Shimon Peres : une lettre de protestation



Monsieur Vivier,  Recteur de l’ULB,
Monsieur Hasquin,  Secrétaire Perpétuel de l’Académie Royale,
Monsieur Pieter De Crem, Ministre de la Défense,

Séance académique du 5 mars 2013 en présence de Monsieur Shimon Peres
Nous apprenons que le CCOJB, sous le haut patronage de l’Ambassade d’Israël, organise avec la participation de l’ULB une séance académique le 5 mars prochain.

A la lecture des conditions imposées par le CCOJB (invitation nominative et prix de 100 €),nous en concluons que cette séance sera fort confidentielle et réservée à un public “choisi et acquis”.
Des questions du public sont néanmoins prévues.

Nous ne serons pas présents mais j’aurais cependant souhaité demander à Monsieur Peres:

1, ce qu’il pense des arrestations “administratives” de milliers de Palestiniens (hommes, femmes et enfants), sans les inculper ni leur permettre de passer en jugement; certains ont recours à la grève de la faim pour s’y opposer; trois d’entre eux sont aujourd’hui dans un état désespéré;

2, ce qu’il pense des arrestations “musclées” d’enfants parfois en pleine nuit – chez eux et des interrogatoires qui suivent encore plus “musclés” avec les conséquences physiques et psychologiques désastreuses qu’elles entraînent;

3, ce qu’il pense des tortures infligées à certains prisonniers. L’un d’entre eux, Arafat Jaradat, 30 ans, en est mort le 23 février dernier;

4, ce qu’il pense des jeunes palestiniens tués en pleine rue,  certains une balle dans le dos ou dans la tête et dont “s’inquiète” même l’UE;

5, ce qu’il pense de la colonisation illégale galopante avec destructions de maisons, après avoir jeté ses habitants à la rue;

6, ce qu’il pense du déplacement forcé des Bédouins, notamment en détruisant leurs puits;

7, ce qu’il pense du comportement de voyous et des humiliations incessantes des colons, lesquels colons n’hésitent pas à incendier des champs de Palestiniens, déraciner des oliviers, tuer leur bétail;

8, ce qu’il pense de la restriction d’eau aux Palestiniens;

9, ce qu’il pense bien sûr du blocus imposé à Gaza, sans compter bien entendu des bombardements, notamment au phosphore;

10, ce qu’il pense de la “stérilisation” (blocage de la fécondation) de femmes “juives mais éthiopiennes” pendant les années 1980-1990, reconnue par Israël; Monsieur Peres n’était-il pas Premier Ministre à l’époque?

11, ce qu’il pense des infrastructures payées par l’UE ou des organisations non gouvernementales et détruites systématiquement par son Etat;

….

Ce qu’il pense enfin de l’enquête menée par des juristes en Droit international sur place et des conclusions d’Alexis Deswaef, Avocat et Président de la Ligue des Droits de l’Homme et consignées dans un ouvrage: “L’odyssée d’un avocat dans un Etat de non-droit”.

… Les enfants sont détenus dans les prisons israéliennes et font l’objet de détentions administratives. N’importe quel juriste constatant les conditions de la détention administrative ne peut que s’indigner. C’est une détention arbitraire. Ils sont jugés devant des tribunaux militaires, des sortes de tribunaux d’exception. Les droits des enfants conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant ne sont pas du tout respectés……

… Le conflit israélo-palestinien n’est peut-être pas le conflit le plus meurtrier au monde. L’horrible exemple de la Syrie est là pour le prouver. Cependant, c’est probablement une des pires situations au monde au niveau des injustices quotidiennes et de l’application du droit. Le quotidien des Palestiniens tant en Cisjordanie, qu’en Israël est absolument inacceptable sur le plan du respect des droits fondamentaux…..”

Tous ces faits du reste ont été largement abordés par d’éminents spécialistes lors des quatre sessions du Tribunal Russel pour la Palestine, organisées notamment par l’ABP. La session de clôture aura lieu les 16 et 17 mars 2013 à l’Auditorium Passage 44 à Bruxelles.
Ces sessions sont ouvertes à toutes et à tous, elles.

Ce qui est ahurissant c’est que des hommes et des femmes continuent à soutenir et défendre bec et ongles un pays qui pratique l’apartheid et qui viole toutes les règles du Droit International et du code éthique.

P

A voir : La loi des plus forts


mardi 26 février à 23h15, 86 min

Lorsqu’en 1967 Israël occupe la bande de Gaza et la Cisjordanie, il y instaure une administration et une législation spécifiques, sous contrôle de l’armée. Plutôt que d’appliquer le droit israélien à ces zones nouvellement conquises, hommes politiques et militaires bâtissent progressivement un système complexe de lois et d’ordonnances, guidés par une préoccupation principale : maintenir l’ordre. Plus de quarante ans après, cette législation est toujours en vigueur. Exemplaire dans sa forme et maintes fois primé, le documentaire interroge ses architectes – de vieux messieurs qui étaient autrefois procureurs ou présidents de cours martiales ou membres de la Haute Cour de justice israélienne. Comment juger les Palestiniens, eux qui sont à la fois des « ennemis » et des résidents de territoires officiellement israéliens ? Quels argumentaires juridiques ont jeté les bases de la colonisation ? Sans jamais occulter la dimension subjective et interprétative de leur travail de documentaristes, Ra’anan Alexandrowicz et Liran Atzmor démontrent avec gravité que le droit n’est pas neutre. Les entretiens, menés dans un décor minimaliste, dévoilent les arcanes d’une législation sur laquelle les citoyens israéliens ne sont que peu consultés et que les Palestiniens ressentent comme arbitraire et opaque. Avec en fil rouge une question cruciale et dérangeante : une occupation militaire est-elle compatible avec l’État de droit ?
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Documentaire

La rage des Ethiopiens israéliens


DUMONT,SERGE

Page 10

Lundi 11 février 2013

Israël Injections forcées de contraceptifs et racisme pour ces citoyens de seconde zone

TEL-AVIV

DE NOTRE CORRESPONDANT

On nous crache au visage et le fait que les autorités politiques ne s’excusent pas est encore plus humiliant. » Présidente de l’Association des Israéliens originaires d’Ethiopie (AIE), Ziva Modengeno tremble de rage depuis que le ministère de la Santé de l’Etat hébreu a reconnu avoir, dans le courant des années 1980-90, obligé les juives éthiopiennes désireuses d’émigrer en Terre sainte à suivre un traitement anticonceptionnel de longue durée.

Jusqu’à ces derniers jours, les autorités israéliennes avaient toujours nié que des injections de Depo-Provera, un puissant agent contraceptif, aient été pratiquées. Cela malgré les nombreux témoignages de femmes traitées sous la menace et le fait, scientifiquement prouvé, que le taux de fécondité des Ethiopiennes a chuté de 50 % depuis leur installation dans l’Etat hébreu.

Dans le courant des années 90, les sociologues et les psychologues imputaient ce changement au stress de l’immigration et au fait que les Ethiopiens sont passés brusquement d’une société rurale à une autre de type occidental, plus anxiogène. Ils attribuaient d’ailleurs aussi à ce chamboulement le fait que le nombre de divorces de couples d’origine éthiopienne à crû de manière exponentielle, ainsi que les cas de femmes battues voire assassinées par leur ex-époux.

Le « scandale du Depo-Provera » a éclaté en pleine campagne pour les élections législatives du 22 janvier et il n’a alors rencontré aucun écho. Mais les associations d’immigrants éthiopiens ont, cette fois, décidé de ne pas lâcher prise. Faute d’obtenir des explications circonstanciées assorties d’excuses, elles menacent d’agir en justice et de multiplier les opérations ponctuelles en attendant le jugement.

Les Israéliens originaires d’Ethiopie, dont certains portent le nom de « falashas », ne sont pas plus de 130.000, pour la plupart dans les villes pauvres de périphérie, et se heurtent à un racisme récurrent. Certaines écoles de Petah Tikvah refusent de prendre l’inscription de leurs enfants sous le prétexte qu’ils « sentent mauvais et retardent les autres ». Ce rejet est vécu quotidiennement dans des unités de l’armée, ainsi que dans quelques municipalités, qui refusent de les accueillir « parce qu’ils encombrent les services sociaux ».

Au printemps de 2012, lorsqu’une poignée de jeunes Ethiopiens élevés en Israël et connaissant les codes de ce pays a campé pendant plusieurs semaines devant l’entrée du cabinet de Binyamin Netanyahou pour dénoncer le désintérêt des pouvoirs publics à leur égard, la classe politique n’a pas réagi. Quant aux médias, ils se sont à peine intéressés au mouvement. Certes, le programme en langue amharique de Kol Israël (la radio publique) y a fait écho, mais qui l’écoute ?

« Au milieu des années 90, nous nous étions déjà sentis insultés en apprenant que le ministère de la Santé jetait à la poubelle le sang des Ethiopiens prélevé à l’occasion de divers examens sous le prétexte de combattre le sida », fulmine Shlomo Mulla, un ex-député falasha du parti centriste Kadima. Qui poursuit : « L’affaire du Depo-Provera est une preuve supplémentaire du mépris dans lequel ont nous tient. C’est la goutte qui fait déborder le vase. »

« Cette affaire de contraception forcée s’ajoute à de nombreux autres comportements dérangeants. Entre autres, le fait que des milliers de nos proches sont maintenus dans un camp de transit situé à Gondar (Ethiopie) depuis parfois quinze ans en attendant une autorisation d’immigrer qui n’arrive jamais », lâche Yetem Makuriya, une activiste sociale qui prépare une série de manifestations pour obtenir la création d’une commission parlementaire d’enquête. « Si ces candidats à l’immigration avaient été blancs, titulaires d’un diplôme universitaire et d’un compte bancaire bien rempli, je ne suis pas certaine qu’on les aurait traités de la même manière. Je ne suis pas sûre non plus qu’on aurait obligé leur épouse à suivre un traitement au Depo-Provera contre leur gré. Et si ça avait été le cas, les autorités se seraient empressées de condamner ce qu’elles ont enduré. »

source Le Soir

Journée mondiale de mobilisation pour le mouvement BDS


 

Samedi 9 février est une journée mondiale de mobilisation pour sensibiliser l’opinion publique à la nécessité de boycotter les produits exportés par l’occupant israélien, que ce soit par l’intermédiaire de la firme MEHADRIN ou d’autres. Ci-dessous l’un des tracts qui sera diffusé dans la France entière demain. Nous vous demandons de répercuter ces informations dans votre entourage et d’interpeller les responsables des magasins sur le caractère immoral et illicite de ces produits qui n’ont, en outre, aucune traçabilité.

Cliquer sur les images pour agrandir

Grand cortège carnavalesque pour le BDS le 9 février


 Le 9 février prochain,

à l’appel des organisations agricoles palestiniennes

et du Comité national palestinien du BDS

(Boycott, désinvestissement, sanctions),

nous nous mobiliserons pour le boycott
des produits agricoles israéliens.

Grand cortège carnavalesque pour le boycott

Dont VOUS serez les acteurs !

 

9 février de 14 à 16h au centre de Bruxelles

Rendez-vous à Esplanade de l’Europe

devant la Gare Centrale

Nous nous constituerons en cortège carnavalesque et déambulerons au centre de Bruxelles avec fanfare et autres réjouissances pour interpeller l’opinion publique.

Préparez votre plus beau déguisement sur le thème

« Démasquez les oranges de l’occupation »

 

Masques noirs et déguisement orange (fruit ou couleur) ou simplement dans ce que vous voulez.

 

Avec ou sans keffieh !Vos idées et créativités sont les bienvenues !

 

Nous serons accompagnés par un groupe de samba (drums) et de Dabkeh (danse palestinienne).
L’idée est de ne pas passer inaperçu !

 

Nous vous attendons nombreux !

 

Info :  Association belgo-palestinienne – 02 223 07 56abp.eccp@skynet.be

Un taux élevé de suicides dans l’armée israélienne, soigneusement caché


 

Le Dr. César Chelala, correspondant du Middle East Times International, révèle dans un article traduit et publié par le site d’ISM que le suicide est la première cause de mortalité des soldats israéliens, un soldat se suicidant quasiment tous les quinze jours.

« Le suicide : 1ère cause de mortalité des soldats israéliens

Par César Chelala

Article publié le 3 janvier 2013. Le Dr. César Chelala est correspondant à l’étranger pour le Middle East Times International (Australie)

Des statistiques publiées par l’armée israélienne révèlent que 237 soldats se sont suicidés ces dix dernières années. Ce nombre représente une moyenne de 24 soldats qui décident chaque année de se supprimer, soit quasiment un tous les quinze jours. L’armée a été amenée à diffuser ces statistiques suite à des informations sur les suicides dans l’armée publiées anonymement par un blogger, sous le nom de « Eishton », association des mots hébreux pour « homme » et « journal ». Après qu’il ait diffusé des informations concernant les suicides dans les rangs de l’armée, Eishton a été interrogé par la police et l’armée israéliennes.

C’est la différence significative entre les statistiques officielles de personnes décédées publiées par l’armée et le nombre de pages « d’hommages posthumes » sur le site internet officiel de commémoration « Yizkor » qui a mis la puce à l’oreile du blogger, et il en a tiré la conclusion que le nombre de suicides était beaucoup plus important que celui que présentaient les statistiques officielles.

Une raison à cet écart peut être la façon dont sont catégorisés ces décès. Il est notoire que les familles des soldats décédés ne veulent pas les voir figurer dans la catégorie « suicide ». D’après des sources militaires, cela pourrait être la raison pour laquelle l’armée israélienne refuse de publier les chiffres exacts, ainsi que les circonstances de la mort de chacun d’eux.

Un psychiatre cité dans un article publié par Ha’aretz (1) déclare qu’il y a une différence significative de profil entre un militaire qui se donne la mort et d’autres victimes de suicide. Selon lui, tandis que la plupart des suicides constatés parmi la population civile touche des personnes souffrant de dépression chronique, la majorité des soldats qui se suicident sont des personnes en bonne santé physique et mentale, mais qui traversent une crise personnelle aigüe.

Eishton indique que le taux de suicides parmi les soldats est plus élevé que le taux constaté parmi les citoyens en âge de faire l’armée, exemptés de leurs obligations militaires. Il demande instamment à l’armée de publier le nom de chaque soldat décédé assorti de la cause réelle de sa mort et écrit : « Les suicides ne sont pas le seul problème, c’est aussi le fait qu’ils [l’armée] veulent nous faire croire que tous les soldats qui sont tombés, sont morts au service de leur Patrie. »

Quelles sont les raisons du suicide de ces soldats ? Une explication peut être le fait qu’ils sont obligés de perpétrer des actions qui vont à l’encontre de leur valeurs morales et de leurs principes. « Breaking the Silence » [Briser le Silence], une organisation créée en 2004, a publié en 2009 un recueil de témoignages contradictoires sur l’Opération Plomb Durci, l’invasion de la Bande Gaza qui a duré trois semaines. Suite à ce livre, le Ministre des Affaires Etrangères israélien a contacté l’Espagne, les Pays-Bas et d’autres gouvernements étrangers pour qu’ils cessent de financer l’organisation. Elle publie désormais un livre de témoignages de soldats, dont le titre est « Notre logique cruelle : Témoignages de soldats israéliens dans les Territoires Occupés – 2000-2010 », qui contient 145 interviews recueillis par l’ONG israélienne.

Ces témoignages apportent des indices sur ce que ressentent les soldats par rapport à l’occupation et aux tactiques utilisées pour réprimer les actes d’opposition des Palestiniens contre cette même occupation. Un témoignage, apporté par un Sergent d’état-major appartenant à la Brigade Nahal basée à Hébron, raconte comment ils se sont comportés avec deux écoliers ayant lancé des pétards sur le chemin de retour de l’école vers leur maison. Lorsqu’on lui demande s’il avait vu les enfants lancer ces pétards et l’âge qu’ils pouvaient avoir, il répond : « Non, non, non. Nous ne les avions rien vu lancer. On les avait juste vus passer. Peut-être qu’ils courraient. Je ne me souviens pas bien, mais je me rappelle parfaitement que nous les avons arrêtés pour les fouiller. L’un d’eux était vraiment petit… peut-être quatre ou cinq ans. Un enfant vraiment très jeune, avec son frère… Peut-être même encore à la crèche ou en première année de maternelle… Et vous lui faites une fouille corporelle. A lui, et à son frère qui est à peine plus âgé. »

« Evidemment, vous ne pointez pas votre arme sur lui pour ne pas l’effrayer, mais c’est un des sujets difficiles pour moi, une autre confrontation à la réalité d’Hébron. Vous vous retrouvez soudain à fouiller au corps un tout petit enfant. Incroyable. J’ai fait la fouille, et j’étais en état de choc. Je me sentais si, comment vous dire, je me sentais si immoral à cet instant, je me sentais inhumain. Alors d’accord, l’arme n’est pas pointée sur lui, vous n’êtes pas en train de le menacer, et vous ne lui hurlez pas dessus. Vous êtes juste en train de le fouiller au corps… Est-ce un acte auquel j’aurais pu me substituer ? Je ne sais pas. Et ça fait mal. Comme je l’ai dit plus tôt, j’ai reçu une éducation. J’ai travaillé avec des jeunes, des enfants. Je me suis retrouvé auprès de petits élèves de première année dans le cadre de ma préparation au service militaire. Et tout à coup, vous vous imaginez en train de faire subir cela à un enfant qui était dans votre classe, un enfant dont vous étiez le tuteur en arithmétique. Un enfant qui est aussi petit, qui a exactement le même âge, la même taille, et vous êtes en train de le fouiller au corps. Ce n’est pas humain. »

(1) IDF : Suicide is the primary cause of death among Israëli soldiers, Ha’aretz, 31.12.2012

Note de la rédaction d’ISM-France

Non seulement, année après année, le suicide demeure la première cause de mortalité parmi les rangs de l’armée israélienne ; mais cet article éclaire aussi cet aspect de la propagande de l’armée israélienne qui falsifie les données qu’elle publie, et qui présente comme « tombés pour le pays » [càd tués par les terroristes palestiniens] des jeunes gens qu’elle a de fait contribué elle-même à assassiner.

Une variante de la fouille au corps, la fouille du cartable, ici à Al-Khalil/Hébron (photo CR)

Source : Common Dreams

(Traduction : CR pour ISM)

Source : http://www.ism-france.org/analyses/…

CAPJPO-EuroPalestine

Conflit israélo-palestinien : des manuels scolaires partiaux, selon une étude


lundi 4 février 2013, par La Rédaction

Palestinian activists remove Israeli flags during a protest against what they say is Israel’s denial of access to their farmland, in the village of Khirbet Zakaria, near the settlement bloc of Gush Etzion, on February 4, 2013. (AFP PHOTO/MUSA AL SHAER)

Les manuels scolaires israéliens et palestiniens diabolisent rarement l’adversaire mais offrent une vision du conflit destinée à promouvoir un point de vue unique, affirme une étude conjointe rendue publique lundi.
« La déshumanisation et la diabolisation de l’autre sont rares » de part et d’autre, selon cette étude conduite par un professeur de l’Université de Yale (Etats-Unis) avec un universitaire israélien et un universitaire palestinien.
Cependant, « les livres israéliens comme palestiniens présentent un récit national unilatéral. Les événements historiques y sont présentés de manière sélective pour renforcer chacun de ces récits nationaux », selon les auteurs, qui ont analysé plus de 3.000 textes scolaires de 2011 approuvés par les ministères de l’Education des deux côtés et ceux de l’enseignement ultra-orthodoxe juif.
Sur la question ultrasensible des cartes, seuls 4% des manuels palestiniens et 13% des manuels israéliens font figurer à la fois une frontière et une légende mentionnant Israël et les Territoires palestiniens. Et encore, en Israël, la Cisjordanie est en général désignée par son nom biblique de « Judée-Samarie ».
« Le manque ou l’absence d’information sur l’autre servent à délégitimer sa présence », soulignent les auteurs, relevant que la représentation négative de l’adversaire est « plus prononcée dans les livres ultra-orthodoxes israéliens et les livres palestiniens que dans ceux de l’Etat israélien, qui comportent davantage de contenu autocritique ».
« Il y a beaucoup à faire dans le système éducatif en général et les manuels scolaires en particulier si les parties en conflit décident de s’engager sur le chemin de la paix », conclut l’étude.
L’Autorité palestinienne et Israël ont souvent été accusés d’enseigner la violence et la haine ou de diaboliser l’autre dans leurs programmes scolaires.
Les autorités israéliennes ont accueilli très fraîchement cette étude financée par le département d’Etat américain, et qui renvoie dos à dos les systèmes éducatifs israélien et palestinien.
Le ministère israélien de l’Education a dénoncé un rapport « partial, non professionnel et profondément subjectif », ajoutant que les résultats le confortaient dans sa décision de ne « pas coopérer avec des éléments désireux de diffamer le système éducatif israélien et l’Etat d’Israël ».
« La tentative d’établir un parallèle entre les systèmes éducatifs israélien et palestinien est sans fondement », a assuré le ministère.
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a pour sa part « exprimé sa satisfaction » de voir l’étude confirmer « que les manuels palestiniens ne contiennent aucune forme d’incitation flagrante à la haine ».
M. Fayyad ajoute avoir demandé au ministère de l’Education « d’étudier attentivement le rapport et d’en utiliser les conclusions (…) pour harmoniser les programmes scolaires avec les principes profondément ancrés dans notre peuple de coexistence, de tolérance, de justice et de dignité humaine ».
A Washington, la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland, a qualifié d’ »analyse indépendante » l’étude réalisée en partenariat par deux ONG militant pour le dialogue et la paix, justifiant son financement par le fait qu’elle encourageait « la paix et la tolérance religieuse dans les programmes scolaires ».

(04-02-2013 – Avec les agences de presse)

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Israël avertit Assad et le Hezbollah


LOOS,BAUDOUIN

Page 8

Vendredi 1er février 2013

PROCHE-ORIENT Les lignes rouges israéliennes ont été précisées par des bombardiers

Nous ne tolérerons pas que le régime syrien transfère en catastrophe une partie de son matériel au Hezbollah, encore moins ses armes chimiques. Il s’agit d’une ligne rouge dont le franchissement nous forcera à intervenir immédiatement. » Répétés depuis plusieurs semaines par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, par son ministre de la Défense Ehoud Barak, et par le chef d’état-major de l’armée Benny Gantz, ces avertissements n’étaient pas lancés à la légère. Ils se sont concrétisés mercredi lorsque douze chasseurs bombardiers de l’Etat hébreu ont frappé à l’intérieur du territoire syrien.

Leurs cibles ? Un convoi d’armement transportant des missiles terre-air SA-17 (antiaériens) qui se dirigeait vers le Liban, ainsi qu’un centre de recherche militaire de Jamraya (banlieue de Damas) où seraient fabriquées des armes chimiques selon les renseignements militaires israéliens.

Personne ne confirme ces informations en Israël, mais la Syrie a reconnu que l’attaque a eu lieu et le Liban, dont le territoire a été survolé, et la Russie, l’ont condamnée. Quant à l’Iran, il clame que le raid pourrait avoir « de sérieuses conséquences pour les sionistes ». Car, contrairement à l’attaque israélienne de septembre 2007 qui avait détruit la carcasse en béton d’un centre nucléaire en construction dans le nord-est de la Syrie, à proximité de l’Euphrate, que Damas avait passée sous silence, cette fois le régime syrien n’a pas tardé à reconnaître l’une des frappes israéliennes : « Israël a directement bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’autodéfense (…) dans la province de Damas », a indiqué l’armée syrienne dès mercredi soir. Ajoutant : « Cette attaque prouve désormais à tous qu’Israël est le moteur, le bénéficiaire et parfois l’acteur des actes terroristes visant la Syrie et son peuple résistant, en coordination avec les pays soutenant le terrorisme. »

A Beyrouth, le mouvement chiite Hezbollah – affecté depuis des mois par la faiblesse croissante de son allié syrien – n’a pas dit autre chose, fustigeant « un projet israélien pour détruire la Résistance (anti-sioniste, NDLR) qui est à l’origine du conflit ».

Le régime d’Assad et le Hezbollah tentent ainsi d’exploiter le sentiment populaire anti-israélien encore très vif chez les Arabes. D’ailleurs la Ligue arabe, peu suspecte de sympathie pour le régime en place à Damas, s’est sentie obligée d’émettre un communiqué au Caire pour dénoncer « une violation flagrante du territoire d’un Etat arabe et de sa souveraineté ».

En Israël, pendant ce temps, l’ex-ministre israélien de la Défense Benyamin Ben Eliezer a estimé que son pays « doit, quoi qu’il arrive, garder un avantage qualitatif contre ses ennemis ». Et de poursuivre : « Le Proche-Orient est en pleine ébullition et personne ne sait de quoi demain sera fait. Nous ne pouvons donc nous permettre de laisser des missiles russes de la dernière génération passer des arsenaux syriens à ceux du Hezbollah. »

Le raid de mercredi s’explique également par la peur israélienne de voir des armes chimiques syriennes utilisées contre sa population. « Qui sait comment Bachar el-Assad va réagir lorsque son régime sera au bout du rouleau ? Et qui nous dit que les islamistes fanatiques qui déferlent sur son pays ne vont pas s’emparer de quelques têtes chimiques ou bactériologiques et les balancer sur Israël ?, interroge l’ancien directeur général du Mossad Shabataï Shavit. Etant donné l’instabilité croissante dans la région, Israël ne peut relâcher sa garde. »

Selon les chroniqueurs militaires de la presse israélienne, des opérations semblables au bombardement de mercredi pourraient se multiplier si la situation l’exige. Depuis quelques semaines, le thème des armes chimiques syriennes a d’ailleurs supplanté celui de la menace nucléaire iranienne dans le discours des dirigeants israéliens ainsi que dans les médias locaux, même si le convoi visé mercredi était, semble-t-il, composé de missiles SA-17, un engin de conception russe considéré comme un des plus perforants au monde dans la défense anti-aérienne.

Parallèlement, le niveau d’alerte des troupes stationnées sur le plateau du Golan a d’ailleurs été élevé et l’effectif des stations de surveillance électronique renforcé. En outre, durant le week-end, deux batteries de roquettes anti-roquettes « Dôme d’acier » ont été déplacées des alentours de la bande de Gaza vers le nord d’Israël.

source

Israël : pour la fin de la détention administrative


Appel à l’action : joignez-vous à la campagne mondiale d’Addameer pour la fin de la détention administrative

jeudi 31 janvier 2013 – 09h:41

Addameer


Addameer appelle les militants et les personnes de conscience à manifester leur solidarité avec tous les prisonniers politiques et à participer à la prochaine campagne mondiale de l’organisation de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l’homme Addameer contre la détention administrative.

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Plus de 4793 Palestiniens sont actuellement détenus par Israël ; 10 sont des femmes, 193 sont des enfants, et 178 le sont en détention administrative, une politique décrépite dont se sert Israël pour garder en détention indéfiniment des Palestiniens sur la base d’une information tenue secrète, sans les inculper ni leur permettre de passer en jugement.

Non seulement ces prisonniers sont détenus arbitrairement, mais l’usage par Israël de la détention administrative viole plusieurs règles internationales, notamment en expulsant des Palestiniens du territoire occupé vers Israël, en refusant les visites régulières des familles et en refusant de tenir compte de l’intérêt supérieur des enfants détenus comme l’exige le droit international.

Nous avons besoin de votre soutien pour briser leurs chaînes et le silence sur la détention administrative

Aujourd’hui, Israël a externalisé la sécurité dans les prisons où sont détenus les Palestiniens vers une entreprise danoise/britannique, la société G4S. En plus du service pénitentiaire israélien, G4S est responsable des conditions extrêmes qu’ont subi les prisonniers durant les grèves de la faim historiques de 2012 et auxquelles ont participé des milliers de Palestiniens, et notamment ces deux grévistes de la faim qui ont frôlé la mort pour protester contre leur détention arbitraire, Khader Adnan et Hana Al-Shalabi. G4S est aussi complice dans la détention par Israël de près d’un tiers du Conseil législatif palestinien depuis 2006 et de dizaines de défenseurs des droits de l’homme arrêtés chaque année pour leur participation à la résistance populaire.

Le gouvernement d’Israël doit libérer tous les détenus administratifs et, dans l’attente, tous les détenus administratifs doivent être assurés de leurs droits en conformité avec le droit international.

Addameer soutient la Campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre G4S pour que cette société cesse sa complicité contre les détenus en détention administrative et pour mettre la pression sur le gouvernement israélien pour qu’il libère les prisonniers. Addameer appelle toutes les organisations et personnes de la solidarité et toutes les organisations des droits de l’homme à travers le monde à se joindre à notre Campagne pour la fin de la détention administrative, qui sera lancée le 17 avril 2013.

Agissez !

Vous pouvez faire pression sur le gouvernement israélien pour la libération des prisonniers :

  • en participant à une journée de mobilisation de masse dans votre ville, le 17 avril, Journée annuelle des Prisonniers palestiniens ;
  • en organisant une semaine « Fin à la détention administrative », du 17 au 24 avril 2013, dans votre ville ou université, en vous servant du matériel de la prochaine campagne d’Addameer ;
  • en vous joignant à la campagne BDS contre G4S dans votre ville ;
  • en sensibilisant sur la détention administrative dans votre communauté, en utilisant l’ensemble du matériel à venir pour les militants.

Pour vous engager dans la Campagne « Fin à la détention administrative », contactez Addameer sur :

Association Addameer de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l’homme

P. O. Box : 17338, Jerusalem
Tel : +972 (0)2 296 0446 / 297 0136
Fax : +972 (0)2 296 0447
Email : info@addameer.ps
Website : http://www.addameer.org ; Facebook ; Twitter ; YouTube

Addameer – traduction : Info-Palestine

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