Ce soir : libres dans la prison de Gaza


Mourir pour vivre… [Khader Adnan]

khader adnan

En Exclusivité belge le vendredi 17 Février

«Libres dans la prison de Gaza  »

De 19h00 à 22h00

La projection du film est suivie d’une table ronde entre les participants.

En présence du réalisateur Chris Den Hond et  de Luk Vervaert  spécialistes des prisonniers nous parleras des conditions de détention  des prisonniers palestiniens.

Prix : 2 Euro

Rapport: Plusieurs attaques: La guerre de la Brigade Golani avec la population palestinienne d’Al-Khalil (Hébron)


rapprot-hebronDepuis l’arrivée de la brigade Golani à Hébron le 27 Décembre, les organisations internationales d’accompagnement (Christian Peacemaker Teams, Mouvement International de Solidarité, et d’autres) ont noté une augmentation du nombre de graves violations des droits de l’homme envers le peuple palestinien, en particulier envers les jeunes et les enfants de la vieille ville et Tel-Rumeida.

Tous les faits enregistrés ont été notés par observation directe et/ou par le témoignage de victimes. Le rapport qui suit démontre la forte augmentation des actes de harcèlement, de violence et de violations des droits humains par l’armée israélienne envers la population palestinienne d’Hébron. Contrairement aux justifications données, aucune des personnes impliquées n’ont été perçues comme exprimant une quelconque menace pour les soldats. La brigade Golani devrait rester à Hébron entre deux et cinq mois. Du coup, les membres des organisations d’observateurs internationaux craignent que de pareils abus continuent à augmenter et rendent la vie insupportable aux Palestiniens vivant sous l’occupation à Hébron.

Sauvez Adnan Khader !


Ce prisonnier palestinien est en grève de la faim depuis le 17 décembre, soit près de 2 mois, pour protester contre sa détention administrative. ci-dessous la pétition pour sa libération.

http://signon.org/sign/khader-adnans-life-at-1?source=s.fwd&r_by=2484012

Entretien de Bekah Wolf* avec Mousa Abu Maria, du comité de résistance populaire de Beit Ommar, près d’Hébron, qui a passé presque 5 ans, de 1999 à 2003 dans des prisons israéliennes, puis 14 mois supplémentaires, de 2008 à 2009 en détention administrative (sans charge retenue contre lui ni procès).

Comme Khader Adnan, il a été victime de traitements cruels et inhumains et de torture dans le cadre de ses interrogatoires. En 2001, il a partagé sa cellule avec Khader Adnan.

Bekah Wolf : Comment connais-tu Khader Adnan ?

Mousa Abu Maria : On s’est rencontré en 2001 ou 2002 dans la prison d’Askelon. Il était un leader dans la prison, parce qu’il n’en était pas à sa première incarcération. Il formait des groupes de prisonniers à l’histoire de la Palestine et de l’insurrection. La prison était une sorte d’université à cette époque, et il était l’un des professeurs.

BW : Quel genre de personne est-il ?

MAM : Beaucoup d’étrangers pensent que si vous portez la barbe ou êtes membre du Jihad islamique, vous restez seulement assis à prier toute la journée. Khader Adnan plaisantait comme n’importe qui d’autre. Il a mon âge, nous étions jeunes, nous étions comme n’importe quels jeunes gens. Il essayait de nous faire oublier qu’on se trouvait en prison, comme si on était juste dans un dortoir. Il s’occupait d’ »organiser » la vie des prisonniers, ce qui lui valait des problèmes avec les gardiens. Il était souvent placé en cellule d’isolement, mais à sa sortie il continuait d’agir de la même façon.

BW : Il a commencé la grève de la faim pour protester contre la manière dont il était traité lors de ses interrogatoires. Il était maintenu dans un état de stress, battu et insulté. Est-ce que ta propre expérience est similaire ?

MAM : C’est comme ça que l’armée d’occupation se conduit avec les militants : ils essaient de prouver à quel point ils vous contrôlent. Ils veulent vous dire : « vous avez peut-être du pouvoir à l’extérieur, mais ici, en prison, nous détenons totalement le pouvoir ». Ils me forçaient à rester assis les poignets attachés aux chevilles, sur une chaise métallique, inclinée vers l’avant, pendant des heures, jours après jours. C’est à la fois une torture physique et psychologique. Vous ne pouvez pas lever la tête, vous ne pouvez pas les regarder dans les yeux. Ils veulent que vous ne vous sentiez plus vous-même, vous montrer qu’ils vous possèdent, et que vous n’avez plus aucun pouvoir de résistance.

BW : Quel est l’objectif des insultes et des coups ?

MAM : C’est juste pour montrer qui est le maître, pour casser votre volonté de résistance. Ils savent que vous avez été un militant, et que vous avez une certaine force intérieure pour résister, et c’est cela qu’ils doivent briser. Parfois c’est pour obtenir de vous des informations, mais la plupart du temps c’est pour briser votre volonté. C’est pour ça que vous commencez une grève de la faim, c’est la seule chose que vous puissiez encore contrôler, ce que vous mangez, ce que vous mettez dans votre corps. C’est le moyen de montrer que vous pouvez encore résister. Vous faites ça à l’intention de vos bourreaux et de vos camarades, mais vous vous prouvez aussi quelque chose à vous-même, qu’il vous reste encore la force de résister, qu’ils n’ont pas pu tout vous prendre.

BW : Khader Adnan mène aujourd’hui une grève de la faim pour protester contre sa détention administrative. Tu as été toi-même en détention administrative pendant 14 mois, peux-tu nous expliquer ce que c’est, et pourquoi ça peut conduire un homme à choisir de mourir plutôt que de vivre dans de telles conditions ?

MAM : Tout d’abord, je ne pense pas que Khader Adnan veuille mourir. Ce n’est pas son état d’esprit. Nous avons tous pratiqué la grève de la faim par le passé pour protester contre nos conditions d’incarcération. Il démontre son engagement dans la résistance, de la seule façon qui lui soit encore autorisée, avec son propre corps.

La détention administrative est aussi une agression psychologique menée contre une personne. Vous êtes détenu, sans savoir de quoi vous êtes accusé, mais plus important encore, sans savoir combien de temps cela va durer. Quand vous êtes condamné à une peine de prison, vous pouvez accepter la réalité et la tenir à distance ; vous pouvez garder l’espoir et faire des projets pour votre vie après votre libération.

La détention administrative ne vous permet pas cela, parce que vous ne savez jamais quand vous allez être relâché. Vous êtes dans une agitation permanente. C’est aussi le cas pour votre famille. Tu te souviens quand j’ai pensé que j’allais être relâché, les gardiens m’avaient dit de préparer mes affaires et je t’ai envoyé un message par l’intermédiaire d’un autre prisonnier pour te le faire savoir. Ils m’ont même conduit jusqu’au portail de la prison avec toutes mes affaires, et j’ai pensé, après 12 mois « je vais enfin être relâché, je vais revoir ma femme et ma famille ».

Et là ils m’ont dit que c’était une plaisanterie. Ils m’ont remis dans la jeep et ramené à la prison. Cela détruit votre âme. Après une telle atteinte à la force et à la nature de votre esprit, vous ne pouvez plus que vous détruire vous-même. Il faut une force incroyable pour ne pas tomber dans le désespoir. C’est pour Khader une motivation puissante pour entamer une grève de la faim. Je crois qu’il a besoin de sentir qu’ils (les soldats des forces d’occupation) ne le contrôlent pas totalement. Ils peuvent contrôler quand il voit sa famille, quand il va être relâché, mais maintenant il contrôle lui-même quelque chose qu’ils ne peuvent pas lui prendre. Le but de toute force d’occupation est de démontrer qu’elle contrôle totalement la population, afin que celle-ci ne résiste plus. Khader prouve à lui- même ainsi qu’à nous tous que le pouvoir de résister est toujours entre nos mains et que l’armée d’occupation ne peut pas nous enlever cela.

BW : Mousa, tu as été en prison pendant plus de 6 ans, tu as été battu, frappé si durement pendant l’interrogatoire lors de ton premier emprisonnement, qu’ils ont dû te transporter à l’hôpital, ta maison à été bombardée au milieu de la nuit à plusieurs reprises, et à chaque fois tu sais qu’ils peuvent t’emmener et te remettre en détention administrative même si tu n’as rien fait. Comment continues-tu à oeuvrer au sein de la lutte populaire ? Comment continues-tu à résister ?

MAM : Les gens comme moi, comme Khader, comme Bassem Tamimi (coordinateur de Nabi Saleh, emprisonné), nous nous sommes engagés il y a longtemps dans la résistance. Nous nous sommes promis à nous-mêmes et aux nôtres que nous affronterions l’occupation et la regarderions dans les yeux.

Bien sûr je ne veux pas retourner en prison, je veux vivre avec ma femme et ma fille, nous les Palestiniens nous ne sommes pas des robots, nous ne vivons pas que pour résister, nous souhaitons une vie normale, rire, plaisanter, aller au jardin avec les enfants. Mais nous voulons aussi être fidèles à nos engagements envers nous-même et envers notre peuple : nous nous lèverons face à l’occupation, nous ne les laisserons pas nous posséder. Si la seule façon d’échapper à leur contrôle est de les rejeter, refuser leur nourriture, leur eau, leurs médicaments, alors c’est ce que nous ferons. Khader Adnan continue la résistance jusqu’au bout, en réalité il se bat pour la vie, la vie dans la justice et la dignité.

*Bekah Wolf est cofondatrice de l’association « Palestine Solidarity Project », et travaille en Cisjordanie depuis 2003. Elle est mariée à Mousa Abu Maria.

Source : http://electronicintifada.net/conte…

Traduction : http://www.europalestine.com/spip.php?article6887

Accueil réservé à la résolution arabe sur la Syrie


par Khaled Yacoub Oweis et Angus MacSwan

AMMAN/BEYROUTH (Reuters) – La proposition de la Ligue arabe d’accroître le soutien à l’insurrection syrienne et d’envoyer des soldats de maintien de la paix en Syrie a été accueillie avec réserve lundi et n’a pas fait taire les armes à Homs, où les bombardements ont repris.

Selon Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, l’échec de la dernière résolution sur la Syrie au Conseil de sécurité des Nations unies a entraîné une « offensive aveugle » à Homs.

« L’incapacité du Conseil de sécurité à s’entendre sur une action collective ferme semble avoir encouragé le gouvernement syrien à lancer une offensive généralisée pour écraser l’opposition », a-t-elle dit devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Le représentant de la Libye à l’Onu, Ibrahim Dabbachi, a prédit que « les despotes syriens connaîtront le même sort » que Mouammar Kadhafi, chassé du pouvoir et tué l’an dernier. Selon lui, le veto de Moscou et de Pékin au projet de résolution soumis au vote du Conseil de sécurité, le 4 février, a littéralement donné au pouvoir syrien un « permis pour tuer ».

Un délégué saoudien à l’Onu a fait écho aux propos de Dabbachi, ajoutant qu’il espérait voir tous les pays membres de l’Onu soutenir une résolution que l’Egypte devait faire circuler officiellement à l’Assemblée générale lundi en fin de journée.

Cette résolution, rédigée par l’Arabie saoudite et consultée par Reuters, est proche de celle bloquée au Conseil de sécurité par le double-veto russe et chinois. Elle « soutient totalement » le plan de la Ligue arabe. Aucun veto ne peut être opposé à une résolution soumise à l’Assemblée générale, mais elle ne peut avoir le caractère contraignant d’une résolution adoptée par le Conseil de sécurité.

La Russie, proche alliée du président Bachar al Assad et principal fournisseur d’armes de Damas, a déclaré lundi ne pas pouvoir soutenir l’idée d’une mission de maintien de la paix, comme proposé par la Ligue arabe, tant que les deux camps n’auraient pas cessé le feu.

La Ligue arabe a adopté dimanche une résolution demandant à aux Nations unies d’envoyer une mission de maintien la paix de l’Onu et des pays arabes en Syrie, où se poursuit la répression contre l’opposition au président Assad.

« Nous étudions cette initiative et nous comptons sur nos amis de la Ligue arabe pour nous présenter des éclaircissements sur certaines clauses », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

« En d’autres termes, il importe de s’entendre sur une sorte de cessez-le-feu mais ce qui est tragique, c’est que les groupes armés qui affrontent les forces du régime ne sont assujettis à personne et ne peuvent être contrôlés », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Moscou.

Américains et Européens ne souhaitent pas être attirés dans une opération au sol, craignant que, compte tenu de la situation de la Syrie sur des « lignes de faille » religieuses, ethniques et politiques au coeur du Proche-Orient, une option militaire ne s’avère plus risquée et complexe que le soutien aérien apporté aux insurgés de Libye l’an dernier.

REPRISE DES PILONNAGES

Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a ainsi déclaré ne pas envisager que des troupes occidentales puissent intervenir « au sol » en Syrie dans le cadre d’une force de maintien de la paix.

Même son de cloche du côté de Paris: « Nous pensons qu’aujourd’hui toute intervention à caractère militaire extérieur ne ferait qu’aggraver la situation, d’autant qu’il n’y aura pas de décision du Conseil de sécurité, qui est la seule instance à même d’autoriser une intervention militaire », a déclaré Alain Juppé, le chef de la diplomatie française.

Toute mission de maintien de la paix requerrait la coopération du pouvoir syrien, qui a d’ores et déjà taxé la résolution de la Ligue arabe d' »acte hostile qui vise la sécurité et la stabilité de la Syrie ».

Sur le terrain, les bombardements des forces syriennes à Homs, troisième ville de Syrie, ont repris après une accalmie en début de week-end. Des obus de mortier et de chars se sont abattus sur le quartier de Bab Amro, dans la partie sud de la ville, mais aussi à Al Waer dans la partie ouest. Les communications ayant été coupées, aucun bilan n’a été avancé par les activistes.

Selon des opposants, 23 personnes ont été tuées dimanche, victimes qui s’ajoutent aux quelque 300 personnes tuées à Homs depuis le commencement des bombardements le 3 février.

L’Armée syrienne libre, dont les rangs sont gonflés par les défections de l’armée loyaliste, a transformé le mouvement de contestation né en mars en insurrection armée.

PÉNURIES ALIMENTAIRES

Il est difficile de vérifier les affirmations des deux camps car le régime limite de manière très stricte les déplacements des journalistes. Selon un bilan des Nations unies fourni en décembre, la répression du mouvement de contestation a fait plus de 5.000 morts tandis que le régime impute les violences à des groupes « terroristes » soutenus par l’étranger.

Et selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les populations vivant dans les zones où s’affrontent l’armée et les insurgés sont confrontées à de graves pénuries alimentaires.

« La situation est de plus en plus violente et les gens ont du mal à faire quoi que ce soit. Les rues sont désertes, les gens ne peuvent aller nulle part pour s’approvisionner. Il devient même difficile de se procurer du pain », a dit un responsable du CICR, Saleh Dabbakeh.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, organisation d’opposition basée en Grande-Bretagne, les bombardements ont également repris dans la ville de Rastan, dans la province de Homs.

L’armée syrienne a lancé plusieurs attaques à Rastan lundi à l’aube à partir de l’entrée sud. Les insurgés ont détruit un véhicule blindé et tué trois soldats, selon l’Observatoire.

Dans la ville de Hama, à 50 km au nord de Homs, les forces gouvernementales appuyées par des chars et des véhicules blindés ont tué un homme dimanche.

« Il s’agit de la troisième journée d’incursions (de l’armée dans des quartiers). Les militaires tirent sans distinction, à la mitrailleuse lourde et aux canons antichars. Ils effectuent des descentes dans les maisons et arrêtent des dizaines de personnes », a déclaré un activiste de Hama, Fadi al Djaber.

Bertrand Boucey et Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser et Henri-Pierre André

source

 

Syrie : un chercheur français découvre sa fausse interview pro-Assad


Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

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L’islamologue Olivier Roy a été alerté par des copains chercheurs, qui suivent de près la presse arabe. Il y a une semaine, il reçoit un e-mail qui lui signale qu’un site syrien, Swaidaplus, prétend qu’il défend avec ferveur le régime de Bachar el-Assad, dans les médias français.

Selon le site, Olivier Roy aurait dit dans une interview à France 2 :

« Cela ne fait aucun doute, Bachar el-Assad sera le premier leader arabe qui gagnera contre les décideurs du monde. »

Olivier Roy se rend compte que cette « information » circule partout, notamment sur d’autres sites proches du régime. La télévision syrienne, Dunyia, l’a aussi relayée et c’est peut-être elle qui en est à l’origine – difficile d’en être sûr à 100%. Le 5 février, la vidéo ci-dessous a été postée sur YouTube, par l’Union des chaînes nationales.

Selon la chercheuse Catherine Cornet, de l’EHESS, spécialiste du Moyen-Orient, et proche d’Olivier Roy, la fausse interview aurait même été postée sur le profil Facebook personnel d’Asam Al-Assad, femme du Président. Enfin, elle a été relayée en français sur le site InfoSyrie.

« Un signe de panique »

Joint par Rue89, Olivier Roy tient à préciser qu’il n’a jamais donné d’interview à France 2 sur la Syrie.

« Je n’ai pas parlé à la télévision occidentale, depuis plus de quatre mois. »

Le professeur à l’Institut universitaire européen de Florence se demande comment cette information a été fabriquée. A-t-elle été inventée par un journaliste sous-fifre d’un des sites syriens ou a-t-elle été commandée par quelqu’un ?

« De toute façon, c’est maladroit, c’est évident que ça allait me revenir aux oreilles.

Les pro-Bachar veulent montrer que le régime est soutenu. Ils invitent des gens à Damas, comme la bande de Thierry Meyssan. Ceux qui vont aussi à Téhéran. Ils veulent aussi le soutien de grands penseurs. Mais pourquoi moi ? Apparemment, je suis le seul chercheur qui a été instrumentalisé de cette façon. »

Catherine Cornet explique :

« Pour moi, l’instrumentalisation d’un intellectuel français n’est pas anodine : Olivier Roy est un nom connu et en particulier pour ses positions favorables au Moyen-Orient (Irak, etc.). En trafiquant l’information, il s’agit de montrer, pour le régime syrien, que, malgré les positions intransigeantes de la diplomatie française actuelle, la France, un des alliés historiques de la Syrie, ne laisse pas tomber le régime. »

Olivier Roy ajoute que sa position sur Bachar el-Assad est très claire :

« Le régime est à bout de souffle. Je vois, dans ce genre d’incident insensé, un signe de panique de plus. »

source

ATTAC cinéma : ROUTE IRISH


EN PRÉLUDE À SON DOUZIÈME FESTIVAL

 

Le Cinéma d’ATTAC

vous invite

au Botanique

le jeudi 16 février à 20 heures

pour la projection exceptionnelle

du dernier film de

Ken Loach

 

 

ROUTE IRISH

Phénomène massif, singulièrement méconnu, mais qui a fait les gros titres en Grande-Bretagne et aux États-Unis : la privatisation de la guerre. «Une manière pour les gouvernements de se débarrasser du sale boulot», selon Ken Loach.

En Irak, ils ont été près de 160.000 –employés par les Américains de Halliburton, de BlackWater, de Titan, ou les Anglais d’Armor– qui ont découpé le pays comme un gâteau. Souvent d’anciens soldats des Forces spéciales, passés dans le privé pour gagner plus d’argent. Leur tâche, parmi d’autres : sécuriser les déplacements des convois officiels, dans des zones à haut risque, comme cette route Irish, qui relie l’aéroport de Bagdad à la capitale irakienne. Les bavures y deviennent vite innombrables : dès qu’un taxi irakien s’approche un peu trop, on tire à vue.

Loach enquête sur l’un de ces «accidents» qui va, par ricochets, coûter la vie à un mercenaire contractuel. Les investigations sont menées par le meilleur ami du défunt, lui-même ancien soldat «privé», qui finit par menacer tout l’édifice. L’enjeu est évident, émotionnel, mémoriel. Le réalisateur anglais met à nu un complexe militaro-financier qui travaille comme une mafia. «Une guerre cachée, où plus personne n’est responsable». Elle se déploie en Irak, en Afghanistan, au Darfour. Mais, pour Loach, c’est aussi une façon de dévoiler une Angleterre en péril –à laquelle tous les pays voisins pourraient finir par ressembler : «Notre système de santé, nos prisons, nos bibliothèques, même nos camions de pompiers…: on assiste à une privatisation de toute notre société»

Route Irish n’est pas une oeuvre de plus sur l’Irak, mais un manifeste passionnant doublé d’une plongée vertigineuse dans la guerre moderne, avec ses agents de protection privés, ces contractuels, ces contractors que les Irakiens appelaient «les cow-boys», parce qu’ils bénéficiaient sur le sol irakien d’une immunité absolument totale –par le biais de l’ordonnance 17.

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LE BOTANIQUE

236 rue Royale

ROUTE IRISH

Grande-Bretagne  2011 /  Durée 109 minutes  / Prix d’entrée 5 euros (sauf les Article 27)

ATTAC-Bruxelles 1  

16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles  /  bxl1@attac.be  /  http://bxl.attac.be  /  GSM 0494 808 854

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles,

du Service de l’Education permanente (Direction générale de la Culture) et de la COCOF

 

 

 

 

LES PROGRAMMES DU FESTIVAL DU CINÉMA D’ATTAC SERONT Á DISPOSITION.

 

 

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