Visite chahutée de MAM à Gaza : les images


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Des manifestants palestiniens ont jeté vendredi des chaussures et hué la ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie lors de son entrée à Gaza. Ils protestaient contre des propos attribués à tort par le service arabe de la radio israélienne à la ministre, mais tenus en sa présence jeudi par le père du soldat israélo-français enlevé Gilad Shalit, Noam Shalit. Ce dernier avait affirmé que « détenir un otage sans le laisser rencontrer des représentants de
la Croix-Rouge, c’est un crime de guerre
« .

Une trentaine de manifestants palestiniens brandissant des banderoles ont bloqué le poste de sécurité du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. « Il y a Gilad Shalit mais aussi 7.000 prisonniers palestiniens », pouvait-on lire sur l’une d’elles. Sur une vaste pancarte une photo de Mme Alliot-Marie était barrée d’un trait rouge avec l’inscription « get out of Gaza (Sors de Gaza) ».

Manifestations hostiles à l’entrée du convoi de Michèle Alliot-Marie à Gaza


vendredi 21 janvier 2011, par La Rédaction

Des manifestants palestiniens ont tenté de bloquer le passage de la ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie vendredi dans la Bande de Gaza, sautant sur son véhicule et s’allongeant sur la route.
Des dizaines de manifestants ont entouré le convoi de Mme Alliot-Marie et essayé de bloquer son passage au poste d’Erez en provenance d’Israël. Il s’agissait de proches de Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes qui entendaient exprimer leur colère après des propos tenus la veille par la ministre française en signe de soutien au soldat franco-israélien Gilad Schalit, enlevé par des militants du Hamas et détenu dans la Bande de Gaza depuis 2006.
En Israël, Michèle Alliot-Marie a rencontré les parents de Gilad Schalit et appelé le Hamas à autoriser la Croix-Rouge à rendre visite au soldat, selon des médias israéliens.
La police du Hamas a dispersé les manifestants, permettant au convoi de la ministre de passer. Mais les manifestations d’hostilité se sont poursuivies. D’autres protestataires se sont rassemblés devant un bureau des Nations unies à Gaza, première étape de la ministre dans le territoire palestinien, puis l’ont suivie jusqu’à un hôpital situé à proximité, jetant des oeufs sur son convoi.
Des manifestants brandissant des banderoles bloquaient le poste de sécurité du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. « Il y a Gilad Shalit mais aussi 7.000 prisonniers palestiniens », pouvait-on lire sur l’une d’elles. Sur une vaste pancarte une photo de Mme Alliot-Marie était barrée d’un trait rouge avec l’inscription « get out of Gaza (Sors de Gaza) ».
Un porte-parole du Hamas, Abou Zuhri, a jugé que les commentaires de Michèle Alliot-Marie reflétaient un « parti pris total en faveur d’Israël » et ne tenaient aucun compte des milliers de Palestiniens détenus en Israël. « Ce sont les vrais prisonniers de guerre », a-t-il dit.

(Vendredi, 21 janvier 2011 – Avec les agences de presse)

Tunisie : Le temps de l’avenir viendra


Notre peuple a su être exemplaire. Aujourd’hui, le monde entier a les yeux braqués sur nous. Nous inspirons désormais tous les peuples asservis et qui vivent encore dans la peur. Mais le combat ne s’arrête pas là. Cette valeur d’exemple qui nous a été transmise nous impose maintenant une responsabilité considérable. Nous devons à présent prouver la valeur de nos sentiments, la force de notre volonté et la sagesse de notre conduite.

La révolte qui est née au coeur de notre pays a donné lieu à une véritable Révolution. Elle a chassé la peur de nos vies. Mais cela ne suffira pas à faire partir les dangers qui pèsent encore au-dessus de nous. Et comme le soulignent déjà beaucoup d’observateurs, ce n’est qu’en adoptant les mesures politiques qui garantiront la souveraineté de notre peuple, protègeront les acquis de notre lutte, que nous aurons pleinement réalisé notre mouvement vers la Liberté.

Déjà, des voix s’élèvent pour comparer notre expérience à d’autres, prestigieuses, pour commenter les alliances ou jeter le doute sur les intentions véritables de ceux qui se battaient hier encore contre la dictature. Mais gardons-nous bien de ce piège, il a été souvent question de révolutions ces dernières années, mais dès que le peuple relâche son attention des problèmes véritables, dès que sa fierté est tellement gonflée qu’il en oublie sa propre fragilité, il en redevient manipulable. Il y a en vérité beaucoup plus de révolutions évènementielles que d’évènements réellement révolutionnaires…

Dans l’immédiat, le plus important pour nous est d’assurer la stabilité politique de notre pays. C’est à cette seule condition que nous pourrons remettre sur pied notre économie, rétablir la Justice et préparer nos premières élections sereinement. Mais cela ne suffira évidemment pas. Il n’est pas seulement question pour nous de changer quelques visages. Nous voulons le contrôle de notre propre destin. Et pour cela, de nombreux changements sont encore nécessaires.

Pendant des années, et même des décennies, la corruption a fait partie de nos vies. Elle n’était pas seulement présente à la tête de l’État, elle régissait l’ensemble de notre système. Le paiement d’un bakchich pour éviter une amende ou faciliter une procédure, la désignation d’un chef d’entreprise ou d’un responsable politique en raison de ses liens familiaux ou de son appartenance au parti, tout ou presque était régi par l’arbitraire et l’opacité. Pour changer, il nous faut maintenant inventer un autre système, entièrement neuf, qui ne porterait pas en lui les crimes de notre passé. Il ne s’agit donc pas pour nous de faire une deuxième République, mais de faire la première vraie Démocratie tunisienne.

Nous sommes d’ores et déjà entrés dans une phase de transition, elle nous mènera vers l’avenir de notre pays, mais conditionnera également le cours de notre vie future. Les choix que nous allons faire dans les prochains jours, semaines, mois et années seront probablement les plus importants de notre histoire. Contrairement à une idée trop répandue, nous avons le temps. C’est même là notre principal atout contre le risque d’échec, la division ou les ambitions personnelles de chacun.

Mais avant cela, il nous faut considérer honnêtement les conditions dans lesquelles nous nous trouvons actuellement et les objectifs que nous pouvons nous fixer. Un certain nombre de partis d’opposition sont déjà présents dans notre paysage politique, quelques-uns étaient déjà autorisés, d’autres sont en passe de le devenir. Mais qui pourrait affirmer aujourd’hui que tous les courants existants dans la société sont déjà représentés en Tunisie? La plupart des partis sont plus connus pour leurs leaders que pour leurs programmes, lesquels sont même souvent inconnus de tous. Comment pourrions-nous nous étonner de cette situation, nous venons de vivre plus de cinquante ans d’un régime à parti unique. Il suffisait d’ailleurs souvent d’appartenir à une région ou à une grande famille pour faire carrière dans le parti et beaucoup de ceux qui forment encore notre classe politique n’ont jamais eu à faire véritablement leurs preuves ou à convaincre leurs électeurs. À titre de comparaison, lorsque l’Espagne a entamé son processus de transition démocratique, plus de deux cents partis ont vu le jour en un an.

Mais d’autres problèmes apparaissent à ceux qui veulent bien prendre le temps de les voir. Le premier d’entre eux pourrait être le conflit des générations, ou plutôt son apparente absence. Voilà des décennies que nous sommes gouvernés et représentés, jusque dans l’opposition politique et dans les journaux par des personnes de la même génération, aujourd’hui âgés pour la plupart de plus de soixante ans, voire soixante-dix. Pourtant, il est nécessaire de reconnaître l’importance fondamentale de la jeunesse dans la Révolution, celle-ci est parfois même qualifiée de « révolution Facebook », et nul n’oserait contester le rôle joué par internet dans la contestation. La question qui se pose donc à nous est celle du rôle de la jeunesse dans cette transition, et surtout, dans la Tunisie démocratique. Il est indispensable de commencer sans plus attendre le passage de relais générationnel.

Outre cette question, il en est d’autres, qui paraissent presque plus primordiales tant elle conditionnent toute véritable liberté. À commencer par celle de l’indépendance des médias. Une fois proclamée la liberté d’expression, encore faut-il que les journaux, radios, télévisions et sites internet qui ne demandent qu’à naître ou à continuer d’exister puissent garantir leur indépendance financière. Or cela dépend souvent de leur capacité d’investissement à court et moyen termes. En clair, s’ils veulent se procurer du matériel et surtout pouvoir rémunérer leurs collaborateurs, les groupes médiatiques vont avoir besoin d’argent, ce qui risque de n’être pas chose facile dans un pays où la libéralisation des médias n’a jamais été effective et où certains investisseurs privés, possédant par ailleurs d’autres intérêts, sont déjà présents. Le secteur médiatique n’est pas comme le reste de l’économie, il est une des conditions indispensables à l’information du citoyen, à la liberté d’opinion, à l’égalité des partis et à bien d’autres aspects de la vie démocratique. Il est donc essentiel de le laisser s’épanouir et se développer avant d’envisager toute élection.

Enfin, il faut aussi considérer le démantèlement des structures de l’ancien régime. Le parti unique bien sûr, mais pas seulement. Le système précédent reposait en grande partie sur la surveillance des citoyens, il faut maintenant nous assurer du sort des informations consignées et recycler les hommes qui assuraient cette mission, sans qu’ils puissent tirer avantage de ce qu’ils faisaient auparavant. Mais il faut aussi garantir leur relative impunité, dans la mesure où ils n’auraient pas commis d’actes trop graves. Là, apparaît bien sûr la question de l’amnistie des crimes de la dictature et des violations des droits de l’homme. Rendons-nous à l’évidence, nous ne pourrons poursuivre tous ceux qui ont profité de la situation, malgré cela, il est inconcevable de procéder à une amnistie générale. Trop de gens ont souffert et pendant trop longtemps pour que nous puissions fermer la porte sans regarder derrière nous. De plus, cela ne ferait que menacer la stabilité de notre démocratie naissante. Il nous faut en terminer avec la dictature avant de pouvoir avancer à nouveau.

C’est bien là d’ailleurs ce qu’il y a de plus rassurant dans la transition que nous avons commencée, elle n’est pas le résultat d’une concession du pouvoir ou du parti, comme cela avait pu être le cas de l’Espagne. Ben Ali n’est pas mort, il a fui devant la Révolution populaire et le cri de la jeunesse : « Dégage! ». Nous n’avons pas à accepter toutes les conditions que nous proposent les éléments restants de l’ancien régime. C’est à nous de fixer nos propres règles. Mais il nous incombe en contrepartie une grande responsabilité si nous ne voulons pas perdre tous nos droits et faire face à une contre-révolution. C’est pourquoi nous ne devons pas pêcher par empressement, et éviter ainsi de voir un jour nos enfants nous reprocher notre legs.

Nous devons dès à présent fabriquer le tissu qui nous permettra de recoudre notre drapeau. Et cela peut passer par des modalités nouvelles et inédites. Les Révolutions engendrent de nouveaux horizons. L’essentiel des principes qui régissent les sociétés démocratiques découle des révolutions anglaise, américaine et française, qui se sont déroulées entre le milieu du dix-septième et la fin du dix-huitième siècle. Cela fait déjà plus de deux cents ans et beaucoup reconnaissent le caractère sclérosé des systèmes européen et américain. Ensemble, nous pouvons inventer une société nouvelle, adaptée à notre temps et à nos exigences. La Tunisie ne manque ni de juristes compétents et habiles, ni d’esprits brillants. Il est donc tout à fait possible d’imaginer les conditions qui garantiraient non seulement le respect de nos droits et de nos libertés, mais nous assureraient également la souveraineté sur notre pays. Déjà, le peuple nous montre à nouveau l’exemple dans les rues, il s’organise et dépasse les clivages dans l’intérêt de tous.

Bien sûr, pour amener notre Révolution jusqu’à son terme, il nous faut aussi savoir la protéger tant qu’elle est encore fragile. Mais là encore des moyens existent et peuvent être mis en oeuvre. Nous pouvons surmonter nos craintes et travailler ensemble, à l’image de notre peuple, à l’intérêt général de notre pays. Afin de diminuer les pouvoirs des dignitaires de l’ancien régime et de limiter la prise de contrôle de l’État par une classe politique que nous ne connaissons pas encore suffisamment, rien ne nous empêche de considérer la constitution abrogée par la volonté souveraine du peuple, exprimée par sa mobilisation extraordinaire et continue. Dès lors, il nous est possible d’organiser un gouvernement provisoire répondant de ses actes à un conseil de surveillance constitué de personnalités de confiance, issues de la société civile et des différents partis politiques. Cette situation peut tout à fait être complétée par l’organisation d’élections législatives dans un délai qui laisserait le temps à un certain nombre de partis d’émerger et de se renforcer, garantissant ainsi un début de démocratie.

Le gouvernement provisoire ainsi formé pourrait assurer une gestion du pays sous le contrôle du parlement et du conseil de surveillance, tout en rendant possible le travail d’une commission indépendante en vue de produire une nouvelle constitution. On peut dans cette optique envisager que celle-ci soit constituée d’experts et de représentants des principales tendances politiques et sociales tunisiennes dans toute leur diversité. L’avantage de cette modalité, inspirée par d’autres expériences de transition démocratique, serait d’accorder à notre démocratie naissante tout le temps et l’énergie nécessaires à la renforcer et à lui assurer la stabilité dans la durée.

D’autres questions inhérentes aux spécificités de notre société et à l’établissement d’une démocratie dans un pays de culture et de tradition islamiques commencent déjà à poindre, semant ça et là le doute et la méfiance. Notre Révolution est partie de la jeunesse et du peuple, en cela, elle est totalement inédite, elle ne visait ni à limiter le pouvoir absolu d’un monarque, comme la révolution anglaise, ni à chasser une puissance jugée trop encombrante en imposant plus de justice, comme la révolution américaine, ni à chasser la monarchie pour substituer la classe bourgeoise à celle des nobles. Non, notre Révolution est inédite dans l’histoire, elle sera celle qui, partie du peuple, imposa les principes de démocratie participative et de contrôle des décisions par le peuple et pour le peuple. Depuis déjà trop longtemps, la politique dans notre pays est affaire de grandes familles et de régions riches. Nous pouvons changer, aujourd’hui, nous pouvons tout changer. Nous pouvons créer un système parlementaire en Tunisie. Créer un système dans lequel les régions s’administrent elle- même en assemblées. Nous pouvons donner naissance à un système politique dans lequel un enfant de Sidi Bouzid pourrait devenir député de sa région, puis être élu député au parlement national et enfin un jour, pourquoi pas, chef de gouvernement. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous avons la possibilité de vraiment donner le pouvoir au peuple, à ce peuple qui, seul et sans leaders, sans commandement, nous a libérés. Aurons-nous le courage de le libérer à notre tour ?

Mourad BESBES

Un guide élémentaire pour les dictateurs Arabes


Sur le site  KABOBfest, l’actualité politique et sociale est souvent abordée avec humour, comme il le fait aujourd’hui pour évoquer la situation politique en Tunisie.
Et il est vrai que ce qui vient de se produire dans ce pays d’Afrique du Nord a un impact tout à fait considérable dans le monde arabe et témoigne par le fait de l’existence d’une conscience arabe populaire marquée généralement par un vécu assez semblable d’oppression et d’injustice.
Même si je ne suis pas forcément d’accord avec tout  le contenu de ce guide et même si  je considère que le peuple tunisien vient de se faire (provisoirement?) voler sa victoire par un coup d’état militaire, c’est avec grand plaisir que je vous propose la traduction de ces petits  conseils à l’usage des autocrates qui souhaitent s’assurer de leur longévité au pouvoir.
Le titre original du post est « The Candid Guide to Arab Dictators ». Je ne suis pas sûr de l’avoir bien traduit et je suis donc à l’écoute de vos propositions.
 

Le guide élémentaire pour les dictateurs Arabes
By Hanitizer, KABOBfest 18 janvier 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

2011 s’annonce comme une année difficile pour les dictateurs Arabes, tous paniquent en voyant un des leurs tomber et que les gens qu’ils ont baisés pendant longtemps en ont finalement eu assez et se sont mis en ordre de bataille. Eh bien, être un dictateur n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. Pour les apprentis, il y a ce truc appelé internet dont vous devez vous préoccuper.
Alors j’ai recueilli quelques astuces utiles pour les dictateurs actuels et futurs:

1 – Désinventez l’internet, si possible.

2 – Donnez aux chômeurs un accès gratuit à internet et à la télévision par câble avec autant de chaines musicales que possible. Que les chômeurs parlent donc d’Haifa Wahbe à longueur de journée.
3 – Ne censurez pas leur accès internet, qu’ils puissent regarder de la pornographie toute la journée. Ceux qui regardent des pornos toute la journée n’auront pas l’énergie de manifester dans les rues, leurs mains sont occupées. 

4 – Ne jouez jamais avec les prix de la farine, du riz, du sucre et du thé. Il est très important de maintenir les prix du thé aussi bas que possible dès lors que c’est une boisson de choix pour que les chômeurs restent à la maison. Touchez aux prix de la farine et du riz et vous aurez des quantités de ménagères en colère qui asticoteront leurs maris, et leurs maris viendront vous asticoter.

5 – Ne renvoyez jamais quelqu’un proche de l’armée, surtout pas. C’est plus souvent que tout le reste le premier clou du cercueil de votre régime.
6 – Construisez des mosquées où on donnera gratuitement de la nourriture, les gens religieux y seront ainsi toute la journée, il sera bien plus facile alors de les tenir à l’oeil.
7 – N’écoutez jamais votre conjoint et ne le/la laissez jamais vous dominer. Tenez fermement la bride sur le cou de votre conjoint comme sait le faire tout bon dictateur., il faut appliquer ce truc de dictateur  24/24 et 7 jours sur 7.
8 – Ne touchez pas à l’argent de l’homme blanc ni à ses investissements, ce serait votre fin et celle de votre régime. Qu’on ne vous prenne jamais à dire le mot « nationalisation. »
9 – Faites qu’un de vos enfants serve dans l’armée, ce qui vous rend plus humain auprès des simples soldats, protège votre régime et assure la sécurité de votre famille.
10 – Laissez les porter le hidjab s’ils le veulent! C’est tout naturel du moment que tout un chacun dans le pays travaille secrètement pour vous.
11 – Ayez la meilleure équipe de football qu’on puisse acheter, c’est le seul moyen pour que les gens détournent leur attention de vous.
12 – Déléguez le monopole, si vous ou des membres de votre famille veulent monopoliser un produit ou un service, utilisez des organisations écran. Si vous devez avoir un monopole sur quelque chose, voyez du côté des bateaux, des smart phones et des articles en cuir. Laissez tranquilles  le tabac et le sucre.
13 – Evitez toute confrontation avec les marchands ambulants, parce que ces gens peuvent crier plus fort que n’importe qui et ils n’ont rien à perdre et tout à gagner, laissez les vendre leurs marchandises tranquillement.
14. Demandez à des musiciens en vogue de chanter pour vous et rappelez au peuple que vous êtes un « génie » et qu’à l’occasion Dieu vous parle étant donné que vous vous tutoyez.
15 – Restez évasif et discret sur le fait que vous servez de tout le pays et de ses ressources comme d’un distributeur automatique géant au gré de votre fantaisie.
16. Gardez vos amis près de vous, mais votre belle famille encore plus près.
17. Allez dans les boucheries, trouvez le boucher le plus méchant, faites de ce type votre ministre de l’intérieur. Puis épousez sa soeur et alors seulement vous pourrez profiter d’une bonne nuit de sommeil.

Des voix par centaines dans le Belgomaton


MOUTON,OLIVIER

Jeudi 20 janvier 2011

Sur Le site lancé par « Le Soir » pour fédérer les messages des citoyens, ils expriment leur impatience. Le Belgomaton sera aussi accessible sans Facebook.

Allez écrire votre avis, au moins on nous écoute quelque part. » « Le Soir a cette sale habitude de récupérer et d’aller dans des espaces qui ne lui appartient pas. » Le lancement dans notre journal et sur notre site du Belgomaton, mercredi matin, a suscité des réactions certes contrastées. Mais globalement, l’existence d’un canal fédérateur des opinions citoyennes a été applaudie en cette ère de blocage politique. Ce jeudi, cela fait 221 jours que la Belgique est sans gouvernement.

Hier soir, plus de 500 messages et photos avaient déjà été postés sur le site belgomaton.be. Et le flux, ininterrompu, témoignait d’une réelle envie d’exprimer un puissant ras-le-bol face à l’incapacité – chronique – de nos responsables politiques à conclure un accord communautaire. L’ouverture du site aux non-détenteurs d’un profil Facebook (lire ci-contre) devrait encore multiplier les témoignages.

« L’union fait la force ». Oui, l’attachement à la diversité culturelle belge s’exprime à de nombreuses reprises dans le Belgomaton. Mais il y a aussi des cris rattachistes et des désirs de réforme multiformes. Des envies de changement et des appels à « un gouvernement sans la N-VA ».

Surtout, c’est un retour à une démocratie efficace qui voit le jour. Combien de voix ne s’élèvent-elles pas pour un référendum – tout en regrettant qu’il soit impossible en Belgique ! Combien d’allusions à ce qui s’est passé ces derniers jours… en Tunisie ! Sans oublier des appels à manifester ce dimanche. « Shame ».

Le Soir publiera dans ses éditions du week-end un vaste échantillon des messages postés dans le Belgomaton. Et poursuivra la diffusion des ces expressions citoyennes jusqu’à ce qu’une issue soit trouvée à la crise. Parce que chaque voix compte.

pratique

Le Belgomaton sans passer par Facebook

Vous avez été nombreux à regretter que l’accès au site belgomaton.be impose la possession d’un profil sur le réseau social Facebook. Dès ce jeudi après-midi, un formulaire sera mis en ligne qui vous permettre de poster un message et votre photo sans Facebook.

Le Mossad peut espionner en toute impunité les chefs d’État européens à Bruxelles


Huit années d’écoute à Bruxelles par le Mossad resteront impunis 

Un article de la rédaction d’Apache

Pendant huit ans, de 1995 à 2003, les services secrets israéliens (Mossad) ont pu écouter, à l’aide de dispositifs d’écoute très sophistiqués, tout ce qui se disait dans le bâtiment « Juste Lipse » à Bruxelles entre les chefs d’Etat britannique, français, allemand, espagnol et autrichien, les ministres et leurs conseillers. L’enquête sur ce cas d’espionnage à grande échelle a désespérément lente et a été complètement bâclé par la Sécurité d’Etat belge ainsi que par le procureur fédéral. Les auteurs sont connus mais ils restent impunis.

Dans le récent rapport du Comité R (pdf), on peut lire noir sur blanc que le Mossad est responsable de l’opération de mise sur écoute qui a eu lieu au cœur des institutions européennes à Bruxelles. Le rapport contient une critique acerbe contre les services de la Sûreté de l’Etat belge, qui a tout sauf efficacement géré l’affaire, ainsi que contre le procureur fédéral qui a témoigné d’une lenteur et d’une indifférence remarquables.

(…)

En cause ?   »La firme COMVERSE INFOSYS Ltd [qui] appartiendrait à concurrence de 40% au ministère israélien de l’Intérieur (dont relève le MOSSAD). COMVERSE aurait été mise en cause à propos d’affaires d’écoutes téléphoniques aux États-Unis et aux Pays-Bas, mais sans jamais avoir été condamnée par un tribunal« , explique le Comité R qui précise aussi que la société a changé depuis de dénomination pour s’appeler VERINT.

Dans d’autres pays, un tel scandale d’écoute sur des chefs d’Etat et des personnalités politiques de premier plan aurait provoqué beaucoup d’agitations. Ce n’est pas le cas en Belgique. Les principales conclusions du dernier rapport du Comité R, qui a été publié la semaine dernière, ont à peine été évoquées. Quelques journaux ont relayé le message à travers des brèves et puis c’était fini. Apparemment, personne ne veut mettre en péril ses relations diplomatiques avec Israël à cause de cette affaire.

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Abdel Bari Atwan : « Aux amis du président déchu »


L’éditorialiste politique du journal pan-arabe Al-Qods Al-Arabi a piqué une grosse colère, ce lundi 17 janvier, contre les despotes arabes qui regrettent déjà le renversement de Ben Ali. Nous traduisons intégralement ce texte, aux accents parfois ampoulés, pour illustrer le ton et la fébrilité de la presse pan-arabe à la suite du déclenchement de la révolution tunisienne. Pour une analyse plus pointue, nous conseillons cependant de lire l’article de Jean-François Bayart (CNRS – Paris) paru sur mediapart.fr. En conclusion de ce texte, J-F Bayart doute, contrairement à l’éditorial de Abdel Bari Atwan, que les événements en Tunisie soient réellement une révolution durable et une sortie garantie de l’autoritarisme.

L’article de Abdel Bari Atwan : « Aux amis du président déchu » (17 janvier 2011)

Pdf de la version en arabe :  Téléchargement Www.alquds.co.uk_TodayPages_qfi

Traduction : Pierre Coopman (20 janvier 2011)

Les régimes arabes observent attentivement l’évolution de la situation à Tunis, après la fuite du président Ben Ali et de sa famille vers une prison dorée, en Arabie saoudite. Car tous les facteurs qui ont mené à la révolution populaire en Tunisie se retrouvent dans l’écrasante majorité des Etats gouvernés par ces régimes. Et nous n’exagérerons pas en affirmant que l’économie de la Tunisie est bien meilleure que les économies actuelles de ces Etats. Il est clair que ces régimes ne désirent pas la réussite de cette révolution populaire tunisienne. Et ils ne veulent pas que la stabilité prévale en Tunisie. Ils se réjouissent à chaque fois que l’on annonce que la violence éclate, que l’on pille ou que l’on vandalise les biens publics ou privés. C’est une vérité directement observable pour ceux qui lisent les journaux de ces régimes et regardent leurs télévisions officielles ou semi-officielles (…).

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abou Al-Gheit, était visiblement embarrassé quand un journaliste lui a demandé s’il est possible qu’une telle révolution se propage à l’Egypte. Il a qualifié ce genre de suppositions de paroles creuses. Le ministre Al-Gheit n’a pas dit que la situation économique en Egypte est bonne et que les pratiques démocratiques égyptiennes sont transparentes ou peuvent être qualifiées d’honnêtes et libres. Il n’est pas allé jusqu’à affirmer que la justice est indépendante et que le taux de chômage est le plus bas de la région. Il ne l’a pas dit, parce que ce qui se passe dans son pays est tout le contraire. Il lui suffisait de répondre par cette entourloupette.

Le moment décisif qui a permis de renverser un président en Tunisie, et qui effraye tellement ces régimes arabes, est celui où l’armée tunisienne a choisi de se positionner en faveur du peuple et a refusé de tirer sur les manifestants. Ce moment a vidé de sa substance un pouvoir présidentiel qui, depuis 23 ans, gouvernait le pays d’une main de fer, par obsession sécuritaire. Le général Rachid Ben Amar, à la tête de l’armée tunisienne, mérite sa place dans l’histoire, tout comme le martyr Mohamed Bouaziz, fils de la ville de Sidi Bouzid qui a allumé la mèche de la révolution en s’immolant par le feu devant le siège du gouvernorat, pour protester contre la confiscation de son étal de fruits et de légumes. Les hommes de la sécurité refusaient d’écouter ses plaintes, avec insolence et mépris pour le citoyen et pour son combat quotidien afin de gagner sa croûte. Quant au général Rachid Ben Amar, il a refusé, dans les instants critiques, d’obéir aux ordres du président de faire avorter la révolte par la force.

Les armées sont les piliers les plus forts et les plus influents dans les pays (…) où les institutions civiles élues selon les règles viennent à manquer. C’est le cas en Egypte, mais également en Syrie, au Pakistan et même en Turquie. C’est ce qui explique l’initiative, prise par l’Américain Paul Bremer, de dissoudre l’armée irakienne parce qu’il la considérait comme étant la plus grande menace pour l’occupation américaine et pour les réformes politiques qu’il voulait voir organisées par les hommes du «nouvel Irak». Les régimes dictatoriaux arabes et corrompus continueront à se cramponner au pouvoir avec leurs griffes et leurs dents, tout comme l’ont fait les régimes du bloc socialiste après la chute du mur de Berlin. Mais ils s’effondreront en fin de compte, comme leurs homologues socialistes, face à l’inexorable montée du courroux populaire.

Le spectre d’une alternative islamiste radicale, instrumentalisé par ces régimes arabes durant les trente dernières années, pour convaincre l’Occident de leur accorder leur soutien, s’est également effondré avec la chute du régime tunisien. L’on peut avancer deux raisons fondamentales : la première est que les gouvernements occidentaux et plus particulièrement les Etats-Unis, ne peuvent pas empêcher la chute d’un régime si il est la résultante d’une révolution populaire interne. La seconde est que nous croyons que les Etats-Unis se sont rendus compte que les régimes dictatoriaux corrompus sont plus dangereux pour leur sécurité que ne le sont les islamistes radicaux. Les récents changements dans la position américaine le confirment. Nous pouvons le constater dans le « speech » de Hilary Clinton lors de sa participation au Forum de l’Avenir, qui s’est tenu à Doha la semaine passée (11 au 13 janvier)… Elle y a houspillé les ministres des Affaires étrangères arabes. Elle a accusé leurs régimes de freiner la modernisation et indiqué que leurs pratiques dictatoriales favorisent la corruption.

Le président Ben Ali a voulu rejouer cette carte de l’extrémisme islamique dans le premier discours de crise qu’il a tenu, après avoir interrompu ses vacances à Dubaï avec sa famille (…). Il a d’abord traité les insurgés de terroristes, espérant que l’Occident avale la couleuvre et lui reconduise son soutien. Mais ses veilles méthodes n’ont plus fonctionné. Il a compris le message et a choisi de supplier le peuple, a reconnu ses erreurs et fait toute une série de concessions promettant de combattre la corruption et d’abdiquer après trois ans. Mais le peuple ne lui a pas fait confiance, a continué le soulèvement, et a fini par le renverser. Ben Ali n’a pas trouvé un seul ami parmi les dirigeants arabes pour le soutenir, à l’exception du colonel Kadhafi, qui ne s’est pas contenté de louanger Ben Ali mais également Nicolas Ceaucescu… Kadhafi a pris parti contre la révolution populaire, lui qui s’est toujours vanté d’être du côté des révolutions populaires (…) mais le dirigeant libyen se rend aujourd’hui très bien compte, au plus profond de lui-même, que le véritable gouvernement populaire et le vrai pouvoir des masses se fondent sur un scrutin démocratique, le choix démocratique libre… Ce qui va probablement émerger dans la Tunisie nouvelle, grâce au sang des martyrs, n’est pas illégitime.

Nous ne devrons pas nous étonner si les dictateurs arabes déclareront la guerre à la Tunisie et même, pour être plus précis, au peuple tunisien. Car ce peuple a brisé le bâton qui lui intimait d’obéir. Ce peuple a osé le «crime démocratique.» Les dictateurs auront peur, désormais, de voir se propager la maladie et de devoir affronter leur propre destin. L’on peut certes craindre que les opportunités de cette révolution soient prises en otage (…) que l’on vole le sang de ses martyrs. C’est une crainte légitime, mais nous pouvons faire confiance au peuple tunisien. Il lèvera la voix pour ne pas autoriser cela. Il augmentera ses aspirations et ses capacités à préserver ses acquis historiques et se libèrera de la culture de la peur, maintenant qu’il a gagné en confiance et en volonté.

Nous avons conscience que quelques symboles de l’ancien régime complotent encore et s’accrochent pour rester dans les cercles du pouvoir, tandis que les appareils répressifs de Ben Ali essayent encore de déstabiliser la situation et de répandre la peur. Mais nous pouvons être rassurés, à ce stade, l’armée leur barrera la route avec force et détermination. Nous nous étonnons de constater que le premier ministre du régime déchu, Mohamed Ghanouchi, domine le paysage politique et que les négociations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement d’unité nationale sont menées sous sa présidence, comme si, du jour au lendemain, il était devenu un doux agneau. Aurait-il changé de peau en quelques heures ? Ancien ministre de l’économie, cet homme a été l’artisan d’une politique désastreuse qui fut à l’origine des révoltes. Mais c’est néanmoins cette politique qui lui a permis de devenir premier ministre. Cet homme devrait être envoyé au «musée des retraités». S’il n’a pas commis de crimes dont il devra rendre compte, il faudra au moins que l’on enseigne sa politique économique à l’université tunisienne, comme exemple à ne pas suivre… Pire encore que les ministres, d’autres ont «trompé le président Ben Ali», tout comme ils ont trompé le peuple. La palme reviendra au docteur Abdel Wahab Abdallah, le maître à penser de la théorie de la répression des médias et de la censure (ndlr. Abdel Wahab Abdallah était le porte-parole de la présidence).

Nous demandons au peuple tunisien et à ses nouveaux dirigeants de défendre et de stabiliser le pays, de protéger les biens publics, de faire preuve de patience, de calme, de tolérance, d’éviter tout désir de vengeance, de traiter ceux qui symbolisent l’ancien pouvoir en se souciant de la justice. Enfin, nous formulerons deux autres demandes : que le vendredi 14 janvier 2011 devienne le jour de la victoire des peuples arabes, que ce jour soit fêté de toutes parts dans le monde arabe. Nous demanderons ensuite, d’ériger une statue à la gloire du martyr Bouaziz et de placer son étal de fruits et légumes dans un musée. Cet étal et son propriétaire laisseront indubitablement une trace dans l’histoire de la Tunisie et de l’humanité.

Abdel Bari Atwan, 17 janvier 2011

Traduit par Pierre Coopman


Hessel: interdit à Normale Sup,acclamé au Panthéon


Par Anne BRIGAUDEAU

Stéphane Hessel avec son bonnet phryigien au Panthéon, Paris 5e (19 janvier 2011)

AFP/Boris Horvat

Des centaines de personnes sont venues mardi soir écouter Stéphane Hessel s’indigner place du Panthéon (Paris 5e)

A l’appel de la LDH, du Front de gauche, d’associations pro-palestiniennes, les manifestants protestaient contre l’annulation par la directrice de Normale Sup, Monique Canto-Sperber, d’un débat sur le conflit israélo-palestinien avec l »auteur d' »Indignez-vous » (plus de 700.000 exemplaires vendus).

Résultat : le colloque prévu a eu lieu place du Panthéon, attirant, comme l’a noté ironiquement la déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne Leïla Shahid, beaucoup plus de monde que s’il s’était tenu rue d’Ulm.

Hessel : »rendre compte de ce qu’on a vu à Gaza »
Parmi les participants qui se sont succédé à la tribune sous la bannière « Solidarité Palestine: contre la censure et la répression, pour la défense des libertés » : le journaliste du Monde Diplomatique Dominique Vidal, le journaliste et pacifiste israélien Michel Wasrchawski et « le plus jeune » d’entre eux Stéphane Hessel (93 ans), qui a remporté la palme des applaudissements.

Très applaudie aussi, une jeune Israélienne étudiante à l’Ecole normale supérieure (ENS) qui a tenu, comme les autres, à dénoncer le rôle revendiqué du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives) dans l’annulation du débat.

« La liberté de l’information est bafouéee par une action comme celle-là »
Devant une foule acquise, Stéphane Hessel, qui avait enfilé le bonnet phrygien distribué par des militants pro-palestiniens, a dit « sa reconnaissance » à ses « amis venus pour s’indigner de ce qu’on dénie la possibilité de tenir une réunion pacifique, au cours de laquelle on donnerait simplement la voix à des gens qui ont été récemment à Gaza et qui veulent rendre compte de ce qu’ils ont vu là-bas ».

« Ce qui est à mon avis insupportable, c’est qu’au dernier moment, l’accès à une salle où nous devions nous réunir pacifiquement nous soit refusé, sans aucune raison particulière. La liberté de l’information est bafouée par une action comme celle-là », a poursuivi l’ancien résistant , en disant « penser que c’est (la ministre de l’Enseignement supérieur) Valérie Pécresse qui a relayé le désir du Crif de ne pas laisser parler librement sur Gaza ». Avec humour, il a aussi noté qu’il était interdit à Normale Sup où il fut étudiant il y a soixante-dix ans. Et de conclure, en scandant les syllabes, par son désormais célèbre : « In-di-gnez-vous ! »

Comme prévu, le débat a aussi porté sur la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’occupation des territoires palestiniens.

Michel Tubiana estime que « le Crif joue avec le feu »
Dans une tribune publiée sur Mediapart, le président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme Michel Tubiana estim que le « Crif joue avec le feu » et dénonce « une communautarisation accrue du débat politique »: « Le CRIF prend le risque de laisser croire qu’il y aurait une sorte de signe d’égalité entre les juifs pris collectivement ou individuellement, et la politique des autorités israéliennes. Cette double prise d’otage, qu’elle vise à interdire tout débat sous prétexte d’antisémitisme ou qu’elle vise à identifier tout juif à l’action gouvernementale israélienne, ne peut que conduire qu’à une communautarisation accrue du débat politique. »

A propos de la campagne BDS, Michel Tubiana précise aussi:  » La LDH pour sa part, comme l’autorité palestinienne, dont la représentante en Europe Leila Chahid devait participer à la réunion finalement interdite, considère comme plus efficace d’appeler au respect de la législation européenne et donc de cibler les produits issus de colonies. »

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