Syrie : le cri d’alerte du monde médical


Une cinquantaine de personnalités du monde médical, dont trois lauréats du prix Nobel, ont appelé lundi les parties belligérantes en Syrie à épargner les hôpitaux et le personnel de santé et à lever toutes les restrictions sur l’acheminement des fournitures médicales. « Les attaques systématiques contre le personnel médical, les installations et les patients sont en train de détruire le système de soins syrien et de placer les civils dans la quasi-impossibilité de bénéficier des services médicaux essentiels », écrivent-ils dans une lettre ouverte publiée dans la revue médicale britannique Lancet.

Les signataires relèvent que, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 37 % des hôpitaux syriens ont été détruits et 20 % sérieusement endommagés, tandis que 469 médecins ou infirmières sont en prison et environ 15 000 ont été contraints de fuir à l’étranger, selon le Centre de documentation sur les violations en Syrie. « Nous appelons le gouvernement syrien et toutes les parties belligérantes à épargner les hôpitaux, les ambulances, les installations et les fournitures médicales, les professionnels de santé ainsi que les patients, permettre à tous ceux qui en ont besoin d’avoir accès à un traitement et faire en sorte que ceux qui violent ces règles soient tenus pour responsables, conformément aux standards reconnus internationalement », indiquent-ils.

Ils invitent également l’ONU et les donateurs internationaux à « accroître leur soutien aux réseaux médicaux syriens, qu’ils soient situés dans les zones gouvernementales ou dans les zones contrôlées par l’opposition où, depuis le début du conflit, des professionnels de santé risquent leur vie pour fournir des services de santé essentiels dans un environnement extrêmement hostile ». Les signataires incluent l’ancienne directrice générale de l’OMS Gro Harlem Brundtland, Michel Kazatchkine, l’envoyé spécial de l’ONU pour le VIH/Sida en Europe de l’Est, le président international de Médecins sans frontières Unni Karunakara ainsi que les Prix Nobel de médecine Jules Hoffmann (France) et Harald zu Hausen (Allemagne) et de chimie Peter Agre (États-Unis).

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Les médias cherchent à montrer la « barbarie orientale »


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2013/09/16

Les tortures d’Abu al-Mote, lieutenant d’Assad:

Les médias occidentaux ont récemment publié des photographies des groupes groupes djihadistes effectuant des exécutions aux armes blanches, et voit en cela le sommet de la barbarie, il semble choqué et ses sentiments égratignés, face à une telle cruauté. Mais personne n’a de photos du lieutenant colonel « Abu al-More» en train de […]

Razan Zeitoun (avocate syrienne des Droits de l’homme)

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photographies des groupes groupes djihadistes / صوراً لجماعات جهادية

Les médias occidentaux ont récemment publié des photographies des groupes groupes djihadistes effectuant des exécutions aux armes blanches, et voit en cela le sommet de la barbarie, il semble choqué et ses sentiments égratignés, face à une telle cruauté. Mais personne n’a de photos du lieutenant colonel « Abu al-More» en train de lier un sac plein d’eau au pénis de l’un des détenus sous la torture. Et personne n’a de photos du lieutenant colonel « Abu al-mote » vidant la poudre d’une balle sur la poitrine d’un détenu, puis allumant le feu. Et personne n’a de photos du lieutenant colonel « Abu al-mote» qui enflamme les sacs en nylon et en fait couler des goutes sur le corps du détenu. Personne n’a de photos dégageant l’odeur de chair brulée, quand le lieutenant colonel « Abu al-Mote » a été présenté en train de vider le bâton électrique dans le corps du détenu. Et aussi, des photos du détenu avant son exécution, suppliant de boire une goute d’eau. Tous les exécutés sont mort, alors qu’ils ont soifs.

Razan Zeitoun (avocate syrienne des Droits de l’homme)
ينشر الإعلام الغربي مؤخراً صوراً لجماعات جهادية تقوم بإعدامات بالسلاح الأبيض، ويرى في ذلك قمة البربرية ويبدو مصدوماً ومخدوش المشاعر تجاه تلك القسوة. لكن أحداً لا يملك صوراً للمقدم « أبو الموت » وهو يربط كيسا مملوءا بالمياه بالعضو الذكري لأحد المعتقلين أثناء تعذيبه. وأحدا لا يملك صورا للمقدم « أبو الموت » وهو يفرغ بارود رصاصة على صدر معتقل ويشعل بها النار. وأحدا لا يملك صورا للمقدم « أبو الموت » وهو يشعل أكياس النايلون ويجعلها تنقط على جسد المعتقل. أحدا لا يملك صورا تفوح منها رائحة اللحم المحترق حين كان المقدم أبو الموت يفرغ العصا الكهربائية في جسد المعتقل. ولا أيضا صورا للمعتقل قبيل إعدامه وهو يتوسل شربة ماء. جميع من أعدموا ماتوا وهم عطشى.
رزان زيتون

‎photographies des groupes groupes djihadistes / صوراً لجماعات جهادية

Les médias occidentaux ont récemment publié des photographies des groupes groupes djihadistes effectuant des exécutions aux armes blanches, et voit en cela le sommet de la barbarie, il semble choqué et ses sentiments égratignés, face à une telle cruauté. Mais personne n'a de photos du lieutenant colonel "Abu al-More» en train de lier un sac plein d'eau au pénis de l'un des détenus sous la torture. Et personne n'a de photos du lieutenant colonel  "Abu al-mote" vidant la poudre d'une balle sur la poitrine d'un détenu, puis allumant le feu. Et personne n'a de photos du lieutenant colonel "Abu al-mote» qui enflamme les sacs en nylon et en fait couler des goutes sur le corps du détenu. Personne n'a de photos dégageant l'odeur de chair brulée, quand le lieutenant colonel "Abu al-Mote" a été présenté en train de vider le bâton électrique dans le corps du détenu. Et aussi, des photos du détenu avant son exécution, suppliant de boire une goute d'eau. Tous les exécutés sont mort, alors qu'ils ont soifs.

Razan Zeitoun (avocate syrienne des Droits de l'homme)

ينشر الإعلام الغربي مؤخراً صوراً لجماعات جهادية تقوم بإعدامات بالسلاح الأبيض، ويرى في ذلك قمة البربرية ويبدو مصدوماً ومخدوش المشاعر تجاه تلك القسوة. لكن أحداً لا يملك صوراً للمقدم "أبو الموت" وهو يربط كيسا مملوءا بالمياه بالعضو الذكري لأحد المعتقلين أثناء تعذيبه. وأحدا لا يملك صورا للمقدم "أبو الموت" وهو يفرغ بارود رصاصة على صدر معتقل ويشعل بها النار. وأحدا لا يملك صورا للمقدم "أبو الموت" وهو يشعل أكياس النايلون ويجعلها تنقط على جسد المعتقل. أحدا لا يملك صورا تفوح منها رائحة اللحم المحترق حين كان المقدم أبو الموت يفرغ العصا الكهربائية في جسد المعتقل. ولا أيضا صورا للمعتقل قبيل إعدامه وهو يتوسل شربة ماء. جميع من أعدموا ماتوا وهم عطشى.
رزان زيتون‎

 

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Ziad Majed

La photo d’un djihadiste psychopathe qui décapite (à l’arme blanche) un fidèle du régime Assad fait la une dans plusieurs magazines en occident.

Des dizaines de syriens (des civils en majorité) tués chaque jour par l’armée d’Assad depuis plus de deux ans (à l’arme moderne: artillerie, aviation, missiles balistiques), avant et après « l’épisode chimique », est une info qui n’est souvent traité qu’en tant que fait divers.

C’est donc le « sensationnel » que certains médias cherchent. C’est la « barbarie orientale » qu’ils montrent, confortant ainsi une bonne partie de l’opinion publique dans sa passivité et son égoïsme: « ils sont tous des barbares ! Laissez-les régler leurs problèmes entre eux!»…

 voir article ici

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Voir aussi: Décapitation de prêtres en Syrie: le subterfuge d’une fausse Katiba « rebelle », d’agents russes et iraniens.

Armes chimiques : les experts sceptiques sur l’accord américano-russe


Le Monde.fr avec AFP | 15.09.2013 à 17h25 • Mis à jour le 15.09.2013 à 21h05

La Syrie n'a aucune infrastucture pour détruire ses armes chimique", note Olivier Lepick, de la Fondation pour la recherche stratégique.

Salué par la communauté internationale, l’accord américano-russe sur les armes chimiques syriennes, n’enthousiasme pas les experts, qui s’interrogent sur les conditions de son application. « La destruction de l’arsenal chimique à l’horizon novembre 2014, compte tenu de la guerre civile, je n’y crois pas », estime Olivier Lepick, spécialiste de la Fondation pour la recherche stratégique, dont le siège est à Paris.

« Cela paraît parfaitement fantaisiste. Dans une situation de paix, il faudrait plusieurs années. La Syrie n’a aucune infrastructure pour détruire ses armes chimiques. Il faut construire une usine, sans doute à plusieurs centaines de millions de dollars », poursuit-il. Les Etats-Unis et la Russie eux-mêmes n’ont toujours pas fini de détruire leurs propres stocks (respectivement 30 000 et 40 000 tonnes, selon le chercheur), alors qu’ils ont investi des milliards de dollars depuis le milieu des années 1990 pour se conformer à la convention d’interdiction de 1993.

Lire l’entretien avec Jean-Pascal Zanders, spécialiste des armes chimiques : Le désarmement chimique de la Syrie, « un cas unique dans l’histoire moderne »

Washngton et Moscou évaluent tous deux le stock syrien à 1 000 tonnes. Damas a une semaine pour livrer la liste de ses armes. Des inspecteurs doivent ensuite se rendre en Syrie en novembre afin de vérifier le processus de démantèlement, selon l’accord conclu samedi à Genève par les chefs de la diplomatie américaine, John Kerry, et Russe, Sergueï Lavrov. Il devrait s’agir d’inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) qui prépare « une feuille de route » pour des missions en Syrie, selon un communiqué de cet organisme dont le siège se trouve à La Haye.

UN ACCORD QUI PRÉSERVE LES INTÉRÊTS RUSSES ET AMÉRICAINS

Artisans de l’accord de Genève, les Etats-Unis et la Russie ne sont plus maîtres des échéances qu’il prévoit, affirme l’expert en armes chimiques, Jean-Pascal Zanders. Selon lui, les décisions vont maintenant être prises justement par l’OIAC, dont le conseil exécutif (CE) doit se réunir la semaine prochaine à La Haye.

« Le CE est souverain dans la prise de décisions. Les Etats-Unis et la Russie ne représentent qu’une voix chacun parmi les 41 membres. Je ne serais pas surpris qu’il n’y ait pas de consensus dans la prise de décision », poursuit M. Zanders. La Syrie a récemment annoncé qu’elle rejoignait l’OIAC.

Par la suite, la constitution d’une équipe d’inspecteurs compétents ne sera pas chose facile, même en deux mois d’ici à novembre, juge David Kay, ex-responsable de l’inspection des armes en Irak au moment de l’intervention américaine de 2003. « Il faut trouver des gens qui comprennent la fabrication des armes chimiques et le désarmement. Très franchement, fort de mon expérience en Irak, [je peux dire que] certaines personnes ne voudront pas aller dans une zone de combats », a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision américaine CNN.

Sur le terrain, comment détruire les stocks d’armes chimiques syriens ? « Il y a deux grandes méthodes : soit l’incinération, soit l’hydrolyse (en mélangeant l’eau aux agents chimiques, également à haute température) », souligne Olivier Lepick. Un transfert des armes chimiques de Syrie vers un autre pays est interdit par la convention de 1993. Certes, la Syrie a une frontière avec un pays qui n’a pas ratifié cette convention entrée en vigueur en 1997 – mais il s’agit d’Israël, l’ennemi juré de Damas, où un transfert n’est pas envisageable pour d’évidentes raisons politiques… « L’accord de Genève est un accord diplomatique qui préserve les intérêts des Russes et des Américains », conclut l’expert français Olivier Lepick.

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