Syrie: l’opposition en exil décide d’aller à Genève


AFP 18 janvier 2014 à 18:41 (Mis à jour : 19 janvier 2014 à 09:33)
Le secrétaire général de la Coalition de l'opposition syrienne Badr Jamus et Mohamed Farouk Tayfur, un membre de l'opposition, à l'Assemblée générale de la SNC près d'Istanbul le 18 janvier 2014.
Le secrétaire général de la Coalition de l’opposition syrienne Badr Jamus et Mohamed Farouk Tayfur, un membre de l’opposition, à l’Assemblée générale de la SNC près d’Istanbul le 18 janvier 2014. (Photo MHD Ziadeh. AFP)

L’opposition syrienne en exil a accepté samedi à Istanbul, après des semaines de pressions occidentales et arabes, de participer mercredi à la conférence de paix de Genève II, avec pour objectif se débarrasser du «boucher» Assad.

L’opposition syrienne en exil a accepté samedi à Istanbul, après des semaines d’atermoiements et de pressions occidentales et arabes, de participer la semaine prochaine à la conférence de paix de Genève II, avec pour unique objectif se débarrasser du «boucher» Assad.

A quatre jours du rendez-vous diplomatique lancé à l’initiative des Etats-Unis et de la Russie, le président de la Coalition de l’opposition Ahmad Jarba a affirmé devant la presse, que ces négociations avaient «comme unique but de satisfaire les demandes de la révolution (…) et avant tout de retirer au boucher (Assad, ndlr) tous ses pouvoirs».

Il a accusé M. Assad et son gouvernement de faire du «terrorisme d’Etat», affirmant que le régime était responsable de la présence sur le terrain des combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), liés à Al-Qaïda, que des combats meurtriers opposent actuellement aux rebelles.

M. Jarba a aussi prévenu que la participation à la conférence ne signifiait pas la fin des opérations contre les forces d’Assad menées par l’opposition et sa branche armée, l’Armée syrienne libre (ASL).

Le régime syrien répète, lui qu’il n’ira pas en Suisse «pour remettre le pouvoir à qui que ce soit», et qu’il revient à Bachar al-Assad de mener la transition.

Au terme de discussions dans le huis clos d’un hôtel de la lointaine banlieue stambouliote, 58 membres de la Coalition de l’opposition ont voté oui, 14 non, 2 se sont abstenus et 1 a voté blanc, selon les résultats officiels.

Seuls 75 des quelque 120 délégués de l’opposition modérée au régime de Damas ont pris part au scrutin à bulletins secrets, signe des vifs débats.

Depuis des semaines, les adversaires de Bachar al-Assad se déchiraient sur l’opportunité de s’asseoir à la même table que les représentants d’un régime dont ils veulent la chute depuis bientôt trois ans.

Les chefs de la diplomatie française Laurent Fabius et américaine John Kerry ont qualifié cette décision de «courageuse». «En dépit des provocations et des exactions du régime», ce choix «est celui de la recherche de la paix», s’est félicité M. Fabius.

«Personne ne se fera duper», a assuré le secrétaire d’Etat américain John Kerry, menaçant Damas d’une «réponse beaucoup plus forte» en cas de manœuvre de diversion.

A Berlin, le chef de la diplomatie a parlé de «bonne décision, même si je peux comprendre qu’elle ait été difficile à prendre pour beaucoup d’opposants». Frank-Walter Steinmeier a ajouté qu’il s’agissait «une petite lueur d’espoir pour les gens en Syrie, qui subissent tant de souffrances du fait de la guerre civile et l’exode». «Le moindre progrès, aussi petit soit-il, sur le passage des convois humanitaires ou des accords de cessez-le-feu au niveau local, serait un succès», selon lui.

Et à Londres le chef de la diplomatie William Hague a souligné que «la Coalition Nationale a pris cette décision difficile malgré un contexte marqué par les attaques brutales et continuelles du régime contre les civils syriens et le blocage délibéré de l’aide humanitaire». Il a rappelé que tout accord exigerait que le président Bachar al-Assad quitte le pouvoir.

Concessions humanitaires de Damas

Samedi, pour la deuxième journée consécutive, la Turquie et le Qatar, mandatés par l’ensemble des parrains occidentaux et arabes de l’opposition, ont réuni à Ankara quatre groupes de combattants rebelles syriens, dont le Front islamique, qui ne font pas partie de la Coalition, pour les convaincre de l’utilité de Genève II, a-t-on appris de source diplomatique.

Au moins trois d’entre eux ont donné leur accord pour intégrer la délégation de l’opposition en Suisse, selon cette même source.

Sous l’influence de son fidèle soutien russe, le régime syrien avait de son côté fait vendredi une série de concessions «humanitaires» qui répondaient à certaines exigences de l’opposition.

A l’issue d’une rencontre avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Moscou, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a proposé un «échange de prisonniers» et un plan prévoyant «l’arrêt de toutes les actions militaires» dans la région d’Alep (nord).

Samedi encore, au moins 34 personnes dont cinq enfants ont péri dans cette région dans des raids aériens de l’armée, selon une ONG syrienne.

Les conditions de ce cessez-le-feu restaient encore floues samedi. «Les détails et les mécanismes seront précisés une fois obtenu l’accord des autres parties», a déclaré à l’AFP une source au sein des services de sécurité à Damas.

Les promesses du régime ont connu par ailleurs une première manifestation concrète. Pour la première fois depuis septembre 2013, de l’aide alimentaire a pu entrer samedi dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, à Damas. L’armée du régime assiège ce camp occupé en grande partie par les rebelles depuis des mois.

La conférence de Genève II a pour objectif de trouver une solution politique susceptible de mettre fin à la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de 130.000 morts et des millions de réfugiés et déplacés depuis mars 2011.

source

Manifestation : pas de Genève 2 avec Assad


rappel

Comité belge pour soutenir la révolution syrienne

 Bruxelles, le 12 janvier 2014

INVITATION

Pas de Genève 2 avec Assad

Après près de trois années de répression en Syrie, la situation ne s’améliore pas et devient de plus en plus complexe, dans l’indifférence de la communauté internationale.

Annoncée par l’ONU, une conférence sur la paix en Syrie doit s’ouvrir le 22 janvier à Genève, baptisée « Genève 2 ».

Alors que « Genève 1 » excluait la présence de Bachar Al Assad ou de ses représentants, la prochaine conférence ne l’exclut plus.

Ceux qui préparent cette conférence semblent oublier que le problème majeur est la dictature de 43 ans des Assad et ne soutiennent pas la révolution, sous prétexte d’extrémisme et de terrorisme, alors que ceux-ci ne sont que la conséquence de la répression sanglante du régime. L’extrémisme et le terrorisme ont été voulus par les ennemis du peuple syrien pour justifier leur soutien au régime des Assad.

Le droit à la liberté et à la justice est dénié au peuple syrien.

Plus de 130.000 morts, des milliers de personnes disparues, enlevées, emprisonnées, torturées,      9 millions de déplacés et de réfugiés selon les chiffres officiels, ne troublent pas les organisateurs de la conférence.

L’échec de l’opposition syrienne en exil à soutenir la révolution des Syriens ne signifie pas l’échec de la révolution. Le Comité Belge et les sympathisants de la révolution syrienne à travers le monde continuent à soutenir la révolution syrienne pour la dignité et la liberté, quels que soient les choix et les difficultés de celle-ci.

C’est dans ce contexte que nous organisons une manifestation statique à Bruxelles, avec comme principale revendication « Pas de Genève 2 avec Assad ».

Le samedi 18 janvier, de 14h à 16h,

Place du Luxembourg

 1000 Bruxelles

Pour le Comité Belge pour soutenir la révolution syrienne

Hasan Addaher

Ch. De la Hulpe 515, 1170 Bruxelles

Tel. : +32.491364600

La faim comme stratégie de guerre


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 (« Le Soir » du 14 janvier 2014)

On meurt de faim en Syrie. Et ce n’est pas fortuit. Il s’agit d’une stratégie, d’une méthode de répression du régime. Une dizaine de zones aux alentours de Damas aux mains des rebelles ont expérimenté des sièges mis en place par l’armée loyaliste qui ne laisse rien passer.

Dernier cas connu : le plus grand camp de réfugiés palestiniens au Proche-Orient appelé « Yarmouk », à la lisère sud de la capitale syrienne. Il y aurait déjà eu plus de 24 décès dus à la faim et l’ONU lance des appels à l’aide.

Yarmouk, bombardé depuis fin 2012 par l’aviation du régime, n’est plus qu’un pitoyable champ de ruines. Mais, dans ces décombres survivent encore quelque 20.000 personnes sur les 170.000 qui y habitaient sur 2,2 km² avant les événements. La majorité a réussi à fuir, mais ceux qui y sont restés subissent, en même temps que les groupes rebelles qui s’y sont infiltrés, un siège en règle depuis février 2013. Pire : depuis l’été, le dernier point de passage vers le monde extérieur a été fermé et, depuis, plus rien n’entre dans le camp.

Le 20 décembre dernier, constatant que les communiqués de son agence tombaient dans des oreilles sourdes ou indifférentes au sein de la communauté internationale, l’Italien Filippo Grandi, commissaire général de l’Unrwa (l’agence spécialisée de l’ONU qui vient en aide aux réfugiés palestiniens à travers le monde depuis 1950) a lancé un appel solennel.

« La situation à Yarmouk n’a cessé de se détériorer, écrit-il. 20.000 Palestiniens sont piégés dans le camp et malgré que des rapports très alarmants sur la souffrance et la faim se soient multipliés, nous n’avons plus été capables d’entrer dans la zone depuis septembre pour prodiguer l’assistance désespérément souhaitée. (…) Il est de ma responsabilité d’informer la communauté internationale du fait que les conditions humanitaires dans le camp assiégé de Yarmouk empirent dramatiquement (…). Si rien n’est fait de manière urgente, il se pourrait qu’il soit trop tard pour sauver des milliers de personnes dont des enfants. (…) »

Cet appel n’a eu plus d’échos que les précédents. Le 30 décembre dernier, un porte-parole de l’Unrwa à Beyrouth signalait que des rapports parvenus à l’agence annonçaient « le décès de 5 réfugiés par malnutrition, ce qui portait le nombre dont nous avons eu connaissance à 15 ».

Ce 10 janvier, l’Observatoire syrien des droits de l’homme basé en Grande-Bretagne communiquait un nouveau bilan, établi à 41 personnes mortes en raison de la faim et du manque de soins et de médicaments, dont au moins 24 décédées de malnutrition. Sur les réseaux sociaux circulent d’insoutenables photos de civils, dont des vieillards et des enfants qui ressemblent aux survivants des camps nazis de la mort.

Des sources comme le Réseau palestinien pour l’aide aux réfugiés en Syrie relayé par l’agence Maan à Bethléem indiquaient le 10 janvier que les habitants de Yarmouk en étaient réduits à se nourrir d’herbe et qu’une tentative de faire sortir 300 malades du camp avait été empêchée par des tirs de soldats du régime.

Si tous les rebelles de Yarmouk ne sont pas palestiniens, il n’est guère étonnant que la contestation contre le régime qui a débuté en 2011 ait rapidement trouvé un écho fort parmi les populations d’origine palestinienne en Syrie. Quelque 500.000 réfugiés palestiniens sont enregistrés officiellement dans ce pays.

Ces Palestiniens savent mieux que quiconque que l’aura de défenseur de leur cause dont le régime Assad s’est affublé depuis toujours est demeurée superficielle : jamais Hafez el-Assad ou son fils Bachar maintenant au pouvoir n’ont osé défier Israël même s’ils se sont parfois servis du champ libanais pour titiller l’Etat hébreu via des milices à leur solde.

Les directions exilées des organisations palestiniennes radicales comme le Hamas ont vite quitté Damas après le début de la répression en 2011 et n’y mettent plus les pieds, dénonçant la répression et le siège. A Ramallah, des centaines de Palestiniens ont manifesté le 5 janvier pour l’ouverture de l’aide humanitaire à Yarmouk et Mahmoud Abbas, le président palestinien, qui avait tenté une médiation l’été dernier selon le journal libanais Al Akhbar, a réitéré un appel en ce sens.

Côté régime, s’agissant de la stratégie militaire presque aussi vieille que le monde qui consiste à affamer son adversaire cerné, elle trahit – outre une absence de scrupules qui ne peut surprendre de la part d’un pouvoir qui n’hésite pas à bombarder hôpitaux et boulangeries – une cruelle vérité des chiffres, celle d’une absence de troupes en nombre suffisant pour attaquer les fiefs adverses.

Sans le concours des combattants du Hezbollah libanais et des miliciens chiites irakiens et iraniens, Bachar el-Assad eût sans doute d’ailleurs éprouvé bien du mal à survivre.

source  via B.Loos sur fb

SYRIE : QUI SE SOUCIE DE YARMOUK ?


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Yarmouk est un camp de réfugiés palestiniens près de Damas assiégé par les forces du régime Assad où les habitants sont en train de mourir de faim.
Une manifestation de soutien est prévue lundi 20 janvier à la place de Luxembourg à Bruxelles à 13 heures. Nous avons demandé l’autorisation des autorités et nous vous confirmerons la tenue de la manifestation;
Refusée car conflit avec d’autres manifestations Prévue por le 29 janvier même lieu, même heure

Dieudonné rejoue une version édulcorée de son spectacle


Le Monde.fr | 14.01.2014 à 06h39 • Mis à jour le 14.01.2014 à 07h51 | Par Soren Seelow

Les spectateurs entrent au Théâtre de la Main d'or lundi 13 janvier au soir pour le spectacle "Asu Zoa" de Dieudonné.

C’est l’affluence des grands soirs, le salon subversif où il faut être, le spectacle « collector » : la première représentation du nouveau numéro d’équilibriste de Dieudonné, Asu Zoa. Après avoir interdit plusieurs représentations du Mur, dont la tournée a été annulée après la décision du Conseil d’Etat, la préfecture de police de Paris a finalement autorisé la nouvelle création de l’humoriste, lundi 13 janvier au Théâtre de la Main d’or, tout en précisant qu’elle surveillerait si des propos « tombant sous le coup de la loi venaient à être tenus ».

Présenté comme un « nouveau spectacle » écrit en « trois nuits » et traitant de l’Afrique, Asu Zoa est en réalité une version édulcorée du Mur, tout en sous-entendus, expurgée des saillies les plus controversées sur les juifs et la Shoah.

Les fans historiques et ceux de la dernière heure, unis dans un même plaisir à braver l’interdit, se pressent dans l’étroit passage de la Main-d’Or. Sur le trottoir d’en face, les télévisions nationales immortalisent quelques scènes de file d’attente. « On va recevoir des courriels demain, va y avoir une montée du chômage en France », lance, goguenard, un jeune homme dans la queue. « Tu as vu, intervient un autre, y en a déjà qui disent que le titre “Asu Zoa” fait référence aux juifs ? ».

« Asu zoa » signifie « le visage de l’éléphant » en Ewondo, le dialecte camerounais du père de Dieudonné. Mais certains sites, comme le webmagazine juif Alliance, rompus au double langage de l’humoriste, y ont lu l’anagramme de USA ZOA, acronyme de Zionist Organization of America, la plus ancienne organisation pro-israélienne aux Etats-Unis. « La théorie du complot, elle est des deux côtés », tranche un troisième.

« LE MUR » EN CREUX

Dans l’enceinte du théâtre, l’excitation monte d’un cran. Un jeune homme crie au téléphone : « J’y suis, j’y suis ! » Un autre n’a pas été assez rapide pour acheter une préréservation sur Internet. Il a fait une heure de queue pour acheter des DVD et « lui donner de l’oseille », avant de se faire refouler par un videur peu compréhensif.

Il y a même Elisabeth Lévy, directrice de la rédaction du magazine Causeur, poussée par la curiosité, qui parvient – après avoir échangé des vues avec un spectateur sur la mémoire de la Shoah – à contourner la file d’attente, escortée par un videur. « Privilège ! », lance un moqueur. En entrant dans la salle, le public siffle un air, spontanément, celui du « Chant des partisans », dont Dieudonné a revisité les paroles pour adresser une « quenelle » à François Hollande.

« Dieudo, Dieudo ! » Il est là, sur scène. La salle gronde. Le début du spectacle reprend fidèlement la trame du Mur, jusqu’à ce premier acte d’autocensure : « Niveau président, je me suis arrêté à, heu… J’aimais bien la casquette. » La référence explicite au maréchal Pétain a disparu. Mais tout fonctionne sur l’autocitation, le ressort comique préféré de Dieudonné, à l’origine de cette connivence si particulière qu’il a établie au fil des années avec son public. Ses spectateurs ont lu entre les lignes.

Asu Zoa, c’est Le Mur en creux, inattaquable. La chanson « Shoananas », qui scandait son précédent spectacle, est traduite par ses soins en « Fresh ananas ». On n’interdit pas les non-dits. Le sketch sur Manuel Valls prenant ses ordres chez Alain Jakubowicz, le président de la Licra, a lui été conservé.

« JE NE SUIS PAS ANTISÉMITE »

« Attention, il y a des sujets, tu vas te faire traiter d’antisémite », lance le showman. La salle est aux anges. Et de poursuivre, plus sérieux : « Alors déjà, je ne suis pas antisémite, et personne dans cette salle n’est antisémite. Parce qu’on n’a pas envie, on n’a pas le temps. » Applaudissements nourris.

Et Dieudonné de poursuivre sur le thème qui traverse tous ses spectacles et constitue le plus petit dénominateur commun de son public hétéroclite : « J’ai toujours été contre ces lois mémorielles, ça, je ne reviendrai pas dessus. La compétition victimaire “J’ai plus souffert, j’ai plus souffert”… » Plus besoin de sous-titres : le mot « Shoah » a disparu du spectacle. Dieudonné évoque bien Patrick Cohen, le journaliste de France Inter à qui il avait souhaité les « chambres à gaz », mais cette sortie laisse place à un « Je m’en fous » désabusé.

Ses sketches s’enchaînent, souvent drôles, critiques virulentes et acides de l’exploitation des tirailleurs sénégalais envoyés en première ligne pendant la seconde guerre mondiale, du racisme « toléré » des Béké aux Antilles, de la société de consommation, de l’enseignement de l’histoire à l’école, des médias, du mariage pour tous… Le spectre du thème interdit plane sur tout le spectacle.

Et à la place de « Shoahnanas », en guise de « petite chanson de sortie, pas méchante, pas antisémite », il fait entonner à ses spectateurs : « François la sens-tu, qui se glisse dans ton cul, la quenelleuu », sur l’air du « Chant des partisans ». Le public la connaissait déjà.

Dieudonné à Nantes : « Honte à notre pays. La France n’est plus ce qu’elle était ! »


Publié le 10-01-2014 à 00h14 – Mis à jour à 07h46

Sur le web: Manifestation de colère des fans de Dieudonné devant le Zénith de Nantes – 09/01

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