Les illusions de Bashar al-Assad


vendredi 8 avril 2011 – 17h:56

Lamis Andoni – Al Jazeera

La rhétorique de la résistance ne cache plus le caractère répressif du régime syrien.

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Bashar al-Assad semble croire qu’afficher sa « résistance » face à Israël suffira à tenir son régime à l’écart des mouvements révolutionnaires qui traversent le monde arabe – Photo : EPA

Bashar al-Assad, le président syrien, continue à croire que son soutien à la « résistance contre Israël » distingue son régime des autres régimes de la région et que par conséquent, il est protégé des révolutions qui ont chassé des présidents pro-occidentaux en Tunisie et en Egypte. Son soutien du Hamas et du Hezbollah le rend peut-être plus populaire parmi les populations arabes mais il se fait beaucoup d’illusions s’il s’imagine que cela rend le meurtre de militants pacifiques plus acceptable.

L’éruption des révolutions arabes est la conséquence de dizaines d’années de répression et de l’injuste répartition des richesses : deux problèmes qui ont fortement handicapé les gouvernements arabes, qu’ils soient pro ou anti-occidentaux.

Et la Syrie est un des états les plus répressifs de la région ; des centaines si non des milliers de personnes ont disparues dans ses prisons infâmes. Certains réapparaissent après des années, d’autres au bout de dizaines d’années et beaucoup ne réapparaissent jamais.

Les Syriens n’ont pas été les seules victimes. D’autres arabes comme les Libanais qui ont été enlevés au cours des dizaines d’années pendant lesquelles la Syrie à contrôlé son voisin, des membres jordaniens du partie Baas au pouvoir qui n’étaient pas d’accord avec leurs dirigeants et des membres des différentes factions palestiniennes, font aussi partie des victimes.

Les Syriens qui critiquent le régime sont souvent arrêtés et accusés -en dehors de toute procédure légale- d’être des agents des USA ou d’Israël dont le but est de saper « les politiques de stabilité et d’opposition ».

Mais ces abus n’ont jamais été condamnés comme il aurait fallu par les partis politiques arabes ni par la société civile, qui ont soutenu la position syrienne vis à vis d’Israël tout en refusant de voir sa politique répressive.

Et c’est pourquoi, alors même que les dissidents syriens dont des intellectuels influents de la gauche nationaliste, sont incarcérés dans les prisons syriennes, d’autres intellectuels et militants arabes se sont réunis en grand nombre à Damas pour faire l’éloge du rôle que la Syrie joue dans la « défense des causes arabes ».

Cette hypocrisie a conforté la conviction du régime d’être à l’abri des critiques que subissent les gouvernements répressifs pro-occidentaux de la région.

Le mythe de la résistance

Bien que la domination de Hafad al-Assad, le président défunt, ait été encore plus impitoyable que celle de son fils Bashar qui lui a succédé en 2000, l’appareil de sécurité répressif continue à tenir d’une main de fer les institutions de l’état.

Sous Bashar al-Assad, le régime continue d’utiliser son statut de « résistant » pour justifier la suppression de la liberté d’expression et le musellement de l’opposition.

Mais il est peut-être temps maintenant d’examiner sérieusement la prétention qu’a la Syrie d’être un état qui fait de la résistance et qui serait donc en conséquence plus légitime que les autres régimes ou dictatures arabes.

Sur un plan plus général, la position de la Syrie a en effet empêché Israël et les USA de complètement infiltrer d’autres états plus accommodants ou carrément inféodés. Mais si la Syrie a bien contribué à empêcher Israël de faire la paix avec plus d’états de la région, cela n’a pas été sans compromis politiques.

La revendication de la Syrie d’être « une forteresse de résistance » s’appuie sur deux facteurs : Le premier est le fait que Damas ait refusé de signer un traité de paix avec Israël tant que le plateau du Golan qu’Israël occupe depuis 1967, ne lui était pas rendu ; le second c’est le soutien qu’il offre à divers groupes palestiniens ainsi qu’au Hezbollah du Liban.

Il n’y a pas de doute que son refus d’accepter un compromis avec Israël, à la différence de l’Egypte, la Jordanie et l’Organisation de Libération de la Palestine (PLO), a augmenté le crédit de la Syrie dans le monde arabe et renforcé son rôle géopolitique. Mais la Syrie a fait un compromis qui lui permet de se poser comme un état « d’opposition » tout en s’assurant que ses frontières avec Israël demeurent le front « d’opposition » le plus tranquille qui soit. Elle est arrivée à cela en prenant les mesures les plus brutales pour empêcher le trafic d’armes vers le Golan et en s’assurant que les Syriens, les Palestiniens et autres, soient dans l’incapacité absolue de traverser ses frontières étroitement surveillées.

Les Syriens ou les membres des groupes palestiniens basé à Damas, n’oseraient donc jamais essayer de passer des armes en contrebande ou d’attaquer Israël comme d’autres l’ont fait via la Jordanie ou les frontières du Liban.

De plus, la Syrie s’est montrée étonnamment peu encline à dénoncer l’expropriation de la terre palestinienne, la construction des colonies et le transfert de colons juifs sur le plateau du Golan. Il y a plus de 30 colonies juives qui regroupent au moins 20 000 colons sur le plateau du Golan qui est considéré comme une des meilleures terres cultivables. La population arabe de la région est passé de 130 000 personnes en 1967 à 20 000 aujourd’hui car Israël a exproprié toute la terre à l’exception de 6 pour cent.

La Syrie affirme qu’Israël doit se retirer de tout le Golan, quel que soit le nombre de colonies et de colons. Cette revendication paraît logique mais le silence de la Syrie en ce qui concerne les activités d’Israël sur le Golan a contribué à cimenter le calme de facto qui règne entre les deux ennemis.

Plus de peur que de mal

Quant au soutien syrien à la « résistance » il paraît peu convaincant lui aussi quand on le soumet à un examen plus attentif. En fait la Syrie a toujours cherché à contrôler le mouvement de la résistance palestinienne, en utilisant souvent la force pour consolider sa domination sur les Palestiniens.

Les Palestiniens n’ont pas oublié qu’ils doivent l’un des chapitres les plus tragiques de leur histoire à l’armée syrienne qui, entrée au Liban sous prétexte d’y maintenir la paix et l’ordre pendant la guerre civile, a rasé le camp de réfugiés palestiniens de Tel a-Zaatar de Beyrouth.

Au milieu des années 1980, la Syrie a activement soutenu le siège du mouvement libanais Amal contre le camp de réfugiés de Sabra et Shatila.

L’ingérence syrienne dans les affaires palestiniennes, qui a souvent provoqué des divisions, est de notoriété publique. De plus, bien que Assad pendant toutes ces années ait incité les dirigeants palestiniens à opter pour la résistance armée, Damas n’a quasiment rien fait pour soutenir la première ni la seconde Intifada.

Sa rhétorique plaît, sans nul doute, aux forces arabes progressistes et nationalistes. Cependant dans les faits, la Syrie a rarement fait plus que d’encourager les autres à combattre Israël jusqu’à la dernière goutte de sang principalement palestinien ou libanais.

Les masques tombent, la tyrannie apparaît

La Syrie a fait preuve de discernement en refusant de se laisser entraîner dans des négociations ouvertes avec Israël sans avoir la garantie que les territoires syriens occupés lui seraient rendus. Cela a contribué à consolider sa position à l’inverse d’états apparemment plus soumis et cela a posé un dilemme à tous les Arabes qui se sont sentis obligés de choisir entre soutenir Damas ou soutenir les plans occidentaux dans la région.

Mais c’est une erreur et parfois même une faute morale de garder le silence sur les crimes du régime syrien et de nier que leur politique est avant tout au service de leurs propres intérêts. La politique du régime qui consiste à « survivre à tous prix » l’a poussé à rejoindre la coalition contre l’Irak menée par les USA en 1990 et à coopérer avec enthousiasme à la « guerre contre la terreur » après le 11 septembre. Sa « posture de résistant » ne l’a pas empêché de torturer le Syrien Maher Arar suite à sa déportation controversée en Syrie selon la procédure (canadienne NdT) dite d’extraordinary rendition.

L’usage cynique du langage politique révolutionnaire par le régime pour dissimuler les contradictions de ses positions politiques l’a certainement aidé. Mais les révolutions arabes ont fait tomber les masques de tous les régimes et la tentative du régime syrien pour réprimer la révolte a révélé son côté tyrannique. Bashar al-Assad, à en juger par son discours « j’accuse » (en français dans le texte NdT) vit en pleine illusion. Mais l’époque où il suffisait de crier à la conspiration pour dissimuler ses crimes sanglants est terminée, même si le président syrien ne l’a pas encore compris.

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* Lamis Andoni est analyste et commentatrice pour le Middle Eastern and Palestinian Affairs

De la même auteure :

- Les Palestiniens aspirent à l’unité – 13 mars 2011
- Les Jordaniens exigent des réformes – 27 février 2011
- La résurrection du panarabisme – 21 février 2011
- A tous les tyrans du monde arabe… – 17 janvier 2011
- Le renouveau des mobilisations sociales et politiques dans le monde arabe – 7 janvier 2011
- L’Europe doit émerger de l’ombre des Etats-Unis – 26 décembre 2010
- Un ultime acte de résistance ? – 14 décembre 2010
- Que va penser le monde arabe de ses dirigeants ? – 3 décembre 2010
- Israël veut sous-traiter l’occupation de Gaza à l’Union Européenne – 9 août 2010
- Calme précaire à Gaza et temps des soupçons – 21 mars 2008

3 avril 2011 – Al Jazeera – Pour consulter l’original :
http://english.aljazeera.net/indept…
Traduction : Dominique Muselet

Syrie : Strabisme politique


jeudi 31 mars 2011 – 09h:10K. Selim – Le Quotidien d’Oran


Bachar Al-Assad a brillamment raté son oral. Pour de nombreux Syriens qui ne doutent pas que leur pays est une cible de choix pour les Occidentaux et Israël, le président n’a pas saisi la gravité de la situation.
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Évoquer un complot politique – même si l’hypothèse n’a rien de farfelu – alors que les Syriens sont demandeurs de citoyenneté, était la maladresse à ne pas faire. Le jeune président syrien n’a pas su l’éviter. Pas plus qu’il n’a instruit des députés flagorneurs d’éviter les scènes ridicules, et d’un autre âge, de déclamation d’allégeance et d’amour éternel à sa personne.

L’intervention du président syrien devant le Parlement hier n’était pas à la hauteur. Bachar Al-Assad a, bien entendu, pris les devants en indiquant que ses annonces vont être qualifiées d’insuffisantes. Et de fait, elles étaient bien insuffisantes. Et même en allant dans la logique de ceux qui envisagent le pire, c’est-à-dire une entreprise contre l’unité du pays, la qualité de la réponse apportée n’est pas à la hauteur. Face à la menace externe, le verrouillage politique, synonyme d’exclusion, est la plus mauvaise des réponses.

Hier, dans le journal Essafir, la militante Nahla Chahal posait ouvertement la question : le régime syrien qui dispose, contrairement par exemple au régime de Moubarak, de l’atout de ses positions politiques justes à l’égard d’Israël et des États-Unis, saura-t-il les investir en démocratisant le pays ? Ou bien dilapidera-t-il cet atout dans la préservation d’un système autoritaire et corrompu qui n’a pas d’avenir ?

Le discours de Bachar Al-Assad n’est malheureusement pas un indicateur que l’atout va être utilisé dans la logique d’un changement vertueux. Si le moment est « exceptionnel », pour reprendre le président syrien, sa réponse ne l’a pas été. C’est un discours lénifiant où l’on affirme l’importance de la réforme mais où aucune réforme n’est annoncée. Parler de « conspiration » est totalement déplacé. Comme si les Syriens ne pouvaient pas partager les aspirations à la liberté et à la citoyenneté qui s’expriment dans un monde arabe en état de saturation autoritaire !

Certains pensaient que la jeunesse de Bachar Al-Assad lui permettrait de saisir, contrairement aux gérontes au pouvoir dans d’autres pays, que l’immobilisme est une menace lourde. Le discours d’hier, en dépit de la décontraction de son auteur, était celui d’un vieux conservateur.

Bien entendu, il concède que tous ceux qui ont manifesté n’étaient pas des séditieux, mais l’accusation de sédition est clairement énoncée. Il lui a manqué la lucidité qui aurait commandé une main tendue aux Syriens qui ne supportent plus l’étouffement politico-policier au nom de la sécurité nationale menacée. Il a manqué le constat que cette absence de liberté et l’exclusion qui en est le corollaire sont de très graves menaces à la sécurité nationale.

Au lieu de la remise en cause d’un système qui peut se faire en bon ordre, le président syrien a donné, sous des dehors débonnaires, l’image d’un homme qui se braque. Cet ophtalmologiste de métier semble, hélas, souffrir de strabisme (politique) permanent. Le régime voit double. Et comme pour les malades de strabisme, le cerveau choisit de ne pas voir l’image donnée par l’un des yeux. Ce qui, lit-on dans Wikipédia, entraîne une « perte de la vision binoculaire et du sens du relief ». Et, bien entendu, quand le traitement n’est pas rapide, la perte de vision devient définitive.

Oui, il faut vraiment s’inquiéter désormais pour la Syrie, dès lors que le pouvoir montre un si grand manque de discernement.

Du même auteur :

- La démocratie arabe, selon Mme Clinton
- Un îlot de fausse tranquillité
- Responsabilité historique
- Les Américains préservent le soldat Hosni !
- Shame on you, Mister Obama !
- Bougez, si vous ne voulez pas être bougés !
- En Égypte, la « Tunisie est la solution »

 

source

La Syrie touchée à son tour par le vent de révolte arabe


lundi 21 mars 2011, par La Rédaction

Quatre jours de manifestations contre la corruption et le système de parti unique ont montré que la Syrie, l’un des pays les plus fermement tenus de la région, n’était pas à l’abri du vent de révolte qui souffle sur le monde arabe.
Quatre personnes ont trouvé la mort durant ces troubles, dans le sud du pays, où les protestataires ont mis le feu à des bâtiments publics, défiant ouvertement le régime de Bachar el Assad, qui ne tolère habituellement aucune voix dissidente.
Les troubles les plus sérieux se sont cantonnés jusqu’à présent à la ville de Déraa, en lisière de la frontière avec la Jordanie, où l’on a entendu le slogan « Dieu, la Syrie, la Liberté ».
Mais les analystes n’excluent pas que l’agitation s’étende dans le pays tant la population semble désenchantée du régime et enthousiasmée par le vent de liberté qui souffle dans les pays voisins.
« C’est un Etat semi-totalitaire. La corruption est partout », souligne Hazem Saghieh, chroniqueur au quotidien arabophone international Al Hayat. « Tous les ingrédients sont réunis pour s’attendre à un changement radical. »
Tout trouble en Syrie est susceptible d’avoir des répercussions au-delà des frontières du pays, le régime de Damas étant un allié proche de la République islamique d’Iran, un acteur majeur du jeu politique libanais et un parrain des groupes islamistes palestiniens et libanais.
Le parti Baas, au pouvoir depuis bientôt un demi-siècle, gouverne en vertu de l’état d’urgence et interdit toute opposition.
Parmi les autres griefs contre le régime figure la domination de la secte chiite minoritaire des alaouites, dont fait partie le clan Assad, sur la majorité sunnite.
Assad assure que la diplomatie syrienne, qui mêle intransigeance vis-à-vis d’Israël et soutien au Hamas et au Hezbollah, ses ennemis palestinien et libanais, est en phase avec le sentiment de la rue arabe.
Mais cette « exception syrienne » ne protège pas le régime du mécontentement d’une population qui aspire à plus de droits, à plus d’emplois et à une hausse de son niveau de vie.
Lorsque les Frères musulmans syriens se sont révoltés contre le régime en 1982 à Hama, le président Hafez al Assad, père de l’actuel président, n’avait pas hésité à écraser ce soulèvement dans le sang, faisant des milliers de morts.
Pareille répression, dont le monde n’a appris l’ampleur que des semaines plus tard, semble improbable aujourd’hui à l’ère des téléphones portables et d’internet.
« Les Syriens ont montré dans le passé qu’ils étaient capables de moduler leur répression », souligne Habib Malik, enseignant d’histoire à l’université américaine de Beyrouth.
« Je pense qu’ils se rendent compte que ce qui s’est produit à Hama n’est plus possible dans le monde actuel », assure Malik, qui pense Assad en mesure de « tuer dans l’oeuf » toute révolte, même si le défi qu’il affronte paraît sérieux.
Comme d’autres Etats arabes confrontés à la contestation, la Syrie a cherché à la faire taire en rétablissant les subventions aux denrées de base et en augmentant les salaires.
Selon un diplomate en poste à Damas, Assad, arrivé au pouvoir en 2000 à la mort de son père, n’a pas tenu ses promesses de réformer le système politique et a cru à tort qu’une libéralisation économique limitée suffirait à le perpétuer.
« Bachar avait le temps de prendre des mesures préventives et d’engager des réformes authentiques. Au lieu de ça, le régime a commis de grosses erreurs », dit-il.
En dehors des troubles à Déraa, de petites manifestations ont eu lieu après les prières du vendredi dans la ville d’Homs et à Banias, sur la côte. A la grande mosquée de Omeyades de Damas, des fidèles ont brièvement scandé des slogans réclamant plus de liberté.
Mais l’échelle des manifestations de Déraa, auxquelles ont participé des milliers de personnes, montrent que la vraie menace pour Assad vient moins de groupes d’opposition disséminés et affaiblis que de la base de la population.
Selon Hazem Saghieh, si les rebelles libyens, désormais aidés par l’intervention occidentale, devaient marquer des points face au colonel Mouammar Kadhafi, les protestataires syriens pourraient se sentir enhardis.
Mais il voit mal la situation en Syrie prendre la même tournure qu’en Tunisie ou en Egypte, où les présidents Zine Ben Ali et Hosni Moubarak se sont résignés à quitter le pouvoir sous la pression de la rue.
« Je ne pense pas que le régime baasiste de Syrie partira en douceur », dit-il.

(Lundi, 21 mars 2011 – Avec les agences de presse)

Syrie : Daraa


20 mars : cette scène est absolument incroyable pour la Syrie. Ils ont déjà payé avec au moins cinq morts et des arrestations.

Assad et Erdogan:l’obligation d’allégeance à « Etat juif » est fasciste et raciste


 

mardi 12 Octobre 2010

Assad et Erdogan:l'obligation d'allégeance à "Etat juif" est fasciste et raciste
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en visite en Syrie, et le président syrien Bachar al-Assad, ont condamné lundi
le projet fasciste et raciste d’Israël qui veut obliger les candidats non juifs à la citoyenneté à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».

« C’est un acte fasciste et raciste, cela ne doit pas nous étonner, cela fait partie d’un plan de longue date que les Israéliens appliquent graduellement. La Turquie, en tant que peuple et gouvernement, soutient le peuple palestinien, et les Turcs savent le plus la réalité d’Israël », a déclaré Assad lors d’une conférence de presse commune à Damas, en allusion à l’attaque sanguinaire sioniste contre les pacifistes de la flottille d’aide destinée à Gaza, qui a fait neuf martyrs.
« Il est désormais prouvé qu’Israël, qui se présente comme le seul pays démocratique au milieu du monde arabe et musulman, est un pays raciste », a-t-il ajouté.

Pour le chef d’Etat syrien, « ces décisions ne laissent paraître aucune volonté sérieuse de la part d’Israël de s’engager en faveur du processus de paix », relancé le 2 septembre à Washington mais bloqué par la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie en dépit des demandes de gel palestiniennes.

Erdogan a estimé de son côté que « personne ne peut imposer la citoyenneté à quiconque, d’autant plus de cette manière ».
Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche un projet d’amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Ce projet d’amendement doit encore faire l’objet de trois lectures au Parlement, où la coalition gouvernementale dispose d’une majorité écrasante.

La minorité arabe dans les territoires occupés par Israël (20% de la population) qualifie ce texte de « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’y installer après s’être mariés avec des Palestiniens des territoires de 1948.

Par ailleurs, Recep Tayyip Erdogan a de nouveau appelé l’entité sioniste à présenter ses excuses
à la suite de l’offensive contre la flottille d’aide. ‘Ils ont été tués de sang froid. Trente balles ont été détectées dans les corps des pacifistes selon
le rapport médical après l’autopsie, et la communauté internationale a admis ce résultat », a-t-il dit,
s’étonnant de la partialité de certains pays en faveur de l’entité israélienne, malgré toutes ces
tragédies. L’histoire ne pardonnera pas aux pays neutres ou partisans d’Israël », a ajouté Erdogan.

 

Mardi 12 Octobre 2010

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