Eau potable, par évaporation naturelle


Un projet vraiment ingénieux, écologique et en plus open source du designer Gabriele Diamanti. On ne peut que saluer l’initiative. Par contre, de là à dire que cela va sauver des millions de vies, faudrait-il encore que cette invention arrive un jour dans les pays qui en ont le plus besoin…et ça ce n’est pas gagné.
 
Le manque d’accès à l’eau potable est l’une des causes principales de mortalité dans les pays pauvres. Durant ces dernières années, plusieurs efforts ont été déployés pour rendre l’eau de mer (Paul : ou les eaux poluées) potable. Cela nécessitait des centrales qui consommaient énormément d’énergie et était inaccessibles aux pays pauvres.

Le designer italien Gabriele Diamanti, a eu l’idée de rallier deux éléments naturels au service de l’environnement.
Il a crée le « Eliodomestico », un éco-distillateur qui transforme l’eau salée en une eau potable grâce à l’énergie solaire.
Ce projet est destiné aux pays en développement et il permettra à ces populations d’accéder à de l’eau potable à moindre coût, avec en prime une technique « Open Source ».
Comment fonctionne le « Eliodomestico » ?

Chaque dispositif Eliodomestico peut produire cinq litres d’eau potable par jour. Ce qui suffit largement pour une famille de 4 personnes.
Le concept est simple, il suffit de mettre de l’eau de mer (eau salée) durant la matinée dans une chaudière spéciale.
Cette chaudière est étanche à l’eau et grâce au soleil (chaleur) l’eau s’évapore tout au long de la journée.
La vapeur passe dans un tuyau de raccordement puis se condense dans le couvercle du bac de récupération.
L’utilisateur peut récupérer l’eau fraîche et potable que contient le bac après le coucher du soleil.
Une idée encore plus satisfaisante pour transporter l’eau potable, il suffit de porter le petit bassin sur la tête (une pratique très répandue).

De quoi est fabriqué Eliodomestico ?
Pas besoin d’énergie nuisible ou d’électricité, Eliodomestico est fabriqué à partir de matériaux simples et largement disponibles. Quant à l’entretien, il est simple.
Le créateur de ce concept a aussi mis cette technologie a disposition de toute personne désirant en profiter. Une sorte d’Open Source de la création et de l’invention qui a participé à l’évolution du savoir humain.
Des technologies pareilles pourront changer la vie de millions de personnes qui n’ont pas eu la chance d’avoir de l’eau potable à portée de main.Source

Paul : un coup de pub pour le designer, qui vend probablement cet objet. Hormis le côté esthétique, le rendement ne peut pas être terrible, dépendant de l’ensoleillement et de la conception du distillateur. Celui-ci est largement perfectible, le couvercle devrait-être blanc, afin d’améliorer la condensation de la vapeur d’eau, et le reste de la structure entièrement noir, afin de capter le maximum de rayonnements solaires. Supprimer les petites fenêtres en forme de gouttes d’eau, qu’il y a autour de l’objet, elles créent un courant d’air avec la grande ouverture basse, diminuant la température interne du distillateur. Bel objet, mais peu efficace.

Pas cher et réalisable partout sur la planète sans tralala, une cuvette de couleur foncée, un film plastique transparent, une pierre, un petit récipient :
Faites le test !

Les sables du temps


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“One day Kolmanskop’s sand-clearing squad failed to turn up, the ice man stayed away, and the school bell stopped ringing.”

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Autrefois riche et opulente, Kolmanskop est désormais une ville fantôme envahie par le sable et perdue au milieu du désert Namibien. Mais son histoire reste aussi surprenante que brève :

Fondé après la découverte de diamants par des colons allemands en 1908, Kolmanskop est victime d’une véritable « ruée vers le diamant » et devient très vite le centre névralgique de la région en raison de la richesse de son gisement. La légende veut que même de nuit, il suffisait de se baisser pour trouver des diamants dans le sable grâce à la lumière de la lune. Kolmanskop connait ainsi une prospérité foudroyante qui attire aventuriers et autres prospecteurs à travers toute l’Afrique ; prospérité symbolisée par le fait que les habitants de Kolmanskop faisaient venir leur eau du Cap en Afrique du sud à plus de 1 000 kilomètres de là ou bien qu’ils importaient leur champagne de Reims !

Kolmanskop sort de terre et apparait aussi rapidement que tous ces nouveaux arrivants. D’inspiration allemande, on peut bientôt y trouver un hôpital, un boucher, un boulanger, une fabrique de glace, un bowling, un casino, une école, une centrale électrique et même une piscine ! L’hôpital bénéficie d’ailleurs de la première machine à rayon-x du continent Africain; mais on dit surtout qu’elle servait à vérifier que les mineurs n’aient pas avalé un diamant. A son apogée, Kolmanskop accueillait alors plus de 1 200 personnes et 700 familles.

Mais la chute du cours de diamant après la première guerre mondiale ainsi que la découverte d’un autre gisement plus important au sud enterrent les derniers espoirs de Kolmanskop. Peu à peu, les habitants quittent la ville en laissant derrière eux maisons et souvenirs. En 1954, la ville se retrouve définitivement abandonnée. Depuis, elle est lentement mais surement recouvert par le sable. Aujourd’hui, le village n’est plus traversé que par les quelques touristes qui s’aventurent dans la région.

Avec cette série de photographies, je souhaite rendre hommage à cet endroit si particulier et à son passé. Et pour cela, j’ai décidé de souligner la force de la nature qui reprend toujours ses droits ainsi que le coté éphémère des constructions humaines ; symbolisées ici par l’avancée du sable et des dunes à travers la ville. Ses portes ensablées sont pour moi un symbole du temps qui passe et de son avancée inéluctable  qui nous rappelle que bientôt, il ne restera plus rien et qui nous invite à profiter du temps présent. La lumière de ce lieu est elle aussi primordiale pour moi car elle apporte une atmosphère presque intemporelle qui dégage une sensation étrange.

A vous maintenant d’aller vous perdre dans ses sables à la recherche des fantômes d’un temps passé et d’imaginer les histoires incroyables qu’ils y ont vécues. Bon voyage dans le temps!

Israël décrète illégal un groupe de parlementaires européens


vendredi 3 janvier 2014

Le gouvernement israélien vient de déclarer illégal de Conseil européen pour les relations avec les Palestiniens, et les parlementaires européens qui en font partie risquent d’être arrêtés s’ils atterrissent à l’aéroport de Tel Aviv. On attend les réactions de nos gouvernements et de l’UE. Le député européen Geri Müller (Verts, Suisse), qui fait partie des « terroristes » ciblés par Israël, souligne que cela montre à quel point Israel est aux abois.

Le Council for European Palestinian Relations (CEPR) organise des voyages dans les territoires palestiniens pour des parlementaires européens, a expliqué vendredi à l’ats Geri Müller, revenant sur une information publiée par l’« Aargauer Zeitung » et la « Südostschweiz ». Le conseiller national n’a pris connaissance de l’interdiction du CEPR en Israël que via les médias.

La décision israélienne est un « acte désespéré d’un pays qui subit toujours davantage la critique internationale », a commenté M. Müller. Si les autorités israéliennes interdisaient d’entrée des parlementaires européens, cela constituerait une infraction au droit international.

Geri Müller est conseiller national depuis 2003, membre de la commission de politique extérieure. Israël l’a fortement critiqué lorsqu’il a été aperçu en janvier 2012 en compagnie de responsables du mouvement islamiste de libération palestinien Hamas au Palais fédéral. L’écologiste a été élu en mars maire de Baden (AG).

Source : http://www.romandie.com/news/n/Le_p…

Ce conseil commet entre autre le « crime » de demander la levée du siège de Gaza. Il a par ailleurs le culot de demander plus de transparence concernant les relations entre Israël et l’Europe, ainsi que le respect du droit international.

Le CEPR a organisé 6 délégations de députés européens au cours des trois dernières années. Celles-ci se sont rendues en Israël, en Cisjordanie et à Gaza.

Désormais tous ceux qui font partie de ce groupe européen, accusé d’avoir des relations avec le Hamas, et ceux qui ont des liens avec lui, peuvent se voir confisquer leur argent par Israël et être arrêtés, a rapporté le quotidien Haaretz.

Parmi ses membres 4 députés européens : les Britanniques Richard Howitt et Norman Warner, l’Allemande Alexandra Thein, et le Suisse Geri Müller.

 

Les photos des Marines américains sur le sol tunisien déçoivent la population


Les photos des Marines américains sur le sol tunisien déçoivent la population

Les enquêtes de terrain menées par Echorouk sur la situation politique et économique en Tunisie dévoilent de nouveau des preuves indiscutables de la présence d’une base américaine. En effet notre site avait récemment publié des images montrant la présence en masse d’officiers de la CIA ainsi des soldats d’Africom sur le sol tunisien, en particulier tout au long de la frontière algérienne.

Les images révèlent en effet, que la coopération tuniso-américaine a atteint le top ,Outre,les Américains seraient installés dans quatre points, dont deux au sud du pays à Ben Guerdane et Médenine et à Zarzis pour contrôler les côtes tunisiennes proches des eaux libyennes.

Nos images dévoilent ainsi que plusieurs soldats de la Marines et d’Africom se sont installés, quant à eux, sur les monts de Chaâmbi à la frontière avec l’Algérie, dont un haut officier américain de grade de colonel et des experts en topographie et des appareils de surveillance à l’aide de satellite.

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/190338.html http://www.echoroukonline.com/ara/articles/190338.html

« The lab » : un film dont on essaie d’empêcher la sortie en Europe


Ce film n’est pas encore sorti en Europe : il raconte comment le gouvernement d’Israël utilise la guerre contre les palestiniens pour inventer, utiliser et vendre des armes au monde entier. Cela fait froid dans le dos…

Il pose la question de manière très crue : Israël a t’il intérêt à faire la paix ?

Reportage à Lyon avec son réalisateur, Yotam Feldman qui ne laisse pas indifférent.

L’impasse syrienne


Sale temps pour la révolution syrienne. Rien ne va plus, ou presque. Des manifestations populaires contre le régime de 2011, il n’est plus guère question. Le stratagème de Bachar el-Assad, la communautarisation et la montée des haines, a fonctionné. Et comment ! Pourtant, rien n’est gagné, pour personne…

Qu’on se souvienne : dès avril 2011, le « raïs » s’était écrié que la Syrie faisait face à des terroristes djihadistes. Mais ceux-ci n’ont vraiment commencé à entrer en scène qu’en 2012. Notamment les centaines d’entre eux que le régime, curieusement, venait de… libérer. Sur le terrain, les rebelles, dont l’Armée syrienne libre, qui ne sont pas une armée mais une myriade de groupes hétéroclites sans commandement uni, ont quand même réussi à conquérir du terrain, dans les campagnes surtout, une moitié du pays au moins.

Mais en 2013, les choses sont allées de mal en pis. Les méthodes du régime – bombardements massifs de la population, arrestations, tortures, exécutions – ont rendu aiguë la problématique des réfugiés, qui sont environ sept millions (un tiers de la population syrienne !), dont plus de deux millions au Liban, en Turquie et en Jordanie, où ils vivent dans des conditions très précaires et passent un hiver actuellement dantesque.

On a pu croire que le déséquilibre des forces – et surtout le très létal monopole des airs du régime – allait être remis en cause par une intervention militaire, aérienne aussi, de la part des Américains et des Français, très remontés après des attaques chimiques le 21 août dernier dans des banlieues de Damas sous contrôle rebelles.

L’origine de ces attaques reste controversé, mais les menaces américaines ont tôt fait de convaincre Bachar et les siens de capituler sur ce point : en quelques semaines, l’affaire était entendue, les armes chimiques du régime vont être neutralisées, et tant pis pour l’orgueil de son chef, trop content de sauver sa peau et son aviation.

Barack Obama s’est donc résolu à annuler les frappes aériennes préparées. Au grand dam des Syriens sous les bombes et des rebelles. Ceux-ci se divisent désormais en de très nombreux camps : les débris de l’ASL (quand ils n’ont pas pris le chemin du grand banditisme), les nombreuses katiba (brigades) islamistes, les deux grands mouvements qui se réclament d’al-Qaïda (dont l’un, l’Etat islamique d’Irak et du Levant, multiplie les horreurs sans subir les foudres du régime) et enfin les Kurdes, qui consolident leur autonomie dans le nord-est du pays.

Alors, non seulement on reparle de diplomatie – une grande conférence devrait avoir lieu en Suisse en janvier – mais le pire, pour les rebelles, paraît acquis : la communauté internationale, face aux exactions hideuses des djihadistes, paraît même prête à réhabiliter Bachar, comme s’il représentait un moindre mal, lui qui n’hésite jamais – au grand jamais ! – à bombarder les hôpitaux, les boulangeries, enfin toute cible qui peut faire très mal à ces misérables qui ont osé défier l’autorité de son régime mafieux.

Personne ne semble capable de remporter une victoire définitive, même pas ce régime qui reçoit bien plus d’aide que le camp rebelle, lui qui dispose à loisir des armes russes, des conseillers iraniens, des miliciens chiites irakiens et des combattants du Hezbollah libanais.

Tout se passe comme si un conflit de longue durée, d’une âpreté inouïe, s’était engagé, dans lequel les acteurs régionaux, l’Iran, la Turquie, les pétromonarchies du Golfe sans parler des grandes puissances, sont impliqués à des degrés divers. Avec un perdant, déjà : le peuple syrien.

BAUDOUIN LOOS

LE SOIR – Samedi 28 décembre

De la servitude moderne – DOCUMENTAIRE COMPLET –


Entendre le texte de La Boétie ici « LA BOETIE – Discours de la servitude volontaire »

À 18 ans, Étienne de La Boétie fut le premier à s’étonner de la structure pyramidale du pouvoir, et à analyser les principes de la domination des peuples par un seul, ou par une poignée d’hommes.

S’il est vrai que la tyrannie est ce dans quoi la démocratie menace le plus de verser, ce bref essai écrit en 1549 peut être regardé par les peuples de nos démocraties modernes comme une invitation perpétuelle à la vigilance à l’égard du pouvoir ; et ses problèmes et ses concepts, comme des outils indispensables pour une démocratie sans cesse à régénérer.

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