Michelle Martin, vous n’êtes pas seule


anniebannie n’a jamais beaucoup aimé hurler avec les loups et au spectacle de la foule haineuse qui attendait MM devant le couvent, elle n’a pas hésité à reproduire ce texte

Mis en ligne le 29/08/2012

La cour de cassation a statué: Michelle Martin est libérée sous conditions.Elle peut quitter la prison. Beaucoup a déjà été dit et écrit autour de sa libération conditionnelle: des torrents de haine, des cascades de mots bienfaisants aussi. Mais de ceux-ci, il n’y en aura jamais assez.
Voilà pourquoi, citoyens d’horizons divers, sous peine d’acquiescement à la vilenie, à notre tour nous parlons. Comme tout un chacun, nous avons eu notre lot de souffrances. Certains parmi nous ont vécu la mort de leurs enfants dans des circonstances particulièrement dramatiques. Nous savons que le chemin est long qui permet de nous ramener de la mort à la vie.
Et si être victime donne des droits que la justice doit respecter et rencontrer, elle ne confère pas de titre.
Nous prenons la parole aujourd’hui, pour deux raisons. La première: soutenir de toutes nos forces un groupe de femmes ardentes que leurs valeurs d’humanité poussent à accueillir chez elles, dans leur communauté, celle dont personne ne veut et que la plupart des médias s’obstinent à nommer l’ »ex-femme de Marc Dutroux », sans doute pour la lier éternellement à la figure du monstre absolu. Mais il n’y a pas de monstres. Les monstres n’existent que dans les histoires pour faire peur aux enfants.
Il y a seulement des hommes et des femmes, qui commettent des crimes horrifiants, et c’est leur condition humaine, justement, qui nous fait peur à nous, adultes. Alors, à ces religieuses, nous disons qu’elles ne sont pas seules, et que si nous ne sommes pas venus contre-manifester à Malonne ou à Bruxelles, c’est pour ne pas ajouter de la confusion à la haine.
La deuxième: dire à Michelle Martin, condamnée comme criminelle, et aujourd’hui libérée sous conditions, qu’elle non plus n’est pas seule. Nous croyons à la possibilité de reconstruction pour chacun, et si tel est son projet, nous sommes à ses côtés. Comme citoyens attachés à la justice rendue et à la défense sans relâche des droits de l’homme nous nous engageons, selon nos possibilités, à l’aider et à lui faciliter la vie, en concertation avec ses avocats, là où d’aucuns voudraient la lui compliquer. Car elle aussi est une citoyenne et c’est notre société qu’elle retrouve aujourd’hui. (Titre et sous-titre sont de la rédaction.)
Collectif de citoyennes et citoyens (voir les noms ci-dessous)
Marie-Hélène Rabier, Chantal Ghigny, Christian Dellicour, François Ladrière, Noëlle de Visscher, Emmanuel Stevens,Valérie Desomer, Jacques-René Rabier, Gudrun König, Michel Collard, Colette Gambiez, Chantal Joris, Christian Kugener, Bernadette Ditullio, Olivier Kervyn, Jean-François Godet, Françoise Budo, Paul Gerono, Véronique Schtickzelle, Fabienne Verhoeven, Anne-Marie Pringels, Marie-Christine Terlinden, Paulette Dubrulle, Michel Hoet, Sophie de Tillesse, Suzanne Daws, Jacques Glisse, Jean Debelle, Paul Smolders, Catherine Roba-Rabier, Denis Hees, Géraldine Ladrière, Anne Lombard, Fabienne Verhoeven, Juani Romera, Marcel Lenoble, C. Simar, Gérard Van Aerschot, Claudine Orts, Francis Ghigny, Michèle Chefneux, Francis Ruelle, Daniel Caron, Domi Caron, Eugénio Boléo, Rosalinda De Bast, Julie Vandenbussche, Henry Francart, Claude Francart, Elfriede Leinen, Marc De Keyser, Anne van der Vaeren, Anne Van Bellingen, Philippe Chevalier, Marie-Françoise Chevalier, Marie Campagne, Gabriel Campagne, Xavier Deutsch, Luc Tilman, Claire Delvaulx,Xavier Dijon, Ralph Schmeder, Bernard Cassiers, Solange Waucquez, Dominique Martens, François Lagasse de Locht, Jacques De Cock, Michel Bollen, Ewa Collet, Geneviève Lemaître, Jean-Lou Charlot, Reginald Jolly, Bernard Berin, Michelle Charlot, Léon-Marie Jodin, Michel Nève, Sabine Paternoster, Christiane Geurts, Michelle Nigay, Marie-Claire Berten, Jean Peeters, Nicole Peeters, Bernadette Guillaume, Alain Roba, Paul Ghigny, Marie-louise Bricout, Colette Vanden Rul, Henriette Menu, Joep Opfergelt, Georges Mailleux,Pierre Falque, Jean-Marie Derzelle, Vincent de Radiguès, Chantal Noël, Michel Nève, Annie Cornil, Anne-Elisabeth Nève, Charles Le Grelle, Pauline van der Linden, Etienne Gauthier, Chantal Nève, Vincent Nève, Christine Deltour, Odile Rabier, Hubert D’Ansembourg, René Roquet, Nguyen Hung Lân, Hélène Deladrière-Lathuraz, Béatrice de Négri, Michel Devuyst, Fabienne Simons, Claire-Agnès Duré, Thierry Bivort, Annick Guérard, Christine Gelders,Yvan de Menten, Kinou Boland, Corinne Saintes, Bernadette Glisse, Eric Wilberz, Sabine Derick, Nicole Quintin.

 

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Syrian Cinema Days


 

Op initiatief van de Hallen van Schaarbeek buigen BOZAR CINEMA en CINEMATEK zich over de vraag wat de film zoal kan bereiken in Syrië. Op het programma staan Syrische klassiekers, verzetsfilms, een rondetafelgesprek, een concert…

À l’initiative des Halles de Schaerbeek, BOZAR CINEMA et CINEMATEK se penchent sur le cinéma syrien. Au programme : des classiques, des films de résistance, une table ronde, un concert…

At the suggestion of the Halles de Schaerbeek, BOZAR CINEMA and CINEMATEK take a look at Syrian cinema. The programme includes classic Syrian films, resistance films, a Round Table, a concert…

14 > 17.09.2012

Paleis voor Schone Kunsten | Palais des Beaux-Arts | Centre for Fine Arts

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Contes de printemps © GR/DR


Nederlandse versie | Version française | English version

 
Film in opstand. Syrië belicht opent op vrijdag 14 september met een eerbetoon aan Omar Amiralay, vader van de kritische documentaire in Syrië, en een projectie van zijn film A Flood In Baath Country. Gedurende drie dagen worden ook andere films voorgesteld, in aanwezigheid van de filmmakers, waaronder Osama Mohammad en Hala Alabdalla. Tijdens een gesprek maken zij een stand van zaken op met betrekking tot de Syrische film anno 2012. Er is ook een debat met specialisten uit de regio, zoals Mohammad Ali Atassi, Ziad Majed en Amer Matar, alsook een concert van zangeres Noma Omran, een van de beste hedendaagse vertolkers van de Syrische maqam. Op maandag 17 september sluit CINEMATEK het weekend af met films van Omar Amiralay en Osama Mohammad.
Meer informatie vindt u op
www.bozar.be, www.halles.be en www.cinematek.be
Programma
Vrijdag 14.09 – Opening

18:00 Opening en eerbetoon aan Omar Amiralay, door Osama Mohammad
20:00 A Flood In Baath Country door Omar Amiralay (2005)
22:00 “Vandaag de urgentie”. Films gerealiseerd in Syrië door jonge Syrische activisten, voorgesteld door Hala Alabdalla

Zaterdag 15.09

14:00 Stars In Broad Daylight van Osama Mohammad (1988)
16:00 « Over de Syrische cinema ».
Gesprek met Hala Alabdalla en Osama Mohammad
18:00 I Am the One Who Brings Flowers to Her Grave van Hala Alabdalla (2006)
21:00 “Vandaag de urgentie 2”.
Compilatie van video’s en web animaties, geproduceerd in Syrië en voorgesteld door Mohammed Omran en Dany Abo Louh

Zondag 16.09

11:00 Ronde tafel
15:00 Ibn Al Am On Line van Mohammad Ali Atassi (2012)
17:00 Lorsque le Quassioun est fatigué van Hala Mohamed (2008)
20:00 Recital door Noma Omran

Maandag 17.09

Zie www.cinematek.be


 
Que peut le cinéma ? A propos de la Syrie s’ouvrira le vendredi 14 septembre avec un hommage à Omar Amiralay, père du documentaire critique en Syrie, et une projection de son film Déluge au pays du Baas. Durant ces trois jours, d’autres films seront montrés, notamment en présence des réalisateurs Oussama Mohammad et Hala Alabdalla. Ceux-ci dresseront un état des lieux du cinéma syrien actuel. Il y aura également des débats entre des spécialistes de la région, dont Mohammad Ali Atassi, Ziad Majed et Amer Matar, et un récital de Noma Omran, interprète contemporaine exceptionnelle du maqâm syrien. Le lundi 17 septembre, CINEMATEK clôturera ce week-end avec des films d’Omar Amiralay et d’Oussama Mohammad.
Pour plus d’infos : 
www.bozar.be, www.halles.be et www.cinematek.be
Programme
Vendredi 14.09 – Ouverture
18:00 Ouverture et hommage à Omar Amiralay, par Oussama Mohammad
20:00 Déluge au pays du Baas d’Omar Amiralay (2005)
22:00 « Aujourd’hui l’urgence ». Films réalisés en Syrie par de jeunes cinéastes syriens activistes, présentés par Hala Alabdalla

 

Samedi 15.09

 

14:00 Stars In Broad Daylight de Oussama Mohammad (1988)
16:00 « A propos du cinéma syrien ». Conversation avec Hala Alabdalla et Oussama Mohammad

18:00 Je suis celle qui porte les fleurs vers sa tombe de Hala Alabdalla (2006)
21:00 « Aujourd’hui l’urgence 2 ». Compilation de travaux vidéos et d’animation sur le net, produits en Syrie. Présentés par Mohammed Omran et Dany Abo Louh

 

Dimanche 16.09

 

11:00 Table ronde
15:00 Ibn Al Am On Line de Mohammad Ali Atassi (2012)
17:00 Lorsque le Quassioun est fatigué de Hala Mohamed (2008)
20:00 Récital de Noma Omran

 

Lundi 17.09

 

Voir www.cinematek.be


 

 

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L’Humour d’Assad ?


Merci Iyad
Quelques extraits « rigolos » (malheureusement, ce n’est peut-être pas le bon terme dans ce contexte) de l’interview du parrain massacreur al-Assad à sa chaine télévisée al-Dounia:

Il dit par exemple:


« نحن نتقدم إلى الأمام، الوضع عمليا هو أفضل، ولكن لم يتم الحسم بعد، وهذا بحاجة إلى وقت »
« Nous avons fait du progrès, la situation est meilleure sur le plan pratique, mais l’achèvement (le coup final, la conclusion) n’est pas encore accompli, et ceci nécessite du temps »
Et ce cynique oublie qu’il y a un an il déclarait que la « crise » était « derrière nous ».Il dit aussi: »الشخص الوطني والجيد لا يهرب، لا يفر خارج الوطن، عمليا هذه العملية هي عملية إيجابية، هي عملية تنظيف ذاتية للدولة أولا والوطن بشكل عام »
« Une personne patriote de bien, ne fuit pas, elle ne fuit pas vers l’étranger, ce phénomène (la fuite) est une bonne chose, car il s’agit d’une opération d’auto-nettoyage pour l’Etat d’abord et pour la patrie d’une manière générale »

Tout d’un coup on découvre que dans l’Etat syrien et dans l’armée syrienne nourrie à l’idéologie baathiste et à la loyauté envers le régime, où toute personne est surveillée à la loupe dès l’enfance, il y a des milliers de soldats, de sous-officiers et d’officiers et bien d’autres fonctionnaires qui ne sont pas « patriotes » et qui préfèrent s’enfuir ou combattre le régime…

Cela me rappelle aussi un chabbih « intellectuel » qui passe souvent sur les chaines, qui a dit l’année dernière à propos des défection qui étaient à leur début : « Si les Anges pouvaient faire défection chez Dieu (ce qui est inconcevable dans l’islam), les militaires syriens pourraient alors faire défection »…

Le seul « progrès » qu’ils ont fait c’est dans le nombre de martyrs massacrés à coup de canons, de chars et d’avions avec les « condamnations » verbales du monde « libre »…

Nadia Boumazoughe sur la “Mission Bienvenue en Palestine”


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Mission bel et bien impossible

J.R (st.)

Mis en ligne le 28/08/2012

Sans surprise, la troisième mission de “Bienvenue en Palestine” est un échec.

C’était couru d’avance, mais ils voulaient tout de même essayer. La centaine de participants à la troisième mission de “Bienvenue en Palestine” n’a pu pénétrer en Cisjordanie. Ils ont pourtant respecté à la lettre l’itinéraire suggéré par un ancien conseiller de la Knesset (le Parlement israélien). Ce dernier expliquait qu’ils n’auraient aucun problème à se rendre en Palestine s’ils décidaient de passer par la Jordanie et le pont Allenby. Résultat : les deux cars pro-palestiniens ont été refoulés au premier checkpoint israélien.

“Aucune raison n’a été donnée pour justifier ce refus”, explique Nadia Boumazoughe, coordinatrice de la mission pour la ville de Bruxelles. “Un soldat israélien est rentré dans le bus, a pris tous les passeports et, après quelques temps, a juste dit qu’on ne pouvait pas passer”. Le deuxième bus n’est même pas parvenu jusqu’au checkpoint, la Jordanie lui ayant refusé l’accès au pont sous ordre israélien.

Pour ses organisateurs, cette mission a une nouvelle fois montré qu’il était pratiquement impossible de pénétrer en territoire palestinien en affichant clairement l’intention de s’y rendre. “Israël se présente comme une démocratie mais tient un véritable blocus autour de la Palestine”, déclare Nadia Boumazoughe.

L’association “Bienvenue en Palestine” effectuera tout de même une dernière tentative en décembre. Les militants essayeront cette fois de gagner Gaza en passant par l’Egypte. Mais l’espoir de réussite n’est pas plus grand de ce côté.

 

“Bienvenue en Palestine” refoulée par les forces israéliennes d’occupation avec la complicité des autorités jordaniennes.

Les autorités jordaniennes et israéliennes ont empêché dimanche une centaine de militants pro-palestiniens venus d’Europe et des Etats-Unis d’entrer en Cisjordanie pour livrer du matériel scolaire à des enfants palestiniens, selon les organisateurs.

Selon Olivia Zemor, une porte-parole de l’opération “Bienvenue en Palestine”, l’un des autobus transportant les militants a été autorisé par les Jordaniens à traverser le point de passage Allenby reliant la Jordanie à la Cisjordanie occupée, mais les Israéliens leur ont demandé de rebrousser chemin.

“Les autorités (israéliennes) ont pris leurs passeports, y ont apposé le tampon ’entrée refusée’ et leur ont demandé de rebrousser chemin”, a dit Mme Zemor qui dirige CAPJPO-Europalestine, une ONG française qui milite pour la fin de l’occupation des territoires palestiniens.

“Le second bus a été empêché de traverser le pont par les Jordaniens à la demande des autorités israéliennes. Ils ont obéi aux Israéliens”, a-t-elle poursuivi.

“Un officier nous a dit : ’Nous avons reçu des ordres d’Israël. Nous ne pouvons pas vous laisser partir’. Nous avons demandé des explications mais en vain. Certains d’entre nous ont alors manifesté”, a-t-elle poursuivi.

A Jérusalem, un responsable du ministère de la Défense a confirmé ces interdictions.

“Un petit groupe de provocateurs, d’émeutiers et de fauteurs de troubles connus sont arrivés au point de passage Allenby plus tôt dans la journée. L’Etat d’Israël a exercé son droit de leur refuser l’entrée et ils sont retournés en Jordanie”, a-t-il dit à l’AFP.

Walid Atallah, un autre porte-parole de l’opération “Bienvenue en Palestine”, a affirmé que “deux autobus transportant 100 militants n’ont pas été autorisés à quitter le territoire jordanien” livrer du matériel scolaire à des enfants palestiniens.

“Les autorités jordaniennes ont estampillé les passeports et fait payer des frais, tout semblait OK. Mais quand les bus sont partis, le dernier point de contrôle avant la Cisjordanie était fermé. Aucune raison n’a été donnée” par Amman, a-t-il dit.

“Cela a été fait délibérément. La Jordanie n’a pas voulu qu’Israël soit responsable de refuser l’entrée aux activistes”, a-t-il dit.

Les autorités jordaniennes n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour commenter cette affaire.

Selon Mme Zemor, “c’est la 4e fois que des militants tentent de se rendre en Palestine” Les fois précédentes, ils étaient notamment arrivés par avion à l’aéroport de Tel-Aviv où ils avaient été refoulés par les autorités israéliennes.

“Nous avons 100 participants, de France, de Belgique, d’Espagne, de Suisse, des Etats-Unis, âgés entre 10 et 50 ans”, a-t-elle précisé. Cinq bus avaient tenté de traverser le pont Allenby.

Selon le groupe, l’opération “Bienvenue en Palestine” répond à une invitation du gouverneur de Bethléem, Abdel Fattah Hamayel, qui demandait des fournitures scolaires pour les enfants palestiniens.

(27 août 2012 – Avec les agences de presse)

Syrie: le crépuscule des Assad. Documentaire


Lorsqu’il accède au pouvoir en juin 2000, Bachar al-Assad apparaît comme un homme gauche et sans charisme. Nombreux sont ceux qui le jugent inapte à succéder à son père Hafez. Mais par une série de manoeuvres et d’alliances, un perpétuel double-jeu vis-à-vis des puissances occidentales et une autorité féroce, l’ancien ophtalmologue s’est imposé dans son pays comme sur la scène internationale. Christophe Ayad et Vincent de Cointet, qui ont déjà signé pour ARTE un film sur le conflit du Darfour, reviennent ici sur le règne de Bachar et sur celui de son père, et montrent comment cette famille alaouite – courant minoritaire du chiisme – s’est accaparée le pays. Ponctué d’images d’actualité, de nombreux entretiens – avec des opposants, des politologues, Émile Lahoud, ancien président libanais, les ministres Hubert Védrine et Bernard Kouchner, Stephen Hadley, conseiller du président Bush… – dévoilent l’histoire et les rouages de ce régime opaque. On comprend ainsi la position cruciale au Proche-Orient d’un pays suspecté d’être directement impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, et qui soutient des mouvements terroristes comme le Hezbollah. Débutant et finissant par des images clandestines des émeutes du printemps dernier, le film montre aussi les limites d’un gouvernement héréditaire qui ne se maintient que par la terreur, l’intimidation et la corruption.

La couverture médiatique du Régime complice des assassins:


Par Al Arabiya Sunday, 26 Août 2012: Dunia TV “reports” the Darya massacre.
Traduction:

Dunia TV », rapporte« le massacre Darya
Bienvenue dans les aventures des médias officiels syriens une fois de plus, sur le terrain et parmi les morts, afin d’appuyer le récit habituel de “terroristes et de groupes armés” qui détruisent la Syrie comme ils le prétendent.

Des images insoutenables ont été diffusées par la chaîne de télévision privée Ad-Dunia après le massacre de Daria qui a fait plus de 300 morts.

Des enfants retenus entre les bras de leurs mères mortes, tandis que d’autres sont couverts par les corps de ceux qui voulaient les protéger contre les balles des tireurs d’élite, qui ont transpercé les deux victimes.

La correspondante marche entre les corps des enfants et des femmes. Elle a parlé avec des enfants, de cinq ou six ans, désireux d’entendre une réponse de leur part: “les gangs armés nous ont tués et l’armée nous a sauvés”.

D’autres interviews similaires ont été menées dans les zones sinistrées et les villes où les autres médias sont absents pour mettre en valeur l’action des forces du Régime dans le démantèlement des “bandes armées” comme les appelle le régime syrien et ses médias. Une couverture médiatique qui montre au spectateur les images des victimes, des femmes et des enfants morts, y compris des entretiens avec les survivants comme elle le prétend.

«Cette femme est sur le point de mourir – Voyons ce qu’elle a à dire à propos de ce qui s’est passé», dit la correspondante, alors qu’elle s’approche d’une femme blessée, une personnes âgée.

La correspondante a insisté pour montrer que les entrevues ont été accordées avec consentement.

«L’armée nous protège – nous protège nous et nos enfants, et notre pays. Je parle pour moi-même “, a déclaré un habitant, interrogé sur le rôle de l’armée.

“Personne ne nous a dit quoi que ce soit, nous parlons de nous-mêmes”, a déclaré un autre habitant, interrogé sur les rumeurs accusant les médias d’Etat d’obliger les gens à dire que tout est “fine”.

Les corps du massacre de Darya qui couvraient les rues ont fourni un riche matériel pour les médias officiels syriens qui apparaissent dans la scène du crime après qu’il soit commis, pour accuser les “groupes armés” et acquitter le Régime de ce nouveau massacre [ celui du 25 août.] ajouté à la série de massacres qui ont porté sa signature et condamnés par la communauté internationale.

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Le 26 aout, 14 nouveaux corps du massacre de la veille ont été découverts à Daraya. SANA, l’agence de propagande du Régime, affirmait que l’armée avait “nettoyé la ville des bandes terroristes” et que Bachar al Assad aurait dit que la révolte du peuple sera vaincue “à n’importe quel prix!”; les mots employés pour qualifier le peuple sont “complot étranger” et le dictateur “le peuple syrien”. Le 25 août, 320 personnes étaient massacrées par les shabihas a Daraya, 440 dans tout le pays.
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Un autre massacre dimanche, 35 civils bombardés par des hélicoptères à Busra Alsham:

Busra Alsham massacre took place yesterday as the Assad helicopters shelled a house where there are 35 people inside the house who were appealing for help during the shelling but no one of them dares to go outside due to the intensive shelling. After half an hour when the helicopter left the area, the people rushed to the place to pull the families from under the rubble. Five children were beheaded due to the intensive shelling. This is the feeling of the horror those who came to rescue are experiencing, so what about the ones under the rubble.

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Tunisie: l’inquiétude


Cécile Oumhani

Il y a vingt mois, assoiffé de liberté et de dignité, le peuple tunisien se soulevait pacifiquement et demandait la chute du régime. Il était suivi presque aussitôt par d’autres peuples et suscitait l’admiration de tous, au point que certains ont même demandé que le prix Nobel de la Paix lui soit attribué. Avec la révolution tunisienne, tout un pays accédait aux rives de l’inespéré et réenchantait le monde. Je n’oublierai pas cette femme venue me parler lors d’une rencontre dans une librairie parisienne pendant l’hiver 2011. Très émue, elle m’a dit que les Tunisiens lui avaient rendu l’espoir, après tant de déceptions passées dans les luttes qu’elle avait menées dans son propre pays.

Des années de dictature n’avaient finalement pu éradiquer les rêves et les aspirations. Car on n’empêche pas indéfiniment les humains de redresser la tête face à leurs tyrans. Quelques semaines avaient suffi à libérer les possibles. L’avenir était là avec l’immense bâtisse de la démocratie à construire. Les murs de Tunis, ceux de toutes les villes du pays, même des villages les plus reculés étaient devenus les pages d’un grand livre ouvert où chacun écrivait ses désirs, ses révoltes en même temps que l’Histoire.

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Aucune transition démocratique ne peut s’accomplir en quelques semaines, ni même en quelques mois. C’est une évidence et les Tunisiens le savent depuis le début. La société civile l’a montré par sa vigilance sans faille et le courage exemplaire avec lequel elle continue de réagir, chaque fois que la révolution est menacée.

Pourtant les horizons se sont obscurcis. Les attaques se sont multipliées contre des cinéastes, contre des journalistes, contre des artistes, contre une exposition à La Marsa, confisquant cette liberté pour laquelle tout un peuple s’était soulevé. Y-a-t-il liberté sans celle de s’exprimer, sans celle de créer ? Y-a-t-il liberté s’il faut s’incliner devant la volonté de censeurs auto-proclamés qui font régner la terreur ?

Il faut bien le dire, ces groupes de salafistes qui font parler d’eux depuis quelque temps ont instauré un climat de peur. Festivals annulés, manifestations culturelles empêchées à coups de sabres et de gourdins, sans que la police intervienne, est-ce là la Tunisie dont voulaient les révolutionnaires ? Ces idéologies obscurantistes, qui déversent la haine appartiennent-elles d’une quelconque manière à la Tunisie, à son Histoire enracinée dans une Méditerranée plurielle, celle qui a vu naître Saint Augustin, Ibn Khaldoun, Tahar Haddad? Ces factions fascisantes vont-elles en toute impunité éclipser ceux qui avaient fait de la révolution tunisienne un exemple?

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J’aime passionnément la Tunisie, mon deuxième pays depuis quarante ans. Est-ce bien dans ce pays qu’a été roué de coups par des salafistes, l’élu franco-tunisien Jamel Gharbi, alors qu’il se rendait à la boulangerie avec sa femme et sa fille, parce qu’elles portaient des tenues d’été? C’est une scène que j’aurais pu vivre avec les miens l’été dernier, alors que nous avons aussi croisé des salafistes. en allant faire nos courses chez l’épicier. Cette Tunisie n’est pas celle que je connais, celle où j’ai toujours été bien accueillie, où que j’aille, sans qu’on s’en prenne ni à mes origines, ni aux vêtements que j’ai pu porter.

Je voudrais dire ici ma solidarité avec les démocrates de Tunisie, ceux qui restent épris de liberté et de tolérance et combattent le retour de la censure sous toutes ses formes. Je voudrais dire ma solidarité avec les femmes tunisiennes toujours mobilisées contre un article de la nouvelle constitution, qui, s’il était voté, remettrait en cause l’égalité entre hommes et femmes. Faire de la femme le complément de l’homme, c’est la spolier d’un statut qui était, à juste titre, la fierté de la Tunisie. Ce serait une inacceptable régression.

Des menaces bien réelles pèsent sur l’avenir en train de se construire et le rêve de démocratie de tout un peuple. Vigilance et mobilisation suffiront-elles à les dissiper? Les Tunisiens retrouveront-ils le cap de ce changement vers lequel ils avaient su ouvrir un chemin qui étonnait le monde?


Cécile Oumhani

27/08/2012

Cécile Oumhani est écrivain et maître de conférences à l’Université de Paris-Est Créteil. Elle vient de publier Une odeur de henné (Elyzad, Tunis). Son roman L’atelier des Strésor paraîtra en septembre toujours chez Elyzad à Tunis.

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LA RAGE AU CŒUR !


Racha Lotfi

Non je n’ai plus de mots pour décrire tant d’horreurs
Et je n’ai plus de larmes,
Pour pleurer tant d’innocents passés par les armes…
Mais j’ai la rage au cœur !

Vertige de sombrer dans les nuits de terreurs
des cauchemars me hantent,

D’hommes, de femmes, d’enfants mourants dans l’épouvante…
Et j’ai la rage au cœur !Et je refuse l’accoutumance au malheur
Irrévocablement !
Aux tortures, aux sévices, aux crimes, aux châtiments !
Et j’ai la rage au cœur !!

L’on t’implore à genoux transportés de ferveur
O Dieu de délivrance !
Jusqu’à QUAND doit-on vivre privés de ta clémence ?
Avec la rage au cœur … ?

Syrie : Fatima abrite les déserteurs de l’armée


lundi 27 août 2012, par La Rédaction

Quand la révolte a commencé contre le régime syrien, Fatima Zahra n’a pas hésité une seconde à envoyer ses cinq fils combattre sur le front de la « liberté », mais ce n’était pas assez, elle voulait faire plus pour la cause rebelle.
Elle a donc transformé sa maison en un refuge pour l’Armée syrienne libre (ASL), où elle prépare les repas, soigne les blessés, abrite les déserteurs et entrepose même des armes dans les chambres à coucher.
« Depuis mon enfance, je veux assister à la fin de ce régime. Alors quand ma chance est venue, je voulais offrir toute l’aide possible », raconte Fatima.
Son père avait pris dans les années 1980 le chemin de l’exil au Koweït, fuyant la répression exercée contre les membres des Frères musulmans par le président Hafez al-Assad, le défunt père et prédécesseur de Bachar.
Son père ne faisait pas partie de cette confrérie mais craignait que son éducation et sa dévotion ne fassent tôt ou tard de lui une cible pour le régime.
« Nous vivions dans la peur avant la révolution, même derrière des portes fermées nous n’osions pas prononcer le nom de Bachar ou de Hafez », confie Fatima.
Mais pour elle le mur de la peur s’est effondré en mars 2011, soufflé par un Printemps arabe qui a déjà emporté plusieurs hommes forts arabes. Et Fatima espère que le tour de Bachar al-Assad viendra bientôt, en expliquant sa décision de rester quand ses voisins ont décidé de fuir les raids de l’armée syrienne.
Deux de ses fils combattent à Alep, ville stratégique du nord où de violents combats font rage depuis plus d’un mois pour son contrôle.
Deux autres de ses fils aident les réfugiés à gagner la Turquie toute proche tandis que son « petit dernier », 16 ans, fait passer messages et armes pour les rebelles.
Parmi les déserteurs réfugiés chez Fatima se trouve Abou Mohamed qui dit avoir fait défection il y a deux mois de son unité qui avait été affectée au contrôle d’un barrage routier près d’Alep.
« Ce que fait Fatima est incroyable. Elle nous aide énormément. Elle nous traite comme si nous étions des membres de sa famille », dit ce jeune homme de 23 ans.
« J’ai déserté quand je me suis rendu compte que nous ne défendions pas la nation, mais des individus. On nous avait dit de tirer sur toute voiture qui s’approchait du barrage, qu’il y ait ou non à bord des femmes et des enfants ».
Abu Fahd, 24 ans, était lui déployé dans la région d’Alep avec son unité de Homs quand il a décidé de déserter.
« Nous n’avions pas de télévision, de radio ou d’autres moyens de communication dans l’armée. On nous a dit que nous luttions contre des terroristes et tout le monde y a cru », dit-il.
« Mais quand j’ai pu parler au téléphone avec famille, j’ai compris ce qui se passait. J’ai compris que je tirais sur des gens innocents et j’ai décidé de déserter ».
Il a alors pris contact avec un ami qui avait déjà fait défection. Il s’est enfui en escaladant le mur d’enceinte, mais de l’autre côté, l’attendaient les tirs de ceux qui étaient désormais ses anciens camarades. Ce fut pour lui une course éperdue pour sauver sa vie et gagner sa liberté.
« Ils sont mes fils », dit fièrement Fatima, « tous les combattants rebelles sont mes fils ».
Il y a bien d’autres femmes qui, comme Fatima, soutiennent l’ASL, mais elles craignent de trop s’engager dans ce conflit qui a déjà fait quelque 25.000 morts en 17 mois, selon une ONG syrienne.
« Elles ont peur et beaucoup d’entre elles ont déjà fui », explique Fatima dont la soeur, Oum Ahmed, vient d’arriver pour donner un coup de main. Cette femme de 40 ans a envoyé quatre de ses neuf enfants à la guerre. Un d’entre eux a été tué il y a deux mois par un franc-tireur dans la localité d’al-Bab.
« Quand mon fils de quatre ans voit désormais un avion, il prend un bâton et le pointe vers le ciel comme une arme », dit-elle en retenant ses larmes. « Et il ne cesse de demander +Pourquoi ont-ils tué mon frère ? ».

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