Lettre ouverte au ministre tunisien des affaires étrangères


Ministre des affaires étrangères tunisien, Mohamed Ounaies. AFP 

Comme tous les tunisiens, et oui monsieur, je vous dit TOUS les tunisiens qui vous ont vus sur Nessma TV ou très vite sur Youtube, Facebook et autres médias; nous avons été ébahis par vos propos, votre discours et le fondement même de votre présence dans Notre Gouvernement!

Nous avons vu et entendu un ministre des affaires étrangères supposé parler en notre nom, nous représentant nous et nos valeurs pour lesquelles des jeunes de toute la Tunisie sont tombés par les balles d’un régime que vous êtes venu défendre en public.

Vous avez refusé d’appeler notre révolution comme telle, et je ne comprends tout simplement pas comment vous avez pu être dans cette fonction. Nous jeunes qui ont chassé le tyran, refusons que vous représentez notre peuple si vous ne croyez même pas que ces jeunes martyrs sont autre chose que des martyrs pour NOTRE LIBERTÉ a tous. Ce sont les martyrs de la Tunisie monsieur, et vous n’avez absolument pas le droit d’utiliser un autre nom pour qualifier ces héros, tout en commençant par Mohamed Bouzizi que la paix repose sur son âme a lui a tous les autres.

Aussi, vous n’avez pas le droit de sourire et dire tant de bien de la ministre des affaires étrangères de la France, Michelle Ailliot-Marie. Comment osez vous dire d’elle et de la classe politique française actuelle tant de bien et leur faire tant de compliments au moment ou des livraisons de “savoir-faire” français en matière de sécurité allait nourrir les forces du mal et OPPRIMER TON PEUPLE.

MAM peut raconter ce qu’elle veut, mais tant de tunisiens et de français ont vus et lus. Moi simple internaute j’ai vu les vidéos de cette livraison sur internet, vivre la technologie (Chose dont vous vieux politiciens ne comprennent toujours pas : comment il est devenu impossible de mentir, ou du moins il est impossible de ne pas être démasqué avec le temps) . Nous avons vu les bombes lacrymogènes dans les conteneurs. Nous avons vu les dates et les autorisations de cargaison. Nous avons vu les dates et l’adresse du destinataire.

Tant d’hommes politiques en France ont exprimé publiquement leur dégoût et mépris pour les choix de leur gouvernement envers la révolution tunisienne. Et je comprends très bien que les français se sentent embarrassés par la lâcheté de leur gouvernement envers un pays qui de facto un peu la France, sous le plus lâche des prétextes qui est la peur de l’ingérence, chose que la France n’a jamais arrêté de faire depuis plus de deux siècles.

Tout ceci pour en venir a cette petite question qui résumerait le choc du peuple à vous entendre : Comment vous, qui nous représente, peuple tunisien, avez vu pu nous trahir aussi ouvertement?

Si vous voulez plaire a la France, c’est bien, mais pas en faisant parti de notre gouvernement.

Il y a des petites choses qui ont changé monsieur le ministre. Nous ne sommes plus les même du temps de Bourguiba. Nous sommes les petits-fils de ces gens, et nous sommes très bien renseignés. Nous sommes des millions à avoir appris et voyage et compris comment les pays fonctionnent. Vous êtes tenu de nous rendre des comptes. Vous êtes tenu de parler en notre nom même si vous êtes en désaccord avec ce que vous dites. Vous êtes tenus de respecter les martyrs et non les victimes qui sont tombées et qui vous ont permis d’être la ou vous êtes maintenant.

Sachez monsieur que vous ne plaisez pas aux jeunes. Sachez que le bon coté lorsque 44,9% des diplômés universitaires sont au chômage est que dorénavant vous aurez des millions qui n’ont rien a faire de leur journées que d’avoir l’œil sur son gouvernement.

Ce matin vous aurez sûrement un échantillon de ces jeunes devant votre ministère, pour vous rappeler votre incompréhension de cette jeunesse qui vous dépasse et surpasse. Je me sens désespère de voir que un grand pays comme la Tunisie n’a trouvé de mieux de représenter le meilleur de ce qu’elle a, sa jeunesse, avec votre personnage qui n’a rien compris des jeunes et de leur ère.

Dernier conseil monsieur le ministre, écoutez les jeunes et demander leur conseil. La vie a changé, et de nos jours il est plus sage de demander conseil à ses enfants et ses petits enfants que l’inverse.

Motaz Dlimi

source: http://nawaat.org/portail/2011/02/07/lettre-ouverte-au-ministre-tunisien-des-affaires-etrangeres/

Accusation: « Le ministère de l’intérieur Egyptien impliqué dans l’explosion de l’Eglise d’Alexandrie ».


Source Traduction française plus bas 

كشف دبلوماسي بريطاني أمام دوائر قصر الاليزيه الفرنسي، عن سبب إصرار إنكلترا على المطالبة برحيل الرئيس المصري وفريقه، خصوصاً أجهزة وزارة الداخلية التي كان يديرها الوزير حبيب العدلي، والسبب هو أن المخابرات البريطانية تأكدت، ومن المستندات الرسمية المصرية الصوتية والورقية، أن وزير الداخلية المصري المقال حبيب العدلي كان قد شكل منذ ست سنوات جهازاً خاصاً يديره 22 ضابطاً، وعداده  من بعض أفراد الجماعات الإسلامية التي قضت سنوات في سجون الداخلية، وعدد من تجار المخدرات وفرق الشركات الأمنية، وأعداد من المسجلين خطراً من أصحاب السوابق، الذين قُسموا إلى مجموعات حسب المناطق الجغرافية والانتماء السياسي، وهذا الجهاز قادر على أن يكون جهاز تخريب شامل في جميع أنحاء مصر في حال تعرض النظام لأي اهتزاز..

كما كشفت المخابرات البريطانية أن الرائد فتحي عبد الواحد المقرب من الوزير السابق حبيب العدلي، بدأ منذ يوم 11 كانون الأول/ ديسمبر الماضي بتحضير المدعو أحمد محمد خالد، الذي قضى أحد عشر عاماً في سجون الداخلية المصرية، ليقوم بالاتصال بمجموعة متطرفة مصرية، لدفعها إلى ضرب كنيسة القديسيْن في الإسكندرية، وبالفعل قام أحمد خالد بالاتصال بمجموعة متطرفة في مصر اسمها (جند الله)، وأبلغها أنه يملك معدات حصل عليها من غزة يمكن أن تفجر الكنيسة لـ »تأديب الأقباط »، فأعجب محمد عبد الهادي (قائد جند الله) بالفكرة، وجنّد لها عنصراً اسمه عبد الرحمن أحمد علي، قيل له إنك ستضع السيارة وهي ستنفجر لوحدها فيما بعد، لكن الرائد فتحي عبد الواحد كان هو بنفسه من فجر السيارة عن بعد، بواسطة جهاز لاسلكي، وقبل أن ينزل الضحية عبد الرحمن أحمد علي من السيارة، وكانت الجريمة المروعة التي هزت مصر والعالم ليلة رأس السنة الماضية.

تم توجه الرائد نفسه فوراً إلى المدعو أحمد خالد، وطلب منه استدعاء رئيس جماعة (جند الله)؛ محمد عبد الهادي، إلى أحد الشقق في الإسكندرية، لمناقشته بالنتائج، وفور لقاء الاثنين في شقة في شارع الشهيد عبد المنعم رياض بالإسكندرية، بادر الرائد فتحي إلى اعتقال الاثنين ونقلهما فوراً إلى القاهرة بواسطة سيارة إسعاف حديثة جداً، واستطاع الوصول بساعتين ونصف إلى مبنى خاص في منطقة الجيزة بالقاهرة تابع للداخلية المصرية، حيث حجز الاثنين لغاية حدوث الانتفاضة يوم الجمعة الماضي، وبعد أن تمكنا من الهرب لجآ إلى السفارة البريطانية في القاهرة حفاظاً على سلامتهما، وقال الدبلوماسي البريطاني، إن القرار في تفجير الكنيسة جاء من قبل النظام المصري لعدة الأسباب أهمها:

1ـ الضغط الذي يمارَس على النظام من قبل الداخل المصري والخارج العربي والإسلامي لمواصلته محاصرة مدينة غزة، لذا فإن اتهام (جيش الإسلام) الغزاوي بالقيام بالعملية يشكل نوعاً من دعوة المصريين لاتهام « المسلحين » في غزة بتخريب مصر لكسب نوع من الوحدة الوطنية حول النظام القائم، وإيهام العالم الخارجي بأنه يحمي المسيحيين.

2ـ إعطاء هدية لنظام العبري في تل أبيب، ليواصل حصاره على غزة، والتحضير لعملية كبيرة عليها، وتأتي هذه الهدايا المصرية للكيان الإسرائيلي ليستمر قادة إسرائيل في دعم ترشيح جمال مبارك لرئاسة مصر في كل أنحاء العالم.

3ـ نشر نوع من الغطاء على النظام المصري داخل مصر يخوله الانتقال حينذاك من حمى تزوير الانتخابات إلى اتهام الإسلاميين بالتطرف والاعتداء على المسيحيين، لكي يحصل النظام على شرعية غربية بنتائج الانتخابات المزورة، وحقه في اعتقال خصومه، كما حصل بعد الحادثة، حيث بلغ عدد المعتقلين الإسلاميين أكثر من أربعة آلاف فرد.

وختم الدبلوماسي البريطاني أن نظام مبارك فقد كل مسوغات شرعيته، بل إن عملية « الكنيسة » قد تدفع الكثير من المؤسسات الدولية والأهلية إلى المطالبة بمحاكمة هذا النظام، ناهيك عما فعله بالشعب المصري طوال ثلاثين عاماً، والأهم ما قام به في الأسبوع الأخير.

 

Le Caire, 5 février 2011. Nous avons reçu ce matin par e-mail un lien vers un article en arabe, publié sur le site libanais tayyar.org. L’article indique que, selon une source diplomatique britannique, le Ministère de l’Intérieur Egyptien serait impliqué dans l’explosion de l’Eglise d’Alexandrie « Al Qiddissin » (1er janvier 2011).

Info, intox ou théorie du complot, nous invitons des journalistes professionnels à mener l’enquête et à nous faire part de leur résultat sous forme d’articles ou de commentaires. L’article désigne deux instances auprès desquelles l’enquête pourrait commencer : l’Elysée, et les services secrets britanniques.

Ci-dessous la traduction française de l’article publié sur le site www.tayyar.org

Preuves
Services secrets britanniques: Le ministère de l’intérieur Egyptien fait exploser l’église

Détails complets: Un diplomate britannique a dévoilé aux autorités compétentes de l’Elysée les raisons suscitant l’insistance de la Grande Bretagne pour un départ du président Moubarak et de son équipe, en particulier l’appareil du Ministère de l’Intérieur de Habib el Adly. La raison est que les services secrets britanniques détiennent de preuves composées de documents écrits et d’enregistrements audio prouvant que — depuis six ans — le ministre aujourd’hui démis de ses fonctions a créé un corps spécial qu’il dirige personnellement, composé de 22 officiers. Ce corps est composé de membres des « Gammaat Islameyya » (groupes islamiques) longtemps emprisonnés dans les geôles égyptiennes, de trafiquants de drogues et de criminels dangereux connus des services de police. Ce corps est constitué de petits groupes et réparti par zone géographique et par affiliation politique. Ce corps est programmé pour consistuer une force capable de mener des campagnes de destruction totale au cas où le régime se trouverait menacé. Les services secrets britanniques ont également découvert que le lieutenant Fathi Abdel Wahid, un proche du ministre de l’intérieur, prépare à l’action, depuis le 11 décembre 2010, un certain Ahmed Mohamed Khaled. Ce dernier, qui a passé 11 ans dans les geôles de l’Etat, a pour mission de contacter les groupes extremistes pour les inciter à attaquer l’église d’Alexandrie. Il contacte alors le groupe extremiste, Guond Allah (Soldats de Dieu), et leur indique qu’il dispose d’explosifs et d’équipements obtenus à Gaza, suffisants pour faire exploser l’église afin de « punir les coptes ». Le leader des Guond Allah, Mohamed Abdel Hadi, est séduit par l’idée et confie la mission à Abdel Rahman Ahmed Ali à qui l’on indique qu’il suffira de garer la voiture et qu’elle explosera d’elle-même. Cependant, c’est le lieutenant Fathi Abdel Wahid qui fera exploser la voiture grâce à l’utilisation d’une télécommande. Il fait exploser la voiture tandis que le conducteur Abdel Rahman Ahmed se trouve encore à son bord. Ceci fut le crime terrifiant qui secoua l’Egypte et le monde dans la nuit du nouvel an 2011. Le lieutenant se rendit alors chez Ahmed Khaled et lui demande d’appeler le leader des Guond Allah, Mohamed Abdel Hadi, pour qu’il se rende dans un appartement à Alexandrie pour discuter de la suite des événements. Dès qu’ils pénètrent tous deux dans un appartement de la rue Abdel Moneim Riad, le lieutenant Fathi les arrête et les conduit au Caire à bord d’une ambulance très moderne. Ils arrivent dans un immeuble du ministère de l’intérieur dans le gouvernorat de Guizeh où ils sont détenus jusqu’au soulèvement populaire de vendredi. Ils réussissent à prendre la fuite et tente de trouver refuge à l’Ambassade de Grande Bretagne. Le diplomate britannique explique que la décision d’exploser l’église émane, pour les raisons suivantes, du ministère de l’intérieur:

– A l’intérieur du pays et dans les pays musulmans, la pression exercée sur le régime égyptien au sujet du siège de Gaza est forte — ainsi, désigner l’Armée de l’Islam de Gaza (« Gueish el Islam el Ghazzawy ») comme l’auteur de l’explosion est, d’une certaine manière, une invitation pour que les égyptiens accusent des factions armées de Gaza de comploter, de saboter, détruire l’Egypte. Ce faisant, le ministère de l’intérieur souhaite renforcer le sentiment d’unité nationale et de sympathie avec le régime. A l’extérieur, il souhaite donner l’impression que le régime protège les chrétiens.

– Faire à l’administration israélienne un « cadeau » en leur donnant l’opportunité de justifier et de maintenir le siège de Gaza et d’y préparer une grande opération. Ces cadeaux égyptiens sont offerts en contre-partie du soutien apportée par l’administration israelienne à la candidature de Gamal Moubarak, à la présidence de l’Egypte.

– Créer une diversion pour faire oublier les éléctions législatives dont les résultats ont été falsifiés, et concentrer l’opinion sur les islamistes, l’extremisme et l’agression des chrétiens afin que le régime puisse jouir d’une légitimité internationale, prouver qu’il a bien fait de falsifier les résultats des élections, prouver qu’il fait bien d’arrêter tous ses opposants.

Voilà ce qui s’est passé après l’explosion quand le nombre des islamistes arrêtés à dépassé le nombre de 1000 personnes. Le diplomate britannique conclut enfin que le régime de Moubarak a perdu toute légitimité et que « l’opération église » pourrait conduire plusieurs états et organisations civiles à demander le jugement du régime. Cela, s’ajoute à ce que ce régime a fait aux égyptiens depuis 30 ans et à ce qu’il lui fait subir depuis une semaine.

Source

BEYROUTH, PLUS BELLE QU’ELLE NE L’ÉTAIT…


Association pour un Liban Laïque
Initiative belgo-libanaise
جمعية من أجل لبنان علماني

مبادرة بلجيكية-لبنانية
Aux Halles de Schaerbeek 2010-2011
Pour nformation uniquement.
N’est pas organisé par et n’engage pas l’Association pour un Liban laïque

 

Aux Halles de Schaerbeek
rue Royale Sainte-Marie
B-1030 Bruxelles
T +32 (0)2 218 21 07
info@halles.be
http://www.halles.be/page.php?id=216

BEYROUTH, PLUS BELLE QU’ELLE NE L’ÉTAIT…

> programme détaillé

> programme général

Beyrouth, au croisement de tensions régionales et internationales. Malgré les multiples guerres civiles qui ravagèrent le Liban, au cours du XXe siècle, Beyrouth s’est affirmée comme la ville de la modernité arabe : lieu de référence pour l’édition, la création théâtrale et littéraire, et plus récemment les arts visuels.
Quel art, quel langage quand la catastrophe a eu lieu ? Quand elle menace d’éclater à nouveau à tout moment ? Beyrouth plus belle qu’elle ne l’était tente d’appréhender les représentations et l’imaginaire d’une ville en crise. par l’attention qu’ils portent à l’histoire contre l’amnistie qui signa la fin de la guerre civile, aux enjeux de la mémoire contre l’oubli et l’amnésie ; par leur opposition au confessionnalisme politique qui annule la politique, les artistes et intellectuels de Beyrouth restent porteurs d’une vision de l’humain. A travers leurs travaux et réflexions, Beyrouth, au bord de la catastrophe, demeure refuge et utopie.

Cycle MONDES ARABES
Nouveau! Un cycle de littérature centré sur les « mondes arabes », pour découvrir des auteurs importants là-bas, souvent méconnus ici. Pour réfléchir aux questions cruciales de notre temps, et partager le plaisir de lire et d’écouter…La proposition est simple: tout au long de la saison, Les Halles proposent un ‘salon littéraire’ dans l’espace de la cave. Les rendez-vous s’égrènent d’octobre à mai, certains dans le contexte des temps forts de la programmation. Autant de rencontres avec un auteur, son écriture et le regard qu’il porte sur notre monde, au fil du passionnant catalogue rassemblés par Actes Sud dans sa collection « Mondes arabes ».
Concrètement, la soirée commence par la lecture d’un extrait de texte par l’auteur en arabe, suivit d’une lecture en français par un(e) comédien(e) de Bruxelles. La conversation qui suit, en anglais en français ou en arabe, est bien sûr traduite en simultané.
En collaboration avec les éditions Actes Sud, Tropismes libraires et le Journal Le Soir

Hanane El Cheikh (Liban)
30 septembre 2010 20h30

A l’occasion de la sortie de son nouveau roman Toute une histoire

Khaled Al khamissi (Egypte)
23 novembre 2010 20h30

Conversation en français avec Jihane Sfeir (chargée du cours ‘Monde arabe contemporain: approches socio-politiques’. Département de science politique de l’Université Libre de Bruxelles)

Ali Badr (Irak)
8 décembre 2010 20h30
Un exilé à Bruxelles
Conversation en anglais avec Marie-Claude Souaid, sociologue et anthropologue (Lib)

Samuel Shimon (Irak)
9 décembre 2010 20h30
Un irakien à Paris
Conversation en anglais et français avec Marie-Claude Souaid, sociologue et anthropologue (Lib)

Joumana Haddad
17 février 2011  20h30
Conversation en français avec Béatrice Delvaux
Jumana Haddad s’adresse au lecteur occidental avant de lui expliquer comment elle et ses semblables peuvent être des femmes libres dans un monde arabe pourtant ravagé par le despotisme et l’obscurantisme… Mêlant témoignage personnel, méditations, poèmes, elle raconte ses premiers émois, sa lecture, toute jeune, de Sade, son expérience d’adolescente dans une ville en guerre, Beyrouth, de jeune-femme écrivant de la poésie libertiné et enfin, de femme de quarante ans qui édite le premier magazine érotique en langue arabe.

Sonallah Ibrahim (Egypte)
23 février 2011 20h30
A l’occasion de la sortie du roman Turbans et chapeaux

Mahmoud Darwich
jeudi 17 mars 2011- 20h30
Le Cantique des Cantiques & Hommage à Mahmoud Darwich
Le grand musicien de la scène rock alternative française Rodolphe Burger met en miroir deux merveilleux poèmes d’amour : le biblique Cantique des Cantiques et Que s’envolent les colombes du grand poète palestinien.

Elias Khoury (Liban)
Deuxième quinzaine de mars, dans le cadre de TEMPS D’IMAGES BEYROUTH

Abbas Beydoun (Liban)
Deuxième quinzaine de mars, dans le cadre de TEMPS D’IMAGES BEYROUTH

Habib Salmi (Tunisie)
7 avril 2011 20h30
A l’occasion de la sortie de son nouveau roman Le Parfum de Marie-Claire

Salim Barakat (Syrie)
4 mai 2011 (sous réserve de confirmation) 20h30
A l’occasion de la sortie de son nouveau roman, Les Plumes

Rappel : cet après-midi


Manifestation
Solidarité avec les peuples du Maghreb et du monde arabe.
Dimanche 6 février 2011
Départ de la Gare du Nord
Gare du Nord, sortie WTC (esplanade) à 14h
pour se diriger vers la Gare du Midi.

– Pour un Maghreb démocratique et respectueux des droits politiques, civils, sociaux, culturels et religieux de ses peuples.

– Pour un soutien total aux mouvements populaires, contestataires et autonomes auxquels la jeunesse participe massivement.

– Pour la libération de tous les prisonniers politiques d’aujourd’hui et d’hier. Nous réclamons que les responsables de la répression soient traduits en justice. Nous demandons aux autorités belges et européennes de prendre position et de s’exprimer publiquement sur les répressions en cours dans le Maghreb et dans le monde arabe. Leur silence vaudrait complicité voire approbation et chacun saurait s’en souvenir.

– Pour le soutien aux revendications des manifestations : «du travail pour tous», «une répartition des richesses entre tous et tous», «l’arrêt de la corruption et du népotisme». Sinon : «Dégagez !»

– Pour une réelle prise en compte de la précarité. L’accès des citoyennes et citoyens aux services publics de qualité, le droit à la santé, au logement, à l’enseignement, à la formation et l’accès à l’information, là-bas et ici !


Premiers signataire : ÉGALITÉ, Mouvement Citoyen Palestine, Solidarité Europe Tunisie,Désobéissance Civile Belgique (DCB), LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire)-SAP (Socialistische Arbeiderspartij),Pas touche au Venezuela, Vonk/Unité Socialiste’, Vlaams-Socialistische Beweging (V-SB)/Mouvement pour une Flandre indépendante et socialiste, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde ( CADTM ), Ligue Arabe Européenne / Arabisch Europese Liga (AEL),Vrede vzw,Internationale Socialisten (groep),CLEA (Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association), The BRussellsTribunal, Unie van Arabische Studenten in Europa/ Union of Arab Students in Europe,Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, Comité voor een andere politiek (Cap),Front du 14 Janvier, collectif des militants du Maroc de l’Immigration d’Action et de lutte,La JOC de Liège , Divers&Actief,Socialisme 21,Collectif des Immigrés Opprimés de Belgique (EGK),ABP Liège, Parti Humaniste, Jeunes anticapitalistes (JAC) ,Organisation de Communiste Marxiste-Léniniste en Belgique, De Unie van Arabische Studenten in Europa (UvAS), Comité Verviers Palestine,  Boeh!, UPJB

 

Les régimes arabes toujours plus aux abois


LOOS,BAUDOUIN

Mardi 1er février 2011

Un effet domino ? Une traînée de poudre ? Depuis la chute du Tunisien Ben Ali le 14 janvier, la grande question que tout le monde se pose est de savoir si d’autres régimes arabes s’apprêtent à subir le même sort funeste. L’Egypte, en plein tumultes révolutionnaire, aura été le premier pays à suivre la voie. Et les autres ?

Maroc

Le royaume chérifien présente des similitudes avec l’Egypte et la Tunisie : corruption généralisée, passe-droits, misère sociale, diplômés chômeurs, façade démocratique qui ne trompe personne même si la presse est assez libre (sauf si elle dépasse des lignes rouges bien précises). Mais le roi Mohammed VI jouit d’une aura particulière, il est populaire et porte aussi une charge religieuse non négligeable : il est l’« amir el-mouminine » (commandeur des croyants). Moulay Hicham, le cousin « gauchiste » du roi, a pourtant estimé lundi que « presque tous les systèmes autoritaires seront affectés par la vague de protestation, et le Maroc ne sera probablement pas une exception ». Des médias espagnols et français avaient annoncé ce lundi que des troupes marocaines avaient été rapatriées du Sahara occidental vers Casablanca pour parer à toute insurrection. Le ministre marocain des Affaires étrangères a appelé son homologue espagnol pour lui signifier l’« indignation » du Maroc face à ces « fausses nouvelles ». Il y a eu quatre tentatives d’immolation par le feu depuis le 21 janvier au Maroc, en miroir du suicide de Mohammed Bouazizi, héros de la révolution tunisienne.

Algérie

Riche de ses ressources en hydrocarbures, l’Algérie ressemble pourtant en permanence à un volcan social. Le régime, d’obédience militaire, corrompu, injecte des subventions dans le tissu social (logements neufs, par exemple), mais jamais assez pour prévenir des émeutes ponctuelles qui éclatent régulièrement. Le parlement est réduit à un rôle passif tandis que la presse privée, diverse, joue un rôle de soupape. Elément spécifique : la « sale guerre » de 1992 à 1999 (200.000 morts) joue un effet repoussoir pour les Algériens. Mais des manifestations importantes ont eu lieu pendant les événements en Tunisie, dont cinq jours d’émeutes qui firent cinq morts. Depuis le 12 janvier, il y a eu neuf tentatives d’immolation par le feu en Algérie, dont deux décès.

Libye

Peu ou pas de liberté au pays du colonel Kadhafi qui a en revanche le double avantage – immense – d’être peu peuplé (4 millions d’habitants) et riche de ses hydrocarbures, lesquelles permettent des subventions pour apaiser les tensions éventuelles. Selon les rares informations en provenance de Tripoli, le régime avait vu la chute de Ben Ali, ami intime, d’un très mauvais œil. Si Kadhafi et Moubarak ne s’apprécient guère, le premier a toutes les raisons de ne pas se réjouir des ennuis du second. Le très fantasque colonel a pris le pouvoir en… 1969, c’est dire s’il connaît l’usure du pouvoir.

Soudan

Affaibli par la future indépendance du sud du pays et par son inculpation par le Tribunal pénal international, le président Omar el-Béchir dirige un régime autoritaire dominé par l’armée et en proie à d’immenses problèmes socio-économiques. Corruption et chômage érodent peu à peu le pouvoir, qui n’hésite pas à employer la manière forte. Le 17 janvier, le chef de l’opposition islamiste Hassan al-Tourabi a été arrêté. Son tort ? Avoir déclaré qu’une révolte semblable à celle que la Tunisie venait de connaître était « probable » au Soudan, et, avait-il ajouté, « si cela ne se produit pas, il y aura un bain de sang, car le pays entier est armé ». Début janvier, un homme s’est immolé par le feu.

Golfe

A l’exception notable du Koweït, qui dispose d’un parlement élu, les richissimes pétromonarchies – Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Barhein, Oman –, n’ont aucun rapport avec la démocratie. C’est le roi ou le prince qui décide. Les sujets sont souvent minoritaires chez eux, moins nombreux que la population de travailleurs subalternes en général asiatiques. Si des risques de débordements populaires paraissent exclus en principe, cela n’empêche pas les régimes de s’inquiéter des ennuis de MM. Moubarak et Ben Ali, des amis de toujours.

Yémen

Avec son régime autoritaire, corrompu et très pauvre, le Yémen fait pâle figure. De délicats équilibres tribaux rendent cependant la lecture de la carte politique locale bien complexe. Le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, aurait voulu le transmettre à l’un de ses fils. Une contestation inhabituelle, surtout estudiantine, s’est développée ces dernières semaines, qui pourrait déstabiliser le régime si elle persiste et enfle. Au moins trois tentatives d’immolation par le feu et un décès ont eu lieu au Yémen en janvier.

Territoires

palestiniens

Le président Mahmoud Abbas vit mal les soubresauts égyptiens : à l’instar de Moubarak qui craint les Frères musulmans comme la peste, le président palestinien souffre de la concurrence du Hamas, qui ne manque pas de dénoncer ses accointances avec les Israéliens et avec les Américains. Un basculement de l’Egypte représenterait un événement lourd de menaces pour le pouvoir d’Abbas et son parti, le Fatah.

Liban

Dans l’univers politique très fragmenté du Liban, les soulèvements populaires ne sont pas de mise. Le souvenir de la guerre civile entre 1975 et 1991 et ses 120.000 morts reste dans tous les esprits. Par contre, chacun des camps lit et interprète les développements en Egypte selon son optique. Le Hezbollah chiite doit se réjouir de l’affaiblissement de l’axe pro-occidental, alors que les sunnites doivent s’en inquiéter, tout comme les chrétiens même s’ils sont divisés.

Syrie

Le président Bachar el-Assad estime que son pouvoir n’est pas menacé, il l’a dit au Wall Street Journal lundi : « Nous avons des circonstances plus difficiles que la plupart des pays arabes, mais malgré cela, la Syrie est stable. Parce qu’il faut être très proche des croyances de la population ». Mais le régime dictatorial local connaît aussi la corruption et les injustices sociales, sans parler de l’absence criante de libertés couplée à une répression de même ampleur.

Jordanie

Mine de rien, le beau royaume de Jordanie est aussi un Etat policier et corrompu, dont la représentation parlementaire donne une image fausse de la réalité (les citoyens d’origine palestinienne, majoritaires, sont sous-représentés). La royauté est respectée et appréciée pour la stabilité qu’elle prodigue au pays, même si, à l’instar de la situation égyptienne, la paix avec Israël (signée en 1992) reste des plus impopulaire. Trois grandes manifestations ont eu lieu récemment pour protester contre la cherté de la vie et réclamer la chute du gouvernement. Y participèrent des Bédouins, considérés comme le socle du régime. les Frères musulmans locaux ont affirmé ne pas vouloir la chute de la royauté, mais ont émis une pétition réclamant notamment la démission du gouvernement, l’amendement de la loi électorale, la formation d’un gouvernement de salut national et l’élection du Premier ministre.

Irak

L’Irak de l’après-Saddam réapprend seulement à vivre, alors que ses divisions ethnico-religieuses sont apparues au grand jour et de manière singulièrement sanglante entre 2005 et 2008. La corruption, là aussi, a pris des proportions ahurissantes. Le pouvoir central doit encore donner la preuve de son existence à une population épuisée qui a connu guerres, invasion et embargo depuis 1980.

source

Médias israéliens et révolution égyptienne…


… «Tirez sur les manifestants!»

Fouad Ben Eliezer (Parti travailliste) ne comprend pas ce qui est arrivé, et sur toutes les stations de radio il étale son embarras. Qu’est-il arrivé à son ami Hosni Moubarak? Pourquoi n’a-t-il pas donné l’ordre aux militaires de tirer sur les masses et ainsi de mettre fin aux «émeutes»?, tels sont ses propres mots. Compte tenu de sa relation amicale avec le dictateur égyptien, Ben Eliezer est devenu ces derniers jours un analyste éminent des affaires égyptiennes, seulement cette fois, il avoue, par une modestie qui lui est peu coutumière, que tout simplement il ne comprend pas: quelques centaines de morts de plus et tout reviendrait à la normale.

La vérité est que non seulement Ben Eliezer n’a aucune vision et ne comprend rien, mais en Israël tous les «analystes des affaires arabes» et «spécialistes sur les questions du Moyen-Orient» – tous des diplômés des services de renseignements militaires israéliens ou du Mossad – sont bien obligés d’admettre leur ignorance. Une fois encore, nous avons été surpris, comme nous sommes surpris à chaque fois: surpris par le franchissement du Canal de Suez en 1973, surpris par la résistance palestino-libanaise en 1982, par la ténacité du Hezbollah en 2006, par la victoire du Hamas aux élections palestiniennes et ainsi de suite.

Dans ses propos, Ben Eliezer est le reflet de la presse israélienne qui, immédiatement, a pris position: tous avec les forces de l’ordre, contre le mouvement populaire même si, comme en Tunisie, cela veut dire le peuple tout entier. Les masses arabes sont toujours l’ennemi, et les régimes, des partenaires. Le fait que ces régimes soient des régimes autoritaires, meurtriers et corrompus n’est pas du tout vu comme un inconvénient, mais comme le témoignage de leur capacité bienvenue à maîtriser leur population. Pour dire simple: alors que les masses arabes ne sont qu’une horde, un troupeau de sauvages surexcités, leurs dirigeants sont les garants de l’ordre, même si parfois, Israël est contraint d’aller leur faire la guerre.

Autre surprise, et cette fois pour les élites politiques et intellectuelles du monde entier, et pas seulement pour Ben Eliezer et nos «commentateurs»: les masses populaires, du Maroc à l’Iraq, de la France à la Bolivie, n’ont pas lu «La Fin de l’Histoire» de Fukuyama, et si jamais elles l’ont lue, elles ont refusé de quitter le cadre de l’histoire: quand elles sont piétinées, poussées à la famine ou humiliées – tôt ou tard, elles se soulèvent et chassent les dictateurs corrompus et arrogants. Même si elle est retardée, la révolution finira par éclater. Pour s’en sortir, mais pas obligatoirement pour gagner, il n’est pas inconcevable que Moubarak écoute les conseils de la presse israélienne et du général Ben Eliezer, et qu’il ordonne aux militaires d’écraser le soulèvement dans le sang.

On peut déjà deviner quel sera le thème de la prochaine étape de la presse et de la campagne de propagande de nos journalistes experts: Al Qaïda. Les dictatures de Ben Ali et Moubarak sont justifiées car elles font barrage à l’Islam militant et derrière les manifestations populaires, on ne trouve pas moins que Ben Laden. Zvi Barel (Ha’aretz, 30 janvier) est l’un des rares journalistes à réfuter l’argument que les Frères musulmans seraient au centre du soulèvement égyptien. Il souligne que leur slogan n’est pas «Allah Akhbar» mais, «A bas le dictateur, A bas la corruption». Ainsi, en Tunisie, le parti islamique Al Nahda n’a pas joué de rôle dans l’insurrection, ne serait-ce que parce qu’il a encore à se remettre de la répression cruelle de Ben Ali et de ses bandes.

Ce ne sont ni Al-Qaïda, ni les Frères musulmans qui sont derrière les masses en colère au Caire, à Rafah ou à Suez, mais trente années de régime autoritaire, d’oppression, de pauvreté. Tant que les journalistes et les politiciens israéliens n’arriveront pas à le comprendre, ils continueront à se faire surprendre à chaque fois que les masses (un mot «archaïque» depuis longtemps sorti de leur dictionnaire) prendront leur destinée entre leurs propres mains.

Michel Warschawski
30.01.11
Traduit de l’hébreu en anglais par AIC (Alternative Information Center)
Traduit de l’anglais par JPP pour:
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10029

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