentaine de bureaux d’intérim, deux sur trois admettent recevoir régulièrement des demandes de ne pas sélectionner de candidats « étrangers » ou « foncés de peau ».

(Belga)

Le bateau « Spirit of Humanity » arraisonné par Israël, en totale violation du droit… pour changer !


30 juin

humanity

Où est Obama ? Où sont nos dirigeants qui montent si rapidement au créneau quand il s’agit de dénoncer l’Iran ou la burqa, mais qui se fichent royalement de toutes les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire par Israël ? Empêcher une population étranglée d’accueillir un bateau qui contient des jouets pour enfants, du matériel médical et du ciment pour reconstruire les maisons démolies par les bombardements israéliens, quelle belle leçon de démocratie !

L’armée israélienne a attaqué le bateau « The Spirit of Humanity » à 23 miles des côtes de Gaza, cet après-midi, kidnappant les 21 passagers de 11 pays différents à bord, les conduisant de force en israël, et confisquant les médicaments, les jouets et les oliviers transportés par le bateau.

Tout cela avec la bénédiction de nos gouvernants, qui n’ont pas bronché et qui redérouleront le tapis rouge aux criminels de guerre, à la première occasion.

Et pendant ce temps la population de Gaza meurt à petit feu, sans abri, parce qu’Israel, refuse de laisser entrer du ciment pour reconstruire les maisons que son armée a détruites pendant les massacres de l’hiver dernier, vit avec des écoles démolies, et avec des hôpitaux en rupture de stocks de médicaments essentiels.

Tout le monde sait pertinemment que la « sécurité » d’israël n’est pas en jeu. Le bateau a été dûment fouillé à Larnaca, tous ses passagers— parmi lesquels un prix Nobel de la Paix— sont connus des autorités israéliennes, et à aucun moment le bateau des défenseurs des droits de l’homme ne s’est approché des eaux israéliennes.

Alors ?

Alors, Israël fait monter la tension, accumule la haine et espère que celle-ci se traduira par des violences lui permettant d’affecter une fois de plus d’être la victime.

Mais le monde n’est plus dupe.

CAPJPO-EuroPalestine

Réussir ses examens de passage ?


Ateliers de néerlandais – français

(pour les étudiant(e)s du secondaire)

EGALITE peut t’aider à réussir un ou des examens de passage en néerlandais ou en français.

Une semaine d’atelier d’études-exercices-explications sera organisée :
Du vendredi 21 août au vendredi 28 août

Fonctionnement
Chaque atelier regroupe maximum dix étudiants et un enseignant. Pour chaque matière, un atelier d’une heure est organisé chaque matin du vendredi au vendredi. L’atelier est suivi d’une heure trente d’études et d’exercices, avec correction par un enseignant.

Horaire
09h00 – 10h00 Révision de la matière
10h15 – 11h45 Etude et exercices individuels

Inscription
Le formulaire d’inscription doit être obligatoirement rentré pour le lundi 20 juillet 2009.

Par mail : info.egalite@gmail.com (mentionner comme objet : ateliers de rattrapage)

Par la poste : Nadine Rosa-Rosso, rue Van Artevelde, 161/19 – 1000 Bruxelles

Les conditions sont simples :
tu es très motivé(e) à réussir ton examen

tu t’engages à suivre sérieusement les ateliers (arriver à l’heure, respecter la discipline du groupe, les autres étudiants, les enseignants, les locaux)

tu apportes ton cours en ordre

tu revois ton cours seul(e) avant de commencer l’atelier
Participation aux frais

Egalité demande à chaque participant une contribution libre, à fixer lors de l’inscription. Cette contribution peut être financière, matérielle, humaine…

Le nombre d’ateliers et les locaux seront fixés en fonction des inscriptions.

Chaque étudiant(e) sera contacté(e) après réception de son inscription.

Nadine Rosa-Rosso
Rue Van Artevelde, 161/19
1000 Bruxelles
0032 2792 69 13
0032 484 59 78 02

Né du mauvais côté de la planète


Samedi 20 juin, 16 h 30, aéroport de Roissy – Charles-de-Gaulle, le vol 796 d’Air France Paris-Bamako est prêt pour le décollage. Je me rends au Mali avec plusieurs collègues pour une conférence sur les droits de l’enfant.

suiteroissy

L’embarquement touche à sa fin. Dans le fond de l’avion éclatent soudain des hurlements. Un jeune homme africain est embarqué par la porte arrière, menotté, ceinturé par six policiers et gendarmes, dont plusieurs sont en tenue militaire. Il est attaché de force à son siège.

Il hurle : « Je ne veux pas partir ! Lâchez-moi ! Laissez-moi ! » Branle-bas de combat. Le commandant de bord tente de parlementer. Plusieurs passagers se regroupent autour de la rangée de sièges où se déroule la scène. Nous essayons de nous interposer. Celui qui dirige les forces de l’ordre tente l’intimidation : « Si vous vous opposez à cet embarquement, c’est vous qui allez être expulsés de l’avion. »