Gaza : Témoignage d’Amir Hassan


lundi 23 septembre 2013

Jeune écrivain gazaoui, Amir a fini par arriver en France la semaine dernière, après un parcours du combattant. Il témoigne dans cette interview de la gravité de la situation à Gaza, plus que jamais étranglée.

  • EuroPalestine : Tu viens d’arriver de Gaza. Comment as-tu réussi à passer ?

Au mois de mai, je suis allé m’inscrire au passage de Rafah, car il faut un mois d’attente en moyenne, mais depuis le mois de juin, vu la période de pointe, les vacances d’été et la fermeture du passage de Rafah, je n’ai pas réussi à passer à temps, ce qui m’a fait rater tout un voyage et perdre le billet d’avion que j’avais acheté. Il m’a donc fallu attendre septembre pour venir en France pour quelques mois, pour un poste d’assistant de langue arabe. Et avec les événements récents en Egypte, j’ai finalement dû renoncer à passer par Rafah, car je ne voulais pas rater toute une année scolaire.

Etant donné le blocus renforcé par l’armée égyptienne du côté de Rafah, j’ai demandé au consulat de France de me faire sortir par le passage israélien d’Erez qui est réservé aux journalistes et à certains malades du cancer. Le Consulat a dû travailler pendant un mois pour m’obtenir un permis israélien et un permis jordanien, ainsi que pour les 7 autres étudiants boursiers qui devaient rejoindre leurs universités en France.

C’est donc grâce à la voiture diplomatique du Consulat de France à Jérusalem que nous avons pu traverser Erez, puis aller jusqu’au pont Allenby. Nous n’avions pas le droit de laisser passer plus de quelques heures entre les deux.

Les Jordaniens ne m’ont donné qu’un permis de 24 heures pour rester en Jordanie avant de prendre mon avion pour la France. En fait, tout cela a exigé 6 mois d’efforts et d’angoisse dont je vous épargne les détails.

  • EuroPalestine : La situation s’est apparemment durcie pour les Gazaouis. Dans quels domaines ?

Dans tous les domaines, c’est vraiment la catastrophe, depuis que Rafah est fermé et que 95 % des tunnels ont été détruits, le secteur économique connait une crise sans précédent, quand on sait que les tunnels servaient jusqu’à présent à faire entrer près de 60 % des produits pour toute la bande de Gaza.

La pénurie de carburant, a entraîné une crise de l’électricité, des transports, et de l’eau potable à Gaza.

Déjà rationnés à 8 H d’électricité par jour, nous sommes passés à 4 H seulement.

La majorité des moyens de transport sont paralysés. Il est question de fermer les universités, car les étudiants ne peuvent plus s’y rendre.

Par solidarité, tous les gens qui ont encore de l’essence dans leurs voitures acceptent de prendre des passagers sur leurs trajets . De même, les voitures de la police et du gouvernement transportent les étudiants le matin à l’heure des cours. Mais même cela va s’épuiser.

La semaine dernière quand je suis parti de Gaza, les rues étaient vides, ce qui est très rare dans la plus grande ville de Palestine.

Plus de carburant pour faire tourner les moteurs, donc des appareils vitaux qui tombent en panne dans les hôpitaux.

Et un manque énorme de produits alimentaires et de gaz pour cuisiner, qui s’accompagne d’une grave augmentation des prix de la nourriture, y compris ce qui vient d’Israël qui en a profité.

Ajoutons que l’agence de l’ONU pour les réfugiés, l’UNRWA, fait actuellement état d’une grave crise financière, et envisage l’arrêt ou en tout cas la diminution des aides alimentaires aux réfugiés, soit plus de 60 % des habitants de la bande de Gaza. Or, pour la majorité de ces réfugiés, cette aide alimentaire est indispensable. Plusieurs rassemblements ont d’ailleurs eu lieu récemment devant le siège de L’UNRWA à Gaza pour protester contre ces annonces.

  • EuroPalestine : Il parait que vous manquez également d’eau potable ?

L’eau n’est certes pas un problème récent à Gaza. Il date de l’époque des colonies israéliennes, quand Israël s’est mis à voler et exploiter notre eau.

La périphérie des deux villes du sud de la bande (Rafah et Khan Younes) se transforme en désert, alors que c’était auparavant des terres agricoles cultivées.

Le centre et le Nord de la bande de Gaza sont désormais des zones totalement polluées depuis qu’ Israël a saboté le cours du “Wadi Gaza », une rivière qui prend sa source en Cisjordanie et traverse Israël avant d’entrer dans la bande de Gaza. Israël déverse en outre ses propres eaux usées dans la mer Méditerranée à proximité de Gaza.

Du coup, l’eau coûte très cher à Gaza. Et même l’eau potable que nous achetons, ne répond pas aux critères scientifiques car il y manque beaucoup d’oligo-éléments considérés comme indispensables.

Et maintenant, avec cette pénurie de carburant, les eaux sales remontent même à la surface dans les rues, faute d’électricité pour faire fonctionner les pompes d’épuration.

  • EuroPalestine : Et pourquoi ne pouvez-vous passer par la frontière avec l’Egypte ?

Le peuple gazaoui est très attaché à l’Egypte, mais le nouveau gouvernement égyptien a déclaré la guerre aux Palestiniens, prétendant qu’ils sont responsables de tous les maux dont souffrent les Egyptiens, alors que jusqu’ici de très nombreux Egyptiens, à commencer par ceux au pouvoir, se sont enrichis sur notre dos, car nous étions un marché captif et nous achetions les produits égyptiens 2 à 3 fois leur prix en Egypte.

Les militaires égyptiens ont même déclaré leur intention de faire une zone tampon comme celle d’Israël, et ont commencé pour cela à détruire des maisons égyptiennes proches de la frontière.

On ne sait pas ce qui nous vaut ce châtiment collectif. En ce moment, à Gaza, il y a par exemple plus de 6000 étudiants Palestiniens résidant à l’étranger qui sont bloqués à l’intérieur de la bande de Gaza et qui sont en train de perdre leur année universitaire, et de ce fait, dans de nombreux cas, leur permis de séjour dans ces pays.

Le nouveau pouvoir égyptien développe parallèlement une campagne accusant Gaza d’actes terroristes au Sinaï. Ces accusations sont dénuées de preuves, et il faut également savoir que les liens familiaux sont très fréquents entre habitants de la bande de Gaza et habitants du Sinaï. C’est quasiment un même peuple des deux côtés de la frontière, et il me paraît donc idiot d’envisager que les Gazaouis s’attaquent eux-mêmes. Mais cette propagande gouvernementale égyptienne a pour objectif de convaincre l’opinion publique que tous les problèmes économiques et de sécurité sont la faute de Gaza. Ce qui n’a évidemment aucun sens : s’il y a une pénurie d’essence au Caire, comme c’est le cas, ce n’est quand même pas à cause de nos tunnels.

  • EuroPalestine : Vous évoquez cette propagande anti-palestinienne du gouvernement égyptien, apparemment très agressive. Vous pouvez nous donner d’autres exemples ?

Oui, et le gouvernement égyptien dispose de nombreuses chaînes de télévision pour relayer ses messages de haine. Ce racisme médiatique s’est d’ailleurs élargi à tout ce qui est palestinien. On voit maintenant de nombreux éditorialistes égyptiens qui appellent l’armée égyptienne à faire une opération militaire contre Gaza et à carrément bombarder notre territoire. Malheureusement, cette propagande berne plus d’un Egyptien. On voit même maintenant des familles palestiniennes résidant en Egypte depuis des années qui sont rentrées à Gaza, craignant carrément pour leur vie.

Cela fait vraiment mal au coeur de voir ces médias déverser ainsi leur bile, alors que Gaza a toujours payé très cher pour tout ce qui venait d’Egypte, y compris quand il s’agissait d’aller se faire soigner ou étudier en Egypte. Et nous n’avons jamais fait de mal à l’Egypte, qu’historiquement nous avons toujours considéré comme notre mère.

Dernièrement, savez-vous que l’aéroport du Caire a fait passer un communiqué de presse, demandant à toutes les compagnies d’avion de refuser d’embarquer des passagers palestiniens à destination du Caire, les prévenant que les Palestiniens ne sont pas admis sur le sol égyptien, et qu’en conséquence ces voyageurs seraient refoulés ou maintenus en rétention à l’aéroport du Caire et que de toutes façons, le passage à Rafah, dans les deux sens, était fermé ! Si bien que depuis l’été, des milliers de Palestiniens de Gaza, un peu partout dans le monde, sont restés bloqués dans des aéroports, s’étant vus opposer des refus d’embarquement.

Je peux également parler des pêcheurs gazaouis, qui sont également victimes de cette répression. Aujourd’hui c’est très dangereux pour eux d’aller pêcher dans le sud de la bande de Gaza, après les tirs des Egyptiens sur les pécheurs palestiniens, alors que c’est impossible de savoir pour le pécheur s’il est entré ou pas dans les eaux territoriales égyptiennes, puisqu’il n’y a pas de frontières tracées dans la mer.

Il y a des pêcheurs qui ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison. En somme, la marine égyptienne fait une sale besogne parfaitement complémentaire de celle de la marine israélienne.

  • EuroPalestine : Comment réagit la population de Gaza à cette nouvelle situation ?

La population de Gaza éprouve une immense déception de voir ce racisme anti-palestinien, en provenance de l’Egypte.

Le choc psychologique est très dur, surtout de voir que les frères égyptiens nous prennent pour des ennemis.

A Gaza, ça sent le peur de l’avenir mais en même temps, il y a des Gazaouis qui trouvent qu’il faut une vraie catastrophe pour que le monde bouge, parce que ça fait sept ans de blocus complet et que les gens oublient Gaza avec le temps.

C’est fou, mais vous trouverez des gens pour vous dire qu’il faut un grand massacre israélien contre Gaza pour que le monde bouge, car les gens en ont marre de rester entre la misère invisible. Par exemple, on n’arrive pas à supporter ce genre de situation où à chaque fois qu’Israël autorise des camions à entrer à Gaza, on en parle, alors que quand il n’y a plus transports ni électricité, c’est le silence du reste du monde.

– EuroPalestine : Y a-t-il beaucoup d’intellectuels qui quittent la bande de Gaza et émigrent ?

Oui, ça a été toujours le cas, vu l’occupation militaire de la Palestine, et l’indisponibilité des études supérieures à Gaza comme le doctorat et le master, donc tous ceux qui rêvent de continuer leurs études, partent à l’étranger s’ils en ont les moyens, où s’ils arrivent à décrocher une bourse d’une université à l’étranger ou de la part d’une ambassade étrangère. Mais ils ont de moins en moins envie de revenir à Gaza, et parfois ne peuvent même plus !

L’avenir de Gaza semble sombre comme disent les Nations-Unies dans un rapport qui conclut qu’au train où vont les choses, Gaza sera en 2020 une zone inhabitable. Je crois que c’est une conclusion tout à fait logique, parce que vu le manque d’eau, d’agriculture et d’infrastructures, et vu la brutalité du blocus et la pollution, Gaza a eu en fait de la chance de survivre jusqu’à aujourd’hui. Si on fait les vrais calculs Gaza est vraiment dans un état très dangereux, qui a dépassé la ligne rouge depuis longtemps.

  • EuroPalestine : Que peut-on faire en tant que mouvement de solidarité avec la Palestine ?

J’ai l’air pessimiste, mais ce n’est qu’à moitié vrai, car je suis convaincu que le peuple palestinien n’a pas renoncé à sa soif de liberté. Mais il a plus que jamais besoin de la solidarité des militants et des citoyens du monde pour briser le mur du silence.

C’est vous qui êtes les mieux placés pour déterminer les modalités des actions à mener. Je ne peux vous dire qu’une chose : débrouillez-vous pour faire du bruit, le maximum de bruit !

Amir HASSAN

CAPJPO-EuroPalestine

« Station d’attente », de Amir HASSAN


Une bonne nouvelle au milieu du désastre que constitue le resserrement du blocus de Gaza : notre ami Amir HASSAN, diplômé de l’université d’Al-Aqsa à Gaza, vient de se voir attribuer une « Mention spéciale du jury » du Consulat Général de France à Jérusalem, au Concours d’écriture Planète-femmes 2013, pour ce magnifique et terrible poème :

« Station d’attente »,

de Amir HASSAN

Assise, depuis plus de trente ans, depuis que le chant de la guerre a fait le tour du village, depuis que les hommes sont partis à la recherche de la paix perdue, depuis ce mensonge antique, depuis que la rose n’est plus la rose, depuis que l’hiver égorge la beauté des saisons, depuis que les retrouvailles ne sont plus possibles et depuis que la mort a tenu ses promesses.

Assise comme un vieux papier qui résiste face à la poussière, la mémoire est faible, cependant l’oubli n’y a pas trouvé sa place.

Le corps est fragile mais le cœur bat encore, indifférent, juste pour l’harmonie et la symphonie du geste.

Je n’ai pas vu les années passer, elles étaient toutes complices. Je n’ai pas senti les cheveux blancs pousser dans le champ sur ma tête. Des cheveux comme une couronne de sagesse dans ce vieux royaume qui n’a plus envie de repeindre le ciel avec trois couleurs, n’a plus envie de confisquer les nuages, la pluie et n’a plus envie de faire du temps des leçons d’histoire pour une génération naïve. Une génération qui croit à tout quand ce vieux royaume prend du recul.

Ô fils de ma patrie, je ne vous regarde plus depuis que j’ai appris que le dernier regard n’adoucit pas l’adieu, ne fait pas revenir les martyrs, ne rassure pas les futures victimes de la machine aveugle de la guerre .

Ô soldats de mon pays, qu’elle est noire ma nation sans vous, qu’il est hypocrite ce Noël sans vous, qu’elle est cruelle la vie sans vous et qu’elle est profonde la poésie après vous.

Voyez en moi l’invisible, comprenez en moi l’incompréhensible, regardez bien comment la guerre transforme les dames en stations d’attente.

Regardez bien comment la guerre a fait de la terre un énorme cimetière gris, où les morts ont du mal à mourir correctement, dignement. Un cimetière où les orphelins semblent être des courriers sans adresse et où les graines germent sur les cadavres des innocents.

Ô soldats, je n’ai plus le privilège de parler comme avant, le silence a fait de moi son fief, et le temps m’a fait oublier les mots, à part vos prénoms car ce ne sont pas des mots, mais des rimes.

J’aurais aimé vous dire combien de jeunes rêveurs sont passés par là, devant mes yeux, à cette époque où mes yeux avaient encore le droit de bouger de droite à gauche. A cette époque, où ils avaient encore le droit de croire au retour des arbres combattants, j’aurais peut-être crié pour briser cette atmosphère maudite qui vous dicte des mensonges horribles, qui vous dit que la guerre fait des héros.

On n’a pas besoin d’un héros immobile jeté par terre avec deux balles qui lui décorent sa dernière apparence.

Regardez la neige triste autour de moi, elle a mes larmes, mes pleurs. Sans parler que ce soleil ancien n’ose même pas apparaître face à la grandeur de cette montagne de douleur et de chagrin. Pourtant, avant, je ne savais pas que le chagrin pouvait être un pays, je ne savais pas que les femmes pouvaient être des demeures de deuil à jamais.

Le rythme des canons n’est pas plus fort que le rythme du silence que nous portons au creux de nos cœurs. Nous, femmes de la planète masculine guerrière ; nous, les derniers refuges pour les instants qui assassinent ; nous, les figures qui feront de beaux tableaux à la mairie ; nous, les soldats inconnus sur la place de la république ; nous, les oubliées sur un banc dans les jardins publics ; nous, les enterrées vivantes dans ce monde sophistiqué ; nous, la longue queue aux portes des cliniques et des boulangeries ; nous, les statues nues que les regards des passagers violent sans merci ; nous, le message de paix qui parle sans voix, les cris sans bruit, les caresses et les câlins parfumés d’amour, les prières tardives qui font veiller Marie, les chants rebelles qui luttent contre l’injustice, et le regard profond qui dit tout ou qui ne dit rien du tout…

Ô soldats, je ne suis pas toute nue et je ne suis pas Jésus, mais un seul regard vous aurait peut-être sauvé la vie. »

Amir Hassan

E-mail : ameer_h_2004@hotmail.com

En post-scriptum, Amir nous dit :

« A Gaza la situation est vraiment catastrophique. Il y a une vraie crise alimentaire, de carburant, de transport et d’électricité.

Le passage de Rafah est fermé, personne ne peut voyager. 50 personnes seulement ( Malades, Etrangers) par jour. Des milliers de Gazaouis sont bloqués.

On ne reçoit que les menaces d’Israel.

On attend le pire.

Mais on garde l’espoir, car c’est gratuit de le garder.

Pensée de Gaza, Gaza la chaleur humaine. »

CAPJPO-EuroPalestine

Gaza: première visite de famille en prison


En mai Fatma Abu Khatlah a emmené ses deux fils voir leur père dans une prison israélienne. Pour le petit Mohanned c’était la première fois qu’il allait voir son père, détenu depuis 2008 et condamné à une peine de 9 ans et demie de prison.
Le programme de visites familiales organisé par le CICR pour les détenus palestiniens depuis 1967, a été suspendu pour les habitants de Gaza en 2007 et a repris en juillet 2012. Au début, seuls les conjoints et les parents avaient le droit de rendre visite à leurs proches, mais depuis mai 2013 les enfants de moins de 8 ans sont aussi autorisés à rendre visite à leurs pères.

Les visites des familles sont émotionnellement essentielles pour les détenus et leurs familles. En 2012, le CICR a facilité la visite à des proches détenus dans des établissements israéliens de plus de 110 000 membres de leurs familles.

Gaza vue par ses enfants


Asmaa Seba El Mourabiti , photographe professionnelle Belge a passé trois mois à Gaza dans le cadre d’un projet artistique et photographique qui avait pour but de donner la possibilité à des enfants, âgés de 6 à 11 ans, des camps de réfugiés, de s’exprimer à travers l’image.

Parmi ces enfants, certains sont devenus orphelins après les bombardements de 2008, qui ont fait plus de 1450 morts, dont plus de 450 enfants , d’autres ont subi des traumatismes en voyant des membres de leur famille tués devant leurs yeux, et tous continuent à vivre dans des conditions précaires et dans un environnement très oppressant. C’est dans ce contexte que chacun d’entre eux a reçu un appareil photo qu’il a gardé pendant 3 mois.

Pendant 3 semaines les enfants ont participé à des ateliers de photographie et chaque semaine la photographe leur a donné, pour les guider, un sujet à exprimer à travers l’objectif, cette méthode a permis de développer de formidables clichés, véritables témoignages de la vie de ces enfants dans la bande de Gaza.

Vingt-quatre photographies ont été sélectionnées dans le cadre d’une exposition urbaine dans le centre de Gaza.

L’exposition a voyagé à Istanbul, Amman et elle est désormais à l’Espace Magh à Bruxellespour le début d’un périple européen

.

Et pour l’expo à l’Espace Magh…

Du 17/4/2013 au 30/4/2013
De 11 h à 19 h
Entrée libre
Rue du Poinçon 17, 1000 Bruxelles
info@espacemagh.be

GAZA, ON N’OUBLIE PAS ! TOUS A LA MANIFESTATION CE JEUDI 27 DÉCEMBRE A 17 h 00


 » GAZA, ON N’OUBLIE PAS !  » ;  » GAZA, NOOIT VERGETEN !  »
affichemarchegaza
 
Manifestation :  » GAZA, on n’oublie pas !  » Rdv à 17h à l’avenue de Stalingrad (au niveau du mégaphone géant)! Initiative du Mouvement Citoyen Palestine : www.mcpalestine.be Burgerinitiatief Beweging Palestina www.mcpalestine.be Facebook-event

 

GAZA, ON N’OUBLIE PAS !

TOUS A LA MANIFESTATION

CE JEUDI 27 DÉCEMBRE A 17 h 00

Le départ de la Marche se fera au croisement de l’avenue de Stalingrad et du boulevard du Midi (statue mégaphone) rassemblement à partir de 17 heures ( depart 18h00 ). Elle s’achèvera avec des prises de parole et une petite animation sur la Place du Jeu de balle vers  20h30.

Jeudi prochain 27 décembre, nous serons des milliers de femmes et d’hommes à descendre dans la rue pour dire que nous n’avons pas oublié les 1430 victimes (dont 400 enfants) et les milliers de blessés et de mutilés sous les bombardements israéliens lancés le 27 décembre 2008.

Nous dirons que nous n’avons pas oublié les 182 victimes palestiniennes, dont 47 enfants, de novembre dernier, ni l’assassinat des 9 passagers turcs du Mavi Marmara dont le seul tort était de vouloir apporter de l’aide à la population de Gaza.

Nous dirons que le blocus de Gaza et l’enfermement de tous les Palestiniens est une honte. Et que cette honte est possible parce que nos dirigeants participent à cet enfermement inacceptable et inhumain.

Mais aussi,

Nous allons soutenir la mission « Bienvenue en Palestine » qui devrait entrer dans Gaza et tenter de briser le blocus infligé à une population civile innocente, et dire stop à l’étranglement du peuple palestinien !

En effet, une centaine d’internationaux dont quelques BELGES, solidaires du peuple palestinien, se trouvent déjà en Égypte, et s’apprêtent à aller à Gaza, apportant avec eux une tonne de médicaments, du matériel chirurgical, des livres d’apprentissage, des tenues sportives pour les jeunes footballeurs, et également des confiseries qu’ils comptent partager avec les enfants et les familles de Gaza.

Où est la communauté internationale ?

Le blocus de Gaza prive quotidiennement 1,7 millions de palestiniens d’une vie digne, et les dirigeants israéliens les privent des droits les plus élémentaires. Israël a transformé ce territoire de 360 km2 en un véritable ghetto, qu’il pilonne avec ses bombes au phosphore sous les yeux du monde entier.

Les médecins de Gaza ont donc lancé un appel à la solidarité internationale pour obtenir de toute urgence les médicaments nécessaires au bon fonctionnement de leur système de santé. L’OMS a également lancé un appel mondial à la solidarité vis à vis des hôpitaux gazaouis.

Mais qui d’entre-nous, à travers les médias traditionnels, a entendu ce cri, ce SOS lancé par les médecins palestiniens? Par l’OMS?

Quel gouvernement agit pour que cesse cette humiliation, où 1,7 millions de personnes souffrent de malnutrition, de manque d’eau potable et de médicaments, et regardent le ciel avec une insécurité permanente?

Nous refusons d’être complices de cette politique criminelle qui encourage les crimes de guerre israéliens.

Retrouvez-nous sur www.BienvenuePalestine.com et mcpalestine.be

Ecrivez-nous à contact@BienvenuePalestine.com ( pour les belge à mcpalestine@netcourrier.com )

Suivez la mission à Gaza : mcpalestine.be 

Nadia Boumazzoughe depuis Le Caire

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Demain, jeudi 27 pour Gaza, on n’oublie pas


Vier jaar na de Israëlische militaire agressie :

Remembrance and Support

GAZA, NOOIT VERGETEN !

Vier jaar geleden lanceerde Israël een moorddadige aanval op de Gazastrook.
Meer dan 1.400 Palestijnen, vooral burgers, werden gedood.
Veel organisaties voor de mensenrechten, en een speciale VN-missie onder leiding van rechter Richard Goldstone uit Zuid-Afrika, beschuldigden Israël van oorlogsmisdaden. De Israëlische aanvallen hebben over de hele wereld manifestaties op de been gebracht uit solidariteit met de Palestijnen in Gaza.
Vier jaar na deze verwoestende militaire agressie duurt de illegale blokkade van Gaza voort. Ze betekent een collectieve bestraffing van het volk. Ze doet elke geloofwaardigheid van het internationaal humanitair recht teniet.
In het kader van een vreedzame en civiele actie, organiseren we een symbolische mars en een herinneringswake in Brussel voor :
– Het stopzetten van de blokkade van Gaza
– Het slopen van de muur van de Apartheid
– Het einde van de illegale, Israëlische bezetting van heel Palestina
– Het recht op terugkeer naar Palestina voor alle Palestijnse vluchtelingen
– Steun aan de weerstand van het Palestijnse volk
– De vrijlating van alle Palestijnse gevangenen
– Steun aan de campagne BDS, « Boycot, desinvestering en sancties. »

op donderdag 27 december 2012

De Mars voor Gaza zal van start gaan op de hoek van de Stalingradlaan en de Lemonnierlaan (aan het standbeeld met de megafoon) om 18 uur.
Op het Vossenplein wordt een afsluitingsmeeting gehouden omstreeks 20.30 uur.
Wij doen een beroep op alle burgers, sociale bewegingen, arbeidersbewegingen, ONG’s en de solidariteitscomités, politieke verkozenen om samen en massaal te betogen op 27 december 2012 in Brussel.
Dank om deze oproep te ondersteunen en uw handtekening onder deze oproep te sturen naar : mcpalestine@netcourrier.com vóór 15 november 2011
met vriendelijke groet,
Nordine Saïdi, Mouvement Citoyen Palestine (MCP).

Rassemblements pour la Palestine jeudi 27 décembre dans le monde entier !


samedi 22 décembre 2012



A Paris, Lille, Tours, Lyon… mais aussi Londres, Bruxelles… des rassemblements se dérouleront jeudi prochain 27 décembre, en mémoire des victimes palestiniennes des massacres israéliens, et pour réclamer la levée du blocus de Gaza. Nous vous appelons à y venir nombreux et nous espèrons vous donner à cette occasion des nouvelles en direct de notre passage à Gaza qui doit s’effectuer ce même jour !

Netanyahou vient de déclarer à la télévision israélienne qu’il se « fichait pas mal de ce que pouvait dire l’ONU », après les condamnations de son assemblée générale des nouvelles colonies annoncées par le gouvernement israélien, tant à Jérusalem Est que dans le reste de la Cisjordanie.

Ce n’est pas un scoop. Et ce qui est sûr, c’est que s’il peut s’en foutre c’est parce que ces condamnations sont parfaitement platoniques et que parallèlement, les gouvernements occidentaux (et certains gouvernements arabes) collaborent à qui mieux mieux avec cette colonisation et cette occupation.

Sait-on par exemple que l’Europe fait 15 fois plus de commerce avec les colonies israéliennes qu’avec les territoires palestiniens ? Sans parler de la bande de Gaza dans l’impossibilité d’exporter. Ni du fait que les Palestiniens qui peuvent exporter quelque chose doivent en passer par Israël pour le faire.

Jeudi prochain 27 décembre, des milliers de femmes et d’hommes descendront dans la rue pour dire qu’ils n’ont pas oublié les 1430 victimes (dont 400 enfants) et les milliers de blessés et mutilés par les bombardements israéliens lancés le 27 décembre 2008.

Ils diront qu’ils n’ont pas oublié les 182 victimes palestiniennes, dont 47 enfants de novembre denier, ni l’assassinat des 9 passagers turcs du Mavi Marmara dont le seul tort était de vouloir apporter de l’aide à la population de Gaza.

Ils diront que le blocus de Gaza et l’enfermement de tous les Palestiniens est une honte. Et que cette honte est possible parce que nos dirigeants participent à cet enfermement inacceptable.

Venez à ces rassemblements ! Vous en profiterez pour exprimer votre soutien à notre mission qui doit entrer le même jour à Gaza via l’Egypte. Et nous établirons une liaison téléphonique directe pour vous tenir au courant de notre situation.

source

Bonjour de Gaza


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L’émission en français «Bonjour de Gaza » du dimanche 25 novembre 2012, émise à partir de la radio des jeunes journalistes de Gaza, présentée par Ziad Medoukh , et consacrée aux derniers événements terribles de Gaza, a été très intéressante.
Tout d’abord, Ziad Medoukh a rendu hommage aux martyrs palestiniens de Gaza, ainsi qu’aux blessés, tombés suite aux bombardements israéliens aveugles. Il a dit toute son admiration aux médecins, aux secouristes et à toute la population civile qui a su résister à cette agression militaire. Il a remercié ses compatriotes en Cisjordanie ainsi que ceux qui se sont mobilisés dans ce soutien à Gaza.
Il a joint à ses remerciements ses amis et touts les associations, pour leur solidarité, pendant ces huit jours difficiles vécus par la population civile de Gaza.
L’invité principal de l’émission était Rami Abou Jamouss, journaliste francophone, qui a travaillé pendant les huit jours de l’agression israélienne avec les journalistes francophones présents à Gaza. Il a donné un témoignage vivant sur les événements terribles lors de cette attaque militaire contre Gaza. Il a bien expliqué les raisons de cette offensive, il a donné des exemples de la résistance populaire remarquable.
Ahmed Massri de Beit Hanoun, au Nord de la bande de Gaza, a appelé l’émission pour un témoignage sur les bombardements israélien dans cette zone. Amir Hassan de la ville de Gaza a également témoigné.

Et depuis la France, Christine de l’association Evry-Palestine a appelé l’émission pour exprimé la solidarité de son groupe aux habitants de Gaza.

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