12-12 Syrie: donner, la seule action indiscutable


kroll

Jurek Kuczkiewicz
Samedi 27 Avril 2013, 7h02 | mis à jour à 11:43

Les chiffres, parfois, peuvent parler. La guerre civile en Syrie a tué à ce jour 70.000 personnes, l’équivalent de la population de la ville de Tournai.

Il y a 1,4 million de Syriens, autant que les populations de Bruxelles et du Brabant wallon réunis, à avoir fui leur maison et leur pays, s’entassant pour la plupart dans des camps de fortune en Turquie, en Jordanie et au Liban. Le nombre d’enfants affectés par la guerre monte à quelque deux millions…

La guerre civile en Syrie est une boucherie, il n’y a pas d’autre terme, qui débite avec une régularité de métronome son produit quotidien meurtrier. Pendant ce temps, le reste du monde regarde sans voir, voit sans agir, ou débat sans conclure. Le drame des drames qui durent, c’est qu’ils s’installent sournoisement comme un bruit de fond permanent: 80 morts hier, 250 aujourd’hui, 70 demain, la routine…

On ne peut pourtant pas dire que le sujet «Syrie» ne figure pas souvent en tête des sujets d’actualité. Mais il apparaît au travers d’événements ou de questions qui sont à chaque fois débattus comme s’ils étaient entièrement déconnectés les uns des autres. Lorsqu’on débat des positions respectives des membres du Conseil de Sécurité, on ne pense pas aux morts qui tombent. Lorsque des jeunes Belges partent combattre aux côtés des insurgés, on s’offusque de leur radicalisation, et on s’affaire à mettre en place des procédures pour les empêcher de partir. Mais on n’établit aucun lien avec la non-assistance des États démocratiques à une population assassinée.

La tétanie du monde face à la guerre civile syrienne peut s’expliquer: par la complexité des enjeux, par les risques de déstabilisation – ils sont incommensurables – et finalement par cent «bonnes» raisons de ne pas agir pour briser la machine à tuer.

On ne peut s’étonner que les citoyens aient du mal à concevoir pourquoi ils devraient faire des dons aux organisations qui viennent en aide aux victimes syriennes, alors que leurs gouvernements n’ont aucun discours politique clair et engagé sur la guerre qui s’y déroule.

Il y a toutefois un argument très simple. Si les résultats des actions politiques, diplomatiques ou militaires sont difficiles à évaluer, les effets de l’aide humanitaire sont clairs et indiscutables: elle permet de soulager, soigner, nourrir ou loger des enfants, des femmes et des hommes brisés par une guerre qu’ils n’ont pas voulue. Sur ce point, aucun doute ne fait le poids face à quelques euros versés au compte 12-12 Syrie. Cela n’empêchera pas les morts. Mais cela aidera les survivants.

source

et voilà ce qu’on trouve sur fb chez un certain Rudi Roth

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