Meurtre Hariri : Saad Hariri dit avoir commis une « erreur » en accusant la Syrie


lundi 6 septembre 2010, par La Rédaction

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a affirmé avoir commis une « erreur » en accusant la Syrie d’être derrière l’assassinat de son père Rafic Hariri, dans une interview publiée lundi dans le quotidien arabe A-Sharq Al-Awsat.
« A un moment donné, nous avons commis des erreurs. Nous avons accusé la Syrie d’avoir assassiné le Premier ministre martyr. Il s’agissait d’une accusation politique, et cette accusation politique n’est plus à l’ordre du jour », a déclaré M. Hariri.
« Il y a une cour qui fait son travail, et de notre côté nous devons réexaminer ce qui s’est passé », a-t-il dit en allusion au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de l’enquête sur cet assassinat et créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
Rafic Hariri, ancien Premier ministre devenu opposant à l’hégémonie de Damas au Liban, a été tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.
A cette époque, Saad Hariri et ses alliés avaient accusé le régime en Syrie, qui exerçait alors une tutelle sur son petit voisin, d’être à l’origine de ce meurtre, ce que Damas a toujours nié.
Deux mois après ce drame qui a plongé le Liban dans une crise politique aiguë et sous la pression de l’opposition libanaise et de la communauté internationale, la Syrie a été contrainte de retirer ses troupes du Liban après trois décennies de présence.
Le camp de M. Hariri avait aussi accusé la Syrie d’avoir planifié l’assassinat de plusieurs personnalités libanaises anti-syriennes, dont un ministre et trois députés, après celui de l’ex-Premier ministre.
Le « travail du TSL n’a rien à voir avec des accusations politiques hâtives. Il y a une enquête et un tribunal qui ne se soucie que de preuves », a encore dit Saad Hariri. Il a fait allusion à de « faux témoins » qui ont « détruit les relations entre la Syrie et le Liban et politisé l’assassinat », ajoutant qu’une « nouvelle page a été ouverte dans ces relations depuis la formation du gouvernement libanais ».
Propulsé dans l’arène politique après l’assassinat de son père, Saad Hariri n’avait jamais eu de contacts officiels avec le régime syrien jusqu’à la formation de son gouvernement fin 2009. Depuis il a effectué cinq visites en Syrie et le président syrien Bachar el-Assad est venu une fois au Liban.
« Nous avons procédé à une réévaluation de nos erreurs commises vis-à-vis de la Syrie et qui ont porté atteinte au peuple syrien et aux relations entre les deux pays », a encore dit le Premier ministre libanais.
En août dernier, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé Israël d’être derrière l’assassinat de Rafic Hariri. En juillet, il avait dit s’attendre à ce que le TSL accuse des membres de son parti d’implication dans ce meurtre.
La date de publication de l’acte d’accusation n’a pas encore été précisée.
Les deux premiers rapports de la commission d’enquête de l’ONU sur cet assassinat avaient conclu à des « preuves convergentes » mettant en cause les renseignements syriens et libanais.

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Vers une reconstitution du meurtre de Rafic Hariri en Gironde ?
Une reconstitution de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005, aura lieu fin septembre dans un camp militaire de Gironde, écrit samedi le Figaro sur son site internet.
Les préparatifs ont commencé en juin dans le camp de Captieux, au sud de Bordeaux, avec la visite d’un spécialiste français en matière d’explosifs, membre de l’équipe d’enquêteurs du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de l’investigation, écrit Lefigaro.fr.
Des portions de la rue empruntée par Rafic Hariri, qui a été tué avec 22 autres personnes, ont été reconstituées.
Etalé sur près de 10.000 hectares, le CTPE (Champ de tir et polygone d’essai) de Captieux est l’un des plus grands champs de tir d’Europe et le plus grand de France.
Une cinquantaine de personnes civiles et militaires travaillent en permanence sur le site, rattaché à la base aérienne de Mont-de-Marsan, qui se trouve à cheval sur les départements de la Gironde et des Landes.
Le Tribunal spécial pour le Liban n’a prononcé aucune inculpation depuis son installation en mai 2007 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

(Lundi, 06 septembre 2010 – Avec les agences de presse)

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Liban : le président syrien Assad vendredi à Beyrouth en compagnie du roi saoudien.


mercredi 28 juillet 2010, par La Rédaction

Le président syrien Bachar al-Assad effectuera vendredi, en compagnie du roi saoudien, une visite au Liban, sa première depuis l’assassinat de l’ex-dirigeant libanais Rafic Hariri en 2005, a annoncé mercredi un haut responsable gouvernemental libanais.
M. Assad et le roi Abdallah viendront à Beyrouth dans le cadre des efforts visant à calmer la situation tendue au Liban après l’annonce par le Hezbollah d’une possible mise en cause de membres du parti par un tribunal de l’ONU dans l’assassinat de Hariri, le 14 février 2005.

Pointée du doigt dans cet assassinat, la Syrie, puissance de tutelle politique et militaire pendant 30 ans, a été obligée, sous la pression de la rue et de la communauté internationale, de retirer ses troupes du Liban en avril 2005. Damas a toujours nié toute implication dans ce meurtre.

« Nous avons été informés qu’il (M. Assad) devrait voyager avec le roi Abdallah d’Arabie », a déclaré à l’AFP le responsable gouvernemental sous couvert de l’anonymat. Le monarque saoudien est attendu jeudi en Syrie avant de venir le lendemain à Beyrouth.

Damas n’a toujours pas confirmé la visite de M. Assad au Liban.

La dernière visite du président syrien au Liban remonte à 2002, lorsqu’il avait participé au sommet arabe de Beyrouth.
Rafic Hariri a été tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth.
Son assassinat avait provoqué une animosité entre les deux pays voisins, avant l’établissement en 2008 de relations diplomatiques pour la première fois de l’histoire du Liban et de la Syrie.

Saad Hariri, qui avait à plusieurs reprises accusé la Syrie d’implication dans l’assassinat de son père, n’a eu de contacts officiels avec le régime de Bachar al-Assad qu’en 2009, après avoir été nommé Premier ministre.
Depuis il a effectué quatre visites en Syrie, dont trois cette année.

La visite de M. Assad et du roi saoudien interviendra au moment où le Liban craint une exacerbation des tensions, voire un renouvellement des violences sectaires après les déclarations le 22 juillet du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah disant s’attendre à ce que le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) accuse des membres du parti d’implication dans le meurtre de Hariri.
Le TSL doit publier l’acte d’accusation entre « septembre et décembre », selon son président Antonio Cassese.
La perspective d’une mise en cause du puissant groupe armé fait craindre un renouvellement des violences de mai 2008 qui avaient opposé des partisans de Saad Hariri et ceux du Hezbollah (une centaine de morts).

L’ouverture de Saad Hariri à l’égard de Damas est intervenue après un rapprochement entre Damas et Ryad, principal allié du premier ministre libanais.

(Mercredi, 28 juillet 2010 – Avec les agences de presse)

Un crime contre la paix


Que peut dire Assad qu’il n’ait déjà dit ? Combien de temps va-t-il devoir frapper en vain à la porte verrouillée d’Israël ?

Gideon Levy

11 juillet 2010 – Ha’aretz

On ne pourrait l’exprimer plus explicitement, plus clairement et avec plus d’insistance. Lisez et jugez par vous-mêmes : « Notre position est claire : si Israël rend tout le Plateau du Golan, bien sûr nous signons un accord de paix avec lui… Où est la paix quand l’ambassade est encerclée par la sécurité, quand il n’y a ni commerce ni tourisme entre les deux pays ? Ce n’est pas la paix. C’est un accord de cessez-le-feu permanent. C’est ce que je dis à quiconque vient à nous pour parler de la position syrienne : nous sommes intéressés par une paix globale, c’est-à-dire, par des relations normales ».
Qui a dit cela et à qui ?

Bashar al-Assad.

Le président syrien Bashar el-Assad au quotidien libanais As-SAfir, la semaine dernière. Ces propos stupéfiants ont été tenus à des oreilles arabes, pas occidentales, et ils sont passés pratiquement inaperçus ici. Vous pouvez le croire ?

Que peut dire Assad qu’il n’ait déjà dit ? Combien de fois doit-il exprimer ses intentions pacifiques avant qu’on se réveille ici ? Combien de temps va-t-il devoir frapper en vain à la porte verrouillée d’Israël ? Et si cela ne suffisait pas, il a aussi appelé la Turquie pour qu’elle agisse afin de calmer sa crise avec Israël et qu’elle puisse se faire le médiateur entre Israël et la Syrie.

Les paroles d’Assad auraient dû faire les gros titres des infos la semaine dernière, et ceux des prochaines semaines. Anwar el-Sadat en avait dit moins que cela avant de venir en Israël. A cette époque, nous avions été enthousiasmés par ses paroles, aujourd’hui, de façon éhontée, on ne s’occupe pas de telles déclarations.

Cela nous amène à une seule conclusion : Israël ne veut pas la paix avec la Syrie. C’est la leçon. Il préfère le Golan à la paix avec l’un des ses plus grands et plus dangereux ennemis. Il préfère l’immobilier, les chambres d’hôte, l’eau minérale, le vin au goût du jour et quelques milliers de colons à un changement stratégique dans son statut.

Imaginez ce qui arriverait si nous sortions des ruines de notre statut international pour signer un accord de paix avec la Syrie – à quel point le climat international à notre égard changerait soudainement, l’ « axe du mal » se fissurerait, et les forteresses de l’Iran qui s’affaibliraient, et comment le Hezbollah se retrouverait avec un œil au beurre noir, plus que dans toutes les guerres du Liban.

Et peut-être même que Gilad Shalit, retenu prisonnier par le Hamas basé à Damas, peut-être qu’il serait libéré. Cela paraît trop beau pour être vrai ? Peut-être, mais Israël n’essaie même pas. Un Premier ministre qui ignore une telle occasion n’est pas moins qu’un criminel de la paix.

Au lieu de la marche pour Shalit qui vient de s’achever, une autre marche aurait dû être organisée cette semaine, une autre plus imposante, plus déterminée, qui aurait exigé du gouvernement israélien, le refuseur de paix, qu’il agisse. Des cris rauques en seraient montés : « La paix avec la Syrie, maintenant ! ». Mais cette marche ne partira pas cette semaine. Apparemment, elle ne partira jamais.

Le compositeur interprète Shlomo Artzi, le chef d’orchestre Zubin Mehta et les honorables manifestants qui ont marché pour le soldat ne le feront pas pour soutenir un mouvement qui épargnerait la vie de nombreux soldats et civils. Pourquoi ? Parce qu’il faut du courage. Pourquoi ? Parce que Assad a raison quand il déclare à La Repubblica en Italie : « La société israélienne a trop penché à droite, elle n’est pas capable de faire la paix avec la Syrie. »

Certes, les Israéliens disent que le chef du Mossad pense que Assad ne fera jamais la paix parce que toute la justification de son régime se base sur son hostilité envers Israël. Nos experts ne font jamais d’erreur, quoique on ait dit la même chose à propos de Sadat. Certes, Assad dit aussi d’autres choses.

D’autres choses ? Pas vraiment. Il a dit que s’il ne réussissait pas par la paix, il essaierait de libérer le Golan par la résistance. Illogique ? Illégitime ? N’est-ce pas là une raison pour essayer de le défier ? Qu’avons-nous à perdre, sinon une chance ? Même la dernière feuille de vigne derrière laquelle se sont cachés quelques Premiers ministres ici – comme quoi les USA s’opposeraient à la paix avec la Syrie – est absurde.

Quelqu’un voit-il le Président US Barak Obama s’opposer à une initiative de paix avec la Syrie ? Quel dommage qu’il ne fasse pas pression sur Israël pour aller de l’avant avec lui !
Et puis, il y a ce vieux refrain : « Assad n’est pas sérieux. » Quand les dirigeants arabes font des menaces, ils sont sérieux ; quand ils parlent de paix, ils ne le sont pas. Et aussi : « Nous allons rendre le Golan et nous retrouver avec un bout de papier et des missiles. »

Vous vous rappelez comment on disait la même chose à propos de l’Egypte ? Et pourtant, aujourd’hui nous persistons : le Premier ministre manque de façon criminelle une chance historique de faire la paix, et nous restons là à bâiller, complètement indifférents. Ca semble logique, pas vrai ?

tp://www.haaretz.com/print-edition/opinion/a-peace-crime-1.301190
traduction : JPP

Paix au Proche-Orient: « La Syrie a un important rôle à jouer »


DAMAS – L’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a affirmé que la Syrie avait un « important rôle à jouer » pour la paix dans la région, à l’issue d’un entretien avec le président syrien Bachar al-Assad mercredi à Damas.

M. Mitchell a réaffirmé « l’engagement du président américain Barack Obama et de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour une paix globale entre Israël et les Palestiniens, Israël et la Syrie et Israël et le Liban », dans des déclarations à la presse.

Cette paix inclut « une pleine normalisation des relations entre Israël et les pays arabes », a poursuivi M. Mitchell en tournée dans la région.

« La Syrie a certainement un rôle important à jouer dans tous ces efforts parrainés par les Etats-Unis et la communauté internationale », selon l’émissaire américain dont c’est la troisième visite en Syrie.

« Nous voulons réaliser (…) un progrès tangible dans nos efforts pour la paix et dans les relations bilatérales » syro-américaines, a poursuivi M. Mitchell.

Pour sa part, le président Assad a renouvelé la position de son pays en faveur d' »une paix juste et globale », selon l’agence officielle Sana.

« Pour édifier la paix, il faut mettre fin à l’occupation (des terres), rendre les droits », a ajouté M. Assad qui a souligné devant M. Mitchell « l’importance du rôle de la Turquie dans le processus de paix », selon Sana.

En mai 2008, la Syrie et Israël avaient engagé, par l’entremise de la Turquie, des négociations indirectes de paix qui ont buté sur le refus d’Israël de se retirer du plateau syrien du Golan occupé depuis 1967 et annexé en 1981, alors que Damas exige un retrait complet.

Elles ont été interrompues par la Syrie en décembre 2008 à la suite du déclenchement de l’offensive israélienne à Gaza.

M. Mitchell, qui venait du Liban, est attendu en Israël et dans les territoires palestiniens pour discuter du blocage actuel du processus de paix israélo-palestinien.

Avec l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche en janvier 2009, les visites en Syrie de responsables américains se sont multipliées.

Washington estime que Damas peut contribuer à la recherche de solutions en Irak, au Liban et dans le conflit israélo-palestinien.

Les oulémas syriens aux XXe-XXIe siècles: leçon publique de Th. Pierret


Le CISMOC a le plaisir de vous inviter à la leçon publique durant laquelle Thomas Pierret présentera sa thèse de doctorat en Sciences politiques et sociales :

Les oulémas syriens aux XXe-XXIe siècles. La tradition comme ressource face aux défis du changement social et de l’autoritarisme

Elle aura lieu le jeudi 10 décembre 2009 à partir de 10 heures à Louvain-la-Neuve, place des Doyens, bâtiment Doyens, local 21

Cette thèse est dirigée par les Professeurs Felice Dassetto (UCL) et Gilles Kepel (Sciences Po Paris).

Jury : Gudrun Krämer (Freie Universiteit Berlin), Elizabeth Picard (CNRS-IREMAM), Amin Aït-Chaalal (UCL), Jean-Pierre Filiu (Sciences Po Paris).

Résumé :

En dépit de la nature pour le moins conflictuelle des relations entre le régime ba‘thiste syrien et les oulémas sunnites du pays, le comportement politique de ces derniers n’est pas celui d’une opposition stricto sensu mais, indépendamment des différences de sensibilité politique, celui d’une élite sectorielle engagée dans un difficile processus de négociation avec le pouvoir. La position relativement avantageuse depuis laquelle les clercs mènent cette négociation est la conséquence de leur capacité à résister à la marginalisation que leur promettaient, au XXe siècle, le changement social et le laïcisme ba‘thiste. Cette résistance résulte non seulement des carences de l’État en matière de bureaucratisation et de l’adoption par les oulémas d’instruments éducatifs modernes, mais aussi de l’utilisation par ces mêmes oulémas des ressources offertes par les conceptions traditionnelles de l’autorité religieuse en vue d’élargir leur audience dans le contexte du « réveil » islamique contemporain. La première partie de ce travail décrit la structuration des scènes religieuses damascène et alépine depuis l’époque mandataire jusqu’à nos jours. La seconde partie s’intéresse à deux dimensions-clés de la légitimation des oulémas, à savoir les questions de leur formation, partiellement institutionnalisée depuis la fin de l’ère ottomane, et de la définition de l’orthodoxie, dont la conception traditionnelle a été remise en cause par le réformisme salafiste contemporain. Quant à la troisième partie, elle étudie l’intégration croissante, même si conflictuelle, des clercs sunnites dans une coalition élitaire composée d’acteurs économiques et politico-militaires.

Cordialement,

Thomas Pierret

La fumée tue aussi en Syrie


14 octobre 2009

arguilé
arguilé

Le tabac à fumer est désormais interdit dans les lieux publics, quelque soit sa forme. C’est sans doute le narguilé, si populaire ces dernières années dans les cafés de Damas et qui justifie à lui seul de nombreuses sorties entre amis, qui pâtira le plus de ce décret présidentiel. La cigarette industrielle avec ses pesticides et additifs incorporés, qu’elle soit importée ou produite localement pourra toujours être achetée dans les nombreux magasins et kiosques de la ville et facilement être fumée dans la rue. Le tabac à rouler, resté quant à lui hors des circuits de la grande distribution mondialisée (du moins en Syrie) et déjà bien marginalisé par ses concurrents, ne sera que très peu atteint par ces mesures

suite

Syrie : L’opposant Michel Kilo libéré


anniebannie est heureuse de vous relayer cette nouvelle avec quelques jours de retard.

Diane Galliot

L'opposant syrien Michel Kilo le 26 juillet 2005.
L'opposant syrien Michel Kilo le 26 juillet 2005.

L’écrivain et journaliste Michel Kilo a été libéré ce mardi, après avoir purgé une peine de 3 ans de prison. Il avait été condamné pour avoir prôné la réconciliation entre la Syrie et le Liban. Il était l’un des plus emblématiques, l’un des plus connus des prisonniers politiques syriens.

Michel Kilo avait été condamné en mai 2006 à 3 années de prison pour avoir porté atteinte au moral de la nation. Condamné pour « affaiblissement du sentiment national » parce qu’il avait signé la Déclaration Damas-Beyrouth une sorte de charte, de pétition signée par quelque 500 intellectuels et militants politiques syriens et libanais qui appelaient à la normalisation des relations entre la Syrie et le Liban.

En octobre 2008, la marche de l’histoire aurait dû faire tomber cette peine aux oubliettes puisque que Damas et Beyrouth scellent leur réconciliation et établissent des relations diplomatiques pour la première fois de leur histoire.

En novembre 2008, la Cour de cassation décidait la libération anticipée de l’écrivain, puis faisait marche arrière quelques semaines plus tard. Michel Kilo aura finalement purgé l’intégralité de sa peine avec 5 jours d’interrogatoire en plus par les services de renseignement.

Un autre signataire du même appel Damas-Beyrouth, le militant des droits de l’homme Anouar al-Bounni est lui toujours en prison ; il avait été condamné à une peine de 5 ans d’emprisonnement.

Haytham Manaa, Porte-parole de la Commission arabe des droits humains

« C’est une très bonne nouvelle mais malheureusement il a passé trois ans et une semaine en prison. »

Source

Interview de Michel Kilo à France 24 ici

TRACTATIONS SECRETES ENTRE LA SYRIE ET ISRAEL


La politique expansionniste et son discours belliciste pourront-elle faire croire à la communauté internationale qu’ISRAEL est disposé à faire la paix, elle qui a toujours torpillé les accords de paix et bafoué toute une « rafale » de résolutions onusiennes.

Il n’est pas du tout exclu que ces négociations secrètes puissent être en rapport avec la montée en puissance de l’IRAN. A travers ces négociations, ne vise-t-on pas en réalité l’isolement de l’IRAN pour que les gringos puissent la bombarder ultérieurement sans aucun problème majeur et dans des conditions favorables ?

Le marché de dupes qui sera éventuellement signé entre les deux pays ennemis permettra, en isolant la Syrie et ses alliés qui tomberont dans l’escarcelle des puissants de ce monde de resserrer l’étau autour de l’empire perse et d’agresser l’IRAN dans des circonstances idoines sans qu’aucune tierce partie puisse s’interposer, venir à son aide ou entrer dans un nouveau foyer de tension allumée par l’administration BUSH.

Quelles seront les positions de la Russie et de la Chine devant un tel scénario peaufinée et savamment élaborée méticuleusement sur le plan géostratégique par les détracteurs de l’IRAN ?

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