Hébron, l’autre front


Un jeune militant palestinien Fadi Quran, diplômé de Stanford University, est arrosé de poivre dans le visage, attaqué et arrêté par les forces israéliennes lors d’une manif demandant la réouverture d’une voie importante pour les Palestiniens dans la ville de Hébron.

Israël, sous pression, hâte le cas de Khader Adnane devant la Cour suprême


RAMALLAH (Territoires palestiniens) – La Cour suprême d’Israël a décidé lundi de hâter l’examen de l’appel de Khader Adnane, un prisonnier palestinien en grève de la faim depuis 65 jours pour protester contre sa détention sans inculpation, a annoncé son avocat.

La Cour devait examiner l’appel jeudi mais l’audience a été avancée de 48 heures à mardi à 13H00 GMT à la suite d’une demande de l’avocat de M. Adnane.

Cette décision survient alors qu’Israël est sous discrète pression de la communauté internationale pour faire un geste humanitaire en faveur du détenu palestinien engagé dans la plus longue grève de la faim de l’histoire du conflit.

Son avocat, Jawad Boulos, avait saisi la semaine passée la plus haute institution judiciaire d’Israël du cas de Khader Adnane en raison de la dégradation de l’état de santé du détenu. La Cour avait indiqué qu’elle examinerait l’affaire le 23 février. Un nouvel appel a été fait lundi pour avancer l’audience et la Cour a fixé une nouvelle date à cet effet, a indiqué une porte-parole de la Cour.

Détenu sans charge ni procès, Khader Adnane, 34 ans, a été arrêté le 17 décembre dernier par l’armée israélienne près de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, où il a été porte-parole du Jihad islamique. Il est en grève de la faim depuis le 18 décembre et est actuellement hospitalisé –enchaîné à son lit– dans un établissement de Safed, dans le nord d’Israël. Il a pu recevoir ces derniers jours la visite de sa famille et de députés arabes israéliens.

Les autorités pénitentiaires israéliennes ont assuré que l’état du détenu est constamment sous surveillance.

– Grève de la faim de solidarité –

Khader Adnane, boulanger de métier, affirme qu’Israël n’a aucune preuve contre lui et accuse ses interrogateurs de l’avoir maltraité. Un haut responsable palestinien a exhorté lundi la communauté internationale à faire pression sur Israël pour que l’Etat hébreu libère M. Adnane.

J’ai envoyé aujourd’hui des messages à la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, et parlé aux représentants de l’UE et de la Chine, a déclaré à l’AFP le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat. Je leur ai demandé d’intervenir au sujet de M. Adnane, a-t-il ajouté. Ils doivent faire pression sur Israël pour le libérer.

L’ONU et l’Union européenne ont fait part de leurs inquiétudes quand à son état de santé. Des associations de défense des droits de l’Homme, dont Amnesty International, Human Rights Watch (HRW) et l’Association pour les droits civiques en Israël (ACRI), ont dénoncé son sort, appelant les autorités israéliennes à le juger ou à le relâcher.

Mais lundi, un porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié Khader Adnane de terroriste dangereux, en dépit du fait qu’il n’a jusqu’ici pas été inculpé.
Cet homme est impliqué dans la planification d’activités terroristes contre Israël, a déclaré Ofir Gendelman à l’AFP. Il a affirmé sur Twitter qu’un juge militaire et une cour d’appel militaire le considèrent comme un terroriste dangereux du Jihad islamique.

Les détenus palestiniens en Israël ont décidé d’observer une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec Khadner Adnane, selon l’association des prisonniers palestiniens. Des marches et des manifestations sont également prévues mardi dans les Territoires palestiniens.

Selon la loi israélienne, héritée du mandat britannique, un suspect peut être retenu jusqu’à six mois sans inculpation en détention administrative, renouvelable indéfiniment, par les autorités militaires. Quelque 300 Palestiniens sont actuellement en détention administrative, selon le service pénitentiaire.

(©AFP / 20 février 2012 21h08)
http://www.romandie.com/news/n/_Israel_sous_pression_hate_le_cas_de_Khader_Adnane_devant_la_Cour_supreme200220122102.asp

Pour Khader Adnan


Le Palestinien Khader Adnan (33 ans) a été arrêté de force le 17 décembre 2011. Les autorités israéliennes ont décrété une ordonnance de détention administrative de 4 mois sans accusations formelles et sans procès. L’appel contre sa détention administrative a été rejetée par un tribunal militaire israélien le 13 Février.

Depuis son arrestation, Khader refuse tout alimentaire et traitement médical pour protester contre les mauvais traitements, la torture et la privation, jusqu’à ce qu’il soit libéré. Aujourd’hui il commence son 65ème jour, un jour pour chaque année de l’occupation de la Palestine.

Après 65 jours de grève de faim Khader Adnan est dans le coma, et le risque de subir une crise cardiaque ou une défaillance d’organes totale est immense.

Violation 4ème Convention de Genève

Les autorités militaires israéliennes gardent systématiquement les civils palestiniens en détention administrative pendant 6 mois, renouvelable pour une durée illimitée et sans aucune accusation formelle ou procès. Cette pratique signifie une violation de la 4ème Convention de Genève. À ce moment plus de 4200 palestiniens sont emprisonnés pour “des raisons de sécurité”, dont 315 en détention administrative.

Agir maintenant!

L’UE et ses États membres doivent appeler Israël à libérer immédiatement tous les prisonniers en détention administrative et à adopter les règlements militaires relatifs à la détention administrative, conformément aux critères internationaux.

Vu l’urgence de la situation de Khader Adnan, nous demandons une action immédiate de la Belgique pour sauver la vie de Khader. Nous demandons que la Belgique fasse pression sur Israël pour mettre fin à sa détention arbitraire avant qu’il ne soit trop tard.

RDV sur les marches de la Bourse ce vendredi 24 février à 17h30.

Ce soir : libres dans la prison de Gaza


Mourir pour vivre… [Khader Adnan]

khader adnan

En Exclusivité belge le vendredi 17 Février

«Libres dans la prison de Gaza  »

De 19h00 à 22h00

La projection du film est suivie d’une table ronde entre les participants.

En présence du réalisateur Chris Den Hond et  de Luk Vervaert  spécialistes des prisonniers nous parleras des conditions de détention  des prisonniers palestiniens.

Prix : 2 Euro

Rapport: Plusieurs attaques: La guerre de la Brigade Golani avec la population palestinienne d’Al-Khalil (Hébron)


rapprot-hebronDepuis l’arrivée de la brigade Golani à Hébron le 27 Décembre, les organisations internationales d’accompagnement (Christian Peacemaker Teams, Mouvement International de Solidarité, et d’autres) ont noté une augmentation du nombre de graves violations des droits de l’homme envers le peuple palestinien, en particulier envers les jeunes et les enfants de la vieille ville et Tel-Rumeida.

Tous les faits enregistrés ont été notés par observation directe et/ou par le témoignage de victimes. Le rapport qui suit démontre la forte augmentation des actes de harcèlement, de violence et de violations des droits humains par l’armée israélienne envers la population palestinienne d’Hébron. Contrairement aux justifications données, aucune des personnes impliquées n’ont été perçues comme exprimant une quelconque menace pour les soldats. La brigade Golani devrait rester à Hébron entre deux et cinq mois. Du coup, les membres des organisations d’observateurs internationaux craignent que de pareils abus continuent à augmenter et rendent la vie insupportable aux Palestiniens vivant sous l’occupation à Hébron.

Sauvez Adnan Khader !


Ce prisonnier palestinien est en grève de la faim depuis le 17 décembre, soit près de 2 mois, pour protester contre sa détention administrative. ci-dessous la pétition pour sa libération.

http://signon.org/sign/khader-adnans-life-at-1?source=s.fwd&r_by=2484012

Entretien de Bekah Wolf* avec Mousa Abu Maria, du comité de résistance populaire de Beit Ommar, près d’Hébron, qui a passé presque 5 ans, de 1999 à 2003 dans des prisons israéliennes, puis 14 mois supplémentaires, de 2008 à 2009 en détention administrative (sans charge retenue contre lui ni procès).

Comme Khader Adnan, il a été victime de traitements cruels et inhumains et de torture dans le cadre de ses interrogatoires. En 2001, il a partagé sa cellule avec Khader Adnan.

Bekah Wolf : Comment connais-tu Khader Adnan ?

Mousa Abu Maria : On s’est rencontré en 2001 ou 2002 dans la prison d’Askelon. Il était un leader dans la prison, parce qu’il n’en était pas à sa première incarcération. Il formait des groupes de prisonniers à l’histoire de la Palestine et de l’insurrection. La prison était une sorte d’université à cette époque, et il était l’un des professeurs.

BW : Quel genre de personne est-il ?

MAM : Beaucoup d’étrangers pensent que si vous portez la barbe ou êtes membre du Jihad islamique, vous restez seulement assis à prier toute la journée. Khader Adnan plaisantait comme n’importe qui d’autre. Il a mon âge, nous étions jeunes, nous étions comme n’importe quels jeunes gens. Il essayait de nous faire oublier qu’on se trouvait en prison, comme si on était juste dans un dortoir. Il s’occupait d’ »organiser » la vie des prisonniers, ce qui lui valait des problèmes avec les gardiens. Il était souvent placé en cellule d’isolement, mais à sa sortie il continuait d’agir de la même façon.

BW : Il a commencé la grève de la faim pour protester contre la manière dont il était traité lors de ses interrogatoires. Il était maintenu dans un état de stress, battu et insulté. Est-ce que ta propre expérience est similaire ?

MAM : C’est comme ça que l’armée d’occupation se conduit avec les militants : ils essaient de prouver à quel point ils vous contrôlent. Ils veulent vous dire : « vous avez peut-être du pouvoir à l’extérieur, mais ici, en prison, nous détenons totalement le pouvoir ». Ils me forçaient à rester assis les poignets attachés aux chevilles, sur une chaise métallique, inclinée vers l’avant, pendant des heures, jours après jours. C’est à la fois une torture physique et psychologique. Vous ne pouvez pas lever la tête, vous ne pouvez pas les regarder dans les yeux. Ils veulent que vous ne vous sentiez plus vous-même, vous montrer qu’ils vous possèdent, et que vous n’avez plus aucun pouvoir de résistance.

BW : Quel est l’objectif des insultes et des coups ?

MAM : C’est juste pour montrer qui est le maître, pour casser votre volonté de résistance. Ils savent que vous avez été un militant, et que vous avez une certaine force intérieure pour résister, et c’est cela qu’ils doivent briser. Parfois c’est pour obtenir de vous des informations, mais la plupart du temps c’est pour briser votre volonté. C’est pour ça que vous commencez une grève de la faim, c’est la seule chose que vous puissiez encore contrôler, ce que vous mangez, ce que vous mettez dans votre corps. C’est le moyen de montrer que vous pouvez encore résister. Vous faites ça à l’intention de vos bourreaux et de vos camarades, mais vous vous prouvez aussi quelque chose à vous-même, qu’il vous reste encore la force de résister, qu’ils n’ont pas pu tout vous prendre.

BW : Khader Adnan mène aujourd’hui une grève de la faim pour protester contre sa détention administrative. Tu as été toi-même en détention administrative pendant 14 mois, peux-tu nous expliquer ce que c’est, et pourquoi ça peut conduire un homme à choisir de mourir plutôt que de vivre dans de telles conditions ?

MAM : Tout d’abord, je ne pense pas que Khader Adnan veuille mourir. Ce n’est pas son état d’esprit. Nous avons tous pratiqué la grève de la faim par le passé pour protester contre nos conditions d’incarcération. Il démontre son engagement dans la résistance, de la seule façon qui lui soit encore autorisée, avec son propre corps.

La détention administrative est aussi une agression psychologique menée contre une personne. Vous êtes détenu, sans savoir de quoi vous êtes accusé, mais plus important encore, sans savoir combien de temps cela va durer. Quand vous êtes condamné à une peine de prison, vous pouvez accepter la réalité et la tenir à distance ; vous pouvez garder l’espoir et faire des projets pour votre vie après votre libération.

La détention administrative ne vous permet pas cela, parce que vous ne savez jamais quand vous allez être relâché. Vous êtes dans une agitation permanente. C’est aussi le cas pour votre famille. Tu te souviens quand j’ai pensé que j’allais être relâché, les gardiens m’avaient dit de préparer mes affaires et je t’ai envoyé un message par l’intermédiaire d’un autre prisonnier pour te le faire savoir. Ils m’ont même conduit jusqu’au portail de la prison avec toutes mes affaires, et j’ai pensé, après 12 mois « je vais enfin être relâché, je vais revoir ma femme et ma famille ».

Et là ils m’ont dit que c’était une plaisanterie. Ils m’ont remis dans la jeep et ramené à la prison. Cela détruit votre âme. Après une telle atteinte à la force et à la nature de votre esprit, vous ne pouvez plus que vous détruire vous-même. Il faut une force incroyable pour ne pas tomber dans le désespoir. C’est pour Khader une motivation puissante pour entamer une grève de la faim. Je crois qu’il a besoin de sentir qu’ils (les soldats des forces d’occupation) ne le contrôlent pas totalement. Ils peuvent contrôler quand il voit sa famille, quand il va être relâché, mais maintenant il contrôle lui-même quelque chose qu’ils ne peuvent pas lui prendre. Le but de toute force d’occupation est de démontrer qu’elle contrôle totalement la population, afin que celle-ci ne résiste plus. Khader prouve à lui- même ainsi qu’à nous tous que le pouvoir de résister est toujours entre nos mains et que l’armée d’occupation ne peut pas nous enlever cela.

BW : Mousa, tu as été en prison pendant plus de 6 ans, tu as été battu, frappé si durement pendant l’interrogatoire lors de ton premier emprisonnement, qu’ils ont dû te transporter à l’hôpital, ta maison à été bombardée au milieu de la nuit à plusieurs reprises, et à chaque fois tu sais qu’ils peuvent t’emmener et te remettre en détention administrative même si tu n’as rien fait. Comment continues-tu à oeuvrer au sein de la lutte populaire ? Comment continues-tu à résister ?

MAM : Les gens comme moi, comme Khader, comme Bassem Tamimi (coordinateur de Nabi Saleh, emprisonné), nous nous sommes engagés il y a longtemps dans la résistance. Nous nous sommes promis à nous-mêmes et aux nôtres que nous affronterions l’occupation et la regarderions dans les yeux.

Bien sûr je ne veux pas retourner en prison, je veux vivre avec ma femme et ma fille, nous les Palestiniens nous ne sommes pas des robots, nous ne vivons pas que pour résister, nous souhaitons une vie normale, rire, plaisanter, aller au jardin avec les enfants. Mais nous voulons aussi être fidèles à nos engagements envers nous-même et envers notre peuple : nous nous lèverons face à l’occupation, nous ne les laisserons pas nous posséder. Si la seule façon d’échapper à leur contrôle est de les rejeter, refuser leur nourriture, leur eau, leurs médicaments, alors c’est ce que nous ferons. Khader Adnan continue la résistance jusqu’au bout, en réalité il se bat pour la vie, la vie dans la justice et la dignité.

*Bekah Wolf est cofondatrice de l’association « Palestine Solidarity Project », et travaille en Cisjordanie depuis 2003. Elle est mariée à Mousa Abu Maria.

Source : http://electronicintifada.net/conte…

Traduction : http://www.europalestine.com/spip.php?article6887

Rectificatif : des intellectuels palestiniens au régime syrien : « Pas en notre nom ! »


UPDATE: There are credible reports that many of the supposed signatories to this document never saw it and had no knowledge that their names were being used. If this is true, those responsible for the forgery have done irreparable harm to the Syrian cause. I respectfully request that anyone who has republished this translation take appropriate measures to inform their readers.
AVIS : on nous informe que nombre des signataires de ce document ne l’avaient jamais vu et ne savaient pas que leur nom avait été utilisé. Dans ce cas, les responsables de ce mensonge ont causé un dommage irréparable à la cause syrienne. Je demande respectueusement à quiconque a repris ce texte, d’en informer ses lecteurs.
anniebannie a parcouru les deux listes et  y a retrouvé les mêmes noms;  toutefois la manoeuvre  était totalement inexcusable
Déclaration collective palestinienne

Wadistocracy

Pour solliciter l’adhésion au syndicat des Écrivains syriens et en solidarité avec le peuple syrien.

C’est un honneur, pour nous, écrivains et signataires de cette déclaration, que de solliciter en tant que groupe d’être accepté au sein du syndicat des Écrivains syriens, récemment créé par des écrivains et intellectuels syriens qui soutiennent le peuple alors qu’il gravit les marches de la liberté, maculées de sang par la main du tyran. La création du syndicat des Écrivains syriens constitue un piller essentiel de la révolution syrienne et met le vrai intellectuel, homme et femme, à sa juste place aux côtés du peuple, comme un partenaire efficace dans la construction d’une nouvelle Syrie libérée de tout autoritarisme dynastique, différente, démocratique, d’un système civil fondé sur les droits des citoyens, qui embrasse les droits d’expression et de création, un système incapable de détourner la volonté des intellectuels syriens libres au moyen de structures falsifiées qui s’arrogent les potentialités de la culture, usurpent le rôle de la femme et de l’homme intellectuel et détournent sa volonté, des structures qui ne sont qu’un dispositif toujours aux mains du tyran et de ses appareils.

Maintenant plus que jamais, la Syrie a besoin d’une voix mature qui parle depuis le cœur de la Syrie, une voix qui renforce l’unité nationale et tire sa force de la diversité et de la richesse de la société syrienne (…) (qui servira de) base pour construire une démocratie.

Nous avons récemment entendu un représentant du régime syrien au Conseil de sécurité des Nations-Unies utiliser la cause palestinienne et son évolution douloureuse et honorable pour couvrir les crimes effroyables commis en Syrie. Nous disons au régime syrien et à ses représentants : ce n’est pas en notre nom, ce n’est pas au nom de la Palestine que ces crimes sont perpétrés dans notre Syrie bien-aimée, oh les tueurs ! N’utilisez pas notre juste cause pour masquer vos crimes inhumains contre nos frères et sœurs syriens. C’est le peuple syrien qui a, historiquement, adopté notre cause, et sacrifié des martyrs pour elle, pas votre régime, dont nous avons des souvenirs douloureux. Nous n’oublierons jamais son rôle dans le massacre de Tel Az-Zaatar en 1976, ni dans cet assaut épouvantable contre le camp de réfugiés de Nahr al-Baret près de Tripoli en 1983, ni le siège des camps à Beyrouth en 1985, ni aucun de tous ces autres actes qui ont affaibli amèrement l’unité nationale palestinienne. Ne vous servez pas du nom de Palestine, car ce nom n’est plus un atout pour vous.

Une Syrie unifiée, libre et démocratique est ce dont la Palestine a besoin, et c’est la Syrie qui est en train de naître aujourd’hui, du ventre d’une révolution sanglante déclenchée par un grand peuple. Nous sommes confiants que le nom de Palestine restera dans le cœur de ce peuple courageux, en révolte, et de son élite culturelle.
Mourid Barghouti (poète et écrivain)
Taher Riyad (poète)
Ghassan Zaqtan (poète)
Zuhair Abu Shayib (poète)
Azmi Bishara (intellectuel)
Mahmoud Ar-Rimawi (écrivain)
Ma’an al-Biyari (écrivain et journaliste)
Youssef Abu Laouz (poète)
Najwan Darwish (poète)
Rub’i al-Madhoun (romancier)
Adel Bishtawi (écrivain, romancier et chercheur)
Antoine Shalhat (écrivain et critique)
Fakhri Salih (critique)
Hussein Shaweesh (écrivain)
Huzama Habayeb (écrivain et romancier)
Nasr Jamil Shaath (poète)
Ahmed Abu Matar (critique universitaire, chercheur et militant)
Mohammad Khalil (écrivain)
Youssef Abdel Aziz (poète)
Moussa Barhouma (écrivain)
Issa Ash-Shu’aibi (écrivain)
Moussa Hawamdeh (poète)
Na’il Balaawi (poète)
Khalil Qandeel (écrivain)
Ghazi at-Theeba (poète)
Wissam Joubran (poète et musicien)
Omar Shabana (poète)
Qusai al-Labadi (poète)
Ali al-Aamari(poète)
Jihad Hudeib (poète)
Ziad Khaddash (écrivain)
Nasr Rabah (poète)
Bassem Al Nabrees (poète et écrivain)
Raji Bathish (écrivain)
Shaher Khadra (poète)
Raed Wahish (poète)
Asma Azaiza (poète)
Mahmoud Abu Hashhash (poète)
Khodr Mahjaz (écrivain, poète, chercheur, critique universitaire)
Bassel Abu Hamda (écrivain)
Ibrahim Jaber Ibrahim (écrivain)
Abdullah Abu Bakr (poète)
Osama al-Rantisi (écrivain)
Issam As-Saadi (poète)
Khalid Juma (poète)
Naim al-Khatib (écrivain)
Akram Abu Samra (poète)
Hanin Juma Takrouri (writer) Najwa Chamoun (poète)
Mohamad As-Salimi (poète)
Hani As-Salimi (romancier)
Bilal Salameh (poète)
Osama Abu Awad (écrivain)
Jaber Sha’at (poète)
Youssef al-Qadra (poète)
Nesma al-Aklouk (écrivain)
Othman Hussein (poète)
Rizk al-Biyari (poète)
Yasser al-Wiqaad (poète)
Subhi Hamdan (écrivain)
Imad Mohsen (écrivain)
Leila Violet (poète)
Tayseer Muheisen (écrivain, critique et militant politique)
Fayez As-Sirsawi (artiste visuel et poète)
Rajab Abu Sirriyeh (écrivain)
Fuad Hamada (critique universitaire, chercheur, et militant politique)
Mai Nayif (critique universitaire, chercheur et militant pour l’égalité des sexes)
Yusri Al-Ghul (écrivain et critique)
Hussein Abu An-Najja (écrivain et chercheur universitaire)
Nasr Aliwa (romancier et critique)
Abdel Karim Aliyan (écrivain et chercheur en enseignement)
Walaa Tamraz (chercheur et écrivain politique)
Omar Sha’aban (écrivain et chercheur) Hassan Mai (écrivain et critique universitaire)
Ma’an Samara (poète et journaliste)
Mohamad Hassouna (universitaire et critique)
Aoun Abu Safia (romancier)
Atif Hamada (poète et critique universitaire) Ghiath al-Madhoun (poète)
Rajaa Ghanem (poète)
Tariq al-Karmi (poète)
Ahmed al-Ashqar (poète)
Ali Abu Khitab (poète et écrivain)
Dunia al-Amal Ismail (poète)
Isra Kalash (écrivain)
Moussa Abu Karash (poète et écrivain)
Abdel Fitah Shihada (poète et romancier)
Yasser Abu Jalala (poète et artiste visuel)
Khalil Hassouna (poète et romancier)
Muheeb al-Barghouti (poète)
Abdel Nasr Aamer (poète et artiste visuel)
Nidal al-Hamarna (écrivain)
Ashraf Amro (écrivain)
Asma Nasr Abu Ayyesh (écrivain et journaliste)
Maya Abu al-Hiyaat (écrivain)
Zeinat Abu Shaweesh (écrivain)
Suzanne Salameh (poète)
Publication Wadistocracy :

Le texte original en arabe est disponible ici : https://www.facebook.com/notes/yass….

J’ai pris quelques petites libertés pour l’intérêt de la clarté et de la facilité du texte en anglais, mais en essayant de rester aussi fidèle au texte que possible. J’ai aussi pris la liberté d’ajouter « lui ou elle » (intellectuel) ce qui n’est pas généralement utilisé dans l’arabe pour des raisons de style mais je sens que c’est dans l’esprit de la déclaration puisque les femmes sont parmi les signataires.

Yassin Al Haj Saleh

9 février 2012 – traduit de l’arabe et publié par wadistocracy واديقراطية – traduction de l’anglais : Info-Palestine-JPP
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11785

«Libres dans la prison de Gaza »


En Exclusivité Belge le vendredi 17 Février

De 19h00 à 22h00

La projection du film est suivie d’une table ronde entre les participants.

En présence du réalisateur Chris Den Hond et  de Luk Vervaert  spécialistes des prisonniers nous parleras des conditions de détentions  des prisonniers Palestiniens.

Prix : 2 Euro

Mener le combat pour la libération à l’intérieur et à l’extérieur des prisons d’Israël

samedi 28 janvier 2012 – 10h:26

Ameer Makhoul – E.I


Prison de Gilboa – La réussite dans l’internationalisation d’une question se mesure à la capacité à transformer celle-ci en préoccupation d’ordre mondial.
(JPG)

Libérer les prisonniers politiques palestiniens signifie les libérer maintenant – Photo : APA images

Elle signifie la création sur le terrain d’une situation où il devient impossible au système international de continuer à fuir ses responsabilités ou à entretenir la collusion avec les puissants au détriment des victimes spoliées de leurs droits. Il devient alors possible d’actionner les mécanismes internationaux allant dans le sens de la restauration des droits des victimes, ce qui implique contraindre ceux qui violent ces droits à se soumettre aux décisions internationales.

Dans une telle situation, la justice devient pour la victime une arme puissante, capable de faire pencher le rapport de force en sa faveur face à la puissance répressive de la partie dominante- dans notre cas, face au régime colonialiste et raciste d’Israël.

Il y’a cependant une règle incontournable et que connaissent toute révolution populaire et tout mouvement de libération : il ne suffit pas d’être victime d’injustice pour gagner la solidarité mondiale. Pour que celle-ci naisse et se développe en leur faveur, il faut que les victimes soient non seulement conscientes mais aussi et surtout activement engagées dans la lutte pour la restauration de leurs droits, dans la résistance contre leurs oppresseurs. C’est dans la ténacité de cette lutte, sa capacité à toujours faire face aux nouveaux défis que se trouve l’ingrédient capable de transformer la sympathie internationale en solidarité agissante et efficace, c’est-à-dire en action politique douée de vision stratégique.

L’internationalisation consiste essentiellement à mobiliser et à entretenir la solidarité populaire mondiale ainsi qu’à agir en vue d’encourager les organismes internationaux à assumer leurs responsabilités.

Un mouvement de solidarité mondial actif et en pleine expansion peut puissamment influer sur les gouvernements, les instances législatives ainsi que les médias dans différentes sociétés et pays à travers le monde ; il peut aussi agir sur les instances officielles et internationales, tout cela en vue d’amener des changements de politiques sur deux fronts : soutenir et renforcer les victimes de l’injustice, d’une part, donner davantage de vigueur à leur espoir de voir leur juste combat aboutir grâce à leur lutte et grâce à la légalité internationale et, d’autre part, affaiblir et isoler l’oppresseur colonial raciste en le soumettant à des sanctions et en le privant de sa légitimité, le but ultime étant le démantèlement de ses structures répressives.

Libérez-les maintenant !

Pourtant, la position officielle palestinienne sur la question des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes compromet gravement cette cause centrale dans le combat de notre peuple. (Voir Palestinian prisoners in Israeli jails).

La position officielle , en substance , est qu’aucun accord de paix avec Israël ne sera signé tant que tous les prisonniers n’auront pas été libérés. En pratique , cela revient , non seulement à pérenniser leur détention en remettant la question de leur libération à un avenir indéterminé mais à la réduire à un statut mineur dans l’agenda national palestinien. Libérer les prisonniers doit signifier les libérer maintenant.

Israël s’est acharné à transformer le cas d’un de ses soldats d’occupation capturé par la résistance palestinienne en question humanitaire de dimension internationale alors que dans le même temps elle a exigé que les 7000 prisonniers palestiniens de la liberté soient considérés comme des « terroristes ».

Pourquoi la position officielle palestinienne manifeste- t’elle autant de déférence à l’égard de cette curieuse logique ? Pourquoi la victime, la partie qui a la justice de son côté doit-elle présenter des excuses, présenter des excuses au nom des Palestiniens qui ne font que défendre leurs droits ? Pourquoi adopter la posture de celui qui demande pardon ? Quand avons-nous entendu pour la dernière fois une voix palestinienne officielle s’élever aux Nations Unies ou à l’Union Européenne ou même à Ligue Arabe pour défendre le droit et le devoir des Palestiniens de résister par tous les moyens à l’occupation, à la colonisation et à l’exode forcé ?

Cette étrange mentalité a récemment conduit un officiel de haut rang de l’Autorité Palestinienne à soulever la question de « l’incitation mutuelle » (à la violence) et à demander que soit réactivée la commission mixte supposée la gérer. Quelle tournure d’esprit a pu conduire un représentant supposé d’un peuple qui est soumis dans son intégralité à la colonisation, à la dépossession, à l’exode forcé et au blocus à accepter l’idée même d’une « symétrie » entre l’oppresseur colonial occupant et sa victime ?

Nous touchons là directement à la question des prisonniers. La position palestinienne officielle sur la scène internationale est, d’une part, de « condamner la violence » et donc tout acte de résistance contre l’occupant et, d’autre part, de coopérer étroitement avec l’establishment sécuritaire israélien. Quel message une telle position envoie- t’elle aux prisonniers palestiniens dont certains sont détenus depuis des dizaines d’années pour avoir participé à la lutte de libération ? La position officielle palestinienne n’est-elle pas négation de leur statut de prisonniers de la liberté, de la libération nationale, de la conscience et de la justice ?

Si nous voulons qu’un message gagne en popularité internationale, il faut qu’il soit clair et cohérent. Clarté et cohérence sont absolument cruciales dans tout effort d’internationalisation. Les discours et les actes des instances officielles palestiniennes doivent être en accord avec ceux du peuple- la société civile, les mouvements populaires- et ceux des mouvements internationaux de solidarité.

La direction palestinienne ne doit pas saper la solidarité

La fidélité à un tel principe est vitale si nous ne voulons pas que se répète l’expérience amère que nous a fait vivre l’Autorité palestinienne dans le sillage de la campagne de boycott des universités israéliennes menée au Royaume-Uni, campagne qui s’insère dans le cadre plus vaste du boycott académique et culturel d’Israël. Cette action, de par son ampleur et son efficacité inédites, a permis aux mouvements de solidarité de faire une avancée de portée stratégique mais voici ce qui est arrivé : quelques semaines à peine après le lancement de la campagne, l’université Al Qods de l’Autorité Palestinienne conclut un accord avec la Hebrew University israélienne. Cette décision n’est rien d’autre qu’un coup de poignard dans le dos, porté aux mouvements de solidarité avec le peuple palestinien.

Nous devons aussi nous poser la question de savoir l’importance qu’accordent l’A.P et l’OLP à la question des prisonniers dans leur diplomatie internationale, à l’ONU et dans leurs réunions avec les Israéliens. La considèrent-ils comme une question nationale prioritaire ? Il semble que non, car rien ne peut justifier leur incapacité à lui donner, durant les pourparlers qui ont eu lieu ces dernières années, statut de question centrale dont la solution conditionne à l’avance tout progrès.

Les accords d’échange de prisonniers ne peuvent en eux-mêmes prendre en charge la question des prisonniers dans son ensemble. De même, se confiner dans l’attente d’un accord de paix doté de pouvoirs magiques est s’égarer dans la futilité. On ne peut, non plus, porter cette question devant l’appareil judiciaire israélien puisque cet appareil est dans son essence organe du dispositif répressif de l’Etat raciste occupant, organe destiné à légitimer les crimes de celui-ci en leur donnant « couverture légale ».

La question des prisonniers pourtant reste un élément essentiel du conflit et nul ne peut ignorer que son issue dépend des rapports de force. Il est certain que les révolutions arabes auront un effet décisif sur le rapport de force à l’échelle régionale et sur la gestion du conflit. Dans ce contexte, l’internationalisation offre la possibilité de se libérer des règles du jeu qui ont prévalu jusqu’à présent et d’en imposer de nouvelles.

En dehors de cette voie, le renoncement de la direction officielle palestinienne à son rôle et le déclin de la lutte populaire qui s’en est ensuivi, offrent aux prisonniers peu d’options dans la lutte autres que la grève de la faim. Et il n’est pas toujours assuré que celle-ci permette des gains mineurs ou du court-terme, sans parler de sa capacité à faire avancer la cause de leur libération. De nouvelles formes de lutte s’imposent. Elles doivent être élaborées dans les prisons et être liées à la lutte d’ensemble et à ses objectifs stratégiques.

Engager la société civile

Il y’a dans le monde un gisement immense et varié d’organisations palestiniennes, arabes et internationales qui sont crédibles et compétentes, qui possèdent un parcours de lutte en faveur des droits palestiniens incluant, bien sûr, la lutte en faveur des prisonniers. Les organisations palestiniennes peuvent entretenir des relations plus denses avec elles, tisser des réseaux avec leurs homologues dans le monde afin d’amener des changements de politiques en faveur des droits palestiniens.

Les bureaux de représentation officielle palestinienne doivent se montrer plus disposés à faciliter un tel travail, à encourager les mouvements populaires et à leur donner un soutien officiel. La décentralisation et la complémentarité sont indispensables dans ce contexte. Nous constatons malheureusement que trop souvent, les politiques et pratiques quotidiennes des instances palestiniennes officielles entravent ou entrent en conflit avec le militantisme pro-palestinien non-officiel. Ce fait s’est manifesté de façon flagrante dans le cas du mouvement palestinien et international BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) lancé contre Israël. Les instances officielles supérieures palestiniennes s’y sont opposés sous le prétexte des négociations en cours avec le gouvernement de Ehud Olmert.

La tâche de l’internationalisation doit être confiée à un Comité National de Coordination comprenant des représentants des organisations populaires et de la société civile ainsi que des représentants des instances officielles, tous provenant aussi bien de la Palestine historique que de la diaspora. Les missions confiées à chacun des groupes en son sein doivent être coordonnées et se fonder sur la vision que la cause palestinienne est une et indivisible et que, d’autre part, Israël constitue un bloc oppresseur dont la nature reste toujours la même par delà ses diverses politiques. En d’autres termes, l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza, la spoliation des terres, le régime raciste à l’intérieur de la Ligne Verte ainsi que l’épuration ethnique subie par les réfugiés et les déplacés procèdent tous de la nature coloniale et raciste de l’Etat israélien.

Revoir la stratégie et les priorités

Dans le processus de gestion du conflit, il ya des questions essentielles qui ne peuvent ni être gelées ni remises à plus tard. Aucun officiel palestinien n’a mandat pour les mettre de côté au profit d’autres tâches, même s’il est vrai que les résultats ne peuvent être obtenus simultanément pour toutes les questions.

Il faut, à l’échelle arabe et palestinienne, faire une réévaluation d’ensemble de la stratégie consistant à négocier afin d’obtenir des solutions transitoires. Cette réévaluation doit inclure les effets de cette stratégie sur les droits palestiniens ainsi que sur la lutte en vue de les réaliser. A cet égard, les conséquences désastreuses des accords d’Oslo durant les deux dernières décennies sont devenues claires. En morcelant les droits palestiniens fondamentaux, on en a fait des fragments otages les uns des autres, de la monnaie d’échange par le biais de laquelle obtenir un droit signifie en concéder un autre.

Au niveau international, il peut parfois sembler que des gains diplomatiques peuvent être obtenus en donnant la priorité à une série de droits fondamentaux -ou à une question, telle que la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem- et en ignorant les autres. Mais il y’a un risque, aussi bien à l’intérieur que sur le plan international, que ces droits soient indéfiniment laissés à l’abandon parce qu’ils ne sont pas considérés comme prioritaires par la direction palestinienne actuelle. Par exemple, la campagne palestinienne officielle tentant d’attirer l’attention internationale sur la colonisation porte, à dessein ou non, le message implicite que la libération des prisonniers n’est pas une grande priorité.

Nous n’avons jamais entendu un négociateur official palestinien menacer d’arrêter les pourparlers ou de porter la question devant le Conseil de Sécurité tant que les prisonniers n’ont pas été libérés ou que, au moins, un calendrier pour leur libération soit discuté. Nous avons là affaire à une décision politique palestinienne marquée par l’indécision et le refus d’assumer une position claire étant donnés les rapports de force à l’échelle régionale et internationale. Nous avons là, en d’autres termes, affaire aux conséquences désastreuses des accords d’Oslo qui ont induit une impuissance qui touche aussi bien à la substance qu’à l’application.

Toutes les questions liées aux droits des Palestiniens qui ont été « remises à plus tard » sous les accords d’Oslo restent encore « remises à plus tard » et semblent condamnées à rester ainsi indéfiniment. Ce sort s’applique à la question des réfugiés et des déplacés ainsi qu’à celle de Jérusalem. Cela, sans parler de l’acceptation tacite par la direction palestinienne de l’idée que les Palestiniens de 1948 constituent une affaire interne israélienne- une notion que ces mêmes Palestiniens rejettent de toutes leurs forces.

A propos des prisonniers, l’expérience nous a montré qu’Israël n’est pas fidèle à son principe déclaré de ne pas libérer les prisonniers impliqués dans des actions où des Israéliens ont été tués. La même chose s’applique à son refus de libérer des prisonniers provenant de Jérusalem ou des territoires de 48. Ce qui compte, ce sont les rapports de force et les rapports de force ne sont pas statiques, ils changent avec le niveau de la lutte populaire palestinienne, avec la politique officielle palestinienne et avec la volonté libératrice palestinienne dans son ensemble.

La cause de la libération des prisonniers exige que la lutte soit menée sur deux fronts qui se complètent l’un l’autre, à l’intérieur et à l’extérieur des murs des prisons.

* Ameer Makhoul est un dirigeant palestinien de la société civile actuellement détenu dans la prison de Gilboa.

L’original en arabe de cet article a d’abord été co-publié par le journal Al-Akhbar de Beyrouth.

(JPG)

Consultez le blog pour Amir Makhoul

18 janvier 2012 – The Electronic Intifada – Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte…
Traduction : Info-Palestine.net – Najib Aloui

Accouchements aux checkpoints, Nakba(s): mensonges?


Après les manifestations de type “théâtrales”,  “Checkpoint”,  à Bruxelles, en mars 2011, visant à reproduire des barrages israéliens à  l’encontre de Palestiniens et “Nakba”, la catastrophe en mai 1948 pour les Palestiniens, à Ittre et Nivelles en mai 2011 – qui n’avaient d’autre but que d’informer la population – les membres des organisations de ces scènes de rue (Groupe Paix Juste au Proche Orient ou Egalité, pour ne citer qu’eux) ont eu droit à toutes les accusations d’antisémitisme,  d’incitations à la haine raciale de la part du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), par la voix de Monsieur Joël Rubinfeld et de leurs fidèles acolytes:  Madame Ries (tissu de mensonges),  Madame Isabelle Durant (par la voix de Radio Judaïca), Monsieur Deleuze (ce boycott aux relents nauséabonds) et son associé (des “bouffeurs de Juifs” et autres joyeusetés), par la voix du CCLJ  (Centre Communautaire Laïc Juif).

J’invite toutes ces personnes à visionner cette vidéo (non récente)  d’une femme palestinienne qui accouche au checkpoint de Kalandia en Cisjordanie.  Et pour les esprits chagrins qui déclareraient que tout ceci n’est qu’une odieuse simulation ou mise en scène pour salir la vertueuse démocratie qu’est Israël, je les invite à la lecture des  études publiées par “The Lancet”, sur recommandation de l’INRIN, un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations-Unies concernant la santé publique en Palestine Occupée .

“…Halla Shoaibi, de l’université américaine d’Ann Arbor, estime que dans la période qu’elle a étudiée (2000-2007), 10% de Palestiniennes enceintes ont été retenues à des points de contrôle alors qu’elles se rendaient à l’hôpital pour accoucher. Cela s’est notamment traduit par une augmentation considérable du nombre de naissances à domicile, les femmes préférant éviter les déplacements routiers pendant l’accouchement de crainte de ne pas arriver à l’hôpital à temps…

Les craintes de ces femmes sont justifiées. Mme Shoaibi indique que 69 bébés sont nés à des points de contrôle au cours de ces sept dernières années. Trente-cinq bébés et cinq mères sont décédés, un résultat qu’elle assimile à un crime contre l’humanité…” (extrait de l’article d’Europalestine, adresse ci-dessous)

La video et extraits de “The Lancet”, sur le blog CAPJPO, Europalestine
http://www.europalestine.com/spip.php?article6832
Source : http://www.thelancet.com/health-in-the-occupied-palestinian-territory-2011 – voir : « childbirth at checkpoints »

Qalandia Checkpoint
http://steinhardt.nyu.edu/scmsAdmin/uploads/006/277/TawilSouri-QalandiaNonPlace.pdf

Se faire insulter par Israël et ses sympathisants lorsque l’on veut simplement dénoncer l’innommable et hurler la vérité, volontairement occultée,  s’apparente  à un réel compliment.

Bien à vous,

MP

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