Syrie : la guerre s’enlise et indiffère


MARTIN,PASCAL; AFP

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Vendredi 16 novembre 2012

Syrie L’opinion publique belge semble peu réceptive au drame. Pourquoi ?

La Syrie est-elle une guerre menacée d’oubli ? La question est posée alors que chaque jour amène son lot de violences, de morts et de réfugiés. Si aucun indicateur fiable ne permet de juger d’un éventuel désintérêt du public belge et occidental pour ce conflit, une certaine lassitude est de toute évidence en train de s’installer.

Et pourtant, les médias diffusent une information bien plus riche qu’il y a quelques mois, lorsque seuls l’Observatoire syrien des droits de l’homme et les réseaux sociaux attestaient de cette violence inouïe. Aux images captées par les portables s’ajoutent désormais les reportages des journaux et des télévisions présents en zone dangereuse.

Le manque d’empathie du public n’a pas échappé aux sections belges de certaines ONG. A la Croix-Rouge, Philippe Gruson note qu’une « catastrophe naturelle comme le tremblement de terre d’Haïti qui a tué 200.000 personnes en un claquement de doigt a suscité énormément de compassion, contrairement au conflit syrien qui n’en finit pas ». Chez Amnesty International, Philippe Hensmans évoque la règle du mort kilométrique : « A force de se répéter, les horreurs d’il y a quelques mois sont devenues normales ». Chez MSF, Hélène Lorinquer voit dans cette indifférence la conséquence du peu de place accordée par les médias à l’humanitaire, loin derrière la couverture militaire et politique. Une réalité sur laquelle MSF – qui compte quatre équipes sur le terrain – peut difficilement influer en ce moment, tant l’ONG doit s’astreindre à la discrétion pour travailler.

La longueur d’une guerre de 20 mois n’explique pas tout. Le public occidental se détourne du conflit syrien car il le comprend mal : « Les gens ont besoin de bons et de méchants, explique Philippe Hensmans. Or si la perception du début était qu’un peuple opprimé se bat contre un dictateur, le fait de voir apparaître des djihadistes dans l’opposition à Bachar el-Assad a pu brouiller les cartes. C’est oublier le massacre de Hama perpétré par son père Hafez en 1982, preuve que la guerre ne peut s’expliquer par les seuls faits immédiats ».

La dimension humanitaire du conflit ne serait pas suffisamment présente dans sa relation médiatique, on l’a dit. Ce n’est pas nécessairement vrai. En 2010, lors du tremblement de terre en Haïti, les victimes avaient rencontré une grande sollicitude chez nous. Mais quelques mois plus tard, lors d’un autre drame humanitaire, les ONG ont peiné à rassembler des dons pour les 21 millions de Pakistanais pris au piège de l’Indus. Parce que de confession musulmane ? « La question s’est posée, se souvient Philippe Gruson. Mais je crois qu’en réalité, Haïti est perçu par les gens comme un pays pauvre digne d’empathie, alors que le Pakistan est assimilé à la bombe atomique ou aux talibans ».

Enfin, la non-implication militaire des Etats occidentaux dans le conflit a des conséquences évidentes sur l’homme de la rue. Il est d’autant moins conscientisé que le travail des journalistes est moins prolixe en raison de l’absence de protection.

Face au conflit syrien, l’indifférence serait donc inévitable ? Les Suisses ont une alternative. Mardi, plus de 2,1 millions de francs de promesses de dons ont été rassemblés en 18 heures dans la Confédération. Ce « grand succès » est l’œuvre de la Chaîne du bonheur qui regroupe notamment Caritas, la Croix-Rouge, Terre des Hommes, Amnesty International et Solidar. Tony Burgener, le directeur de la Chaîne, explique qu’il a fallu beaucoup travailler l’opinion pour créer cette empathie. Un voyage de presse a été organisé pour rendre compte de l’afflux des réfugiés syriens. Ces images ont bousculé les Helvètes jusque-là peu sensibles au conflit. Mais les communes, les collectivités et les grandes entreprises suisses n’ont pas répondu à l’appel, alors qu’elles s’étaient montrées très généreuses lors du tremblement de terre en Haïti, et lors du tsunami en 2004. « Elles ont craint que leur geste ne passe pour politique, alors que nous sommes traditionnellement neutres et que cette neutralité nous permet a fortiori d’intervenir dans tel un cadre ».

En Belgique, un « Syriethon » n’est pas à l’ordre du jour. MSF s’apprête cependant à faire appel à ses donateurs, mais uniquement privés afin d’éviter toute interférence politique ou institutionnelle. « Quant à un appel général de fonds, il n’y en aura pas tant qu’il n’y aura pas davantage d’ONG à l’intérieur de la Syrie », dit Helène Lorinquer. Et comme ce drame se poursuit à huis clos…

LE CHIFFRE

39.000

Selon le dernier bilan présenté ce jeudi par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, les violences ont fait plus de 39.000 morts, en majorité des civils, depuis le début de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad il y a 20 mois.

DIPLOMATIE

Paris veut accélérer le rythme

La France, première puissance occidentale à reconnaître la légitimité de la nouvelle Coalition de l’opposition syrienne, a tenté jeudi d’entraîner ses partenaires européens dans son sillage, mais certains d’entre eux se sont montrés, circonspects. Avant un Conseil des chefs de la diplomatie de l’Union européenne lundi à Bruxelles, les ministres français des

Affaires étrangères et de la Défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, ont eu des discussions sur la crise syrienne et sur l’Europe de la Défense avec leurs homologues allemands, polonais, espagnols et italiens. Les dix ministres sont tombés d’accord pour saluer la nouvelle Coalition de l’opposition syrienne annoncée dimanche à Doha, mais la France fait partie des pays souhaitant aller « un peu plus vite ou un peu plus loin » dans l’aide à l’opposition, a précisé Laurent Fabius. Les divergences restent fortes sur la question des livraisons d’armes aux opposants. (afp)

source

L’armée israélienne préparait intensivement l’offensive sur la bande de Gaza depuis 2009


DUMONT,SERGE

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Samedi 17 novembre 2012

TEL-AVIV

DE NOTRE CORRESPONDANT

Dix-neuf mille réservistes israéliens ont commencé à rejoindre leurs unités ce vendredi en vue d’une opération terrestre dans la bande de Gaza. Onze mille autres pourraient recevoir leur « Tzav 8 » (ordre de marche) dans les prochains jours. Tout dépendra de la situation sur le terrain. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Premier ministre Binyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Ehoud Barak ont convoqué le chef de l’état-major de Tsahal (l’armée), du Shabak (la Sûreté générale) et de l’Aman (les Renseignements militaires) pour une évaluation. Ceux-ci estiment que la première phase de l’opération « Pilier de défense » (la « liquidation » du chef de la branche armée du Hamas Ahmad Jaabari suivie de la destruction d’une grande partie des sites de lancement des roquettes de longue portée Farj) est achevée.

Quant à la deuxième phase (la « liquidation » d’une série de cadres miliaires du Hamas et du Djihad islamique), elle est en cours et son résultat décidera de l’invasion ou non de la bande de Gaza. En attendant, l’état-major se comporte comme si l’opération devait avoir lieu mais ses préparatifs ne datent pas de ses deux derniers jours.

Tout a commencé peu après la fin de l’opération « Plomb durci », l’occupation de l’enclave palestinienne en janvier 2009 au cours de laquelle 1.400 Palestiniens avaient été tués. Pour les analystes militaires israéliens, il semblait alors évident que la houdna (trêve) ne durerait pas et qu’il faudrait repasser un jour à l’action.

Le commandement de la force terrestre a alors élaboré une nouvelle doctrine visant à préparer une nouvelle opération en évitant les erreurs commises en 2009. Ce manuel confidentiel comprend une série de directives fort détaillées en matière de combat en milieu urbain et de techniques d’engagement. En outre, il traite du comportement des soldats à l’égard de la population.

Jusqu’en 2009, les unités spéciales de l’armée disposaient de dix-sept bases d’entraînement parmi lesquelles Tzei’ilim, la plus étendue située au milieu du désert du Néguev. Mais à partir de 2010, une dizaine de nouvelles facilités ont été construites par le corps d’ingénierie de combat. Certaines de bases ont été dotées d’un faux village palestinien et dans l’une d’entre elles, un quartier de la banlieue de Gaza a été reconstitué à l’identique.

A l’époque, le rapport de la commission Goldstone sur les crimes de guerre perpétrés durant la guerre de Gaza mobilisait l’attention de la communauté internationale et personne ne se risquait à envisager une nouvelle invasion de l’enclave palestinienne. Pourtant, vers mai-juin 2010, les commandos de l’armée ont mené leurs premiers entraînements dans la fausse banlieue de Gaza.

Les exercices comprenaient les techniques d’intrusion dans des maisons ou des hommes armés tiennent des civils en otage, le déminage de bâtiments ou de corps piégés, ainsi que les manières de ne pas être fait prisonnier. Il a d’ailleurs été conseillé aux soldats de se munir d’une grenade sur eux et de la dégoupiller s’ils sentaient qu’ils ne pourraient pas échapper à la capture. Ces exercices se sont répétés depuis deux ans. Avec des soldats en activité et des réservistes. Ils se sont affinés au fur et à mesure que l’Aman et le Shabak recueillaient des informations sur les organisations palestiniennes. Sur leurs filières d’approvisionnement en armes passant par le Soudan et, plus tard, sur les stocks pillés par des trafiquants dans les entrepôts de Mouammar Kadhafi.

Dans le même temps, l’Aman et le Shabak ont focalisé leurs efforts sur la branche armée du Hamas, surtout sur son chef, Ahmad Jaabari, qui semblait faire preuve de capacités exceptionnelles de commandement. Avant d’autoriser sa « liquidation » le 14 novembre, les responsables israéliens ont eu trois autres occasions de le faire mais ils y ont renoncé. Parce que le Hamas détenait alors le caporal Gilad Shalit et que ce dernier aurait sans doute été abattu en représailles, et parce que l’armée n’était pas encore prête à envahir Gaza.

Il y a environ deux mois, grâce à des renseignements très précis, une nouvelle opportunité d’en finir avec Jaabari s’est présentée à Israël, mais Netanyahou et Barak ont de nouveau reporté la décision en raison de la campagne électorale américaine. Ils se sont dit que la prochaine fois serait la bonne et ils ont tenu parole.

source

Gaza : manifestation Avaaz ce lundi


Ce lundi 19 novembre, les dirigeants de l’Union européenne se réunissent pour adopter une position. Pour les inciter à  se tenir du bon côté de l’Histoire et de soutenir l’indépendance palestinienne, Avaaz va organiser une action spectaculaire pour remettre notre pétition: déployer un gigantesque drapeau Palestinien au milieu du rond point Schuman, juste en face de la salle de réunion des ministres à  Bruxelles.

Pouvez-vous venir au Rond Point Schuman ce lundi? Venez nous rejoindre pour délivrer les voix de membres d’Avaaz du monde entier:
Date: Lundi 19 novembre 2012 Lieu: Rond Point Schuman, Bruxelles Heure: 10:30h (cela devrait durer au maximum jusqu’à midi)
Merci de nous confirmer votre participation au plus tôt en cliquant sur ce lien

https://docs.google.com/a/avaaz.org/spreadsheet/viewform?formkey=dFQ1Q1VRSXMzanRCbHVUWXhCR0hqWGc6MQ#gid=1

Merci encore à tous pour votre soutien!

« Le siège économique de Gaza doit cesser »


chat voyez ici

Nicolas Verstappen (St.)
Jeudi 15 Novembre 2012, 11h5 | mise à jour il y a 42 minutes

 

A nouveau, c’est l’escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens. Pourquoi ? Baudouin Loos a répondu à vos questions.

« Le Hamas envoie des roquettes régulièrement. Imaginez que le pays voisin de la Belgique envoie des roquettes. Qu’attendrez vous de votre gouvernement ? Qu’il dise merci ? », lance un internaut !
C’est une vision très unilatérale des choses, débarrassée du contexte. Il faut analyser cet événement, et ça demande un peu de connaissance du terrain. Je ne pense pas que les Gazaouites soient des dingues qui prennent un malin plaisir à envoyer des bombes sur Israël juste par plaisir. Pour rappel, le territoire de Gaza a été évacué par les Israéliens depuis 2005 mais est depuis lors encerclé. Il est en état de siège, et rien ne sort ni ne rentre sans le bon vouloir d’Israël. Il n’y a qu’à regarder les derniers chiffres concernant Gaza : 34% de la population est au chômage, 80% dépend de l’aide alimentaire, 35% des terres cultivables et 85% des eaux sont inaccessibles pour les Gazaouites. Qu’on le veuille ou non, c’est une prison à ciel ouvert.

Peut-on voir un lien entre ce qui se passe à Gaza et la récente présidentielle américaine ?
Non, je ne vois aucun lien. Personnellement, je lierai ça plutôt à l’élection israélienne anticipée demandée par Netanyahu. Car il se fait que les sondages pour son parti, le Likoud, déclinaient légèrement. Donc, les partis travaillistes regagnaient du terrain mais eux n’en ont cure du processus de paix et se focalisent sur des problèmes sociaux. Ainsi, je pense que Netanyahu a voulu susciter cette crise pour unir les Israéliens derrière le gouvernement et faire oublier les problèmes sociaux. Comme un renforcement du peuple derrière un ennemi commun.

Y a-t-il une corrélation entre les frappes sur Gaza et la volonté d’Abbas de demander un rehaussement du statut de la Palestine à l’ONU ?
Je ne pense pas. Habas avait l’intention le 29 novembre de présenter l’Etat palestinien comme Etat non-membre à l’ONU. Mais cette affaire de Gaza le handicape sérieusement. Habas aurait voulu qu’on appuie la demande mais en vertu de cette flambée de violence mise sur le compte du Hamas, les Européens se diront que les Palestiniens ne sont pas mûrs pour une indépendance.

Israël n’était-elle pas victime des roquettes tirées depuis Gaza ? Et la « liquidation » du chef militaire du Hamas n’est-elle pas dès lors une conséquence directe ?
Non ! Encore une fois, le Hamas est au pouvoir à Gaza, mais il n’a pas commencé ! Le Hamas n’a, très souvent, recours à ce genre de méthode que pour se défendre, riposter ou pour assurer son contrôle sur la bande de Gaza. Mais il existe aussi une infinité de groupuscules plus radicaux que le Hamas à Gaza. Et ces gens-là n’ont pas le même agenda que le Hamas. Il font aussi leurs actions de leur coté. Quant à Ahmad Jaabari, c’est lui qui négociait avec Israël depuis 2005. Israël le connaissait bien. Donc en le tuant, c’est Israël qui met le feu au poudre volontairement à mon sens.

Quels sont les intérêts du Hamas à Gaza ?
Le Hamas aimerait assurer une gestion à Gaza, en faire une réussite. Mais ce n’est pas évident à gérer pour eux car, comme je l’ai dit, ils doivent composer, indirectement et involontairement, avec d’autres groupuscules qui n’ont pas les mêmes volontés et les mêmes visions.

Doit-on parler des Gazaouites en terme de résistants ou de terroristes ?
Pour le gouvernement israélien, toute personne qui résiste est un terroriste. Mais dois-je rappeler ce qu’il a fait à Gaza en 2008 avec l’opération Plomb durci ? Toujours un « deux poids deux mesures ».

L’opinion publique israélienne est massivement derrière son gouvernement. Comment peut-on l’expliquer ?
Parce que l’opinion est conditionnée par le discours de la classe politique qui est majoritairement de dire « Il n’y a pas de partenaire du côté palestinien ». Le Hamas n’est pas une entité monolithique depuis des années. On sait qu’une bonne partie de ces gens ont compris ce qu’il fallait : partager la terre. Ahmad Yassine parlait même de 30 ans de trêve. Mais le gouvernement israélien n’en veut pas. On peut le voir avec la colonisation dans les territoires cisjordaniens qui se poursuit encore à l’heure actuelle.

A nouveau, c’est l’escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens. Pourquoi ? Baudouin Loos a répondu à vos questions.

voir entretien ici

Finalement, pourquoi cette recrudescence de violence maintenant ?
C’est un enchaînement comme il y en a eu depuis tant d’années, comme on n’en compte plus d’ailleurs. C’est un ensemble d’éléments qui forment un cocktail qui, un jour, s’avère explosif. Maintenant, avec ce nouvel événement, la question est de savoir jusqu’où ça ira. Quoi qu’il en soit, pour moi, il n’y a qu’une seule issue à ce marasme: que Gaza cesse d’être assiégée économiquement et surtout, que les pourparlers de paix, en vue de la constitution d’un Etat paletinien soient menés à bien au plus vite.

source

Baudouin Loos : ON LE SAIT CETTE VIOLENCE NE RESOUT RIEN


Pourquoi le gouvernement de l’Etat d’Israël a-t-il pris la décision, lourde de conséquences, d’«éliminer» Ahmad Jaabari, chef incontesté de l’aile militaire du Hamas? Parce que le Hamas, «organisation terroriste», ne reçoit que ce qu’il «mérite» ? C’est bien la version officielle: des incidents armés avaient eu lieu, des roquettes tombaient sur Israël, il fallait frapper la tête du «serpent».Très bien. Sauf que cette version ne tient pas la route. Ahmad Jaabari n’était certes pas un enfant de choeur. Mais il se trouvait être celui avec qui Israël traitait, indirectement, depuis plus de cinq ans en matière de sécurité. Pour Aluf Benn, un analyste vétéran du journal israélien Haaretz, Jaabari était même le «contractuel d’Israël», chargé de protéger la frontière. Le Hamas, en tout cas, qui dirige la bande de Gaza, n’avait aucun intérêt à provoquer Israël. En revanche, d’autres groupes radicaux, difficiles à contrôler même par le Hamas, n’ont pas le même agenda.

Il faut aussi savoir que Jaabari a négocié maintes trêve avec Israël. Via les services secrets égyptiens et l’un ou l’autre intermédiaire israélien, tel Gershon Baskin (notamment très actif dans la libération du soldat israélien Gilad Shalit). Ce pacifiste ne cache pas sa colère depuis l’assassinat de Jaabari, «une erreur qui va coûter nombre de vies humaines des deux côtés», selon lui.

Mais alors, une fois encore, pourquoi tuer Jaabari? Comme souvent dans le passé d’Israël, il convient de chercher le gain électoral possible pour les membres du gouvernement. Le 22 janvier 2013, Israël connaîtra des élections législatives anticipées. Avec cette nouvelle guerre qui commence, les Israéliens vont à nouveau se serrer les coudes devant la «menace» du Hamas… Cette théorie est notamment celle de Baskin, de Benn et aussi d’Uri Avnery, ex-député et vétéran du camp de la paix en Israël.

Au demeurant, et ce n’est peut-être pas une coïncidence, ce nouveau cycle de violence handicape les efforts palestiniens à l’ONU pour tenter d’obtenir un statut d’Etat non membre auprès de l’Assemblée générale.

Pour le reste, les «représailles» israéliennes ne résolvent rien. Le cycle est trop connu. Au terme de l’offensive israélienne, aérienne ou même terrestre, les Gazaouis seront une fois de plus assommés et… plus que jamais défiants. Les tirs de roquette visant les civils israéliens sont sans doute des crimes de guerre. Mais que dire, alors et par exemple, des bombes israéliennes qui ont coûté la vie à plus de 300 enfants à l’hiver 2009-2010?
BAUDOUIN LOOS Le Soir

MANIFESTATION 16/11 – 16.30 @Bourse : STOP à l’attaque contre Gaza !


Posté le 15 novembre 2012.

MANIFESTATION 16/11 – 16.30 @Bourse : STOP à l’attaque contre Gaza !

Rassemblement de solidarité ce vendredi 16 novembre > de 16h30 sur les marches de la Bourse à Bruxelles

 

 

Après une semaine de violences  durant laquelle quatre enfants ont été tués par l’armée israélienne et quatre soldats israéliens blessés, le 12 novembre les factions palestiniennes se sont mises d’accord pour un cessez-le-feu avec Israël. Le 14 novembre, alors que, de source israélienne Ahmed Jabari recevait le brouillon d’un accord de trêve de longue durée, l’armée israélienne l’assassine et entreprend des bombardements massifs sur la bande de Gaza : plus de 100 attaques aériennes faisant 15 morts et 150 blessés jusqu’à présent, en grande majorité des civils. C’est l’opération baptisée « Pillar of cloud » qui ressemble étrangement à celle de 2008, « Cast Lead »

 

Comme en 2008/9, les élections israéliennes sont proches et Gaza sert les enjeux électoraux : Israël est en danger et le gouvernement mené par Netanyahu en est le sauveur musclé.

 

Il faut le redire, les attaques militaires indiscriminées sur une population civile sont interdites par le droit international humanitaire et la Commission d’enquête mise en place par les Nations-Unies suite à l’opération « Cast Lead » avait qualifié les actes d’Israël de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Sans qu’aucune sanction internationale ne soit appliquée à l’encontre des responsables. Cette impunité lui permet aujourd’hui de recommencer.

 

Les images qui nous viennent de Gaza et les messages que nous recevons démontrent à suffisance la violence indiscriminée de l’armée israélienne : personne n’est épargné ni les enfants, ni les femmes ni en général les civils. Le souvenir de l’attaque de 2008 est dans tous les esprits. Ce serait un crime de la part de nos gouvernements et de l’UE de rester muets et de ne pas intervenir. Le peuple palestinien ne demande pas qu’on pleure à posteriori sur son sort ou qu’on fasse de belles déclarations, il demande qu’on agisse.

 

Pour toutes ces raisons, l’Association belgo-palestinienne demande instamment à la Belgique de faire pression sur Israël, avec les autres Etats membres de l’Union européenne, afin qu’il mette un terme à son attaque massive de la bande de Gaza. Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités et fasse respecter le droit international.

 

L’Association belgo-palestinienne appelle à se joindre au rassemblement de solidarité qui aura lieu demain  –  vendredi 16 novembre de 16h30 à 18h –  sur les marches de la Bourse à Bruxelles !

Venez protester !!!! Indécente propagande militariste israélienne à Anvers dimanche prochain


Une pétition adressée à Yves Leterme et Monica De Cowninck peut être signée en cliquant ici

Soyons présents !
Venez protester avec nous
dimanche 18 novembre à 13 h.,
contre ce concert de propagande l’orchestre
de l’armée israélienne à la
Maison de la Province d’Anvers
Koningin Elisabethlaan 22, 2018 Anvers
Tram 2 et 6 à partir de la gare Centrale d’Anvers
(arrêt : Provinciehuis)

 

Indécente opération de
propagande militariste
israélienne à Anvers
dimanche prochain

Le 13 novembre 2012

Rue de la Station 58/2 – 6140 Fontaine-l’Evêque

 

De nombreuses organisations appellent à manifester contre la représentation de l’orchestre de l’armée israélienne, avec le soutien de l’ancien premier ministre
Yves Leterme et de la
Ministre Monica De Coninck
,
ce dimanche 18 novembre à Anvers
.

 
La Plate-forme Charleroi-Palestine s’associe à cet appel.

Inacceptable ! B’nai B’rith Antwerpen et Christenen voor Israël (Chrétiens pour Israël) invitent l’Orchestre de l’armée israélienne à Anvers ce dimanche 8 novembre.
Et l’ex-premier Yves Leterme et la ministre Monica De Coninck y prendront la parole.

« L’armée israélienne a mené samedi et dimanche des offensives aériennes et terrestres dans la bande de Gaza faisant 7 morts palestiniens, dont 3 enfants, et 52 blessés, dont 6 femmes et 12 enfants » écrit l’Association belgo-palestinienne (ABP).

« Au-delà des événements du weekend, cela fait deux semaines qu’Israël a repris des frappes régulières contre la bande de Gaza. Le risque augmente que l’on assiste à une attaque d’envergure, semblable à l’Opération Plomb durci de l’hiver 2008-2009 qui s’était soldé par un bilan de 1400 morts et plus de 5000 blessés du côté palestinien, et cela en moins d’un mois. L’attaque israélienne avait été menée à un mois des élections législatives en Israël. Cette année, les attaques s’intensifient aussi à deux mois des élections israéliennes, prévues en janvier 2013….
Alors que l’armée israélienne reprend sa politique de représailles massives, en déni total du droit international, Monica De Coninck, Ministre fédérale de l’Emploi et Yves Leterme, assisteront dimanche prochain à un concert donné à Anvers par l’armée israélienne. L’Association Belgo-palestinienne s’oppose vivement à ce qu’un représentant du gouvernement fédéral cautionne un tel événement par sa présence et appelle tous les démocrates à manifester en ce sens. Il est impensable que , dans la situation actuelle, alors qu’Israël une fois de plus bafoue le droit international et humanitaire en s’attaquant à des civils, notre gouvernement se voie représenté à une manifestation qui met à l’honneur l’armée israélienne.
»

Un jeune Palestinien blessé lors du bombardement du 10 novembre
« L’armée israélienne a mené une guerre d’agression contre la bande de Gaza lors de l’hiver 2008-2009 pendant laquelle plus d’un millier de Palestiniens ont perdu la vie et plusieurs milliers ont été blessés. Le blocus illégal de cette armée contre la population de la bande de Gaza dure depuis des années. Aussi bien en Cisjordanie, qu’à Jérusalem Est et dans la bande de Gaza (territoires occupés illégalement depuis 1967), l’armée israélienne se rend quotidiennement coupable d’exactions et de violations des droits de l’homme… » rappelle l’asbl Intal
« Pour toutes ces raisons, nous exigeons de la Belgique un embargo militaire contre Israël. Ce qui se produit ce 18 novembre, c’est l’exact opposé. L’ancien Premier Ministre Yves Leterme (CD&V) ainsi que la Ministre fédérale de l’emploi Monica de Coninck (Sp.a) seront présents dimanche prochain à ce concert, apportant de facto leur soutien à l’occupation israélienne ainsi qu’à son armée. Nous dénonçons le fait que des moyens publics, tels que la Maison de la Province d’Anvers, puissent être utilisés par la propagande en faveur de la colonisation et de la répression israélienne. »

Le chef des opérations militaires du Hamas tué à Gaza


AFP

Mis en ligne le 14/11/2012

L’armée israélienne a déclaré que l' »élimination » dans un raid mercredi du chef des opérations militaires du Hamas, Ahmad Jabbari, était le début d’une opération militaire contre les groupes armés dans la bande de Gaza.

Le chef des opérations militaires de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas a été tué mercredi dans un raid israélien à Gaza et son garde du corps blessé, a-t-on appris de sources concordantes. « Le martyr est Ahmad Jaabari », a déclaré un médecin des urgences de l’hôpital Al-Chifa de Gaza, le Dr Aymane al-Sahabani, des informations confirmées de source de sécurité du Hamas sous le couvert de l’anonymat.

Auparavant, Achraf al-Qoudra, porte-parole des services de santé du Hamas, au pouvoir à Gaza, avait annoncé qu’un Palestinien avait été tué et un autre blessé dans un raid israélien sur une voiture dans la ville de Gaza, sans préciser leurs identités. « L’armée israélienne a visé Ahmad Jaabari, chef de la branche armée du Hamas dans la bande de Gaza », a confirmé l’armée israélienne dans un communiqué, ajoutant qu’il était « directement responsable de l’exécution d’attentats terroristes contre l’Etat d’Israël ces dernières années ».

L’opération, menée conjointement avec le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Beth, « visait à paralyser la chaîne de commandement et de contrôle de la direction du Hamas, ainsi que son infrastructure terroriste », selon le texte. « Ahmad Jaabari, chef de la branche armée du Hamas dans la bande de Gaza a été visé par une opération conjointe du Shin Beth et de l’armée », a indiqué pour sa part le Shin Beth dans un communiqué.

Jaabari, apparu en public le 18 octobre 2011 lors de la remise du soldat israélien Gilad Shalit aux médiateurs égyptiens, a rejoint le Hamas lors de sa détention par Israël après son arrestation en 1982 pour planification d’opérations anti-israéliennes.

Officiellement lieutenant des Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, Mohammad Deïf, Ahmad Jaabari était connu à Gaza comme « le général », ou « le chef d’état-major ».

En 2003, il est devenu de fait le chef exécutif de la branche armée du Hamas à la suite d’un raid israélien au cours duquel Mohammad Deïf a été blessé.

Lui-même n’avait pas été épargné par les tentatives d’assassinat israéliennes, dont un raid aérien en 2004 avait coûté la vie à son fils aîné, son frère et plusieurs de ses cousins.

Hamas: Israël a « ouvert les portes de l’enfer »

La branche armée du mouvement palestinien Hamas a promis mercredi une riposte massive à Israël pour l’assassinat de son chef Ahmad Jaabari, affirmant dans un communiqué qu’il avait « ouvert les portes de l’enfer ».

Les Brigades Ezzedine al-Qassam déclarent « porter le deuil d’un de leurs principaux chefs, Ahmad Jaabari, et s’engagent à continuer sur le chemin de la résistance », selon le texte, assurant que « l’occupant a ouvert sur lui-même les portes de l’enfer ».

Le porte-parole du gouvernement du Hamas à Gaza a déclaré qu' »Israël portait la responsabilité de ces crimes et de leurs graves conséquences. « Nous demandons à la communauté internationale d’arrêter le massacre de notre peuple, qui a le droit de se défendre », a-t-il plaidé.

Ahmad Jaabari, chef des opérations militaires du Hamas, a été tué mercredi dans un raid israélien à Gaza, a-t-on appris de sources concordantes. Son garde du corps a succombé à ses blessures peu après, selon une source hospitalière.

« L’armée israélienne a visé Ahmad Jaabari, chef de la branche armée du Hamas dans la bande de Gaza », a confirmé l’armée israélienne dans un communiqué, ajoutant qu’il était « directement responsable de l’exécution d’attentats terroristes contre l’Etat d’Israël ces dernières années ».

Israël est prêt à « étendre l’opération » à Gaza

Israël a adressé un « message clair » au Hamas et est prêt à « étendre » son opération à Gaza si nécessaire, a déclaré mercredi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse télévisée.

« Aujourd’hui, nous avons adressé un message clair au Hamas et aux autres organisations terroristes, et si cela devient nécessaire nous sommes prêts à étendre l’opération », a ajouté M. Netanyahu, quelques heures après la mort du chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari, visé par un raid aérien à Gaza.

L’Egypte rappelle son ambassadeur en Israël après les raids sur Gaza

Le président Mohamed Morsi a décidé mercredi de rappeler l’ambassadeur d’Egypte en Israël après une série de raids aériens israéliens meurtriers contre la bande de Gaza, a annoncé son porte-parole.

M. Morsi a décidé « de rappeler l’ambassadeur d’Egypte en Israël » et demandé au ministère des Affaires étrangères de convoquer l’ambassadeur israélien au Caire, a indiqué le porte-parole Yassir Ali, dans une déclaration retransmise à la télévision d’Etat.

Sur le même sujet:

source

Gaza : Assassinat ciblé d’Ahmad Jaabari


mercredi 14 novembre 2012, par La Rédaction

Le chef des opérations militaires de la branche armée du Hamas, Ahmad Jaabari, a été tué mercredi dans un raid israélien sur une voiture à Gaza et son garde du corps blessé, a-t-on appris de sources des services médicaux et de sécurité palestiniens. « Le martyr est Ahmad Jaabari », a déclaré un médecin des urgences de l’hôpital Al-Chifa de Gaza, le Dr Aymane al-Sahabani, des informations confirmées de source de sécurité du Hamas sous le couvert de l’anonymat.
À Gaza, des appareils israéliens ont mené six ou sept raids aériens sur l’ensemble de l’enclave palestinienne, ont indiqué des témoins. Selon d’autres témoins, des dizaines de chars étaient par ailleurs stationnés à l’extérieur de la bande de Gaza, près de la barrière de sécurité entre Israël et le territoire palestinien.
Selon des journalistes de Reuters sur place, des avions israéliens ont mené plusieurs autres raids dans l’enclave côtière palestinienne, visant notamment des postes de police du Hamas.
La radio du Hamas a aussitôt lancé des appels à la vengeance et des groupes de la résistnace palestinienne ont promis de mener des représailles contre Israël.
« Israël a déclaré la guerre à Gaza et va devoir en subir les conséquences », a notamment déclaré le Djihad islamique.

Hamas : « Israël a ouvert les portes de l’enfer »
La branche armée du Hamas a promis mercredi une riposte massive à Israël pour l’assassinat de son chef, Ahmad Jaabari, affirmant dans un communiqué qu’il avait « ouvert les portes de l’enfer ». Les Brigades Ezzedine al-Qassam déclarent « porter le deuil d’un de leurs principaux chefs, Ahmad Jaabari, et s’engagent à continuer sur le chemin de la résistance », selon le texte, assurant que « l’occupant a ouvert sur lui-même les portes de l’enfer ».

Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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Le chef des opérations militaires de la branche armée du Hamas a été tué mercredi dans un raid israélien à Gaza et son garde du corps blessé, a-t-on appris de sources concordantes.
« Le martyr est Ahmad Jaabari », a déclaré à l’AFP un médecin des urgences de l’hôpital Al-Chifa de Gaza, le Dr Aymane al-Sahabani, des informations confirmées de source de sécurité du Hamas sous le couvert de l’anonymat.
Auparavant, Achraf al-Qoudra, porte-parole des services de santé du Hamas, au pouvoir à Gaza, avait annoncé qu’un Palestinien avait été tué et un autre blessé dans un raid israélien sur une voiture dans la ville de Gaza, sans préciser leurs identités.
« L’armée israélienne a visé Ahmad Jaabari, chef de la branche armée du Hamas dans la bande de Gaza », a confirmé l’armée israélienne dans un communiqué, ajoutant qu’il était « directement responsable de l’exécution d’attentats terroristes contre l’Etat d’Israël ces dernières années ».
L’opération, menée conjointement avec le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Beth, « visait à paralyser la chaîne de commandement et de contrôle de la direction du Hamas, ainsi que son infrastructure terroriste », selon le texte.
« Ahmad Jaabari, chef de la branche armée du Hamas dans la bande de Gaza a été visé par une opération conjointe du Shin Beth et de l’armée », a indiqué pour sa part le Shin Beth dans un communiqué.
Jaabari, apparu en public le 18 octobre 2011 lors de la remise du soldat israélien Gilad Shalit aux médiateurs égyptiens, a rejoint le Hamas lors de sa détention par Israël après son arrestation en 1982 pour planification d’opérations anti-israéliennes.
Officiellement lieutenant des Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, Mohammad Deïf, Ahmad Jaabari était connu à Gaza comme « le général », ou « le chef d’état-major ».
En 2003, il est devenu de fait le chef exécutif de la branche armée du Hamas à la suite d’un raid israélien au cours duquel Mohammad Deïf a été blessé.
Lui-même n’avait pas été épargné par les tentatives d’assassinat israéliennes, dont un raid aérien en 2004 avait coûté la vie à son fils aîné, son frère et plusieurs de ses cousins.
Selon des journalistes de Reuters sur place, des avions israéliens ont mené plusieurs autres raids dans l’enclave côtière palestinienne, visant notamment des postes de police du Hamas.
La radio du Hamas a aussitôt lancé des appels à la vengeance et des groupes de la résistnace palestinienne ont promis de mener des représailles contre Israël.
« Israël a déclaré la guerre à Gaza et va devoir en subir les conséquences », a notamment déclaré le Djihad islamique.

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Israël : la mort d’Ahmad Jaabari n’est qu’un début
L’armée israélienne a déclaré que l’ »élimination » dans un raid mercredi du chef des opérations militaires du Hamas, Ahmad Jaabari, était le début d’une opération militaire contre les groupes armés dans la bande de Gaza. « Après les tirs de roquettes de ces derniers jours contre Israël, le chef d’état-major a décidé d’autoriser une opération contre les organisations terroristes de Gaza, le Hamas, le Jihad islamique et d’autres organisations », a déclaré la porte-parole de l’armée.

(14 Novembre 2012 – Avec les agences de presse)

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