Adieu Syrie, bonjour Liban


Je n’ai rien posté pendant trois semaines car j’étais au Liban où la vitesse de connexion est extrêmement lente.

Le seul moyen de revoir mes amis syriens (ils ne peuvent pas tous faire le voyage en Europe) est d’aller dans un pays voisin. Le plus proche de la Syrie, à tous les égards, est bien le Liban. A Damas, je vivais dans une bienheureuse claustrophilie et je n’étais guère curieuse de découvrir les pays alentour. Baalbek exceptée, je ne connaissais pas le Liban.

Je viens pour une découverte de trois semaines.

Me voici donc à Aley dans l’appartement d’une amie de Bruxelles. Aley, petite ville à 17 km de Beyrouth, est un lieu de villégiature estivale fréquenté principalement par des gens du Golfe. On y fait la fête toutes les nuits jusqu’à 3 heures du matin comme j’ai pu m’en rendre compte la nuit dernière.
D’ici, on voit Beyrouth et la mer. Arrivée à l’aéroport, je passe le contrôle de police et je m’inquiète un moment de voir que l’on scrute l’écran des suspects avec, me semble-t-il, beaucoup d’insistance. Il n’est quand même pas relié à Damas ? (Là-bas, le mystère reste entier. Toujours bannie et sans motif déclaré. De quel enjeu suis-je victime ?)

Ouf, je passe. A la sortie, mon nom sur une pancarte : N. est venue m’accueillir. Son mari nous attend à l’appartement à Aley.

Cela change des premières arrivées anonymes habituelles dans un nouveau pays.
J’ai trois valises assez lourdes, mais comme mes amis ont passé un marché avec le responsable pour que l’ascenseur marche, je ne m’en fais pas outre mesure. L’ascenseur fonctionne peut-être, mais comme il n’y a pas d’électricité, il ne sert pas à grand-chose.

Heureusement, il y a un homme en pleine forme qui me trimbale mes impedimenta jusqu’au quatrième.
L’immeuble est assez vide en cette saison. Mes amis m’installent, me donnent les clés, et reviendront le lendemain pour m’apporter une carte sim grâce à laquelle je serai en contact avec le monde.
Une fois mes affaires déballées, je m‘apprête à aller faire quelques courses, car, mis à part le café que j’ai eu la précaution d’embarquer à la dernière minute, je n’ai rien dans la maison.

Surprise ! La clé refuse de se dégager de la serrure.

Je ne peux pas sortir et fermer la porte derrière moi pour aller téléphoner à l’aide dehors, car c’est pour le coup que l’on ne pourrait plus rentrer; quant à laisser la porte grande ouverte, je n’ose pas m’y risquer. Me voici donc bloquée jusqu’au lendemain midi quand N. m’apportera ma carte sim.

Pas grave.

Je me couche tôt après avoir vu à la télévision un épisode d’un feuilleton égyptien sur Asmahan, sœur de Farid el Atrache, et une de mes chanteuses favorites.

Et manger ? Je découvre un sac de riz. Du riz à l’eau c’est très bon pour mon tour de taille et quand on a faim, le riz c‘est délicieux.

Le sauvetage a lieu le lendemain à midi et, honte sur moi, c’était si simple que j’ai hésité à vous le raconter.
(à suivre)

L’aviation israélienne survole le Liban-Sud à basse altitude


De l’Orient le Jour

Six avions de chasse israéliens ont survolé hier à basse altitude le Liban-Sud et franchi le mur du son au-dessus de Tyr, a indiqué un responsable de la sécurité.

« Le survol a duré plus d’une heure et les avions ont franchi le mur du son à deux reprises au-dessus de Tyr », a déclaré ce responsable qui a requis l’anonymat.

Pris de panique, des habitants qui faisaient leurs courses dans le marché de centre-ville ont pris la fuite. D’autres sont sortis dans la rue, regardant nerveusement le ciel.

Ces dernières semaines, une guerre de mots et de menaces a opposé Israël au Hezbollah, le secrétaire général du parti intégriste Hassan Nasrallah menaçant de « détruire » l’État d’Israël en cas de nouveau conflit, et Israël menaçant pour sa part de s’en prendre aux installations civiles du Liban.

Un casque bleu belge tué dans le sud du Liban


Un casque bleu belge de la Finul a été tué lors d’une opération de récupération de bombes à sous-munitions utilisées par les Israéliens durant leur guerre contre le Hezbollah pendant l’été 2006 au Sud-Liban, rapporte des témoins.

Un autre a été légèrement blessé par l’explosion d’une de ces bombes près du village d’Aitaroun.
La Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a confirmé la mort d’un de ses membres sans en préciser la nationalité.

La dépouille du Casque bleu belge tué mercredi par l’explosion d’une sous-munition, l’adjudant Stefaan Vanpeteghem, sera accueillie jeudi soir à 19h30 à l’aéroport militaire de Melsbroek, a-t-on annoncé de source militaire.

Randa Chahal


« Pourquoi pars-tu de si tôt ? »
mardi 26 août 2008.

Le coeur de Randa Chahal a cessé de battre ce lundi 25 août 2008 et le silence a rompu le ronronnement de sa caméra. A 55 ans, elle part et nous laisse des images qu’elle a filmées avec amour et intelligence. Elle aura été à nos côtés toutes ces années durant, dans nos souffrances et nos espérances jusqu’au tout dernier souffle.
Désormais, il nous reste son témoignage.

« Pourquoi pars-tu de si tôt ? »
« je m’en vais avant que la nuit ne tombe »
« reste… il y a encore une petite lumière »
« je reviendrai quand pointera le jour »
« c’est comme il te plaira camarade ! »

Al Faraby
Mardi, 26 août 2008

Randa Chabal Sabbag est née au Liban d’un père musulman sunnite, notable et libéral, et d’une mère chrétienne, irakienne et communiste. Elle étudie le cinéma en France, à l’Université de Vincennes puis à l’Ecole nationale supérieure Louis Lumière.

En 1979, elle réalise son premier documentaire, Pas à Pas, consacré à l’implication des pays voisins dans la guerre civile au Liban. Très concernée par l’histoire de son pays, elle fait oeuvre de témoignage au travers de son documentaire suivant : Liban d’autrefois (1980).
Le vrai tournant de sa carrière a lieu en 1991, avec son premier long métrage de fiction. Ecrans de sable raconte l’amitié passionnelle qui unit deux femmes. Le film fait partie de la Sélection officielle de La Mostra 1991 (hors compétition).

Les vingt ans de guerre civile qu’elle a vécus au Liban l’amènent à réaliser en 1995 un nouveau documentaire où elle mêle des images de Beyrouth devastée et le témoignage des siens : Nos guerres imprudentes.

En 1998, elle aborde le même thème sur un ton beaucoup plus léger, dans Civilisées, l’histoire des domestiques abandonnés à Beyrouth déchirée.

En 2003, elle réalise Le Cerf-volant, qui reçoit le Lion d’argent à la Mostra de Venise 2003.
En 2003, Randa Chahal Sabbag a reçu les insignes de l’ordre du Cèdre avec grade de chevalier, pour son travail de cinéaste.

Voir l’article chez Al-Oufok

Oum Kalsoum, la quatrième pyramide


Repris d’ici

La « Dame », la « voix des Arabes », l’ « astre de l’Orient », autant de vocables qui s’attachent à la personne d’Oum Kalsoum dont le chant a rayonné sur le monde arabe et au-delà tout au long du XXe siècle. Trente trois ans après sa disparition et, en manière de célébration, quelque cent ans après une naissance dont la date demeure incertaine (1898 ?… 1904 ?… ), l’Institut du monde arabe lui rend hommage avec une exposition-spectacle installée dans la Médina, du 17 juin au 2 novembre prochain.

On découvrira ainsi les différentes facettes de ce personnage devenu icône, de cette diva d’Orient qui se présentait avant tout comme « une femme, une paysanne, une Égyptienne », on montrera aussi, dans la mise en scène de l’agence NC, combien sa mémoire est encore vivante de nos jours.

Le parcours – ni chronologie ni hagiographie – propose quatre approches distinctes mais cependant complémentaires, chacune réunissant photographies, séquences sonores et audiovisuelles, documents, objets, costumes et œuvres.

La première section, « l’Égyptienne » s’attache à la personne d’Oum Kalsoum, à son milieu, à ses origines dans une Égypte qui, en moins de trois quarts de siècle aura connu le protectorat britannique, l’émergence du nationalisme, les règnes des souverains Fouad et Farouk, la révolution de 1952, les mandats de Nasser et Sadate, sans oublier les deux défaites face à Israël en 1948-49 et 1967. L’aura d’Oum Kalsoum va croissant dans ce contexte jusqu’à lui conférer un statut de représentante officielle de son pays.

La deuxième section, « le Talent », fait la part belle à l’interprète avec l’ambition de faire comprendre ce qui est à la source du succès d’Oum Kalsoum : la musique, les textes et, surtout, sa voix qui provoquent dans son auditoire le tarab, ce plaisir qui confine à l’extase quand chaque note, chaque mot, chaque intonation est goûté par les auditeurs ; plaisir d’autant plus accru qu’Oum Kalsoum improvise à l’infini sur différents modes, ses récitals se prolongeant de longues heures. Des extraits de ses représentations projetés dans un lieu évoquant une salle de concert, de courtes interviews de compositeurs, d’auteurs et de musicologues, la consultation de la traduction des textes-poèmes qu’elle a chantés, un espace d’écoute de son répertoire sentimental, des images des réactions de son public contribuent à faciliter l’appréhension de ce phénomène. En contrepoint, la projection d’extraits des six films qu’elle a tournés entre 1935 et 1948 ainsi qu’une mosaïque de pochettes de disques, des costumes de scène, ainsi que quelques effets personnels emblématiques viennent compléter cette présentation.

La troisième section, « l’Engagement », rend compte de l’implication d’Oum Kalsoum dans la vie publique à la fois comme militante d’un certain féminisme, et comme moteur d’une certaine unité panarabe qui connaîtra son point d’orgue lors de ses funérailles le 3 février 1975. Cet engagement dans la modernité est donné à voir dans une sélection de coupures de presse et un module audiovisuel retraçant l’actualité et les événements qui ont fait naître chez Oum Kalsoum le désir de s’impliquer dans l’évolution de la société égyptienne et de la nation arabe. Un module sonore est dédié à ses chants patriotiques tandis que le film tourné par Youssef Chahine pendant ses obsèques est projeté sur grand écran afin de mieux rendre compte de l’émotion de ses contemporains.

La quatrième section, « l’Héritage », réunit un éventail d’œuvres de plasticiens contemporains dans lesquelles l’image de la « Dame » est récurrente : Chant Avedissian, Georges Baghory, Khaled Hafez, Adam Henein, Huda Lutfi, Dodi Tabbaa, Jiri Votruba, Essam Marouf, Mohamed Omar Khalil, Mohsen Shaalan, Faysal Samra, Adel El-Siwi ou encore Youssef Nabil. Dans un autre registre figurent également les modèles haute-couture « Oum Kalsoum » du styliste Khaled El-Masry et les accessoires dessinés par Sarah Beydoun. Dans cette section un espace est réservé à la projection de performance d’interprètes d’aujourd’hui qui reprennent le répertoire d’Oum Kalsoum ainsi que quelques interviews qui explicitent la démarche de ces artistes.

Annexé à l’exposition, un « café Oum Kalsoum » inspiré de ceux qui ont fleuri en Égypte et ailleurs dans le monde arabe propose un lieu de détente dans lequel le visiteur peut s’abandonner, bercé par la voix de l’artiste.

Cette manifestation a pour ambition d’intéresser, bien sûr, ceux qui connaissent et aiment Oum Kalsoum, mais elle est aussi destinée aux « profanes », qui auront là l’opportunité de découvrir ce formidable personnage et cet extraordinaire destin.

L’artiste n’a chanté qu’une seule fois en dehors du monde arabe : c’était à Paris, à l’Olympia, en 1967. Quelque quarante années plus tard, l’IMA est fier de célébrer sa mémoire et – une nouvelle fois à Paris… – de donner envie à une autre génération de la rencontrer.

Je crois me souvenir qu’elle a aussi chanté (la même année ?) à Genève en Suisse.

Le Soir : Le Hezbollah règne en maître sur ses terres


Je vous reproduis le début de cet article du journal belge Le Soir qui n’est accessible que par inscription (gratuite d’ailleurs). Le journaliste y raconte la mésaventure qui lui est arrivée à Beyrouth avec des membres du Hezbollah. Il a eu tort, et Le Soir, aussi de prendre la mouche. Le Liban est encore sur pied de guerre et un Occidental débarque, photographie tout, y compris à la frontière. Comment voulez-vous que les gens ne soient pas paranos ? Les journalistes ne sont pas des espions, mais les renseignements qu’ils récoltent peuvent servir l’ennemi.

HURY,DAVID

Samedi 16 août 2008

Il y a deux ans prenait fin la guerre israélo-libanaise. Au Sud-Liban, l’autorité du Parti de Dieu est incontestée, mais malheur à qui veut prendre des photos sans autorisation.

Beyrouth, Sud-Liban

De notre correspondant

Il suffit de dépasser Saïda, grande ville sunnite à 40km de Beyrouth, pour réaliser à quel point le Hezbollah règne sur le Sud-Liban. Dès la sortie de cette agglomération côtière, les réverbères alignés le long de l’autoroute sont ornés d’oriflammes aux teintes éclatantes : jaune pour le Parti de Dieu, orange, vert et rouge pour chacun de ses alliés au sein de l’opposition parlementaire. Puis au fil des kilomètres ne restent plus que les longs fanions jaunes. L’arrivée à Tyr, 40 kilomètres encore plus au sud, ne laisse plus aucun doute : le premier barrage de l’armée libanaise est vide, mais le Hezbollah a marqué son territoire, à grands renforts de drapeaux. Les portraits de Hassan Nasrallah (secrétaire général du Parti) et de son prédécesseur Abbas Moussawi pullulent. La vie grouille, les ronds-points sont animés, des policiers municipaux tentent vainement de diriger la circulation. Plus loin, une route bifurque vers l’intérieur des terres, largement bombardées il y a deux ans. Direction Qana.

Pour de nombreux Libanais, Qana est un symbole. En avril 1996, 106 des 800 villageois qui y avaient trouvé refuge, dans un camp de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban), avaient péri au cours de l’opération israélienne baptisée « Raisins de la colère ». Après le retrait israélien du Sud-Liban en 2000, le Hezbollah y avait érigé un mausolée à la mémoire des victimes. Et le 30 juillet 2006, l’aviation israélienne avait replongé le village dans l’enfer.


La suite ici

Voyez ici comment on traite les Arabes et les touristes qui ont un visa syrien aux Etats-Unis

TV : au sujet des séries turques doublées en Arabe


Une intéressante émission en arabe de Al-Jazeera ici
Merci OW
Est-il moral que des acteurs syriens prêtent leur voix et leur accent pour le doublage d’une série turque purement laïque dont certains épisodes peuvent choquer la société arabe en général ?
On y aborde en effet des situations haram comme le sexe avant le mariage (avec la conséquence que vous devinez) et l’avortement, mais aussi des sujets d’actualité comme le cancer du sein; quant aux relations entre mari et femme, elles ne correspondraient pas à la réalité.Mais est-il interdit de rêver ?
Je n’ai rien vu de choquant, pas de gestes déplacés.
Cela se passe en Turquie et franchement, je préfère que le frère accepte la grossesse hors mariage de sa soeur plutôt qu’un crime d’honneur.

Thierry Meyssan n’est plus protégé depuis l’arrivée de Sarkozy et a quitté la France


Voir les très intéressantes interviews de Thierry Meyssan ici; elles traitent notamment du Moyen-Orient, mais aussi des dangers qui nous guettent en Europe

par Silvia Cattori

Quand on entend Thierry Meyssan, et quand on a la chance de le rencontrer, de converser avec lui, on est à chaque fois impressionné par ses capacités d’analyse, son sérieux et sa clarté d’esprit ; et charmé par sa gentillesse, sa modestie.

Et on ne comprend pas comment dans un grand pays comme la France, tous les médias, gauche et droite confondues, en sont arrivés à le diffamer, puis à le maintenir au ban de la société, depuis ce jour où il est devenu célèbre pour son livre : L’effroyable imposture, un succès de librairie pourtant mérité.

Si l’on comprend bien pourquoi le Président Bush considère Thierry Meyssan comme l’homme à abattre et a demandé à ce que la France le mette sur la liste des « terroristes », on a du mal a comprendre pourquoi, non seulement le quotidien Le Monde et Libération, mais aussi la gauche et les sites altermondialistes, l’ont traîné dans la boue, pour l’isoler, le faire taire.

Et on ne comprend pas pourquoi il ne se soit trouvé personne, y compris dans les rangs progressistes, pour se dresser pour sa défense, alors qu’il avait écrit le livre qu’il fallait écrire, où il posait les questions que toute personne sensée aurait dû se poser sur ce qui s’était réellement passé le 11 septembre 2001 et sur les perspectives terrifiantes que ces questions ouvraient.

Les censeurs, ceux qui excluent tel ou tel auteur d’un journal, d’un site, sont connus de nous tous. Il suffit d’observer ce que chaque media dominant ou progressiste diffuse pour savoir qui est exclut du débat.

Les lecteurs ne sont pas dupes ! Ils savent reconnaitre les voix qui ne se sont pas asservies aux vérités officielles.

Quant à ceux qui ne savent pas encore, s’ils ont l’occasion d’entendre la voix de Thierry Meyssan, ils comprendront eux aussi, pourquoi les gens qui dévoilent les vrais enjeux apparaissent comme une menace pour les grands et petits pouvoirs en place. Et pourquoi on cherche à les museler.

Silvia Cattori

«L’Occident a planté les graines de la violence»


Interview de Dominique Simonnet
Des siècles de domination impériale n’y ont pas suffi. Il fallait encore que l’Occident allume de nouveaux incendies: dès 1918, la France et la Grande-Bretagne, puis l’URSS et les Etats-Unis, ont colonisé le Moyen-Orient, découpé les frontières, attisé les rancœurs communautaires, et couronné les dictateurs et les intégristes.
Ce sont les Occidentaux qui ont semé les graines de la violence et du fanatisme, accuse l’intellectuel libanais Georges Corm. Ce sont eux qui ont mis le Moyen-Orient à genoux. A l’heure où nous donnons des leçons de morale à la planète entière, nous nous gardons bien d’évoquer notre part de responsabilité dans cette histoire.
Le monde arabe, lui, ne l’a pas oubliée

Lire ici l’interview de Georges Corm

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