Chaîne humaine de solidarité avec la Palestine ce dimanche


A L’APPEL DE L’ASSOCIATION BELGO-PALESTINIENNE ET DE NOMBREUSES ASSOCIATIONS DONT L’UPJB

CE dimanche, réunissons-nous dans le centre ville de Bruxelles pour manifester notre opposition à la répression israélienne.

Depuis la fin du mois de septembre, l’armée d’occupation israélienne a lancé une vague de répression sans précédent contre les Palestiniens de Gaza et Cisjordanie. On déplore plusieurs morts et des dizaines de blessés.
Nous invitons tous les citoyens à se réunir en face de la Bourse de Bruxelles pour former une chaîne humaine symbolisant la chaîne de solidarité permanente et incassable que nos voulons maintenir !
Les autorités belges doivent sans plus attendre couper toute collaboration avec l’Etat israélien dirigé par un gouvernement d’extrême droite, un gouvernement qui accélère la colonisation de la Palestine et réprime sa population.
Rendez-vous ce dimanche 18 octobre a 15h00 face a la Bourse de Bruxelles

dim

Comment aider les réfugiés de Bruxelles ?


Comment aider les réfugiés de Bruxelles ?
Ce qu’il convient désormais d’appeler la crise des réfugiés touche désormais Bruxelles. Depuis quelques jours, ils sont plusieurs dizaines à vivre dans le Parc Maximilien. A quelques mètres de l’Office des Etrangers, ils patientent. Ils attendent leur tour pour s’inscrire…

Facebook, le meilleur relais!

Avec les jours qui passent, l’aide s’organise et les pages Facebook s’imposent comme le meilleur point d’informations et de relais. En suivant les pages  Point d’infos : aide aux réfugiés et Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés Bruxelles vous serez alertés en temps réel des besoins du camp.

 

Une attente longue et pénible qui est rendue moins pénible par des nombreuses aides. Des aides qui doivent être canalisées sous peine d’être inutiles…Par la voix de son attachée de presse, la Croix Rouge a confirmé qu’elle n’avait plus besoin de dons matériels. Celà ne veut pas pour autant dire que les réfugiés n’ont plus besoin d’aide. Sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient et les forces vives se mobilisent. La page Facebook Point d’infos : aide aux réfugiés relaie un autre son de cloche…

Collectes

Le Réseau ADES organise une collecte du 1er au 5 septembre tandis que Bruxelles Solidaire met en place un calendrier de distribution de nourriture.

Bénévolat

A côté des récoltes matérielles, l’apport humain n’en est pas moins indispensable. Les pages d’aide aux réfugiés fleurissent sur Facebook depuis maintenant plusieurs semaines pour appeler à la solidarité de chacun. Les pages Point d’infos : aide aux réfugiés et la  Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés Bruxelles sont d’excellents relais pour suivre les besoins en matériel et en « homme » heure par heure.

De son côté, Collectactif annonce la mise en place d’une cuisine mobile au parc Maximilien pour éviter le gaspillage alimentaire et attendant vos messages si vous avez un peu de temps et beaucoup d’énergier à donner.

Pour devenir bénévole vous pouvez vous adresser à Caritas ou simplement vous retrouver sur place, chaussée d’Anvers, pour déposer vos dons et accéder à cette ambiance précaire mais sans animosité et riche en échanges.

Sport

Les sportifs aussi sont solidaires! Samedi, l’ASBL Karousel organisera un tournoi de foot mixant réfugiés et Bruxellois!

Et si la générosité devait dépasser les attentes, les associations ont d’ors et déjà prévus des plans B. Le Réseau ADES envisage notamment de faire parvenir certains dons vers Calais et sa tristement célèbre jungle.

Pape François: les Syriens ont besoin de votre soutien


Pape François: les Syriens ont besoin de votre soutien
  • A Pape François
    1. Paolo Dall'Oglio
    2. Lanciata daPaolo Dall’Oglio

      Sulaymaniyah, Italy


Mon nom est Paolo Dall’Oglio, je suis jésuite et pendant plus de trente ans, j’ai promu en Syrie l’harmonie islamo-chrétienne.

J’ai pris position en faveur des Syriens démocrates écrasés par une répression inhumaine et aveugle que j’espérais ne pas voir au vingt et unième siècle. J’ai été expulsé en juin 2012, et depuis j’ai travaillé à plein temps pour la défense des droits des Syriens et la légitimité de leur révolution.

Aujourd’hui, nous le savons, la Syrie sert d’arène pour une lutte à mort géopolitique régionale. Dans tout cela, les Églises n’ont pas su réagir à temps, et les chrétiens sont maintenant pris au piège dans la zone de guerre et ont simplement tendance à quitter le pays.

Malheureusement, le régime syrien a été très habile à utiliser un certain nombre de membres du clergé, hommes et femmes, pour diffuser sa propagande et se présenter en Occident comme l’unique et dernier rempart dans la défense des chrétiens persécutés par le terrorisme islamique.

Cette opération de manipulation de l’opinion a réussi en grande partie à discréditer l’effort révolutionnaire syrien, sur le terrain et à l’étranger, aux yeux des citoyens du monde entier, et a ainsi pu obtenir une paralysie de la diplomatie et de la politique européennes qui en fin de compte ne fait que renforcer les groupes extrémistes et affaiblir la société civile.

La forte implication instrumentalisée des Eglises dans la manipulation mensongère systématique du régime ne peut qu’exiger une réaction consciente et responsable de la part de l’Église catholique et, par conséquent, du Pape de Rome.

La pétition que je présente à votre attention montrera le visage le plus cohérent et mature de la société française et internationale, et permettra au Pape François de vaincre la résistance de son contexte à tendance islamophobe – bien souvent de manière typiquement subtile et indirecte –, et de lancer sa propre initiative diplomatique, demandant l’intervention de nouveaux acteurs tels que l’Amérique latine.

Cette pétition qui est mienne et désormais vôtre, présente au Pape la nécessité de contrer l’actuelle utilisation systématique par le régime d’acteurs parmi les ecclésiastiques les plus importants au Proche-Orient, afin de regarder au-delà, de répondre aux attentes de tous les Syriens qui souffrent pour la liberté, et de préparer un avenir positif pour les chrétiens qui choisiront de rester au pays ou d’y retourner.

Voici ma lettre au Pape François:

Cher et très estimé Pape François, vous sachant amoureux de la paix dans la justice, nous vous demandons de promouvoir personnellement une initiative diplomatique urgente et inclusive pour la Syrie, qui garantirait la fin du régime tortionnaire et meurtrier, sauvegarderait l’unité dans la diversité du pays, et permettrait par les moyens de l’autodétermination démocratique avec l’assistance de la communauté internationale, la sortie de la guerre entre extrémismes armés.

Demandons avec confiance au Pape François de s’informer personnellement sur la manipulation systématique de l’opinion catholique dans le monde par les complices du régime syrien, en particulier par certains membres du clergé, avec l’intention de nier l’essence même de la révolution démocratique et de justifier, avec l’excuse du terrorisme, la répression qui prend de plus en plus le caractère de génocide.

A:
Cher et très estimé Pape François, vous sachant amoureux de la paix dans la justice, nous vous demandons de promouvoir personnellement une initiative diplomatique urgente et inclusive pour la Syrie, qui garantirait la fin du régime tortionnaire et meurtrier, sauvegarderait l’unité dans la diversité du pays, et permettrait par les moyens de l’autodétermination démocratique avec l’assistance de la communauté internationale, la sortie de la guerre entre extrémismes armés.Demandons avec confiance au Pape François de s’informer personnellement sur la manipulation systématique de l’opinion catholique dans le monde par les complices du régime syrien, en particulier par certains membres du clergé, avec l’intention de nier l’essence même de la révolution démocratique et de justifier, avec l’excuse du terrorisme, la répression qui prend de plus en plus le caractère de génocide.

Cordiali saluti,
[Il tuo nome]

Demain, dimanche pour la Syrie les femmes organisent pour les femmes


  • Salle VK, rue de l’Ecole 76 à 1080 Molenbeek St Jean.
  • Syrie, ton peuple n’est pas seul, nous le chérissons et le soutenons!
    Journée exclusivement réservé aux femmes & totalement mis sur pied, dirigé et joué par des femmes.Au programme:271148_166007150135399_137128816356566_343299_1030550_n– Mises en scènes diverses
    – Chants révolutionnaires interprétés par le groupe « Al Afrah »
    – Présentation du projet A.S.F.
    – Présentation de « Syrian Association »
    – Témoignage poignant d’une journée belge, néerlandophone, revenant tout juste de la Syrie
    – Diffusion d’images et commentaires
    – Témoignage des mamans des jeunes mineurs partis en Syrie sans l’accord des parents
    – Débat (questions/réponses)

    Possibilités de se restaurer sur place!

    PAF : 7 € sur place (pas de préventes)
    Enfant : 5 € (pas de garderie)

    Tous les bénéfices permettront l’achat de matériel médical qui servira au peuple syrien.

    Soyez nombreuses à diffuser svp !

    N° de contact : Farida Aarrass 0486/703.215

La France rechigne à accueillir plus de réfugiés syriens


ReutersReuters – ven. 24 mai 2013

  • Plusieurs centaines de Syriens ont demandé l'asile en France depuis 2011 dans l'espoir d'échapper au conflit qui fait rage depuis plus de deux ans et qui a causé la mort de 80.000 personnes et la fuite de plus de 1,5 million de personnes. Des chiffres dérisoires au regard des demandes adressées à l'Allemagne et à la Suède, - avec respectivement, pour la seule année 2012, 6.200 et 7.800 demandes de réfugiés syriens -, mais qui selon certaines ONG pourrait être revu à la hausse si la France acceptait de revoir ses capacités d'accueil. /Photo d'archives/REUTERS/Mohamed Azakir

    Reuters/Reuters – Plusieurs centaines de Syriens ont demandé l’asile en France depuis 2011 dans l’espoir d’échapper au conflit qui fait rage depuis plus de deux ans et qui a causé la mort de 80.000 personnes

par Marine Pennetier

PARIS (Reuters) – Pour Marouane, tout à basculé à l’été 2012 lors de la bataille d’Alep opposant les rebelles aux forces du président Bachar al Assad. En l’espace de quelques semaines, les allusions jusque là discrètes à son engagement en faveur de la démocratie se sont transformées en menaces à peine voilées.

« J’ai reçu plusieurs coups de téléphone. Quand j’ai vu que les choses se dégradaient, j’ai décidé de partir pour mettre à l’abri ma femme et mes deux filles », explique ce médecin chrétien de 55 ans, qui a rejoint en novembre la France, où il a déposé une demande d’asile.

Comme lui, plusieurs centaines de Syriens ont demandé l’asile en France depuis 2011 dans l’espoir d’échapper au conflit qui fait rage depuis plus de deux ans et qui a causé la mort de 80.000 personnes et la fuite de plus de 1,5 million de personnes. Ils étaient 100 à faire cette demande en 2011, 450 en 2012 et 282 au cours de quatre premiers mois de 2013.

Des chiffres dérisoires au regard des demandes adressées à l’Allemagne et à la Suède, – avec respectivement, pour la seule année 2012, 6.200 et 7.800 demandes de réfugiés syriens -, mais qui selon certaines ONG pourrait être revu à la hausse si la France acceptait de revoir ses capacités d’accueil.

Un scénario qui permettrait de désengorger les camps de réfugiés en Turquie et en Jordanie mais qui est pour l’heure écarté par les autorités françaises qui évoquent un « système d’asile à bout de souffle » et appellent à s’attaquer aux racines du problème en trouvant en priorité une solution politique.

« L’Europe n’est pour l’instant pas affectée par l’exode des Syriens mais cela pourrait changer, notamment au vu du nombre important de Syriens dans les camps situés dans les pays limitrophes qui risquent d’être complètement submergés par l’afflux », souligne William Spindler, porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés à Paris.

Selon le HCR, le nombre de réfugiés syriens, actuellement d’un million et demi, risque en effet d’être multiplié par deux ou par trois d’ici à la fin de l’année.

« SATURES »

Face à la dégradation de la situation, l’Allemagne a annoncé en mars qu’elle accueillerait au moins 5.000 réfugiés syriens supplémentaires en 2013, une décision saluée par la Commission européenne qui a émis l’espoir que d’autres Etats membres de l’UE suivent cet exemple.

Un espoir partagé par le HCR qui estime qu’il est temps pour la France d’accueillir davantage de réfugiés face à la situation alarmante observée dans les camps turcs et jordaniens où les conditions sanitaires et sécuritaires se dégradent chaque jour.

Pour la présidente d’Amnesty International France, Geneviève Garrigos, « la dégradation de la situation et l’afflux constant de réfugiés peut avoir un impact sur la stabilité de toute la région et l’UE portera une grande part de responsabilité pour son inaction aujourd’hui. »

Invoquant des centres d’hébergement des demandeurs d’asile (Cada) « saturés », Paris, pourtant en première ligne dans le dossier syrien, se dit dans l’incapacité d’accueillir en urgence des réfugiés comme ce fut le cas pour les chrétiens d’Irak en 2010 après l’attaque de leurs lieux de culte.

« La saturation du dispositif d’accueil, due à la hausse de la demande d’asile et à l’augmentation des délais de traitement, ne permet pas à la France, à ce jour, de s’engager auprès du HCR à examiner un plus grand nombre de demandes », indiquait le ministère de l’Intérieur en mars.

« Consciente de la situation alarmante en Syrie, la France agit afin d’apporter des réponses concrètes aux difficultés des réfugiés syriens, elle apporte un soutien financier à l’aide humanitaire d’urgence en Syrie ainsi qu’aux ONG oeuvrant dans les pays voisin », faisait-il alors valoir.

Au total, selon le quai d’Orsay, la France a versé une aide de 11,2 millions d’euros pour les réfugiés situés dans les pays limitrophes sur une aide totale de 40 millions d’euros dans le cadre de la crise syrienne.

SOLIDARITÉ

Pour le directeur général de France Terre d’asile, si cet argument est recevable, il ne doit toutefois pas empêcher la France de réfléchir à son devoir de solidarité.

« Quand on dit que le dispositif est en crise, c’est vrai mais cela doit être réforme et cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir à l’expression de notre solidarité avec notamment les réfugiés syriens et en liaison avec les organisations internationales », souligne Pierre Henry.

La création de 4.000 places d’hébergement, dont 2.000 ouvertes dès juillet et les autres avant le premier trimestre 2014 pourraient débloquer la situation, estime-t-il.

Dans le cadre du programme de réinstallation mené actuellement par la France, le HCR soumet 100 dossiers de candidature pour la réinstallation de réfugiés par an.

Un processus jugé marginal par Amnesty International qui appelle la France à mettre en place une procédure de réinstallation d’urgence.

« L’histoire se répète et on n’arrive pas à trouver de réponse », déplore Jean-François Dubost, responsable du programme personnes déracinées. « Au moment de la guerre en Libye, on a eu exactement le même phénomène. Il y avait des réfugiés libyens venus se réfugier en Tunisie et en Egypte et il y a eu des demandes de réinstallation par le HCR auprès des pays de l’UE dont la France. C’est la même chose pour la Syrie. »

PRÉCARITÉ

La durée du conflit et l’absence de solution politique à court ou moyen terme joue en défaveur de la population syrienne au sein de l’opinion publique davantage préoccupée par la crise économique, estiment les ONG.

La décision en janvier de la France de réintroduire de façon temporaire le visa de transit aéroportuaire pour les ressortissants syriens serait passée inaperçue si plusieurs ONG n’avaient pas déposé deux recours, tous deux rejetés, devant le Conseil d’Etat en dénonçant une entrave au droit d’asile.

« L’introduction de ce visa n’était pas une manière de freiner les flux de réfugiés demandant éventuellement à se rendre en France », assure-t-on au Quai d’Orsay. « Tout au contraire, c’était un moyen d’éviter que les réfugiés ne se retrouvent dans des zones de transit des aéroports internationaux dans des situations de très grande précarité. »

Pour le ministère des Affaires étrangères, la crise syrienne ne se réglera pas via la question des réfugiés.

« Il faut replacer les choses dans l’ordre, la manière de régler la question des réfugiés syriens c’est de leur permettre de rentrer chez eux, de rétablir des conditions qui permettent de le faire. »

Avec John Irish, édité par Yves Clarisse

source

12-12 Syrie: donner, la seule action indiscutable


kroll

Jurek Kuczkiewicz
Samedi 27 Avril 2013, 7h02 | mis à jour à 11:43

Les chiffres, parfois, peuvent parler. La guerre civile en Syrie a tué à ce jour 70.000 personnes, l’équivalent de la population de la ville de Tournai.

Il y a 1,4 million de Syriens, autant que les populations de Bruxelles et du Brabant wallon réunis, à avoir fui leur maison et leur pays, s’entassant pour la plupart dans des camps de fortune en Turquie, en Jordanie et au Liban. Le nombre d’enfants affectés par la guerre monte à quelque deux millions…

La guerre civile en Syrie est une boucherie, il n’y a pas d’autre terme, qui débite avec une régularité de métronome son produit quotidien meurtrier. Pendant ce temps, le reste du monde regarde sans voir, voit sans agir, ou débat sans conclure. Le drame des drames qui durent, c’est qu’ils s’installent sournoisement comme un bruit de fond permanent: 80 morts hier, 250 aujourd’hui, 70 demain, la routine…

On ne peut pourtant pas dire que le sujet «Syrie» ne figure pas souvent en tête des sujets d’actualité. Mais il apparaît au travers d’événements ou de questions qui sont à chaque fois débattus comme s’ils étaient entièrement déconnectés les uns des autres. Lorsqu’on débat des positions respectives des membres du Conseil de Sécurité, on ne pense pas aux morts qui tombent. Lorsque des jeunes Belges partent combattre aux côtés des insurgés, on s’offusque de leur radicalisation, et on s’affaire à mettre en place des procédures pour les empêcher de partir. Mais on n’établit aucun lien avec la non-assistance des États démocratiques à une population assassinée.

La tétanie du monde face à la guerre civile syrienne peut s’expliquer: par la complexité des enjeux, par les risques de déstabilisation – ils sont incommensurables – et finalement par cent «bonnes» raisons de ne pas agir pour briser la machine à tuer.

On ne peut s’étonner que les citoyens aient du mal à concevoir pourquoi ils devraient faire des dons aux organisations qui viennent en aide aux victimes syriennes, alors que leurs gouvernements n’ont aucun discours politique clair et engagé sur la guerre qui s’y déroule.

Il y a toutefois un argument très simple. Si les résultats des actions politiques, diplomatiques ou militaires sont difficiles à évaluer, les effets de l’aide humanitaire sont clairs et indiscutables: elle permet de soulager, soigner, nourrir ou loger des enfants, des femmes et des hommes brisés par une guerre qu’ils n’ont pas voulue. Sur ce point, aucun doute ne fait le poids face à quelques euros versés au compte 12-12 Syrie. Cela n’empêchera pas les morts. Mais cela aidera les survivants.

source

et voilà ce qu’on trouve sur fb chez un certain Rudi Roth

no

Des Américains participent aux soins donnés aux blessés de Syrie


Kiran Ansari – publié le Lundi 22 Avril à 01:10 modifié le Dimanche 21 Avril – 23:08

Chicago – Frustrée par les nouvelles de la crise humanitaire syrienne, Liza Hoover, une infirmière en pédiatrie de Seabrook Island, Caroline du Sud, a décidé de mettre à profit sa formation médicale et d’agir. Après avoir passé quelques coups de téléphone elle est tombée par hasard sur la « Syrian American Medical Society (SAMS) » (la société médicale syrienne d’Amérique) et a passé la majorité du mois de janvier comme volontaire dans un hôpital de campagne dans le nord-est de la Syrie. L’expérience s’est révélée si gratifiante qu’elle y retourne la semaine prochaine.En 2012, SAMS a lancé la campagne « Save Syrian Lives Campaign » (Sauvons des vies syriennes) afin d’apporter une aide médicale directement aux Syriens affectés par le conflit, indépendamment de leur appartenance politique, ethnique ou religieuse. Grâce à un réseau de personnel médical volontaire, SAMS est déjà parvenu à établir sur le terrain 11 hôpitaux et à soutenir 25 autres centres médicaux situés dans des régions affectées par le conflit en Syrie.« Il y a en Syrie un énorme besoin de personnel médical qualifié, suite au départ forcé dû au conflit de plus de 50 pour cent des docteurs, » déclare le Dr Mohammed Zaher Sahloul, président de SAMS. « Nous avons envoyé là-bas essentiellement des médecins américano-syriens, mais nous avons reçu beaucoup de demandes de la part d’autres médecins qui souhaitent se porter volontaires. »

A ce jour, SAMS a envoyé plus de 120 médecins volontaires en Syrie, Turquie et Jordanie afin d’y traiter des patients.

L’un de ces médecins est le Dr Joseph Byrnes, un anesthésiste et un médecin militaire de Shreveport en Louisiane. Joseph Byrnes souhaitait passer ses vacances dans un endroit où ses compétences pourraient être utiles afin d’aider ceux dans le besoin. Après trois semaines, il était en route pour la Syrie.

Les familles respectives de Liza Hoover et de Joseph Byrnes étaient bien entendu préoccupées à l’idée de les voir travailler en zone de guerre, mais il était évident que c’était là quelque chose qui leur tenait vraiment à cœur et qu’ils souhaitaient accomplir. « Les Syriens prendront soins de moi » disait Joseph Byrnes, lors de son départ pour son cinquième déploiement, afin de rassurer sa famille.

Les parents âgés de Liza Hoover et ses filles encore jeunes étaient également en soucis, mais Liza a trouvé que c’était plus facile la deuxième fois.

« Je n’étais pas naïve, » déclare Liza Hoover. « Nous pouvions entendre les bombes au quotidien – parfois au loin et parfois plus proche de là où nous étions. Mais, de façon générale, je me sentais en sécurité et chérie par ma seconde famille que j’ai trouvée dans ce pays. »

Liza Hoover fait référence à sa famille d’accueil en Syrie comme à sa seconde famille car elle s’y est sentie tellement bien accueillie et appréciée. Comme elle ne parlait pas arabe, ils ont communiqué à l’aide de charades, ce qui était souvent comique. « Lorsque vous vous sentez apprécié, invité pour le café ou un repas et que vous êtes inclus dans la vie de quelqu’un, vous vous sentez en famille » a déclaré Liza Hoover.

L’hôpital dans lequel ils ont tous deux servi soignait tous ceux passant sa porte, jour et nuit. Joseph Byrnes et Liza Hoover ont pris soin d’enfants et d’adultes, beaucoup d’entre eux victimes d’accidents de la route et d’éclats d’obus résultant des bombardements proches.

Bien que les médicaments et le matériel à disposition aient été différents de ceux auxquels ils étaient habitués aux Etats-Unis, Liza Hoover et Joseph Byrnes étaient impressionnés par la quantité de choses qu’ils étaient en mesure d’accomplir avec les ressources à disposition – en particulier l’accès limité au courant électrique. Chaque litre de pétrole était utilisé parcimonieusement pour alimenter les générateurs.

Toutefois Liza Hoover craint qu’avec l’augmentation de la température et l’entassement des immondices les infections puissent se répandre plus rapidement. Elle est aussi concernée par les coupures de courant électrique et un accès limité à des réfrigérateurs qui rendent la conservation des vaccins et des médicaments délicate.

« Nous travaillons avec les autorités médicales locales afin de résoudre quelque uns des problèmes de santé publique et des maladies véhiculées par l’eau, » déclare Mohammed Zaher Sahloul. « SAMS fournit également du diesel à six hôpitaux d’Alep afin de leur garantir un accès à du courant électrique. »

« Oui, j’ai perdu du poids et ai vécu avec des ressources très limitées, » déclare Liza Hoover. « Mais je suis convaincue que je ne pourrai jamais rembourser l’amour et le respect reçu là-bas. Les Syriens méritent tellement mieux. »

« En tant qu’être humain et que citoyenne américaine, je souhaiterais que la communauté internationale fasse plus pour venir en aide à la Syrie. Mais en même temps je suis remplie de modestie à la vue des Syriens qui poursuivent leur vie et gardent leur foi tout en élevant leurs enfants. Cela m’aide à être la meilleure infirmière possible. »

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* Kiran Ansari est une écrivaine rédigeant pour différentes publications dont Chicago Tribune, Daily Herald, Halal Consumer et Azizah Magazine. Elle vit avec son mari et ses deux enfants dans la banlieue de Chicago. Article écrit pour Common Ground News Service (CGNews).