Tentative d’enlèvement d’un activiste syrien par les renseignements libanais. La population s’est portée à son secours
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Une scène incroyable à Tripoli au Liban: Abou Ala est sauvé de l’armée libanaise et les forces de renseignement avec l’aide de braves libanais locaux.
Les effectifs des renseignements militaires libanais ont fait une tentative avortée de kidnapping du militant syrien Abou Alaa « Yamen Najjar » en face de l’hôpital Alzahraa à Tripoli; La mobilisation pour les blessés de l’hôpital et les résidents syriens à Tripoli, dirigée par Abou Alsheikh BRRI, en plus de l’appui important de notre compatriote libanais qui encerclaient toute la région pour stopper l’enlèvement de l’activiste.
Il a été sorti du véhicule militaire dans lequel il a été jeté sous des tirs nourris des soldats libanais. D’après un rapport récent il se porte bien … Bien que des préoccupations persistent pour sa sécurité… Il n’y a eu aucun blessé.
[youtube http://youtu.be/FCFd0kGuL_s?]Vidéos des observateurs de l’ONU attaqués par l’armée d’Assad
Le 15 mai 2012 à Khan Sheykhoun, l’armée d’Assad a ouvert le feu sur un foule de manifestants entourant un convoi d’observateurs de l’ONU. Plus de cent personnes ont été blessées, et au moins dix tuées. La quantité de chaussures au sol montre qu’il y a déjà eu un mouvement de panique avant l’enregistrement de la vidéo suivante. Un obus éclate au milieu d’un groupe de manifestants quelques mètres devant les véhicules de l’ONU:
Qasr Al Hir Al Sharki
Qasr elheir assharqui, le diaporama
Cet album sera affiché en permanence sur ma page Syrie, mes albums
Qasr Al Hir Al Sharki
Situé à 120 km au nord-est de Palmyre, Qasr Al Hir Al Sharki est le premier de ces palais. Il fut construit à l’époque Omeyyade, en 728, sous le règne du calife Hisham Bin Abd Al Malik. Il comprend un palais dans lequel résidait le Calife et des annexes pour sa suite. On y construisit une mosquée qui est une copie en miniature de la Mosquée Omeyade de Damas et dont le minaret toujours intact est probablement l’un des trois minarets les plus anciens de l’histoire de l’islam.
Entre le palais et ses annexes a été découvert un hammam qui est le plus ancien hammam omeyade et qui comprend trois parties: Le caldarium, le tépidarium et le frigidarium. Le palais était par ailleurs entouré par un vaste jardin.
Il y a beacoup de théories quant à l’origine de ce château. La plus probable est sûrement que le site étant un vaste territoire agricole nécessitant une protection contre des tribus locales.
photos : anniebannie
Syrie: 23 soldats tués lors de combats

Au moins 23 soldats des troupes régulières syriennes ont péri lundi lors de violents combats contre des rebelles à Rastane, une ville de la province de Homs (centre) dont le contrôle échappe depuis des mois au régime, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). (c) Afp
Ces combats sont intervenus à Rastane, dans la province de Homs (centre), une ville qui échappe au contrôle du régime depuis des mois et où sont retranchés de nombreux insurgés.
Des dizaines d’autres personnes ont été blessées et trois blindés détruits dans ces échanges de tirs, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Dimanche soir, l’armée a lancé un assaut contre Rastane à coup de bombardements intensifs, avec « jusqu’à quatre tirs de roquette par minute ». Un enfant y a été tué par une roquette qui s’est abattue sur sa maison et des dizaines de civils blessés quelques heures avant que n’éclatent ces violents combats à l’aube, selon l’OSDH.
Ailleurs dans le pays, à Deir Ezzor (est), un adolescent a été abattu par les forces gouvernementales qui ont également arrêté 15 personnes, selon l’OSDH qui fait également état d’un assaut sur le quartier de Qaboun à Damas.
Tandis que la Syrie s’enfonce dans le chaos, avec à nouveau 45 morts dans des violences dimanche, les affrontements confessionnels entre sunnites hostiles au régime et alaouites partisans du président Bachar al-Assad ont également gagné le Liban voisin.
Depuis samedi soir, quatre Libanais ont été tués dans ces violences à Tripoli, la principale ville du nord de ce petit pays voisin longtemps sous tutelle politique et militaire de la Syrie.
Les échanges de tirs, notamment au lance-roquettes, empêchaient toujours lundi l’armée de se déployer dans les quartiers en proie à ces troubles, fréquents à Tripoli.
Nouvelles sanctions de l’UE
A Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont adopté lundi leur 15ème train de sanctions contre Damas. Ils ont gelé les avoirs de deux entreprises et de trois personnes considérées comme des sources de financement du régime.
Désormais, 126 personnes et 41 sociétés sont visées par les sanctions européennes qui ciblent notamment la Banque centrale, le commerce de métaux précieux ou les vols de fret. Un embargo pétrolier et un embargo sur les armes et le matériel pouvant servir à la répression ont également été mis en place.
La communauté internationale, qui multiplie les mesures de rétorsion et a dépêché près des deux tiers des observateurs internationaux censés surveiller une trêve décrétée il y a un mois mais jamais appliquée sur le terrain, n’est pas parvenue à faire cesser les violences.
Depuis l’éclatement le 15 mars 2011 d’une révolte populaire inédite dans le pays, les violences ont fait plus de 12.000 morts, en majorité des civils abattus par les troupes du régime, selon l’OSDH.
Au fil des mois, la contestation, qui se limitait à des manifestations pacifiques, s’est militarisée. Les combats n’ont pas perdu en intensité en dépit des engagements du régime et de la rébellion à respecter le plan de sortie de crise de l’émissaire international Kofi Annan.
Outre le cessez-le-feu, ce plan prévoit l’ouverture d’un dialogue politique, un accès humanitaire dans tout le pays et la libération de prisonniers.
Actuellement, 189 observateurs de l’ONU se trouvent en Syrie pour surveiller l’application de ce plan, que certaines composantes de l’opposition considèrent déjà comme un échec.
La Russie, grande alliée de Damas, considère cependant que le plan Annan a encore des chances de réussir et « fera tout » pour éviter son échec, selon les termes dimanche de l’ambassadeur de Russie à Paris, Alexandre Orlov.
Sur le plan politique, Damas a annoncé que les résultats des élections législatives tenues il y a une semaine seraient proclamés mardi dans la matinée, justifiant ce délai par le fait que plusieurs circonscriptions ont été appelées à revoter après des fraudes.
Syrie : Auto-indignation
Dans ce désarroi historique où vit la Syrie, et parmi tous ces mouvements opposants intérieurs et extérieurs, une grande préoccupation jaillit et s’avère très importante : Comment construire notre nouvelle Syrie ? Quelle est notre vision pour la Syrie libre de demain ? Quels sont nos droits et devoirs dans le pays où règnerait la liberté et l’égalité après des décennies de répression ?
Conscients de cette responsabilité, plusieurs Syriens ont commencé à créer des groupes ou des associations, afin d’unifier les efforts et travailler d’une façon collective, consciente pour organiser le futur de notre Syrie.
De ce fait, j’étais enthousiaste quand on m’a proposé de me joindre à un groupe qui s’intéresse aux sujets de la citoyenneté en Syrie – à supposer qu’elle existe en ce moment !
Khaled Al-Khani
Lors de notre première réunion, j’étais éblouie non seulement par le nombre des gens qui y participent , mais aussi par leur culture, leur connaissance et surtout par ce fabuleux vocabulaire qu’ils utilisaient. Avec un grand sérieux nous avons discuté de notre vision pour la nouvelle constitution syrienne.
J’attendais avec impatience la prochaine réunion consacrée à la citoyenneté et ses principes. J’avoue que j’ai beaucoup lu pour pouvoir discuter avec mes compatriotes. Ma joie était équivalente à ma déception, une fois tous réunis, un des responsables nous a lancé calmement son avertissement : »Il se peut que nous aurions une visite inattendue et non désirée »…Un grand silence a régné dans la salle, on essayait de mesurer la gravité de cet avertissement. Rapidement nous avons saisi le message : notre travail civil pour construire la Syrie inquiète ce régime et ils veulent nous empêcher de le poursuivre.
Après une brève discussion, nous avons opté pour annuler cette réunion, essayant de nous convaincre que ce choix n’est pas dû à notre peur ou lâcheté, mais plutôt à notre désir de gâcher leur projet de nous faire arrêter. Réellement, nous avons passé juste à côté de la vérité, la dure vérité qui montre que jusqu’à maintenant, nous avons encore peur de ce maudit régime ! Le mur que nous avons brisé, il y a plus de treize mois, subsiste toujours. En fait, ce que nous avons brisé c’est l’illusion, que nous avions jadis, de notre incapacité à affronter ce régime. Or nous avons réussi à faire face, mais malheureusement, la peur emprisonne toujours nos âmes.
Déçue, je n’ai pas pu m’empêcher de m’indigner contre moi-même, contre cette peur qui refuse de me laisser en paix. Je me demande : N’est-il pas temps de nous sacrifier nous aussi pour notre patrie ? En quoi nos vies sont-elles plus chères que celles qui meurent chaque jour ?
Jusqu’à quand allons-nous rester des « opposants » face de notre télévision ou notre ordinateur ?
Dorénavant, nous devons déclarer la révolution contre nous-mêmes, contre notre faiblesse-dite humaine- pour pouvoir ensuite la déclarer contre le régime.
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Nassma de Syrie Moderne Démocratique Laïque
Clips de la manif d’aujourd’hui
Discours d’Isabelle Durant
Extraits de discours
La crise syrienne déborde au Liban
Le Point.fr – Publié le 13/05/2012 à 10:01 – Modifié le 13/05/2012 à 10:36
Des heurts meurtriers ont lieu à Tripoli, entre quartiers hostiles et favorables à Bachar el-Assad.
Les affrontements se poursuivaient dimanche à Tripoli, grande ville du nord du Liban, entre quartiers hostiles et favorables à la révolte en Syrie voisine, faisant un nouveau mort, a affirmé une source au sein des services de sécurité. Dans un incident séparé, un officier de l’armée a été abattu, selon une source au sein des services de sécurité, par un tireur embusqué, après des échanges de tirs samedi soir entre l’armée et de jeunes islamistes qui manifestaient pour exiger la libération d’un des leurs soupçonné de « terrorisme » en Syrie.
À Bab el-Tebbaneh, un homme a péri lors d’affrontements entre les habitants de ce quartier à majorité sunnite, hostile au régime syrien, et les résidents du quartier de Jabal Mohsen, alaouite et sympathisant du régime de Bachar el-Assad. Un habitant du quartier sunnite de Kobbé avait déjà été tué samedi soir lors de heurts similaires qui avaient également fait cinq blessés. Une centaine de jeunes islamistes avaient dressé samedi un camp à l’entrée sud de Tripoli et planté des drapeaux noirs sur lesquels était écrite la profession de foi musulmane, ainsi que des drapeaux de l’indépendance syrienne, symbole de la rébellion dans ce pays voisin du Liban.
Des tirs ont ensuite éclaté lorsque ces jeunes, sympathisants de la révolte syrienne, ont tenté de s’approcher d’un bureau du Parti social nationaliste syrien (PSNS), une formation libanaise pro-Assad. Les autorités syriennes ont à plusieurs reprises affirmé que des armes et des combattants passaient clandestinement depuis le Liban pour venir en aide aux rebelles qui cherchent à renverser le régime Assad, après 14 mois de révolte réprimée dans le sang. Le Liban est divisé entre l’opposition, soutenue par Washington et hostile au régime syrien, et le camp du Hezbollah, qui domine le gouvernement et qui est appuyé par Damas et Téhéran.

