Accueil de netanyahou à Washington par une campagne d’affichage (Photos)


Accueil de netanyahou à Washington par une campagne d’affichage (…) – CAPJPO – EuroPalestine//

//

Le Collectif Palestine Advocacy Project, qui avait déjà lancé, aux Etats-Unis une première campagne d’affichage dénonçant le nettoyage ethnique par Israël et le soutien financier américain à l’occupation et la colonisation, vient de démarrer une nouvelle grande campagne, à l’occasion du discours que doit prononcer Netanyahou, cette semaine, devant le congrès américain.

Dans 7 villes américaines (Los Angeles, New York, San Antonio, San Diego, San Francisco, et Washington D.C), 60 stations de métro, sur 52 bus, 3 camions ambulants 2 grands panneaux d’affichage et un journal, ces affiches seront visibles pendant un mois :

Ce collectif d’associations a également réussi à convaincre Barack Obama, le vice-president Joe Biden, le secrétaire d’Etat John Kerry et d’autres représentants du gouvernement étatsunien à ne pas recevoir le premier ministre pendant sa visite à Washington. De même, une trentaine de parlementaires se sont engagés à quitter le congrès au moment du discours de Netanyahou.

Ce dernier sera en outre accueilli aussi bien devant le Capitole que devant la réunion de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee’) par de gigantesques panneaux dénonçant l’occupation israélienne et les massacres perpétrés cet été à Gaza.

Grâce aux 100.000 dollars de dons recueillis l’automne dernier, ce collectif d’associations va, durant un mois, montrer aux contribuables américains à quoi servent les milliards de dollars pris dans leurs poches pour aller gonfler le budget militaire israélien.

Nous saluons cette campagne, dont il faut signaler qu’elle serait impossible à mener en France, quelle que soit l’ampleur des sommes recueillies, puisque dans notre pays qui se prétend démocratique, tout affichage dénonçant la politique israélienne ou montrant la situation en Palestine est interdit.

Aidons donc nos amis américains à montrer la vérité à leurs concitoyens :
http://www.palestineadvocacyproject.org/blog/2015/2/26/palestine-advocacy-project-goes-national

CAPJPO-EuroPalestine

Ne pas diffuser ?


La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent
Albert Einstein

C’était au tout début du mois de juillet de l’année dernière. J’étais place Tahrir au Caire, dans l’attente d’un événement que même le cireur de chaussures de la corniche Maspéro savait inéluctable. Mohamed Morsi, le président égyptien allait , selon l’expression consacrée, devoir dégager. Le téléphone sonne. Un ami m’appelle de France pour m’annoncer : « Tu sais ! Un des principaux éditorialistes parisiens affirme qu’il va rester au pouvoir ! » Du point de vue de ce confrère, depuis son bureau avec vue sur la Seine, c’était tout à fait logique. Morsi avait été élu démocratiquement.

L’administration Obama, persuadée qu’elle avait enfin trouvé un « bon » islamiste sunnite, le soutenait. Les correspondants et envoyés spéciaux en Egypte pouvaient toujours décrire les foules immenses et le soutien accordé par l’armée aux manifestants anti-Frères musulmans, cela ne changeait rien à la vision manichéiste de cet expert en politique étrangère.

Les aveugles

Il souffrait du syndrome de l’inertie conceptuelle. L’incapacité à adapter l’analyse et le discours aux tranformations d’une situation, d’un rapport de force. Une forme d’aveuglement, qui a frappé les médias mais aussi les services de renseignements et d’analyse au cours de l’Histoire. En 1941, aveuglé par sa vision des relations bilatérales avec Berlin, Staline n’a pas voulu voir les signes annonciateurs de l’offensive nazie contre l’URSS. Dans les années 70, les Américains n’ont pas compris la nature des événements précurseurs à la chute du Shah d’Iran et l’arrivée au pouvoir des Ayatollahs. Plus tard, ils ont refusé toutes les informations sur l’inexistence d’armes de destruction massives dans l’Irak de Saddam Hussein. On connaît la suite.

Les Israéliens, politiques, analystes et journalistes n’ont pas toujours fait mieux. La surprise stratégique de la guerre du Kippour en est un des principaux exemples. Il faudrait aussi rappeler le soutien sans faille accordé par l’armée et le Shin Beth au développement de l’Islam radical à Gaza jusqu’au jour où ces « sympathiques religieux » ont créé le Hamas dont l’objectif est la destruction de l’État juif. J’ai décrit cet épisode dans mon livre « Le grand aveuglement » .

Que faire des Palestiniens ?

Aujourd’hui, on est bien obligé de constater que ce syndrome est omniprésent chez les dirigeants et les médias occidentaux, bloqués sur la vision de l’inéluctabilité d’une paix israélo-palestinienne. Or, la probabilité d’un accord est extrêmement faible comme le prouve l’échec de l’initiative du secrétaire d’état John Kerry. Un accord était tout simplement impossible.

D’abord pour des raisons politiques israéliennes.Le Likoud, le principal parti de droite, a toujours été opposé à la création d’un état palestinien indépendant aux côtés d’Israël. Le développement de la colonisation en Cisjordanie a été un de ses principaux objectifs depuis son arrivée au pouvoir avec l’élection de Menahem Begin en 1977 et après la conclusion du traité de paix avec l’Egypte en 1979. Grâce à son alliance historique avec le Sionisme religieux, près de 400 000 Juifs y habitent, transformant radicalement les données du conflit au Proche Orient. La direction de l’OLP l’a compris et admet en privé qu’elle a échoué et ne parviendra pas à créer un état indépendant.

A terme, Israël, devra donc dévoiler ce qu’il compte faire des Palestiniens. Les maintenir dans l’autonomie sous sa forme actuelle ? Des personnalités comme Ehoud Barak estiment que cela serait une forme d’apartheid. Les annexer en leur accordant tous les droits politiques – y compris la possibilité de voter pour la Knesset ? Ouri Ariel, ministre de l’habitat et colon militant le propose. Mais, à l’étranger, les images de l’occupation israélienne dérangent et les grands médias ne les diffusent plus depuis longtemps.

Crise économique oblige, les grandes chaines généralistes occidentales, occupées par la grande bataille de l’audience, ne couvrent plus l’international au quotidien. Et puis, en Europe ces images suscitent des réactions souvent anti-juives au sein de certaines populations et réveillent diverses formes d’antisémitisme. Un phénomène renforcé par l’attitude des institutions communautaires juives, identifiées à la politique israélienne, qu’elles soutiennent sans faille.

Ne pas diffuser ?

Cette montée de l’antisémitisme consolide l’inertie conceptuelle des médias. Un rédacteur en chef d’une grande agence de presse m’a dit, récemment : « Il faut faire attention. La montée de l’antisémitisme est sans précédent et il ne faut pas diffuser d’articles ou de sujets trop négatifs sur Israël ».

Résultat : le dossier palestinien a quasiment disparu de la place publique occidentale. Cela fait bien entendu l’affaire de la droite israélienne, mais avec un inconvénient majeur : son discours est , lui aussi, devenu inaudible. A preuve : la rapidité avec laquelle les États Unis, l’Union Européenne, la Chine, l’Inde et la Russie ont reconnu le nouveau gouvernement palestinien soutenu par le Hamas. Le message de Netanyahu, rappelant que l’organisation islamiste prône la destruction d’Israël, n’est pas passé.

Inexorablement, ce conflit finira par atteindre son paroxysme et embraser non seulement la région mais aussi des populations musulmanes dans le monde arabe et en Europe. Les dirigeants occidentaux, analystes et éditorialistes devront alors révéler les raisons pour lesquelles ils ont laissé ce conflit glisser vers le point de non retour.

source

voir les commentaires sur la page fn de Baudouin Loos

Le fils d’un réalisateur annonce « le jour du châtiment » et tue 6 personnes en Californie


 

Le Monde.fr avec AFP et AP | 24.05.2014 à 13h42 • Mis à jour le 25.05.2014 à 05h40

Le fils d’un réalisateur de Hollywood souffrant de troubles mentaux a poignardé à mort trois personnes avant d’en tuer trois autres par balles, vendredi 24 mai près de Santa Barbara dans le sud de la Californie, a indiqué samedi la police locale. En outre, au moins treize personnes ont été blessées par le tireur, Elliot Rodger, 22 ans, qui s’est apparemment suicidé à l’issue de son équipée meurtrière à Isla Vista, près du campus de l’Université de Californie à Santa Barbara (UCSB). Son père, Peter Rodger, est connu pour avoir participé à la réalisation du film à succès Hunger Games (2012).

Faisant le récit des événements, le shérif du comté de Santa Barbara, Bill Brown, a expliqué que le criminel avait « poignardé à plusieurs reprises » trois hommes à son appartement avant de sortir avec une arme à feu.

Une fois dehors, il a pris pour cible trois femmes dans la rue, tuant deux d’entre elles, âgées de 19 et 22 ans. Au volant de sa BMW noire, il a trouvé sa victime suivante, un étudiant de 20 ans, Christopher Martinez, qu’il a abattu.

La police s’est alors lancée à la poursuite d’Elliot Rodger, qui a tiré au hasard sur des passants. Touché par un tir à la cuisse, il a heurté un cycliste, qui s’est retrouvé sur le capot de sa voiture. « Le véhicule du suspect est alors entré en collision avec des voitures garées et il s’est arrêté », a raconté Bill Brown. Trois armes semi-automatiques de 9 mm ont été retrouvées à bord de la BMW, toutes achetées légalement et enregistrées, ainsi que de grosses quantités de munitions.

La berline du jeune homme a terminé sa course en percutant une voiture à l'arrêt.
La berline du jeune homme a terminé sa course en percutant une voiture à l’arrêt. | REUTERS/PHIL KLEIN

UNE VIDÉO PUBLIÉE LA VEILLE

La police pense que le tueur a agi seul et enquête sur une vidéo publiée sur YouTube, qui menace les habitants d’Isla Vista. On y voit Elliot Rodger, assis derrière son volant, se filmer et raconter pendant sept minutes sa solitude, sa haine du monde et son amertume d’être rejeté par les femmes. Il affirme notamment qu’il s’agit de sa « dernière vidéo » et annonce le « jour du châtiment », disant vouloir prendre sa « revanche sur l’humanité » et notamment sur les femmes. Le jeune homme dit avoir souffert de solitude et de rejet.

Avant la tragédie de vendredi soir, la police avait déjà eu trois fois affaire à Elliot Rodger, la première fois en juillet 2013, a indiqué le shérif du comté de Santa Barbara.

« QUAND CETTE FOLIE VA-T-ELLE CESSER ? »

Les fusillades meurtrières sont un phénomène récurrent aux Etats-Unis qu’il s’agisse d’un lycée de Columbine (13 morts dans le Colorado en 1999), d’une fusillade sur le campus de Virginia Tech (32 morts en 2007), à l’école Sandy Hook de Newtown (26 morts dont 20 enfants en 2012 dans le Connecticut), un cinéma près de Denver (12 morts en 2012) ou dans un immeuble de la Marine américaine à Washington (13 morts). Au total depuis 2006, le FBI a recensé au moins 170 fusillades ayant fait au moins quatre morts sans compter le tireur.

Lire : Etats-Unis : 300 millions d’armes à feu, 30 000 morts par an

« Quand cette folie va-t-elle cesser ? », s'est demandé le père d'une des victimes.
« Quand cette folie va-t-elle cesser ? », s’est demandé le père d’une des victimes. | AP/Jae C. Hong

« Quand cette folie va-t-elle cesser ? », s’est demandé le père d’une des victimes, s’adressant aux hommes politiques et au lobby des armes dans un témoignage poignant. « Notre famille a un message pour tous les parents : vous pensez que cela n’arrivera pas à votre enfant mais, pourtant, c’est le cas », a déclaré Richard Martinez, retenant difficilement larmes et colère.

Coïncidence glaçante : en 2001, le fils du réalisateur Daniel Attias (Ally McBeal, The Wire) avait écrasé quatre piétons dans une rue fréquentée à seulement un pâté de maisons du lieu où est survenue la tragédie de vendredi. En sortant de sa voiture après les faits, David Attias avait crié : « Je suis l’ange de la mort. » Condamné dans un premier temps pour meurtre, il avait ensuite été jugé irresponsable et enfermé dans un hôpital psychiatrique.

Lire aussi : Et les Etats américains où les armes tuent le plus sont…

 

Aux Etats-Unis, deux frères milliardaires empêchent les démocrates de dormir


AFP Publié le jeudi 27 mars 2014 à 08h27 – Mis à jour le jeudi 27 mars 2014 à 08h33

INTERNATIONAL On ignore le montant exact dépensé par Charles et David.

Peu de choses agitent autant les démocrates, en cette année électorale aux Etats-Unis, que le nom de Koch: celui de deux frères milliardaires qui dépensent des dizaines de millions de dollars pour aider les républicains à reconquérir le Congrès.

Charles et David Koch dirigent le conglomérat industriel familial Koch Industries (chimie, énergie…), considéré comme le deuxième plus grand groupe américain non coté, selon Forbes. S’ils restent très discrets, ils ne cachent pas leur positionnement conservateur.

Les alliés démocrates de Barack Obama ne contrôlent depuis 2011 que la chambre haute du Congrès, le Sénat, que les républicains espèrent bien conquérir aux législatives de novembre –avec l’aide des généreux dons des frères Koch.

Aux Etats-Unis, le financement électoral a connu une dérèglementation importante depuis la fin des années 2000. Les dons directs aux candidats restent strictement plafonnés; mais de nouvelles structures sont apparues (« Super PAC », organisation à but non lucratif « 501(c)4″…), qui permettent aux plus généreux donateurs de financer des dépenses électorales sans limite. Certaines structures assurent même l’anonymat complet des contributeurs.

On ignore le montant exact dépensé par Charles et David, mais les 17 organisations conservatrices liées plus ou moins directement aux frères Koch ont levé 407 millions de dollars lors de la campagne électorale 2012, a calculé le Washington Post en examinant des déclarations d’impôts. Une puissance de feu formidable.

Pour les démocrates, perdre le Sénat serait une catastrophe, car Barack Obama n’aurait plus aucun allié au pouvoir au Congrès, ruinant les deux dernières années de son mandat. Pour les républicains, la reconquête passe par une dizaine d’Etats où les sénateurs sortants démocrates sont considérés comme fragiles. Ceux-ci sont déjà la cible de campagnes publicitaires intenses, notamment en Caroline du Nord, contre la sénatrice démocrate Kay Hagan.

« Acheter notre démocratie »

Un groupe financé par les frères Koch, Americans For Prosperity, y diffuse déjà des publicités contre Kay Hagan, ce qui profite à son adversaire républicain, Thom Tillis. « Il est évident qu’ils essaient d’acheter un sénateur qu’ils pourront ensuite manipuler à Washington pour faire voter des lois qui leur conviennent », accuse la porte-parole de Kay Hagan, Sadie Weiner.

Dans les états-majors démocrates, on prend la menace Koch très au sérieux. Les responsables démocrates estiment que les frères dépenseront quelque 30 millions de dollars cette année, une somme conséquente qui peut renverser le rapport de force dans certains Etats, où le nerf de la guerre reste la puissance publicitaire. Les Koch essaient « d’acheter notre démocratie », a accusé le chef de la majorité sénatoriale, Harry Reid, qui cite à l’envi le nom de Koch depuis plusieurs semaines. « Les Américains n’aiment pas entendre parler de deux frères multi-milliardaires qui ont autant d’impact sur les élections, et je pense que si on le dévoile (…) ce sera comme un antidote contre ce qu’ils disent », dit à l’AFP le numéro trois des démocrates du Sénat, Chuck Schumer.

Les républicains contre-attaquent en accusant les démocrates de vouloir détourner l’attention de la réforme du système de santé, « Obamacare », récemment entrée en vigueur de façon chaotique. « Obamacare, dans presque tous les Etats les plus disputés, est aussi impopulaire qu’un putois dans une garden-party », raille Ryan Williams, un consultant républicain. Selon lui, « se plaindre que deux frères, dont la plupart des gens n’ont jamais entendu parler, dépensent de l’argent en publicités télévisées, ce n’est vraiment pas une stratégie gagnante ».

Les frères Koch, eux, encaissent sans répliquer ou presque. Dans une très rare interview en février, au Wichita Business Journal, Charles Koch a justifié son investissement en politique par la nécessité de promouvoir les idéaux de libre entreprise, afin de libéraliser l’économie et lutter contre le favoritisme économique. « Aucun autre grand groupe ne semble essayer de faire ça, alors autant que ce soit nous », a-t-il confié. « Il faut bien que quelqu’un s’efforce de sauvegarder ce pays et de préserver un système d’opportunités ».

USA : La colère monte contre l’allégeance des politiciens au lobby israélien


jeudi 13 février 2014

Le quotidien Haaretz publie une lettre de Juifs américains qui s’en prennent au nouveau maire de New York pour ses déclarations de paillasson envers l’AIPAC, principal groupe de pression israélien aux Etats-Unis

« Vous n’êtes pas payé pour faire le chien-chien qui répond à la voix de son maître », écrivent 58 citoyens américains dans une lettre ouverte à Bill de Blasio, nouveau maire de New York.

Ce dernier aurait déclaré à l’occasion d’un récent gala à huis clos (presse non admise) de l’AIPAC : « Une partie de mon job consiste à défendre israël » et aurait promis : « La municipalité sera toujours ouverte à l’AIPAC, et si vous me faites signe parce que vous avez besoin de moi à vos côtés, à Washington ou ailleurs, je répondrai présent, avec plaisir ».

Ce à quoi 58 Juifs américains, qui comprennent des rabbins, des philantropes, des militants, journalistes et des écrivains, répondent que « L’AIPAC représente la droite la plus dure et extrémiste en israel et ne parle pas en notre nom »

Texte de la lettre en anglais :

January 29, 2014

An Open Letter to Mayor Bill de Blasio :

We are Jewish residents of New York who read, in the leaked transcript of your private speech to a meeting of AIPAC leaders, the following :

“City Hall will always be open to AIPAC. When you need me to stand by you in Washington or anywhere, I will answer the call and I’ll answer it happily ’cause that’s my job.”

We understand that the job of mayor of New York is a complex one that often calls for your participation on the international stage, and we would not presume to define your job for you. But we do know that the needs and concerns of many of your constituents–U.S. Jews like us among them–are not aligned with those of AIPAC, and that no, your job is not to do AIPAC’s bidding when they call you to do so. AIPAC speaks for Israel’s hard-line government and its right-wing supporters, and for them alone ; it does not speak for us.

Sincerely yours,

Ruth J. Abram

Karen R. Adler

Arlene Alda

Anita Altman

Esther Ann-Asch

Emanuel Ax

Peter Beinart

Andrew Berger

Loren Bevans

Martin I. Bresler

Kenneth David Burrows

Howard Clyman

Rabbi Rachel Cowan

Barbara Deinhardt

Barbara Dobkin

Eugene Eisner

Laurel W. Eisner

Daniel Engelstein

Eve Ensler

Danny Goldberg

Sally Gottesman

Linda Gottlieb

Laurence Greenwald

Jane Hirschmann

Erica Jong

Peter A. Joseph

Alice Kessler-Harris

Rabbi Sharon Kleinbaum

Gil Kulick

Martha Weinman Lear

Bobbie Leigh

Jonathan Leigh

Alan H. Levine

Rabbi Ellen Lippmann

Rabbi J. Rolando Matalon

Marilyn Kleinberg Neimark

Donna Nevel

Kathleen Peratis

Letty Cottin Pogrebin

Bertrand B. Pogrebin

Michael Ratner

Anne Roiphe

Betty Rollin

Al Ruben

Marlene Sanders

James Schamus

Dan Silverman

Beverly Solochek

Carla Singer

Rabbi Felicia Sol

Alisa Solomon

Gloria Steinem

Herbert Teitelbaum

Rebecca Vilkomerson

Rabbi Burton Visotzky

Peter Weiss

Jack Willis

Eugenia Zu

Source : http://www.haaretz.com/jewish-world…

CAPJPO-EuroPalestine

Le retour du peloton d’exécution?


AFP Publié le mardi 04 février 2014 à 08h55 – Mis à jour le mardi 04 février 2014 à 08h56

Aux USA, la pénurie de barbituriques pour infliger la peine de morts incite certains États à songer à une résurrection des « bonnes vieilles méthodes » d’exécution.

Chaise électrique, peloton d’exécution ou chambre à gaz: certains Etats américains, frappés par une pénurie de barbituriques pour infliger le châtiment suprême, envisagent de ressusciter de vieilles méthodes d’exécution, souvent abandonnées pour leur brutalité.

Les abolitionnistes n’en croient pas leurs oreilles. Mais de la Virginie (est) au Wyoming (ouest), en passant par le Missouri (centre), une poignée d’élus proposent de renouer avec des pratiques anciennes pour sortir de l’impasse qui frappe la méthode d’injection mortelle généralisée à partir de 1982 aux Etats-Unis.

Depuis que les fabricants européens refusent de les approvisionner, les 32 Etats américains qui pratiquent la peine de mort s’agitent de tous côtés pour trouver d’autres fournisseurs. Et s’épuisent pour répondre aux plaintes de plus en plus nombreuses, qui fustigent la provenance des nouveaux produits et les souffrances qu’ils pourraient infliger.

« Chaque fois qu’une méthode d’exécution est remise en question ressurgit l’inquiétude que cela va mettre un terme aux exécutions et à la peine de mort dans ce pays », explique à l’AFP Deborah Denno, professeur de droit à la Fordham University.

En Virginie, la Chambre des représentants a approuvé le 22 janvier un projet de loi autorisant l’exécution à la chaise électrique, si les barbituriques pour injection létale viennent à manquer. Le texte, parrainé par le républicain Jackson Miller, doit encore être approuvé au Sénat local pour entrer en vigueur.

En Virginie, où la chaise électrique a été utilisée pour la dernière fois en janvier 2013, comme dans sept autres Etats, les condamnés à mort peuvent aujourd’hui choisir l’électrocution comme alternative à l’injection intraveineuse. Mais elle ne peut leur être imposée.

Dans le Missouri, écrasé par les recours en raison de l’origine controversée de leur anesthésiant, fabriqué par un préparateur en pharmacie non homologué, le ministre de la Justice Chris Koster envisage un retour à la chambre à gaz.

Il proteste contre « l’obstacle artificiel » érigé par toutes ces plaintes pour « empêcher l’Etat de faire appliquer la peine capitale » et promet qu' »à moins que les tribunaux changent le cours des choses, le pouvoir législatif sera bientôt contraint de financer d’autres méthodes d’exécution pour rendre justice ».

La chambre à gaz, légale dans cet Etat, l’Arizona et le Wyoming si le détenu en fait le choix, a été utilisée pour la dernière fois en Arizona en 1999.

Le condamné est installé et sanglé sur une chaise placée au milieu d?un caisson étanche et vitré, avant que le gaz toxique cyanure d’hydrogène soit introduit, provoquant une mort « extrêmement violente » selon une journaliste locale.

« Je propose le peloton d’exécution »

Un autre républicain du Missouri, Rick Brattin, propose de revenir au peloton d’exécution, utilisé pour la dernière fois en 2010 dans l’Utah.

Tout comme un sénateur du Wyoming, Bruce Burns, dont la proposition sera examinée à partir du 10 février par le Sénat d’un Etat qui n’a qu’un seul condamné dans son couloir de la mort.

« Je considère la chambre à gaz cruelle et inhabituelle, donc je propose le peloton d’exécution car, en comparaison avec les autres méthodes d’exécution, c’est franchement la moins chère pour l’Etat », a déclaré le sénateur républicain.

« Les hommes politiques de nombreux Etats commencent à perdre toute crédibilité. Combien de fois vont-ils faire volte-face? », s’interroge encore Deborah Denno, experte des méthodes d’exécution. « Si nous sommes passés à l’injection létale c’est que l’électrocution ne marchait pas, que la chambre à gaz ne marchait pas », souligne-t-elle, rappelant que la pendaison, encore possible dans trois Etats si le condamné la choisit, a été abandonnée en 1996.

« Il y a eu trop d’exécutions ratées, un retour en arrière serait considéré comme une régression », estime de son côté Richard Dieter, directeur du Centre d’information sur la peine capitale (DPIC). « Si nous revenions à ces méthodes, nous aurions des histoires horribles et cela accélèrerait certainement la fin de la peine capitale », dit-il à l’AFP, sans croire sérieusement à une généralisation de cette solution de repli.

Ron McAndrew, ancien bourreau de Floride, reste hanté, 17 ans plus tard, par une électrocution.

« Il y a eu un panache de fumée qui est apparu sous son casque, suivi d’une longue flamme, une flamme qui venait juste devant mon visage (…) et puis énormément de fumée et encore plus de feu qui provenaient de la tête », raconte-t-il à l’AFP.

« Pendant les onze minutes qui ont suivi, la pièce s’est remplie de fumée, nous brûlions le sommet de sa tête. C’est la pire fumée que j’aie jamais sentie ».

source

Guantanamo : Israël exporte son savoir-faire pour « gérer » la grève de la faim


Publié le 10 juillet 2013.

Depuis février dernier, une grève de la faim a cours à Guantanamo pour protester contre les détentions illimitées et contre les conditions d’incarcération. Ce sont aujourd’hui plus de 100 prisonniers qui refusent de s’alimenter, parmi lesquels 45 sont nourris de force, au mépris de toutes les conventions internationales et des lois états-uniennes elles-mêmes. La pression monte aux États-Unis pour exiger que cette pratique cesse, comme l’illustre la spectaculaire initiative du rappeur Mos Def (alias Yasiin Bey) qui a rendu publique une vidéo dans laquelle il « expérimente » l’alimentation forcée que subissent les prisonniers de Guantanamo. L’administration US, qui apparaît comme étant de plus en plus incapable de faire face aux développements de la grève de la faim des détenus incarcérés à Cuba, a décidé de faire appel à des spécialistes de la question : des médecins israéliens.

C’est le quotidien israélien Haaretz qui a révélé l’information le 8 juillet. Dans un article de Dan Even (« Israeli doctors to give Washington tips on dealing with hunger strikers »), on apprend en effet que

des représentants de l’Association Médicale Israélienne [AMI] ont été invités aux États-Unis pour présenter à des décideurs politiques leur méthodes de traitement des grévistes de la faim, alors que l’administration US est sous la feu de la critique en raison de son recours à l’alimentation forcée de détenus de Guantanamo qui refusent de se nourrir.

L’alimentation forcée des grévistes de la faim est proscrite en Israël, même si

le Ministère de la Santé a publié de nouvelles directives [lors du dernier mouvement de grève des prisonniers palestiniens en avril 2013] s’appliquant lorsque la grève dure depuis plus de 28 jours. Les directives autorisent [également] l’hospitalisation forcée des prisonniers qui n’ont pas mangé depuis moins de 28 jours au cas où leur vie serait en danger. Des responsables de l’AMI ont alors déclaré que l’organisation estimait que « l’hospitalisation de prisonniers (…) ne devait être ordonnée que sur la base de critères médicaux ».

Les États-Unis ont donc, semble-t-il, décidé de faire appel à l’expertise israélienne pour trouver une alternative à l’alimentation forcée, à la veille d’un mois de Ramadan qui promet de susciter de nouvelles tensions. La requête de quatre détenus, qui demandaient que cesse leur alimentation forcée, a en effet été rejetée ce lundi par une juge états-unienne :

Quatre détenus de la prison ont demandé devant un tribunal fédéral de Washington l’arrêt de l’alimentation forcée pour les grévistes de la faim.

La motion dans laquelle ces quatre prisonniers – Ahmed Belbacha, Shaker Aamer, Abu Wa’el Dhiab et Nabil Hadjarab – demandent l’arrêt de cette pratique qu’ils assimilent à de la « torture », a été déposée fin juin par l’organisation Reprieve, qui les représente, et leur co-défenseur Jon Eisenberg.

La juge Kessler a précisé que Dhiab avait cherché à obtenir une procédure accélérée, craignant que l’alimentation forcée durant la journée ne vienne interférer avec son jeûne durant le mois du Ramadan.

Comme le remarque Adam Horowitz sur le site Mondoweiss, « il s’agit là d’un exemple parfait pour illustrer la collaboration entre Israël et les États-Unis dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » ». La participation des médecins israéliens à la gestion de la crise de Guantanamo est en effet au-delà du cynisme, puisqu’il ne s’agit en aucun cas de trouver une solution pour satisfaire les revendications des prisonniers, mais bel et bien d’aider l’administration US à ne pas répondre à ces revendications tout en maintenant les prisonniers en vie et en sauvant les apparences « éthiques ».Or, la seule véritable solution réellement éthique est, évidemment, la fermeture de Guantanamo et la libération de l’ensemble des détenus arbitrairement emprisonnés, depuis plus de 11 ans pour certains d’entre eux. Mais on doute fort que les médecins israéliens, qui affirment se rendre aux États-Unis pour y prodiguer leurs bons conseils, tentent d’imposer ce point de vue.

Toutefois, ainsi que l’a relevé Michael Omer-Man de +972 Magazine,

l’ironie de cette situation, où les Israéliens apprennent aux Américains comment traiter éthiquement des prisonniers en grève de la faim, réside dans le fait que ces dernières années, bien qu’Israël ait réussi à maintenir en vie des grévistes de la faim de longue durée en respectant dans la plupart des cas leur volonté de refuser toute nourriture, les grèves de la faim ont été, finalement, victorieuses. (…)

Les médecins israéliens qui se rendent aux États-Unis réussiront peut-être en partie à apprendre à leurs homologues américains comment garder en vie des prisonniers en grève de la faim tout en respectant leur autonomie médicale. Mais ils ne seront pas capables de leur apprendre à briser l’esprit de ceux qui entendent se battre pour leurs droits avec les seuls moyens dont ils disposent.

http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/p/depuis-fevrier-dernier-une-greve-de-la.html

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑