Temps fort… Solidarité Syrie


lundi 24 septembre 2012, par La Rédaction

Feux croisés de Samar Yazbek
Carnets de Homs de Jonathan Littell
Sur France-Culture à 11h50
du lundi 24 au vendredi 28 septembre 2012
A l’occasion de la journée spéciale 24h00 en Syrie le 24 Septembre, que France Culture consacre à la Syrie, l’émission des microfictions propose, du lundi 24 au vendredi 28 septembre, la lecture, en direct, d’extraits de deux ouvrages : Feux croisés, journal de la révolution syrienne de Samar Yasbek et Carnets de Homs de Jonathan Littell. Ces deux documents, écrits par des écrivains, offrent un contrepoint précieux et nécessaire aux articles de la presse qui relatent chaque jour, au plus près, la situation en Syrie : Feux croisésdécrit les premiers mois de la révolution syrienne, à partir du 25 mars 2011, et Carnets de Homs témoigne de la vie quotidienne du peuple en révolte de la ville de Homs au tout début de 2012.
En soutien au peuple syrien, une première lecture de ces textes a été donnée en public le 15 juillet dernier, à Avignon, à l’initiative de Marcel Bozonnet.
Feux croisés. Journal de la révolution syrienne de Samar Yasbek, traduit de l’arabe par Rania Samara, est publié aux éditions Buchet-Chastel (2012).
Carnets de Homs de Jonathan Littell, est publié aux éditions Gallimard (2012)

***

Appel à la constitution d’un collectif de secours à la population syrienne. Lire à l’adresse :
http://www.Assawra.Info/spip.php?ar…

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion « Assawra »
faites la demande à l’adresse : Assawra1-subscribe@yahoogroupes.fr

Pour la Syrie libre ce dimanche à 16:00 Place Flagey


Manifestation de soutien au peuple syrien qui se lève courageusement pour crier sa liberté!
Dénonçons les massacres que commet le régime syrien tous les jours.
Rdv à la place Flagey 1050 Bxl de 16h00 a 18h00 ce dimanche 23/09/2012
Des activités telles qu’un flash-mob seront organisées!

Venez NOMBREUX!!استنكارا و رفضا للمجازر اليومية التي يقوم بها
النظام الاسدي بحق اهلنا في سوريا
و وفاء لدماء شهداءنا الذين فاقت اعدادهم 30 الف شهيد
تدعوكم الجالية السورية في بروكسل
لمظاهرة حاشدة في بلاس فلاجيه 1050 ايكسيل
يوم الاحد 23 – 9 – 2012
من الساعة 16:00 حتى الساعة 18:00
و عاشت سوريا حرة ابية

Photo : Manifestation en soutien au peuple syrien qui se leve courageusement crier sa liberté!<br /><br />
Denoncons les massacres que commet le régime syrien tout les jours.<br /><br />
Rdv à la place Flagey 1050 Bxl de 16h00 a 18h00 ce dimanche 23/09/2012<br /><br />
Des activites tels qu’un flash-mob seront organisees!<br /><br />
Venez NOMBREUX!!</p><br />
<p>استنكارا و رفضا للمجازر اليومية التي يقوم بها<br /><br />
النظام الاسدي بحق اهلنا في سوريا<br /><br />
و وفاء لدماء شهداءنا الذين فاقت اعدادهم 30 الف شهيد<br /><br />
تدعوكم الجالية السورية في بروكسل<br /><br />
لمظاهرة حاشدة في بلاس فلاجيه 1050 ايكسيل<br /><br />
يوم الاحد 23 – 9 – 2012<br /><br />
من الساعة 16:00 حتى الساعة 18:00<br /><br />
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Israël réoriente sa pression de l’Iran vers la Syrie


DUMONT,SERGE

Page 7

Vendredi 21 septembre 2012

PROCHE-ORIENT L’armée lance de vastes manœuvres sur le plateau du Golan occupé

TEL-AVIV

DE NOTRE CORRESPONDANT

Bien national ». Tel est le nom codé des manœuvres à grande échelle que vient d’entamer l’armée israélienne sur le plateau du Golan occupé, face à la ligne de démarcation avec la Syrie. Une semaine à peine après d’autres exercices menés sur le même site, ceux-ci ont toutefois été improvisés. Ils ont débuté mercredi lorsque des dizaines de milliers de réservistes et de soldats d’active ont été réveillés au milieu de la nuit. Cela, alors que des commandos d’active étaient prélevés sur les troupes stationnées en Cisjordanie pour être transportés en hélicoptère face à la Syrie.

Dans la foulée, les stations d’écoute des Renseignements militaires, et plus particulièrement celle de l’Unité 8200 basée sur le mont Hermon (un département ultrasecret interceptant les communications téléphoniques et électroniques des pays voisins 24 heures sur 24), ont été placées en état d’alerte maximal.

La menace d’une frappe israélienne sur les sites nucléaires iraniens semblant s’écarter à court terme, la multiplication des manœuvres militaires sur le Golan confirment que l’hypothèse d’une guerre avec la Syrie est prise très au sérieux par les dirigeants de l’Etat hébreu. En témoignent la multiplication d’articles sur « la menace syrienne » et sur les « armes chimiques de Bachar el-Assad » ainsi que les déclarations martiales du chef de l’état-major, Benny Gantz.

Pour ce que l’on en sait, divers scénarios ont été élaborés de longue date par les stratèges israéliens et ils sont remaniés au gré des événements. Le plus élaboré envisage que lorsqu’il sera aux abois, le régime de Damas tentera de reconquérir une partie de son opinion, et la rue arabe en général, en régionalisant le conflit. C’est-à-dire en frappant l’« ennemi sioniste ». Dans ce cadre, les experts israéliens envisagent les pires éventualités. Y compris le tir sur leur territoire d’obus, de roquettes et missiles syriens munis d’une tête chimique. En outre, ils estiment que les Pasdaran (Gardiens de la révolution iraniens) opérant auprès du Hezbollah libanais ou comme « conseillers » de l’armée syrienne prendront une part active à ce conflit.

Pour Tel-Aviv, il est aussi acquis que le Hezbollah soutiendra la Syrie et qu’un autre front s’ouvrira au Liban, ce pays se transformant de nouveau en champ de bataille. « Depuis six ans, nous avons eu le temps de tirer les leçons de la deuxième guerre du Liban (été 2006, NDLR). Nous sommes mieux organisés et plus réactifs. S’ils se risquent à une aventure militaire, nos voisins comprendront vite qu’ils se sont trompés », a déclaré un lieutenant-colonel à la radio publique.

« En organisant une démonstration de force à cet instant précis et en la dramatisant, Israël a voulu montrer ses muscles. Il s’agit de faire comprendre aux Syriens que toute provocation suscitera une riposte et que ces représailles feront mal », affirme le spécialiste des questions militaires Ron Ben Yishaï. Ce qui explique sans doute pourquoi les manœuvres se sont déroulées à balles et à obus réels. Avec des chars, des obusiers, des hélicoptères, de l’aviation et même certaines des armes les plus sophistiquées, tel le lanceur de roquettes MLRS.

Devant l’ampleur des moyens mis en œuvre, de nombreux habitants de petits villages de haute Galilée ont cru que l’alerte était sérieuse. Et qu’un conflit avec le voisin du Nord était en passe d’éclater. Une impression confortée par la présence du chef de l’état-major Benny Gantz accompagné d’une brochette de généraux, ainsi que du Premier ministre Binyamin Netanyahou, qui s’est brièvement rendu sur place.

« Durant le briefing, on nous a clairement expliqué que “Bien nationalallait simuler l’ouverture d’un front avec un pays ennemi », raconte un sous-officier réserviste mobilisé à Tel-Aviv. « Bien sûr, on ne nous a donné aucun nom, mais ça ne peut être que la Syrie, éventuellement le Liban, car je nous vois mal attaquer l’Iran avec des chars et des chenillettes. »

source

La société syrienne mobilisée pour faire vivre la révolution


21 septembre 2012

Sous le titre « Activisme civil. La société syrienne mobilisée dans son ensemble« , Ilham Al Issa, jeune activiste de la région de Damas, propose aux lecteurs intéressés par la situation en Syrie un témoignage concret et de première main sur l’implication de diverses couches et catégories de la population syrienne dans le soutien à la « révolution contre Bachar Al Assad ».

Traduit par Jihane Al Ali pour le site internet A l’encontre, ce texte offre une illustration concrète des éléments figurant dans l’article « Syrie, 2011. D’une société atomisée à une révolution organisée et citoyenne« , déjà présenté sur ce blog. L’atomisation de la société syrienne y a fait elle aussi l’objet d’un article spécifique.

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L’affrontement militaire, qui fait la une des médias internationaux, laisse dans l’ombre l’ampleur de la mobilisation civile, y compris celle sans laquelle la résistance armée, face à la dictature, serait impossible. Il est donc important de décrire ce type de résistance depuis l’intérieur pour le diffuser en dehors de la Syrie.

Après une année et demie de révolte contre le régime dictatorial du clan Assad, l’activisme civil en Syrie a dû s’adapter aux diverses formes de répression, à l’évolution de la situation sur le terrain et à l’urgence. Il s’est aussi spécialisé avec une répartition des tâches plus précise parmi des activistes toujours plus nombreux et divers : hommes, femmes, de toutes origines sociales et confessionnelles, malgré les risques encourus.

Dans le domaine dit humanitaire, la principale activité consiste actuellement à loger des familles ou des personnes en danger. Celles-ci ont la plupart fui la répression ou les zones de combat. Pour eux, il faut louer des appartements ou trouver des familles d’accueil, nourrir les familles, assurer leur habillement, les couches pour les enfants et les aliments pour bébés…

A Damas et sa région ceux qui détenaient une carte d’identité indiquant Homs comme origine avaient droit à un panier alimentaire quotidien du Croissant-Rouge, il y a encore quelques mois. Maintenant, après que des associations relais ont été désignées par les autorités pour se charger de ces distributions, les familles n’osent plus se présenter pour obtenir l’aide qui leur est octroyée et les paniers sont distribués aux mauvaises personnes… Ces associations sont en effet soupçonnées d’être infiltrées par les services de renseignement du régime. Un réseau parallèle, issu de la révolution, se charge donc de financer, préparer et distribuer d’autres paniers alimentaires aux personnes réellement déplacées de Homs qui sont dans le besoin.

L’activisme militant et politique reste quant à lui le domaine le plus secret et le plus dangereux. Des groupes clandestins se sont constitués et ont mis en place des systèmes de communication pour se donner des signaux par Internet indiquant les rendez-vous des manifestations « volantes ». Ces démonstrations pacifiques ont encore lieu quotidiennement dans la plupart des quartiers et banlieues, malgré la répression. Elles se déroulent dans le plus grand secret, par surprise et très rapidement. Le temps de filmer les slogans, faire passer le message dans le quartier mais aussi sur la Toile et garder la mobilisation active.

Certains produisent des tracts ou des journaux, les impriment et les distribuent. Parfois les journaux émanent simplement d’initiatives individuelles… d’autres sont édités par des groupes qui se sont organisés et qui ont des parutions plus au moins régulières. Des dizaines de titres circulent actuellement sur la région de Damas. Ils traitent tous, exclusivement, de la révolution et de la situation du quartier, de la ville ou de la région. Ils ne sont, pour la plupart, liés à aucun parti ni organisme, mais sont l’émanation de simples citoyens et citoyennes engagés dans la contestation et avides de s’exprimer après quarante années de silence forcé.

La distribution se fait de nuit ou de jour selon qu’il s’agisse de quartiers calmes ou surveillés de près, en suivant des stratagèmes toujours plus inventifs pour ne pas éveiller les soupçons. Les femmes jouent évidemment un rôle très important dans tous les déplacements, puisqu’elles bénéficient d’une marge de manœuvre bien plus grande que les hommes. Il existe pourtant maintenant des barrages de l’armée exclusivement dévolus à l’arrestation des femmes et à leur fouille minutieuse, comme à Qudsaya dans la banlieue de Damas, dernièrement.

Certains activistes se sont spécialisés dans les médias. Il s’agit pour eux de faire le travail des journalistes étrangers ou indépendants qui n’ont pas accès au terrain, puisque interdits de séjour par le régime, et de témoigner. Journalistes citoyens, ou simples filmeurs de vidéo… chaque quartier en compte un certain nombre, mais peu sont ceux qui couvrent plusieurs quartiers. En effet, les déplacements avec matériel, même de petite taille, sont extrêmement risqués. L’armée et les forces de l’ordre traquent en tout premier lieu chaque personne susceptible de faire sortir l’information vers l’extérieur du pays. Par conséquent ceux qui passent d’un quartier à l’autre se mettent particulièrement en danger et mettent en danger les personnes qu’ils filment.

Par ailleurs, chaque brigade de l’ASL (Armée syrienne libre) compte en son sein plusieurs membres qui se consacrent exclusivement à l’information et à la communication. Ceux-là ne sont armés que de caméra.

Par conséquent, un large réseau de militants/militantes s’occupe de fournir du matériel de communication simple et léger à ces activistes de l’information, qu’ils soient dans les quartiers ou au sein d’une brigade ASL : caméra, ordinateurs, téléphones… etc. Ces équipements, non sophistiqués, sont achetés en Syrie par les activistes grâce aux dons ; le peu de vie économique encore en cours fonctionne ainsi pour moitié grâce à la révolution et ses besoins !

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La frontière entre résistance armée et activisme civil reste mince dans ces conditions.

Bien souvent, l’ASL est l’héritière des Tansiquiyat (coordinations locales qui organisaient la contestation pacifique, encore actives dans certains quartiers). Ainsi à Mazzeh (au sud-ouest de Damas) la coordination est restée secrète et organisait les grandes manifestations de 2011 dans ce grand quartier de Damas, sans que personne ne sache qui la composait. Quand ses membres ont décidé de prendre les armes, ils sont apparus masqués, armés… reconnus par certains et victimes de délation. Ils sont pour la plupart morts, tués ou torturés par les services du régime, à l’heure qu’il est.

C’est donc très logiquement qu’une part de l’activisme civil s’est tourné vers le soutien à la résistance armée. Aider au déplacement des combattants, faire passer leurs messages et surtout effectuer le lien avec les acteurs du domaine médical afin de déterminer, entre autres, où envoyer les blessés, dans quels hôpitaux. Où et comment ériger les cliniques clandestines ? Quel chemin emprunter pour éviter les barrages de l’armée régulière ? Sachant que les blessés civils sont la plupart du temps arrêtés, voire achevés, quand ils sont repérés par les forces de sécurité.

A partir du moment où le nom d’un activiste est connu des services du régime, il ne peut plus se déplacer et doit vivre caché, terré. C’est pour cette raison que des activistes civils se décident bien souvent à prendre les armes et à rejoindre l’ASL, car une fois recherchés par les forces de sécurité, ils risquent la pire des tortures et bien souvent la mort. Ils n’ont alors plus que le choix des armes pour continuer à agir pour la révolution.

Les familles de déplacés à l’intérieur du pays comptent très peu d’hommes : ils sont soit à l’ASL, soit en fuite. Ceux qui restent avec leurs familles doivent vivre cachés pour la plupart. Très peu travaillent et nourrissent des familles nombreuses, des familles élargies. D’autres n’ont pas de sources de revenus et finalement se consacrent exclusivement au soutien civil à l’ASL.

Le domaine médical est celui dont les activistes sont le plus exposés aux dangers immédiats puisque leur activité est essentiellement liée aux zones de répression ou de combats et à l’évacuation des blessés. C’est parmi eux que l’on compte le plus de morts et de blessés.

Les dons concernant le domaine médical proviennent essentiellement des ONG internationales qui envoient de l’argent clandestinement ou parfois tout à fait officiellement grâce à certaines complicités. Il est en effet difficile d’empêcher un hôpital d’être solidaire avec la population: même dans les hôpitaux de l’Etat, le personnel travaille en parallèle, clandestinement, à soigner les blessés.

Ainsi des patients sont soignés dans les structures d’Etat ou privées, gratuitement, qu’il s’agisse de blessures directes ou de maladies chroniques de personnes déplacées, etc.

Avant la révolution le système de santé en Syrie était gratuit pour tous, mais gangrené par la corruption, le système connaissait des failles terribles dans son fonctionnement. Aujourd’hui il est devenu réellement gratuit pour la population en souffrance bien que de manière cachée et au risque et péril du corps médical, surveillé de près par un appareil répressif ne reculant devant rien.

En effet le régime n’a pas hésité à Homs à entrer dans les hôpitaux, à achever blessés et malades, à arrêter ou tuer les médecins, à torturer des blessés… etc. La politique de la terreur, sous toutes ses formes, n’a fait qu’inciter encore plus la population à s’engager dans la résistance.

Les problèmes les plus importants concernent les déplacements, quels que soient les niveaux ou domaines de l’activisme civil en Syrie. Les barrages de sécurité érigés par le régime quadrillent intensément certaines zones ou régions. Une bonne part de l’énergie de tous est dépensée à éviter ces barrages en les repérant afin de pouvoir les contourner ou les passer dans des conditions moins dangereuses. La diversité d’origine des activistes crée la possibilité d’un éventail assez large d’actions, sans pour autant pouvoir éviter l’implacable répression quand elle s’abat. Quant à la communication entre les groupes et pour coordonner les opérations, elle est aléatoire en fonction des connexions internet. Mais elle reste possible.

Enfin, toutes ces activités sont financées par des dons essentiellement en provenance de l’intérieur ou de la diaspora syrienne à l’extérieur. Les classes moyennes n’ont plus de quoi donner après une année et demie de « ralentissement » de l’activité économique. Ce sont maintenant des fractions des classes supérieures qui se mobilisent : commerçants, hommes d’affaires importants, gros exploitants. Par exemple, dernièrement, on a assisté au don de la totalité de la production de la saison d’une très grande exploitation agricole ! Ainsi beaucoup de productions locales quittent le marché pour se retrouver dans un circuit parallèle, clandestin et gratuit. Ainsi la moitié de la production d’une usine de vêtements entre actuellement dans ce circuit. La mobilisation est dans ces cas-là verticale : patrons et employés sont impliqués ; l’entreprise ou l’exploitation se consacre alors entièrement à la révolution.

L’activisme civil dépend des dons de tous pour survivre et continuer sa lutte pour une Syrie libre et démocratique. Il fait face à un appareil répressif implacable. Des hommes et des femmes tombent chaque jour en essayant d’agir par des moyens souvent très modestes. Le peuple syrien tient bon, malgré l’horreur, mais a besoin de la solidarité internationale pour continuer sa lutte et survivre : une solidarité morale et politique, mais aussi matérielle, financière et médicale.

source

Syrie, ce dimanche


Manifestation en soutien au peuple syrien qui se leve courageusement crier sa liberté!
Dénonçons les massacres que commet le régime syrien tout les jours.
Rdv à la place Flagey 1050 Bxl de 16h00 a 18h00 ce dimanche 23/09/2012
Des activites

tels qu’un flash-mob seront organisees!
Venez NOMBREUX!!

استنكارا و رفضا للمجازر اليومية التي يقوم بها
النظام الاسدي بحق اهلنا في سوريا
و وفاء لدماء شهداءنا الذين فاقت اعدادهم 30 الف شهيد
تدعوكم الجالية السورية في بروكسل
لمظاهرة حاشدة في بلاس فلاجيه 1050 ايكسيل
يوم الاحد 23 – 9 – 2012
من الساعة 16:00 حتى الساعة 18:00
و عاشت سوريا حرة ابية

Photo : Manifestation en soutien au peuple syrien qui se leve courageusement crier sa liberté!
Denoncons les massacres que commet le régime syrien tout les jours.
Rdv à la place Flagey 1050 Bxl de 16h00 a 18h00 ce dimanche 23/09/2012
Des activites tels qu'un flash-mob seront organisees!
Venez NOMBREUX!!

استنكارا و رفضا للمجازر اليومية التي يقوم بها 
النظام الاسدي بحق اهلنا في سوريا
و وفاء لدماء شهداءنا الذين فاقت اعدادهم 30 الف شهيد
تدعوكم الجالية السورية في بروكسل 
لمظاهرة حاشدة في بلاس فلاجيه 1050 ايكسيل 
يوم الاحد 23 - 9 - 2012
من الساعة 16:00 حتى الساعة 18:00
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Une autre preuve de la manipulation du régime… et de la malhonnêteté des soutiens à Bachar


Le présent article met en avant une des nombreuses manipulations du régime. Le 13 août 2012, la mise en ligne d’une vidéo (voir l’extrait de 0:27 à 1:02) reproduit les images postées par des hommes se faisant passer pour des anti-régime et embraye sur d’autres images (voir l’extrait de 1:30 à 4:05)  qui prouvent que ce sont des membres du régime qui ont d’abord torturé un civil pour ensuite « fabriquer » une vraie fausse vidéo.  Le premier extrait a été repris par un nombre non négligeable de relais du régime. Toujours prompts à « alerter leurs auditeurs sur les manipulations et les désinformations », nous n’avons pas entendu les défenseurs de Bachar Al-Assad s’indigner et dénoncer le régime syrien. Ce qui en dit long sur leur (mal)honnêteté.

Il est dit dans la vidéo qu’une chaîne Youtube, inconnue des révolutionnaires, avait diffusé une vidéo quelques jours plus tôt, montrant un homme se faire égorger par des membres de l’Armée Libre (voir l’extrait de 0:27 à 1:02). Pour ceux qui auraient des doutes, on peut entendre des “Allahou Akbar” et un des criminels dire : “Voici ce qui attend chaque chabih et chaque soutien à Assad”.

Nous avons déjà dit, de nombreuses fois sur ce site, que rien n’est plus simple pour le régime que de commettre des crimes abominables, comme à son habitude, pour les imputer aux révolutionnaires. Une révolution est par définition ouverte à tous, et c’est par cette porte que le régime cherche à créer la confusion. C’est ainsi qu’il a envoyé un alaouite dans une manifestation à Homs pour scander : “Les alaouites au tombeau et les chrétiens à Beyrouth”. Une vidéo montrait également un drapeau israélien flottant à Bab Al-Seeba à Homs, ce qui était censé montrer que les révolutionnaires travaillaient pour le compte des Israéliens…

Revenons à la vidéo qui montre un prétendu chabih se faire égorger. La vidéo a pour le moins étonné les révolutionnaires qui s’occupent des affaires médiatiques de l’Armée Libre. Ceci d’autant plus que la séquence censée effrayer les membres du régime était pour le moins obscure : on n’en reconnaît pas les lieux, on ne voit aucun des visages des criminels… Tout au plus peut-on comprendre que les criminels sont du nord de la Syrie, de par leur emploi d’un dialecte spécifique (“brok”, qui signifie s’assoir, se mettre à genoux).

On remarquera ici l’honnêteté des révolutionnaires. Ces derniers ont toutes les raisons d’être prudents quand une vidéo émane d’un compte inconnu. En revanche, personne parmi eux ne remet en cause les vidéos qui montrent ce qui est à reprocher à l’Armée Libre. Au contraire, ils débattent de l’avenir du mouvement révolutionnaire, et des règles à adopter, comme cela fut le cas après l’exécution des membres de la famille Berri à Alep.

Justement, c’est en fouillant les vidéos sur le portable d’un des membres de la tribu Berri faits prisonniers par l’ASL quelques jours plus tôt que les révolutionnaires ont découvert une vidéo longue de plus de cinq minutes (voir l’extrait de 1:30 à 4:05) où le même homme que précédemment, le prétendu chabih qui s’est fait égorger par les prétendus combattants de l’ASL, ce même homme se fait torturé par des membres du régime qui lui demandent : “Tu veux faire tomber le régime hein?”. La victime a beau se défendre et crier qu’elle n’a “rien à voir avec personne” et de demander qu’on l’épargne “pour l’amour de Dieu”, cela ne freine en rien les ardeurs de son tortionnaire qui l’écrase de son pied et lui fait ce reproche :

“Pour l’amour de Dieu?? Pourquoi pas pour l’amour de ma personne?”

A la vision de ces images de torture, on comprend mieux la réaction de certains combattants de l’ASL quant au sort qu’ils ont réservé au clan Berri.

Voilà une des façons de procéder du régime… torturer, puis tuer en balançant quelques « Allahou Akbar » pour salir la Révolution syrienne.

Des “spécialistes” ont ainsi pu tirer leurs conclusions d’une pertinence proche de zéro sur la base d’« Allahou Akbar », de barbes et autres drapeaux qui sont, pour eux, autant de preuves accablantes (sic). Du pain bénit pour le régime syrien.

Il est malheureux de constater que cette vidéo a capté l’attention de nombreux médias partout dans le monde. Le régime a, en ce sens, partiellement réussi son entreprise de propagande et de mensonges. Il faut mesurer ici la chance d’avoir pu démontrer la réalité des faits. Ce n’est évidemment pas toujours le cas. Malgré tout, les Syriens fournissent un travail formidable pour rétablir la vérité lorsqu’ils sont innocents des accusations des uns et des autres, et pour fixer des règles éthiques aux révolutionnaires dans les (rares) cas où les faits sont avérés.

En revanche, on se demande bien où est Michel Collon, qui continue encore à trouver mille et une excuses au pouvoir assadien, lui qui s’est fait un spécialiste des médias mensonges, sur lesquels il base toute son argumentation.

On ne reviendra pas sur le cas de Soral ou Meyssan, dont il ne fait aucun doute que leur allégeance à l’Iran et le financement qui doit en découler les “empêchent” de voir clair.

Plus généralement, la crise syrienne aura permis de faire tomber le masque de tous ces “anti-impérialistes”, de ces “anti-sionistes” qui n’hésitent pas à user des mêmes méthodes que ce qu’ils dénoncent constamment chez leurs ennemis. On ne les a pas beaucoup entendus quand une chaîne iranienne a volontairement traduit “Syrie” par “Bahreïn” dans le discourt de Morsi (lien). Imaginez un peu si une chaîne occidentale s’était adonnée à ce genre de pratiques, nous aurions dû écouter les propos « scandalisés » de tous ces « antis » pendant au moins une année!

Pour plus d’éléments sur la propagande et la désinformation :

source

 

Chroniques du délitement. 1 / La famille Al Assad entame son auto-nettoyage


19 septembre 2012, par Ignace Leverrier

A tout « saigneur » tout honneur ! Commençons donc ces « Chroniques du délitement du régime syrien » par la famille présidentielle, qui ne semble pas épargnée par le processus d’auto-nettoyage dont se félicitait dernièrement le chef de l’Etat syrien.

Selon le site All4Syria, Bouchra Al Assad, sœur aînée de Bachar Al Assad, a quitté son pays pour s’installer à Doubaï. Elle y bénéficie de la protection de la famille Maktoum au pouvoir. Elle a inscrit ses enfants dans un établissement d’enseignement local. Elle a pris avec elle le même petit personnel qui l’avait précédemment accompagnée, lorsque, en 2008, elle avait voulu exprimer son mécontentement à son frère pour l’humiliation infligée à son mari, le pourtant redoutable Asef Chawkat.

Bouchra Al Assad (extrait de sa fiche d’état-civil informatisée)

Rappelons que, à cette date, le chef de l’Etat syrien avait entamé un processus de marginalisation de son beau-frère, qui assumait la direction des moukhabarat de l’armée de terre, principale agence syrienne de renseignements. Bachar Al Assad redoutait qu’Asef profite des relations nouées par lui dans le cadre de ses fonctions avec un certain nombre de responsables sécuritaires et politiques occidentaux pour se poser en alternative possible, au cas où certains pays seraient tentés de le remplacer à la tête du régime. Il avait manifesté sa défiance envers le mari de Bouchra en le tenant à l’écart de la commission d’enquête créée pour faire la lumière sur une série d’évènements calamiteux pour la réputation des services syriens : le bombardement par l’aviation israélienne de la centrale nucléaire en construction à Al Kabar, sur la rive septentrionale de l’Euphrate (6 septembre 2007) ; l’attentat mené dans le quartier hautement sécurisé de Kafr Sousseh, à Damas, contre la principale personnalité militaire et sécuritaire du Hizbollah libanais, Imad Moughniyeh (12 février 2008) ; et la liquidation dans son chalet de la plage de Tartous du général Mohammed Sleiman, conseiller militaire particulier du chef de l’Etat, en charge des approvisionnements en armes de la Syrie et du parti de Dieu, dont la responsabilité s’étendait aussi sur l’ensemble des programmes de développement des armes prohibées, y compris dans le domaine nucléaire, mis en œuvre par le Centre d’Etudes et de Recherches Scientifiques (1er août 2008).

Est-il nécessaire de préciser que ladite commission n’a pas révélé les résultats de son travail ? A-t-elle vraiment cherché à savoir ce qui s’était passé… ce n’est pas sûr. Le régime syrien n’a jamais considéré, d’une part, qu’il avait quelque obligation de vérité ou de transparence vis-à-vis d’une population qui, de toute façon, n’a plus son mot à dire sur la dévolution et la gestion du pouvoir depuis 1963. Il est par ailleurs, depuis fort longtemps, très peu préoccupé par les agissements, interventions, provocations, agressions… en Syrie-même du voisin israélien, auxquels l’ensemble de ces actes ont aussitôt été imputés. S’étant comportée comme le « meilleur ennemi » d’Israël dans la région depuis l’accord de désengagement sur le Golan de 1974, la famille Al Assad sait que, si ses envolées sur la « résistance » et le « défi » ont jadis fasciné quelques pays arabes… et continuent de séduire certains milieux de la gauche française – dont quelques spécimens antédiluviens ont profité de la dernière « Fête de l’Humanité »… si mal nommée pour tenir meeting -, elles ne sont pas prises au sérieux du côté de Tel Aviv. Comme son père avant lui, Bachar Al Assad est prêt à fermer les yeux sur ce que les Israéliens estiment nécessaire d’entreprendre dans son pays pour leur sécurité, si tel est le prix à payer pour rester au pouvoir. En fait, ladite commission n’était destinée qu’à suggérer que le régime était mécontent et que, lorsqu’il aurait fait la lumière sur les tenants et aboutissants de ces affaires, il répondrait, selon la formule consacrée, « en temps opportun et avec les moyens voulus ». Autrement dit, jamais.

Asef Chawkat avec deux de ses enfants

Furieuse de la mise au placard du père de ses 5 enfants, tout autant que de la désignation de son cousin maternel, le colonel Hafez Makhlouf, à la tête de cette commission, dans laquelle elle voyait une machine de guerre contre son mari puisqu’elle était autorisée à s’introduire partout, à fouiller tous les placards et à exhumer tous les dossiers, Bouchra a résidé durant près d’un an à Abou Dhabi. Elle y a laissé libre cours à son mépris pour son jeune frère, qui n’était à la hauteur ni de leur père, ni de leur frère défunt Basel. Elle le décrivait comme « un faible » sous l’influence de deux femmes – une estimation très en-dessous de la réalité, si l’on se fie aux révélations de la boîte de courrier électronique du « Batta »… -, à savoir son épouse Asma Al Akhras, et une ambitieuse parvenue, Bouthayna Chaaban, sa conseillère médiatique et politique. Ses propos fort désobligeants étant parvenus aux oreilles de Bachar, celui-ci a estimé nécessaire, fin décembre 2008, d’avoir avec son beau-frère, évidemment retenu en Syrie, une discussion entre hommes, ferme et franche… dont les échos ont fait trembler les murs de la présidence.

A l’été 2009, le climat familial s’étant apaisé, Bouchra a repris le chemin de Damas avec sa progéniture. Elle y est restée, en dépit des nouvelles avanies imposées à son mari, « expulsé » de son fief des renseignements militaires pour être « promu », le 1er juillet, à un poste d’obscur chef d’état-major adjoint des forces armées syriennes. Même accompagné d’une promotion à un grade supérieur, ce transfert s’apparentait, avant l’heure, à un enterrement de première classe. Après avoir manifesté sa mauvaise humeur en partant bouder à Lattaquié, Asef était finalement rentré dans la capitale, mais il n’avait pas pour autant occupé son nouveau bureau à l’état-major. Pour ne pas se montrer moins têtu que son beau-frère, Bachar avait fait comprendre à tous qu’Asef avait perdu de son importance : il avait allégé la garde statique chargé de protéger son domicile et diminué le nombre de voitures de luxe parquées devant chez lui, signes extérieurs ordinaires, en Syrie, du degré d’importance et de faveur dont jouissent les principaux membres de la nomenklatura.

« Je suis triste, triste, mon canard » (sur chaque canard, le nom de l’une des correspondantes de Bachar)

Lorsque la « Révolution contre Bachar Al Assad » commence en Syrie, le 15 mars 2011, le chef de l’Etat ne sait toujours pas que faire de son encombrant beau-frère. Celui-ci a espéré un temps obtenir le poste de secrétaire général du nouveau Conseil de Sécurité Nationale, créé durant l’été 2009 pour remplacer le Bureau National de Sécurité… sans être jamais mis en place. Mais les évènements ne lui laissent pas vraiment le choix : face au défi que constitue pour le régime le soulèvement populaire, l’unité de la famille s’impose à tous. Le 13 septembre 2011, le chef de l’Etat nomme Asef Chawkat vice-ministre de la Défense. Il aura pour mission de « marquer à la culotte » le général Dawoud Al Rajiha, un chrétien, appelé à remplacer le général Ali Habib, un alaouite, chassé pour avoir exprimé des doutes sur l’ampleur et la forme de l’engagement de l’armée dans la répression. A la fin du mois de mai 2012, Asef Chawkat fait partie des membres de la Cellule Centrale de Gestion des Crises dont le décès aurait été provoqué par empoisonnement. Son décès n’est pas confirmé, mais le comportement des chabbiha du village d’Al Madhaleh d’où il est natif, qui déchargent aussitôt leur colère contre la localité voisine de Tall Kalakh acquise à la contestation, donne du crédit à cette hypothèse. L’annonce de sa mort, au soir d’une nouvelle opération contre la même Cellule, réunie au siège du Bureau National de Sécurité le 18 juillet 2012, pourrait bien n’avoir constitué que la reconnaissance et l’officialisation de sa mort déjà ancienne.

On n’ira pas jusqu’à supposer que, en regagnant les Emirats, Bouchra confirmerait en quelque sorte une prédiction du journal libanais Al Akhbar, dont il faut rappeler que, du moins jusqu’à une date récente, son « indépendance » n’en faisait pas précisément un média hostile au régime syrien, en général, et à la famille présidentielle, en particulier. Dans son édition du 13 juin 2009, le quotidien écrivait – allez savoir pourquoi… – que, selon Oumm Yousef, célèbre voyante libanaise, la sœur de Bachar Al Assad allait convoler avec un cheykh saoudien, aussi respectable que fortuné. Qui vivra verra…

En revanche, en décidant de quitter une nouvelle fois son pays, au moment où la situation s’aggrave pour une majorité de sa population… mais aussi pour un pouvoir incapable de rétablir son autorité, malgré 18 mois de répression d’une férocité sans égale, Bouchra Al Assad inflige un camouflet à son frère.

Il est possible, c’est l’hypothèse la plus favorable, que la veuve d’Asef Chawkat a pris sa décision pour assurer aux enfants du couple un enseignement convenable. Si tel est le cas, cela signifie que, pour elle au moins, la Syrie n’est plus en situation de garantir aux enfants et aux jeunes, y compris dans la capitale, un accès sûr aux établissements scolaires et, peut-être faute de professeurs, un niveau éducatif suffisant. Or, dans ce domaine, elle ne manque pas d’une certaine expertise. Bien que pharmacienne de formation, elle a en effet créé l’une des premières écoles privées de Syrie – Madrasat Al Bacha’er située dans le quartier ultra-résidentiel de Qoura Al Assad – lorsque, après la téléphonie mobile, les boutiques hors taxes, les médias, la publicité, les cimenteries et les universités…, celles-ci ont été ouvertes aux investisseurs privés, membres ou proches dans leur immense majorité de la famille présidentielle. Cela tombe mal au moment où le ministre de l’Education a sonné l’heure de la rentrée scolaire et de la reprise des cours, histoire de « faire comme si » tout était normal en Syrie. Les affrontements n’avaient pas empêché naguère les autorités syriennes de convoquer les électeurs, moins pour les consulter que pour démontrer que tout allait bien. Pourquoi ne convoqueraient-ils pas aujourd’hui les élèves et bientôt les étudiants, pour confirmer, malgré la destruction de près de 10 % des établissement d’enseignement du pays, que l’Etat est aux manettes et que, si la recherche de la paix peut attendre, l’affichage de la normalité reste une priorité. Certains peuvent se laisser abuser par ces gesticulations, mais pas la sœur du chef de l’Etat.

On n’écartera pas une autre hypothèse, celle récemment ouverte par Bachar Al Assad en personne, lorsqu’il a parlé, à propos de la défection du Premier ministre Riyad Hijab, d’une opération « d’auto-nettoyage ». Il est vrai que le temps presse et que, si Bouchra veut voir son nom supprimé de la liste des Syriens sanctionnés le 23 mars 2012 par l’Union européenne, elle a tout intérêt à prendre, ou au moins à afficher, une certaine distance avec le régime de son frère.

Le colonel Yousef Al Assad annonçant sa défection

Un autre membre de la famille Al Assad avait, quelques jours plus tôt, décidé lui aussi de « s’auto-nettoyer », bref de faire défection : le colonel d’état-major Yousef Al Assad, pilote dans l’armée de l’air. Il avait annoncé, le 14 septembre, qu’il rejoignait la révolution pour protester contre les missions de mort et de destruction que son parent, le chef de l’Etat, imposait à l’aviation syrienne.

En revanche, une autre défection n’a pas été confirmée : celle de l’homme d’affaires Nizar Al Asaad, qui n’est pas membre de la famille présidentielle, mais qui, en tant que spécialiste des questions pétrolières, a longtemps apporté sa contribution au Bureau du Pétrole installé à la présidence pour contrôler et affecter aux cassettes concernées les révenus des hydrocrarbures syriens. Comme Rami Makhlouf avec Bachar Al Assad et comme Mohammed Hamcho avec Maher Al Assad, Nizar Al Asaad est le partenaire privilégié de Ghassan Mohanna, oncle maternel du même Rami Makhlouf, au sein de la société LEAD de services pétroliers.

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