Qui est donc ce fameux clebs britannique ?


jeudi 25 mars 2010 – 16h:16

Gilad Atzmon

Des responsables israéliens gouvernementaux et parlementaires ont sévèrement critiqué l’intention du gouvernement britannique d’expulser un ‘diplomate’ israélien ‘sans le nommer’, en réponse à l’utilisation de ses passeports dans l’assassinat, à Dubaï, du Combattant pour la Liberté du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh.

Le parlementaire à la Knesset Aryeh Eldad (du parti de l’Union nationale) ne fait pas montre de beaucoup de respect envers les Britanniques, qu’il compare à des chiens : « Je pense que les Britanniques se comportent de manière hypocrite et je ne veux pas offenser les chiens, à ce propos, car certains chiens sont on ne peut plus loyaux », a-t-il déclaré à la chaîne Sky News.

Un autre député à la Knesset, Michael Ben-Ari, est allé encore un peu plus loin : « Si, les Britanniques sont sans doute des chiens, sauf que ça n’est pas à nous qu’ils sont fidèles, mais bien plutôt à un système antisémite… » Ces deux parlementaires sionistes, Eldad et Ben-Ari, semblent tomber d’accord sur le fait que les Britanniques sont des clebs, mais ils sont, quelque part, froissés par la déloyauté de leurs fidèles compagnons envers l’Etat juif. L’on peut se demander pour quelle raison les Israéliens attendent de leurs « clébards british » qu’ils soient fidèles ? La réponse est simple : parce que les hommes (et les quelques femmes) politiques britanniques leur sont extrêmement « fidèles » et ce, depuis belle lurette.

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il s’agit d’une terre


par Raja Chemayel


la photo et la plus éloquente et la plus symbolique.
Une Icone !!

Il s’agit d’une terre
et de rien d’autre !!

Appelez ça la terre promise
appelez ça la terre volée
appelez ça Eretz Israël
appelez ça Palestine
appelez ça la terre de Canaan
appelez ça la terre occupée
dites que c’est à vous !!

ce n’est qu’une Terre

Israël en a besoin pour son expansion
et les Palestiniens en ont besoin
pour leur survie et leur existence

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Les colonies, avant-goût du paradis ou arrière-goût d’enfer?


René Naba | 13.03.2010 | Paris

Premier papier du dossier spécial France Afrique préparé à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Afrique, offrant une rétrospective des divers aspects occultés de l’histoire de France……..une histoire telle qu’elle aurait dû être enseignée aux écoliers de France.

image: Le port de Bordeaux peint par Claude-Joseph Vernet (1714-1789)

Que la vie était belle aux temps bénis des colonies et leur avant goût du paradis: cinquante deux millions de personnes (1), colons en quête d’un gagne-pain, aventuriers en quête de fortune, militaires en quête de pacification, administrateurs en quête de considération, missionnaires en quête de conversion, tous en quête de promotion, se sont expatriés du «Vieux Monde», en un peu plus d’un siècle (1820-1945), à la découverte des nouveaux mondes, lointains précurseurs des travailleurs immigrés de l’époque moderne.

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Cessons de criminaliser la solidarité


Source : p.16 du journal LeSoir en date du 25 mars 2010

ll y a près de dix ans, 18 membres des Collectifs contre les expulsions des sans-papiers étaient poursuivis devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir, par divers moyens non violents, manifesté leur solidarité avec les sans-papiers et les demandeurs d’asile.

Tout en reconnaissant la noblesse des mobiles qui avaient guidé les inculpés, le tribunal n’en avait pas moins condamné sept d’entre eux à des peines de prison de huit jours à deux mois, assorties d’un sursis d’un an.
Aujourd’hui, des membres du Comité d’action et de soutien aux sans-papiers (CAS) sont menacés des foudres de la justice pour deux actions distinctes.

Trois d’entre eux attendent en effet le verdict du tribunal, prévu le 6 mai prochain, pour avoir manifesté leur solidarité avec des sans-papiers afghans qui occupaient le hall du CGRA (Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides) et avoir refusé de se disperser.
D’autres doivent passer en Chambre du conseil à la fin mars pour avoir perturbé le lancement de la campagne des libéraux européens le 16 avril 2009. Ils souhaitaient à nouveau y interpeller la ministre belge de la Politique de migration du moment, Annemie Turtelboom.

Le CAS est un mouvement spontané né à l’ULB lors de l’occupation des bâtiments par des sanspapiers chassés des locaux de Sibelga- Electrabel. Rappelons qu’au moment de leur action à la réunion des libéraux européens, cela faisait plus d’un an que l’on attendait l’application des critères de régularisation négociés dans le cadre de l’accord gouvernemental.

Ce si long blocage politique avait mis tous les acteurs concernés dans un état d’indignation sans pareil : non seulement les sans-papiers, mais aussi les syndicats, les communautés philosophiques, les associations solidaires et les universités qui ont accueilli durant des mois des centaines de sans-papiers dans l’indifférence politique générale. Les ordres des avocats des trois communautés du pays s’étaient joints à eux pour réclamer la circulaire promise.

Les membres du CAS n’étaient donc pas seuls à se mobiliser mais se retrouvent, aujourd’hui, seuls face à la justice. Cette procédure judiciaire engagée contre l’élément le moins structuré du mouvement ressemble à ce qu’il est convenu d’appeler bien une criminalisation de mouvements sociaux. Elle vise à museler le CAS en incriminant leur action mais au-delà, elle vise à discréditer l’ensemble du mouvement de solidarité avec les sans papiers, banalisant du même coup l’arbitraire de l’Office des étrangers et la répression policière. Cette tendance inquiétante s’inscrit hélas dans l’air du temps. Plusieurs tentatives d’intimidation ont été proférées par nos différents ministres en charge des questions migratoires. En 2007, notre ministre de l’Intérieur affirmait haut et fort – il n’était hélas pas le premier, ni le dernier – que toute aide apportée aux illégaux serait punissable par la loi. Certaines autorités communales ont interdit des rassemblements de plus de trois personnes autour des lieux où s’étaient établis des sans-papiers. En avril 2008, deux avocats tentant d’entrer en contact avec leurs clients sans-papiers incarcérés ont eu à subir insultes et violences de la part des forces de l’ordre. En juillet, la ministre en charge de l’asile et des migrations déclarait que l’on ne pouvait pas interdire aux sans-papiers de faire la grève de la faim par la loi, mais qu’elle étudierait les moyens de « responsabiliser » ceux qui les aidaient et les conseillaient.

Et en mai 2009, la ministre de la Politique des migrations et le ministre de l’Intérieur signaient une circulaire relative à l’identification d’étrangers en séjour irrégulier, dont certains passages invitent à la délation. Nous considérons que manifester sa solidarité ne constitue pas un crime mais un devoir. Tenter par tous les moyens, en ce compris l’intimidation et la criminalisation, d’étouffer les mouvements sociaux qui s’émeuvent de situations discriminatoires constitue une grave menace à la liberté d’expression et de manifestation. C’est pour ces raisons que nous ne manquerons pas d’exercer notre vigilance quant au sort réservé aux différents inculpés du CAS et d’interpeller nos responsables politiques sur ces questions.

■ (1) Signataires : Henri Wajnblum, coprésident de l’UPJB ; Anne Grauwels, co-présidente de l’UPJB ; Benoît Van der Meerschen, Président de la Ligue des droits de l’Homme ; Emmanuelle Delplace, co-directrice de la Ligue des Droits de l’Homme ; Fouad Lahssaini, député fédéral, groupe Ecolo-Groen ; Joëlle Baumerder, directrice de la maison du livre ; Véronique De Keyser, députée européenne ; Mateo Alaluf, Président du CA de l’Institut Liebman ; Mejed Hamzaoui, Président de l’Institut des Sciences du travail de l’ULB ; Jean-Claude Grégoire, enseignant à l’ULB ; Yaron Pesztat, député au Parlement bruxellois ; Zoé Genot, députée fédérale Ecolo ; Anne Morelli, Professeure à l’ULB ; Simone Susskind, Présidente Actions in the Mediterranean ; Marcelle Stroobants, enseignante à l’ULB Pierre Marage, professeur à l’ULB ; Estelle Krzeslo, chargée de recherches, ULB ; Jean Vogel, professeur suppléant à l’ULB, coordonateur de l’Institut Liebman ; Ignace Lapiower, mensch de l’année 2010 ; Marie-Louise Oruba, Ligue des Droits de l’Homme, La Louvière ; Jos Orenbuch, Président du Centre d’expression libre et de créativité en milieu carcéral, Administrateur du CAL de la Province de Liège ; Antoinette Rouvroy, Chercheur qualifié du FRS-FNRS ; Françoise Michel, CGSP-Enseignement ; Pierre-Arnaud Perrouty, Juriste, spécialiste droits de l’homme ; Benoît Van Keirsbilck, Président de Défense des Enfants-Belgique ; Pierre Galand, Président du CAL ; Dan Van Raemdonck, Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme, professeur à l’ULB ; Claude Semal, auteur et comédien ; Jean-Maurice Arnould, avocat ; Céline Delforge, députée bruxelloise Ecolo ; Yasmina Vanalme, Fondatrice de SolidaritY ; Serge Gutwirth, professeur de droit à la VUB ; Tom Nisse, auteur. © OLIVIER HOSLET / EPA.