Maison de l’Image au Pathé-Palace


IN MEMORIAM
10e anniversaire des funérailles de la Maison de l’Image au Pathé-Palace

C’est fou comme le temps passe, non? Déjà dix ans qu’a débuté cette triste pantalonnade!

Pourtant, rien ne laissait prévoir un tel « sur place » quand le Ministère de la Communauté Wallonie-Bruxelles, dont j’étais l’expert pour l’audiovisuel, lança une étude pour décider de la destination future du bâtiment du “Pathé-Palace” que le Théâtre National allait quitter en 2004.
Après analyse de la situation de la distribution cinématographique « art et essai » à Bruxelles et consultation de nombreux professionnels, le dossier “Maison de l’Image”, élaboré avec l’aide de spécialistes de l’audiovisuel, était remis aux responsables administratifs et politiques.
On était en 2003!

Depuis lors, on a assisté à une longue et pitoyable saga, truffée de manœuvres tortueuses, de déclarations doucereuses et de silences hypocrites… jusqu’à aujourd’hui.
Le contenu de la « Lettre ouverte au Secrétaire Général » de septembre 2005 , dénonçant les incohérences et irrégularités de ce dossier, n’a jamais été dénoncé ou contredit.
Cette lettre s’est, bien malheureusement, révélée prémonitoire. (voir le texte ici)


C’était pourtant un bien beau projet!
Son concept novateur – une sorte de « Maison de la Culture » dédiée au cinéma – répondait aux principales attentes des gens de l’image et offrait une vitrine internationale à notre cinéma.
Il multipliait notamment les possibilités de collaboration entre nos producteurs (Bruxellois, Flamands et Wallons) et ceux des pays de l’Union européenne.
Il proposait aussi un fonctionnement participatif, un soutien aux distributeurs et festivals belges, des activités pédagogiques, des expositions, des rencontres de coproduction, une vidéothèque publique des productions belges, un centre de recherche pour les cinéastes… etc.
De nombreux professionnels étrangers et certains organismes de l’Union européenne encourageaient cette initiative et s’étaient engagés à lui apporter leur collaboration, des associations demandaient à venir s’y installer, plusieurs pays offraient même de financer des événements pour la promotion de leur cinéma national, un important fabricant de matériel audiovisuel envisageait d’intervenir comme sponsor dans l’équipement technique des salles…
Bref, ce devait être une belle et forte « Maison » conçue pour être à la fois au service de notre cinéma, et, s’appuyant sur la position privilégiée de Bruxelles « capitale de l’Europe », profitable aux autres cinématographies du continent.
Le Ministre-Président de l’époque était enthousiaste et soutenait publiquement ce projet prometteur.
L’avenir semblait tracé : une fois les locaux remis en état après le départ du Théâtre National — un expert estimait alors le coût des travaux à un million d’Euros, montant semblable à celui engagé en 2001 pour les transformations en théâtre — et après les quelques mois nécessaires pour réunir l’équipe d’animation et préparer le programme d’activités, la « Maison de l’Image » allait pouvoir ouvrir ses portes.

Mais… C’était sans tenir compte du “dessous des cartes“.
Les concepteurs de la « Maison de l’Image » ignoraient que certains responsables de la Communauté française manoeuvraient en coulisse pour que le bâtiment soit attribué à une société de distribution qui leur était proche.
Alors?… Alors la machine partisane se mit en branle pour éliminer ce projet qui contrecarrait leur plan.
Le Secrétaire général du Ministère récupéra – « confisqua » est plus approprié – le dossier et négocia une « remise à zéro des compteurs » avec le Ministre-Président qui mit une sourdine à son soutien au projet « Maison » et accepta de lancer un appel d’offre en direction du secteur privé.
Le principal danger étant ainsi écarté, restait à bien s’organiser pour terminer le travail.
On appela à la rescousse quelques personnalités « glamour » pour renforcer l’entreprise chère aux amis et une « commission de sélection » concoctée et présidée par le Secrétaire général lui-même décidera, bien entendu, d’attribuer le Pathé-Palace au projet… prévu.
« Emballez! C’est pesé! »
On était au printemps 2004!

Depuis? Rien ne bouge!
… Et le magnifique immeuble classé « Art Nouveau » se dégrade un peu plus chaque année.
Cause principale de ce fiasco?
Comme en témoignent les archives, à la disposition de qui serait intéressé, le projet élu était « bidon »!
Il ne répondait pas, entre autres « lacunes », à plusieurs obligations, pourtant clairement stipulées dans le cahier de charges, et, surtout, présentait un budget de fonctionnement… absurde!
Les responsables de l’attribution avaient été informés de ces carences et infractions à la loi, mais ils décidèrent de ne pas en tenir compte… Choisirent donc délibérément de ne pas respecter leurs propres règles!
Sans doute espéraient-ils « rafistoler les choses » plus tard…discrètement.

Mais les failles du projet choisi étaient considérables et le trou financier… plus qu’appréciable.
Alors? De mois en mois, d’année en année, on reporta, on postposa, on ajourna… histoire sans doute d’occulter ce « petit arrangement entre amis » qui avait foiré.
Fin 2006, le projet initial subit même une véritable métamorphose.
Plus question de simple remise en état du bâtiment, c’est carrément un plan de modification architecturale que lança alors le Ministère : création de nouvelles salles, transformation d’espaces, etc.
Ainsi, les modalités de l’appel d’offre de 2004 devenaient obsolètes et cette refonte majeure du projet aurait du, logiquement et légalement, entraîner un nouvel appel à proposition.
Il n’en fut rien, évidemment… Pourquoi être logique et respecter les règles?
Après quelques autres épisodes assez vaudevillesques, 2012 voit le début de premiers travaux.
On chuchote que cette rénovation coûtera plus de neuf millions d’Euros… pour un bâtiment acheté cinq!

Que faire devant ce consternant gâchis?
Se plaindre? Se moquer? Se résigner? S’attrister?
Tourner le dos à cette médiocrité et, comme moi, passer à autre chose?
Aller accrocher un bouquet de chrysanthèmes à la grille de ce qui aurait pu être un bel instrument au service des cinéastes et des cultures, et qui deviendra au mieux, à une date indéterminée, un simple  mais coûteux complexe de cinéma, concurrent de celui des galeries St-Hubert ou de la place De Brouckère?

Dix longues années que, pour des motivations politiciennes et mercantiles, les gens de cinéma et de culture sont dépossédés d’un outil essentiel pour leur développement.
N’est-il pas grand temps de… s’indigner?

IN MEMORIAM de ce qui n’est plus qu’un « problème » pour des mandataires politiques bien plus concernés par leurs privilèges que par leur mission.
Mais pas d’inquiétude, dormez tranquille! La loi ne punit pas l’incompétence en matière culturelle, ni l’absence d’éthique.
Quant à la dignité de certains professionnels de l’audiovisuel…

Rudi Barnet

Coordinateur de Wallonie-Bruxelles Images (1983 à 1991 & 1993 à 1996)
Fondateur et animateur de EuroAim (Programme Media 1 de l’UE)
Co-fondateur de EFP (European Film Promotion)
Directeur du Festival de San Sebastian (1991 et 1992)
Expert pour l’Audiovisuel du Ministère de la Communauté Française (1996 à 2004)
Concepteur de « Wallimage »
Co-fondateur de « Cap Network »

Le 123 rue Royale, un modèle du genre ?


Squat lui aussi, le « 123 » rue Royale fait figure de réussite voire de modèle dans le microcosme du logement précaire bruxellois. Historiquement, il s’inscrit dans la grande série des occupations collectives de logements laissés vides en Région bruxelloise : celle de l’occupation des anciens bureaux de taxes de la place Morichar en 2009, celle de l’hôtel Tagawa en 2007. Bart De Win est ici depuis quinze ans. A 46 ans, c’est une figure de la lutte pour le droit au logement. « Nous voyons tous les jours des gens dans la rue ; la crise qui s’aggrave conduit de plus en plus à une précarité élémentaire. La grande pauvreté gagne du terrain et provoque des expulsions en série. Mais des solutions existent : si le droit privé prime sur le droit au logement, il existe quelques articles se référant au “droit de gestion publique” dans le code du logement. »

C’est sur base de ces articles que, depuis quatre ans, un collectif occupe les anciens bureaux de la Communauté française au 123 rue Royale. Au total, soixante-cinq personnes, cinq familles et neuf enfants ; le reste étant composé de couples sans enfants ou d’isolés. « Après plusieurs expulsions très médiatisées de différents endroits de la capitale, et une nuit sous tentes dans le Jardin botanique, nous nous sommes dirigés vers ici. Les bureaux étaient libres depuis plusieurs années. Et on y a trouvé de fait une certaine stabilité, explique Bart De Win. Nous avons signé une Convention d’occupation collective qui ne précise pas la durée de cession du bâtiment, mais qui offre la possibilité d’un préavis possible de six mois, ce qui est mieux que l’intranquillité constante des squatteurs ou des sans-abri. »

De fait, du premier coup d’œil, la situation est diamétralement opposée à celle que connaissent les occupants de Gesù. Ici aussi, une réunion hebdomadaire d’organisation générale a lieu le mardi soir. Mais l’organisation ne se limite pas à entériner les conflits en cours et à les endiguer vaille que vaille. Il s’agit d’une véritable volonté de vivre ensemble. C’est d’ailleurs le nom du leur collectif : « Groupe Vivre Ensemble-Logement Solidaire ». La philosophie émane des mouvements alternatifs des années soixante et septante : les portraits du Che, de Bob Marley ou des slogans soixante-huitards et provocs affichés sur les murs de différents appartements ne trompent pas. « On vit ensemble même si on ne se connaît pas. C’est une façon plus critique de se poser face à la société actuelle. Toute la philosophie du monde libéral est très individualiste. Nous sommes à contre-courant ; notre quête est peut-être très idéaliste, mais nous voulons proposer autre chose : plus qu’une communauté, nous sommes une collectivité », explique Bart.

En pratique cela donne des réalisations étonnantes en milieu précaire : beaucoup de nationalités différentes, quelques sans-papiers, une balance hommes/femmes équilibrée, des enfants, des personnes âgées, des animaux domestiques… et une vie commune pourtant bien régulée. Des douches individuelles ont été installées ainsi qu’un grand réfectoire commun et des petites cuisines à chaque étage.

Moins surpeuplé que Gesù, le 123 offre un panel d’activités ou d’espaces communs : un atelier de réparation de vélos, un autre apprenant les techniques de travail du bois, bureau administratif collectif, un local pour enfants, une salle télé-médias, un atelier informatique, un autre de couture et une petite chambre servant de salle de sport, un atelier peinture, une friperie à prix libre permettant d’échanger des vêtements et enfin un bar où chaque dimanche le collectif propose une table d’hôte ouverte à tous.

Tous les matériels usagés sont récupérés, réparés, revendus, recyclés ou jetés dans un esprit de partage et de soutien. « L’important est de maintenir un espace de vie sociale ouvert, sûr, d’avoir des idées de développement et des projets qui s’ouvrent, souligne Bart De Win. Nous ne sommes pas complètement fermés et en marge de la société, explique-t-il. Nous recherchons une cohabitation paisible dans des temps difficiles. Il n’y a pas de réinsertion obligatoire. La sécurité est assurée et nous investissons ce qui est nécessaire pour rendre le logement habitable (les rapports des pompiers quant à la sécurité des logements sont positifs), mais surtout nous proposons une certaine convivialité. Les premiers soins de santé peuvent être donnés par les habitants, les besoins des uns et des autres sont rencontrés par la totalité des occupants du 123. »

Une solidarité qui contraste avec l’ambiance du Gesù.

Ces derniers attendent avec inquiétude une possible expulsion au printemps mais surtout l’angoisse, l’insécurité et la précarité quotidienne qui les tenaillent font de leur quotidien un véritable enfer.

Articles similaires :

Les quatre du « Secours rouge » traités en terroristes


Mis en ligne le 01/03/2013

Ils sont renvoyés en correctionnelle sous cette prévention.

C’est un petit coup de théâtre. La chambre des mises en accusation de Bruxelles a décidé, jeudi, de renvoyer Bertrand Sassoye, ancien membre des CCC (Cellules combattantes communistes), l’ex-truand Constant Hormans, le réfugié libanais Abdallah Ibrahim Abdallah et la journaliste RTBF Wahoub Fayoumi, membres du collectif de soutien aux prisonniers politiques révolutionnaires appelé « Secours rouge », devant le tribunal correctionnel pour participation à des activités terroristes.

L’arrêt réforme en tout point la décision que la chambre du conseil de Bruxelles avait prise en avril 2012.

Les quatre inculpés sont soupçonnés d’avoir apporté un soutien à une organisation qualifiée de terroriste, le PCPM (parti communiste politico-militaire). Ce parti italien, démantelé en 2007, était une résurgence des Brigades rouges.

En avril 2012, la chambre du conseil de Bruxelles avait considéré qu’il n’y avait pas de charges suffisantes pour poursuivre les inculpés pour faits de terrorisme et n’avait retenu qu’une tentative de faux.

Le parquet fédéral n’avait pas accepté le verdict et avait interjeté appel. Avec les résultats que l’on sait.

Ce dossier avait défrayé la chronique dès juin 2008, à l’occasion de spectaculaires perquisitions, menées notamment à la RTBF, où travaille Wahoub Fayoumi. Quatre personnes avaient été incarcérées : Bertrand Sassoye, un des quatre membres des CCC auteurs d’une campagne d’attentats en 1984 et 1985; Constant Hormans; le Libanais Abdallah Ibrahim Abdallah et Mme Fayoumi.

En cause : leur soutien présumé au PCPM, dont les membres étaient dans le viseur des services secrets italiens. Quelques activistes avaient été interpellés après un braquage à la voiture-bélier contre un distributeur de billets. Des fouilles chez un des dirigeants du groupuscule avaient mené les enquêteurs transalpins vers des fûts métalliques.

Dans l’un d’eux, figuraient des photos d’identité des quatre du Secours rouge, avec une note manuscrite, reprenant leurs noms et caractéristiques anthropométriques.

D’après les études graphologiques, la note était de la main de Bertrand Sassoye. Dans un autre fût, des cartes d’identité vierges italiennes avaient été découvertes. Ce qui avait conduit les enquêteurs à estimer qu’ils s’apprêtaient peut-être à entrer en clandestinité pour mener leur combat.

La juge d’instruction belge Berta Bernardo-Mendez avait retenu la participation à un groupe à vocation terroriste. Ce qu’ont toujours contesté les défenses des quatre inculpés. « Le lien était par ailleurs particulièrement ténu entre ces documents d’identité et les photos », relevait, devant la chambre du conseil, Me Christophe Marchand, avocat de Wahoub Fayoumi. « Ce dossier a été mené à la légère : il y a eu un grand acharnement du parquet fédéral », ajoutait-il.

Au lendemain de la décision de la chambre du conseil, la défense s’était réjouie. « En estimant que les charges étaient insuffisantes pour les infractions à caractère terroriste, la chambre du conseil a pris en compte la liberté d’expression et la liberté d’organisation. Elle a considéré que la seule sympathie pour une organisation dont l’une des tâches serait liée à la lutte armée, n’est pas suffisante pour considérer qu’il existe une participation à un groupe terroriste », commentait Me Alexis Deswaef, le conseil de Constant Hormans.

Criminalisation des mouvements sociaux?

Les défenseurs des quatre inculpés étaient d’autant plus confiants qu’en Italie, le dossier ouvert à charge des membres du PCPM s’était dégonflé. L’arrêt d’assises, qui avait retenu l’appartenance à une organisation terroriste a été cassé par la Cour de cassation et la cour de Milan a considéré que le PCPM n’était pas une organisation terroriste. Jeudi, la déception et le scepticisme étaient grands dans leurs rangs.

De son côté, la Ligue des droits de l’Homme s’est dite inquiète de l’interprétation de la loi relative aux infractions terroristes donnée par la chambre des mises. Selon elle, l’arrêt met en lumière le risque de criminalisation des mouvements sociaux induit par des lois anti-terroristes particulièrement floues. Il met aussi en évidence la nécessité d’évaluer l’arsenal législatif adopté depuis 2003 pour lutter contre le terrorisme.

source

Yves Leterme et Monica De Coninck à un concert de Tsahal


Une après-midi anversoise fait beaucoup parler d’elle dans les milieux propalestiniens. Ceux-ci ont en effet eu l’attention attirée par l’affiche d’une invitation lancée par deux organisations, Christenen voor Israel (les chrétiens pour Israël) et le B’nai B’rith Antwerpen (filiale anversoise d’une organisation juive qui se dit active dans

la défense des droits de l’homme et la défense de l’Etat d’Israël). Le concert sera donné dimanche par l’orchestre de « Tsahal », l’acronyme hébreu qui désigne l’armée israélienne. Orateur : Yves Leterme, ex-Premier ministre parti à Paris à l’OCDE. La ministre fédérale de l’Emploi, la SPa Monica De Coninck, devrait également assister à cet événement musical.
Plusieurs organisations propalestiniennes s’étranglent d’indignation à propos de ces parrainages. Ainsi, l’Association belgo-palestinienne a émis un communiqué pour dire son opposition, notamment, « à ce qu’un représentant du gouvernement fédéral cautionne un tel événement par sa présence (…). Il est impensable que, dans la situation actuelle, alors qu’Israël une fois de plus bafoue le droit international et humanitaire en s’attaquant à des civils, notre gouvernement se voie représenté à une manifestation qui met à l’honneur l’armée israélienne ».
De son côté, la députée Ecolo Zoé Genot a interpellé Mme De Coninck.
L’armée d’Israël, qui se décrit comme « la plus morale du monde », est aux yeux du droit international une armée d’occupation. Et son activité répressive a souvent tué des civils innocents, comme en attestent les rapports des ONG compétentes en droits humains. BAUDOUIN LOOS »LE SOIR » DU MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012

Belgique : Objection, Votre Honneur !


A toute la Rédaction de La Libre (quoi ?) Belgique
Mesdames, Messieurs,
Vous trouverez ci-dessous (et en annexe) un article que j’aimerais voir paraître dans le quotidien auquel je suis abonné depuis plus de 50 ans sans interruption.
Je ne reconnais plus le beau Pays dans lequel je suis né et dont le titre de votre journal porte encore, de façon plus que discrète il est vrai (!), le nom. Son contenu par contre est honteusement déséquilibré au profit de la « Fédération Wallonie-Bruxelles » dont on peut se demander quelle existence légale elle a.
Ce Pays a fait l’objet d’un démantèlement systématique et sournois depuis de nombreuses années auquel un homme raisonnable ne peut souscrire.
Tous les pouvoirs, y compris celui des médias dont le vôtre, ont finalement emboîté le pas à une poignée de petits mouvements d’extrémisme linguistique car ils y ont vu l’intérêt minable de « diviser pour régner » plutôt que de promouvoir le multilinguisme et multiculturalisme à portée de main.
Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments distingués (mais aussi de mes sincères condoléances).
Philippe Grell, Ing. Civ. AILg-AIM.

 
Objection, Votre Honneur !
 
 
Je ne pourrai jamais admettre ce qu’ils ont fait de mon beau Pays ! Mon entendement et ma sensibilité se révoltent face à la cupidité stupide ! Car c’est le non-sens le plus total qui l’a emporté ! La Belgique n’existe plus. Ils l’ont miné progressivement en catimini. Ils l’ont empoisonné en douceur depuis près d’un siècle. Ils sont arri­vés à convaincre fallacieusement l’opinion pu­blique par tous les moyens. Ils ont distillé sa mort. Et maintenant, elle agonise seule d’un cancer linguistique sournois dans l’indifférence générale. Elle n’est plus qu’une baudruche vide et sans vigueur dont on se moque : « La Belgique de papa », ah! ah!
 
Les dirigeants de ce Pays devraient être congédiés pour fautes graves sans autre forme de procès. Ils ont lourdement fauté contre l’esprit humain, et en toute connaissance de cause. La scission fédérale de la Bel­gique en communautés linguistiques est une erreur monumentale. On a privilégié l’égoïsme régional au détriment de l’altruisme national et européen, le laisser-aller mono-culturel à l’encontre de l’effort pluriculturel, le repliement sur soi plutôt que l’ouverture au monde, les intérêts particuliers sur l’intérêt général, la satisfaction factice immédiate sur le bonheur prolongé, la politicaille de clocher sur la vision politique à long terme, l’extrémisme intolérant sur la sage modération, etc. Tous les compromis, chantages, concussions, malversations, bakchich, pots-de-vin sont bons pour autant que cela rapporte en pouvoir et en argent ! On ne parle plus que de rattachement à la France, de Fédération Wallonie-Bruxelles, d’indépendance de la Flandre… La Belgique ? Connais pas ! On ose même prétendre qu’elle n’a jamais existé ! Bref, on est en pleine décadence et contrevérité.
 
« Du pain et des jeux » pour esbaudir la population… Il n’y a plus de semaine sans fêtes pour faire oublier le quotidien devenu trop lourd, les cadences de travail insupportables, le stress permanent, le harcèlement professionnel, la violence conjugale, le désœuvrement et le chômage, le poids de l’administration publique,… C’est le showbizz qui s’y retrouve avec des grand’messes et festivals un peu partout tout l’été… Les sports aussi, devenus de vastes entreprises financières de spectacle, corrompues par l’argent et la drogue (tour de France frelaté par des moyens sophistiqués, matches de foot truqués, gains invraisemblables, jeux olympiques juteux, etc.) et déviés de leur sens initial de compétition amateur et d’ « esprit fair-play ».
 
Tout est pourri par l’argent. Tout le monde le sait. On ne cesse de le dire. Personne ne réagit sérieusement. Qu’est-ce que c’est que ces positions invraisemblablement risquées que les grandes banques laissent prendre, en se voilant la face, à quelques « traders » ambitieux qui sont prêts à tout ? Qu’est-ce que c’est que ces honoraires pantagruéliques de certains CEO restructurant des entreprises pour les mener à la faillite ? Qu’est-ce que c’est que ces financiers investisseurs qui sont prêts à mettre à plat l’économie d’un pays en délocalisant pour rémunérer davantage leurs capitaux ? Qu’est-ce que c’est que ces sommes invraisemblables payées à des individus pour shooter sur un ballon ou frapper une balle de tennis ? Qu’est-ce que c’est que ce pactole du commerce des armes dont tout le monde sait que chaque pièce tue (hypocrisie : si c’est pas moi, c’est un autre qui en profitera !) ?
 
La Belgique, mon Pays, va très mal et tout le monde s’en fout !
 
                                                                                                          Philippe Grell, Ing. Civ.
Objectionc.doc
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philippe.grell@skynet.be via hotmail.com
16 oct. (Il y a 11 jours)

destinataires masqués

Monsieur,

Nous accusons bonne réception de vos considérations qui ne pourront faire l’objet d’une publication dans nos colonnes car nous manquons de place.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.

LA LIBRE
LA REDACTION

De : philippe.grell@skynet.be [mailto:philippe.grell@skynet.be]
Envoyé : dimanche 14 octobre 2012 16:02
À : LLB-Direction; Laporte Christian; LLB-Rédaction; Duplat Guy; Paquet Philippe
Objet : Objection, Votre Honneur !

La Belgique durcit la traque aux faux touristes


Du fb d’Isabelle Durant :

Jt de la rtbf : Une délégation tunisienne invitée à venir observer le déroulement des élections communales par Wallonie Bruxelles International s est vue refuser l’acces par l Office des Étrangers ! Bravo pour la coopération et le soutien à la transition démocratique.

LeSoir du 28 juillet  2012page 1 : Comment la Belgique durcit ses frontières

Page 2

Samedi 28 juillet 2012

Pénétrer en Belgique : cela devient plus difficile pour les étrangers hors de la zone Schengen.

L’aéroport de Bruxelles-National est la première porte d’accès au pays en raison du nombre de vols internationaux reçus jour après jour. De plus en plus de voyageurs se voient refuser l’accès au pays.

C’est le résultat d’un durcissement de la politique d’accès au territoire belge, et plus largement à l’espace Schengen.

Différentes mesures du gouvernement vont dans ce sens.

Lorsqu’ils sont recalés au contrôle de la police des frontières, les voyageurs « suspects » font l’objet d’une enquête de l’Office des étrangers. Compétent notamment pour l’accès au territoire et l’éloignement des étrangers, c’est lui qui décide dès lors de leur sort. Combien de dossiers sont refusés exactement par l’Office ? L’information ne nous a pas été donnée.

Par contre, on connaît le nombre de refus d’entrée sur le territoire. Il a augmenté de près de 300 % entre 2007 et 2011. Par ailleurs, 73 % des demandes de visas touristiques déposées auprès de l’Office ont été refusées en 2011 (voir graphiques).

Les causes sont diverses.

Certaines sont objectives et spécifiquement prévues dans les textes de loi : faux documents, documents incomplets ou moyens de subsistance insuffisants. Dans d’autres cas, les motifs sont plus subjectifs : le motif du voyage est, en effet, laissé à l’appréciation du contrôle policier à l’arrivée en Belgique (voir reportage en page 3).

Après l’examen de leur situation, une bonne partie des voyageurs est reconduite dans son pays d’origine. On compte en moyenne 2,8 expulsions par jour effectuées par la police de l’aéroport. Parmi celles-ci, des voyageurs à peine arrivés et des personnes en situation irrégulière en Belgique refusant de quitter le territoire.

D’après les agents que nous avons pu interroger, les autorités politiques ont fixé un objectif de cinq expulsions par jour.

Cependant, cela reste une utopie de penser que ce quota puisse être atteint. Seuls quatre policiers sont mandatés pour assurer des retours forcés.

C’est insuffisant. Ils sélectionnent donc les vols et les rapatriements à effectuer.

« Nous sommes bien conscients de manquer d’effectifs policiers au sein de l’aéroport. Mais pour l’instant, c’est comme ça », confie notre source, qui confirme, du reste, que l’objectif des cinq expulsions est réel.

Selon nos informations, c’était une exigence de la N-VA, du temps où elle participait à la négociation gouvernementale.

Mais même après le départ de la N-VA des négociations, l’objectif est resté…

Si nous avons pu évaluer assez précisément l’ampleur des « éloignements forcés » à Bruxelles-National, il est difficile de l’établir à l’échelle de l’ensemble du territoire belge.

Avec Zaventem, il existe 13 points de contrôle frontalier pour entrer en Belgique.

Pour les autorités belges, les éloignements forcés doivent toutefois rester l’exception : on préfère privilégier les retours volontaires. Pour une personne en situation irrégulière à peine arrivée ou installée en Belgique, la législation belge prévoit aujourd’hui un délai de 30 jours au lieu de cinq précédemment, après la réception de l’ordre de quitter le territoire.

« Les retours volontaires restent la priorité des ministres compétents », selon notre source proche du gouvernement.

Mais force est de constater que les retours forcés sont toujours plus nombreux.

Entretien

« Les frontières ? Une zone grise »

Nancy Bracke est attachée au service Contrôle des frontières de l’Office des étrangers.

Pourquoi y a-t-il encore un contrôle des frontières effectué en Belgique ?

Il y a treize contrôles frontaliers en Belgique, comme c’est le cas dans les aéroports de Bruxelles et de Gosselies mais aussi dans les ports. Le contrôle aux frontières sert à éviter l’immigration illégale, les mariages blancs…

Sur quelles bases rendez-vous vos décisions de refus d’accès au territoire lors de courts séjours ?

Les agents de police des postes frontières rédigent un rapport après un examen approfondi. Faute de moyens suffisants, nous ne rencontrons pas les personnes concernées. Le plus souvent, nous suivons le compte rendu de la police.

Vous faites donc entièrement confiance à la police ?

Oui, nous n’avons pas le choix. La police est la première instance compétente à la frontière, pour vérifier les faux documents et les personnes suspectes.

C’est-à-dire ?

Les policiers qui contrôlent les arrivées en ont l’habitude. Il y a des profils suspects. Ils repèrent les personnes nerveuses. Ils peuvent voir de loin si quelque chose est louche.

Ce contrôle est donc sans faille ?

Évidemment non. Et on doit l’admettre, on est dans une zone grise. Comme partout, certains policiers sont plus stricts que d’autres mais nous ne voulons pas les contrôler. On se rend parfois compte qu’un policier est plus strict qu’un autre. De nombreuses personnes refoulées que nous avons rencontrées avaient leurs documents en règle.

Certaines viennent rendre visite à leur famille. En leur refusant l’accès à la Belgique, n’avez-vous pas l’impression de briser des vies ?

C’est peut-être vrai que certains vont payer pour ceux qui fraudent. Sur le papier, tout peut être bien en ordre et la personne peut être malhonnête. Et vice versa. En cas de doutes, on peut rentrer en contact avec la personne ou la famille.

Propos recueillis par Sandrine Lana (st.)

Mettre les pieds en Belgique : tous ne sont pas égaux

Reportage

Aéroport de Zaventem, 14 heures. Zone des arrivées des vols long-courriers. Ici, les non-Belges n’échappent pas au contrôle d’identité. Deux policiers du contrôle des frontières posent des questions d’ordre général sur le motif de la venue et vérifient les passeports. José P. vient de débarquer. Ce Vénézuélien s’apprête à revoir son ami d’enfance, installé en Belgique.

Le jeune homme présente son passeport. Il « n’a pas assez de moyens de subsistance » pour séjourner en Belgique. Suit un deuxième contrôle plus poussé : motif de la visite, contrôle des documents… Le refus se confirme. Il attendra son vol retour au centre Inad (réservé aux personnes « inadmissibles ») situé en bout de pistes de l’aéroport.

Quel que soit le motif de l’expulsion après le second examen, les personnes refoulées se retrouvent au centre Inad avant de reprendre un vol vers leur pays d’origine. Au mur du centre, un planisphère : l’Europe et son espace Schengen. Autour d’une table, des Albanais finissent un puzzle. Le Centre pour l’égalité des chances souligne dans son rapport « les difficultés que rencontrent les étrangers Inad qui souhaitent contester le bien-fondé de la décision de refoulement ». Vincent Lurquin, avocat et ancien président du Mrax (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie), s’indigne : « S’il y a une zone de non-droit en Belgique, c’est bien là. En théorie, il devrait y avoir un avocat pro deo proposé à chaque personne. Pour qu’un recours ait une chance d’aboutir, il faut prouver l’extrême urgence, le préjudice grave. Pour un touriste, on n’y arrive pas. »

José retourne donc chez lui.

Quelques semaines plus tard, il revient, il a un peu d’argent en poche et dispose d’une prise en charge en bonne et due forme de ses amis. Cela les engage légalement à subvenir à ses besoins pour la durée du séjour. Au contrôle frontière, il est à nouveau écarté et recalé. Les documents ont pourtant été remplis. « La prise en charge signée par la commune n’est pas conforme ; elle n’a pas été transmise à l’Office des étrangers !, explique l’ami de José. Alors, l’Office a refusé son entrée pour des papiers non envoyés. Pourtant, ce n’est pas de notre faute ! »

En 2011, 45.273 demandes de visas touristiques ont été introduites. 73 % ont été refusées, d’après les chiffres de l’Office des étrangers (voir graphique ci-dessus). Pis encore, d’autres, dont la plupart des pays d’Amérique qui n’ont pas besoin de visa, risquent de se voir refuser l’accès au territoire à leur arrivée.

Souvent sans en comprendre la raison.

Pour Me Lurquin, le problème est que « ces hommes et femmes venant pour un court séjour sont présumés coupables dès l’arrivée ». Les motifs des visites sont souvent évoqués en cas de refus : « On veut éviter les mariages blancs et les demandes d’asile », indique la police de l’aéroport.

Mais il peut y avoir des erreurs d’appréciation. « Ce n’est pas une science exacte, déplore Guy Cordeel, commissaire principal du Contrôle frontière à l’aéroport de Bruxelles-National. Oui, si quelqu’un nous dit vouloir visiter la Belgique, on peut lui demander de situer Arlon et Bruges sur une carte muette. »

Encore faut-il prouver que l’on ne veut pas rester en Belgique. « Comment le prouver légalement ? », s’insurge Me Lurquin.

Après l’interrogatoire, la police remet un rapport à l’Office des étrangers. « L’Office décide sur base du contrôle policier. Il ne traite pas des gens mais des dossiers : cela changerait tout s’il voyait directement les gens ! », ajoute Me Lurquin.

Et l’Office en convient.

Les situations se dénouent parfois (miraculeusement) grâce à l’intervention d’un politique haut placé.

La part d’arbitraire dans les contrôles de la police est réelle.

« Si ça avait été moi lors du contrôle, il serait entré », avoue un policier du contrôle frontière, en parlant de José.

« Un autre policier a conseillé de faire appel de la décision qu’il trouvait injuste », explique l’ami de José.

Vincent Lurquin parle de certains « objecteurs de conscience » à l’Office des étrangers. Ceux qui ne respectent pas les procédures et laissent primer la personne.

« Ce sont des êtres humains… »

Si un Européen voyage (à peu près) partout sans trop de difficultés, pour les non-Européens, c’est clairement moins évident.

Les démarches administratives n’en finissent pas, surtout lorsque le voyageur est peu fortuné et qu’une prise en charge de l’hôte est nécessaire.

L’Office des étrangers en convient : les Canadiens ou les Américains n’ont pas de souci aux postes-frontières belges.

Les ressortissants d’autres pays moins favorisés connaîtront, eux, des difficultés.

« Les autorités ne veulent pas reconnaître que la Belgique n’est pas un Eldorado pour tout le monde », s’inquiète Vincent Lurquin. Pour l’avocat, « une meilleure législation des voyages de courte durée limiterait les séjours illégaux en Belgique et c’est là une partie de la solution ».

Toutes les parties interrogées s’accordent pour dire que la situation n’est pas près d’évoluer vers une meilleure fluidité aux frontières, ni en Belgique ni en Europe.

La rigidité est la voie choisie pour rendre étanches les frontières.

Michel Khleifi sur liste noire ? rev.


Horaire Actor’s studio

Zindeeq
Mercredi 10/10 VO st Fr 19:00
Jeudi 11/10 VO st Fr 19:00
Vendredi 12/10 VO st Fr 19:00

Nicolas Crousse
Vendredi 5 Octobre 2012, 17h49 | mise à jour Vendredi 5 Octobre 2012, 23h5

Le réalisateur de Noce en Galilée se dit black-listé. L’étrange silence qui entoure la sortie de son dernier film, Zindeeq, en témoignerait-il ? Pour le Palestinien de Bruxelles, qui enseigne à l’INSAS, poser la question c’est y répondre.

  • ©AFP

Depuis mercredi, on peut découvrir le nouveau film de Michel Khleifi, Zindeeq. L’auteur palestinien de Noce en Galilée, jadis courtisé par Hollywood, signe un bien joli film, qui plante son décor dans sa ville natale de Nazareth. Le problème, c’est que pratiquement personne n’en parle. Que la vision de presse, organisée il est vrai sur le tard, n’a déplacé qu’une fort maigre poignée de journalistes. Qu’aucune interview ne fut demandée au cinéaste – à part Le Soir. Que le film, tourné en 2009 et présenté peu après aux Etats-Unis, a mis un temps fou à atterrir sur nos écrans. Qu’il n’est en vérité visible qu’au seul Actor’s studio, au centre de Bruxelles, à raison d’une seule séance par jour. Et qu’en somme, la sortie du film de ce cinéaste qui fait partie depuis longtemps du paysage cinématographique belge (il vit ici, et enseigne à l’INSAS) ressemble à une petite catastrophe.

Un incroyable gâchis… d’autant que le film de Khleifi, qui suit le retour à Nazareth d’un Dom Juan cherchant à comprendre les origines du conflit israélo-palestinin, est assez convaincant. Alors quoi ? Qu’est-ce qui coince ? Qu’est-ce qui explique ce ratage quasi complet ?

Nous passons près de deux heures avec Michel Khleifi, mardi passé, à deux pas de la rédaction. Son sentiment, face au silence radio qui entoure son film ? « J’ai dans le milieu la réputation d’être pro-palestinien. Et on me le fait chèrement payer, depuis le film que j’ai réalisé en 2003 avec un cinéaste israélien (Eyan Sivan). » Route 181, le nom du documentaire qui fait alors controverse, est en avril 2004 violemment attaqué par Claude Lanzmann, le réalisateur de Shoah, qui demande qu’il soit retiré de la programmation du festival parisien Cinéma du réel, à Beaubourg. D’autres artistes, tels que Sollers, BHL ou Arnaud Desplechin, se rangent derrière la colère de Lanzmann, à laquelle Jean-Luc Godard, Todorov, Maspero ou Banks réagissent tout aussi virulemment, en signant une contre-pétition.

L’objet de la controverse ? Le documentaire revenait sur le plan de partage de la Palestine, décidé en 1947 par la résolution 181 de l’ONU, en s’appuyant sur des témoignages d’Israéliens et de Palestiniens. Sujet inlassablement sensible. « On a accusé le film de jeter de l’huile sur le feu, explique Khleifi. Tout cela parce que nous revenions sur la carte de 1947. Cela a laissé un très grand traumatisme dans la société palestinienne. Avec une question demeurée irrésolue : que faire avec cette mémoire en forme de blessure ? »

La controverse de 2004 aurait-elle laissé des traces ? Khleifi en est convaincu. « C’est bien simple : depuis, je suis sur liste noire. Les portes se sont fermées. Je ne trouve plus d’argent… même à Arte. Et même les distributeurs qui hier encore étaient amis me tournent le dos. » Reste la CNC, petit distributeur indépendant installé à Schaerbeek, qui a eu le courage mais surtout l’intelligence de sortir Zindeeq : un film paradoxalement moins politique qu’existentiel, qui s’inscrit dans la tradition des films d’errance d’Antonioni, le maître du cinéma italien.

Dans Zindeeq, Khleifi aborde une nouvelle fois la question des origines. Et revient sur l’héritage de 1948, au regard de la transformation de la société palestinienne d’aujourd’hui. « Ce que je regrette, dit-il en guise de conclusion, c’est que mon film, réalisé en 2009, a annoncé d’une certaine façon beaucoup d’événements d’aujourd’hui, tels que la dislocation de la société arabe, le poids du passé, la difficulté de se réinventer… et qu’on en n’aura finalement pas parlé. » Un sacré gâchis, décidément.

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Art 1030


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Art 1030  :  2 week-ends
250 artistes à parcourir
250 kunstenaars
130 lieux à découvrir
130 openateliers te ontdekken

Trois ans déjà se sont écoulés depuis notre dernier parcours d’artistes. Aujourd’hui, l’opportunité nous est donnée de vérifier à quel point Schaerbeek redevient un écrin à la mesure des artistes qui y vivent de plus en plus nombreux. Cette nouvelle édition vous permettra de découvrir ou de redécouvrir les talents de quelque 250 artistes de notre belle commune. Je suis certain que les Schaerbeekois, comme toutes celles et ceux qui aiment notre commune et ses artistes seront émerveillés devant tant de talents. Comme un clin d’œil, Ingrid Schreyers placera devant le domicile de chaque exposant un pavé mosaïque invitant à entrer…Je tiens à remercier tous nos partenaires dans cette belle aventure artistique et bien sûr, tout particulièrement nos artistes. Merci de nous permettre d’exister encore mieux ensemble, dans une cité qui nous rassemble autour de ce que nous avons de meilleur en nous-mêmes.

Bonnes découvertes !

Votre Echevin de la Culture (FR), l’Instruction Publique,  et des Bibliothèques francophones de Schaerbeek

Een parcours voor 250 kunstenaars !

Er zijn al drie jaar verstreken sinds ons laatste ‘artiestenparcours’.
Vandaag krijgen we de kans om te tonen hoezeer Schaarbeek terug een kweekvijver is voor de kunstenaars die er zich hoe langer hoe talrijker komen vestigen. Deze nieuwe uitgave zal u toelaten het talent van de ongeveer 250 kunstenaars in onze mooie gemeente te ontdekken of te herontdekken.
Ik ben er van overtuigd dat de Schaarbekenaren, zoals allen die van onze gemeente en zijn kunstenaars houden, verrukt zullen zijn door zoveel talent. Als wegwijzer zal Ingrid Schreyers voor het huis van elke deelnemer aan de tentoonstelling een mozaïek in het voetpad inwerken.

Ik sta erop al onze partners van dit mooie artistieke avontuur te bedanken en in het bijzonder onze kunstenaars. Onze dank om ons toe te laten een innigere samenleving op te bouwen, in een gemeente die ons samenbrengt rond het beste in ons zelf.

Uw Schepen van Cultuur (fr), Openbaar Onderwijs,  en Franstalige Bibliotheken van Schaarbeek

Verhofstadt et la Syrie : « Que faut-il pour que la communauté internationale se réveille ? »


BAUDOUIN LOOS

mardi 18 septembre 2012, 17:29

Un coup de gueule au Parlement européen contre l’inaction des Européens dans la tragédie syrienne : le chef de groupe libéral Guy Verhofstadt ne parle plus, s’agissant de la Syrie, il crie. Par Baudouin Loos

Verhofstadt et la Syrie : « Que faut-il pour que la communauté internationale se réveille ? »

PHOTO ALAIN DEWEZ

Il a résumé son indignation pour Le Soir, en exclusivité.

Pourquoi cet esclandre à Strasbourg la semaine dernière ?

Ce n’est pas la première fois ! J’essaie de faire bouger les choses. On est dans une impasse totale en Syrie ; on craint la guerre mais on y est en plein ! Comment arrêter le massacre ? Eh bien ! il faut commencer par protéger les civils, donc imposer une zone d’interdiction aérienne (« no fly zone »), créer des zones sécurisées aux frontières turques et jordaniennes et des corridors humanitaires y menant. On est intervenu à Benghazi, en Libye, pour prévenir un massacre l’an passé ; on n’a rien fait pour Homs, on ne fait rien pour Alep, et les gens meurent.

Certains vous répondent que le Conseil de sécurité est bloqué par les vetos russe et chinois…

Mais la protection du peuple syrien requiert-elle une formalité du Conseil de sécurité ? Non. On peut agir malgré ce blocage. D’ailleurs, voyons ce qui se passe : les jihadistes y arrivent de partout, ils sont les seuls à venir, à y introduire des armes côté rébellion.

Faut-il armer les rebelles ?

C’est une question à se poser, en effet. Sinon les organisations extrémistes, jihadistes, seront les seules à occuper ce terrain. Des pays amis peuvent prendre cette responsabilité. En attendant, la no fly zone, les zones sécurisées et les corridors humanitaires sont impératifs.

Comment votre opinion est-elle accueillie ?

L’essentiel de mes propos ont été repris dans une résolution du Parlement européen adoptée à une écrasante majorité. Ce qui tranche avec l’attitude de Catherine Ashton, haute représentante de la diplomatie européenne, qui plaide pour une solution politique, demande qu’on laisse du temps à Lakhdar Brahimi, le nouveau médiateur désigné par l’ONU. A-t-elle oublié que Kafi Annan, à ce poste de médiateur, a démissionné avec fracas pour dénoncer son impuissance ?

Mais ce qui compte c’est le Conseil des ministres européen, seul habilité à prendre des décisions.

C’est le problème. Or on y attend posément le verdict des élections américaines en novembre ! Il n’y a pas que le blocage russe, donc. Et, au grand dam de tant de Syriens cruellement déçus par notre attitude, nous ne ferons rien pour empêcher la mort d’autres milliers de civils. Que faut-il pour que la communauté internationale se réveille ?

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