QUI SONT CES BELGES PARTIS COMBATTRE EN SYRIE ?


GRILLE D’ANALYSE MICRO-ÉCONOMIQUE POUR ÉCLAIRER LA DÉCISION PUBLIQUE

bsyrie

Etopia livre la première étude sur les belges partis combattre en Syrie

La guerre civile syrienne est devenue, au fil des mois, un véritable aimant pour les combattants étrangers. A ce jour, près de 300 Belges y sont partis combattre. En proportion de sa population, la Belgique serait le pays européens le plus touché par l’engagement de ses ressortissants dans ce conflit. Ce phénomène a suscité de nombreuses réactions dans la société. Mais, à ce jour, il n’a donné lieu à aucune véritable production académique. Avec cette étude, Mohssin El Ghabri (politologue, conseiller à la prospective chez Etopia) et Soufian Gharbaoui (politologue et économiste, chercheur-associé à Etopia) livrent un éclairage inédit sur cette problématique.

A la croisée des sciences politique et économiques, « Qui sont ces Belges partis combattre en Syrie ? » présente un regard novateur sur les facteurs à l’origine de la violence politique en général. L’objectif principal de cette étude est d’appliquer cette grille d’analyse au cas des Belges partis combattre en Syrie et de produire un outil susceptible d’éclairer la décision publique à ce sujet.

Cette étude apporte plusieurs éléments intéressants pour qui veut comprendre les dynamiques complexes de mobilisation des combattants Belges en Syrie (et donc les réponses politiques qu’elles appellent) :

suite

Tuerie au Musée Juif de Belgique : NOUS AVONS BESOIN D’ETRE ENSEMBLE !


 

Il faudrait refuser d’ouvrir les yeux pour ne pas voir la bête immonde renaitre et prospérer partout dans le monde. Tous les racismes s’étalent. Ils s’avancent par des mots, par des rires, par des votes, par des actes, par du sang.

 

RIEN, JAMAIS RIEN n’excuse le fait raciste quel qu’il soit,d’où qu’il vienne.

 

Aujourd’hui c’est en un lieu juif que le sang a coulé par une attaque armée. La violence est barbare, elle ne peut qu’être odieusement barbare et il n’est d’autre réplique possible que l’affirmation de notre humanité commune. Nous devons montrer notre détermination à nous affirmer ensemble et solidaires.

 

Notre humanité commune se déclare de tous les engagements pour la dignité, pour le respect de tous les peuples. Cette exigence est en nous pleine de force et de détermination malgré l’avanie des tempêtes contraires. Dans un même et égal mouvement nous sommes conduits à nous indigner, à nous révolter, à clamer de toutes nos voix notre refus du sang versé sur les corps palestiniens comme sur les corps du Musée juif de Bruxelles. C’est avec un égal dégout que nous refusons les sangs versés parce-que le sang ne lave pas le sang, il l’appelle.

 

A la face de ceux qui se nourrissent de ce sang, s’en éclaboussent pour justifier leurs mépris de l’humain et des lois de l’humanité,nous avons à montrer notre combat commun de la bête immonde, notre engagement dans le combat de tous pour la justice de chacun. NOUS DEVONS ÊTRE ENSEMBLE AVEC FORCE POUR DÉFENDRE NOTRE HUMANITÉ.

 

D’autres mots que ceux là vont disposer de puissants relais médiatiques pour diviser, opposer, séparer. Il n’est pas temps de nous décourager, nous avons à nous rassembler. Nous sommes solidaires des victimes de cette tuerie en Belgique, des juifs légitimement affectés par cet acte ignoble. Notre solidarité, parce qu’elle est ancrée dans les valeurs humanistes, ne se détournera pas de notre dénonciation des tueries contre les palestiniens, des souffrances qui leur sont infligées par un pouvoir d’extrême droite.

 

Nous devons être prêts à nous manifester ensemble.

 

Serge Grossvak sur facebook

Le 24 mai 2014

 

et un communiqué de l’UPJB

Tuerie au Musée Juif de Belgique

Communiqué et appel à la mobilisation

En ce 24 mai 2014 où les 2 artistes – Marianne Berenhaut et Christian Israël – à l’affiche du Musée Juif de Belgique abordent l’histoire par le biais conceptuel ou autobiographique, dans ce même musée, un attentat tue 3 personnes et laisse une quatrième entre vie et mort. Nos pensées vont d’abord vers elles et leurs familles.

Plus que jamais, en cette veille d’élections, nous appelons à une vigilance de tous et, en particulier, du monde associatif dans toute son ampleur. L’antisémitisme n’est pas qu’histoire des Juifs : il met à l’épreuve la capacité de la démocratie à se mobiliser pour elle-même.

Nous appelons tous les démocrates de ce pays à se joindre au rassemblement dont le Centre d’Action Laïque a pris l’initiative demain dimanche 25 mai à 17h devant le Palais de Justice de Bruxelles.

Le Conseil d’Administration de l’UPJB

24 mai 2014

UPJB

« The Intercept »: le nouveau site d’info des porte-voix d’Edward Snowden


 

  • Un nouveau site internet d’informations financé par le fondateur d’eBay, Pierre Omidyar, a fait ses débuts lundi avec un article du journaliste Glenn Greenwald, porte-voix des révélations d’Edward Snowden, sur le rôle de la NSA dans les frappes de drones.

    Baptisé « The Intercept », le site est le produit de l’association du milliardaire irano-américain et du journaliste d’investigation démissionnaire du Guardian, qui a contribué aux révélations sur le vaste système d’espionnage américain de la NSA, l’agence chargée des interceptions de communications.

    Dans ce premier article, Greenwald affirme que la NSA utilise la géolocalisation des téléphones portables grâce à leur carte SIM pour déterminer la position de personnes qui sont ensuite visées par une frappe de drones.

    Cette méthode a été utilisée aussi bien au Pakistan, qu’en Afghanistan ou au Yémen, selon Greenwald, qui dit tenir ces informations de documents de la NSA fournis par l’ancien consultant Edward Snowden et d’un ancien opérateur de drones.

    Cette unité de la NSA, appelée GeoCell, serait à l’origine de frappes sans que la cible soit formellement identifiée mais simplement parce qu’elle utilise le téléphone dont la carte SIM a été localisée.

    « Il peut s’agir de terroristes ou il peut s’agir de membres de leur famille qui n’ont rien à voir avec les activités de la cible« , affirme dans l’article l’ancien opérateur de drones.

    Les talibans en Afghanistan seraient de plus en plus méfiants vis-à-vis de leurs téléphones, n’hésitant pas à changer fréquemment de cartes SIM pour éviter d’être repérés, affirme encore The Intercept.

    Pierre Omidyar a indiqué qu’il investirait 250 millions de dollars, dont 50 pour lancer les opérations, dans ce projet qui doit permettre aux journalistes de « poursuivre la quête de la vérité« .

    Selon le site internet, la « mission à court terme » est de fournir une plateforme pour dévoiler les informations contenues dans les documents fournis par Edward Snowden sur la NSA.

    Belga

Candidats du parti Egalitaires se retirent du parti


Communiqué de presse de 12 candidats de la liste « Egalitaires » 
condamnant le groupement de listes signé par ce parti


Bruxelles – 11.05.2014
 
Nous, candidats sur la liste « Egalitaires! », nous retirons du parti « Égalitaires » et de ses listes de candidats à la Chambre et à la Région de Bruxelles-Capitale. En effet, le parti « Egalitaires » a signé ce jeudi 8 mai 2014 un accord technique de groupement des listes avec le parti Debout les Belges et le parti La Droite pour les élections à la Région de Bruxelles-Capitale.

Debout les Belges vient juste d’organiser ce dimanche 4 mai, un « colloque » avec des orateurs fascistes notoires, venus notamment de France. Le parti La Droite dénonce l’islamisation de Bruxelles-capitale et son « atmosphère étouffante ».
Nous ne voulons en aucun cas qu’un vote en notre faveur contribue, même un tout petit peu, à faire élire un membre de ces listes d’extrême-droite. Nous ne voulons pas non plus être élus grâce aux voix récoltées par ces partis. Nous vous demandons donc de ne pas voter pour nous puisqu’il nous est impossible légalement de nous retirer des listes « Egalitaires ! ». Le caractère « technique » de ce groupement ne permet pas de justifier l’injustifiable.
 
Personne de contact : Nadia Boumazoughe 0032485549579 – nadia.boumazoughe@yahoo.fr

Liste alphabétique des candidats soussignant cet appel :
  1. Aouite Hajar  
  2. Boulouiz Mahmoud
  3. Boumazoughe Nadia
  4. Buffart Kevin
  5. EL Moudden Abdelhake
  6. Ksaiti Marjan
  7. Reguigue Mourad
  8. Rosa-Rosso Nadine
  9. Saoudi Najet
  10. Van den Dooren Pierre
  11. Vervaet Luc
  12. Waleed Ali

Les dattes Medjoul de Palestine sont arrivées !‏




Par Le Philistin
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 info@philistin.fr
Elles viennent du village de Barj Al-Gazaleh, dans la vallée du Jourdain, où les agriculteurs palestiniens luttent jour après jour, avec détermination, contre l’entreprise sioniste de nettoyage ethnique visant à s’emparer d’une région particulièrement riche et stratégique.

Aidons-les à vivre sur leurs terres en achetant leurs produits, et en les proposant dans les commerces envahis par les dattes Medjoul de l’occupant israélien.

Pour commander :
– Par carton de 15 boites de 500g au prix de 12€ la boite, soit un prix au carton de 180€ (frais de port à notre charge).

Les commandes inférieures à 15 boites peuvent être faites sur le site internet www.fipsouk.fr au prix de 12€ + frais de port.

– Site d’information : www.philistin.fr
– Site internet de vente en ligne : www.fipsouk.fr
– Retrouvez France-Import Palestine / Le Philistin sur Facebook

Photo

Soutenons l’indépendance économique du peuple palestinien


Le Philistin est aussi représenté en Belgique , voir site Association Belgo-Palestinienne.
Dominique

Syrie : Alep dans le noir depuis une semaine


vendredi 25 avril 2014, par La Rédaction

La région d’Alep, ex-capitale économique, dans le nord de la Syrie, est privée d’électricité depuis une semaine, alors que près de 50 civils ont péri jeudi dans de nouveaux raids aériens menés par l’armée syrienne, a indiqué vendredi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Alep et sa province « sont privées d’électricité depuis sept jours, après que le tribunal islamique (rebelle) a ordonné la coupure des lignes à haute tension pour faire pression sur (les quartiers tenus par) le régime et le contraindre à cesser de lancer ses barils d’explosifs », a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Jeudi, au moins 48 personnes, dont 7 enfants, ont été tuées dans des raids aériens de l’armée syrienne sur la région d’Alep. Trente d’entre eux ont péri dans un raid sur le marché du village d’Atareb, a assuré l’OSDH dans un nouveau bilan.
L’armée syrienne intensifie depuis le 15 décembre ses attaques contre les positions rebelles dans la métropole d’Alep, divisée entre quartiers pro et anti-régime, et sa province. Selon l’OSDH, les frappes aériennes ont tué ces derniers mois des centaines de personnes, en majorité des civils, et poussé des milliers de familles à s’enfuir.
À l’aube, des combats violents se sont déroulés entre l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), groupe ultra-radical accusé par l’opposition de servir les intérêts du régime, et des brigades rebelles, près du village de Halissa qui surplombe des routes importantes pour les renforts militaires dans le nord de la province d’Alep. Ailleurs, dans la province de Deraa (sud), des combats entre les forces loyalistes et des brigades islamistes ont fait 31 morts dans les rangs de ces dernières, notamment du Front al-Nosra (branche d’al-Qaida en Syrie), dans le secteur de Tal al-Jabié.
Le conflit en Syrie a fait plus de 150 000 morts en trois ans. Déclenché en mars 2011 par une contestation populaire violemment réprimée, ce conflit s’est transformé en une guerre opposant forces du régime à des déserteurs aidés par des civils armés et des djihadistes venus de l’étranger. Le conflit est devenu plus complexe avec les combats entre rebelles et djihadistes.

Otages en Syrie : retour en France dimanche matin


 

Par Marc-Antoine Bindler

Publié le 19 avril 2014 à 12h28Mis à jour le 20 avril 2014 à 00h04

Les quatre otages français devraient être de retour en France dimanche dans la matinée.

  • Les quatre journalistes français retenus en Syrie sont libres

Les quatre otages français devraient être de retour en France dimanche dans la matinée. © Twitter/@FatmaKizilboga

L’ESSENTIEL – Les quatre journalistes français otages en Syrie, dont deux reporters d’Europe 1, ont été libérés. Ils atterrirons en France dimanche matin, entre 8 et 9h.

ENFIN LIBRES. Didier François et Édouard Elias, journaliste et photographe d’Europe 1, enlevés et retenus en otages en Syrie depuis juin 2013, ont été libérés dans la nuit de vendredi à samedi dans le même temps que leurs confrères et compatriotes Nicolas Hénin et Pierre Torres.

Les quatre reporters ont pris l’appareil spécialement affrété pour eux depuis la ville de Gaziantep (sud-est de la Turquie) aux alentours de 23h heure locale (20h00 GMT), ont précisé les agences de presse IHA et Cihan.

L’avion militaire devrait très vraisemblablement se poser sur la base militaire d’Evreux dans l’Eure, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Paris, selon certaines sources. Les quatre hommes doivent ensuite gagner par hélicoptère la base de Villacoublay, au sud de Paris, où ils sont attendus à priori entre 8h30 et 9h.Selon une source, les ex-otages vont « être examinés » médicalement sur la base militaire où leur avion se sera posé avant de prendre un hélicoptère pour rejoindre Villacoublay, situé non loin.

Didier François et Edouard Elias, enlevés en Syrie le 6 juin 2013

© Photo Didier François : Julien Cauvin /Europe 1. Photo Edouard Elias : Chris Huby/Haytham Pictures

L’ESSENTIEL

– Les journalistes ont été trouvés par des soldats turcs à la frontière avec la Syrie.

– Ils sont « libres » et « en bonne santé« .

– Ils devraient être de retour en France dimanche matin, entre 8h et 9h.

LEURS PREMIERS MOTS. Une chaîne de télévision turque a diffusé les premières images des quatre journalistes libres samedi matin. Didier François, Édouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres apparaissent la barbe longue, en bonne forme et manifestement soulagés.

 

« Merci beaucoup, je suis très heureux d’être libre », assure, dans un grand sourire ému, Didier François, face caméra. « C’est vraiment bon de voir le ciel, de pouvoir marcher et parler librement », ajoute-t-il en anglais. « Nous arrivons tout juste de Syrie », poursuit le journaliste d’Europe 1 avant de confier espérer rejoindre la France rapidement.

L’ÉMOTION DE LEURS PROCHES. « Je suis tellement heureuse de savoir que Didier va rentrer ce soir et qu’il est enfin libre », a confié la compagne de Didier François au micro d’Europe 1 samedi. « J’ai parlé à Didier, il va très bien », a-t-elle poursuivi. « C’est comme si on ne s’était pas quittés. Donc c’est Didier François tel que je le connais que j’ai retrouvé au téléphone ».

 

La mère de Didier François a également réagi sur Europe 1. Elle a fait part de sa « joie immense ». « J’ai beaucoup de mal à réaliser. C’est tellement fort », a-t-elle confié, ajoutant que « ce que je veux, c’est remercier toutes les personnes qui ont tout fait pour qu’il rentre. Et je suis très pressée de le voir ».

>> Retrouvez les réactions des proches de ex-otages

Les grands-parents d’Edouard Elias « complètement sonnés ».Jean-Marie et Josette Dunaud, qui ont appris samedi matin la libération de leur petit fils par le quai d’Orsay, ont fait part de leur grande émotion et se sont dit « complètement sonnés » par la nouvelle. « On ne sait pas quoi dire, on est très heureux bien sûr, mais on est complètement sonnés », a indiqué par téléphone Josette Dunaud, dont la voix était empreinte d’émotion. « Il était temps, nous commencions à être très inquiets depuis le temps qu’il était interné », a poursuivi cette femme qui a élevé avec son mari Edouard Elias, orphelin de ses deux parents.

LE SOULAGEMENT A EUROPE 1. Denis Olivennes, le président directeur général d’Europe 1, a également fait part de son « immense émotion », samedi matin, sur Europe 1. « On s’est embrassé, on a pleuré », a-t-il confié. « On a vécu 10 mois d’angoisse, mais pendant ces 10 mois on n’a pas été seuls », a-t-il rappelé.

 

Denis Olivennes a aussi tenu à remercier en plus des services de l’Etat, tous ceux qui ont été engagés auprès des équipes d’Europe 1, « tous les collaborateurs de la maison et en dehors de la maison, le comité de soutien et les centaines d’anonymes ».

« Immense soulagement » également pour Fabien Namias, directeur général d’Europe 1. « J’ai l’impression qu’on peut enfin respirer à pleins poumons », a-t-il confié. Fabien Namias a également salué la « très grande solidarité » qui s’est mise en place dès l’annonce de la capture de Didier François et Edouard Elias le 6 juin 2012.

 

Arnaud Lagardère a, également, tenu à remercier les autorités françaises et tous les collaborateurs du groupe Lagardère, pour leur mobilisation et leur soutien. « Les premiers mots de Didier étaient qu’il était heureux de voir le ciel. Le ciel il est bleu, il est bleu pour notre ami. Il est bleu pour nous tous », a-t-il confié sur Europe 1, samedi midi.

LES CIRCONSTANCES DE LEUR LIBÉRATION. Les quatre journalistes ont été retrouvés par des soldats turcs à la frontière avec la Syrie. Ils étaient ligotés et avaient les yeux bandés, selon l’agence de presse turque Dogan. Les quatre hommes ont été abandonnés par des hommes inconnus dans la nuit de vendredi à samedi dans cette zone frontalière sans vie, près de la petite ville turque d’Akçakale, dans le sud-est du pays.

 

Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres ont été découverts par une patrouille qui, dans un premier temps, a cru avoir affaire à des contrebandiers. Une fois qu’ils ont remarqué que ces hommes parlaient français, les soldats les ont conduits à un poste de police d’Akçakale. Ils se sont vus offrir des chocolats et du thé avant de voir une équipe médicale.

Par ailleurs, le ministre turc des Affaires étrangères a appelé Didier François pour lui proposer, à lui et aux trois autres journalistes, de passer des vacances à Antalya.

Cette libération n’était pas complètement inattendue : leurs proches avaient reçu ces derniers temps des nouvelles des otages et savaient que des négociations avançaient. « On nous avait dit depuis quelques jours qu’il y avait une fenêtre de tir, mais on avait appris à être prudents », a précisé Fabien Namias, directeur général d’Europe 1. « Depuis quelques temps on avait des nouvelles régulières toutes les trois semaines sur le fait qu’ils étaient détenus ensemble, pas isolés, qu’ils n’avaient pas subi de trop mauvais traitements. Et ils sont en bonne santé, c’est fondamental ».

Le père du photographe Pierre Torres a pour sa part indiqué qu’il « savait que les services français travaillaient activement ». « On a eu des messages à plusieurs reprises », a-t-il expliqué en estimant que le seul indice était la libération des journalistes espagnols, signe d’un mouvement.

Une libération annoncée par un communiqué de l’Élysée. Les quatre journalistes français otages en Syrie sont « libres » et « en bonne santé », a annoncé le président François Hollande, en exprimant son « immense soulagement ». Dans une déclaration, le chef de l’État dit avoir « appris avec un immense soulagement ce matin la libération des quatre journalistes français » retenus en otages en Syrie depuis juin 2013, précisant que les quatre hommes sont « en bonne santé en dépit des conditions très éprouvantes de leur captivité ».

A Donetsk, ni rattachement à Moscou, ni allégeance à Kiev

DOCUMENT – Otages : une lettre pour Didier, Edouard, Nicolas et Pierre

BONNE NOUVELLE – Syrie : libération de deux journalistes espagnols

VIDÉO – Le flash-mob pour la libération des otages en Syrie

INTERVIEW – Un appel pour « une défense commune » des otages en Syrie

La solitude de l’Amérique Latine Gabriel Garcia Marquez,


Discours à la réception du Prix Nobel de Littérature 1982 

9 août 2010. Antonio Pigafetta, un navigateur florentin qui a accompagné Magellan lors du premier voyage autour du monde, a écrit lors de son passage par notre Amérique méridionale une chronique rigoureuse qui paraît cependant une aventure de l’imagination. Il a raconté qu’il avait vu des cochons avec le nombril dans le dos, et quelques oiseaux sans pattes dont les femelles couvaient dans les dos du mâle, et d’autres comme des pélicans sans langue dont les becs ressemblaient à une cuiller. Il a raconté qu’il avait vu une créature animale avec une tête et des oreilles de mule, un corps de chameau, des pattes de cerf et un hennissement de cheval. Il a raconté que le premier natif qu’ils ont trouvé en Patagonie ils l’ont mis en face d’un miroir, et que ce géant exalté a perdu l’usage de la raison par la frayeur de sa propre image.

 

Ce livre bref et fascinant, dans lequel se perçoivent déjà les germes de nos romans d’aujourd’hui, n’est pas beaucoup moins le témoignage le plus étonnant de notre réalité de ces temps. Les Chroniqueurs de l’Amérique nous ont légué d’autres irracontables. Eldorado, notre pays illusoire si convoité, a figuré dans de nombreuses cartes pendant de longues années, en changeant de lieu et de forme selon l’imagination des cartographes. A la recherche de la fontaine de la Jeunesse Éternelle, la mythique Alvar Núñez Cabeza de Vaca a exploré huit ans durant le nord du Mexique, dans une expédition folle dont les membres se sont mangés entre eux, et seuls cinq des 600 qui l’ont entreprise sont arrivés. L’un des nombreux mystères qui n’ont jamais été élucidés, est celui des onze mille mules chargées de cent livres d’or chacune, qui un jour sont sortis du Cuzco pour payer le sauvetage d’Atahualpa et qui ne sont jamais arrivées à destination. Plus tard, pendant la colonie, se vendaient à Carthagène, quelques poules élevées dans des terres d’alluvion, dans les gésiers desquelles se trouvaient des petits cailloux d’or. Ce délire doré de nos fondateurs nous a poursuivis jusqu’il y a peu. À peine au siècle passé la mission allemande chargée d’étudier la construction d’un chemin de fer interocéanique dans l’isthme du Panama, a conclu que le projet était viable à condition que les rails ne fussent pas faits en fer, qui était un métal peu abondant dans la région, mais qu’ils soient faits en or.

L’indépendance de la domination espagnole ne nous a pas mis à l’abri de la démence. Le général Antonio López de Santana, qui a été trois fois dictateur du Mexique, a fait enterrer avec des funérailles magnifiques sa jambe droite qu’il avait perdue dans la dite Guerra de los Pasteles. Le général Gabriel García Morena a gouverné l’Équateur pendant 16 ans comme un monarque absolu, et son cadavre a été veillé vêtu de son uniforme de gala et sa cuirasse de décorations assis dans le fauteuil présidentiel. Le général Maximiliano Hernández Martínez, le despote théosophe du Salvador qui a fait exterminer dans un massacre barbare 30 mille paysans, avait inventé un pendule pour vérifier si les aliments étaient empoisonnés, et a fait couvrir d’un papier rouge l’éclairage public pour combattre une épidémie de scarlatine. Le monument au général Francisco Morazán, érigé sur la place la plus grande de Tegucigalpa, est en réalité une statue du maréchal Ney achetée à Paris dans un dépôt de sculptures usées.

Il y a onze ans, l’un des poètes insignes de notre temps, le Chilien Pablo Neruda, a illuminé cette enceinte avec son verbe. Dans les bonnes consciences de l’Europe, et parfois aussi dans les mauvaises, ont fait irruption depuis ce temps-là avec plus de force que jamais les nouvelles fantomatiques de l’Amérique Latine, cette patrie immense d’hommes hallucinés et de femmes historiques, dont l’entêtement sans fin se confond avec la légende. Nous n’avons pas eu un instant de calme. Un président prometheique retranché dans son palais en flammes est mort en se battant seul contre toute une armée, et deux catastrophes aériennes suspectes et jamais éclaircies ont tranché la vie d’un autre au cœur généreux, et celle d’un militaire démocrate qui avait restauré la dignité de son peuple. Il y a eu 5 guerres et 17 coups d’État, et a surgi un dictateur luciférien qui au nom de Dieu mène le premier ethnocide de l’Amérique Latine de notre temps. Pendant ce temps, 20 millions d’enfants latinoaméricains mouraient avant d’atteindre l’âge de deux ans, ce qui est plus que tous ceux qu’ils sont nés en Europe depuis 1970. En raison de la répression il y a presque 120 000 disparus, c’est comme si aujourd’hui on ne savait pas où sont passés tous les habitants de la ville d’Uppsala. De nombreuses femmes enceintes ont été arrêtées ont mis au monde dans des prisons argentines, mais on ignore encore le destin et l’identité de ses enfants, qui ont été donnés en adoption clandestine ou enfermés dans des orphelinats par les autorités militaires. Pour ne pas vouloir que les choses continuent ainsi près de 200 000 femmes et hommes sont morts sur tout le continent, et plus de 100 000 ont péri dans trois petits pays volontaristes de l’Amérique centrale, Nicaragua, Salvador et Guatemala. Si c’était aux États-Unis, le chiffre proportionnel serait d’un million 600 morts violentes en quatre ans.

Du Chili, un pays aux traditions hospitalières, a fui un million de personnes : 12 % pour cent de sa population. L’Uruguay, une nation minuscule de 2,5 millions d’habitants qui se considérait comme le pays le plus civilisé du continent, a perdu dans l’exil un citoyen sur cinq. La guerre civile au Salvador a causé presque un réfugié toutes les 20 minutes depuis 1979. Le pays qu’on pourrait faire avec tous les exilés et émigrés forcés d’Amérique Latine, aurait une population plus nombreuse que la Norvège.

J’ose penser, que c’est cette réalité extraordinaire, et pas seulement son expression littéraire, qui cette année a mérité l’attention de l’Académie Suédoise des Lettres. Une réalité qui n’est pas celle du papier, mais qui vit avec nous et détermine chaque instant de nos innombrables morts quotidiennes, et qui soutient une source de création insatiable, pleine de malheur et de beauté, de laquelle ce Colombien errant et nostalgique n’est qu’un parmi d’autres plus distingué par la chance. Poètes et mendiants, musiciens et prophètes, guerriers et racaille, toutes les créatures de cette réalité effrénée nous avons eu très peu à demander à l’imagination, parce que le plus grand défi fut pour nous l’insuffisance des ressources conventionnelles pour rendre notre vie croyable. C’est cela, amis, le nœud de notre solitude.

Donc si ces difficultés nous engourdissent, que nous sommes de son essence, il n’est pas difficile de comprendre que les talents rationnels de ce côté du monde, extasiés dans la contemplation de leurs propres cultures, sont restés sans méthode valable pour nous interpréter. Il est compréhensible qu’ils insistent pour nous mesurer avec le même étalon avec lequel ils se mesurent eux même, sans rappeler que les épreuves de la vie ne sont pas égaux pour tous, et que la recherche de l’identité propre est si ardue et sanglante pour nous qu’elle le fut pour eux. L’interprétation de notre réalité avec des schémas étrangers contribue seulement à nous rendre de plus en plus méconnus, de moins en moins libres, de plus en plus solitaires. Peut-être l’Europe vénérable serait plus compréhensive si elle essayait de nous voir à travers son propre passé. Si elle se rappelait que Londres a eu besoin 300 ans pour construire sa première muraille et de 300 autres pour avoir un évêque, que Rome s’est débattu dans les ténèbres de l’incertitude pendant 20 siècles avant qu’un roi étrusque ne l’implantât dans l’histoire, et qu’encore au XVIe siècle les suisses pacifiques d’aujourd’hui, qui nous enchantent avec leurs fromages doux et leurs montres impavides, ensanglantèrent l’ Europe comme soldats de fortune. Encore à l’apogée de la Renaissance, 12 000 lansquenets à la solde des armées impériales pillèrent et dévastèrent Rome, et tuèrent à coups de couteau huit mille de ses habitants.

Je ne cherche pas à incarner les illusions de Tonio Kröger, dont les rêves d’union entre un nord chaste et un sud passionné exaltaient Thomas Mann il y a 53 ans dans ce lieu. Mais je crois que les Européens d’esprit éclairant, ceux qui luttent aussi ici pour une grande patrie plus humaine et plus juste, pourraient mieux nous aider s’ils révisaient à fond leur manière de nous voir. La solidarité avec nos rêves ne nous fera pas sentir moins seuls, tant que cela ne se concrétise avec des actes de soutien légitime aux peuples qui assument l’illusion d’avoir une vie propre dans la répartition du monde.

L’Amérique Latine ne veut pas ni n’a de quoi être un fou sans arbitre, ni n’a rien de chimérique dans le fait que ses desseins d’indépendance et d’originalité deviennent une aspiration occidentale. Cependant, les progrès de la navigation qui ont réduit tant de distances entre nos Amériques et l’Europe, semblent avoir augmenté en revanche notre distance culturelle. Pourquoi l’originalité qu’on nous admet sans réserves dans la littérature nous est refusée avec toute sorte de suspicions dans nos si difficiles tentatives de changement social ? Pourquoi penser que la justice sociale que les Européens d’avant garde essaient d’imposer dans leurs pays ne peut pas aussi être un objectif latinoaméricain avec des méthodes distinctes dans des conditions différentes ? Non : la violence et la douleur démesurées de notre histoire sont le résultat d’injustices séculières et d’amertumes innombrables, et non un complot ourdi à 3 000 lieues de notre maison. Mais nombre de dirigeants et penseurs européens l’ont cru, avec l’infantilisme des grands-parents qui ont oublié les folies fructueuses de leur jeunesse, comme si n’était possible un autre destin que de vivre à la merci des deux grands propriétaires du monde. Telle est, amis, l’ampleur de notre solitude.

Cependant, face à l’oppression, au pillage et à l’abandon, notre réponse est la vie. Ni les déluges ni les pestes, ni les famines ni les cataclysmes, ni même les guerres éternelles à travers des siècles et des siècles n’ont réussi à réduire l’avantage tenace de la vie sur la mort. Un avantage qui augmente et s’accélère : chaque année il y a 74 millions de naissances de plus que de décès, une quantité de vivants nouveaux comme pour augmenter sept fois chaque année la population de New York. La majorité d’ entre eux naissent dans des pays avec moins de ressources, et parmi ceux-ci, bien sûr, ceux d’Amérique Latine. En revanche, les pays les plus prospères ont réussi à accumuler assez de pouvoir de destruction comme pour anéantir cent fois non seulement tous les êtres humains qui ont existé jusqu’à aujourd’hui, mais la totalité des êtres vivants qui sont passés par cette planète d’infortune.

Un jour comme celui d’aujourd’hui, mon maître William Faulkner a dit dans ce lieu : « Je me refuse à admettre la fin de l’homme ». Je ne me sentirais pas digne d’occuper cet endroit qui fut le sien si je n’avais pas pleine conscience de ce que pour la première fois depuis les origines de l’humanité, la catastrophe colossale qu’il se refusait à admettre il y a 32 ans est maintenant rien plus qu’une simple possibilité scientifique. Devant cette réalité saisissante qui à travers tout le temps humain a du paraître une utopie, les inventeurs de fables que tous nous croyons nous nous sentons le droit de croire que n’est pas encore trop tard pour entreprendre la création de l’utopie contraire. Une nouvelle et triomphante utopie de la vie, où personne ne peut décider pour les autres jusqu’à la forme de mourir, où vraiment soit vrai l’amour et soit possible le bonheur, et où les lignées condamnées à cent ans de solitude ont enfin et pour toujours une deuxième chance sur la terre.

Traduction libre et non officielle de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi

source

Geert Wilders et « moins de Marocains »


Belga | 22 Mars 2014 21h18

Le député anti-Islam Geert Wilders s’est défendu samedi, assurant n’avoir « rien dit de mal », sur fond de vague de protestations sans précédent secouant les Pays-Bas et provoquant un « exode » dans son propre parti après qu’il eu déclaré vouloir « moins de Marocains » dans son pays.
« J’ai dit la vérité, je n’ai pas de regrets et ne présenterai mes excuses à personne à propos de quoi que ce soit », a déclaré Geert Wilders au cours d’une conférence de presse improvisée samedi soir dans les bâtiments du parlement néerlandais : « je n’ai rien dit de mal ». « Je suis resté dans les limites de la loi », a affirmé le député, réfutant tout parallèle avec les nazis alors que certains hommes politiques et médias l’avaient comparé à des « figures abjectes du passé », dont Adolf Hitler, a-t-il dit.
Les médias néerlandais ont évoqué un véritable « exode » après que de nombreux membres de son parti, tant au niveau local que national ou européen, eurent annoncé quitter le navire. Mercredi soir à La Haye, à la suite d’élections municipales, Geert Wilders avait harangué ses partisans, leur demandant s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans votre ville et aux Pays-Bas ». « Moins ! Moins ! Moins ! », avaient scandé les partisans, ce à quoi Geert Wilders avait répondu : « nous allons nous en charger ».
Le PVV se présentait mercredi dans deux villes des Pays-Bas: il a terminé premier à Almere, et deuxième à La Haye, où siège le gouvernement. Jeudi, le parquet avait déjà reçu plus de cent plaintes jeudi et avait par la suite arrêté de compter, leur nombre étant trop important. La police avait même préparé un formulaire pré-rempli afin de faciliter la tâche de ses agents, surnommé le « formulaire Wilders » par les médias néerlandais. (Belga)

la voix d’une Marocaine néerlandaise :

Marokkaanse plaatst zichzelf op Marktplaats om Wilders

Door: 
22-3-14 – 23:59© Marktplaats.Een Marokkaanse vrouw maakt haar statement tegen de ‘Minder Marokkanen’-uitspraak van Wilders door een advertentie te plaatsen op Marktplaats. ‘Ik voel me net Anne Frank’, luidt haar noodkreet op de handelswebsite.

Ik voel me net Anne Frank met de jodenvervolging destijds. Niemand mocht weten van haar bestaan en zo is het nu ook voor mij

Anonieme Marokkaanse

De vrouw die zich sterk gediscrimineerd voelt schrijft het volgende op Marktplaats: ‘Ik ben een Marokkaanse meid, geboren en getogen in Nederland. Sinds mijn vijftiende al werkzaam en nooit mijn hand opgehouden. Terwijl mijn Nederlandse buren zwart werken en dubbele inkomens hebben, blijf ik trouw aan mijn geloof en probeer ik het goede te doen. Heel veel Nederlanders in mijn omgeving weten niet eens dat ik Marokkaanse ben. En weet je dat ik het niet eens meer durf te zeggen’.

‘Ik hoor de meest racistische dingen over Marokkanen en buitenlanders. Keer op keer doet het me pijn. Laatst kreeg ik een mail van een werkgever die zei dat hij liever geen Marokkanen in dienst wil, zich niet beseffend dat ik er een ben. Ik voel me net Anne Frank met de jodenvervolging destijds. Niemand mocht weten van haar bestaan en zo is het nu ook voor mij’.

De Marokkaanse roept op om mensen te beoordelen op hun handelingen en niet op hun identiteit. ‘Ook ik heb last van hangjongeren en dat zijn gewoon Hollandse jongens bij mij in de buurt en die leven in een sociaal gebrekkig gezin. Maar ik zal nooit kunnen zeggen, minder Nederlanders!! Waar is die beschaafdheid toch gebleven. Ieder is een mens. Kijk eens naar de film 12 years of slave en vraag je af of je terug wil naar die tijd.

‘Nederland stop met mensen in vakjes stoppen’, schrijft ze. ‘Oh ja ik hou ook van Andre Hazes en Hollandse kost’, sluit ze haar relaas af.

Na de omstreden uitspraak ‘Minder Marokkanen’ van Wilders woensdagavond, waarbij hij het publiek liet scanderen, zijn veel mensen in opstand gekomen. Marokkanen plaatsten massaal selfies met een Nederlands paspoort op Twitter. Ook zijn er aangiftes gedaan tegen de PVV-leider. De Marktplaatsoproep van de anonieme vrouw wordt inmiddels veel gedeeld op social media.

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