La dame de Damas video arab subtitles


Clip vidéo de la chanson « LA DAME DE DAMAS ». Texte de Jean Pierre Filiu, musique de Catherine Vincent, dessins de Paolo Cossi et image d’Antoine Héberlé. Marseille août 2013

LA DAME DE DAMAS

Texte de Jean-Pierre Filiu

Je suis né sous le père, j’ai grandi sous le fils

J’ai dû chanter leur gloire, j’ai enduré leurs vices

Jamais de jamais je n’aurais cru voir leur fin

Jamais de jamais je n’aurais cru vivre enfin

Ce fut une longue nuit, longue de quarante ans

Ce fut l’ère du mensonge, le règne des brigands

J’ai perdu mes amis, j’ai langui mes parents

J’ai ruminé ma peine, j’ai enterré l’instant

La dame de Damas s’est levée ce matin

Liberté dans les cœurs, aube à portée de main

Ce ne sont pas des lions, ce ne sont que des chiens

Aboyeurs enragés, ivres de leur venin

La Syrie leur est due et nous sommes leurs serfs

Un pays aux Assad, et pour nous la misère

Nous n’étions que deux cents quand le mur est tombé

Le mur de cette peur longtemps accumulée

Un cri de nos poitrines en écho a vibré

Nous ne voulons que Dieu, Syrie et liberté

La dame de Damas s’est levée ce matin

Liberté dans les cœurs, aube à portée de main

C’était au mois de mars, deux mille onze est l’année

Nous n’étions que deux cents, sur nous ils ont tiré

Cette armée surarmée ne sait qu’est la pitié

D’un vendredi à l’autre nous devînmes des milliers

Il portait un couffin vers la ville assiégée

Les marches étaient de paix en rameaux d’oliviers

Il n’avait que treize ans, ils l’ont défiguré

Hamza est son prénom de toute éternité

La dame de Damas s’est levée ce matin

Liberté dans les cœurs, aube à portée de main

C’est une guerre civile, martelait le tyran

De sa voix haut perchée de bourreau négligeant

Le concert des nations endossa le postiche

Remplissez les charniers, on ne prête qu’aux riches

Les mots pâlissent face à ce fracas d’horreur

Carnages et maisonnées emportées avant l’heure

Gare aux dénonciateurs frémit chaque Syrien

Les fantômes torturent au nom d’Assad ou rien

La dame de Damas s’est levée ce matin

Liberté dans les cœurs, aube à portée de main

Abandonnés du monde, nos larmes étaient de sang

Toujours porter le deuil, râles jetés au vent

Pourtant oui tenir bon, résister résister

Peu à peu progresser, et l’étau desserrer

Mais tout a une fin, même la barbarie

Nous en tremblons le jour, nous en rêvons la nuit

Dans leur haine sans fond, ils veulent nous plonger

Nous serons plus forts qu’eux, nous saurons pardonner

La dame de Damas s’est levée ce matin

Liberté dans les cœurs, aube à portée de main

Cette dame je la chante, c’est la Révolution

Sur les murs de Syrie j’écris partout son nom

Dieudonné et les mots interdits


La Libre Belgique : CONTRIBUTION EXTERNE Article publié le jeudi 06 février 2014 à 20h46 – Mis à jour le jeudi 06 février 2014 à 20h46

OPINIONS Peut-on pointer la concomitance entre les sollicitations du Conseil représentatif des Institutions juives de France (CRIF) et l’orchestration de l’opération destinée à faire taire l’humoriste sans être accusé d’antisémitisme ?

dieudonne

Polémique

Les événements politico-judiciaires qui ont eu lieu en France autour des spectacles de l’humoriste Dieudonné M’bala M’bala n’ont rien perdu de leur actualité. Ils méritent d’être revisités afin de saisir les véritables enjeux que cette affaire sous-tend et que son hypermédiatisation est parvenue à occulter.

Ainsi nous constatons que la décision, particulièrement expéditive, du Conseil d’Etat français d’annuler l’arrêt du tribunal administratif de la ville de Nantes autorisant la présentation de l’humoriste risque de donner naissance à une sorte de « jurisprudence Dieudonné » susceptible de devenir source de droit et de s’étendre bien au-delà de l’hexagone français. La manière dont cette décision fut prise est assez édifiante pour ne pas l’examiner et souligner l’importance de sa signification politique. Le diable, dit-on, se cache dans les détails.

Tout d’abord lorsque le tribunal nantais décida de ne pas donner raison au ministre de l’Intérieur qui souhaitait interdire le spectacle sur la présomption de menace à l’ordre public, il ne faisait que confirmer une norme universelle du droit qui veut que l’on ne sanctionne pas un délit avant qu’il ait effectivement eu lieu. Face à ce désaveu, le ministre Valls fait appel au Conseil d’Etat qui obtempère avec une compromettante décision qui configure une espèce de justice par anticipation; c’est-à-dire ne pas attendre que le délit soit perpétré pour le sanctionner. Décision surtout étonnante parce qu’elle a été prise avec une célérité inconnue dans l’histoire judiciaire française.

En effet, il était 15h30 ce 9 janvier lorsque le Conseil d’Etat fixa à 17h la séance destinée à examiner et à prendre décision à propos de la requête du ministre de l’Intérieur. La décision du Conseil fut rendue publique à 18h45 le même jour. Il a donc fallu seulement 105 minutes pour étudier la documentation y afférente, entendre les parties, délibérer et rédiger une décision argumentée de presque quatre pages. Difficile de ne pas soupçonner que les carottes n’étaient pas déjà cuites, même surcuites, avant que la décision soit formalisée. Précipitation d’autant plus inquiétante que le Conseil d’Etat, ayant des difficultés pour invoquer la motivation usuelle, à savoir celle « des risques de trouble à l’ordre public », s’est lancé dans une curieuse improvisation invoquant des références très subjectives comme des « propos » (ceux de l’humoriste) de « nature à mettre en cause la cohésion nationale » ou l’atteinte aux « valeurs de dignité de la personne humaine ».

On crée ainsi, discrètement, des préceptes qui pénaliseront un jour toute contestation que les pouvoirs estimeront de nature à menacer la « cohésion nationale » ou une quelconque interprétation des valeurs de la dignité humaine.

Mais la question semble encore plus délicate lorsque l’on apprend que le 16 décembre 2013 le président Hollande recevait en audience Monsieur Maurice Cukierman, président du Conseil représentatif des Institutions juives de France (CRIF) lequel annonçait, avant de se rendre à l’Elysée, qu’il allait réclamer des mesures contre les campagnes
antisémites et en particulier contre le geste de la quenelle popularisé par Dieudonné. Le président français fait siennes ces demandes et c’est ainsi que son ministre de l’Intérieur lance, ipso facto, la campagne anti-Dieudonné.

Tout semble donc indiquer qu’il y eut une troublante concomitance entre les sollicitations du CRIF et l’orchestration de l’opération destinée à faire taire l’humoriste. Notons au passage que l’universitaire juive française et sénatrice écologiste Esther Benbassa se demandait à propos du CRIF « … s’il n’est pas plutôt le porte-parole d’Israël en France, comme une seconde ambassade de ce pays » 1.

Si à cela s’ajoute le fait que le ministre Valls avouait en des termes assez forts son rapport à ce pays – « je suis lié, disait-il, de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » 2 – et la grande tolérance qu’a connu, dans cette affaire, le comportement de l’avocat Arno Klarsfeld, on est en droit de se poser des questions sur la neutralité et la sérénité qui devraient commander ce genre de décisions.

Cet avocat, connu pour son attachement passionné à l’Etat d’Israël (il était
engagé dans son armée en 2002), n’a pas hésité à faire des appels publics à manifester contre la tenue des spectacles de Dieudonné. Très proche du dossier, il ne pouvait pas ignorer qu’en agissant ainsi, cherchant à provoquer les faits qui
justifieraient l’interdiction de l’humoriste, il se rendait coupable d’incitation aux attroupements et donc aux troubles de l’ordre sanctionnés par le Code pénal français (articles 431-3 et 4). Raison largement suffisante pour qu’il soit condamné
pénalement et relevé de ses fonctions. Hypothèse invraisemblable dans le royaume de Monsieur Valls : Monsieur Arno Klarsfeld est membre de ce Conseil d’Etat.

L’auteur du présent texte est conscient que faire état de ces « détails » suffit de nos jours pour être immédiatement accusé d’antisémitisme. Mais, comme l’enseignait le philosophe espagnol Miguel de Unamuno « il y a des circonstances dans lesquelles se taire c’est mentir ». Et pourquoi alors devrait-on être obligé de se taire, au risque de mentir, et se poser la question si, par exemple, la politique palestinienne de la France, particulièrement complaisante envers Tel-Aviv, ne serait pas influencée par le CRIF et ses réseaux ?

Pourquoi deux des plus importants théoriciens des sciences politiques aux Etats-Unis, John Mearsheimer et Stephen Walt (respectivement des universités de Chicago et d’Harvard), peuvent-ils publier un livre devenu best-seller sur « Le lobby pro israélien et la politique étrangère américaine » et que semblable démarche soit inimaginable chez leurs collègues français (ou belges) ? Ou qu’un journaliste d’investigation de la taille de Seymour Hersh, une icône du métier, puisse affirmer, sans avoir un Manuel Valls américain à ses trousses, que « L’argent des juifs contrôle les candidats présidentiels » des Etats-Unis tout en gardant son poste de chroniqueur étoile du « New York Times » ?

Le regretté Guy Spitaels me disait « chez nous, on peut parler vaguement des influences des milieux pro israéliens; mais parler ouvertement de lobby juif, c’est exclu ». Il répondait à une de mes questions autour de son livre « Obama président : la
méprise ». J’insiste : mais pourquoi ?

La réponse revient peut-être encore à Esther Benbassa lorsqu’elle parlait des pouvoirs qui en  » faisant plier les uns et les autres (…) par le biais de l’autocensure, sensible chez bien des journalistes, craignant à juste titre d’être soupçonnés d’antisémitisme dès qu’ils oseront critiquer la politique israélienne ».

Voilà des questions majeures que l’on devrait pouvoir discuter si les pitreries antisémites de Monsieur M’bala M’bala, en servant de diversion, ne facilitaient pas la tâche de ceux qui cherchent justement à ce qu’elles ne soient jamais discutées. Triste situation qui nous ramène à la si juste définition du magistrat Serge Braudo lorsqu’il disait qu’un pays démocratique « est celui où les citoyens ont la
liberté de commettre une infraction. Un pays totalitaire est celui où l’exercice de la liberté est une infraction. »

(1) Libération, 07.02.2010

(2) Déclarations à Radio hébraïque le 11.06.2011

Titre et sous-titre sont de la rédaction

Vladimir Caller

Politologue et journaliste.

source 

Les cours en ligne EdX


Page d’accès : ICI

Voyez Wikipedia pour l’information

Je vous les recommande chaudement. Il y en a même en français donnés par l’UCL  ici.

Je prends celui de Wellesley sur Alexandre le Grand et c’est passionnant et riche en détails.  Il n’y a que la prononciation anglaise du grec qui me déroute un peu, mais on décode assez vite et de plus vous pouvez lire la transcription en marge.

Liste des universités participantes :

 United States:

 Australia:

 Belgium:

 Canada:

 China:

Hong Kong Hong Kong:

 Germany:

 India

 Japan:

 Netherlands:

 South Korea:

 Sweden:

  Switzerland:

Les enfants syriens torturés, enrôlés, tués


VÉRONIQUE KIESEL
Mis en ligne jeudi 6 février 2014, 8h36| mis à jour à 11:03

Dans un rapport effroyable, l’ONU dénonce le sort des enfants de Syrie qui, au cœur d’un conflit qui aura trois ans en mars, sont maltraités par les deux camps.

  • Traumatisé, vieilli avant l’âge : arrivez-vous à soutenir le regard de ce jeune garçon d’Alep, rescapé d’un bombardement et qui s’indigne de la violence faite à cet oiseau ? © AP.
    Traumatisé, vieilli avant l’âge : arrivez-vous à soutenir le regard de ce jeune garçon d’Alep, rescapé d’un bombardement et qui s’indigne de la violence faite à cet oiseau ? © AP.

On savait que les civils syriens sont pris au piège de la guerre civile brutale qui ravage leur pays depuis mars 2011. Mais un rapport de l’ONU qui sera présenté la semaine prochaine au Conseil de sécurité, révèle un autre aspect, particulièrement horrifiant: le martyre des enfants syriens.

Sur les 100.000 victimes répertoriées à ce jour de ce conflit, le rapport estime qu’au moins 10.000 sont des enfants. Selon le rapport, les forces gouvernementales et les milices qui leur sont associées ont utilisé des armes et des tactiques disproportionnées et indiscriminées qui ont causé la mort et la mutilation d’innombrables enfants et entravé leur accès à l’éducation et à la santé.

Il révèle aussi que les forces gouvernementales ont arrêté, détenu, maltraité et torturé des enfants. De leur côté, les groupes d’opposition armés ont recruté des enfants et les ont utilisés comme combattants ou dans des fonctions d’appui. Et ces mêmes groupes d’opposition ont mené des opérations militaires ou utilisé des tactiques de terreur dans des zones peuplées de civils, faisant délibérément des victimes parmi les enfants.

Par ailleurs, de nombreux enfants ont disparu, et toutes les parties au conflit ont gravement entravé l’acheminement de l’aide humanitaire. dans les zones les plus touchées. Enfin, le rapport constate que les enfants syriens sont en proie à une grande détresse pour avoir vu des proches tués ou blessés, ou pour avoir été séparés de leur famille ou déplacés. Une génération massacrée, traumatisée, abandonnée, sacrifiée.

Hoshang Ossé poète kurde de Syrie


Il y a celui qui danse pour oublier
Il y a celui qui danse pour se rappeler
Peut être que vous me considérez comme un instant
Où se réfugient vos visages fêlés 
Peut être que vous me considérez comme un instant
Auquel vos cœurs disposés au chagrin se rendent
Pour fuir vos blessures sanglantes    
Mais…
N’oubliez pas que je souffre en méditant votre arrivée et votre départ
                         *  *  *  *  *

عيد

ثمةَ من يرقص لينسى
وثمة من يرقص ليتذكر.
قد تعتبرونني لحظة, تلوذُ إليها وجوهكم المتصدعة
أو يوماً تأوي إليه قلوبكم الفارة من جراحكم, المفطورة على الحزن
لكن…
لا تنسوا بأنني أتألم متأملاً مجيئكم وذهابكم.

Voyez d’autres poèmes ici

ULB : INTRODUCTION À L’HISTOIRE SOCIALE DE LA PALESTINE


elias_sanbarU N I V E R S I T É  LIBRE DE BRUXELLES
CHAIRE MARCEL LIEBMAN


INTRODUCTION À L’HISTOIRE
SOCIALE DE LA PALESTINE

Elias Sanbar

Ambassadeur de Palestine à l’UNESCO
ULB – Campus du Solbosch – 10/02 au 13/02/14

Lundi 10 février 2014 (18-20h) : Une terre sainte (Bât. S – Salle Dupréel)

Mardi 11 février 2014 (18-20h) : Une province arabe de l’Empire (Bât.H – 2215)

Mercredi 12 février 2014 (18-20h) : Un mandat impérial en Orient (Bât.H – 2215)

Jeudi 13 février 2014 (18-20h) : Les peaux-rouges de l’Orient (Bât.D – C2.206)

La violence des riches


Voici un couple de sociologues qui cogne dur et parle clair. Entretien avec Monique et Michel Pinçon-Charlot, autour de leur livre «La violence des riches – Chronique d’une immense casse sociale» (Editions Zones – La Découverte 2013).

Réalisation : Yannick Bovy — Janvier 2014 – 26 mn.

Une émission proposée par la FGTB wallonne & produite par le CEPAG

Le retour du peloton d’exécution?


AFP Publié le mardi 04 février 2014 à 08h55 – Mis à jour le mardi 04 février 2014 à 08h56

Aux USA, la pénurie de barbituriques pour infliger la peine de morts incite certains États à songer à une résurrection des « bonnes vieilles méthodes » d’exécution.

Chaise électrique, peloton d’exécution ou chambre à gaz: certains Etats américains, frappés par une pénurie de barbituriques pour infliger le châtiment suprême, envisagent de ressusciter de vieilles méthodes d’exécution, souvent abandonnées pour leur brutalité.

Les abolitionnistes n’en croient pas leurs oreilles. Mais de la Virginie (est) au Wyoming (ouest), en passant par le Missouri (centre), une poignée d’élus proposent de renouer avec des pratiques anciennes pour sortir de l’impasse qui frappe la méthode d’injection mortelle généralisée à partir de 1982 aux Etats-Unis.

Depuis que les fabricants européens refusent de les approvisionner, les 32 Etats américains qui pratiquent la peine de mort s’agitent de tous côtés pour trouver d’autres fournisseurs. Et s’épuisent pour répondre aux plaintes de plus en plus nombreuses, qui fustigent la provenance des nouveaux produits et les souffrances qu’ils pourraient infliger.

« Chaque fois qu’une méthode d’exécution est remise en question ressurgit l’inquiétude que cela va mettre un terme aux exécutions et à la peine de mort dans ce pays », explique à l’AFP Deborah Denno, professeur de droit à la Fordham University.

En Virginie, la Chambre des représentants a approuvé le 22 janvier un projet de loi autorisant l’exécution à la chaise électrique, si les barbituriques pour injection létale viennent à manquer. Le texte, parrainé par le républicain Jackson Miller, doit encore être approuvé au Sénat local pour entrer en vigueur.

En Virginie, où la chaise électrique a été utilisée pour la dernière fois en janvier 2013, comme dans sept autres Etats, les condamnés à mort peuvent aujourd’hui choisir l’électrocution comme alternative à l’injection intraveineuse. Mais elle ne peut leur être imposée.

Dans le Missouri, écrasé par les recours en raison de l’origine controversée de leur anesthésiant, fabriqué par un préparateur en pharmacie non homologué, le ministre de la Justice Chris Koster envisage un retour à la chambre à gaz.

Il proteste contre « l’obstacle artificiel » érigé par toutes ces plaintes pour « empêcher l’Etat de faire appliquer la peine capitale » et promet qu' »à moins que les tribunaux changent le cours des choses, le pouvoir législatif sera bientôt contraint de financer d’autres méthodes d’exécution pour rendre justice ».

La chambre à gaz, légale dans cet Etat, l’Arizona et le Wyoming si le détenu en fait le choix, a été utilisée pour la dernière fois en Arizona en 1999.

Le condamné est installé et sanglé sur une chaise placée au milieu d?un caisson étanche et vitré, avant que le gaz toxique cyanure d’hydrogène soit introduit, provoquant une mort « extrêmement violente » selon une journaliste locale.

« Je propose le peloton d’exécution »

Un autre républicain du Missouri, Rick Brattin, propose de revenir au peloton d’exécution, utilisé pour la dernière fois en 2010 dans l’Utah.

Tout comme un sénateur du Wyoming, Bruce Burns, dont la proposition sera examinée à partir du 10 février par le Sénat d’un Etat qui n’a qu’un seul condamné dans son couloir de la mort.

« Je considère la chambre à gaz cruelle et inhabituelle, donc je propose le peloton d’exécution car, en comparaison avec les autres méthodes d’exécution, c’est franchement la moins chère pour l’Etat », a déclaré le sénateur républicain.

« Les hommes politiques de nombreux Etats commencent à perdre toute crédibilité. Combien de fois vont-ils faire volte-face? », s’interroge encore Deborah Denno, experte des méthodes d’exécution. « Si nous sommes passés à l’injection létale c’est que l’électrocution ne marchait pas, que la chambre à gaz ne marchait pas », souligne-t-elle, rappelant que la pendaison, encore possible dans trois Etats si le condamné la choisit, a été abandonnée en 1996.

« Il y a eu trop d’exécutions ratées, un retour en arrière serait considéré comme une régression », estime de son côté Richard Dieter, directeur du Centre d’information sur la peine capitale (DPIC). « Si nous revenions à ces méthodes, nous aurions des histoires horribles et cela accélèrerait certainement la fin de la peine capitale », dit-il à l’AFP, sans croire sérieusement à une généralisation de cette solution de repli.

Ron McAndrew, ancien bourreau de Floride, reste hanté, 17 ans plus tard, par une électrocution.

« Il y a eu un panache de fumée qui est apparu sous son casque, suivi d’une longue flamme, une flamme qui venait juste devant mon visage (…) et puis énormément de fumée et encore plus de feu qui provenaient de la tête », raconte-t-il à l’AFP.

« Pendant les onze minutes qui ont suivi, la pièce s’est remplie de fumée, nous brûlions le sommet de sa tête. C’est la pire fumée que j’aie jamais sentie ».

source

Boycotter Israël, une idée qui gagne du terrain


Boycotter Israël. Serait-ce le moyen pacifique ultime pour convaincre les Israéliens et leurs autorités d’accepter la légalité internationale et d’évacuer les territoires palestiniens occupés? Les partisans les plus zélés des droits des Palestiniens en sont persuadés depuis longtemps. Ce qui est nouveau, c’est que l’idée progresse ces derniers temps dans le monde au point que d’aucuns en Israël, dont des ministres, s’en inquiètent très sérieusement.
De nombreuses voix au sein de la société civile palestinienne, lasses de voir les colonies juives dans les territoires occupés s’étendre sans réactions tangibles du monde extérieur, promeuvent ce type de pressions. Le 9 juillet 2005, une grosse centaine d’ONG, associations, syndicats et partis palestiniens avaient signé un appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël, sur le modèle de ce qu’a subi l’Afrique du Sud raciste naguère. Le texte appelait aussi à l’égalité pour les citoyens arabo-palestiniens d’Israël et demandait le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Dans le monde, les progrès des partisans du BDS ont d’abord été lents mais ensuite réguliers. Assez en tout cas pour décider la Knesset d’adopter le 11 juillet 2011 une loi qui autorise les poursuites judiciaires contre ceux qui prônent le boycott économique, culturel ou académique d’Israël. La légalité du boycott vu d’ailleurs dans le monde recouvre en revanche des réalités fluctuantes (1).
Des initiatives se sont en tout cas multipliées ces derniers mois, aux Etats-Unis et en Europe. Ainsi, dans un geste spectaculaire, plusieurs importants fonds européens, néerlandais et norvégien ont tout récemment retiré leur participation dans des banques israéliennes qui financent la colonisation. En tout, une dizaine de compagnies publiques et privées ont récemment rompu leurs liens avec des firmes israéliennes impliquées dans les colonies, selon un encadré publié la semaine dernière dans le grand quotidien israélien Yediot Aharonot.
La prise de position de l’ASA, aux States, a également frappé les esprits. Il s’agit d’un influent syndicat du monde universitaire américain qui a décidé en décembre 2013 de boycotter les institutions universitaires israéliennes – mais pas les individus qui y travaillent -, provoquant un choc dans la communauté américaine des universités, même si cette décision reste très minoritaire. Le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, a vivement réagi à cette nouvelle, estimant qu’elle démontrait «l’antisémitisme orwellien» de ses auteurs.
Le ralliement du fameux physicien britannique Stephen Hawking, en mai 2013, au boycott universitaire d’Israël, avait déjà jeté la stupeur dans ce pays: le professeur de mathématique de l’université de Cambridge avait adressé une lettre au président israélien, Shimon Peres, pour expliquer sa décision de ne pas assister de la conférence qu’il organisait en juin en Israël…

Les artistes, aussi…

La campagne BDS réunit aussi un certain nombre de personnalités du monde artistique, qui relaient le mot d’ordre de boycott dans leur domaine. Ainsi en est-il, par exemple du célèbre metteur en scène Ken Loach. Répondant aux questions du site lemuradesoreilles.org/ le 24 octobre dernier, le Britannique regrettait que l’Occident soutienne «un pays qui prétend être une démocratie, nous le soutenons à tous les niveaux, et pourtant, il est impliqué dans des crimes contre l’humanité. (…) Un boycott, c’est une tactique. Celle-ci est efficace contre Israël parce qu’Israël se présente comme un pilier culturel. Le boycott culturel le gêne donc beaucoup. Nous devrions n’être impliqués dans aucun projet soutenu par le gouvernement israélien. Les individus ne sont évidemment pas concernés, ce sont les actions de l’État israélien qu’il nous faut cibler».
Jean-Claude Lefort, ex-député communiste français et président d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, insiste lui sur le droit des Palestiniens à établir un Etat. «Depuis plus de 40 ans, nous dit-il, pour ne pas remonter plus loin, le droit édicté par l’ONU est bafoué, refusé, défié cyniquement par les dirigeants israéliens qui ne s’en cachent pas: ils refusent l’existence d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Dans pareil cas, la communauté internationale devrait en tirer les conclusions et agir. (…) Le boycott c’est créer un mouvement citoyen pacifique visant à faire bouger les lignes jusqu’à rendre intenable l’inaction des autorités qualifiées. C’est contraindre les dirigeants israéliens à respecter le droit. Qu’ils le fassent et cette campagne s’arrêtera aussitôt.»

Bruxelles clarifie sa position

Même l’Union européenne s’y est mise. Non pas en adoptant les consignes du BDS, loin de là, mais au moins en clarifiant ses positions par rapport aux colonies juives. Le 19 juillet 2013, Bruxelles a ainsi promulgué au grand dam du gouvernement israélien ses «lignes directrices» qui excluent, à partir de 2014, la coopération de l’UE avec Israël les institutions et entreprises israéliennes ayant des activités dans les territoires palestiniens (Cisjordanie, Jérusalem-Est, bande de Gaza) et syrien (Golan) occupés depuis 1967.
Comme beaucoup de voix critiques d’Israël, l’UE entend concentrer son effort sur les colonies, illégales aux yeux du droit international. Un avis qui satisfait un pacifiste israélien vétéran comme Uri Avnery, qui nous donnait son avis chez lui à Tel-Aviv en novembre: «Nous voulons isoler les colons par rapport au public israélien, c’est une précondition avant de les déloger d’où ils sont. Mais si on boycotte tout Israël, le grand public israélien va au contraire se ranger dans le camp des colons, c’est donc contre-productif».
Une opinion partagée par… Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, telle qu’il l’a exprimée le 10 décembre et qui lui a valu une volée de bois vert en Palestine. Omar Barghouti, l’un des principaux porte-voix du mouvement BDS lâchait ainsi en réponse: «Il n’y a pas de parti politique palestinien, syndicat, réseau d’ONG ou organisation de masse qui ne soutienne le BDS. Aussi, un responsable palestinien dépourvu de mandat démocratique et de tout soutien public réel ne peut prétendre parler au nom du peuple palestinien quand il s’agit de décider de nos stratégies ou de notre résistance au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid israéliens».

«L’économie israélienne en pâtira»

En Israël même, la perspective d’un boycott croissant commence à faire réfléchir. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou va bientôt convoquer une réunion ministérielle qui y sera consacrée. Tzipi Livni, la ministre de la Justice qui est aussi en charge des négociations avec les Palestiniens, ne l’a pas attendu pour prévenir le 31 décembre: «Le boycott progresse de façon exponentielle. Ceux qui refusent de le voir vont finir par le ressentir».
Et elle n’est pas la seule responsable à tenir ce discours: en date de ce 31 janvier, cité sur le site de la Chambre de commerce France-Israël Israelvalley.com, le ministre israélien des Finances Yaïr Lapid ne prend pas non plus de gants: «Si les négociations avec les Palestiniens échouent, dit-il, et que le boycott européen intervient, même partiellement, l’économie israélienne en pâtira et tout Israélien sera directement affecté, d’un point de vue économique. S’il n’y a pas de règlement politique entre l’Autorité palestinienne et Israël, alors l’économie israélienne connaîtra une phase de récession importante, préjudiciable à tout Israélien».
L’Américain John Kerry lui-même a saisi cette balle au bond pour faire pression sur l’Etat hébreu quand il a fait une allusion à cette perspective ce week-end en Allemagne: «Les risques pour Israël sont très grands, a-t-il déclaré à propos d’une faillite possible des pourparlers de paix israélo-palestiniennes dont il est l’initiateur. Les gens parlent de boycott. Cela s’intensifiera en cas d’échec. Nous avons tous intérêt à la solution de ce conflit. »
BAUDOUIN LOOS

(1) Nous avons interrogé François Dubuisson, chargé de cours de droit international à l’ULB, sur la légalité d’un boycott d’Israël.
«Les appels au boycott des produits originaires d’Israël lancés par des associations militantes s’inscrivent dans l’exercice de la liberté d’expression et sont dès lors légales, indépendamment de l’avis que l’on peut avoir sur leur opportunité. Il existe une jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme accordant aux ONG une protection renforcée de leur liberté d’expression, compte tenu de leur rôle essentiel dans le débat public, et les autorisant même à recourir à une certaine dose d’exagération. En Belgique, il n’y a jamais eu de poursuites à l’égard des campagnes de boycott menées par diverses associations. En Europe, seule la France fait exception puisque plusieurs militants y ont été condamnés pour « incitation à la discrimination ». Mais les juges sont divisés, plusieurs décisions ayant acquitté les personnes poursuivies, considérant que l’appel citoyen au boycott est couvert par la liberté d’expression.»

NB Une version plus courte de cet article est parue dans Le Soir du samedi 1er février 2014 sous le titre «De plus en plus d’Européens et d’Américains conscientisés», en complément d’un reportage de Serge Dumont en Israël et dans les territoires occupés.

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