Syrie, ce dimanche


Manifestation en soutien au peuple syrien qui se leve courageusement crier sa liberté!
Dénonçons les massacres que commet le régime syrien tout les jours.
Rdv à la place Flagey 1050 Bxl de 16h00 a 18h00 ce dimanche 23/09/2012
Des activites

tels qu’un flash-mob seront organisees!
Venez NOMBREUX!!

استنكارا و رفضا للمجازر اليومية التي يقوم بها
النظام الاسدي بحق اهلنا في سوريا
و وفاء لدماء شهداءنا الذين فاقت اعدادهم 30 الف شهيد
تدعوكم الجالية السورية في بروكسل
لمظاهرة حاشدة في بلاس فلاجيه 1050 ايكسيل
يوم الاحد 23 – 9 – 2012
من الساعة 16:00 حتى الساعة 18:00
و عاشت سوريا حرة ابية

Photo : Manifestation en soutien au peuple syrien qui se leve courageusement crier sa liberté!
Denoncons les massacres que commet le régime syrien tout les jours.
Rdv à la place Flagey 1050 Bxl de 16h00 a 18h00 ce dimanche 23/09/2012
Des activites tels qu'un flash-mob seront organisees!
Venez NOMBREUX!!

استنكارا و رفضا للمجازر اليومية التي يقوم بها 
النظام الاسدي بحق اهلنا في سوريا
و وفاء لدماء شهداءنا الذين فاقت اعدادهم 30 الف شهيد
تدعوكم الجالية السورية في بروكسل 
لمظاهرة حاشدة في بلاس فلاجيه 1050 ايكسيل 
يوم الاحد 23 - 9 - 2012
من الساعة 16:00 حتى الساعة 18:00
و عاشت سوريا حرة ابية

Une autre preuve de la manipulation du régime… et de la malhonnêteté des soutiens à Bachar


Le présent article met en avant une des nombreuses manipulations du régime. Le 13 août 2012, la mise en ligne d’une vidéo (voir l’extrait de 0:27 à 1:02) reproduit les images postées par des hommes se faisant passer pour des anti-régime et embraye sur d’autres images (voir l’extrait de 1:30 à 4:05)  qui prouvent que ce sont des membres du régime qui ont d’abord torturé un civil pour ensuite « fabriquer » une vraie fausse vidéo.  Le premier extrait a été repris par un nombre non négligeable de relais du régime. Toujours prompts à « alerter leurs auditeurs sur les manipulations et les désinformations », nous n’avons pas entendu les défenseurs de Bachar Al-Assad s’indigner et dénoncer le régime syrien. Ce qui en dit long sur leur (mal)honnêteté.

Il est dit dans la vidéo qu’une chaîne Youtube, inconnue des révolutionnaires, avait diffusé une vidéo quelques jours plus tôt, montrant un homme se faire égorger par des membres de l’Armée Libre (voir l’extrait de 0:27 à 1:02). Pour ceux qui auraient des doutes, on peut entendre des “Allahou Akbar” et un des criminels dire : “Voici ce qui attend chaque chabih et chaque soutien à Assad”.

Nous avons déjà dit, de nombreuses fois sur ce site, que rien n’est plus simple pour le régime que de commettre des crimes abominables, comme à son habitude, pour les imputer aux révolutionnaires. Une révolution est par définition ouverte à tous, et c’est par cette porte que le régime cherche à créer la confusion. C’est ainsi qu’il a envoyé un alaouite dans une manifestation à Homs pour scander : “Les alaouites au tombeau et les chrétiens à Beyrouth”. Une vidéo montrait également un drapeau israélien flottant à Bab Al-Seeba à Homs, ce qui était censé montrer que les révolutionnaires travaillaient pour le compte des Israéliens…

Revenons à la vidéo qui montre un prétendu chabih se faire égorger. La vidéo a pour le moins étonné les révolutionnaires qui s’occupent des affaires médiatiques de l’Armée Libre. Ceci d’autant plus que la séquence censée effrayer les membres du régime était pour le moins obscure : on n’en reconnaît pas les lieux, on ne voit aucun des visages des criminels… Tout au plus peut-on comprendre que les criminels sont du nord de la Syrie, de par leur emploi d’un dialecte spécifique (“brok”, qui signifie s’assoir, se mettre à genoux).

On remarquera ici l’honnêteté des révolutionnaires. Ces derniers ont toutes les raisons d’être prudents quand une vidéo émane d’un compte inconnu. En revanche, personne parmi eux ne remet en cause les vidéos qui montrent ce qui est à reprocher à l’Armée Libre. Au contraire, ils débattent de l’avenir du mouvement révolutionnaire, et des règles à adopter, comme cela fut le cas après l’exécution des membres de la famille Berri à Alep.

Justement, c’est en fouillant les vidéos sur le portable d’un des membres de la tribu Berri faits prisonniers par l’ASL quelques jours plus tôt que les révolutionnaires ont découvert une vidéo longue de plus de cinq minutes (voir l’extrait de 1:30 à 4:05) où le même homme que précédemment, le prétendu chabih qui s’est fait égorger par les prétendus combattants de l’ASL, ce même homme se fait torturé par des membres du régime qui lui demandent : “Tu veux faire tomber le régime hein?”. La victime a beau se défendre et crier qu’elle n’a “rien à voir avec personne” et de demander qu’on l’épargne “pour l’amour de Dieu”, cela ne freine en rien les ardeurs de son tortionnaire qui l’écrase de son pied et lui fait ce reproche :

“Pour l’amour de Dieu?? Pourquoi pas pour l’amour de ma personne?”

A la vision de ces images de torture, on comprend mieux la réaction de certains combattants de l’ASL quant au sort qu’ils ont réservé au clan Berri.

Voilà une des façons de procéder du régime… torturer, puis tuer en balançant quelques « Allahou Akbar » pour salir la Révolution syrienne.

Des “spécialistes” ont ainsi pu tirer leurs conclusions d’une pertinence proche de zéro sur la base d’« Allahou Akbar », de barbes et autres drapeaux qui sont, pour eux, autant de preuves accablantes (sic). Du pain bénit pour le régime syrien.

Il est malheureux de constater que cette vidéo a capté l’attention de nombreux médias partout dans le monde. Le régime a, en ce sens, partiellement réussi son entreprise de propagande et de mensonges. Il faut mesurer ici la chance d’avoir pu démontrer la réalité des faits. Ce n’est évidemment pas toujours le cas. Malgré tout, les Syriens fournissent un travail formidable pour rétablir la vérité lorsqu’ils sont innocents des accusations des uns et des autres, et pour fixer des règles éthiques aux révolutionnaires dans les (rares) cas où les faits sont avérés.

En revanche, on se demande bien où est Michel Collon, qui continue encore à trouver mille et une excuses au pouvoir assadien, lui qui s’est fait un spécialiste des médias mensonges, sur lesquels il base toute son argumentation.

On ne reviendra pas sur le cas de Soral ou Meyssan, dont il ne fait aucun doute que leur allégeance à l’Iran et le financement qui doit en découler les “empêchent” de voir clair.

Plus généralement, la crise syrienne aura permis de faire tomber le masque de tous ces “anti-impérialistes”, de ces “anti-sionistes” qui n’hésitent pas à user des mêmes méthodes que ce qu’ils dénoncent constamment chez leurs ennemis. On ne les a pas beaucoup entendus quand une chaîne iranienne a volontairement traduit “Syrie” par “Bahreïn” dans le discourt de Morsi (lien). Imaginez un peu si une chaîne occidentale s’était adonnée à ce genre de pratiques, nous aurions dû écouter les propos « scandalisés » de tous ces « antis » pendant au moins une année!

Pour plus d’éléments sur la propagande et la désinformation :

source

 

Pablo Neruda – Il meurt lentement


Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d’émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu’il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd’hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d’être heureux!

Je n’ai pas trouvé une version audio, mais voici dit par Pablo Neruda Las Alturas de Macchu Picchu

Cri d’alarme des artistes tunisiens contre les salafistes


mercredi 19 septembre 2012, par La Rédaction

Quelques heures avant la représentation le mois dernier de la pièce de Lotfi Abdeli, « Fabriqué en Tunisie, 100% halal », des centaines de musulmans salafistes ont occupé le théâtre en plein air où devait se tenir le spectacle, le jugeant blasphématoire envers l’islam, et se sont mis à prier.

La pièce, une satire politique et religieuse, a dû être annulée. Ce n’était pas la première fois que des extrémistes religieux font annuler des pièces d’Abdeli, acteur et dramaturge connu pour ses critiques envers l’ancien président Ben Ali, avant le « printemps arabe ».

Lors du festival de Hammamet organisé la semaine dernière, Abdeli a dû se faire accompagner par des gardes du corps.

« J’ai reçu des menaces de mort (…) Le gouvernement garde le silence et ne nous protège pas », témoigne-t-il, ajoutant que la police a commencé à refuser d’assurer la sécurité de ses représentations après qu’il a tourné en dérision les forces de l’ordre dans une de ses pièces.

« Je n’ai pas peur des menaces ni de me faire attaquer, mais je crains vraiment pour notre liberté d’expression et notre créativité, les seuls bénéfices que nous avons tirés de la révolution », ajoute-t-il

« Je ne suis pas satisfait de la situation des intellectuels tunisiens aujourd’hui : menacés, battus et empêchés de se produire. Je me sens acculé mais je ne resterai pas silencieux. »

Le rôle de l’islam dans la société est la question qui divise le plus la population tunisienne depuis la « révolution du jasmin » l’an dernier.

Le gouvernement de coalition dirigé par les islamistes modérés d’Ennahda doit trouver un savant équilibre entre les conservateurs, qui considèrent la révolution comme une occasion d’exprimer l’identité religieuse du pays, niée sous Ben Ali, et les laïques, qui entendent élargir la liberté d’expression.

Des milliers de salafistes ont attaqué vendredi l’ambassade des Etats-Unis à Tunis pour protester contre le film islamophobe réalisé aux Etats-Unis et dont un clip est paru sur internet.

Nombre de Tunisiens craignent que leur pays, longtemps vu comme un modèle de laïcité au Maghreb, ne cède à la pression des salafistes et ne finisse par interdire des films, des pièces de théâtre ou des concerts, et par censurer des expositions.

Les tenants de la ligne radicale de l’islam ont réussi ces dernières semaines à faire interdire des spectacles au motif qu’ils violaient les principes de l’islam.

Le ministre de la Culture, Mehdi Mabrouk, a annoncé que douze événements culturels avaient été annulés cet été pour des raisons de sécurité, après les menaces proférées par des groupes salafistes. Il a déposé six plaintes contre ces groupes.

« J’ai peur que les salafistes ne finissent par dominer le paysage culturel », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée ce mois-ci.

Les salafistes, qui souhaitent voir la Tunisie régie par la loi islamique, ont empêché un groupe de musiciens iraniens de se produire lors d’un festival de musique soufie à Kairouan, pendant le mois sacré du ramadan. Un autre festival a été annulé à Sejnane, des islamistes ayant jugé inacceptable qu’il ait lieu pendant le ramadan.

En juin, des salafistes ont fait irruption dans une galerie de La Marsa, un quartier huppé de Tunis, et vandalisé des oeuvres d’art jugées insultantes. Des émeutes avaient alors éclaté pendant plusieurs jours, faisant un mort et une centaine de blessés.

Ces incidents montrent à quel point les salafistes parviennent à exercer leur influence malgré leur faible nombre. Ils sont évalués à quelques milliers sur une population totale de 11 millions d’habitants.

La principale organisation salafiste, Ansar al Charia, refuse de communiquer avec les médias. Mais Ridha Belhaj, qui dirige le parti Hizb Attahrir, partisan de l’imposition de la loi islamique, estime que certains artistes cherchent à provoquer des conflits avec les islamistes pour grossir le problème.

« Certains de ces intellectuels tentent d’apparaître comme des victimes », dit-il. « Nous sommes contre la violence. Nous ne devons pas arrêter les concerts, qui devraient permettre aux gens de se rendre compte par eux-mêmes à quel point ces spectacles sont insultants. »

Les artistes réclament quant à eux un renforcement des peines à l’encontre de ceux qui font obstacle à la liberté artistique. L’Union des auteurs tunisiens demande que la nouvelle Constitution qui doit être promulguée en fin d’année inscrive dans les droits fondamentaux la liberté de création.

En attendant, les attaques contre les artistes se poursuivent. Le mois dernier, le poète Sgair Awled Ahmed a dit avoir été frappé par un groupe de barbus pour avoir écrit un poème critiquant les islamistes.

« Ces gens ne connaissent pas le langage de la plume ou du débat mais seulement celui de la force, du coup de poing et du tabassage », a-t-il dit. « 2012 une année noire pour la culture, et notre liberté de création se trouve dans un état critique (…) Les salafistes et Ennahda se partagent les rôles pour étouffer les libertés. »

Ennahda envisage en effet de faire adopter une loi qui pénaliserait les insultes aux principes religieux, y compris dans les oeuvres d’art.

Certains artistes sont déjà aux prises avec la justice. C’est le cas de la peintre Nadia Jelassi, accusée d’atteinte à l’ordre public après avoir exposé des peintures de femmes voilées. Selon ses avocats, elle pourrait être condamnée à cinq ans de prison.

« Je suis choquée. On m’a demandé quelles étaient mes intentions à travers ces oeuvres. C’est la première fois en Tunisie qu’un juge demande à un artiste de justifier ses intentions », témoigne-t-elle.

Lofti Abdeli estime qu’il « règne un climat de peur » et espère « que la douloureuse expérience algérienne ne se répètera pas en Tunisie. »

(19 Septembre 2012 – Avec les agences de presse)

Tarik Ramadan : « Notre intelligence doit avoir la dignité de ne pas répondre et de regarder au-delà. »


jeudi 20 septembre 2012, par La Rédaction

Attaquer en justice Charlie Hebdo, manifester dans les rues de France, c’est totalement contre-productif.
Il ne faut absolument pas manifester, il appartient aux élites, aux intellectuels, aux savants, à ceux qui sont les dirigeants d’organisations musulmanes de dire avec force ceci : « Même si notre coeur est blessé, notre intelligence doit avoir la dignité de ne pas répondre et de regarder au-delà, ça c’est la réponse qu’il faut donner« .
La seule attitude noble, en face de la provocation de ceux qui cherchent à développer une islamophobie en France ou de Charlie Hebdo, qui surfe sur la vague, c’est d’ignorer ces attaques, regarder au dessus en disant nous sommes Français, nous sommes pour l’avenir de France.

(20 Septembre 2012 – Sur Europe 1)

***

Tariq Ramadan est un intellectuel islamologue, professeur et universitaire à Oxford1, suisse d’origine égyptienne.
Son œuvre s’articule sur une réflexion théologique, philosophique et politique en lien avec la religion musulmane, les spiritualités et les différentes philosophies. Il est engagé depuis plusieurs années dans le débat concernant l’islam en Occident et dans le monde.
Expert consultant dans diverses commissions attachées au Parlement de Bruxelles, il participe à divers groupes de travail internationaux se rapportant à l’islam, à la théologie, à l’éthique, au dialogue inter-religieux et interculturel, et plus largement au développement et aux questions sociales.

Oeuvres choisies :
L’Islam et le réveil arabe, Éd. Presses du Châtelet, nov. 2011
Mon intime conviction, Éd. Presses du Châtelet, oct. 2009, 183 p.
L’islam en questions, Éd. Actes Sud, oct. 2000, 231 p.

source