« C’est la faute au Hamas ! »


Cette conversation à bâtons rompus avec le Premier ministre israélien n’a jamais existé. Les arguments développés, en revanche, n’appartiennent pas à la fiction. Ils illustrent le fossé qui sépare les parties au Proche-Orient.

M. Le Premier ministre, merci pour cette occasion rare de pouvoir vous poser des questions…

De rien, c’est normal. Je vous écoute.

M. le Premier ministre, Israël a déjà tué à Gaza ces deux dernières semaines plus de 650 personnes dont plus de 450 civils parmi lesquels près de 200 enfants, l’émotion croît dans le monde devant ces souffrances terribles, allez-vous encore continuer à tuer des civils désarmés et sans protection?

Israël ne cherche jamais à tuer des civils. Nous avons l’armée la plus morale du monde et nous en sommes fiers. Pourtant, c’est vrai, de nombreux civils palestiniens sont morts ces derniers jours, à notre plus grand regret. Mais je ne vais pas demander pardon: la population palestinienne n’a qu’à demander des comptes au Hamas. Cette organisation considérée comme terroriste non seulement par Israël mais aussi par les Etats-Unis, l’Union européenne, etc., se sert des civils comme boucliers humains. Ces terroristes tirent leurs roquettes à partir de quartiers habités par des civils. Nous, nous prévenons les habitants, leur demandons de fuir, puis nous tentons d’éliminer ces terroristes là on nous les repérons. Mais le Hamas leur dit de rester…

Donc, ils meurent. Mais, M. le Premier ministre, d’une part beaucoup d’habitants disent qu’ils ne savent où aller, qu’ils ne reçoivent souvent que quelques minutes (!) pour fuir leurs maisons; d’autre part, quant au Hamas, croyez-vous qu’il est raisonnable de penser qu’il accepterait d’aller tirer ses roquettes sur un terrain de football et d’y attendre vos frappes?

Je ne puis que répéter que nous faisons tout pour éviter les pertes civiles. Pour le reste, une seule adresse: les terroristes du Hamas!

Des quartiers entiers sont détruits, des hôpitaux bombardés, que restera-t-il de Gaza dans quelques jours?

(Agacé) Je le répète: nous visons les infrastructures terroristes du Hamas où nous les détectons. En faisant tout pour éviter les pertes civiles.

Le Hamas porte une revendication qui fait l’unanimité chez les Palestiniens: l’exigence de la fin du siège de Gaza, devenue prison à ciel ouvert depuis huit ans au moins. Or la communauté internationale, dont même vos meilleurs alliés, demande aussi la fin du blocus…

Seul Israël peut juger de ses besoins en matière de sécurité. La satisfaction de cette exigence mènerait rapidement au réarmement des factions terroristes palestiniennes de plus en plus minées par l’extrémisme djihadiste et la situation empirerait de notre point de vue. Il n’en est donc pas question.

Mais croyez-vous que les Gazaouis pourraient jamais accepter ce sort indigne de prisonniers à vie? En toute logique, ils vont continuer à résister, y compris par tous les moyens… Vous êtes-vous jamais mis dans leurs souliers ne serait-ce qu’une ou deux minutes?

La question n’est pas là. Je suis Premier ministre de l’Etat d’Israël. Aucun pays au monde n’accepterait que sa population civile soit bombardée à tout moment. Croyez-vous que la France tolérerait une seule roquette tirée par la Belgique?

Certainement pas, vous avez raison. Mais la France n’occupe pas une partie de la Belgique.

Gaza n’est plus occupée! Nous l’avons quittée en 2005, il y a neuf ans! Et au lieu de construire «un nouveau Singapour», ils en ont fait une base terroriste qui vise à détruire Israël!

Pour construire Singapour, encore eût-il fallu que les frontières fussent ouvertes. Or tout est fermé, y compris côté égyptien. Fermé à double tour. Pour les biens comme pour les personnes. Pour aller à Singapour, il suffit d’avoir un visa en règle. Pour Gaza, c’est bien plus compliqué, le plus souvent simplement impossible… Quant à la destruction d’Israël par les «terroristes», elle ne paraît pas pour demain. En revanche, celle de Gaza est en bonne voie.

Parlez-en au Hamas, il est responsable de toute cette situation!

Pourtant, à l’origine de cette dernière crise, l’horrible assassinat de trois jeunes Israéliens en territoires occupés le 12 juin, vous avez immédiatement accusé le Hamas alors que celui-ci tombait des nues. La responsabilité de cet acte injustifiable repose vraisemblablement sur plusieurs hommes d’un clan de Hébron qui n’obéissaient pas ou plus au Hamas. Ensuite, vous avez embastillé plus de 500 membres du Hamas en Cisjordanie occupée, abattu des militants à Gaza…

Nous n’allions pas rester sans réagir! Le Hamas s’est félicité de la mort atroce de nos jeunes, il est complice, de près ou de loin. Sa charte, antisémite, exige la destruction d’Israël…

Celle du Fatah aussi, pourtant vous avez signé des accords avec Arafat… Si vous le voulez bien, M. le Premier ministre, penchons-nous sur les racines du problème, Israël dit vouloir la paix et deux Etats côte à côte, mais il continue à coloniser sans relâche à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, les deux territoires supposés, avec Gaza, devenir la Palestine, selon le droit international et les vœux non seulement des Palestiniens mais aussi de la communauté internationale. Colonisation et paix riment mal, vous ne trouvez pas?

La racine du problème n’est pas là mais dans la volonté palestinienne de détruire Israël. Ceux qui évoquent les implantations juives donnent raison aux Palestiniens qui cherchent des prétextes pour refuser la paix généreuse que nous proposons. Car nous n’avons aucune envie de dominer un autre peuple. Certes, Jérusalem n’est pas négociable. Ni le retour d’un seul réfugié palestinien. Mais en Cisjordanie, on peut trouver un accord, pour autant que la sécurité d’Israël soit préservée – nous garderons ainsi la vallée du Jourdain proche de la Jordanie, quoi qu’il arrive – et pour autant aussi que les grands blocs de colonies restent du côté israélien. L’Etat palestinien devra aussi être démilitarisé, bien entendu. Il devra également et tout d’abord reconnaître Israël comme l’Etat juif et l’Etat des Juifs!

Les Palestiniens contestent ce point car ils considèrent que cela serait leur demander de s’asseoir sur les droits de leurs réfugiés et aussi de la minorité palestinienne en Israël. En outre, si Jérusalem et les réfugiés ne sont pas au menu de la paix, il n’y aura jamais d’accord, le monde entier le sait et l’admet, sauf Israël. Pour les frontières de l’Etat palestinien, vous semblez envisager une série de petites enclaves cernées par le mur-barrière de sécurité, votre armée et les colonies juives, une perspective peu attrayante du point de vue palestinien, qui devrait tout de même être aussi pris en compte. Permettez-moi pourtant d’insister sur les colonies: vous continuez à les développer à bon rythme un peu partout en territoire palestinien occupé. N’est-ce pas aller ostensiblement dans une direction opposée à la paix, cela ne convainc-t-il la population palestinienne qu’Israël parle vaguement de paix mais nourrit en fait jour après jour la violence, l’humiliation et le désespoir qu’engendrent la colonisation et le comportement belliqueux voire volontiers agressif de nombreux colons juifs? En outre, plusieurs ministres de votre coalition ne veulent pas entendre parler d’un Etat palestinien ou de l’évacuation d’une seule colonie juive…

Vous ignorez peut-être que ce que vous appelez la Cisjordanie s’appelle la Judée et la Samarie: c’est le berceau de la religion hébraïque! C’est notre âme! Il est ainsi pour nous très difficile, d’un point de vue religieux et affectif, de quitter ces lieux. Néanmoins nous pouvons trouver un arrangement avec les Palestiniens si ceux-ci se montrent raisonnables en respectant nos impératifs de sécurité.

M. le Premier ministre, je suis désolé d’insister: croyez-vous possible de négocier l’avenir de territoires qui continuent à être colonisés sans répit?

J’ai déjà répondu à cette question. L’entretien est terminé. Je vous remercie pour votre attention.

Propos imaginés par BAUDOUIN LOOS
source

Pourquoi tant de passion pour Gaza, si peu pour la Syrie ?


Arthur de Boutiny | Journaliste
Mathilde Goupil | Rue89
Camille Polloni | Journaliste Rue89

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N’oubliez pas Gaza en Syrie


Pendant que les sionistes bombardent Gaza en Palestine, n’oubliez pas les dizaines de Gaza en Syrie beaucoup moins médiatisés et qu’on passe sous silence.

Une petite illustration : regardez ce déluge de « feu d’artifice » filmé de loin à Nawa, une commune au sud-ouest de la Syrie à une dizaine de km du Golan occupé

https://www.facebook.com/photo.php?v=738843889491367&fref=nf

 

Attention ! S’insurger parce que des juifs sionistes massacrent des Arabes et des musulmans, sans qu’on soit en même temps autant révoltés par les massacres du régime sanguinaire en Syrie, car les tueurs sont des « nôtres », pourrait signifier que ce qui motive notre colère n’est pas vraiment le refus de l’oppression et de l’injustice, mais bien l’ethnie et la « religion » du tueur ! Ceci est très grave ; les tueurs font un bloc unis, ils ont la même « foi » quelle que soit leur « religion ».

 

C’est aussi ne pas comprendre que si les sionistes tuent impunément en Palestine, c’est parce que justement le régime syrien tue impunément les Syriens, parce que des « chefs  arabes » peuvent tuer impunément leurs citoyens, l’entité sioniste sachant bien qu’en face d’elle, notamment dans les pays limitrophes, il n’y a plus de peuples forts et fiers qui pèsent au niveau international, qui pourraient se mettre en marche pour intégrer les rangs de la Résistance de leurs frères en Palestine, mais des peuples arabes écrasés incapables de lever le doigt pour l’empêcher de tuer.

 

Ne tombez pas dans le piège, l’ennemi n’est pas que le tueur étranger sioniste, mais aussi voire davantage, le tueur interne qui parle notre langue et prétend suivre notre religion.

 

N’oubliez pas vos frères et sœurs en Syrie… Aussi en Egypte et en Irak…

source :  par mail

Crimes de guerre en série




Plus de 600 morts et plus de 3600 blessés dont de très nombreux enfants, ainsi que plusieurs Allemands tués par les tirs d’artillerie et les frappes aériennes de l’envahisseur. La tour Asraa dans le centre de Gaza et un nouvel hôpital bombardé, plus de 100.000 habitants de Gaza sans abri et une nouvelle nuit d’horreur pour l’ensemble de la population.
Manifestations dans le monde entier.

Quand des soldats israéliens tirent sur des blessés (video)

Si cela n’est pas un crime de guerre, on nous dira comment s’appelle le fait de s’acharner sur un blessé, comme on le voit sur cette vidéo où un sniper israélien tire à plusieurs reprises sur un civil venu voir si des membres de sa famille n’étaient pas restés sous les décombres du massacre de Chujaya.

Juifs orthodoxes qui brûlent un drapeau israélien

Ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne n’en font tout un plat et pourtant, les Juifs ultra-orthodoxes, qui refusent en Israël de se faire enrôler dans l’armée d’occupation, ne se gênent pas pour brûler des drapeaux israéliens.

Israël commet un carnage dans le quartier de Shejaiya (ça c’était la semaine dernière)
http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14742

Et pour ceux/celles que cela intéresse,  d’autres articles à lire quotidiennement sur

http://www.info-palestine.eu (sauf que seules les intéressent les victimes palestiniennes, les Syriens peuvent crever)
http://www.europalestine.com
http://www.ism-france.org

PARMI BEAUCOUP D’AUTRES SITES

Pour vous éviter une avalanche de courriels.

C ‘EST UN NETTOYAGE ETHNIQUE VOULU, PROGRAMME.
CERTAINS PARLENT AUJOURD’HUI DE GENOCIDE (à juste titre); si cela se passait dans un autre pays….

IL Y A DES ANNEES QUE NOUS DEMANDONS DES SANCTIONS CONTRE ISRAEL A  L’UE…
MAIS ILS S’EN MOQUENT … COMPLETEMENT.

ET NOS PARTIS…

PS: cette opération renforce le Hamas!!!
MR: les Israéliens ont le droit de se défendre!!!!
ECOLO: CONDAMNE….. ENFIN…… Après avoir perdu des milliers d’électeurs…

MP

Révélation explosive sur la LDJ


 

Ajoutée le 21 juil. 2014

http://oumma.com/
http://oummatv.tv
Info OummaTV : invité de l’Esprit d’actu, Bernard Ravenel révèle qu’il y a eu un compromis entre » Nicolas Sarkozy à l’époque minsitre de l’Intérieur et le CRIF pour tolérer la LDJ ». Il révèle également que la police  » est fatiguée de la LDJ ». Président d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, historien et militant politique, spécialisé dans les questions méditerranéennes, Bernard Ravenel a participé en 1960 à la fondation du Parti socialiste unifié (PSU).

Gideon Levy, un sioniste détesté en Israël


Publié le  par Baudouin Loos

Contre la vague nationaliste imposante qui soutient avec ferveur l’attaque de l’armée israélienne contre Gaza, les voix israéliennes juives qui réussissent à se faire entendre ne sont pas légion. L’une d’elles bénéficie d’un support médiatique de choix, le très minoritaire mais estimé quotidien de gauche Haaretz. Au sein de sa rédaction, en effet, un homme symbolise «l’autre Israël», celui qui refuse la logique de guerre, et qui dénonce d’ailleurs depuis des décennies l’occupation. Cet homme s’appelle Gideon Levy et les menaces contre lui s’accumulent ces derniers jours.

Le journaliste a tenté la semaine dernière de se rendre dans les villes israéliennes proches de Gaza – l’entrée dans la bande maudite étant interdite aux Israéliens par Israël. Mais son reportage a tourné court devant la tension que sa présence suscitait quand il arrivait quelque part. Il estime même avoir échappé à un lynchage grâce à la présence d’une équipe de la télévision de la seconde chaîne nationale qui devait l’interviewer dans un «mall» d’Ashkelon (l’interview n’a d’ailleurs pas pu avoir lieu en raison de l’hostilité du public présent). Il a raconté cet épisode dans un article publié le 19 juillet.
Que dit donc Gideon Levy pour provoquer une telle ire contre lui?
Dans la rubrique «Opinions», il a par exemple signé le 17 juillet un papier intitulé «Voudriez-vous vivre dans le nouvel Israël qui vous tend la main?».

L’Israël qui se dessine, explique-t-il, sera celui «qui ne tolérera aucune opinion différente, aucune idée alternative. (…) Le peuple parlera à l’unisson, comme un chorus, aussi uniforme qu’un choeur de l’Armée rouge. Les médias aussi parleront d’une seule voix, déclamant les communiqués dictés par le gouvernement et l’armée».

Plus fort encore, car évoquant le climat de ces derniers jours: «En temps de guerre, la situation est différente, bien sûr. (…) On peut critiquer l’armée et la Défense mais dans une seule direction: ”Pourquoi ne laisse-t-on pas l’armée gagner? Laissons-la faire son travail, les battre tous, les bombarder, les écraser plus encore, conquérir plus encore, couper l’électricité, resserrer le siège, accroître autant que possible les tueries, la souffrance et les dévastations (…). Ramener les Arabes à l’âge de la pierre et Gaza au Moyen Age”. C’est autorisé.»

Dans un article plus analytique publié dans la même rubrique ce dimanche 20 juillet, Levy examine les dix conditions posées par le Hamas et le Djihad islamique pour cesser le feu. Et d’estimer qu’il n’y en pas une seule d’infondée parmi elles! Comme la fin du siège imposé à Gaza (que le droit international et la communauté internationale condamnent, d’ailleurs, n’écrit-il pas), la réouverture de l’aéroport de Gaza, celle du passage vers l’Egypte sous supervision internationale, l’ouverture d’un port, etc.) «Ces conditions sont d’ordre civil; les moyens utilisés pour y arriver sont militaires, violents et criminels. Mais l’amère vérité est que quand Gaza ne tire pas de roquettes sur Israël personne ne s’en préoccupe.»

L’animosité rencontrée par Gideon Levy en Israël ne date pas d’hier. Ce journaliste s’est spécialisé dans les affaires palestiniennes durant les années 1980. Ses fréquents reportages très crûs dans les territoires occupés, bien avant qu’il ne commençât à également remplir les colonnes des pages «Opinions», lui ont valu une solide réputation: celle d’un «prophète» pour les uns, comme l’intellectuel juif américain Noam Chomsky, ou celle d’un «traître» pour nombre d’Israéliens.

Nous l’avions rencontré à Bruxelles en 2010. Il assumait son impopularité chez lui en Israël. «Il y a de plus en plus d’Israéliens qui sont furieux contre moi. Eh bien! quelque part, ça me rend fier de moi. Car je lutte contre l’indifférence. Si je les fâche, c’est au moins que je les réveille, je touche leurs nerfs sensibles. Cela dit, la société israélienne devient de plus en plus intolérante. Beaucoup d’Israéliens trouvent que Barack Obama flirte avec l’antisémitisme, les associations qui défendent les droits de l’homme sont traitées de nazies, il y a de moins en moins de contre-pouvoirs, la société civile est dans le coma…»

Depuis lors, le journaliste a aggravé son cas, si l’on ose dire: depuis l’année dernière, lui le sioniste convaincu qui dit se battre «pour un Israël dont je pourrais être fier», s’est résolu à appeler au boycott de son pays«Le changement ne viendra pas de chez nous. C’est clair depuis longtemps. Aussi longtemps que les Israéliens ne paient pas le prix pour l’occupation, ou au moins ne font pas la connexion entre cause et effet, ils n’auront aucune raison d’y mettre fin. Et pourquoi un résident lambda de Tel-Aviv serait-il dérangé par ce qui se passe dans une ville de Cisjordanie comme Jénine ou de la bande de Gaza comme Rafah ? Ces endroits sont loin et pas particulièrement intéressants.»

Avec l’escalade actuelle à Gaza, comme il l’écrivait le 19 juillet, voici pour lui «le temps des menaces, de la haine, des intimidations (mais aussi les encouragements, le réconfort et la solidarité) dans la rue, par courriels, par téléphone, sur Twitter et Facebook. Les ténèbres sont tombés sur nous.»

Et de conclure de manière sombre: «Toutes les semences des incitations à la haine, toutes les lois nationalistes, racistes et la propagande incendiaire, les campagnes de peur et la subversion de la démocratie par le camp de la droite, tout cela a porté ses fruits, et ces fruits sont répugnants et pourris».

BAUDOUIN LOOS

Cette entrée a été publié sur le blog de Baudouin Loos  sur  ce permalien.

GRINÇANT – L’asymétrie du conflit israélo-palestinien caricaturée par l’humoriste Jon Stewart


Capture d'écran de l'émission The Daily Show. L'humoriste compare les envoyés spéciaux à Gaza et à Tel-Aviv.

Peut-on rire de tout ? Mille fois posée, la fameuse question revient avec une vidéo virale de l’humoriste américain Jon Stewart, qui raille l’asymétrie du conflit israélo-palestinien dans son émission quotidienne « The Daily Show« Si certains internautes et médias grincent des dents face à un traitement humoristique qui s’attaque plus volontiers à l’Etat hébreu, d’autres saluent un humour noir percutant.

« Les deux côtés bombardent, mais un côté semble être plus doué que l’autre« , commence l’humoriste en citant le système de défense antimissile israélien « Dôme de fer », qui est parvenu à neutraliser, depuis le début de l’opération « Bordure protectrice », la plupart des roquettes tirées par les mouvements palestiniens depuis la bande de Gaza.

L’humoriste prend ensuite l’exemple du deux poids deux mesures entre la façon dont les civils israéliens et gazaouis peuvent fuir les bombardements. Tandis que les premiers peuvent être prévenus, en temps réel, des tirs de roquette palestiniens grâce à une application pour smartphone, les habitants de la bande de Gaza, eux, doivent se contenter des avertissements envoyés avec seulement quelques minutes d’avance par l’armée israélienne. Cette dernière n’hésite pas à prévenir de ses bombardements imminents… par de plus petits bombardements. « Un ‘amuse-boom’, si vous préférez« , plaisante Jon Stewart.

Lire notre précédent post : Un « Yo » pour avertir des attaques contre Israël

« Fuir mais où ?! Avez-vous vu Gaza ? interroge-t-il tandis qu’une carte montre la taille minuscule de la bande de Gaza, Israël bloque cette frontière, l’Egypte celle-là. Alors que peuvent-ils faire ? Sont-ils censés s’enfuir en nageant ? »

Mais pour le caricaturiste, rien ne résume mieux l’asymétrie du conflit qu’une comparaison des envoyés spéciaux sur place. Exemple avec les reporters de la chaîne américaine NBC. Côté Gaza, le journaliste, combinaison intégrale pare-balles floquée de la mention « press » et mâchoire serrée ressemble à « un figurant du filmDémineurs« , tandis que celui de Tel-Aviv, tee-shirt orange et mine plus décontractée,« ressemble à un mec qui vient de se lever pour aller à un concert de musique country ».

La vidéo, importée et traduite par le site Arrêt sur images

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