L’opposition demande une intervention « sérieuse » contre Damas


OLJ/Agences | 25/08/2013
L'US Navy s'apprête à renforcer sa présence en Méditerranée en raison des derniers développements de la situation en Syrie. Photo AFP
L’US Navy s’apprête à renforcer sa présence en Méditerranée en raison des derniers développements de la situation en Syrie. Photo AFP

Conflit L’Iran met en garde contre « toute intervention militaire » en Syrie.

Le président de la Coalition de l’opposition syrienne Ahmat Jarba a exhorté samedi la communauté internationale, à commencer par les Etats-Unis, à intervenir « de façon sérieuse » en Syrie après l’attaque présumée à l’arme chimique conduite par le régime de Damas.

« Je demande à la communauté internationale de passer des mots à l’action. Nous en avons assez des mots et nous avons besoin de mesures et de gestes de la part des Nations unies », a déclaré lors d’une conférence de presse à Istanbul M. Jarba, dont les propos en arabe étaient traduits par le porte-parole de la Coalition Khaled Saleh.

« J’exige que le président américain, M. Barack Obama (…) soit responsable, aussi bien personnellement qu’au nom de son pays. J’exige la même attitude du président français François Hollande, du Premier ministre britannique David Cameron ainsi que des chefs d’Etat arabes », a-t-il poursuivi.

« Il est très clair qu’après la dernière attaque, ils sont contraints d’intervenir de façon sérieuse pour mettre un terme aux meurtres de Syriens qui continuent », a insisté M. Jarba.

Le chef de l’opposition syrienne a qualifié de « honte » la réaction de la communauté internationale.

(Repère : Les scénarios d’intervention militaire en Syrie)

Selon l’opposition, le régime a eu recours mercredi à des armes chimiques dans une offensive contre des localités de la banlieue proche de Damas tenues par les rebelles, ce que nie catégoriquement le pouvoir syrien.

L’opposition a évoqué 1.300 morts et l’OSDH a comptabilisé 170 morts dans ces régions. Médecins sans frontières (MSF) a pour sa part affirmé samedi que 355 patients « présentant des symptômes neurotoxiques » étaient décédés en Syrie.

Le ministre syrien de l’Information, Omrane al-Zohbi, a toutefois démenti vigoureusement les accusations de l’opposition, affirmant que son régime n’avait « jamais utilisé d’armes chimiques ».

Les autorités syriennes ont ainsi accusé les insurgés d’avoir eu recours à des gaz toxiques samedi à Jobar, dans la périphérie de Damas, pour repousser une offensive de l’armée.

La télévision d’Etat, qui a fait état de plusieurs cas « d’asphyxie » parmi les soldats, a montré des images de barils retrouvés selon elle lors du ratissage du secteur et contenant « des matières toxiques et chimiques très dangereuses ».
Dans un communiqué, le commandement de l’armée a précisé qu' »un dépôt contenant des matières premières pour fabriquer des armes chimiques avait été saisi, ainsi que des masques à gaz et une grande quantité de médicaments qui servent à traiter les symptômes en cas d’inhalation de matières chimiques toxiques ».

Mais l’opposition syrienne a rejeté « en bloc » ces accusations, estimant qu’il s’agissait d' »une tentative désespérée (du régime) pour détourner l’attention de ses crimes répétés ».

La communauté internationale fait pression pour que les experts de l’ONU, arrivés en Syrie le 18 août pour enquêter sur d’autres allégations d’utilisation d’armes chimiques plus tôt cette année, puissent se rendre rapidement sur place.

La haute représentante de l’ONU pour le désarmement, Angela Kane, est arrivée à la mi-journée à Damas, pour tenter d’obtenir l’autorisation du régime.

(Reportage : Des morts « endormis »…)

Si les Etats-Unis restent prudents sur les accusations d’utilisation d’armes chimiques par le régime, la France s’est elle montrée très affirmative, à l’image de la Suède et du Royaume-Uni.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ainsi assuré que « toutes les informations » convergaient pour dire que le régime était responsable de l’attaque chimique de mercredi. « Ce massacre chimique est d’une telle gravité que, bien évidemment, celui-ci ne pourra pas rester sans réaction forte », a-t-il réaffirmé.

Le président américain a de son côté réuni samedi son équipe de sécurité, après une précédente réunion jeudi.

Alors que M. Obama, sous pression pour agir, a mis en garde contre toute nouvelle opération militaire au Moyen-Orient, les Etats-Unis ont annoncé le déploiement de moyens militaires dans la région permettant de fournir des « options » à M. Obama s’il ordonnait une intervention en Syrie.

Selon un responsable du Pentagone, ces moyens comprennent l’envoi en Méditerranée d’un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière. Mais le ministre de la Défense Chuck Hagel a souligné que ces renforts ne signifiaient en rien qu’une décision d’intervention avait été prise.

(Repère : Les armes chimiques du régime syrien, un arsenal mystérieux)

Dans ce contexte, les chefs d’état-major de pays occidentaux et musulmans dont ceux des Etats-Unis et d’Arabie saoudite doivent se réunir prochainement en Jordanie pour examiner les retombées du conflit.

Dans le camp opposé, après la Russie, l’autre allié du président Bachar al-Assad, l’Iran, a mis en garde contre une « intervention militaire » étrangère en Syrie, accusant les rebelles d’avoir eu recours à des armes chimiques dans les combats de mercredi près de Damas.

Déclenchée par une révolte populaire en mars 2011 qui s’est militarisée face à la répression du régime, la guerre en Syrie a fait plus de 100.000 morts selon l’ONU, et poussé à la fuite des millions de Syriens.

Au Liban

Le message : Damas décide toujours de la stabilité du Liban, l’éclairage de Philippe Abi-Akl

 

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Le patriarche Raï s’inquiète d’un « projet de destruction du monde arabe »

source

Syrie – 355 patients « présentant des symptômes neurotoxiques » décédés


Quelque 355 patients « présentant des symptômes neurotoxiques » sont morts en Syrie dans des hôpitaux aidés par Médecins sans frontières, où près de 3.600 personnes sont traitées depuis le 21 août, a affirmé samedi l’ONG dans un communiqué.

« Trois hôpitaux situés dans le gouvernorat de Damas et soutenus par Médecins Sans Frontières ont reçu, en moins de trois heures le mercredi matin 21 août, environ 3.600 patients présentant des symptômes neurotoxiques. 355 d’entre eux sont morts », a écrit MSF.

L’ONG est ainsi la première source indépendante à confirmer l’utilisation d’armes chimiques dans la région de Damas, évoquée depuis plusieurs jours par l’opposition syrienne, qui accuse le régime d’avoir mené une attaque de grande ampleur qui aurait fait au moins 1.300 morts mercredi.

Le régime du président syrien Bachar al-Assad nie en bloc et accuse les rebelles d’avoir utilisé des armes toxiques près de Damas.

Les équipes de MSF n’ont pas pu se rendre sur place, mais elles sont en contact avec le personnel médical de ces hôpitaux, auquel elles fournissent des médicaments, du matériel médical et un appui technique. « Les symptômes qui nous ont été rapportés, tels que les convulsions, l’hypersalivation, les pupilles contractées, la vision trouble et la détresse respiratoire, le schéma épidémiologique de cet événement – caractérisé par l’afflux massif de patients dans un laps de temps très court, la provenance des patients et la contamination des secouristes et du personnel ayant fourni les premiers soins – suggèrent fortement l’exposition massive à un agent

Belga

 

Syrie : quelle ligne rouge ?


Massacre chimique à Damas. Les activistes syriens diffusent des centaines de preuves et témoignages.

2013/08/22

Jeudi 22 août les réseaux syriens annoncent 1700 morts suite à l’attaque du régime Assad contre la population syrienne, profitant du silence complice de l’opinion internationale. Ce matin, les sources rapportent que le composant chimique pourrait être un Gaz neurotoxique (lemonde.fr).

Attaque chimique le 21 août 2013:  » La plupart des victimes sont des femmes et des enfants. On sait à présent que les forces du régime [Assad] ont tiré 15 missiles à tête chimique sur les villages de l’Est de Ghouta vers 3:00 ce matin. On pense que les armes utilisées étaient au Sarin […] les hôpitaux de campagne de la ville assiégée manquent d’atropine et d’hydrocortisone nécessaires aux victimes, ainsi que de graves pénuries en bouteilles d’oxygène ; Les forces du régime bloquent l’entrée de toutes les fournitures médicales (et alimentaires, carburants, aide humanitaire, etc.) dans toute la région depuis des mois. La situation est à présent catastrophique et tragique dans tous les sens des termes« . [01]

Les estimations du 21 août au soir, avançaient que plus de 1360 personnes avaient été tuées et 6000 blessées, selon les Comités Locaux de Coordination (LCCSy) [02].

#CWMassacre65

 

le très long article figure ici

Israël : comment prendre une situation par le mauvais bout


anniebannie : n’ont-ils jamais pensé que la seule manière d’améliorer leur image est de se conduire correctement, de faire droit aux justes demandes de ceux qu’ils ont spoliés ?
Reste toujours l’odeur de sang : tous les parfums de l’Arabie n’adouciraient pas cette petite main. » (Shakespeare) Toute la hasbara du monde ne lavera pas leur réputation.

Israel obligé de payer pour essayer d’améliorer son image

mercredi 21 août 2013

Le gouvernement israélien vient de lancer un appel annonçant qu’il est prêt à payer des centaines de milliers d’euros à des étudiants israéliens pour de la propagande sur internet, afin d’améliorer son image terriblement dégradée dans l’opinion publique mondiale.

Le quotidien Haaretz rappelle qu’Israël va très mal et que les images qui ont fait le tour du monde telles que la photo d’un soldat israélien montrant la tête d’un enfant dans le viseur de son arme, ou celle d’un enfant de 5 ans arrêté par des militaires à Hébron ont fait des dégâts difficiles à réparer.

Netanyahou a donc annoncé qu’il superviserait lui-même un programme destiné à « promouvoir l’image d’Israël sur Internet. »

« Les étudiants seront organisés en unités dans chacune des sept universités du pays et un budget estimé à 778.000 dollars (582.000 euros) serait dégagé pour financer ce projet », indique Haaretz.

« La majorité des messages sera consacrée aux questions de politiques et de sécurité, à la lutte contre les appels au boycott d’Israël, ainsi qu’à la lutte contre la remise en question de la légitimité de l’État hébreu », ajoute-t-on de même source.

En Israël même l’annonce suscite la polémique. Ainsi, Alon Liel, ancien membre du ministère des Affaires étrangères, a qualifié le plan de « tout à fait répugnant ». « Les étudiants devraient être éduqués à penser librement. Lorsque vous achetez leurs esprits, ils deviennent une marionnette du gouvernement israélien. On peut donner des bourses pour un travail social ou pour l’enseignement, mais non pour faire de la propagande gouvernementale sur des questions politiques controversées ».

C’est dire que l’Etat d’Israël a du pain sur la planche…

CAPJPO-EuroPalestine

Mort d’un Belge parti combattre en Syrie


anniebannie : Il serait intéressant de savoir de quelles pénalités sont frappés les Belges qui servent dans l’armée israélienne.

BELGA Publié le mercredi 21 août 2013 à 05h24 – Mis à jour le mercredi 21 août 2013 à 11h56

l Ce musulman, âgé de 22 ans, était parti en Syrie fin mars-début avril pour se battre aux côtés d’un groupe de rebelles.

Ismail Amgroud, l’un des trois habitants de Maaseik (province de Limbourg) partis combattre en Syrie, y est décédé fin juin, annoncent mercredi Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen. L’information a été confirmée par différentes sources au sein de la communauté marocaine. Ce musulman, âgé de 22 ans, était parti en Syrie fin mars-début avril pour se battre aux côtés d’un groupe de rebelles qui veulent renverser le régime de Bachar al-Assad. Il était le plus jeune des trois habitants de Maaseik partis en Syrie dont on a appris mardi qu’ils avaient été radiés du registre de l’Etat civil de la commune limbourgeoise.

C’est en raison de la colère de plusieurs Marocains originaires de Maaseik que l’on a appris la nouvelle du décès d’Ismail Amgroud. Ceux-ci estiment en effet qu’avoir décidé de radier ainsi une personne décédée témoigne du peu de respect dont aurait fait preuve le bourgmestre limbourgeois Jan Creemers (sp.a). Ce dernier rétorque qu’il ignorait que le combattant était décédé.

Un dirigeant israélien mis en garde contre les commentaires injurieux sur Facebook


lundi 19 août 2013 – 06h:50

Harriet Sherwood – The Guardian


Daniel Seaman, chargé de promouvoir l’image d’Israël en ligne, a été enjoint de cesser de poster ses commentaires « inacceptables ».

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La réponse de Seaman à une question du négociateur en chef palestinien sur la fin des nouvelles colonies : « Y a-t-il une manière diplomatique pour dire « Allez vous faire foutre » ? »
Photo : Oliver Weiken/EPA

Ce haut fonctionnaire du gouvernement, responsable de la promotion d’images positives d’Israël dans les réseaux des médias sociaux a été enjoint de cesser ses déclarations injurieuses sur sa page Facebook.

Le rappel à l’ordre fait suite à une série de commentaires tenus par Daniel Seaman, lequel vient de prendre ces derniers mois le poste de directeur de la Diplomatie publique israélienne sur Internet.

Parmi ses commentaires, une réponse à une question du négociateur en chef palestinien, Saeb Erekat, sur la fin de l’expansion de nouvelles colonies dans laquelle il écrit : « Y a-t-il une manière diplomatique pour dire « Allez vous faire foutre » ? ».

Au début du mois sacré du Ramadan, quand les musulmans jeûnent du lever au coucher du soleil, Seaman a posté : « Est-ce que le début du jeûne du Ramadan signifie que les musulmans vont arrêter de se manger les uns les autres pendant la journée ?  ».

Comme réponse à un rapport de l’Église d’Écosse qui mettait en avant que les juifs n’ont pas de droit divin sur la terre, il écrit : « Pourquoi pensent-ils que nous avons quelque chose à foutre de ce que vous vous avez à dire ?

Des diplomates japonais se sont plaints des commentaires de Seaman sur les commémorations pour les victimes des bombes atomiques de 1945. « J’en ai par-dessus la tête des Japonais, des groupes des « Droits de l’homme » et pour la « paix » dans le monde entier qui tiennent leurs commémorations annuelles auto-satisfaites pour les victimes d’Hiroshima et Nagasaki  », écrit-il. « Hiroshima et Nagasaki sont les conséquences de l’agression japonaise. Vous récoltez ce que vous semez… »

Selon le Jerusalem Post, les supérieurs de Seaman ont émis plusieurs avertissements à propos de ses affichages Facebook.

Dans un communiqué, la Direction de l’information nationale a fait savoir : «  Les déclarations de Danny Seaman sur Facebook sont inacceptables et n’expriment pas le point de vue du gouvernement israélien. La direction a prié Seaman de s’abstenir immédiatement de tenir de tels propos. »

Seaman était connu pour son approche acide de la presse étrangère quand il était directeur du Bureau de presse du gouvernement. Dans son nouveau rôle il a décidé, entre autres initiatives, d’un programme permettant de payer des étudiants pour poster des commentaires pro-Israël sur Facebook, Twitter et d’autres sites Internet et forums.

Jérusalem, le 16 août 2013 – The Guardian – traduction : Info-Palestine

« Il faut tuer ou arrêter les leaders des Frères musulmans »


LE MONDE | 19.08.2013 à 09h46 • Mis à jour le 19.08.2013 à 11h48 | Par Serge Michel

Un des nombreux points de contrôle mis en place au Caire par les militaires égyptiens. Ici, le 17 août au soir devant la mosquée Al-Fath.

Le général Amr a choisi de passer ce dimanche 18 août en famille au club Al-Ahly, dans le quartier de Nasr City, à l’est du Caire. C’est là qu’il reçoit Le Monde pour évoquer la situation du pays et partager ses opinions. « Pas mes opinions, des informations factuelles et documentées », précise-t-il d’emblée. Et d’abord ceci : « Nous sommes 90 millions d’Egyptiens et il n’y a que 3 millions de Frères musulmans. Il nous faut six mois pour les liquider ou les emprisonner tous. Ce n’est pas un problème, nous l’avons déjà fait dans les années 1990. » Il s’exprime en arabe, que son épouse traduit dans un anglais parfait – elle est guide touristique, au chômage depuis deux ans en raison de l’effondrement du nombre de visiteurs. « Il y a 200 000 chambres d’hôtel vides dans le pays », souffle-t-elle lorsque son général allume une cigarette. Les deux garçons, qui jouent chaque jour au tennis dans ce club, écoutent respectueusement le discours paternel. « Après, les touristes reviendront, les investissements étrangers aussi. Et l’Egypte sera en paix pour les siècles à venir. »

Le général de police sait de quoi il parle et ne partage aucune des inquiétudes occidentales pour l’avenir de l’Egypte. A la fin des années 1990, il a été responsable de la sécurité de la province de Louxor, peu après le massacre de 1997 au temple d’Hatchepsout qui avait causé la mort de 62 touristes. « Les Frères ne voient que deux possibilités : soit ils dirigent l’Egypte, soit ils la brûlent. Heureusement, …

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