Négociations directes : le spectre d’Oslo


30/09/2010
Des soupçons règnent sur le processus des négociations directes entre l’Autorité palestinienne et l’entité sioniste.

Selon le quotidien égyptien “AlMisriyyoune”, (les Egyptiens) un canal secret est en train d’être mis au point pour entrer en action dans les semaines prochaines.
A l’instar de ce qui s’était passé avec les négociations d’Oslo, en 1993, au cours desquelles un processus secret a été installé en parallèle à celui en public, permettant des concessions palestiniennes en catmini.

Prévues dans une capitale européenne, des négociations secrètes devraient remplacer les négociations publiques, qui semblent trébucher depuis la reprise des colonisations en Cisjordanie occupée, dimanche dernier, et le refus du Premier ministre israélien benjamin Netanyahou un moratoire. Et ce malgré les mises en garde du chef de l’Autorité Mahmoud Abbas de se retirer, et en dépit aussi des sollicitations américaines et européennes.
Pourtant et dans une tentative américaine de dissuader Netanyahou,  le président américain Barak Obama a offert à ce dernier via son émissaire américain au Proche Orient Gorges Mitchell en visite dans la région, des garanties et des offres très généreuses. Vainement. Netanyahou les a refusées arguant qu’il contredit les principes de son gouvernement.
Elles comporteraient entre autre, selon le journal israélien Maariv, et en échange d’un moratoire du gel des colonisations pour une durée de 60 jours seulement, un engagement américain de fournir à Israël des équipements militaires perfectionnés, avant la signature d’un accord avec les Palestiniens.

Le deuxième engagement américain séduisant consiste à entraver toute tentative arabe de soulever la question de la création d’un état palestinien au sein du Conseil de sécurité, tandis que le troisième est d’empêcher les Palestiniens de soulever la question des colonisations en dehors des négociations directes, et seulement dans le cadre du règlement final. La lettre comprend également des garanties américaines sécuritaires à long terme,  dont la nature n’a pas été révélée par le journal israélien.

Ce dernier évoque également comme contre partie pour les Palestiniens, afin de les dissuader de ne pas se retirer des négociations un seul engagement américain : une reconnaissance publique des frontières palestiniennes de 1967, assortie d’un échange des territoires, comme cadre des négociations sur le règlement final.

Pour sa part, le journal égyptien s’attend à ce qu’Abbas expose la teneur de ses discussions avec les Américains et les Européens, ainsi que l’idée des négociations secrètes aux dirigeants saoudiens, égyptiens et jordaniens.
Ces derniers craignenet  que celles-ci ne servent que les intérêts israéliens .

el manar

Daniel Viglietti


Bonjour

Ce mot pour vous inviter à ne pas manquer un concert vraiment exceptionnel!
Rares, très rares mêmes, sont les chanteurs, musiciens ou poètes populaires dont les créations ont été en phase avec les événements, ont joué un rôle dans la vie politique et sociale.

Certaines chansons d’artistes comme Mikis Theodorakis, Joan Baez, Victor Jara, Léo Ferré, Paco Ibanez, Miriam Makeba, Boris Vian, Zeca Alfonso, Vladimir Vysotsky, Chico Buarque, Fela Kuti … et quelques autres, restent en mémoire comme des vigies, fredonnées par ceux qui refusent les oppressions et les injustices.

Daniel Viglietti fait indéniablement partie de ces gens de talent qui laisseront une petite trace dans notre Histoire.
Sa chanson “A Desalambrar“ (Enlevons les clôtures), hymne des opposants aux dictatures latinos, est aujourd’hui entrée dans le patrimoine de l’humanité et on peut parfois l’entendre en passant dans les rues de Bruxelles, Paris, Florence, Belgrade… et ailleurs.

Pour sa défense des droits humains et des libertés, Daniel Viglietti fut, tout comme le grand écrivain, Eduardo Galeano, emprisonné par la dictature militaire qui sévissait dans l’Uruguay des années soixante. Une campagne internationale, initiée par des personnalités comme Sartre, Mitterrand, Cortazar, Niemeyer, Asturias… le fit libérer.
Mais Daniel Viglietti n’est pas seulement un poète/chanteur des libertés, c’est aussi un guitariste “classique“ de niveau mondial… Jean Salkin, musicologue et fondateur de notre “Médiathèque de Belgique“ le tenait pour un des deux ou trois plus grands virtuoses de notre temps.
Après plusieurs dizaines d’années d’absence, il nous revient pour quelques concerts en Europe… Dont une soirée à Bruxelles!
Alors, comme un cadeau, je vous invite à rencontrer, ou à retrouver – Espace Delvaux (place Keym à Boitsfort) ce 15 octobre à 22 – cet artiste trop rare dans notre société “pipolisée“ et où la défense des Droits humains n’est trop souvent que de façade.

Cordialement

Rudi Barnet

4 octobre – Réunion de la ligue arabe sur l’opportunité de la poursuite des négociations israélo-palestiniennes.


Agenda Diplomatique Octobre 2010.
René Naba | 01.10.2010 | Paris


En prévision de l’enlisement des négociations, René Naba avait accordé une interview au quotidien algérien «Jeune indépendant»:

«En cas d‘échec, malgré les concessions continues des Palestiniens, il importera de dissoudre l’Autorité palestinienne, de démissionner Mahmoud Abbas, et de confier le pouvoir au Hamas, vainqueur a posteriori de la pantalonnade palestinienne, avec une nouvelle stratégie de combat».

13 octobre – Visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad au Liban

Iran / Liban / Israël

Le président Ahmadinejad à Beyrouth: La présence du croquemitaine de l’Occident dans un pays pivot de la confrontation, dans une capitale, fief par excellence du clan pro saoudien des Hariri.

Paris, 10 octobre 2010 – Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad effectuera les 13 et 14 octobre une visite officielle au Liban, sur fond de bruits de botte tant dans le Golfe qu’au Liban, en superposition à l’exaspération du débat tant sur le dossier nucléaire iranien, que sur une possible criminalisation du Hezbollah dans l’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri.

La réussite de la stratégie iranienne valoriserait sa politique d’autosuffisance technologie et militaire, de la même manière qu’un succès politique ou militaire du Hezbollah chiite libanais ou du Hamas sunnite palestinien réhabiliterait l’esprit de résistance face à la finlandisation des esprits en cours dans le monde arabe.

renenaba.com remet en ligne une série de papiers sur la problématique iranienne dans le jeu régional et l’objectif sous jacent du bras de fer entre l’Iran, d’une part, les Etats-Unis et Israël, d’autre part, sur le nucléaire iranien.

Iran Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation 1/3 : http://www.renenaba.com/?p=1422

Iran Israël: Les enjeux sous jacents 2/3 : http://www.renenaba.com/?p=1600

Iran Israël: Les enjeux sous jacents de la confrontation 3/3 : http://www.renenaba.com/?p=1620

10-24 octobre: Chrétiens d’orient

Un synode sur le Moyen-Orient se tient du 10 au 24 octobre au Vatican, alors que les chrétiens arabes, généralement considérés comme une communauté en survie, opèrent, pour la première fois dans l’histoire, une mutation stratégique majeure privilégiant leur enracinement local et leur environnement régional sur leur traditionnelle allégeance occidentale, notamment au Liban, avec l’alliance, sans précédent, opérée, au grand désespoir des occidentaux, entre le Hezbollah libanais, l’organisation politico-militaire chiite libanaise, et le général Michel Aoun, ancien commandant en chef de l’armée et chef de la principale formation politique chrétienne.

renenaba.com revient sur le destin singulier de chrétiens arabes dans un papier en deux volets:

Chrétiens d’Orient: Le singulier destin des chrétiens arabes part 1/2

Une communauté en survie

Paris, 15 octobre 2010. Singulier est le destin de ces chrétiens originels, de ces chrétiens des origines de la chrétienté, dits «chrétiens d’orient», situés à l’épicentre du conflit entre Islam et Occident, ballottés entre Orient et Occident, tiraillés entre leur appartenance socio culturelle arabe et la communion religieuse qui les lie à l’Occident, entre leur communauté de destin avec leurs compatriotes de confession musulmane et leur communauté de croyance avec les occidentaux dans une zone où ce même Occident a souvent fait fi des impératifs de survie de ses coreligionnaires au bénéfice exclusif de ses intérêts stratégiques, contre les intérêts à long terme de la présence chrétienne en terre arabe.

Chrétiens d’Orient: Le singulier destin des chrétiens arabes part 2/2

L’équipée suicidaire des milices chrétiennes libanaises et la «déconcertante alliance» du Hezbollah et du général Michel Aoun

Paris, 20 octobre 2010. Victimes innocentes souvent, bourreaux parfois plus que de besoins, les camps palestiniens de la quarantaine (est de Beyrouth), en 1976, et de Sabra Chatila (sud de Beyrouth), en 1982, passeront dans l’histoire comme de sanglantes illustrations pathologiques de la déraison humaine, au passif du leadership maronite, particulièrement les milices chrétiennes des Forces Libanaises dont l’alliance avec Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe, constituera l’un des points noirs de l’histoire de la chrétienté arabe.

La «déconcertante alliance» du Hezbollah libanais et du général Michel Aoun, pour reprendre l’expression des analystes occidentaux, apparaît dans cette perspective comme la résultante et la réplique de la «déconcertante attitude» des Occidentaux à l’égard des aspirations du monde arabe, particulièrement en ce qui concerne la Palestine.

Pour que la lutte commune contre l’intégrisme puisse être mise en route, selon les vœux du Vatican, il importe que la chrétienté d’Orient opère un repositionnement sur son environnement arabe, distendant quelque peu son lien ombilical avec l’Occident, symétriquement à une démarche de l’Islam sunnite, dominant dans le monde arabe et musulman, de s’appliquer parallèlement ses propres préceptes qui firent sa gloire et sa réussite du temps de la conquête arabe, un principe de saine gouvernance dans une société pluraliste, lointaine préfiguration de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, à savoir:

للجميع الدينُ للّه والوطَن Ad Dine Lillah Wal Watan Li Jamih
(La religion relève de Dieu et la Nation appartient à toutes les composantes de sa population

Nasser, quarante ans après


mercredi 29 septembre 2010 – 06h:00

Alain Gresh
Le Monde diplomatique


Il y a quarante ans, le 28 septembre 1970, à l’issue d’épuisantes tentatives de conciliation entre le roi Hussein de Jordanie et la Résistance palestinienne qui s’étaient affrontés au cours de combats meurtriers (Septembre Noir), le président égyptien Gamal Abdel Nasser succombait à une crise cardiaque. Il avait à peine plus de cinquante ans, mais il avait profondément marqué l’histoire de l’Egypte moderne.


A l’occasion de cet anniversaire, une polémique a éclaté en Egypte. Mohammed Hassanein Heykal, un des plus proches conseillers de Nasser, a laissé entendre que, peut-être, son successeur, Anouar Al-Sadate, l’avait empoisonné. La fille de Sadate a décidé de poursuivre Heykal en justice « Sadat’s daughter sues former presidential aide over Nasser poisoning claims », Al-Masry Al-Yom, 21 septembre 2010).

Voici une courte biographie de Nasser, tirée pour l’essentiel des Cent clefs du Proche-Orient (écrit avec Dominique Vidal, Hachette, 2005), avec quelques développements.

Né le 15 janvier 1918 à Beni-Mor, dans la province d’Assiout, en Haute-Egypte, Gamal Abdel Nasser est le fils d’un fonctionnaire des postes issu de la petite paysannerie. Bachelier en 1934, il entame des études de droit et participe aux grandes manifestations de 1935 contre l’occupant britannique et le roi. Le retour du parti Wafd au pouvoir en 1936 ouvre les portes de l’Académie militaire aux enfants de la petite-bourgeoisie : une brèche dans laquelle s’engouffre le jeune Nasser. « Pour mener à bien l’œuvre de rénovation, écrira plus tard un de ses compagnons, Anouar Al-Sadate, nous avions besoin d’un corps solide et discipliné qui, mû par une volonté unique, serait capable de pallier l’absence d’autorité et de reconstruire la nation désintégrée. C’est l’armée qui fournit cet organisme. »

Sous-lieutenant, il reçoit sa première affectation, Moukabad, près de sa ville natale. Il y fait la connaissance de Sadate et esquisse, au cours de conversations passionnées sur l’avenir de l’Egypte, l’idée de la création d’une organisation d’« Officiers libres ».

Mais le chemin est encore long jusqu’à la prise du pouvoir, marqué à chaque étape par des humiliations. L’Egypte est, depuis 1882, sous la coupe de Londres, et l’indépendance formelle obtenue en 1922 n’y change rien. En février 1942, les blindés britanniques encerclent le palais royal et contraignent le souverain à nommer un nouveau gouvernement pro-anglais. En 1948 éclate la guerre de Palestine. Nasser participe aux combats – il s’illustre à la bataille de Faloujah – et revient du front avec à la bouche le goût amer de la trahison. En 1951, une lutte armée se développe le long du canal de Suez, contre la présence coloniale ; des milliers de jeunes volontaires – auxquels les Officiers libres fournissent armement et entraînement – partent se battre. Mais, en janvier 1952, le roi proclame la loi martiale. L’organisation de Nasser compte alors une centaine d’officiers ; un comité exécutif comprend quatorze membres – un large éventail qui va des communistes aux Frères musulmans – unis par la haine du colonialisme, de la corruption, de la féodalité. L’heure de l’action a sonné : le 23 juillet 1952, un coup d’Etat les porte au pouvoir. Le général Néguib, un vieil officier patriote et respecté, sert de figure de proue au mouvement, mais Nasser, qui n’a pas encore trente-quatre ans, en est le véritable homme fort.

Il n’a pourtant pas une idée précise de son rôle, ni même de ses objectifs. Dans son livre Philosophie de la révolution (1953) – que le dirigeant socialiste français Guy Mollet osera comparer à Mein Kampf ! -, le raïs rappelait que, durant la guerre de 1948, « nous nous battions au champ d’honneur alors que toutes nos pensées se portaient vers l’Egypte », et il rapportait les dernières paroles d’un camarade mort au combat : « La grande lutte est en Egypte. » Son horizon, comme celui des Officiers libres, n’était pas la libération de la Palestine, mais l’édification d’une Egypte indépendante, forte, moderne, débarrassée de toute tutelle étrangère.

En 1952, le tiers-monde n’est pas encore né, et les peuples arabes vivent sous la coupe de Londres ou de Paris. Les Officiers libres décrètent une première réforme agraire et proclament la République, le 18 juin 1953, mettant un terme à une dynastie vieille de cent cinquante ans. Mais quelle république ? Après hésitations et affrontements, Nasser élimine le populaire Néguib au printemps 1954 : il n’y aura pas de pluripartisme en Egypte et l’armée ne retournera pas dans ses casernes, un choix qui pèsera sur l’avenir du pays. Le pragmatisme prévaut en politique extérieure. Le 19 octobre 1954, un traité signé avec la Grande-Bretagne prévoit le retrait de toutes les troupes britanniques, mais des clauses contraignantes – en particulier le retour de ces mêmes troupes en cas de conflit – sont mal accueillies par de nombreux nationalistes.

Nasser cherche des alliés en Occident. Il est fasciné par les Etats-Unis, une puissance sans passé colonial. Mais Washington ne comprend pas le refus du nouveau maître de l’Egypte de participer à des pactes antisoviétiques. Tout va alors très vite. Nasser contribue à la fondation du non-alignement en participant au sommet de Bandoeng (Indonésie) avec Soekarno, Nehru, Chou En-lai, en avril 1955.

Les tentatives secrètes de négociations avec Israël ayant échoué, l’armée israélienne ayant attaqué la bande de Gaza sous contrôle égyptien et fait plusieurs dizaines de morts, Nasser radicalise son discours. Il achète à la Tchécoslovaquie les armes que les Etats-Unis lui refusent. Il nationalise la compagnie du canal de Suez, le 26 juillet 1956, après que les Etats-Unis ont refusé de financer la construction du barrage d’Assouan, et sort politiquement victorieux de la guerre qui s’ensuit, menée par la France, la Grande-Bretagne et Israël. Un nouveau dirigeant est né : pour les Egyptiens enfin libres, pour les Arabes dont il galvanise le combat contre le colonialisme, notamment à travers La Voix des Arabes, la radio du Caire (lire Slimane Zeghidour, « La voix des Arabes », Vie et mort du tiers-monde, Manière de voir, juin-juillet 2006).

Après l’échec de la République arabe unie (union de l’Egypte et de la Syrie, 1958-1961), Nasser radicalise sa politique intérieure : nationalisation d’une grande partie du secteur privé, nouvelle phase de la réforme agraire, adoption d’une Charte nationale résolument socialiste, et création d’un nouveau front politique, l’Union socialiste arabe (USA). Un immense effort de développement économique est entrepris avec d’indéniables succès. L’écho de ces mesures contribue à une mobilisation progressiste dans le monde arabe.

La guerre de juin 1967 sert de révélateur aux faiblesses de l’expérience nassérienne. L’effondrement de l’armée reflète la trahison de ceux qu’on surnomme la « nouvelle classe » : officiers supérieurs, technocrates, paysans enrichis, bourgeoisie d’Etat… tous ceux qui ont profité de la « révolution » et qui souhaitent en finir avec le socialisme.

« Nul mieux que Youssef Chahine n’a illustré, dans son film Le Moineau (1972), les limites du système : corruption et affairisme camouflés sous des slogans socialistes. Après la défaite de 1967, Nasser décide d’ouvrir un débat qui se focalise rapidement sur la “nouvelle classe”. La réforme agraire a fait naître d’autres inégalités et un capitalisme rural qui profite à une minorité, la grande majorité des paysans restant privés de terres. Dans les villes, les commerçants et les entrepreneurs, alliés aux administrateurs de l’économie d’Etat et aux hauts fonctionnaires, souvent des officiers – en 1964, vingt-deux des vingt-six gouverneurs provinciaux et un tiers des ministres en sont -, ont contourné les lois et édifié des fortunes. Le parti unique et l’administration ont souvent servi de relais aux parvenus et les mobilisations sociales sont bridées. » (lire « Dans l’Egypte de Nasser surgit une “nouvelle classe” », Le Monde diplomatique, juin 2010).

Ces nouveaux parvenus seront les fossoyeurs du nassérisme et la base sociale qui permettra à Sadate de mener à bien, après son accession au pouvoir en 1970, la « contre-révolution ». La peur de Nasser face à toute organisation autonome de la société (syndicale ou politique), le caractère bureaucratique de l’USA, ont encouragé la « nouvelle classe ». Enfin, la répression politique sur une grande échelle, l’usage de la torture contre tous les opposants, des marxistes aux Frères musulmans, l’étendue du pouvoir des moukhabarat (les services secrets), marqueront le régime nassérien mais aussi ses successeurs.

Démissionnaire après la défaite de 1967, rappelé par le peuple le 9 juin, Nasser n’en est pas moins un homme brisé. Quand il meurt le 28 septembre 1970, les Egyptiens lui font des funérailles grandioses. Au-delà des errements, ils pleurent l’homme qui leur a rendu la dignité. « Lève la tête, mon frère », lisait-on sur les banderoles hissées au-dessus des villages d’Egypte après le 23 juillet 1952. Le mythe Nasser reste très prégnant, comme l’a montré l’incroyable succès du film Nasser 56, de Mohamed Fadel, en 1996, projeté sur tous les écrans égyptiens, et qui a attiré plusieurs millions de spectateurs.

Expulsion de dizaines de familles de Jérusalem, 3 300 hectares de Galilée menacés



28/09/2010 Le quotidien israélien “Haaretz” a rapporté que le haut tribunal israélien a rejeté dimanche un appel déposé par groupe de familles palestiniennes vivant dans le quartier Sheikh Jarrah, à l’est de Jérusalem AlQuds occupée.  Le quotidien poursuit que les juges au tribunal ont rejeté à l’’unanimité l’’appel des Palestiniens sur leur possession d’’une grande terre dans la partie ouest de ce quartier.
Suite à la décision du tribunal, les colons pourront désormais s’’accaparer des dizaines de maisons de palestiniens et entamer des projets de colonisation à Sheikh Jarrah. Arié King, un des principaux artisans de la colonisation à l’’est de Jérusalem AlQuds occupée, a affirmé, dans ce contexte, que « d’’ici à deux jours, trois des familles palestiniennes devront évacuer leurs maisons. Elles seront remplacées par des familles juives ». Il a ajouté que des dizaines de foyers pour les juifs seront également construits dans ce quartier.  Il est à noter que trois des familles palestiniennes ont déjà été contraints d’’évacuer leurs foyers, 25 autres menacées d’expulsion.

GALILEE : 3 300 HECTARES DE TERRES ARABES MENACES

Les agressions israéliennes se sont également [multipliées] dans la région de Galilée (territoires occupés en 1948). Des comités israéliens de « la planification et de la construction » ont élaboré quatre plans visant à  confisquer les terrains arabes de cette région, sous prétexte de les transformer en des marais et des réserves naturelles.  Conformément à ces plans, les propriétaires palestiniens de ces terres seront interdits d’’y avoir accès, d’’y construire des logements ou même de les restituer, plus tard.
Le « centre Arabe de la planification alternative » a révélé que les plans israéliens visent à confisquer 3 300 hectares de 11 villages  arabes. Une responsable de ce centre, Inaya Jreiss, a affirmé au site Al Jazira.net que les réserves qu’’ « Israël » entend ériger sur des terres privées [appartenant] à des Palestiniens, visent à empêcher l’’expansion démographique des Arabes et à interdire tout contact géographique entre eux.

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=155880&language=fr

Les militants juifs ont en réalité été brutalisés par les soldats israéliens



29/09/2010
Mardi, neufs militants juifs, venus des États-Unis, d’Europe et d’Israël, ont été arrêtés par les soldats de l’Israel Defense Forces (IDF) alors qu’ils tentaient de briser le blocus en entrant à Gaza par la mer. Selon les premiers témoignages, l’abordage se serait déroulé de façon pacifique, sans accrochage entre les soldats et les militants.

Seulement voila, ces témoignages venaient de porte-parole de l’armée israélienne, et celle-ci avait alors un monopole de l’information, puisque les militants étaient alors détenus et n’avaient pu être entendus. Les militants, une fois arrêtés ont été conduits dans le port d’Ashdod pour y être interrogés. Une fois libérés, les témoignages des militants diffèrent de ceux de l’armée.

Cité par le journal israélien Haaretz, Yonatan Shapira, militant pacifiste, ancien pilote de l’armée de l’air israélienne, a déclaré qu’il n’y avait « pas de mots pour décrire ce qui s’est passé pendant l’assaut. » Shapira insiste sur le comportement non-violent des militants, qui contraste avec l’extrême brutalité des soldats. Les soldats « nous ont sauté dessus et ils nous ont frappé. J’ai moi même reçu un coup de Taser » déclare Shapira, qui ajoute qu’il y a « un gouffre entre la version officielle de l’armée et la réalité de l’attaque. »

Eli Usharov, journaliste israélien de la chaîne de télévision Channel 10, qui avait embarqué à Chypre à bord du navire en compagnie des militants, a confirmé pour Haaretz le récit de Yonatan Shapira ainsi que l’usage d’une violence non justifiée. « Ils ont tiré au Taser sur Yonatan. Il s’est mis à crier, puis a été emporté sur le navire militaire » déclare Usharov, qui ajoute que Yonatan ainsi que son frère ont été menottés. En revanche, il semblerait que l’atmosphère se soit quelque peu détendue à bord du navire militaire et que les militants aient pu débattre franchement avec les soldats.

Pour finir, Shapira a déclaré que lui et ses compagnons étaient fiers de leur action et que quinconque se taisait face aux crimes commis à Gaza devenait complice de ce crime. Reuven Moskowitz, survivant de l’Holocauste a même déclaré : « Ce qui m’est arrivé pendant l’Holocauste me fait faire des cauchemars toutes les nuits. Je ne veux pas que nous fassions la même chose à nos voisins. Oui, je compare ce que j’ai enduré avec ce qu’endurent les enfants palestiniens assiégés. »

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=5111&Itemid=1

Le convoi terrestre humanitaire pour Gaza arrive à la frontière gréco-turque


mercredi 29 septembre 2010, par La Rédaction

Une dizaine de véhicules, avec à bord 40 militants de l’organisation Viva Palestine en route pour Gaza, se dirigeait lundi 27 septembre vers Istanbul après avoir quitté Alexandroupolis (Grèce) près de la frontière avec la Turquie, a-t-on appris de source policière locale. Comprenant des vans, des voitures, des ambulances, ce convoi est passé samedi par Salonique, deuxième ville grecque, dans le nord du pays, a indiqué la même source. Arborant des drapeaux palestiniens, le convoi prévoyait d’arriver lundi à Istanbul et de se rendre ensuite en Égypte, selon la source policière.
Selon le site de l’organisation, le convoi terrestre a quitté Londres le 12 septembre, s’est arrêté à Lyon (France) et à Milan (Italie) avant d’arriver en Grèce, d’où il prévoit de continuer dans l’objectif de finalement parvenir à Gaza.
Viva Palestine est une organisation fondée par l’ancien député britannique George Galloway, opposé à la guerre en Irak, qui a déjà organisé trois autres convois du même type pour Gaza au cours des 18 derniers mois, pour amener des véhicules et de l’aide matérielle à Gaza. Une flottille humanitaire qui tentait de briser le blocus à Gaza, comprenant sept bateaux, avait été prise d’assaut par la marine israélienne le 31 mai. Le bateau turc, Mavi-Marmara, avait été le plus visé par l’assaut israélien, qui avait coûté la vie à neuf passagers turcs.

(Mercredi, 29 septembre 2010 – Avec les agences de presse)

Photo : L’ancien député britannique Gorge Galloway, troisième à partir de la gauche, qui dirige l’association « Viva Palestine », en recueillement au cimetière Musulman d’Istanbul, en compagnie des représentants de l’organisation turque IHH. Mardi, 28 septembre 2010.

« Free Gaza »


mardi 28 septembre 2010, par La Rédaction

Un soldat israélien de la police des frontières en alerte face à des militants, venus à Ashdod soutenir leurs camarades d’Irene et exiger la fin du blocus de Gaza. Mardi, 28 septembre 2010.

Hasbara plein tube


28 septembre 2010

propagande sioniste sur le web

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Le Web au service de l’image d’Israël

15/09/2010
GIL HOFFMAN

Le site Internet destiné à redorer l’image d’Israël dans le monde est enfin opérationnel, en anglais et en russe, depuis dimanche dernier. Il arrive donc avec un peu de retard puisque Youli Eldestein, ministre de la Diplomatie publique et de la Diaspora, l’avait initialement annoncé pour le mois d’avril.

Ce site (http://masbirim.gov.il/eng/) livre la position d’Israël face à l’actualité, des conseils pour les « ambassadeurs novices », les mythes et les éléments plus factuels au sujet d’Israël et du monde arabe, ainsi qu’une liste des réalisations israéliennes les plus importantes en science, en médecine et en agriculture. Une version en hébreu est déjà accessible depuis février dernier.

Mission citoyenne

« Ces derniers temps, Israël a fait l’objet d’attaques incessantes à travers le monde entier, jetant le désaveu sur sa politique et son droit à exister », explique Edelstein. « Le rapport Goldstone et l’incident de la flottille turque illustrent parfaitement à quel point il est vital pour chaque citoyen israélien de prendre part à la diplomatie publique d’Israël », a-t-il ajouté. Le ministre a déploré, par ailleurs, différents problèmes techniques et bureaucratiques. « Tout est très, très lent malheureusement, mais cela fait partie de la bureaucratie israélienne. Lorsqu’il s’agit des affaires officielles du ministère, les projets doivent passer entre de nombreuses mains », expliquait-il en juillet.

L’initiative est née à la suite d’un sondage commandé par le ministère et soulignant que 91 % des personnes interrogées estimaient qu’Israël souffre d’une mauvaise, voire d’une très mauvaise, réputation. L’idée est donc d’utiliser les 3 millions d’Israéliens qui voyagent chaque année pour améliorer cette image. Quatre-vint cinq pour cent des sondés se sont dits prêts à représenter l’Etat hébreu à l’étranger.

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1282804799205&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

https://i0.wp.com/appmobil.com/new/wp-content/uploads/2010/06/webMasbirimPage.png

Posté par MCPalestine à 17:18 – ARTICLES

Conférence-débat/lunch organisé par le GRIP


A l’occasion de la sortie du nouveau Livre du GRIP : « Proche-Orient, entre espoirs de paix et réalités de guerre », par Amine Ait-Chalaal, Bichara Khader, Claude Roosens)

Conférence-débat/lunch organisé par le GRIP

À WBI (Wallonie-Bruxelles
-International)
2 place Sainctelette
B-1080 Bruxelles

· Avec le soutien de WBI (Wallonie-Bruxelles International), la Communauté française de Belgique,

· En partenariat avec l’Institut MEDEA

PROCHE-ORIENT : ESPOIRS DE PAIX, REALITES DE GUERRE

Mercredi 13 octobre 2010, de 9h30 à 14h

· 9h30 Accueil

· 10h00 Présentation du livre : Proche-Orient. Entre espoirs de paix et réalités de guerre

· 11h00 Quel dialogue israélo-palestinien ?

· 13h Lunch

Intervenants :

· Amine Ait-Chaalal (directeur du CECRI, UCL)

· Henri Goldman (chroniqueur, codirecteur de la revue Politique)

· Bichara Khader (directeur du CERMAC, UCL)

· Baudouin Loos (journaliste, Le Soir )

· Claude Roosens (professeur de relations internationales, UCL)

Modérateurs :

· Xavier Zeebroek (directeur du GRIP)

· François-Xavier de Donnea (Ministre d’État, président de l’institut MEDEA)

Programme détaillé sur http://www.grip.org

PAF : 5 €, lunch compris

Pour vous inscrire téléphonez au 02 241 84 20

(publications@grip.org) ou sur www.grip.org

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

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