« Oumma.com » un site sous influence ?


http://lequotidienalgerie.org/2013/06/09/oumma-com-un-site-sous-influence/

Posté par Rédaction LQA on juin 9th

François BURGAT

Sur le site Oumma.com, depuis plusieurs mois, s’explicite une évolution éditoriale troublante : il suit comme jamais par le passé, une ligne d’analyse qui est très précisément celle des autorités algériennes. La vision du site qui a été un temps le plus indépendant et le plus entreprenant de la scène musulmane francophone, s’identifie ainsi de plus en plus étroitement à celle de l’un des régimes les plus opaques et les plus autoritaires de la région. Les rubriques piétistes, plutôt infantilisantes, ne parviennent pas à masquer qu’il a opté pour un désaveu quasi indiscriminé des vainqueurs des urnes tunisiennes et égyptiennes ainsi , plus largement, que l’entier courant des Frères Musulmans. Oumma.com n’hésite pas à adopter sur ce terrain la tonalité de la presse tunisienne d’opposition. Il a adopté, avec une même absence de nuance, les Qatar et Al-Jazira bashings les plus virulents, Tarek Ramadan demeurant « naturellement » l’une de ses cibles privilégiées.

De façon beaucoup plus troublante cette fois, Oumma.com a choisi de promouvoir celle des analyses de la prise d’otages du site gazier d’ In Amenas qui – contre toute évidence – exonérait les services algériens de toute implication. Sur le rebondissement de l’affaire des moines de Tibhirine, produit des grossières manœuvres cinématographiques du DRS (sur FR3) pour tenter de se laver des accusations solidement établies par la rigoureuse enquête de Jean Baptiste Rivoire, il a contre toute attente observé un silence… assourdissant. Il en a été de même ensuite de la longue présence à Paris du Président Abdelaziz Bouteflika, dont les lecteurs du site ont été privés, si importante soit-elle pour le destin du pays.

Sur la crise syrienne cette fois, Oumma.com a adopté le discours insidieux (dont, il est vrai, Alger n’a pas l’exclusivité) qui consiste à confessionnaliser la révolte populaire pour mieux la discréditer. Après l’écho donné aux voix de la désinformation « chrétienne » d’Etat, le site a publié un terrifiant plaidoyer cautionnant l’engagement du Hizbollah dans la sanguinaire machine répressive du clan Assad. A quand une grande interview de Thierry Meyssan, est-on en droit de se demander ?

Il faut se rendre à l’évidence : hormis la dénonciation de la dérive islamophobe européenne et une lecture constante du conflit israélo-arabe (vive Bruno Guigue !) – où l’engagement verbal des régimes autoritaires n’a, il est vrai, jamais porté atteinte à leurs intérêts- la voix un temps indépendante d’Oumma.com se confond désormais étroitement avec celle de la puissante association des « dictateurs sans frontières ».

Ne serait-ce qu’une impression trompeuse… ? Jamais en fait n’a-t’on eu autant envie de se tromper. Mais, semaine après semaine, le doute est de moins en moins permis : jusqu’à preuve du contraire- et cette preuve tarde terriblement à venir- le site Oumma.com pourrait bien être tombé corps et âme dans l’escarcelle des officines algériennes !

François Burgat,

Surveillance numérique : l’Europe réagit enfin


Le Monde.fr avec AFP | 11.06.2013 à 12h33 • Mis à jour le 11.06.2013 à 13h34

La commissaire européenne Cecilia Malmström va rencontrer l'administration américaine le 14 juin pour demander des comptes sur le programme Prism.

Jusqu’à présent, l’Europe s’était contentée de se dire « préoccupée » par les révélations sur la surveillance des communications aux Etats-Unis. « Nous avons besoin de plus d’informations et nous allons contacter nos homologues américains », avait déclaré vendredi 7 juin la commissaire aux affaires intérieures, Cecilia Malmström.

Mardi 11 juin, la Commission européenne a véritablement réagi pour la première fois, alors que les interrogations grandissent sur les données personnelles des citoyens européens qu’a pu intercepter l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA). « La Commission demande un engagement clair de la part des Etats-Unis quant au respect du droit fondamental de tous les citoyens européens à la protection de leurs données personnelles », a déclaré le commissaire à la santé, Tonio Borg.

TRANSFERTS DE DONNÉES EN VRAC

Il a précisé que le sujet sera discuté avec « fermeté et détermination » par Mme Malmström avec l’administration américaine, lors d’une réunion prévue à Dublin le vendredi 14 juin. « Nous allons demander des éclaircissements et demanderons si l’accès à des données personnelles dans le cadre du programme Prism se limite à des cas individuels reposant sur des soupçons fondés et spécifiques ou s’il s’agit d’un transfert de données en vrac », a-t-il ajouté.

Voir notre infographie : Comprendre le programme « Prism »

Entre 2007 et 2011, les sites de Microsoft, Google, Yahoo!, Facebook, YouTube, Skype, AOL et Apple ont commencé à être intégrés dans Prism, un programme secret de la NSA, afin que ses analystes puissent consulter directement et en temps réel courriels, conversations, photos, vidéos et chats internet sur ces sites.

Le président américain, Barack Obama, a indiqué qu’il « ne s’appliquait pas aux citoyens américains » ni aux « personnes qui vivent aux Etats-Unis », laissant penser que les données des Européens seraient concernées.

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De Qousseir au Liban, des blessés syriens racontent l’horreur de la traversée


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Anéanti par la fatigue, Mohammad, un Syrien de 35 ans, est allongé avec une trentaine de ses compatriotes dans les salles d’un modeste hôpital à Minié, dans le nord du Liban. Pendant cinq jours, blessé à une jambe à Qousseir, il a traversé à pied montagnes et vallées, se cachant derrière les arbres pour éviter l’armée syrienne qui a reconquis cette région.
Mohammad, qui ne souhaite pas révéler sa véritable identité, a été touché par un bombardement le 5 juin, quelques heures avant la capture de l’ex-fief rebelle de Qousseir par les troupes du régime syrien appuyée par le Hezbollah.
Le journaliste de l’AFP a été prié de ne pas demander aux blessés s’ils étaient des rebelles et quelles sont les routes qu’ils ont empruntées pour arriver à la frontière libanaise, située à 10 km de Qousseir.
« On a essayé de me faire sortir de la ville dans un pick-up, mais il y avait tellement de destructions et le véhicule n’a pas pu avancer », se souvient ce jeune à la barbe fournie, le visage extrêmement pâle. « On est sorti de la ville à pied alors je perdais beaucoup de sang », précise-t-il, allongé dans les mêmes vêtements qu’il portait depuis cinq jours, un jean sale et u T-shirt gris.
Arrivé dans un village voisin dont il préfère ne pas révéler le nom, il a été soigné dans un dispensaire rudimentaire aux côtés d’autres blessés.
« Il n’y avait pas assez de sang pour faire des transfusions pour tout le monde. Ils ont soigné ma blessure mais sans pouvoir compenser les pertes de sang », dit-il.
« Nous avons marché pendant cinq jours, durant la nuit, pour ne pas être repérés par les patrouilles de l’armée », se souvient Mohammad. « On se reposait le jour et dès qu’on voyait des soldats, on se cachait derrière des arbres et dans les champs », soutient-il.
La région séparant Qousseir de la frontière libanaise est rocailleuse, avec des montagnes et des vallées à n’en plus finir.
« Il y avait des gens blessés au pied, d’autres avec des éclats au ventre et au dos, on n’avait même pas de calmants pour apaiser la douleur », explique Mohammad, la voix très faible. « Une fois, quelqu’un a eu une hémorragie. on lui a bandé la blessure avec des vêtements », raconte-t-il.
Leur calvaire s’est terminé dimanche à l’aube, lorsque des Syriens les ont évacués vers la région libanaise d’Akkar, avant que la Croix-Rouge libanaise ne les transfère vers Minié, proche de la côte méditerranéenne.
Akram, un homme maigre de 40 ans, faisait partie du même groupe.
En bretelle couleur marine et en short prêté par l’hôpital, il a été blessé aux jambes, au dos et derrière la tête, par des éclats de roquette. « J’étais devant ma maison à Qousseir quand une roquette s’est abattue devant moi. Je suis resté une demi-heure au sol », se souvient-il.
Il se rappelle des « bombardements terribles » le jour de la prise de Qousseir ou encore de l’hôpital de fortune de la ville où « l’on manquait de compresses de gaze pour les blessures ». « Ils sont arrivés dimanche à 06H00 du matin, hirsutes, épuisés psychologiquement », explique à l’AFP Amer Alameddine, le directeur de l’hôpital de Minié.
Dans chaque salle sont allongés deux blessés, dans un silence écrasant. « Certains n’arrivaient pas à répondre aux questions des médecins tellement ils étaient anéantis, ils se sont endormis tout de suite », dit-il. « La majorité voulait surtout manger », explique M. Alameddine. « On a immédiatement désinfecté les blessures qui ont provoqué des inflammations ».
Abou Raed, un Syrien qui s’occupe du dossier des réfugiés dans le nord du Liban, affirme à l’AFP que l’hôpital a été « loué » par des militants pour accueillir les blessés, tandis que des associations libanaises apportent du pain, nourriture et des matelas.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) s’inquiète du sort de centaines de blessés encore pris au piège dans la région de Qousseir, pour laquelle l’ONU a demandé un accès humanitaire « immédiat ».
L’armée syrienne et le Hezbollah ont pu reconquérir cette région face à des rebelles faiblement équipés.

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La Corrida


Iyad

Le taureau saigne, souffre, se vide et meurt lentement par épuisement, il y a des gens qui s’excitent et qui applaudissent, d’autres protestent et condamnent, mais la corrida continue…

En Syrie, c’est une nouvelle corrida quotidienne, c’est tout un peuple qui saigne sous les coups du « matador » et qui meurt lentement dans des atroces souffrances. Il y a une foule qui vocifère d’excitation, et ici et là on entend des condamnations ! C’est bien la conscience humaine est encore vivante.

Voici quelques vidéos et quelques photos « soft » d’al-Qussaïr qui a tenu plus de deux semaines sous les coups du « matador » . On peut tout regarder en muet. C’est très compréhensible.

Le mercredi 5 juin, les mercenaires libanais du Hezb al-Wali al-Faqih pénètrent dans al-Qussaïr et la déclarent ville « chiite » en montant sur le minaret d’une grande mosquée au Qussaïr pour y accrocher une grande banderole avec l’inscription « Ya Hussein » (Nous voici venus pour toi et nous t’implorons ô Hussein : prétendument 2e imam des chiites) :

Ce même jour, à l’aube les habitants et les Moudjahidine quittent la ville :

Sortis de la ville, ils tentent de se reposer et de soigner leurs blessés :

Genève 2, sur la Syrie, est une défaite honteuse des démocraties


Portrait du président syrien Bachar al-Assad criblé de trous sur la façade de l’école de police prise par les rebelles dans la région d’Alep, le 4 mars 2013 (Mahmoud Hassano, Reuters)

Portrait du président syrien Bachar al-Assad criblé de trous sur la façade de l’école de police prise par les rebelles dans la région d’Alep, le 4 mars 2013 (Mahmoud Hassano, Reuters)

La conférence prévue pour mettre fin à la guerre civile est un cadeau fait à Bachar el-Assad et ses alliés. Elle signe la défaite des démocraties, Etats-Unis et Europe en tête. Une déroute qui rappelle cruellement la tragédie yougoslave

Barack Obama l’a-t-il assez répété? «Assad must go!» David Cameron a dit la même chose, en écho. Et François Hollande, depuis un an, montre lui aussi la porte au dictateur de Damas. Le Français et le Britannique ont même reconnu l’opposition au régime baassiste comme leur seul interlocuteur, et depuis des mois ils lui promettent des armes.

Mais Bachar el-Assad ne s’en va pas. C’est tout le contraire. Avec l’appui des combattants aguerris du Hezbollah, des armes russes qu’il reçoit à merci et des conseillers iraniens, il s’apprête à lancer une offensive contre Alep après avoir fait sauter le verrou de Qousseir pour reprendre le contrôle de la Syrie utile, celle des villes, des plaines fertiles et de la côte.

Comment nomme-t-on cela?

Trois grandes démocraties occidentales – et quelques autres – prennent parti dans la crise syrienne, s’engagent bruyamment en apportant une aide diplomatique et très modestement matérielle à l’insurrection contre le tyran et sa clique, dont ils souhaitent le remplacement. Avec quel résultat? L’inverse exactement de l’objectif poursuivi. L’opposition mal armée, plus divisée que jamais, est en repli, tandis que Bachar el-Assad plastronne devant les caméras amies et commente, sûr de lui, son offensive contre ceux qu’il nomme des terroristes.

Cela s’appelle une défaite. Elle est si honteuse et s’accompagne de tant de veulerie qu’on la noie, en Occident, sous des avalanches de commentaires contrits dont le thème commun est la trop grande complexité des arrangements de populations et des forces au Proche-Orient, qui interdirait toute intervention décisive et entraînerait ses auteurs dans un bourbier. Si c’est vrai, il aurait mieux valu le dire d’abord.

Cette déroute rappelle cruellement la tragédie yougoslave. Là aussi, sous prétexte de complication extrême des nationalismes réveillés, l’Europe et les Etats-Unis ont laissé se défaire dans le sang la fédération des Slaves du Sud, quand ils n’ont pas attisé sa dissolution. Ils ne sont finalement intervenus que quand l’addition des dizaines de milliers de victimes est devenue, dans l’opinion, insoutenable.

La complexité syrienne – c’est si simple – se lit aussi en chiffres macabres: cent mille morts, plus ou moins, et des déplacés par millions. Le spectacle effrayant, comme dans les Balkans, a atteint la limite du supportable. Alors, dans l’urgence, les Etats-Unis provoquent la tenue d’une conférence pour tenter, deux ans après, d’éteindre le feu et de trouver une issue. Un espoir? Un compromis? Quel compromis? Genève 2 est un cadeau offert au pouvoir syrien, à la Russie, à l’Iran et au Hezbollah. Si un accord était trouvé entre les hommes d’Assad et l’opposition, il ne pourrait passer que par la survie, sous une forme ou sous une autre, du régime imposé au pays depuis plus de quarante ans. Sinon, il n’y aura pas d’accord: le rais, Poutine, Khamenei et Hassan Nasrallah y veilleront. «Assad must go» est passé de saison, remplacé par «Assad will stay». Lui, en tout cas, en est convaincu.

Il y a, au cœur de cette tragédie, une terrible amnésie. Souvenez-vous. Dans le sillage du vent violent qui balayait le monde arabe de Tunis au Caire, des manifestations ont commencé dans le sud syrien au début mars de 2011, puis se sont étendues à tout le pays. Cette montée en puissance a été provoquée par l’ordre donné presque immédiatement aux forces de police de tirer dans le tas. Quand les manifestants ont commencé à sortir des fusils pour se défendre, les chars de Bachar et de Maher sont entrés en action, puis l’artillerie, puis l’aviation, puis les missiles. Cette escalade a conduit à la régionalisation prévisible du conflit, et finalement au soupir impuissant des puissants: quelle horreur, deux camps livrés à la même sauvagerie, on ne veut plus voir ça…

Cette lâche conclusion est un travestissement. La ruée djihadiste n’est pas une cause du soulèvement syrien, mais une conséquence de sa répression. Et si les frères musulmans ont été, dès le début, les plus actifs dans les manifestations, c’est qu’ils étaient les plus persécutés: être sympathisant de la confrérie, c’était se mettre en danger de mort, les massacres du début des années quatre-vingt l’attestent.

La vraie cause de la révolte au pays de Cham, c’est le courage qu’a finalement trouvé le peuple syrien, dans cette sorte de pré-printemps 2011, pour tenter de se débarrasser de l’oppression qu’il subissait sans en voir la fin. Le régime Assad n’est pas une dictature alaouite. C’est la tyrannie d’une famille militaire, assise sur des appareils policiers pléthoriques et omniscients, et bétonnée par une caste d’affairistes attirés par l’odeur du pouvoir à partager, dans laquelle toutes les communautés religieuses sont représentées. Quarante ans de ce festin de privilèges ont fourni aux Assad une solide base d’affidés. La majorité des Syriens n’avaient qu’à subir et se taire, ou, comme on pouvait le comprendre sur place, être réduits à parler de tourisme aux touristes. Ce régime, Michel Seurat, qui l’a payé de sa vie dans une cave, l’avait appelé l’Etat de barbarie.

Tous les démocrates savaient cela, et toutes les démocraties. Leur appui au soulèvement fut donc unanime. Mais le discours était constamment double, à commencer par celui de Barack Obama. Le président américain partage la conviction de son ancien ministre de la Défense, Robert Gates: la pire erreur stratégique pour son pays serait de mettre la main dans une troisième guerre en pays musulman. Il a donc écarté les propositions d’action avancées par Hillary Clinton et l’ancien directeur de la CIA. Mais il a en même temps concrétisé sa promesse de soutien aux insurgés: des rations alimentaires et des lunettes pour voir la nuit…

Du coup, Assad et ses soutiens ont vu clair. Le risque d’intervention, de ce côté-là, était à peu près nul; ils pouvaient enlever les gants. Les Européens, entendant l’Américain, en resteraient aux paroles indignées. Le blocage russe et chinois au Conseil de sécurité de l’ONU était même, pour eux, bienvenu: il servait de justification à l’inaction des démocraties, qui ne prenaient même plus la peine de défendre leur intervention en Libye, chiffon rouge pour Moscou, dont l’effet fut pourtant la fin du règne d’un clown sanglant et la libération d’un peuple auquel on reproche aujourd’hui sa turbulence.

Même l’élément déclencheur d’une action décisive en Syrie – l’utilisation des toxiques de combat – est maintenant oublié. Obama a depuis longtemps effacé sa «ligne rouge» à ne pas franchir. Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, dévoilant les preuves de l’utilisation du sarin, répète que la France privilégie Genève 2, même si «toutes les options demeurent sur la table». Quelles options, quelle table? Une intervention déterminée était possible il y a un an ou quinze mois. Aujourd’hui, elle est exclue. Le peuple syrien payera la pleutrerie des démocraties.

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Enzo Traverso : « La fin de la modernité juive. Histoire d’un tournant conservateur »


À ne pas manquer, le 14 juin à l'Union des Progressistes Juifs de Belgique 
61, rue de la Victoire, 1060 Bruxelles – Tél : 02.537.82.45 – upjb2@skynet.be
  • Vendredi 14 juin à 20h15

L’auteur, professeur à Cornell University (USA), présentera son dernier livre qui apparaît, 20 ans après, comme le prolongement de son essai antérieur : Les juifs et l’Allemagne, de la symbiose judéo-allemande à la mémoire d’Auschwitz.

Ainsi actualisée, l’analyse propose une lecture des tendances récentes de la « pensée juive » à passer d’une tradition critique à un discours conservateur fondé sur un axe politique Israël-USA.

Présentation : Jacques Aron

PAF : 6 €, 4 € pour les membres, tarif réduit : 2 €

Portfolio

Espionnage : Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo, Skype … sont en collaboration avec des services secrets de différents pays


C’est maintenant confirmé. Et pourtant c’est un fait bien connu dans le milieu des TIC. Mais certains internautes doutaient de l’utilisation de leurs données par des services secrets.

« Les renseignements recueillis en vertu de ce programme sont l’une des informations les plus importantes et précieuses intelligence que nous recueillons, et sont utilisés pour protéger notre nation à partir d’une grande variété de menaces « .Voilà les mots du directeur du renseignement national aux Etats-Unis, James Clapper, en confirmant l’existence de ce programme top secret dont le code est Prism.

The Guardian a reçu des documents de ce programme. En effet, c’est une opération « d’espionnage » qui a donné à la NSA (Agence de sécurité nationale) et le FBI d’accéder facilement aux systèmes de neuf des plus grandes compagnies de l’Internet au monde. Le groupe comprend Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo, Skype, YouTube, AOL, PalTalk, etc.

Donc, toutes ces grandes entreprises du web ont permis aux services secrets d’intercepter et d’utiliser les données de millions de clients via des communications par audio, e-mail, messagerie instantanée, photo,vidéo, transfert de fichiers, profils, etc . La NSA puise directement ces infos dans les serveurs de ces géants du web qui sont basés aux Etats-Unis.

Selon l’article publié par The Guardian, cette loi sur la surveillance américaine existe depuis la présidence de George W. Bush, en 2007, et renouvelée sous Barack Obama en décembre 2012.  » Le Prism a été créé en Décembre 2007 afin de fournir une surveillance en profondeur sur les communications en direct et des informations stockées sur les étrangers d’outre-mer. La loi permet le ciblage de tous les clients des entreprises participantes qui vivent à l’extérieur des États-Unis, ou les Américains dont les communications incluent les personnes hors Etats-Unis. »

Maintenant, c’est l’heure des démentis pour ces grandes entreprises et des explications du côté du gouvernement américain, après cette fuite, scandaleuse, pour ces internautes qui ignoraient ou ne croyaient pas à cette utilisation anormale, sans autorisation, de leurs données sur la toile.

Le fondateur de Facebbook, Mark Zuckerberg dément . D’après lui « Facebook ne fait pas partie de tout programme visant à donner aux États-Unis ou tout autre gouvernement un accès direct à nos serveurs. Nous n’avions même pas entendu parler de PRISM jusqu’à avant-hier […] Nous allons continuer à lutter énergiquement pour garder vos informations en toute sécurité. Nous encourageons vivement tous les gouvernements à être plus transparents dans tous les programmes visant à maintenir la sécurité publique. C’est la seule façon de protéger les libertés civiles de chacun et de créer la société sûre et libre que nous voulons tous sur le long terme. »

Toujours d’après le quotidien britannique, dans sa déclaration Google indique qu’il se soucie profondément de la sécurité des données des utilisateurs. « Nous divulguons des données de l’utilisateur au gouvernement en conformité avec la loi, et nous examinons toutes les demandes avec soin. […] mais Google n’a pas de porte arrière pour le gouvernement d’accéder aux données privées de l’utilisateur « .

Quant à Apple, il dit n’avoir jamais entendu parler de Prism. « S’ils font cela, ils le font à notre insu. »

La Maison blanche a aussi démenti mais confirme que c’était indispensable à la lutte antiterroriste.

De toute façon, La NSA décrit Prism comme « l’un des accès les plus précieux, unique et productive » de l’intelligence, et vante le service qui a été mis à la disposition des organisations d’espionnage d’autres pays.

Par conséquent, aujourd’hui c’est aux internautes de prendre conscience de ce fait que beaucoup parmi nous ignoraient.

Quelles solutions ? Faut-il se méfier des serveurs et entreprises du web basées aux Etats-Unis ou faut-il se tourner vers les outils libres et open source ?

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Pierre Piccinin, l’enseignant belge disparu en Syrie depuis 50 jours, est vivant


Baudouin Loos
Mis en ligne il y a 1 heure

Le Belge Pierre Piccinin da Prata et le journaliste italien qui se trouvait avec lui, Domenico Quirico, portés disparu depuis le milieu du mois d’avril, ont donné signe de vie.

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L’enseignant belge Pierre Piccinin da Prata, qui avait disparu en Syrie au cours du mois d’avril, est vivant, a appris Le Soir. Il a eu une brève conversation avec ses parents à Gembloux vers 15h45 ce jeudi 6 juin. Les Affaires étrangères belges ont confirmé ce contact. Le journaliste italien qui se trouvait avec lui, Domenico Quirico, de La Stampa, a également pu joindre sa famille en Italie pour la rassurer.

La nouvelle devait rester confidentielle tant que les deux hommes n’auront pas été rapatriés, mais la ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino, a lâché l’information vers 20 heures ce soir, annonçant que la famille avait eu « un contact » avec Domenico Quirico.

En sécurité ?

Les supputations les plus pessimistes s’étaient multipliées depuis le dernier signe de vie que Pierre Piccinin avait donné par Skype le 17 avril. La région supposée où les deux hommes devaient se rendre – l’Ouest de la Syrie, non loin de la frontière libanaise – est soumise aux pires soubresauts de cette guerre où la vie n’a guère de valeur, ce qui avait alimenté ces sombres pronostics.

Les détails de l’aventure vécue par Pierre Piccinin et Domenico Quirico restent inconnus à l’heure où nous écrivons ces lignes. Nous ignorons où les deux hommes se trouvent et s’ils sont déjà en sécurité.

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