Une fois de plus, c’est le préjugé d’ignorance qui vous mène


« Une fois de plus, c’est le préjugé d’ignorance qui vous mène.
C’est à vous, à la France, à toute la France pensante, qu’il faudrait enseigner ce qu’est cette civilisation arabe que vous ignorez et méprisez, ce qu’est cette admirable et ancienne civilisation.

Ce monde musulman que vous méconnaissez tant, messieurs, depuis quelques décennies prend conscience de son unité et de sa dignité. Deux mouvements, deux tendances inverses s’y trouvent : il y a les fanatiques, oui, il y a des fanatiques…Mais il y a les hommes modernes, les hommes nouveaux… Il y a une élite qui dit :l’Islam ne se sauvera qu’en se renouvelant, qu’en interprétant son vieux livre religieux selon un esprit nouveau de liberté, de fraternité, de paix.

Et c’est à l’heure où ce mouvement se dessine que vous fournissez aux fanatiques de l’Islam l’occasion de dire : comment serait-il possible de se réconcilier avec cette Europe brutale ? Avec cette France, qui se dit de justice et de liberté, mais qui n’a contre nous d’autres gestes que les canons et les fusils ?

Oui,messieurs, si les violences auxquelles se livre l’Europe en Afrique achèvent d’exaspérer la fibre blessée des musulmans, si l’Islam un jour répond par un fanatisme farouche et une vaste révolte à l’universelle agression, qui pourra s’étonner ?Qui aura le droit de s’indigner ? »

Jean Jaurès

Ce texte, extraordinaire, est repris du livre « Rallumer tous les soleils. Jaurès ou la nécessité du combat »de Jérôme Pellissier

J’ai découvert ce texte, éberlué, dans une pièce de théâtre interprétée à la Cartoucherie de Vincennes. La pièce doit être jouée aujourd’hui à Montreuil. Ces paroles prophétiques sont réellement de Jean Jaurès, simplement l’auteur m’a indiqué qu’il avait remanié les phrases,trop longues, proustiennes à la façon de l’époque. Tout cela peut être vérifié sur le site www.jaures.eu. Et puis, m’a indiqué l’auteur, Jaurès précise vouloir faire témoignage pour l’avenir. NOUS SOMMES DANS L’ AVENIR DE JAURES. Terrible époque dont il faudrait construire le chemin d’humanité et de fraternité.

Serge Grossvak sur FB

Le 9/01/2015

Un affrontement Onusien, Serge Grossvak


serge grossvak

Nos « grands » médias sont au pas, il faut de l’information légère, aussi inconsistante que possible (la galette des rois, les soldes, la rentrée des classes de janvier…). Bref, notre presse est libre… de ne pas informer. Alors comment suivre et donner sens aux 3 mots égarés sur des prompteurs ?

Pourtant, ce doit être du lourd à voir la réaction courroucée de Netanyahou (ça, déjà ça fait plaisir !).
Que savons-nous ? 1/ La Palestine n’est pas parvenue à obtenir la majorité pour les conditions de la paix. (Il s’en est fallu d’une voix)
Encore faut-il regarder de plus près cette situation. Il a manqué une voix mais il aurait suffi d’attendre une semaine pour être garanti de la majorité puisque c’est une représentation tournante (sauf les 5 permanents du Conseil). Le Venezuela et la Malaisie arrivaient. Est-ce une idiotie du gouvernement palestinien comme l’affirme E. Barnavi ou plutôt un choix stratégique : éviter le Veto américain dans une situation d’évolution du positionnement américain ? Il m’est difficile de prendre des protagonistes de ce niveau pour des idiots. Je suis convaincu que nous assistons à un combat entre les 2 protagonistes, combat de ruses, de pressions, de mots pour la façade. Et dans ce combat, c’est la Palestine qui est à l’initiative.
Que voyons-nous ensuite ? 2/ Netanyahou chanter victoire et s’étouffer à la fin de son numéro : la Palestine entre au TPI. Les rodomontades de Netanyahou se suivent, appelant les pays à rejeter l’adhésion de la Palestine, menaçant de déposer plainte contre le Hamas… Sans effet. Et nous sentons la panique gagner le gouvernement israélien. Pour étrangler l’Autorité Palestinienne un pas de plus dans l’insupportable : voler l’argent de la Palestine. Un geste pour écraser, mais un geste qui va encore plus isoler Israël… Une fuite en avant… Et maintenant des menaces de frappes.

Difficile de ne pas voir la mauvaise posture d’Israël depuis son agression contre Gaza. Tout s’affaisse à un rythme de plus en plus rapide : l’hypothèse d’une solution armée, le soutien international, la crise interne avec la radicalisation des fins de régimes qui scinde la société…
La résistance armée du peuple palestinien a sans nul doute apporté la possibilité de cette issue libératrice pour tous, juifs compris, mais le combat politique est aujourd’hui le cœur de ce qui est appelé à évoluer. Le boycott d’Israël demeure nécessaire, plus que jamais, mais rendre compte de ce combat politique est devenu un devoir pour ceux qui veulent parvenir à la paix avec justice. Ce sont nos engagements qui ont amené le vote favorable de la France (avec un discours gêné de Fabius)
Ensemble, montrons notre exigence de reconnaissance de la Palestine, notre exigence de convocation du Tribunal.

Serge Grossvak
Le 5/01/15

sur FB

« LA DEUXIÈME MORT DU JUDAISME


Via Serge Grossvak (Juif Autrement Yid)

Publié par Eitan Altman dans le groupe que nous co administrons « survivants de l’Holocauste et leur descendants contre la guerre de Gaza ». Un texte très fort de Eric Hazan.

Jeudi 15 janvier 2009. Les millions de juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d’un judaïsme européen. Ce n’était pas tant le sentiment d’appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d’entre eux s’en étaient détachés : c’étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish.

C’était quelque chose de plus profond, commun sous des formes diverses aux ouvriers des usines textiles de Lodz et aux polisseurs de diamants d’Anvers, aux talmudistes de Vilna, aux marchands de légumes d’Odessa et jusqu’à certaines familles de banquiers comme celle d’Aby Warburg.

Ces gens-là n’étaient pas meilleurs que d’autres, mais ils n’avaient jamais exercé de souveraineté étatique et leurs conditions d’existence ne leur offraient comme issues que l’argent et l’étude. Ils méprisaient en tout cas la force brutale, dont ils avaient souvent eu l’occasion de sentir les effets. Beaucoup d’entre eux se sont rangés du côté des opprimés et ont participé aux mouvements de résistance et d’émancipation de la première moitié du siècle dernier : c’est cette culture qui a fourni son terreau au mouvement ouvrier juif, depuis le Bund polonais, fer de lance des révolutions de 1905 et 1917 dans l’empire tsariste, jusqu’aux syndicats parisiens des fourreurs et des casquettiers, dont les drapeaux portaient des devises en yiddish et qui ont donné, dans la MOI, bien des combattants contre l’occupant. Et c’est sur ce terrain qu’ont grandi les figures emblématiques du judaïsme européen, Rosa Luxembourg, Franz Kafka, Hannah Arendt, Albert Einstein.

Après guerre, nombre des survivants et de leurs enfants soutiendront les luttes d’émancipation dans le monde, les Noirs américains, l’ANC en Afrique du Sud, les Algériens dans leur guerre de libération. Tous ces gens sont morts et on ne les ressuscitera pas.

Mais ce qui se passe en ce moment à Gaza les tue une seconde fois. On dira que ce n’est pas la peine de s’énerver, qu’il y a tant de précédents, de Deir Yassin à Sabra et Chatila. Je pense au contraire que l’entrée de l’armée israélienne dans le ghetto de Gaza marque un tournant fatal. D’abord par le degré de brutalité, le nombre d’enfants morts brûlés ou écrasés sous les décombres de leur maison : un cap est franchi, qui doit amener, qui amènera un jour le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense et le chef d’État-major sur le banc des accusés de la Cour de justice internationale. Mais le tournant n’est pas seulement celui de l’horreur et du massacre de masse des Palestiniens. Il y a deux points qui font des événements actuels ce qui est advenu de plus grave pour les juifs depuis Auschwitz.

Le premier, c’est le cynisme, la manière ouverte de traiter les Palestiniens comme des sous-hommes les tracts lâchés par des avions annonçant que les bombardements vont être encore plus meurtriers, alors que la population de Gaza ne peut pas s’enfuir, que toutes les issues sont fermées, qu’il n’y a plus qu’à attendre la mort dans le noir. Ce genre de plaisanterie rappelle de façon glaçante le traitement réservé aux juifs en Europe de l’Est pendant la guerre, et sur ce point j’attends sans crainte les hauts cris des belles âmes stipendiées.

L’autre nouveauté, c’est le silence de la majorité des juifs. En Israël, malgré le courage d’une poignée d’irréductibles, les manifestations de masse sont menées par des Palestiniens. En France, dans les manifestations du 3 et du 10 janvier, le prolétariat des quartiers populaires était là, mais des hurlements de colère d’intellectuels juifs, de syndicalistes, de politiciens juifs, je n’en ai pas entendu assez. Au lieu de se satisfaire des âneries du gouvernement et du CRIF (« ne pas importer le conflit »), il est temps que les juifs viennent en masse manifester avec les « arabo-musulmans » contre l’inacceptable.

Sinon, leurs enfants leur demanderont un jour « ce qu’ils faisaient pendant ce temps-là » et je n’aimerais pas être à leur place quand il leur faudra répondre. »

Eric Hazan. Photo : Moi, fille de juifs d’Europe de l’Est, fille de juifs polonais qui parlaient le yiddish, je partage ce beau texte d’Eric Hazan, Eric Hazan, écrivain et éditeur français, fondateur des éditions « La Fabrique », né en 1936 d’une mère apatride née en Palestine et d’un père juif originaire d’Égypte. Fin décembre 2008-janvier 2009. Guerre de Gaza.

מדוע אני מתנגד למבצע בעזה גם כשיורים על העיר שלי – שיחה מקומית
mekomit.co.il
על אסירים, סוהרים, אי הבנות ודרישות מופרכות

Gideon Levy : Notre misérable État juif


Par Gideon Levy dans Ha’aretz ce qu’implique un « état juif ».

Et lorsqu’une génération baigne dans cette propagande, la machine s’emballe, même Netanyaou se trouve dépassé…. Le début d’une explosion terrible !

Cette fois l’article est traduit en français
Notre misérable État juif

Maintenant nous savons : dans l’État juif il n’y a de compassion et de sentiments humains que pour les Juifs, des droits uniquement pour le Peuple Elu. L’État juif n’est que pour les Juifs<

Publié dans Haaretz le 06.07.14

Les jeunes de l’État juif attaquent des Palestiniens dans les rues de Jérusalem, exactement comme les jeunes chez les gentils attaquaient les Juifs dans les rues d’Europe. Les Israéliens de l’État juif se déchaînent sur les réseaux sociaux, répandant une haine et un désir de vengeance d’une ampleur diabolique sans précédent. Des inconnus de l’État juif sur une base purement ethnique. Ce sont les enfants de la génération nationaliste et raciste – la descendance de Netanyahou.

Depuis cinq ans maintenant ils n’ont entendu qu’incitations, propos alarmistes et suprématie sur les Arabes de la part du véritable instructeur de cette génération, le premier ministre Benjamin Netanyahou. Pas un mot d’humanité, de compassion ou de traitement égal.

Ils ont grandi dans le contexte de la revendication provocante de reconnaissance d’Israël comme « État juif » et ils ont tiré les conclusions qui s’imposent. Avant même la délimitation de ce que signifie « État juif » – sera-ce un État qui met les tefilin (phylactères), embrasse les mezouzot (des rouleaux de prières enfermés dans de petites boîtes métalliques ou en bois qui sont fixées aux chambranles des portes d’entrée), sanctifie des sortilèges, ferme le jour de Shabbath et observe strictement les lois de la cashrout – les masses ont compris.

La foule a d’emblée intériorisé la véritable signification : un État juif est un État dans lequel il n’y a place que pour les Juifs. Le sort des Africains est d’être envoyé au centre de détention de Holot dans le Néguev et celui des Palestiniens est d’endurer des pogromes. C’est comme ça que ça marche dans un État juif : c’est à cette seule condition qu’il peut être juif.

Dans l’État juif en cours de constitution, il n’y a même pas de place pour un Arabe qui fait de son mieux pour être un bon Arabe, comme l’écrivain Sayed Kashua. Dans un État juif, la présidente de l’Assemblée de la Knesset, Ruth Calderon (du parti Yesh Atid – inutile de préciser que c’est le « centre » de l’échiquier politique) coupe la parole au député arabe Ahmed Tibi (de la liste arabe unie Ta’al) à peine revenu, bouleversé, d’une visite à la famille de Shoafat, le jeune Arabe qui a été massacré, et le sermonne cyniquement sur le thème qu’il doit aussi faire référence aux trois jeunes Juifs massacrés (alors même qu’il venait de le faire).

Dans un État juif, la Cour Suprême autorise la démolition de la maison de la famille d’un homme suspecté de meurtre avant même qu’il ne soit condamné. Un État juif édicte des lois racistes et nationalistes.

Les media d’un État juif se complaisent sur le meurtre de trois étudiants de yeshiva et ignorent presque complètement le sort de plusieurs jeunes Palestiniens du même âge qui ont été tués par des tirs de l’armée au cours des derniers mois, généralement sans raison.

Personne n’a été puni pour ces actes – dans l’État juif il y a une loi pour les Juifs et une loi pour les Arabes, dont les vies valent peu. Pas un soupçon de respect du droit international ni des conventions internationales. Dans l’État juif, il n’y a de compassion et d’humanité que pour les Juifs, des droits pour le seul Peuple Elu. L’État juif n’est que pour les Juifs.
La nouvelle génération qui grandit sous sa coupe est dangereuse à la fois pour elle-même et pour ce qui l’entoure. Netanyahou est son ministre de l’éducation ; les media militaristes et nationalistes font office de poème pédagogique ; le système d’éducation qui l’emmène à Auschwitz et à Hébron lui sert de guide.

Le sabra (natif d’Israël) d’aujourd’hui est une espèce nouvelle, piquante dehors comme dedans. Il n’a jamais rencontré son homologue palestinien mais il sait tout de lui – le sabra sait qu’il est un animal sauvage, qu’il a seulement l’intention de le tuer, qu’il est un monstre, un terroriste.
Il sait qu’Israël n’a pas de partenaire pour la paix, puisque c’est ce qu’il a entendu un nombre incalculable de fois de la part de Netanyahou, du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et du ministre de l’Économie, Naftali Bennett. De la bouche de Yair Lapid il a entendu qu’il y a des « Zoabis » – en référence condescendante à la députée de la Knesset Haneen Zoabi (du parti Balad).

Etre de gauche ou désireux de justice dans l’État juif est considéré comme un délit, la société civile est tenue pour tricheuse, la vraie démocratie pour diabolique. Dans un État juif – dont rêvent non seulement la droite mais le supposé centre gauche incluant Tzipi Livni et Lapid – la démocratie est floue.

Le principal problème de l’État juif ce ne sont pas les skinheads mais les embobineurs moralisateurs, les voyous, l’extrême droite et les colons. Non pas les marginaux mais le courant principal qui est en partie nationaliste et en partie indifférent.

Dans l’État juif, il ne reste rien de l’injonction biblique selon laquelle il faut être juste avec la minorité ou avec l’étranger. Il n’y a plus de ces Juifs qui ont manifesté avec Martin Luther King ou fait de la prison avec Nelson Mandela. L’État juif, qu’Israël veut absolument faire reconnaître par les Palestiniens, doit d’abord se reconnaître lui-même. Au terme de la journée, après une semaine terrible, il semble qu’un État juif ce soit un État raciste, nationaliste, conçu uniquement pour les Juifs

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source : Juif autrement sur fb Serge Grossvakserge grossvak
original anglais de ha’aretz

Pire que la Fête d’Indépendance



La Journee de Jerusalem

Il y a quelques semaines j’ecrivais dans ce blog sur la Fete d’Independance d’Israel, et combien difficile etait pour moi de voir des amis et des proches celebrer ce qui est avant tout la depossession des Palestiniens et l’expulsion de leur patrie. Mais il y a bien pire. Mercredi dernier (28 Mai) Israel celebrait la Journee de Jerusalem, qui marque la conquete, l’occupation et l’annexion de Jerusalem Est en Juin 1967. Cette fete est celebree depuis 1968, mais c’est depuis une dizaine d’annees qu’elle est devenue une veritable parade de masse nationalo-messianiste, avec des debordements qui ont un relent de pogrome. Si pendant la commemoration de la Fete d’Independance, j’essaie de ne pas quitter ma maison, le Jour de Jerusalem, je m’y barricade, tentant de proteger mes yeux et surtout mes oreilles des demonstrations populaires qui polluent ma ville. 

 


La Journee de Jerusalem, c’est la Fete d’Independance de la droite et des colons. Des le matin, la ville est envahie par des hordes de jeunes portant la grande Kippa tricotée des colons, un grand drapeau dans une main et, souvent, le M16 en bandoulière. Des jeunes, mais aussi des familles de colons avec leur ribambelle d’enfants et leurs regards illumines.

 


Le rebus de la societe israelienne ce concentre pendant une journee a Jeruasalem, dans une immense parade qui inclut un defile, a travers la Vieille Ville arabe, vers le Mur des Lamentations. Depuis plusieurs annees, la police demande aux commercants palestiniens de fermer leurs echoppes, pour leur bien, car, quand ils etaient ouverts, les jeunes colons saccageaient tout ce qui se trouvait sur leur chemin. Aujourd’hui ces voyous ideologiques se contentent de frapper sur les rideaux de fer avec leurs gourdins. Et de casser quelques voitures, voire de tabasser des passants palestiniens, obliges de sortir de chez eux.

 


En arriere fond, les discours des dirigeants politiques : les plus moderes (y compris la « gauche sioniste ») repetent que Jerusalem, capitale de l’Etat Juif, est unifiee pour l’eternite, les plus extremistes parlent de la « disparition » des mosquees afin de faire place nette a la construction du troisieme Temple de Jerusalem. Mais les discours, retransmis dans toute la ville par de puissantes sonos, sont en general couverts par les chants ultra-nationalistes – et souvent racistes – des colons qui resonnent pendant toute la journee a travers la ville.

 


Cette Journée de Jérusalem est un véritable cauchemar, non seulement pour la population palestinienne et ceux qui s’identifient à son combat, mais même pour la minorité « normale » des résidents de Jérusalem qui se sent envahie par cette racaille vociférante et violente. En fait, la Journee de Jerusalem est devenue la Fete d’Independance des nouveaux maitres du pays.


Serge Grossvak

 sur facebook

Suite au message de Serge Grossvak


Bonjour Serge,

RIEN, JAMAIS RIEN n’excuse le fait raciste quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, dis-tu.

Bien sûr Serge.

Mais les complices et donc aussi responsables sont  la presse et les politiques qui laissent parler un Netanyahu à la tête d’une état qui pratique un racisme systématique et odieux.

Laisser parler ce type qui profère des mensonges avec son arrogance habituelle, c’est ça qui aujourd’hui  est aussi odieux; laisser parler ce type qui hier encore niait l’assassinat de deux jeunes Palestiniens sans rectifier la vérité, ça c’est odieux.

Benjamin Netanayhu. « On continue d’entendre des calomnies et des mensonges contre l’Etat d’Israël sur le sol européen alors même que les crimes contre l’humanité et les actes meurtriers commis dans notre région sont systématiquement ignorés », a accusé M. Netanyahu dans un communiqué. « Notre réponse à cette hypocrisie est de toujours établir la vérité et poursuivre une lutte sans répit contre le terrorisme », a ajouté le Premier ministre….

De quelles calomnies parlez-vous, Monsieur Netanyahu?
Colonisation: calomnies? Mais alors vous mentez lorsque vous dites: “pas question d’arrêter…”
Vol de l’eau: calomnies?
Les jeunes tués en pleine rue: calomnies?
Emprisonnements administratifs: calomnies?
Arrestations enfants la nuit: calomnies?
Destruction patrimoine, notamment religieux: calomnies?
Etc etc etc
De quels crimes contre l’humanité qui auraient eu lieu récemment en Israël parlez-vous, Monsieur Netanyahu?

A Bruxelles, a eu lieu hier une grande fête pour l’année de la Palestine, humaine, totalement pacifique, sans le moindre accent raciste pour la défense des droits et de la justice du peuple Palestinien.

Et pour nous, cette fusillade abjecte  est triste à en mourir.
Le ou les criminels sont porteurs de haine comme tous les complices, dont une certaine Presse .

S’il n’y avait pas toutes les entraves à l’application du Droit international (veto USA à l’ONU, lâcheté de l’Europe, lâcheté de la Presse “officielle” audiovisuelle et écrite), il y a longtemps que les Palestiniens auraient un état indépendant. Aujourd’hui, un rêve devenu impossible sur le terrain….

Merci pour ton message,
MP