Comité belge pour soutenir la Révolution syrienne
En ce début d’année,
et nous souhaitons une Syrie libre, juste et démocratique.
C’est pourquoi le Comité continue ses actions de soutien aux manifestants et aux révolutionnaires syriens.
Ce dimanche 8 janvier 2012
de 14h à 16h
manifestation à La Bourse
Bld Anspach
1000 Bruxelles
Des corps de civils torturés remis à leurs familles
AFP
Dans la région de Homs (centre), deux civils ont péri sous les balles de tireurs embusqués au barrage al-Sawameh dans la ville de Qousseir.
Dans le village de Kafarnoubol dans la région d’Idleb (nord-ouest), près de la frontière turque, un civil a été tué par une balle perdue.
Les corps de quatre autres civils, qui avaient été arrêtés par les forces de sécurité et certains torturés, ont été remis à leurs proches à Wadi Irane dans la région de Homs et à Ariha, dans la province d’Idleb, a indiqué l’OSDH dans un communiqué.
Une femme est décédée samedi des suites de blessures reçues vendredi à Tibet al-Imam à Hama, dans le centre du pays, selon la même source.
Dans un communiqué, les comités locaux de coordination (LCC), qui organisent les manifestations sur le terrain, ont fait état de la mort de 5.862 civils en 2011 par les forces de sécurité en Syrie. Parmi ces morts, figurent 395 enfants.
Selon les LCC, les « jeunes de la Révolution » ont célébré le nouvel an 2012 dans la nuit de samedi à dimanche en organisant des manifestations simultanées à Idleb, Alep (nord), Zabadani (province de Damas), Deraa (sud) et Qamechli (nord-est).
Par ailleurs, le général Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, qui est à la tête de la mission des observateurs arabes, a démenti des propos de l’un des observateurs qui faisait état sur une vidéo de la présence de tireurs embusqués à Deraa, berceau de la contestation.
« Cet homme a dit que s’il voyait –de ses propres yeux– ces tireurs embusqués, il les signalerait immédiatement », a déclaré le général Dabi lors d’un entretien sur la chaîne BBC.
« Mais il n’a pas vu (de tireurs) », a-t-il ajouté.
Les observateurs ont commencé leur mission le 26 décembre en Syrie pour rendre compte de la situation dans le pays.
Elle fait partie d’un plan de sortie de crise de la Ligue arabe, prévoyant l’arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l’armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse.
Selon une estimation de l’ONU, plus de 5.000 personnes ont été tuées dans la répression depuis la mi-mars et plus de 14.000 arrêtées.
Syrie le 30.12.2011
et ils jurent allégeance à Dieu
Syrie : le porte-parole des Frères musulmans dément la revendication des attentats de Damas

samedi 24 décembre 2011, par La Rédaction
Le porte-parole des Frères musulmans Zouhair Salem a démenti samedi à l’AFP toute responsabilité de la confrérie dans les attentats suicide de vendredi, accusant le régime d’avoir « fabriqué de toute pièce » un communiqué les revendiquant au nom des Frères.
Il s’agit d’une « page fabriquée de toute pièce en notre nom sur internet », a indiqué M. Salem, réagissant à un communiqué mis en ligne sur un site se présentant comme étant celui des Frères en Syrie et qui a revendiqué au nom de la confrérie les attentats ayant fait la veille à Damas 44 morts et plus de 150 blessés.
Cela a été « orchestré de toute pièce par le régime comme les attentats » de vendredi, a dit M. Salem, joint au téléphone à Londres.
Vendredi, le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d’opposition en Syrie dont font partie les Frères musulmans, avait imputé au régime du président Bachar al-Assad la « responsabilité directe » des deux attentats.
« Le régime syrien, seul, porte toute la responsabilité directe des deux explosions terroristes », écrit le CNS dans un communiqué. Le régime « a voulu adresser un message de mise en garde aux observateurs arabes, pour qu’ils ne s’approchent pas des centres de sécurité », selon lui. Ce que cherche le régime avec ces attentats, c’est donner l’impression « au monde qu’il fait face à un danger venu de l’étranger et non pas à une révolution populaire qui demande la liberté et la dignité », poursuit le CNS.
Le ministère syrien de l’Intérieur avait lui affirmé que « la main d’Al-Qaïda » était derrière les attentats.
Ces attentats, sans précédent depuis le début de la révolte mi-mars contre le régime du président Bachar al-Assad, sont survenus au lendemain de l’arrivée d’une délégation arabe qui doit préparer la venue d’observateurs, prévue lundi.
Selon une estimation de l’ONU, la répression de la révolte en Syrie a fait au moins 5.000 morts depuis la mi-mars.
anniebannie : et voici la trace de la fausse page des Frères musulmans; elle remonte à un certain Emile
Lien au cache google de Ikwanbarat’s , vous pouvez lire les posts même.
Si Alep s’y met…
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Aimjtxwln4E&feature=colike?]
Bref, j’ai passé deux mois en Syrie
anniebannie : c’est exactement comme ça et moi je n’étais même pas journaliste
Max Mustang
Mis en ligne le 17/12/2011
Fin août 2011. J’entre en Syrie avec un visa d’étudiant, aimablement délivré par l’ambassade de Syrie à Bruxelles. « Bon voyage en Syrie », m’avait souhaité l’employé avec un demi-sourire. Malgré l’interdiction faite aux journalistes étrangers d’entrer sur le territoire, ils étaient nombreux à correspondre depuis Damas « undercover« , rivalisant d’excuses loufoques pour justifier leur présence. Sur place, pourtant, personne n’était dupe. Du concierge de l’immeuble à l’épicier du coin, tout le monde pouvait potentiellement être un informateur des services secrets et faire rapport sur nos allers et venues. Très vite, la méfiance s’est imposée comme une règle de vie, et toute amitié sincère fut rendue à peu près illusoire.
Il fallait tout dissimuler, toujours, tout le temps. Jongler entre deux ou trois pseudonymes, avoir tout en double : boîtes mail, comptes Facebook et Skype, numéros de téléphone. Détruire ses carnets de notes, vider son disque dur. Tenir pour un informateur des services secrets celui qui la veille encore était votre contact privilégié. Ne plus répondre au téléphone à l’un, ne plus en appeler un autre. Changer d’appartement toutes les trois semaines. Fuir un colocataire « mouillé », risquer d’en mouiller d’autres en emménageant avec eux. Etre accusé d’être un salaud en leur dissimulant vos vraies activités, penser que ces salauds vous dénonceraient si vous leur disiez la vérité. Etre accusé de mettre vos contacts en danger en les pressant de témoigner, être critiqué pour être trop prudent.
Voilà à quoi ressemblait notre vie de journalistes « embarqués » en Syrie. Au début, vous faites face. Après un temps, vous vous engluez. Le risque est de se laisser endormir totalement. Relâchez votre attention pour une soirée ou pour une phrase : trop tard, vous êtes pris. — « Ce soir-là, vous étiez en compagnie de X à tel endroit, et vous lui avez dit ceci à propos de la Syrie. » — « Non, je n’ai jamais rencontré cette personne. » — « C’est étrange, parce que nous avons ici un enregistrement de votre conversation. » Histoire vécue par un confrère arrêté début novembre, qui n’aurait pas imaginé que les services de renseignements puissent avoir dressé un inventaire aussi complet de tous ses déplacements, rencontres et coups de fils au cours des deux derniers mois. Qui n’aurait pas imaginé non plus que derrière ses sourires affables, le propriétaire de son appartement avait donné son signalement aux hommes du renseignement.
En Syrie, vous ne pouvez jamais savoir pour qui roule votre voisin : pour un camp, pour l’autre, éventuellement pour les deux. Vous ne pouvez jamais savoir si vous êtes surveillé, mais vous devez toujours supposer que vous l’êtes. De toute façon, vous avez entendu assez d’histoires sur la cruauté qui règne dans les prisons syriennes pour éviter à tout prix de vous y retrouver un jour, bien qu’en règle générale les « étrangers » y soient mieux traités.
Au bout du compte, vous adoptez la même attitude que celle que vous aviez décriée chez les autres : vous vous emmurez dans l’immobilisme, vous vous réfugiez dans le silence, et si on vous demande ce que vous pensez de Bachar al-Assad, vous vous risquez tout juste à dire que c’est « un-type-bien-mais-mal-entouré ».
Au final, je me suis résigné à plier bagages et à fuir au Liban avant d’être arrêté – la fuite est un privilège réservé aux étrangers ; c’est pour les Syriens un rêve auquel beaucoup ont cessé de croire. Mais une fois dissipé le soulagement de la libération, vous réalisez que la paranoïa dans laquelle vous aviez vécu en Syrie continue à vous habiter.
En marchant dans les rues de Beyrouth, vous vous surprenez encore à vous retourner lorsque vous entendez l’accent de Damas et à soupçonner l’inoffensif passant d’être un agent syrien. Vous retrouvez dans un café des journalistes croisés en Syrie, et vous parlez spontanément un ton plus bas lorsque vous prononcez le mot « Assad », en jetant des coups d’œil furtifs par-dessus votre épaule.
S’il me fallait retenir une seule chose de ce que j’ai vécu en Syrie, je dirais ceci : la pérennité du régime syrien tient très certainement aujourd’hui à l’usage immodéré qu’il fait de la violence pour se maintenir en place. Toutefois, sur la distance, elle tient plus fondamentalement encore à ce carcan psychologique qu’il est parvenu à imposer à tous les Syriens, qui les maintient dans une peur constante et qui les réduit durablement au silence.
Ce constat rend encore plus extraordinaire le courage de ces Syriennes et Syriens qui sont précisément parvenus à briser les barreaux de cette prison mentale dans laquelle ils ont été enferrés durant des décennies. Pleuvent les balles, ils n’ont plus peur. Résonne dans les rues le mot « liberté », ils ont mis fin au silence. Au cours des deux mois que je viens de passer à leurs côtés, nombreux ont été ceux à m’avoir ainsi confié cette réflexion étonnante : « Le régime peut bien continuer ses exactions. Pour nous, il est déjà tombé. »
Razan est libre !
Annoncé par sa soeur il y a quelques minutes, Razan Ghazzawi est libre, (p.s.) contre une caution de 15.000 livres syriennes, a annoncé son avocat
Razan Ghazzawi, « blogueuse courage » de la révolte syrienne
L’Orient-le-Jour/AFP – 18 décembre 2011
Elle animait un blog en Syrie sous son vrai nom, au vu et au su du régime de Bachar al-Assad. Depuis le 5 décembre, Razan Ghazzawi croupit en prison, « punie » pour son militantisme sans concession.
« C’est une fille courageuse et très passionnée« , affirme à l’AFP « Abir », une militante libanaise des droits de l’Homme et amie de Razan qui préfère utiliser un pseudonyme.
Cette blogueuse américano-syrienne de 31 ans, accusée d’avoir « affaibli le sentiment national« , « créé une organisation qui vise à changer le statut social et économique de l’Etat » et « ravivé les dissensions confessionnelles« , selon le Centre syrien pour l’information et la liberté d’expression. Elle est passible de trois à quinze ans de prison. Son cas rappelle ceux de blogueurs détenus en Egypte : Maïkel Nabil, condamné à deux ans de prison pour avoir critiqué les forces armées ou Alaa Abdelfattah, toujours en détention préventive.
Trois jours avant son arrestation, à l’occasion d’un « vendredi de la colère » en Syrie, cette brune aux cheveux courts avait écrit sur son compte Twitter (@RedRazan): « Mon Dieu, faites en sorte que ça soit le dernier vendredi avec le régime du (parti) Baas au pouvoir« . Sympathisante de gauche et de la cause palestinienne, féministe, Razan Ghazzawi animait depuis 2009 un blog, « Razaniyyat » –les pensées de Razan– et était très active sur Twitter, à l’image des milliers de jeunes, moteurs du « printemps arabe » en particulier à travers les réseaux sociaux. « Appeler Assad à quitter le pouvoir est la seule façon de sauver la Syrie de la guerre civile et de la domination de l’Otan« , écrivait-elle le 2 décembre.
« C’est une blogueuse qui ne mâche pas ses mots, elle a fait son travail avec courage et ils la punissent pour cela« , estime Nadim Houry, de Human Rights Watch (HRW) à Beyrouth. « Il est évident que le régime d’Assad ne tolère aucune forme de dissension et il le prouve jour après jour« , ajoute-t-il.
Razan Ghazzawi a été arrêtée le 5 décembre alors qu’elle se rendait à Amman pour assister à un forum sur la défense du droit d’informer. D’après les informations publiées sur Twitter par sa soeur Nadine, elle a été transférée deux jours plus tard à la prison d’Adra à Damas, et sa famille s’inquiète du risque de torture, alors que l’examen de son cas est repoussé de jour en jour.
« Je m’attendais à ce qu’elle soit arrêtée à tout moment, vu qu’elle n’utilisait pas de pseudonyme« , affirme « Abir », qui l’a rencontrée en 2007 au Liban où Razan, déjà diplômée en littérature anglaise à Damas, préparait un master à l’Université de Balamand. Ses amis insistent sur son « audace » face à un régime qui surveille de près la toile, alors que la répression du soulèvement populaire entamé mi-mars a fait plus de 5.000 morts selon une estimation de l’ONU. « Elle insistait pour écrire son blog sous son vrai nom, affirmant que le régime ne l’intimiderait pas« , raconte « Hoda », une autre militante libanaise qui a requis l’anonymat. D’après elle, la jeune Syrienne militait sur tous les fronts, et a même fait un séjour en Egypte où elle a participé à des manifestations sur la place Tahrir au Caire, emblématique de la révolte qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak en février. Selon un proche de Razan qui a requis l’anonymat, « son arrestation signifie que les gens qui +pensent+ ne sont pas les bienvenus en Syrie« .
Quelques jours avant son arrestation, elle tweetait, comme dans un pressentiment : « Si quelque chose m’arrive,je veux que vous sachiez : le régime n’a pas peur des détenus, mais de ceux qui n’oublient pas les détenus« .
Déclaration de Palestiniens blogueurs et militants en solidarité avec Razan Ghazzawi
La déclaration suivante a été publiée le 14 décembre 2011 par des Palestiniens, des blogueurs et des militants, en soutien à Razan Ghazzawi, cette militante syrienne qui a récemment été arrêtée par les forces de sécurité syriennes et condamnée à quinze ans de prison.
Le 14 décembre 2011
Nous, qui sommes un groupe de blogueurs et de militants palestiniens, faisons entendre nos voix haut et fort en solidarité avec tous les prisonniers de la grande Révolution syrienne. Nous nous tenons au côté de tous les prisonniers, militants, artistes, blogueurs et autres, de tous ceux qui crient dans les rues ou sur toute autre plate-forme pour exiger la liberté et la justice, tout en décriant les énormes injustices et oppressions pratiquées par le régime syrien depuis plus de quatre décennies.
Nous publions cette déclaration en solidarité avec tous les militants syriens et avec la blogueuse, Razan Ghazzawi, arrêtée le 4 décembre alors qu’elle passait la frontière syrienne avec la Jordanie. Razan a été catégorique dans son soutien à la cause palestinienne. Elle a été la première à être solidaire avec les blogueurs palestiniens auxquels il était refusé un visa pour entrer en Tunisie et participer à la Conférence des blogueurs arabes.
Razan a affiché un blog en 2008 pendant le massacre de la bande de Gaza intitulé, « L’idée de solidarité avec Gaza ». Elle écrit, « Je comprends quand les Cubains, les Brésiliens et les Pakistanais sont solidaires avec Gaza. Mais ce que je ne comprends pas, c’est quand les Syriens, les Libanais, les Jordaniens et aussi les Palestiniens en exil sont solidaires. Quel est le sens d’une solidarité dans ce contexte ? »
Non seulement nous sommes solidaires avec Razan et les autres prisonniers, mais nous affirmons aussi que notre destin est un, nos préoccupations sont unes, et notre combat est un. La Palestine ne pourra jamais être libre tant qu’un peuple arabe vivra sous un régime répressif et réactionnaire. C’est le même chemin pour une Palestine libre que pour une Syrie libre, où les Syriens vivront dans la dignité.
Liberté pour tous les prisonniers qui sont dans les cellules du régime syrien !
Pour information :
SYRIE. La blogueuse Razan Ghazzawi arrêtée
Créé le 05-12-2011
Les autorités syriennes ont arrêté la blogueuse Razan Ghazzawi à la frontière syrano-jordanienne, dimanche 4 décembre, alors qu’elle se rendait à Amman pour assister à un forum sur la liberté de l’information dans le monde arabe ont annoncé l’organisation GlobalVoices et le Centre syrien d’information et du droit d’expression. Son arrestation fait craindre aux activistes syriens et du monde entier pour sa vie et ses conditions de détention, la torture étant très largement pratiquée en Syrie, notamment contre les détenus d’opinion.
Depuis 2009, cette diplômée en anglais de la faculté de Lettres de Damas anime son propre blog « Razaniayat » et participe à des activités littéraires et d’information, a expliqué le centre syrien où elle occupe des fonctions d’encadrement, pressant les autorités de la libérer et de cesser « la répression des blogueurs et les journalistes« .
Dernier billet le 1er décembre
Global Voices souligne que la jeune femme, qui publie nombre d’informations sur Twitter, est l’une des seules blogueuses syriennes à publier sous son propre nom. Contributrice Global Voices Online et Global Voices Advocacy elle avait d’ailleurs célébrée dans son dernier billet le 1er décembre la libération d’un autre blogueur syrien, Hussein Ghrer, libéré après 37 jours de détention. Et son profil twitter garde en photo l’appel à la libération d’un autre blogueur arrêté Firas Fayyad. Les réseaux sociaux jouent un rôle de premier plan dans la mobilisation depuis le début du soulèvement populaire contre le régime du président Bachar al-Assad à la mi-mars, dont la répression a fait selon l’ONU plus de 4000 morts.
Les autorités syriennes interdisant à la plupart des journalistes étrangers de couvrir le soulèvement, les médias internationaux dépendent en grande partie des vidéos de manifestants postés sur YouTube et d’autres sites internet.
Les activités en ligne des opposants au régime de Damas font l’objet d’une vive répression.
Céline Lussato – Le Nouvel Observateur
14 décembre 2011 – Jadaliyya – traduction : Info-Palestine
http://www.jadaliyya.com/pages/index/3537/palestinian-bloggers-and-activists-statement-in-so
