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Témoignage du jeûne dans le cas d’une chimio
Si vous connaissez l'anglais, il y a aussi mon site parallèle, mais non identique http://bandannie.wordpress.com
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Témoignage du jeûne dans le cas d’une chimio
Qu’est-ce que le SETI@home ?
SETI@home est une expérience scientifique qui utilise des ordinateurs reliés à Internet pour la recherche d’une intelligence extraterrestre (SETI). Vous pouvez participer en exécutant un programme gratuit qui télécharge et analyse des données d’un radio-télescope.
si vous voulez participer rendez-vous ici : http://setiathome.berkeley.edu/ (en anglais)

Comment reconnait-on une « relation toxique » ? Quels effets ont-elles sur notre mental et notre corps ? Pourquoi nous laissons nous empoisonner ?
Apprenons à les repérer pour mieux nous « désintoxiquer » et retrouver une bonne énergie avec les autres.
Qu’est ce qu’une relation toxique ?
C’est une relation affective, amicale ou professionnelle, qui en apparence, a tout pour être sincère mais est masquée par l’utilisation d’un jeu malsain, souvent celui de l’être parfait alors que ses intentions sont bien plus perverses. Le plus souvent nous ne voyons rien venir tellement cette personne nous a jeté de la « poudre aux yeux ». Le réveil peut s’avérer douloureux ou au pire ne jamais se produire.
Avez-vous déjà connu des déceptions amicales en vous disant « J’ai fini par comprendre que ce que je prenais pour de l’amitié n’était en réalité qu’une relation de pouvoir, mais pourquoi n’ai-je rien vu ? » Au final, vous vous êtes senti utilisé pour servir ses intérêts alors que vous étiez une personne bienveillante et authentique. C’est comme si cette personne vous enlevait toute la « lumière » qui vous permet d’irradier en temps normal et l’absorbait à ses fins personnelles.
Oui, il s’agit bel et bien d’une relation de pouvoir que la personne toxique cherche à établir avec vous, le pouvoir est son moteur. Avoir de l’emprise sur l’autre, le manipuler pour satisfaire ses besoins narcissiques et affectifs. Comment ? par la séduction, l’émotion ou la peur. Souvent en laminant au passage l’estime de soi, avec notre consentement, ou notre passivité, c’est le qui fait le plus mal finalement quand on réalise l’impact que cette personne a eu dans notre vie, qui parfois nous bloque et nous détruit à petit feu.
Identifier le poison
Au départ, il s’agit de deux personnes qui se reconnaissent car ils devinent qu’ils vont trouver chez l’autre ce qu’ils recherchent pour apaiser leurs désirs, leurs manques, leurs peurs. C’est ainsi que nait l’attachement. Il faudra du temps pour transformer le lien névrotique en relation mature, respectueuse des intérêts et des limites de chacun.
Si nous restons dans les relations toxiques, sans pouvoir les identifier comme telles, c’est parce que quelque chose en nous rejoue une partition du passé. L’inconscient recherche ce qu’il connait, il préfère sa zone de confort plutôt que l’inconnu ou ce qui diffère de lui.
Ce n’est jamais un hasard si nous nouons des liens avec une personne qui va nous dominer, manipuler ou nous envahir. Cela veut dire que nous n’avons pas réglé certaines choses de notre passé par rapport à une personne qui nous a certainement affecté de la même manière. Alors pourquoi reproduisons-nous le même schéma répétitif en nous attachant à ce type de personne ? Avons-nous su identifier ce profil et leur poser des limites à temps ?
La toxicité se révèle sous plusieurs formes de comportements dans la normalité non détectable : la manipulation, l’imprévisibilité, l’immaturité, l’apparence trop parfaite ou dans l’excès : l’alcoolisme, la violence physique et psychiques, la culpabilisation.
Toutes ces formes de poison contaminent votre psychisme et conditionnent votre fonctionnement relationnel affectif.
Petites piques régulières, chantage affectif voilé sans oublier les conseils permanents l’air de rien de « c’est pour ton bien ».La relation toxique se caractérise par la multiplicité de ces formes. C’est ce qui la rend difficile à identifier rapidement. Mais ce n’est pas tout. A cela s’ajoute une forte dose de dépendance affective qui va se créer car si nous n’étions pas pris affectivement ou psychiquement dans ses filets, non seulement nous aurions déjà rompu le lien mais nous n’y retournerions pas ! Combien de personnes pardonnent-elles à leur partenaire alors qu’elles-mêmes ont subi les pires humiliations ?
Ces personnes toxiques ont bien compris que ce type de relation leur fournit des gratifications : du plaisir, une forme de sécurité, une certaine reconnaissance. Les plus pervers profiteront de votre situation matérielle ou de votre période à vide et donc de votre solitude afin de régner en maître sur vous et votre entourage, toujours pour votre bien évidemment!
Apprendre à décoder les messages corporels
Même si nous ne nous rendons pas compte de suite de l’influence négative des personnes toxiques, notre corps peut être un atout précieux pour garder les yeux ouverts car nous en avons tous fait l’expérience un jour : certaines personnes nous apaisent et nous dynamisent, nous font rire ou réfléchir et d’autres nous dévitalisent, nous pèsent ou font chuter notre moral.
Les relations malsaines occasionnent toujours in fine trois types de déperdition :
– La perte de l’autonomie
– La perte de la vitalité
– La perte de la confiance en soi
Si une relation saine se caractérise par une sensation de légèreté, de liberté, de confort ou de sécurité, la version toxique se distingue par une forme d’envahissement et d’inconfort, au pire vous ne possédez plus votre libre arbitre et ne faites que des choix « guidés »par l’autre, et non par vous-mêmes (souvent c’est le cas des personnes passives ou « trop gentilles » qui n’osent pas contredire l’autre). Cette relation malsaine génère donc du stress, qu’il soit conscient ou pas. Autrement dit, nous nous sentons mal à l’aise avec ces personnes, dans tous les cas pas libre de s’exprimer.
Tout ce qui affecte l’esprit, même inconsciemment, affecte le corps. Quand nous sommes pris dans une relation toxique le corps réagit : nervosité, contractions musculaires, fatigue, cela peut même affecter le sommeil et l’appétit. Si nous sommes à l’écoute de notre corps, nous recevons forcément ses messages ou ses avertissements.
La relation malsaine crée des tensions psychologiques. Quand elle est régulière, le stress qu’elle engendre, même inconsciemment, devient chronique ainsi que ses conséquences. Encore faut-il prêter attention à ces manifestations corporelles!
Lorsqu’une relation produit toujours le même type de réactions physiques négatives, elle est évidemment à interroger.
Connaissez vous une amie qui se montre toujours présente quoi qu’il arrive et vous a toujours conseillé pour votre bien mais lorsque vous prenez du recul et regardez en arrière, vous constatez que depuis que vous la fréquentez, vous n’avez jamais réussi à construire une seule relation stable? Etes-vous sûr du bien fondé de cette personne ?
Ou
Ressortez-vous épuisé des conversations avec votre mère, d’une susceptibilité maladive, culpabilisatrice qui vous tyrannise depuis des années ? Quand vous lui parlez, vous êtes toujours sur le qui-vive et vous vous crispez de la tête aux pieds ? Même s’il s’agit de votre mère, avez-vous pris conscience que cette personne était toxique pour votre vie au quotidien ?
Tous ces « bobos »ne sont que les cris d’un corps qui exprime les souffrances de l’âme.
Prendre de la distance
Il n’existe hélas pas d’antidote pour se décontaminer des personnes toxiques, simplement parce qu’il ne s’agit pas de les neutraliser, mais de se désengager du lien toxique.
C’est ce qui fait la différence entre une position infantile qui consisterait à faire porter le chapeau « au méchant » tout le poids de la faute à l’autre et une position adulte qui consiste à prendre sa part de responsabilité.
Par exemple, une personne toxique immature cherchera toujours à se valoriser en critiquant subtilement les autres pour montrer qu’ils agissent mal ou ne sont pas des personnes biens, elle gardera ainsi toujours l’image de la personne « gentille », et ceci au détriment des mensonges qu’elle est capable d’inventer pour vous garder près d’elle.
La difficulté découle en effet que l’ampleur de la toxicité vient avec le temps, avec la fréquence des relations et l’intimité qui s’installe.
Avez-vous pris l’habitude de raconter votre vie à votre ami qui vous a habitué à même lui donner des détails et ainsi connaître vos ressentis ? Si oui, il est fort probable que cet ami se nourrisse de ces informations que vous lui donnez pour mieux vous manipuler.
Testez cet ami en le privant de cette « nourriture » et observez. Si cette personne est saine, elle respectera la distance que vous prendrez et comprendra que vous ne souhaitez plus lui parler de votre vie personnelle. Si cette personne est toxique, elle se révèlera d’elle-même en vous demandant des explications sur votre changement d’attitude : « mais pourquoi tu ne me racontes plus rien ? prends tes distances ? ne donne plus signe de vie malgré mes contacts ? »
Plus le temps passe et plus nous devenons lucide, mais plus les choses deviennent difficiles à dénouer.
Il existe trois comportements qui peuvent empêcher de sortir de la relation toxique :
1) La passivité : ne pas se dire qu’avec le temps cela s’arrangera, au contraire moins vous poserez des limites à la personne envahissante et plus elle vous maintiendra sous son emprise « comme si de rien n’était » puisque la personne toxique est « parfaite » . Elle ne vous donnera jamais une raison de la blâmer ni de lui faire un quelconque reproche.
2) La peur de perdre le lien : qu’il soit un lien social, professionnel, amical ou affectif et d’en subir les conséquences. Car souvent, soit la personne toxique s’est bien faite voir et a attiré la sympathie de tout votre entourage soit au contraire, elle vous a isolé de vos proches pour mieux régner sur votre vie face à votre solitude qu’elle a su évidemment capté chez vous dès le début. Elle saura donc se rendre indispensable et est même capable d’inventer des histoires pour vous éloigner d’eux. Dans ce cas, il est donc possible que vous vous contentiez de sa présence en attendant de combler ce vide par une autre personne mais est-ce réellement la bonne démarche pour que vous puissiez être heureux ? Ne croyez pas que vous allez vous en débarrasser si facilement car une fois que vous serez en relation avec une autre personne, elle saura délicatement s’immiscer dans votre couple rien que pour semer le trouble et la zizanie, au pire vous séparer et faire échouer chacune de vos relations amoureuses lentement mais sûrement.
3) La peur de faire du mal et de penser « je peux prendre sur moi, après tout ce n’est pas grave » : l’illusion réside dans le fait que vous pensez que la personne toxique se conduit de cette manière avec vous sans le faire exprès. Or, elle sait exactement où elle met les pieds et comment maîtriser la situation pour vous « endormir ».N’oubliez pas qu’elle connait parfaitement vos forces, vos faiblesses et vos peurs. Il faut d’abord prendre conscience de ce qui se joue et se rejoue dans la relation, puis réussir à prendre de la distance.
Comment rompre avec une personne toxique ?
– Regarder la réalité en face et accepter les émotions contradictoires : après avoir découvert la personne qui est à la source de vos problèmes, rappelez vous que prendre la décision de mettre fin à cette relation toxique est ce que vous avez de mieux à faire pour renforcer votre estime de soi. Si vous éprouvez quelque remords ou sentiment de culpabilité, pensez simplement à la façon terrible dont cette personne vous a traité. Rester en contact avec elle ne ferait que stimuler votre colère et affaiblir l’estime que vous avez pour vous-même. Malgré la haine que vous ressentez et la joie d’être enfin libéré, vous risquez d’être triste de vous séparer d’un parent, d’un ami de longue date, d’un conjoint ou de quelqu’un qui fait partie de votre vie depuis longtemps. L’absence de cette personne pourrait être un traumatisante pour vous. Ces émotions sont tout à fait naturelles, car vous faites votre deuil d’une relation, si toxique qu’elle ait pu être. Il est normal que vous éprouviez remords et culpabilité, même si vous êtes convaincu d’avoir pris la bonne décision. Ne vous étonnez donc pas de ressentir pleins d’émotions au moment de la rupture. Eprouvez ce que vous éprouvez car cela facilitera le processus de guérison et de libération.
– Rompre par lettre ou par mail : l’une des meilleures façons de mettre fin à une relation consiste à le faire par lettre, car vous avez le temps de réfléchir à ce que vous souhaitez dire. Passez en revue les sentiments positifs que vous avez eus pour elle. Décrivez ensuite les effets que son comportement toxique a eus sur vous et expliquez ce que vous avez ressenti. Quand vous expliquerez pourquoi il vous est nécessaire de rompre, rappelez en détail des incidents précis. C’est un excellent moyen de relâcher votre colère. Parfois, en découvrant à quel point il a été toxique, son destinataire comprendra que son comportement a des répercussions et que les autres ne l’endureront pas toujours quand il fait des siennes. Elle acceptera peut être de réfléchir sur son comportement toxique et vous lui aurez rendu service. Quand vous rompez par un écrit, n’oubliez pas qu’ils restent et peuvent servir de preuve contre vous. Elle pourrait donc avoir des conséquences négatives. Votre lettre pourrait être lue par d’autres, mais aussi ridiculisée, rejetée.
– Rompre par téléphone : certains préfèreront rompre par ce biais à cause de la distance physique. Du fait que vous ne voyez pas l’autre, vous pourriez être en mesure de mieux vous exprimer. Rappelez vous de parler sans crier, car le téléphone est un micro qui capte et amplifie votre voix. Parlez lentement et distinctement. Attendez vous à ce que l’autre se mette à crier. Soyez prêt à vous faire raccrocher au nez ou à ce que votre interlocuteur, n’en croyant pas ses oreilles, vous rappelle plusieurs fois. Ayez un calepin à portée de main, dressez la liste des choses que vous voulez dire, afin qu’elle sache tout ce que vous avez sur le cœur.
– Rompre en personne : nombreux sont ceux qui croient que l’affrontement en personne est la meilleure façon de mettre fin à une relation toxique, si pénible que cela soit. Si vous choisissez de rompre ainsi, attendez vous à ce que cette personne pleure, hurle, se déchaîne, voir s’excuse par désespoir de vous perdre.
Vous voudrez sans doute que cette scène se déroule dans un endroit neutre où vous aurez une certaine intimité. Ces personnes ne peuvent changer, car ce tempérament manipulateur est plus fort qu’eux, elles pourront toujours manipuler d’autres personnes jusqu’au jour où peut être elles se retrouveront vraiment toutes seules, le déclic se fera peut être…
Gérer l’après… ?
– On récolte ce que l’on a semé : la pensée que l’on récolte ce que l’on a semé pourra vous être d’un certain réconfort. Justice finit toujours par être rendue, quoique pas nécessairement dans l’immédiat. Le même principe existe dans toutes les croyances du monde : le bien engendre le bien et le mal engendre le mal.
– Pardonner, c’est laisser aller et passer à autre chose : Que vous ayez été toxique pour quelqu’un ou que quelqu’un l’ait été pour vous, vous devez pardonner. Pardonner ne signifie pas oublier, c’est se délester du poids de ce que l’on vous a fait subir. Cela ne signifie pas qu’il ne faut plus jamais repenser au mal que l’on vous a fait, mais simplement que vous devez cesser de vous maltraiter vous-même ou vous libérer de votre douleur. Vous devez relâcher les sentiments négatifs et la haine, parce que la haine détruit celui qui hait. Quand vous nourrissez votre haine, vous perpétuez les émotions négatives et le ressentiment, non seulement dans la vie des autres, mais aussi dans la vôtre. Mais surtout la haine marque votre visage et votre cœur de traits hargneux. Le pardon est le premier pas vers une vie exempte de toxicité.
Des profils types
Il existe trois profils toxiques « classiques », en général ce sont les personnes dont nous sommes particulièrement proches :
– Le père ou la mère toxique
La plupart des parents ne sont pas des êtres méchants, qui préméditent les mauvais traitements qu’ils infligeront à leurs enfants .Souvent, le mauvais parent n’est qu’un« pauvre type » qui ne s’aime pas lui-même et qui fait de son mieux pour vivre avec ses enfants. Mais à cause de son ignorance, de son estime de soi médiocre ou de ses propres antécédents familiaux, le parent est devenu toxique pour ses enfants. Dans ce cas, il faut recourir à une autre technique que celle de la coupure.
Certains parents inconsciemment toxiques pour leurs enfants découvrent parfois trop tard les conséquences de leur comportement.
Du fait qu’on ne peut jamais leur faire confiance, il est terrifiant d’être en contact avec les parents qui appartiennent à la catégorie de type « fuyard, indécis, hypocrite, menteur ou bombe à retardement ». Vous espériez beaucoup d’eux, mais ils vous ont donné très peu et vous ont causé chagrin, colère et déception. Dans ce cas vous devez d’abord penser à votre propre protection.
Par exemple, il y a malheureusement trop de mères toxiques de type « critique ou dénigreur »qui doivent être affrontées ou interrogées calmement. Il faut leur dire carrément que leurs paroles et leur comportement sont blessants.
Dans le cas de parents qui nous ont abandonné, la technique du « chasse-pensée »peut vous aider à retrouver notre santé mentale et à guérir notre peine.
Il y a des parents qui ne sont au fond que des enfants tristes et qui ont créé une relation dans laquelle ils ont changé de rôle avec nous. L’enfant essaye de sauver ces êtres pathétiques et faibles. Il faut souvent intégrer un peu d’amour sévère. Pour éviter la co dépendance, nous devons les couper de votre vie, non parce que nous les détestons mais bien parce que nous les aimons. Nous devons fixer des limites pour qu’ils ne nous entrainent pas dans leur douleur. Cette technique les force à prendre leurs responsabilités et à affronter leurs problèmes.
Il ne faut surtout plus transmettre à nos enfants les comportements toxiques que nous avons appris de nos parents.
– Le conjoint toxique
De nos jours, parce que les gens ne savent pas communiquer entre eux, nous ne donnons pas de seconde chance à l’autre, nous sommes prêts à le quitter après des années de vie commune seulement parce qu’il nous contrarie et nous voyons augmenter le taux divorce qui n’a jamais été aussi élevé.
Au lieu de recourir à l’humour, à l’interrogation calme, à l’affrontement, nous nous empressons de fuir. Désormais, l’herbe est plus verte ailleurs. Même si nous sommes follement amoureux de quelqu’un, il y aura des moments où cette personne vous énervera, vous blessera et vous fera sortir de vos gonds. Dans ces moments difficiles, nous ne devons pas nous enfuir ni refouler nos sentiments jusqu’à ce qu’il soit impossible de nous en libérer. Nous devons plutôt faire face à la situation. Nous devons communiquer, c’est le seul moyen qui nous permettra de rester avec notre conjoint.
Parfois les partenaires se sont éloignés l’un de l’autre et se sont créés des styles de vie si différents qu’ils n’ont plus rien en commun. D’autres sont incapables de pardonner à la personne aimée qui les a trompés ou trahis et ont le sentiment qu’ils ne pourront jamais leur faire confiance. Ces personnes doivent recourir à la technique du « chasse-pensée » pour les aider à faire face à la colère que l’on ressent contre son conjoint toxique.
Servez-vous de votre colère afin de vous extraire de la relation toxique en sauvegardant votre dignité et votre amour-propre. Par exemple, essayer de détruire votre ex-conjoint en cherchant à se venger pendant le reste de vos jours vous empêchera de tourner la page et d’aller de l’avant dans votre vie.
– L’ami(e) toxique
Rien n’est plus blessant et décevant que de se voir trahi par une personne que l’on aimait et à qui l’on faisait confiance. Parfois nous tolérons certaines personnes et les considérons comme amies alors qu’elles ne le sont pas du tout : nous éprouvons de la pitié pour elles parce que la vie ne les a pas traitées aussi bien qu’elle nous a traités. Nous avons grandi
ou fréquenté l’école avec elles, nous restons attachés à elles parce qu’elles font partie de notre vie depuis très longtemps et nous les considérons même parfois comme un frère ou une soeur. Malgré cela, ces êtres qui nous font du tort, qui nous blessent et nous déçoivent en ne nous respectant pas, ne nous soutenant pas et en nous trahissant ne pourront jamais être des amis.
Un ami, ce n’est pas simplement quelqu’un que l’on connaît depuis longtemps. C’est quelqu’un qui nous soutient dans les périodes difficiles, qui se réjouit de nous voir heureux, qui n’est pas jaloux de nous. Un ami ne révèle jamais les secrets que vous lui confiez. Un ami se porte toujours à votre défense, va vous voir à l’hôpital lorsque vous avez eu un accident ou passe tout simplement voir comment vous allez si vous êtes malade et sait que vous n’avez personne sur qui compter.
Un ami n’essaie pas de rivaliser avec vous. Il se montre respectueux, généreux, sensible et
accueillant avec vous.
Un véritable ami partage honnêtement ses pensées et ses sentiments avec vous, il ne vous juge jamais.
Quiconque ne répond pas à tous ces critères n’est pas votre ami.
Bien sûr, personne n’est parfait, même un ami peut commettre une erreur. C’est là que la communication entre en jeu. La communication fondée sur la technique de l’affrontement, de l’interrogation calme et du désamorçage vous permettra de préserver le lien intime qui vous unit à votre ami, pour que vous puissiez continuer de vous respecter et de vous apprécier l’un l’autre.
Comment ne plus attirer les personnes toxiques ?
Evaluer sa responsabilité : jusqu’où lui avez-vous permis d’aller ? lui avez-vous déjà posé des limites ?
Faire le point sur ses besoins, les exprimer, poser ses limites ou rompre quand la prise de distance ne suffit pas sont autant d’étapes clés sur le chemin de la « décontamination ».
Renforcer son autonomie affective et matérielle offre moins de prise aux « empoisonneurs ».
Mieux nous savons nous traiter, nous écouter et satisfaire nos besoins fondamentaux, moins nous serons « contaminables ».
-Ponnary Love coach-
– Un enfant dans les rues de Homs, le 23 janvier 2012. REUTERS/Ahmed Jadallah –«Chef, et si ma première balle le tue? Faudra-t-il gâcher les vingt suivantes en les tirant en l’air?»
Aujourd’hui, cette plaisanterie ne fait plus rire personne: Homs fait l’objet d’une répression chaque jour plus sanglante –orchestrée par Bachar al-Assad, le fils d’Hafez. Jadis, la troisième ville du pays passait pour la plus loufoque de toutes, mais cette image s’efface au fur et à mesure que l’assaut du régime s’intensifie; un assaut qui vient d’entrer dans son onzième mois. C’est la mort lente d’une vieille réputation: depuis des siècles, les plaisanteries moquant l’intelligence des Homsis faisaient rire dans les cafés de Damas, d’Alep et de Hama.
Exemple de blague typique:
«Un Homsi s’approche d’un homme dans la rue. “Où est l’autre côté de la route?”, demande-t-il. “Là-bas”, répond le passant, en pointant du doigt l’autre côté de la chaussée. “Bon sang, s’exclame l’Homsi; j’étais là-bas il y a un instant, et on m’a dit que c’était ici!”»
Pourquoi les Homsis sont-ils la cible de tant de plaisanteries? Peut-être parce qu’ils sont les éternels rebelles du pays. Au fil de l’histoire, Homs a tenu un rôle unique dans le tissu social et politique syrien, et s’est attiré la fascination, les railleries –et parfois la colère– de ses voisins. Les blagues homsies sont le reflet choc des valeurs morales, de l’instabilité des frontières sociales, et de la lutte des structures de pouvoir au sein de la société syrienne, en temps de paix comme de guerre.
Tout commence il y a 2.000 ans. Les habitants de l’ancienne cité d’Emèse (l’actuelle Homs) sont connus pour leur vénération d’Elagabal, dieu du soleil, mais aussi pour leur respect des anciennes traditions païennes: ils entretiennent ainsi celle dite du «Jour des fous». Ce jour-là, les comportements les plus absurdes sont tolérés de tous. La fête connaît bientôt un succès fulgurant dans toute la ville. Les Homsis se convertiront plus tard au christianisme, puis à l’islam; mais selon le chercheur français Jean-Yves Gillon, la tradition du «Jour des fous» s’est perpétuée jusqu’à la moitié du XXe siècle.
Cette étrange fête ne suffit cependant pas à expliquer la réputation d’iconoclastes qui poursuit les Homsis. Au VIIe siècle, Homs est conquise par l’armée musulmane du célèbre commandant militaireKhalid ibn al-Walid. Elle devient alors la première cité syrienne à abriter une importante population musulmane –ce qui incite Omar, second calife de l’islam après la mort du prophète Mahomet, à faire de Homs une capitale régionale. Les habitants des autres cités historiques –Hama, Palmyre, Tartous…– envient leurs nouveaux maîtres: le nombre des poèmes dénigrant les Homsis monte bientôt en flèche.
Dans les conflits opposant la future dynastie des Omeyyades à Ali, cousin et beau-fils du prophète Mahomet, les Homsis se rangent du côté d’Ali. Nombre d’entre eux rejoignent son armée à la bataille de Siffin, en 657. Après la défaite d’Ali, en 659, les Homsis perdent leur statut de privilégiés; huit décennies plus tard, lorsque l’une des tribus de Homs se soulève contre Marwan II, dernier calife des Omeyyades, de nombreux habitants sont massacrés, torturés, mutilés.
Du fait de sa position stratégique, de nombreuses dynasties rebelles ont fait de Homs le cœur de leurs complots –et les récits pleins de mépris ont continué de fleurir aux quatre coins du pays.
«Je me promenais dans les rues de Homs, lorsque j’ai vu un troupeau de chèvres suivi par un chameau, écrit al-Jahiz, célèbre écrivain et poète du IXe siècle. J’ai entendu un homme demander: “Ce chameau fait-il partie de la famille des moutons?” “Non”, répondit un autre. “Il était orphelin; ils l’ont donc adopté.”»
Les stéréotypes négatifs ont fait leur grand retour au XIe siècle, lorsque la dynastie Mirdaside a repris la ville avant de la convertir à l’islam chiite. Les Homsis ont alors rapidement été les victimes des débats polémiques opposant les clercs sunnites à leurs homologues chiites. Ibn al-Jawzi (célèbre clerc sunnite) a rapporté nombre de récits ironiques consacrés aux étranges coutumes des responsables religieux de Homs, ainsi qu’à l’imbécilité supposée de leurs ouailles.
Voici l’une de ces anecdotes. Un beau jour, trois étudiants d’une école religieuse homsie discutaient d’un hadith –communication orale du prophète Mahomet– consacré aux parties du corps humain. «Le nez sert à sentir, la bouche à manger, et la langue à parler, conclurent-ils;mais à quoi sert l’oreille?» Le hadith ne répondant pas à cette question, ils décidèrent d’aller la poser à leur cheikh. Sur la route qui menait à sa maison, ils virent un tailleur qui rapiéçait une étoffe. Il coupait des bouts de fil, et les plaçait sur son oreille. «Dieu nous a envoyé la réponse», conclurent les étudiants, avant de reprendre le chemin de la mosquée.
Voilà bien longtemps que Homs est un bastion de résistance –une forteresse musulmane pour repousser les envahisseurs européens au temps des croisades, puis une base pour les commandants mamelouks dans leur guerre contre les Mongols. Mais cet héroïsme n’a pas délivré les Homsis des anciens préjugés qui pèsent sur leurs épaules, bien au contraire: on attribue souvent les victoires de Homs à la simplicité d’esprit supposée de ses habitants.
Une anecdote rapporte que lors d’un «Jour des fous», les anciens de la cité décidèrent d’ouvrir les portes de Homs aux forces ennemies. Les Mongols s’y engouffrent, et découvrent des habitants qui portent leurs vêtements à l’envers, et marchent à reculons dans les rues. Le chef des Mongols pense alors qu’ils sont frappés par quelque maladie, et fait immédiatement sonner la retraite, afin que ses soldats échappent à l’infection. La véritable histoire de Homs est beaucoup moins amusante: après la chute des Mamelouks, la cité fut ravagée par des attaques de bédouins. Ce fut le début de son déclin.
Une fois incorporée à l’Empire ottoman (au cours du XVIe siècle), Homs regagne son statut de centre économique, et devient un carrefour commercial des marchands de soie, d’huile d’olive et d’animaux reliant les cités du nord et du sud de l’empire. Observant son activité économique en pleine expansion et son industrie du tissage, un consul britannique de la fin du XIXe siècle la qualifia un jour de «Manchester de Syrie».
L’âge d’or de la cité prend fin avec la chute des Ottomans. Homs passe sous l’autorité de l’Etat de Damas pendant le mandat français, au lendemain de la Première Guerre mondiale. Confrontés au déclin économique de leur cité, les Homsis ont tôt fait –en 1925– de rejoindre la révolution contre l’occupant français. Les bandits de la région assaillent les troupes françaises. L’un des généraux de la révolution, Mazhar al-Sibai, est originaire de Homs.
Les tensions s’apaisent peu à peu, et en 1932, les Français ferment leur académie militaire de Damas pour la rouvrir à Homs. Elle demeurera la seule académie militaire de Syrie jusqu’en 1967. Hafez al-Assad lui-même était diplômé de cet institut –mais en dépit de ses années d’études, il n’a jamais ressenti d’attachement particulier pour la cité en elle-même. Le président alaouite a passé des accords avec les élites sunnites de Damas et d’Alep pour assoir sa mainmise sur le pays –abandonnant à son sort la communauté sunnite (majoritaire) de Homs.
Et c’est ainsi que dans les cafés syriens, les plaisanteries prirent de nouveau les Homsis pour cible; ils redevinrent les idiots de service. Prenez cette blague populaire: nous sommes en pleine guerre de 1973, et un soldat homsi joue avec une grenade. Un compagnon d’armes lui dit de faire attention, car une explosion est vite arrivée. «Ne t’inquiète pas, répond le Homsi. J’en ai d’autres en stock!»
Aujourd’hui, Homs la tumultueuse se retrouve de nouveau dans l’œil du cyclone. Le régime de Bachar al-Assad poursuit son effroyable assaut sur la cité, et l’humour noir est désormais de mise. Un partisan d’Assad a récemment posé cette question sur Twitter:
«Pourquoi les Homsis se soulèvent-ils? Réponse: parce que les blagues homsies leur tapent sur le système.»
Mais, cette fois, plus personne ne rit.
Omar Adam Sayfo
Journaliste et chercheur spécialiste du Moyen-Orient
Traduit par Jean-Clément Nau
IRIN
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DAMAS, 20 novembre 2013 (IRIN) – L’auteur de ce récit est un jeune diplômé de l’université de Damas, issu d’une famille aisée appartenant à une minorité religieuse syrienne. Il souhaite conserver l’anonymat pour des raisons de sécurité. Dans ce cinquième extrait, il nous fait part des signes qu’il observe autour de lui et qui montrent que la population est de plus en plus mal nourrie et désespérée.
J’étais seul chez moi lorsque quelqu’un a frappé à la porte. En ouvrant, j’ai découvert une jeune femme maigre, âgée d’une vingtaine d’années comme moi. Elle portait des baskets, une paire de jeans, un pull et elle n’était pas voilée, ce qui indiquait que c’était probablement une citadine. Ses vêtements étaient propres, mais incontestablement vieux et usés. D’une voix tremblante, elle a dit :
« Je suis originaire de Homs et j’ai des enfants. Nous vivons ici maintenant et nous avons besoin d’aide. Peux-tu m’aider ? Si tu avais du pain, ce serait formidable. »
Elle n’a pas dit « s’il te plaît ». Elle n’a pas prononcé les formules ou les prières que les mendiants utilisent habituellement. Elle ne semblait même pas chercher à ce que l’on s’apitoie sur son sort. Elle a seulement présenté les faits et posé une question. Cependant, elle semblait gênée – même s’il n’y avait pas de quoi. Je savais qu’elle n’avait pas d’autre moyen de gagner dignement sa vie. J’étais bouleversé, mais j’ai continué à sourire, j’ai sorti un billet de mon portefeuille et je le lui ai tendu en disant : « Les choses vont s’arranger, et si tu as besoin de quelque chose, tu peux revenir ici. »
Elle a souri et ajouté « Si Dieu le veut, merci » ; puis elle a disparu dans l’escalier. Elle n’est pas allée frapper à d’autres portes dans l’immeuble. Je suis sûr que pour elle ce jour-là, cela suffisait.
Je pense aux personnes mal nourries en Syrie chaque fois que je passe à table avec ma famille. Nos repas ne sont plus ce qu’ils étaient. Les rations sont plus petites et nous utilisons moins d’ingrédients coûteux comme les épices ou les noix (un kilo de pignons de pin équivaut aujourd’hui à 40 pour cent du salaire de mon père), mais nous avons la chance de manger régulièrement. Nos repas n’ont rien à voir avec ceux des Syriens qui vivent dans les zones assiégées.
D’après les médias, de nombreux enfants syriens sont morts de faim dans les zones assiégées le mois dernier. Je n’y croyais pas en entendant les informations. J’ai pensé à la Somalie et je me suis demandé : est-ce que cela pourrait aussi se produire en Syrie ?
Un de mes amis est l’un des rares docteurs restants à al-Hajar al-Aswad, la banlieue sud assiégée de Damas. Il m’a raconté que les nouveau-nés sont les plus touchés. Leurs mères ne produisent pas suffisamment de lait et il est impossible de se procurer du lait en poudre.
Les adultes, m’a-t-il dit, survivent grâce à de maigres rations provenant des réserves de produits alimentaires traditionnels syriens, comme des olives, du thym et de la confiture ; et dans certains cas, des chats et des chiens. « Bientôt, ce sont aussi les adultes qui commenceront à mourir de faim », a-t-il déclaré.
Dans mon quartier, les gens ne mangent pas de chats ni de chiens, mais j’ai remarqué des petits signes de privation. Dans un supermarché près de chez moi, connu pour ses produits moins chers, j’ai vu une femme acheter 100g de margarine, 200g de fromage et trois œufs. J’étais stupéfait. Traditionnellement en Syrie, même les personnes très pauvres n’achetaient jamais de nourriture en si petite quantité.
Mais en regardant les prix, j’ai vite compris. Un kilogramme de margarine, qui coûtait auparavant 450 livres syriennes, coûte aujourd’hui 2 500 livres [avec la dévaluation de la monnaie syrienne, près de 17 dollars au marché noir]. Un kilogramme de fromage est passé de 140 à 700 livres ; un œuf de 4 à 23 livres ; et l’agneau, un ingrédient de base de la cuisine syrienne, de 700 livres le kilo à 2 600. Cette situation est intolérable pour de nombreux Syriens dont les salaires, s’ils en perçoivent toujours, ont à peine augmenté. En ce moment, le salaire moyen ne dépasse pas les 16 000 livres par mois (110 dollars).
D’autres signes attestent de la détérioration de la situation. Récemment, je suis retourné en Syrie après avoir passé un mois au Liban, où j’ai essayé (encore une fois en vain) d’obtenir un visa pour l’Europe. Lorsque j’étais là-bas, j’ai reçu plus de dix coups de téléphone de la part de gens qui voulaient que je leur rapporte des médicaments. Même des choses simples comme des antibiotiques et des vitamines sont désormais introuvables en Syrie.
Aujourd’hui, alors que la Syrie ne fait plus la une des journaux, l’hiver qui approche risque d’alourdir les souffrances de cette crise humanitaire.
Tant de personnes ont été touchées par cette guerre : tuées, détenues, déplacées ou mutilées. Parmi les morts et les détenus, on compte surtout des hommes, et les membres de leur famille à charge se retrouvent privés de moyens de subsistance et en proie à la famine. Ma famille peut aider une ou deux personnes qui demandent de l’aide de temps en temps, mais ce n’est jamais assez.
Lorsque j’ai raconté l’histoire de la jeune femme qui avait demandé du pain à ma mère, elle m’a confié que bien des personnes dans la même situation étaient venues demander de l’aide. Au bord des larmes, elle s’est indignée : « Que pouvons-nous faire ? Nous sommes impuissants. »
Et nous ne sommes pas à l’abri.
Mon père est ingénieur. Il était consultant freelance pour arrondir ses fins de mois en tant que fonctionnaire. Il a perdu son emploi de freelance, mais a eu la chance de pouvoir conserver son deuxième poste, qui rapporte 30 000 livres syriennes par mois (près de 200 dollars) à notre famille. Il est impossible de vivre avec cette somme, alors nous puisons dans nos économies. Mais avec la dévaluation de la monnaie et une inflation constante, nous ne savons vraiment pas combien de temps nous allons pouvoir tenir.
Journal de Syrie : Quitter la Syrie – sur Info-Palestine
Journal de Syrie : La vie en exil – sur Info-Palestine
Journal de Syrie : Retour à Damas – sur Info-Palestine
Journal de Syrie : Dans l’incertitude – sur Info-Palestine

jeudi 21 novembre 2013, par
Des familles syriennes réfugiées au Liban s’enfoncent dans l’endettement et dans la pauvreté, ce qui affecte l’éducation de leurs enfants et leur dignité, prévient jeudi l’agence internationale d’aide Oxfam.
« Les réfugiés syriens sont confrontés à une lutte quotidienne pour survivre dans un pays où les emplois et les logements abordables sont rares. La quête perpétuelle d’un travail anéantit leurs espoirs », a déclaré Nigel Timmins, qui dirige depuis Beyrouth l’action d’Oxfam en Syrie.
L’agence s’appuie sur les résultats d’une étude qu’elle a commandée à un institut de recherche libanais sur 1.500 familles réfugiées au Liban.
Cette étude « montre que les gens dépensent plus de deux fois plus qu’ils ne gagnent : les revenus mensuels des familles réfugiés sont d’environ 250 dollars mais les dépenses moyennes sont d’environ 520 dollars », quasiment uniquement pour la nourriture (225 dollars) et le logement (275 dollars), relève Oxfam.
En moyenne, les familles arrivent avec 370 dollars d’économies, qui fondent vite au Liban, où le coût de la vie est plus élevé qu’en Syrie.
Surtout, « l’étude montre que seulement 25% des enfants sont scolarisés, ce qui laisse entrevoir une génération d’enfants syriens privés d’une éducation nécessaire », s’inquiète l’ONG.
Les écoles publiques sont gratuites au Liban, mais de nombreux parents ne peuvent payer les frais annexes comme le transport.
Oxfam cite l’exemple de Hadir Jasem, 21 ans, arrivée avec sa famille il y a deux ans : elle « brûle de rentrer chez elle en Syrie et de commencer l’université », mais son emploi d’aide-enseignante à 200 dollars par mois représente le seul revenu des 13 membres de sa famille.
Plus de 2 millions de Syriens ont fui les violences dans les pays limitrophes, dont 800.000 au Liban.
Selon Oxfam, les opérations humanitaires pour faire face à cet afflux massif ne sont financés qu’à 61%, et « une injection massive de fonds » est nécessaire pour éviter qu’une génération de réfugiés syriens ne se voie condamnée à « une vie de misère noire ».
19 novembre 2013 
Des militaires musulmans de la ville de Melilla, enclave espagnole au nord du Maroc, ont vu leur contrat non renouvelé par l’armée espagnole et ont été remplacés par des latino-américains, après des doutes sur leur loyauté.
Pourtant l’armée espagnole nie toute discrimination envers les musulmans de la ville, mais la présence dans son corps d’une part importante de musulmans – estimée à près de 25% – est une question très sensible en Espagne.
Selon Yonaida Sellam, président de l’association musulmane de la ville, dont les propos ont été recueillis par le journal El Pais, le salaire des militaires est souvent le seul revenu des familles dans une ville qui compte, d’après les statistiques officielles, plus de 41% de chômage.
Depuis la découverte en 2006, dans les rangs de l’armée en poste à Sebta, de trois militaires musulmans issus d’une cellule salafiste ayant pour projet de commettre des attentats au sein de l’armée, le doute subsiste dans les rangs des chefs de l’armée de la loyauté des militaires musulmans.
Sauf que l’armée ne motive pas forcément le refus de non renouvellement des contrats et les militaires ne sont pas licenciés ou réprimandés. Le journal El Pais ajoute que l’armée emploie des termes subjectifs comme « attitude » ou « loyauté », qui peuvent donc donner matière à interprétation, ce qui alimente justement les soupçons de discrimination.
L’année dernière, les services de renseignements espagnols avaient été alertés par leurs homologues américains sur la possible de présence de militaires « jihadistes » dans les villes de de Sebta et Melilla.
mardi 19 novembre 2013, par
Les premières déclarations du Président François Hollande en Israël nous remplissent de honte et de colère. Citons ses paroles : « Vous êtes une grande démocratie car malgré les épreuves que vous avez rencontrées, jamais, je dis bien jamais, vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits ». Ainsi, faisant fi des textes adoptés parfois par la France elle-même condamnant la négation des droits des Palestiniens, les violations du droit international et du droit international humanitaire, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël, le Président Hollande prétend en notre nom qu’Israël a toujours respecté le droit et la démocratie – ce qui n’est vrai, pour l’essentiel, que pour la population juive d’Israël.
Ainsi, le Président, se ralliant à la théorie du choc des civilisations, prétend à la fermeté dans le dossier du nucléaire iranien, alors même qu’il continue de feindre l’ignorance de l’armement nucléaire israélien (des dizaines de têtes nucléaires à Dimona). Ainsi, le Président emmène dans ses bagages des dizaines de patrons pour développer les échanges économiques avec Israël, dont de nombreuses sociétés prospérant grâce au développement illégal de la colonisation. La SNCF vient de signer un important accord économique avec les chemins de fer israéliens.
Le Président Hollande conforte ainsi la position du gouvernement le plus réactionnaire qu’Israël ait jamais connu dans sa poursuite du vol des terres du peuple palestinien, comme le démontre l’accélération de la colonisation du Nakab/Néguev par le déplacement forcé des Bédouins palestiniens. Il feint d’ignorer le blocus illégal et inhumain imposé à la population de la bande de Gaza. Certes, le Président Hollande – qui passe dans les territoires palestiniens occupés un temps en proportion de l’espace qu’Israël leur concède encore – propose à nouveau au gouvernement Netanyahou de renoncer à la poursuite de la colonisation, mais c’est sans la moindre menace de sanction en cas de refus, et c’est pour demander aussitôt à l’Autorité Palestinienne de nouvelles concessions unilatérales pour relancer un processus de paix qui n’existe que dans les discours.
L’Union Juive Française pour la Paix assure le peuple palestinien de son soutien dans sa lutte difficile pour ses droits et salue sa résistance. Elle contribuera au développement du mouvement de solidarité en France, pour ne pas voir notre pays s’enfoncer dans la complicité avec les crimes commis.
Elle appelle toutes celles et ceux qui sont attaché-e-s aux droits humains à s’engager plus encore dans la campagne pour le boycott de l’Etat d’Israël et de ses institutions, le désinvestissement, et les sanctions, à laquelle le peuple palestinien nous a invité-e-s. La France, ses partis, ses syndicats, ses institutions doivent rejoindre les nombreux partis, syndicats, institutions en Europe qui ont répondu à cet appel. La campagne BDS France doit s’amplifier.
La France ne peut rester plus longtemps complice de l’apartheid israélien.
L’Union juive française pour la paix
lundi 18 novembre 2013