Nadia Boumazoughe sur la “Mission Bienvenue en Palestine”


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Mission bel et bien impossible

J.R (st.)

Mis en ligne le 28/08/2012

Sans surprise, la troisième mission de “Bienvenue en Palestine” est un échec.

C’était couru d’avance, mais ils voulaient tout de même essayer. La centaine de participants à la troisième mission de “Bienvenue en Palestine” n’a pu pénétrer en Cisjordanie. Ils ont pourtant respecté à la lettre l’itinéraire suggéré par un ancien conseiller de la Knesset (le Parlement israélien). Ce dernier expliquait qu’ils n’auraient aucun problème à se rendre en Palestine s’ils décidaient de passer par la Jordanie et le pont Allenby. Résultat : les deux cars pro-palestiniens ont été refoulés au premier checkpoint israélien.

“Aucune raison n’a été donnée pour justifier ce refus”, explique Nadia Boumazoughe, coordinatrice de la mission pour la ville de Bruxelles. “Un soldat israélien est rentré dans le bus, a pris tous les passeports et, après quelques temps, a juste dit qu’on ne pouvait pas passer”. Le deuxième bus n’est même pas parvenu jusqu’au checkpoint, la Jordanie lui ayant refusé l’accès au pont sous ordre israélien.

Pour ses organisateurs, cette mission a une nouvelle fois montré qu’il était pratiquement impossible de pénétrer en territoire palestinien en affichant clairement l’intention de s’y rendre. “Israël se présente comme une démocratie mais tient un véritable blocus autour de la Palestine”, déclare Nadia Boumazoughe.

L’association “Bienvenue en Palestine” effectuera tout de même une dernière tentative en décembre. Les militants essayeront cette fois de gagner Gaza en passant par l’Egypte. Mais l’espoir de réussite n’est pas plus grand de ce côté.

 

“Bienvenue en Palestine” refoulée par les forces israéliennes d’occupation avec la complicité des autorités jordaniennes.

Les autorités jordaniennes et israéliennes ont empêché dimanche une centaine de militants pro-palestiniens venus d’Europe et des Etats-Unis d’entrer en Cisjordanie pour livrer du matériel scolaire à des enfants palestiniens, selon les organisateurs.

Selon Olivia Zemor, une porte-parole de l’opération “Bienvenue en Palestine”, l’un des autobus transportant les militants a été autorisé par les Jordaniens à traverser le point de passage Allenby reliant la Jordanie à la Cisjordanie occupée, mais les Israéliens leur ont demandé de rebrousser chemin.

“Les autorités (israéliennes) ont pris leurs passeports, y ont apposé le tampon ’entrée refusée’ et leur ont demandé de rebrousser chemin”, a dit Mme Zemor qui dirige CAPJPO-Europalestine, une ONG française qui milite pour la fin de l’occupation des territoires palestiniens.

“Le second bus a été empêché de traverser le pont par les Jordaniens à la demande des autorités israéliennes. Ils ont obéi aux Israéliens”, a-t-elle poursuivi.

“Un officier nous a dit : ’Nous avons reçu des ordres d’Israël. Nous ne pouvons pas vous laisser partir’. Nous avons demandé des explications mais en vain. Certains d’entre nous ont alors manifesté”, a-t-elle poursuivi.

A Jérusalem, un responsable du ministère de la Défense a confirmé ces interdictions.

“Un petit groupe de provocateurs, d’émeutiers et de fauteurs de troubles connus sont arrivés au point de passage Allenby plus tôt dans la journée. L’Etat d’Israël a exercé son droit de leur refuser l’entrée et ils sont retournés en Jordanie”, a-t-il dit à l’AFP.

Walid Atallah, un autre porte-parole de l’opération “Bienvenue en Palestine”, a affirmé que “deux autobus transportant 100 militants n’ont pas été autorisés à quitter le territoire jordanien” livrer du matériel scolaire à des enfants palestiniens.

“Les autorités jordaniennes ont estampillé les passeports et fait payer des frais, tout semblait OK. Mais quand les bus sont partis, le dernier point de contrôle avant la Cisjordanie était fermé. Aucune raison n’a été donnée” par Amman, a-t-il dit.

“Cela a été fait délibérément. La Jordanie n’a pas voulu qu’Israël soit responsable de refuser l’entrée aux activistes”, a-t-il dit.

Les autorités jordaniennes n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour commenter cette affaire.

Selon Mme Zemor, “c’est la 4e fois que des militants tentent de se rendre en Palestine” Les fois précédentes, ils étaient notamment arrivés par avion à l’aéroport de Tel-Aviv où ils avaient été refoulés par les autorités israéliennes.

“Nous avons 100 participants, de France, de Belgique, d’Espagne, de Suisse, des Etats-Unis, âgés entre 10 et 50 ans”, a-t-elle précisé. Cinq bus avaient tenté de traverser le pont Allenby.

Selon le groupe, l’opération “Bienvenue en Palestine” répond à une invitation du gouverneur de Bethléem, Abdel Fattah Hamayel, qui demandait des fournitures scolaires pour les enfants palestiniens.

(27 août 2012 – Avec les agences de presse)

Flottille », clap troisième


Renée-Anne Gutter

Mis en ligne le 24/08/2012

Le mouvement de solidarité pro-palestinienne ne baisse pas les bras. Pour la troisième fois, il défie l’interdiction d’accès aux territoires palestiniens.
Correspondante à JérusalemEn juillet 2011 et avril 2012, plusieurs centaines de militants de divers pays d’Europe ont défié la politique d’interdiction d’accès aux territoires palestiniens aux sympathisants étrangers mise en place par Israël. Ils cherchaient à entrer en Israël via son aéroport international Ben Gourion près de Tel-Aviv, en proclamant délibérément leur intention d’aller participer à une semaine d’activités socioculturelles à Bethléem en Cisjordanie, sous la bannière « Bienvenue en Palestine ».Considérés comme fauteurs de troubles par le gouvernement Netanyahou, peu sont arrivés à bon port : les uns ont été arrêtés et refoulés par les autorités israéliennes dès leur atterrissage à Ben-Gourion; les autres n’ont même pas pu embarquer pour Tel-Aviv, Israël ayant transmis aux compagnies d’aviation étrangères des listes d’ »indésirables » qui n’ont pas été autorisés à monter à bord dans leur aéroport de départ.Cette fois, appelant à « poursuivre le combat pour la liberté de circulation en Palestine et contre l’enfermement du peuple palestinien », une centaine de personnes de Belgique, France et autres pays d’Europe vont tenter d’entrer en territoire palestinien par la route via la Jordanie. Leurs organisateurs s’expliquent : en avril dernier, des responsables israéliens ont déclaré que le moyen « approprié » pour arriver en Cisjordanie était de passer par la Jordanie et le pont Allenby, et non par Ben Gourion. « Nous avons donc décidé de les prendre au mot ».

Rappelons que tout étranger voulant visiter la Cisjordanie doit passer par un contrôle frontalier israélien – fût-ce à l’aéroport Ben Gourion, au port de Haïfa ou aux passages terrestres sur la frontière jordanienne. Quiconque est soupçonné de vouloir se rendre en Cisjordanie pour participer à des campagnes anti-israéliennes, est refoulé et placé sur une « liste noire ». Si Israël juge son plan de séjour en Cisjordanie inoffensif, le voyageur ne sera pas expulsé, mais il risque de se voir uniquement autorisé à circuler dans les régions contrôlées par l’Autorité palestinienne, et non en Israël.

Ce vendredi, les participants doivent arriver à Amman par des vols individuels provenant de divers aéroports européens. Tous comptent ensuite se retrouver au pont Allenby sur la rivière du Jourdain, qui sépare la Jordanie et la Cisjordanie. Leur passage en groupe au poste-frontière est prévu pour dimanche, le terminal ne fonctionnant qu’à mi-temps les vendredi et samedi. En attendant, le groupe devrait visiter des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie.

Après avoir franchi le terminal jordanien, traversé le pont et atteint le terminal du côté cisjordanien, les participants comptent de nouveau proclamer leur intention de se rendre à Bethléem pour une semaine de solidarité à l’invitation des notables de la ville et d’associations locales. Dans leurs bagages, ils amènent du matériel scolaire pour la rentrée des classes palestinienne.

Mais comme par le passé, ils savent qu’ils risquent de s’attirer les foudres israéliennes et de se faire refouler sans ménagement – cette fois en territoire jordanien. Car bien que le terminal du côté cisjordanien soit géré conjointement par Israël et l’Autorité palestinienne, c’est Israël qui y garde le contrôle ultime des entrées et sorties des voyageurs et marchandises. Conformément aux accords d’Oslo des années 90.

Encore faut-il que les participants parviennent à franchir le terminal jordanien, voire même à atterrir ce vendredi à l’aéroport d’Amman. Leurs organisateurs craignent notamment que les autorités jordaniennes, soucieuses d’éviter des remous palestiniens sur leur propre territoire, interdisent carrément aux participants de débarquer en Jordanie.

En tout cas, contrairement aux « flottilles aériennes » qui avaient mis la police israélienne sur pied de guerre à l’aéroport Ben Gourion, cette « flottille routière » n’a pas eu beaucoup d’écho jusqu’à présent en Israël. Même si les autorités s’apprêtent à la torpiller dès son arrivée au terminal Allenby, elles n’ont pas fait de tapage à ce sujet. Il est vrai que l’aéroport Ben Gourion, principal portail d’entrée en Israël, se trouve au centre des préoccupations nationales, alors que le terminal Allenby est éloigné, isolé, interdit aux voyageurs israéliens et peu utilisé par les touristes. Il dessert essentiellement les Palestiniens de Cisjordanie et Jérusalem-Est, ainsi que les coopérants et membres d’ONG étrangères qui travaillent en territoire palestinien. Ce qui s’y passe laisse donc l’opinion israélienne indifférente. Et l’agitation que les militants européens pourraient éventuellement y susciter ce week-end ne représente pas une menace substantielle aux yeux des forces de sécurité israéliennes.

source

voir aussi appel

Bienvenue en Palestine août 2012


« Nous, Palestiniens, Israéliens et Internationaux, qui avons participé aux initiatives « Bienvenue en Palestine » de juillet 2011 et avril 2012, vous appelons à poursuivre avec nous le combat pour la liberté de circulation en Palestine et contre l’enfermement du peuple palestinien.

La nouvelle mission qui se déroulera du 24 au 31 août 2012 vise, comme les précédentes, à permettre aux défenseurs des droits de l’homme et des droits nationaux du peuple palestinien de se rendre librement en Palestine.

Puisque des représentants israéliens ont déclaré publiquement en avril dernier (voir la vidéo sur ce site) qu’ils nous avaient bloqués parce que nous voulions passer par l’aéroport de Tel Aviv pour nous rendre en Cisjordanie, alors que le passage approprié aurait été, selon eux, de transiter par la Jordanie et le Pont Allenby, nous avons donc décidé de les prendre au mot.
Nous souhaitons répondre à l’invitation du gouverneur et du maire de Bethléem, ainsi qu’à celle des associations palestiniennes de venir les rencontrer sur place, cet été, pour partager quelques jours leur quotidien, et préparer avec eux la rentrée scolaire, dans un contexte où l’éducation des enfants palestiniens est rendue de plus en plus difficile par la colonisation et l’occupation.
Des femmes, des hommes et des enfants de plusieurs pays ont déjà répondu présents à cet appel et ont pris leur billet d’avion, via Amman. Faites-en autant ! Contactez-nous à contact@bienvenuepalestine.com s’il y a des infos que vous ne trouvez pas sur ce site.

Nous appelons les gouvernements à soutenir le droit des Palestiniens à recevoir des visiteurs, et le droit pour leurs ressortissants respectifs de visiter librement la Palestine.

Les Palestiniens qui nous invitent, tout comme les participants à la mission Bienvenue en Palestine d’août 2012, demandent à pouvoir transiter sans encombre par le Pont Allenby, où il serait difficile à nos dirigeants d’invoquer une quelconque « souveraineté israélienne ».

La police belge aux ordres de l’Etat israélien?


Entretien : MBs

Mis en ligne le 17/04/2012

« Les conventions internationales contre le racisme et la discrimination raciale sont violées

Des manifestations se sont tenues ce lundi à Bruxelles et à Charleroi pour protester contre l’interdiction d’entrer sur son sol formulée dimanche par Israël aux militants de l’opération « Bienvenue en Palestine ». A l’aéroport de Zaventem, plusieurs compagnies (en particulier Brussels Airlines) avaient refusé d’embarquer une centaine de personnes pour Tel Aviv. Entre 100 et 120 manifestants avaient fait entendre leur voix dans le hall des départs et la police belge était intervenue. Bilan : plusieurs arrestations pour trouble à l’ordre public.

Sébastien Courtoy est avocat de la plateforme « Bienvenue en Palestine ». Il a répondu aux questions de La Libre.

La police est intervenue à l’aéroport de Zaventem pour refouler les militants de « Bienvenue en Palestine » qui devaient s’envoler vers Tel-Aviv à destination de Bethléem. Diriez-vous que la police belge est aux ordres du gouvernement israélien

Bien sûr, oui. C’est un constat. Je peux comprendre que l’Etat d’Israël soit souverain et puisse refuser (pour de mauvaises raisons en l’occurrence) l’accès à son territoire d’une série de personnes. En revanche, il est inimaginable que la police belge refuse aux citoyens belges de quitter le territoire belge ! Sur place, j’ai constaté que quand les militants de « Bienvenue en Palestine » ont voulu franchir la frontière, ils se sont fait crosser par la police, ce qui est une violation de la libre circulation des personnes, garantie non seulement par le Traité de Rome, mais qui est aussi un droit constitutionnel.

Je ne vois pas très bien quel serait l’intérêt de la Belgique de mettre des coups de matraque sur ses citoyens, donc c’est effectivement l’Etat israélien qui tient les commandes. Des faits similaires se sont déjà produits par le passé. Et, au lieu de nous aider cette fois-ci, la Belgique fait le boulot à la place de l’Etat israélien. C’est navrant

Aucun pays ne peut donc interdire à une personne de quitter son territoire. Mais ne peut-il pas, en revanche, en interdire l’accès ?

En principe pas, non. Seulement une fois que quelqu’un est sur place, il peut le refouler. La menace brandie par l’Etat israélien auprès des compagnies était d’ailleurs justement de mettre les frais de rapatriement à charge de ces compagnies, plus amendes, et plus menace d’interdiction d’encore atterrir sur les aéroports d’Israël. Un Etat peut édicter tout ce qu’il veut, certes, mais il y a ici une violation flagrante des règles de droit international. Comment un Etat peut-il a priori refuser l’accès à son territoire à des personnes qu’il n’a jamais interrogées pour savoir quel est le but de leur voyage, qu’il n’a jamais fouillées pour voir si elles transportent quelque chose de dangereux, etc. ? Les conventions internationales contre le racisme et la discrimination raciale sont violées !

Selon certaines sources, le ministère des Affaires extérieures aurait “fait exécuter cette décision”. Avez-vous entendu cela ?

Non, mais j’en ai la conviction en effet. Car quelques jours avant le départ avorté de dimanche, en Belgique et dans les autres pays concernés, des représentants du ministère des Affaires étrangères ont convoqué les « chefs » des délégations (là, ils pouvaient être reçus par le ministre, c’est marrant) pour dire qu’ils avaient reçu de l’Etat israélien une liste de persona non grata. Pourquoi l’Etat israëlien s’en cacherait-il, d’ailleurs, puisque tout lui est permis ?

Les compagnies aériennes peuvent-elles légalement être menacées de sanctions ?

Oui. Mais il y aurait une autre solution : arrêter tout commerce avec le pays à l’origine de la menace. Bien sûr, si tout le monde ne voit que son intérêt personnel et ferme les yeux, les compagnies font ce qu’elles ont fait : refouler des gens sans raison. Mais Brussels Airlines aurait pu décider de ne plus desservir Israël Ou alors de transporter les personnes et de les rapatrier : c’était payable.

Etait-ce de la provocation de passer par Israël ?

S’il est impossible d’atterrir en Palestine, c’est parce que tous les aéroports payés avec l’argent des impôts européens ont été détruits là-bas de façon à ce que tous les arrivées et départs soient filtrés par Israël ! Alors la vraie question n’est ni provocation ni terrorisme, mais est : qu’est-ce que l’Etat israélien a à cacher pour refouler ainsi des observateurs étrangers ?

Si un autre Etat qu’Israël avait agi de la même façon, que se serait-il passé ?

Je ne suis pas activiste. Simplement avocat, depuis douze ans. Mais je dis qu’aucun autre Etat n’aurait pu se permettre cela. Vous savez, on ne s’attaque jamais qu’au plus faible. Depuis quatre ou cinq ans, on a des procès d’islamistes en Belgique : on dirait qu’il n’y a d’extrémistes que chez les musulmans…

source : La Libre

« Bienvenue en Palestine »: 47 étrangers en instance d’expulsion d’Israël


AFP

Mis en ligne le 16/04/2012

Un total de 79 militants de la cause palestinienne se sont vu refuser l’accès au territoire israélien ce week-end pour une période de cinq ans.
Quarante-sept militants étrangers, dont 24 femmes et 23 hommes qui ont participé à l’opération « Bienvenue en Palestine » étaient en instance d’expulsion d’Israël lundi soir, a indiqué une porte-parole des services israéliens d’immigration Sabine Hadad.

« Il reste 47 personnes qui attendent leur expulsion, parmi eux figurent 37 Français, 8 Britanniques, un Italien et un Canadien », a affirmé la porte-parole, précisant que onze manifestants avaient déjà été expulsés dans la journée de lundi.

« Ceux qui restent seront rapatriés par les mêmes compagnies aériennes qui les ont transportés en Israël dès qu’il y aura des places disponibles pour eux », a-t-elle ajouté sans être en mesure de préciser à quel moment ces procédures d’expulsions seront achevées.

Un total de 79 militants de la cause palestinienne se sont vu refuser l’accès au territoire israélien ce week-end pour une période de cinq ans.

Dans un communiqué, les organisateurs français de l’opération « Bienvenue en Palestine » ont annoncé que la cinquantaine de participants encore en Israël « entamaient une grève de la faim, en solidarité avec la journée des prisonniers palestiniens du mardi 17 avril d’une part, et pour exiger à nouveau leur droit élémentaire à circuler librement vers la Cisjordanie occupée, notamment vers Bethléem ».

Selon Olivia Zémor, l’une des organisatrices françaises, « les mesures draconiennes prises par le gouvernement et les services secrets israéliens pour empêcher le millier de volontaires de rejoindre la Palestine se sont transformées en désastre diplomatique et politique pour (le Premier ministre Benjamin) Netanyahu et sa clique ».

Seule une demi-douzaine d’activistes pro-palestiniens ont réussi à gagner leur destination, la ville de Bethléem, en Cisjordanie, a précisé Mme Zémor. M. Netanyahu s’est félicité dimanche de l’efficacité des services de sécurité contre l’opération qui menaçait, selon les dirigeants israéliens, la sécurité de l’aéroport Ben Gourion.

Cette initiative, du 15 au 22 avril, lancée pour la troisième année consécutive, consiste à tenter de faire venir en Cisjordanie des sympathisants du monde entier via Tel-Aviv, afin de dénoncer le contrôle par Israël des accès aux Territoires palestiniens occupés.

Sur quelque 1.500 participants espérés, dont 500 à 600 Français, moins d’une centaine est arrivée jusqu’à Tel-Aviv, la grande majorité ayant été bloquée à l’embarquement à la demande des autorités israéliennes.

Une dirigeante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hanane Achraoui, a rendu hommage dans un communiqué aux militants de cette opération qui « ont courageusement défié les politiques israéliennes de siège, d’apartheid et de discrimination en tentant d’entrer en Palestine ce week-end ».

« De telles actions de résistance populaire et non violente dévoilent les pratiques coloniales et oppressives du gouvernement israélien », a ajouté Mme Achraoui en exhortant les pays concernés à « protéger leurs ressortissants de la persécution et à empêcher leurs compagnies aériennes de devenir des instruments de la coercition israélienne ».

Les Etats-Unis ont pour leur part défendu le droit de leur grand allié dans la région d’expulser les militants. « Israël est un pays souverain et comme tel, il a le droit de contrôler les flux de personnes et de biens » à ses frontières, a estimé à Washington un porte-parole du département d’Etat, Mark Toner.

source : La Libre

Air France : « Etes-vous de confession juive ? »


anniebannie : Ne pas rater les commentaires, excellents

lundi 16 avril 2012, par Alain Gresh

Des centaines de militants européens et étrangers souhaitaient se rendre en Palestine pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien. Ils ne venaient ni poser des bombes, ni attaquer des bâtiments publics. Israël a décidé de leur interdire l’accès aux territoires palestiniens : une nouvelle preuve que ceux-ci sont, purement et simplement, des territoires occupés.

Pour cette violation du droit de circuler librement, le gouvernement israélien a bénéficié de la complaisance des gouvernements européens, qui ont tout fait pour mettre en œuvre l’interdiction. Et les compagnies européennes y ont contribué, au nom de la convention de Chicago (lire la justification d’Air France, « Air France, Easyjet ou Lufthansa annulent des billets vers Israël », 15 avril.)

Laissons les aspects politiques et diplomatiques de cette affaire pour aborder un autre point : si Air France est tenue d’appliquer la convention de Chicago, peut-elle le faire en violant la Déclaration universelle des droits de l’homme et les lois françaises ? Il est interdit, en effet, de discriminer une personne en fonction de sa couleur ou de sa religion. C’est pourtant ce qui s’est passé, en particulier à Nice, où la compagnie a refusé un embarquement en arguant que la personne n’était ni israélienne ni juive ! (voir le document ci-dessous).

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Source : Europalestine, « Le racisme d’Israël et d’Air France au grand jour ».

Il ne s’agit pas d’une simple bavure, puisque Jean-Charles Tréan, directeur du service de presse et des études, précise, en réponse à une question que je lui ai posée : « C’est dans ce cadre que le Chef d’Escale de Permanence à Nice pour le vol AF 4384 du 15 avril 2012 a, sur demande des autorités israéliennes, posé, en leur nom, les deux questions citées. Cela a d’ailleurs permis d’identifier le fait que la passagère concernée n’était pas admise sur le territoire israélien. » On est en présence d’un cas flagrant de discrimination qui devrait être porté devant les tribunaux.

Précisons, pour la petite histoire, que des diplomates français ont aussi été interdits de voyager (« Israeli official : 40% of names on Shin Bet fly-in blacklist were not activists », Haaretz, 16 avril). Et ne vous attendez pas à des protestations de la France.

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