Syrie : Le père Paolo appelle à « ne pas se résigner »


Christophe Lamfalussy

Mis en ligne le 17/09/2012

Sorti de Syrie en juin 2012 à la demande de son évêque et du régime à Damas, le père Paolo Dall’Oglio s’est lancé depuis dans une campagne pour alerter l’opinion publique sur ce qui se passe dans ce pays. Après le Canada et les Etats-Unis, après la France, il est cette semaine en Belgique où il s’adressera à plusieurs reprises en public (*). Dimanche, il a participé à la chaîne humaine entre BOZAR et la place du Luxembourg à Bruxelles. L’urgence l’habite car chaque jour qui passe, les questions le pressent :  » Combien de jeunes tués aujourd’hui ? Qu’arrive-t-il à mes amis dans les prisons de Syrie ? »

Ce jésuite italien de 58 ans a parlé depuis son éviction à quatre ministres des Affaires étrangères, dont le Français Laurent Fabius, a donné d’innombrables interviews mais ne sera pas reçu par Mgr Léonard. Un problème d’agenda serait à l’origine de cette ombre au tableau. Le chef de l’Eglise catholique belge avait pourtant écouté l’autre voix des chrétiens de Syrie, sœur Marie-Agnès, lorsque celle-ci était passée en Belgique en août.

Autant la supérieure du monastère de Qara craint que la révolte des sunnites de Syrie provoque un exode des chrétiens du pays, autant le fondateur, il y a trente ans, du monastère de Deir Mar Moussa croit que la diabolisation de ceux qui n’étaient au début que des manifestants sert les intérêts du régime en place et de tous ceux qui ne souhaitent pas d’intervention internationale dans le pays.

Rarement, les chrétiens auront été aussi divisés. Les monastères sont séparés de quelques dizaines de kilomètres, mais l’analyse diverge totalement. « La Libre Belgique » a interviewé le père Paolo samedi à Bruxelles.

Père Paolo, pourquoi cette divergence avec d’autres chrétiens de Syrie ?

Le régime a essayé d’embarquer l’opinion publique internationale dans une interprétation de la révolution syrienne qui puisse démontrer qu’il ne s’agit pas d’une vraie révolution, mais d’une agression externe, masquée, sous couvert de révolution. Une révolution armée, islamiste, terroriste au service des intérêts de l’Occident pétrolier et de l’Etat sioniste. Cela, c’est le théorème du régime. Cette bonne sœur a été utilisée pour démontrer ce théorème. [ ] Comprendre le mécanisme négationniste contre cette révolution me paraît très important. Le réseau Voltaire est équivoque et d’une paranoïa totale. Ils sont dans la chambre du pouvoir. Ils font partie de la structure idéologique et de la cellule de crise du régime. Il faut lire les interviews de Thierry Meyssan (NdlR : le fondateur du Réseau) dans les journaux syriens. J’espère que la fin du régime sera aussi sa fin à lui – pas sa fin physique – mais sa fin en tant que colporteur du mensonge d’Etat et du négationnisme. Je voudrais savoir aussi pourquoi les tenants en Europe du négationnisme de la Shoah, parmi les traditionalistes catholiques extrêmes, anti-impérialistes et antiaméricains, alliés aux anticapitalistes et staliniens, sont aujourd’hui du côté du négationnisme syrien et sont sensibles à la sirène Agnès.

L’islamophobie ?

Au départ, existe une attitude islamophobe. Cette fausse vérité vient confirmer la posture. L’oreille est prête à écouter et à croire à n’importe quel mensonge.

Mais les islamistes sont là…

Lesquels ? L’islam sunnite syrien est pluriel. Certains, assez radicaux, soutiennent le régime, peut-être pour des raisons économiques. D’autres, notamment les Bédouins sunnites d’Alep, ont longtemps soutenu le régime en raison d’un pacte d’allégeance. Il y a aussi des Kurdes sunnites qui sont avec le régime car ils sont tellement antiturcs que n’importe qui est leur allié. Les soufis sont presque tous pour la révolution. Ils ont alimenté la révolution non violente et maintenant sont disposés à combattre. Puis, il y a les Frères Musulmans. Mais vous avez aussi l’islam « mainstream », l’islam des villages et des villes, qui s’est retourné contre le régime par le mouvement du Printemps arabe. De nombreux membres du parti Baas, même des cadres, sont contre le régime. C’est là que se trouve la dimension populaire de la révolte. Enfin, les sympathisants d’al Qaeda se sont ralliés à la révolution et sèment la pagaille. Ceci pose la question de la gestion de la violence.

Demander à Bachar El Assad de s’exiler, est-ce suffisant ?

Le président tunisien lui a proposé deux fois de partir en Russie. Je dis qu’il faut évacuer 25 000 personnes – proches de la famille Assad – pour éviter un massacre et une lutte jusqu’à la mort comme avec Kadhafi. Il faut une réduction de peine pour ce peuple syrien qui est à l’agonie depuis dix-sept mois. Il y a un acharnement thérapeutique sur la Syrie.

Surtout un grand silence…

Un silence affreux qui crie parce qu’il cache ceux qui veulent en Syrie une guerre de basse intensité et de longue période. Israël a intérêt à la guerre civile syrienne. Il y a une paralysie de la diplomatie américaine, en phase électorale, provoquée par la décision stratégique d’Israël de ne pas permettre une solution rapide en Syrie.

Vous aussi, vous succombez au discours anti-israélien ?

Ecoutez, Shimon Peres a dit un jour : « La souffrance du peuple syrien est intolérable. » Deux jours après, un officier du Mossad a dit : « Il ne faut pas se presser. » Diviser l’Orient permet à Israël de se cacher dans la forêt.

Que faut-il faire ?

Deux choses. La première est de ne pas se résigner à la logique de la guerre civile. La deuxième est de ne pas essayer de frapper ses propres ennemis à travers le sang des jeunes Syriens. Il faut rouvrir la partie diplomatique, toute large, avec le but d’une Syrie neutre. Il ne s’agit pas de retirer la Syrie de la bouche de l’Iran pour la faire avaler par la partie saoudienne. Il ne s’agit pas de faire sortir la Syrie des ongles de l’URSS pour l’asservir aux intérêts de l’Oncle Sam. La Syrie doit être neutre comme l’était l’Autriche après la Seconde Guerre mondiale. Je crois à la maturation démocratique bâtie sur la capacité des gens de créer leur bon voisinage. Ce sont nos jeunes qui nous le demandent. C’est le mystère du Printemps arabe. D’où vient cette génération de jeunes ? Je leur ai demandé. Ils m’ont répondu : « C’est le sang de nos compagnons d’université tués qui désormais nous pousse vers l’avant. »

Comme chrétien, vous ne prenez pas les armes ?

Là-dessus, je suis très clair. Je suis prêtre et je ne prends pas les armes. Mais j’ai un respect pour ceux qui se battent pour défendre leur peuple. Je crois à la non-violence. Et je demande à tous les activistes syriens de rester dans la non-violence car on a besoin, dans ce jeu tragique, que cette non-violence culturelle, je dirais même pieuse et mystique, soit à l’avant-garde et représente la solution pour la réconciliation nationale – après. Car autrement on tombe dans un cycle sans fin de violence. On a besoin d’une non-violence chrétienne, musulmane et juive pour sauver le Proche-Orient et traverser les appartenances communautaires.

(*) Le père Paolo parlera ces lundi 17/9 à Namur (Université de paix, 20 heures), mercredi 19/9 à Bruxelles (ULB, 20 heures), jeudi 20/9 à Louvain-la-Neuve (Montesquieu, 12h45) et participera à une soirée de prières ce vendredi 21/9 à Bruxelles (La Viale Europe, 20 heures).

source

Sabra et Shatila, Massacre a Huis Clos…


Ajoutée par le 28 oct. 2011

Le 16 et le 17 septembre 1982, un génocide a eu lieu dans deux camps de réfugiés palestiniens, Sabra et Chatila, situés au sud du Liban. Plus de 3000 victimes ont été massacrées par les phalangistes libanais, sous le regard bien veillant de l’armée israélienne, sensée protéger le secteur après avoir envahi le Liban quelques jours auparavant.

Un nettoyage ethnique sans se salir les mains, c’était pas mal comme idée pour Ariel Sharon, alors Ministre de la Défense. C’est ainsi que les soldats israéliens ont laissé passer les phalangistes, fermé le camps, et assisté à ce massacre morbide.

Même le statut de réfugié était de trop pour ces pauvres palestiniens… alors que deux guerres ont eu lieu à la suite du 11/09, aucune enquête officielle n’a été établie sur le génocide de Sabra et Chatila, pourtant ce n’est pas l’horreur du massacre qui manque. Quand il s’agit de palestiniens, on peut certes s’indigner, mais on s’indigne dans son coin, demain fera jour et on pensera à autre chose. La vie d’un américain qui travaillait au World Trade Center vaut peut être plus que celle d’un jeune palestinien qui naît dans un camps de réfugié?
.
Documentaires Palestine: http://www.youtube.com/playlist?list=PLCB2D5B7BB8E0B88C

Père Paolo Dall’Oglio : Quel avenir pour la Syrie ?


Rappel : c’est ce mercredi 19

Père Paolo Dall'Oglio : Quel avenir pour la Syrie ?

Paolo Dall’Oglio est un jésuite italien établi en Syrie depuis une trentaine d’années. Depuis le début de la révolution syrienne, il ne cesse d’appeler au dialogue et à la solidarité de tous les syriens ; une position qui a fait de lui un symbole de la non-violence et lui a valu d’être expulsé par le régime de Bachar el-Assad. Il sera présent à Bruxelles le 19 septembre pour témoigner de son combat.

Date : 19 septembre 2012
Horaire : 20-22h

Personne de contact : Nicolas Bossut
Adresse mail : nicolas.bossut@paxchristiwb.be
Numéro de téléphone : 02/738.08.04

Adresse : H 1302, Avenue Paul Heger, Bruxelles

Alors qu’il étudie à Beyrouth au début des années 80, le jeune jésuite découvre les ruines d’un monastère catholique syriaque, Mar-Mûsa, qu’il entreprend de reconstruire. Ordonné prêtre catholique syriaque, il consacre sa vie et celle de son monastère au dialogue islamo-chrétien. En 2009, les universités catholiques de Louvain (UCL et KUL) lui décernent un doctorat honoris causa lors d’une cérémonie placée sous le signe de la multiculturalité.

La vie du Père Paolo comme celle de millions d’autres syriens bascule à partir du 15 mars 2011, date à laquelle se déroule dans la foulée du Printemps arabe la première manifestation contre le régime de Bachar el-Assad. En juillet 2011, le Père Paolo publie un texte dans lequel il indique le chemin d’une transition pacifique vers l’instauration d’institutions démocratiques, fondée sur le consensus des différentes groupes sociaux et communautés religieuses qui cohabitent dans le pays. La réaction du régime est immédiate ; le Père Paolo reçoit un avis d’expulsion. Quelques mois plus tard, le monastère recevra la visite d’une trentaine d’hommes armés et masqués. Ce n’est finalement qu’en juin 2012, sa sécurité n’étant plus assurée, que le Père Paolo quittera la Syrie.

Aujourd’hui, le Père Paolo continue son combat pour rappeler à tous l’aspiration à la non-violence présente dans le cœur de nombre de syriens mais aussi pour démonter le spectre d’un prise de pouvoir par un islamisme radical et la peur que cela engendre en Europe.

Dans la même ligne, le Père Paolo prépare le terrain pour que la reconstruction puisse s’engager dès la fin des combats qui déchirent actuellement la Syrie. Il cherche à mettre en place des structures pour donner place à la reconstruction sociale, économique et politique et pour briser la spirale de violence.

Le 19 septembre, il sera présent à l’invitation de Pax Christi, du MIR-IRG, du Centre AVEC et de la Commission Justice et Paix à l’ULB (Avenue Paul Heger, batiment H, local 1302) pour témoigner de son combat et répondre à vos questions.

« Espérons qu’un putsch alaouite abrège le conflit »


Le père Paolo a été expulsé de Syrie en juin. Un témoignage édifiant…

Baudouin Loos

ENTRETIEN

Il a décidé de ne pas se taire. De crier, même, au besoin. Le père Paolo Dall’Oglio a été expulsé de Syrie en juin dernier. Ses positions ne plaisaient pas à Damas. Ni, sans doute, à la hiérarchie chrétienne locale. Ce jésuite polyglotte né à Rome en 1954 a vécu

l’essentiel des trente dernières années en Syrie. Plus précisément au monastère de Mar Moussa, une ruine qu’il a rénovée pierre après pierre pour en faire un centre de rencontres.Le père Paolo est en nos murs. Conversation avec un homme qui a banni la langue de bois.Quand vous êtes arrivé en Syrie, en 1981, ce pays était déjà en proie à des troubles sanglants, aviez-vous déjà une perception politique des choses ?

A l’hiver 1982 le massacre de Hama a eu lieu [entre 10.000 et 30.000 habitants tués par le régime qui réprimait une révolte des Frères musulmans, NDLR]. Ce sont des souvenirs forts. J’ai toujours eu une attention aiguë pour les questions politiques, un vrai intérêt immédiat pour la politique des « petits faits » : j’ai voulu impliquer la société locale à la restauration du monastère, j’ai essayé de préparer une évolution souhaitable, notamment en sensibilisant sur l’environnement, en luttant contre la désertification, pour le tourisme religieux, pour que les relations entre chrétiens et musulmans ne soient pas laissées aux théologiens mais recherchées par la base…

Mais vous avez eu des ennuis. Vous êtes trop indépendant ?

Ah ! je suis peut-être destiné à être trop libre et trop original ! (sourire). J’ai souvent dit qu’être toléré représentait le plus haut niveau d’approbation que je pouvais espérer ! Dès mon arrivée, le fait d’utiliser la Bible a scandalisé des nationalistes antisionistes parce que c’était « le livre de l’ennemi ». D’autres, aussi proches du régime, me reprochaient d’œuvrer pour le rapprochement entre chrétiens et musulmans. Je suis réformiste et ma hiérarchie était au courant de mes critiques envers ceux, parmi elle, qui sont proches du régime et corrompus. En 2010, les autorités ont fermé le parc culturel et spirituel de Mar Moussa, mis fin au dialogue interreligieux, sans explications.

Qu’avez-vous pensé quand les Tunisiens et les Egyptiens se sont révoltés contre leurs tyrans en janvier-février 2011 ?

A l’été 2010, j’ai écrit un article dans lequel je voyais venir les grands chambardements et mêmes des suicides. J’ai eu les larmes aux yeux quand j’ai vu les Syriens manifester, je savais que la répression serait féroce bien que ces manifestations étaient strictement pacifiques. Au début, les gens ont fait preuve de retenue car les Syriens avaient une peur immense d’être condamnés à une guerre civile, à un bain de sang. J’espérais que le président Bachar el-Assad et sa femme choisissent le bien de l’Etat plutôt que la survie du régime. Sans illusion : j’ai dit à l’ambassadeur de France, en janvier 2011 que, sans miracle, nous allions avoir 20.000 morts et la division du pays.

Parmi les chrétiens syriens, les peurs concernent le plus souvent l’extrémisme musulman…

Oui, j’ai d’ailleurs toujours compris ces craintes. Mais n’oublions pas que l’islamisme est pluriel et que quand les responsabilités de la gestion publique leur revient l’attitude modérée l’emporte. Or la peur phobique de l’extrémisme musulman mène à des discours cyniques de certains, qui justifient la répression féroce… Mais les chrétiens syriens ont donné, comme les autres communautés, leur lot de prisonniers politiques, d’exilés, etc., depuis des décennies. Certes, la hiérarchie chrétienne locale soutient organiquement le régime, c’est la doctrine efficace du régime, celle de la soumission à la force. Les pasteurs chrétiens doivent s’exprimer en faveur du régime, ceux qui se taisent sont déjà très courageux !

Il y a aussi des chrétiens qui militent pour le régime, comme sœur Agnès Mariam de la Croix…

J’appelle ceux-là des négationnistes. Comme Thierry Meyssan, un ami de sœur Agnès justement, qui remet en question les attentats du 11 Septembre. Il y a même eu un évêque syrien, proche du régime, qui a prétendu que Jésus n’était pas juif !

Que vous disaient les Syriens que vous rencontriez avant votre expulsion ?

Il y avait ceux qui pleuraient leurs morts. Ceux qui voulaient partir. Il y avait l’angoisse des agents du régime venus confesser leurs doutes, l’angoisse des conscrits envoyés assurer la répression et qui découvraient les mensonges d’Etat, cet Etat qui tire sur son peuple. Des jeunes m’ont aussi dit : « quelle joie d’aller manifester pour la première fois, de braver les tireurs d’élite pour crier “liberté ! liberté !” ».

Quels rapports entretenez-vous avec l’Eglise, à Rome ?

Je crois que je suis aimé, toléré et… marginalisé. Malgré mon doctorat en dialogue islamo-chrétien, je n’ai jamais été invité pour débattre du sujet à Rome. Aurais-je trop mauvais caractère ? En tout cas, il y a des prudences qui ne mènent nulle part. Mais si je suis un hérétique, qu’on me condamne ! Il est vrai qu’on ne m’a pas enjoint l’ordre de me taire. Parce qu’on sait que mon obéissance est celle que je dois au sang de nos martyrs et que mon but est de sauver la Syrie de la guerre civile.

Comment arrêter l’horreur ?

Il faut pousser la diplomatie à protéger le peuple syrien, la communauté internationale doit empêcher les massacres. Une zone d’interdiction aérienne est-elle impossible sans l’aval de l’ONU ? Il faudrait certes conscientiser la Russie et l’Iran, les appuis du régime. Mais aussi impliquer des pays comme le Brésil, l’Afrique du Sud, plus à même que les Occidentaux de protéger le peuple syrien. En tout cas, il est immoral de, comme le font certains, miser sur une longue guerre civile de faible intensité qui affaiblirait les Arabes. Les risques sont grands : une division en quatre de la Syrie, puis celle du Liban en six, celle de l’Irak en trois…

Quelle Syrie voyez-vous demain ?

Une Syrie démocratique et consensuelle est possible, dans le respect des spécificités. A court terme, je ne puis qu’espérer un… putsch des Alaouites (la minorité religieuse dont procède le régime, surreprésentée dans la hiérarchie militaire, NDLR) contre le régime ; ils feraient alors allégeance à la révolution…

Mais faut-il intervenir en Syrie pour aider les insurgés ?

Le pape vient de dire au Liban qu’il ne fallait pas vendre d’armes aux belligérants. Bien. Mais payer des armes à un peuple qui lutte contre un génocide, c’est autre chose ! D’ailleurs le pape a dit le bien-fondé des revendications démocratiques. Employons une image : n’aurait-on pas dû parachuter des armes aux prisonniers d’Auschwitz ? Le sort du peuple syrien ressemble à celui des insurgés polonais de Varsovie en 1944, qui mouraient sous les balles nazies pendant que l’Armée rouge soviétique regardait sans bouger depuis la rive orientale de la Vistule…

BAUDOUIN LOOS

« LE SOIR » du 17.09.2012

Un week end syrien


dimanche était la journée sans voitures, il y avait du soleil, la présence du Père Paolo, tout cela a contribué au succès de la chaîne humaine de solidarité.

L’action a coïncidé avec le week end du film syrien des Halles « Que peut le cinéma? A propos de la Syrie », excellent, et une Table Ronde de haut niveau dimanche matin.

Je vous signale qu’il y a un film de Amiralay ce soir, lundi à 19 heures à la Cinematek : http://www.cinematek.be/?node=17&event_id=501609000

Voici les vidéos de la chaîne dont une intervention du Padre et le témoignage de trois jeunes Syriens réfugiés ici

….