Discours de Burhan Ghalioun, Président du Conseil National Syrien – 5 novembre 2011


[youtube http://youtu.be/lLdgWtiKUcc?]

Vous trouverez la transcription en arabe et la traduction en anglais ici :

http://7ee6an.wordpress.com/2011/11/05/burhan-ghalyoun-addresses-the-syrian-nation/

Dès que je trouve une traduction faite depuis l’arabe, je vous la poste: voici avec sous titres en français

http://www.youtube.com/user/TheSNCchannel#p/a/u/1/cMVMVp6usDc

En attendant, il y a Google translate

A Saint-Paul aussi : ce jeudi solidaire avec la Syrie


voir sur facebook  ici

jeudi 3 novembre · 18:00 – 21:00

Lieu
St. Paul’s Cathedral

Créé par :

En savoir plus
St. Paul’s – La route de Damas
Jeudi 3novembre en face de la Cathédrale
Une manif pluriculturelle de solidarité avec le peuple syrien.
Première diffusion an direct au Royaume- Uni d’une manif syrienne.Manif en ligne en Syrie, organisée spécifiquement en relation avec l’occupation de Londres, sera projetée devant St Paul afin d’insister sur la nécessité d’une solidarité mondiale
SVP participez
Diffusez l’annonce!Pour plus d’information veuillez contacter
Armand 07983063605

Des nouvelles de Rafah Nached et une adresse pour lui écrire


Chers signataires, Rafah NashedLa situation continue d’évoluer en Syrie et le régime de perdre peu à peu des soutiens importants. La Chine qui avait fait partie des états ayant empêché le vote d’une motion à l’ONU condamnant la syrie pour ses violations des droits de l’Homme, vient à son tour de dénoncer les exactions du régime syrien.Le vote du Parlement européen est également une étape importante. Nous invitons celles et ceux qui ont reçu une réponse de leur député à écrire à leur tour une lettre de remerciement pour le vote de cette motion demandant à être informés des actions entreprises dans la suite du vote de cette motion ainsi que des réactions éventuelles des autorités syriennes.

Nous enverrons de notre côté, au nom du Comité de soutien, après réunion de celui-ci, un courrier dans ce sens aux responsables des groupes parlementaires français et européens.

Les nouvelles que nous avons reçues de Rafah Nached par l’intermédiaire d’Houriya Abdelouahed qui est en contact fréquent avec sa famille , sont plus rassurantes notamment en ce qui concerne son état de santé et également son moral.

Côté santé sa tension s’est stabilisée, mais son taux du cholestérol reste élevé.

Coté moral Rafah Nached continue son combat pour la psychanalyse,. Elle a commencé à faire des thérapies pour des femmes prisonnières et leurs enfants. Elle a demandé à son mari de lui apporter des jouets afin de lui permettre de faire un travail avec les enfants qui sont donc emprisonnés avec leur mère.

Faïsal (le mari de Rafah) remercie tous ceux qui ont signé et qui continuent à se mobiliser. D’un côté, Rafah est mal vue (par le Régime), de l’autre, cette mobilisation des amis et des collègues a empêché ce dernier de la condamner au silence de la disparition.

Chaque semaine, dit Faïsal, on espère sa libération. Si elle n’est pas relâchée la semaine prochaine, elle fêtera son anniversaire en prison.

Nous avons ouvert une adresse à laquelle vous pouvez lui écrire et tout particulièrement à l’occasion de son anniversaire.

ecrireoedipe@gmail.com … l’adresse est volontairement banalisée .

Merci à tous de continuer à prêter attention à la situation de Rafah Nached et à soutenir notre effort afin d’obtenir sa libération..

Cordialement à tous

Laurent Le Vaguerèse

« Ne pas relâcher la pression sur Bachar Al-Assad »


Le drame syrien, qui se déroule dans un quasi-huis clos depuis sept mois devant une communauté internationale largement impuissante, est-il parvenu à un tournant ? Plusieurs éléments, intervenus ces derniers jours, permettent de l’espérer.

(JPG) La mort sinistre, d’abord, de Mouammar Kadhafi, traqué par ses propres compatriotes appuyés par l’OTAN, lynché et abattu le 20 octobre, n’a certainement pas laissé indifférents les dictateurs des environs. On l’avait prédit : la mort du Guide libyen, après la fuite de Ben Ali et la chute de Moubarak, fragiliserait Bachar Al-Assad. Ce facteur psychologique ne doit pas être sous-estimé.

La contestation populaire interne, ensuite, ne faiblit pas en Syrie, malgré la répression féroce qui a, selon les Nations unies, déjà coûté la vie à plus de 3 000 personnes. Les manifestations de l’opposition restent certes localisées géographiquement et n’ont pas réussi à gagner Damas, mais l’organisation massive de contre-manifestations de soutien au régime ne saurait masquer la réalité d’une colère grandissante dans la population, que la répression ne fait qu’aggraver, et de la difficulté de préserver l’unité de l’armée.

D’autres facteurs traduisent un environnement diplomatique de plus en plus délicat pour le président Bachar Al-Assad.

La Turquie appuie désormais activement et ouvertement l’opposition syrienne. La Ligue arabe, qui tente une médiation pour trouver une issue à la crise, vient de remettre ses propositions au régime de Damas, prié de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin « d’urgence  » au massacre de civils par les forces de sécurité. L’isolement de la Syrie dans la région, où les dirigeants, sous l’influence du « printemps arabe », ne peuvent plus totalement négliger l’opinion publique, va donc croissant. Une étude menée en octobre par le Arab American Institute auprès des habitants du Maroc, d’Egypte, du Liban, de Jordanie, d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis montre que Bachar Al-Assad est en train de ravir la palme de l’impopularité à Mouammar Kadhafi.

Le régime syrien pouvait jusqu’ici compter sur ses alliés chinois et russe, qui avaient bloqué début octobre à l’ONU la résolution mise au point par les Occidentaux. Mais l’émissaire chinois pour le Proche-Orient, Wu Sike, vient de montrer à son tour des signes d’impatience en déclarant qu’il avait demandé à ses interlocuteurs à Damas de mettre fin à cette « dangereuse situation » et d’engager, enfin, des réformes. Quant au soutien de Moscou, il manque singulièrement de chaleur et c’est sans doute pour tenter de le raviver que le président syrien a choisi de s’exprimer, dimanche 30 octobre, à la télévision russe.

Dans son autre entretien, au Sunday Telegraph, Bachar Al-Assad a lancé une mise en garde aux Occidentaux. Une éventuelle intervention en Syrie provoquerait, dit-il, un « séisme » dans la région. Le président syrien a beau contrôler Damas, il se sent, clairement, menacé. Arabes et Occidentaux doivent, à tout prix, accentuer la pression.

Source

Syrie: le caricaturiste Farzat dédie son prix aux « martyrs de la liberté »


Le célèbre caricaturiste syrien Ali Ferzat, récompensé jeudi par le prestigieux prix Sakharov du Parlement européen, a dédié sa récompense

Le célèbre caricaturiste syrien Ali Ferzat, récompensé jeudi par le prestigieux prix Sakharov du Parlement européen, a dédié sa récompense « aux martyrs de la liberté ».
Le célèbre caricaturiste syrien Ali Ferzat, récompensé jeudi par le prestigieux prix Sakharov du Parlement européen, a dédié sa récompense « aux martyrs de la liberté ».

« Je partage cette récompense avec tous ceux qui sont épris de liberté et de démocratie. Elle suscite l’espoir dans l’avenir », a déclaré à l’AFP M. Farzat joint par téléphone à Koweït.
« La liberté est un message que se renvoient les générations.

Je dédie cette récompense à tous les martyrs qui ont donné leur vie pour la liberté et qui nous ont appris la culture de la liberté », a-t-il ajouté.
« Je leur suis reconnaissant, ainsi qu’aux (militants) dans la rue qui, partout dans le monde, recherchent la liberté, la démocratie et la dignité », a-t-il poursuivi.
La Syrie est secouée depuis la mi-mars par un mouvement de contestation sans précédent contre le régime du président Bachar al-Assad. Plus de 3.000 personnes ont été tuées par la répression menée par le régime, selon l’ONU.
Le 25 août, M. Farzat avait été enlevé et frappé à Damas par des membres des services de sécurité masqués et des miliciens du régime d’Assad. Il avait subi notamment des fractures aux mains.
Outre M. Farzat, le Parlement européen a décerné son Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit à quatre autres militants du Printemps arabe.
Les autres lauréats sont le protestataire tunisien Mohamed Bouazizi –honoré à titre posthume–, la militante égyptienne Asmaa Mahfouz, le dissident libyen Ahmed al-Zubair Ahmed al-Sanusi, l’avocate syrienne Razan Zeitouneh.

source

« La Syrie est une oasis d’impunité »


Par , le 27 octobre 2011 à 16h18 , mis à jour le 27 octobre 2011 à 19h07

TEMOIGNAGE – En prison au début du soulèvement, Muhanad Alhasani (à gauche), avocat syrien, a été libéré en juin dernier. Honoré par le barreau de Paris, il dénonce l’inaction de la communauté internationale face à la répression menée par le régime de Bachar al-Assad.

Muhanad Alhasani et Jean-Yves Le Borgne, vice-président du barreau de Paris, 27/10/11Muhanad Alhasani et Jean-Yves Le Borgne, vice-président du barreau de Paris, 27/10/11 © DR

Avocat syrien, défenseur des libertés publiques et président de Swasiah, l’une des organisations syriennes des droits de l’homme, Muhanad Alhasani a été arrêté en 2009. Son délit est symbolique des difficultés d’exercer le métier dans le pays :  avoir critiqué le déroulement des audiences de la Cour de sûreté de l’Etat (ndlr : abolie en avril dernier, elle était particulièrement chargée de juger les « crimes politiques« ). Un an plus tard, après avoir été radié à vie du barreau de Damas, il a été condamné à trois ans de prison pour « affaiblissement du sentiment national » et « propagation de fausses nouvelles ».

Libéré de manière anticipée en juin dernier, il a décidé de voyager en Europe pour dénoncer  la délicate situation des avocats et plus globalement la répression menée par le régime. Jeudi, il était ainsi l’invité du barreau de Paris, qui était intervenu en sa faveur lors de son procès. Il a notamment reçu le titre symbolique d’avocat honoris causa. « Nous le considérons comme un confrère à part entière. Si certains des avocats syriens ont vendu leur âme au régime, les autres continuent le combat. M. Alhasani en fait partie« , souligne Jean-Yves Le Borgne, le vice-bâtonnier.

Cliché pris clandestinement par le frère de M. Alhasini lors du procès
avec son portable, récupéré dans la foulée par Vincent Nioré, avocat à Paris

Vous étiez en prison lors du début de la révolte contre Bachar al-Assad en mars. Aviez-vous accès aux informations ?
Muhanad Alhasani :
Ma situation ne me permettait pas d’obtenir d’informations de manière transparente. Je ne recevais que quelques visites d’une dizaine de minutes par mois. J’étais alors séparé de mon interlocuteur par une grille et la conversation était surveillée par des officiers des renseignements généraux. Néanmoins, j’avais des nouvelles au compte-gouttes grâce à d’autres prisonniers, qui me les transmettaient en secret.

En juin dernier, vous avez été libéré. Qu’avez-vous ressenti en prenant connaissance de l’ampleur du soulèvement et de la répression ?
M.A. :
La dernière chose à laquelle je pensais en sortant, c’est que j’allais voir que toutes les choses contre lesquelles j’ai milité depuis 25 ans -les crimes, les tortures, les arrestations arbitraires, les violations des droits de l’homme…- étaient désormais appliquées à grande échelle. Et encore moins que l’essence qui alimentait ce bûcher était ma famille de pensée, c’est-à-dire celle des libertés. Je n’y croyais pas.

Qu’avez-vous fait à votre sortie de prison ?
M.A. :
Je suis en fait resté peu de temps en Syrie. Après avoir parlé un peu dans les médias, j’ai pu communiquer avec les classes populaires de Damas. J’ai reçu des dizaines de personnes à mon bureau, originaires de tous les quartiers de la ville. Elles voulaient me saluer et me raconter leur histoire. Ensuite, j’ai estimé que le meilleur moyen de défendre les victimes, c’était de partir en Europe pour mettre en lumière les exactions du régime. Aujourd’hui, je ne sais pas quand j’y retournerais. Tout dépendra de l’endroit où mon message aura le plus de force, à l’intérieur ou à l’extérieur de la Syrie.

exergue « Un risque de radicalisation dans la religion »

Comptez-vous rejoindre le Conseil national syrien (ndlr : organisme qui fédère désormais l’opposition en exil) ?
M.A. :
Non.  Je ne fais partie d’aucun groupe politique, je suis un simple membre de la société civile. Certes, je suis en contact avec quelques membres du CNS qui vivent à Paris. On m’a même proposé d’en faire partie, ou d’autres entités politiques en cours de création. Certains ont aussi inscrit, de manière amicale, mon nom sans vraiment me demander mon avis. Mais je ne fais pas de politique. Mon domaine, c’est la défense des droits de l’homme et donc des victimes, sur la base du code des citoyens syriens.  Je préfère être aux côtés de ces victimes pour les aider. Et c’est pourquoi je parle aux médias.

Vous êtes justement en Europe pour faire connaître la situation en Syrie. Qu’attendez-vous de la France, et plus largement de la communauté internationale ?
M.A. :
J’en attends tout. Je demande notamment à la société civile française de faire pression sur le gouvernement français pour qu’il fasse tout ce qui est possible pour stopper le bain de sang. Aujourd’hui, la Syrie est une oasis d’impunité. Et le monde entier regarde sans rien faire. Dans les journaux télévisés, il s’agit de l’un des derniers sujets abordés.

Surtout, la communauté internationale a été incapable de s’entendre sur une condamnation. Or il faut savoir, qu’en matière des droits de l’homme, la Libye n’était pas le pire régime du monde arabe.  Si personne n’aide les Syriens qui se révoltent, ils risquent de se radicaliser dans la religion.

source

La frontière avec le Liban minée ?
Selon un responsable local libanais souhaitant garder l’anonymat, l’armée syrienne a entrepris depuis jeudi matin de poser des mines en face de Knaissé et d’El Hnaider, deux villages frontaliers situés au nord du Liban, apparemment dans une tentative de bloquer la contrebande d’armes vers la Syrie.

De quelle sorte d’Entité dirigeante l’Opposition Syrienne a-t-elle besoin ?


par Haytham Khoury, mardi 2 août 2011, 04:02

La discussion concernant l’entité dirigeante dont la Syrie a besoin en ce moment est très importante, car elle aura des conséquences décisives sur la guerre contre le régime et sur la période de transition par la suite. Est-ce que la Syrie a besoin d’un gouvernement d’ombre (gouvernement fantôme)  ou d’une entité composée des politiciens de l’opposition ?

À mon avis, ce dont on a besoin maintenant est une entité composée de politiciens qui sont capables de mener la lutte politique contre le régime et naviguer sur la période transition jusqu’à l’organisation d’élections libres. Nous avons besoin d’une entité politique qui est composée de personnes qui peuvent neutraliser la machine de propagande du régime. Nous avons besoin d’une entité politique qui peut se connecter et se communiquer avec les Syriens. Nous avons besoin d’une entité politique qui peut inspirer et encourager les gens qui manifestent dans la rue. Nous avons besoin d’une entité politique qui peut amener  les gens qui sont neutres jusqu’à présent à la révolution. Nous avons besoin d’une entité politique qui peut exposer une vision pour l’avenir du pays. Nous avons besoin d’une entité politique qui peut s’adresser à la communauté internationale. Nous avons besoin de gens qui ont une bonne connaissance de la vie. Nous avons besoin de gens qui ont une bonne connaissance de la société. Nous avons besoin de gens qui peuvent comprendre les êtres humains autour d’eux. Nous avons besoin de gens qui peuvent parler de manière cohérente. Nous avons besoin de gens qui savent parler aux esprits humains. Nous avons besoin de personnes qui peuvent apporter la nation ensemble, même si cette nation contient des groupes de tendances et de culture différentes.

A ce moment, on s’en fout si ces personnes sont des médecins, des ingénieurs ou d’avoir des hauts diplômes professionnels (des technocrates). La plupart des dirigeants qui ont mené des grandes nations en temps difficiles de leur histoire n’avaient pas eu de hauts diplômes. Churchill pendant la seconde guerre mondiale, De Gaulle pendant la guerre et les années qui ont suivi et de Mandela pendant le régime de l’apartheid pour n’en mentionner que quelques-uns. Toutes ces personnes n’ont pas réussi parce qu’ils possédaient des hauts diplômes. Mais ces personnes ont réussi  parce qu’ils ont compris les besoins de leurs nations respectives à des moments particuliers de leur histoire. Ils ont réussi, parce qu’ils ont compris la dynamique des relations internationales à l’époque. Ils ont réussi parce qu’ils avaient le courage et l’endurance. Ils ont réussi parce qu’ils n’étaient pas esclaves des besoins immatures. En d’autres termes, ils ont réussi parce qu’ils avaient la vision et le charisme.

En effet, nous n’avons pas besoin à cette époque un gouvernement de l’ombre des technocrates. Nous avons besoin d’une entité politique composée des politiciens de l’opposition qui peuvent mener et inspirer notre grand peuple à ce moment difficile de notre histoire.

Affrontement diplomatique au Conseil de sécurité sur la Syrie


OLJ/Agences | 15/10/2011 | 09h45

Une session à huis clos du Conseil de sécurité des Nations Unies a tourné vendredi à l’affrontement diplomatique sur la Syrie entre les pays européens et la Russie et la Chine, qui ont opposé leur veto à une résolution condamnant la répression. De sources diplomatiques, on rapporte que les ambassadeurs de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne et du Portugal ont apporté leur soutien à un rapport émanant de Navi Pillay, haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, qui a réclamé une protection internationale pour les civils en Syrie.

« Les partisans du silence du Conseil de sécurité devraient tirer les conclusions de la poursuite de la répression », a notamment déclaré l’ambassadeur de France, Gérard Araud, dont les propos sont rapportés par la mission permanente de la France auprès de l’ONU sur son compte Twitter (@FranceOnu). Le diplomate français visait explicitement la Russie et la Chine, qui ont opposé leur veto il y a dix jours à un projet de résolution préparé par les Européens qui condamnait la poursuite de la répression menée par le régime de Bachar el-Assad. Le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, qui se sont abstenus lors du vote du 4 octobre, étaient également concernés par l’interpellation du diplomate français, dont l’intervention a provoqué l’irritation de la délégation russe.

Alexander Pankine, ambassadeur adjoint de la Russie auprès des Nations Unies, lui a reproché de ne pas avoir respecté les procédures en évoquant un point qui ne figurait « pas à l’ordre du jour de la réunion ». L’ambassadeur chinois a fait valoir pour sa part que la déclaration de Navi Pillay ne constituait pas une réponse à une requête du Conseil de sécurité, et que celui-ci n’avait donc pas à s’en saisir.

La réunion de vendredi devait porter sur le rapport mensuel établi par le département des Affaires publiques de l’ONU sur les affaires et les conflits mondiaux.

« La situation (en Syrie) se détériore rapidement », a affirmé Jose Filipe Moraes Cabral, l’ambassadeur du Portugal. « Le conseil (de sécurité) devrait y revenir », a-t-il ajouté. « Depuis que le double veto a été mis, la situation a continué d’être extrêmement préoccupante », a confirmé l’ambassadeur d’Allemagne, Peter Wittig, ajoutant qu’il avait indiqué à ses partenaires du Conseil de sécurité que le rapport de Navi Pillay « dressait un tableau très lugubre de la répression qui se poursuit ».

Dans ce document publié vendredi à Genève, le haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme met en garde contre un risque de « guerre civile totale » en Syrie. Relevant que les violences ont fait plus de 3.000 morts, dont au moins 187 enfants, depuis le début du soulèvement contre le régime syrien en mars dernier, il réclame une initiative internationale pour que cesse l' »impitoyable répression » du mouvement de contestation.

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