Un « formulaire d’engagement » exigé pour entrer en Israël ?


Par Dimi Reider

Regardez ça. C’est un « contrat » qu’on a demandé de signer à une citoyenne suédoise à l’entrée en Israël par le passage frontalier d’Eilat :
« Je : X, citoyen de Suède, et détenteur du passpott n° 111, déclare ci-dessous ce ce qui suit :
Je m’engage que je ne peux pas être un membre de toute organisation pro-Palestiniennes et ne pas être en contact avec aucun autre membres d’organisations pro-palestiniennes, et que je ne participerai pas à des activités pro-palestiniennes.
Je comprends que si j’étais pris faisant même une de ces choses, toutes les actions juridiques correspondantes seront prises contre moi y compris la déportation et le refus d’entrée en Israël.
Je m’engage à quitter le pays le neuf dix avril 2012.
Nom – Signature – Date
 (10 avril 2012 sur ce document). »
Arrêtez de ricaner sur le « passpot » et la construction grammaticale bizarre de la première phrase, sur les diverses fautes d’orthographe et sur la date du neuf dix avril de la fin. C’est très sérieux. La personne en question a raconté à +972.mag :

Un 'formulaire d'engagement' exigé pour entrer en Israël ?

« Cela fait six mois maintenant que je suis à Jérusalem Est, où je rends visite à des amis. Etant ici avec un visa touristique, je dois quitter le pays tous les trois mois et renouveler mon visa à la frontière. Aucun problème sauf cette fois-ci : avec un ami je suis allée en Jordanie et j’envisageai d’avoir un nouveau visa tamponné sur mon passeport au retour. Je rentre en Suède la semaine prochaine, je n’ai donc besoin d’un visa que pour mes derniers jours ici.

Lorsque nous sommes arrivés dans la partie israélienne du passage frontalier, au sud, entre Aqaba et Eilat, on nous a demandé de nous asseoir et d’attendre un moment pendant qu’ils vérifiaient mon passeport. On m’a demandé ensuite d’aller dans un bureau où j’ai été questionnée sur ma religion, si j’avais des contacts avec des organisations religieuses ici, ce que je faisais pendant la journée, combien d’argent j’avais à dépenser et comment je l’avais eu, ce que je fais en Suède, etc. Puis on m’a à nouveau fait attendre sans me dire quoi que ce soit. 4 heures et 20 minutes après, on m’a demandé de signer ce formulaire et on m’a rendu mon passeport avec le visa dont la date d’expiration (normalement 3 mois plus tard) avait été corrigée au 19 avril, date de mon vol de retour. Puis j’ai pu enfin à nouveau entrer en Israël.

Ils ont gardé l’original du formulaire au poste frontalier, et le mien n’est qu’une copie. Je ne sais pas ce que j’encourrai si je ne respectais pas le « contrat ». Personnellement, je suis heureuse de pouvoir passer une dernière semaine à Jérusalem. Je suis enceinte de cinq mois et je ne ressemble pas vraiment à un risque sécuritaire. Et pour autant que je sache, je n’ai rien fait d’illégal pendant mon séjour ici. »

Compte tenu de l’ineptie de la formulation, des erreurs d’orthographe et le fait que la lettre est entièrement personnalisée pour cette femme, j’aurais tendance à parier que c’est une initiative locale du personnel de ce poste frontalier, plutôt qu’une décision globale. L’initiative pourrait bien venir de cette même « Meital Yahud », l’autre signataire du formulaire, qui se cherche un alibi au cas où la personne qu’elle laisse entrer faisait quelque chose de dangereux, comme par exemple, aïe, prononcer le mot « Palestine » ou quelque chose comme ça.

Je vérifierai mon hypothèse avec le ministère de l’Intérieur dès la fin du Shabbat, mais c’est toujours morbidement fascinant de voir comment nos autorités deviennent de vrais bouffons dès qu’il est question de la « Flytille », avant même qu’un seul activiste n’ait mis un pied dans un avion.

L’avocat pour l’immigration et les droits de l’homme Yadin Elam, du bureau juridique Yadim Elam, a déclaré à +972.mag :

« C’est la première fois que je vois un formulaire pareil, mais travaillant avec le ministère de l’Intérieur tous les jours, rien ne peut me surprendre. Légalement, elle a beaucoup de chance que le « contrat » soit si mal rédigé et écrit. Si elle « ne peut pas » être membre d’une organisation pro-palestinienne, alors j’imagine qu’elle ne l’est pas… »

Au sujet de la question de la responsabilité, Elam suggère :
« (…) Ça ressemble vraiment à une initiative privée d’un employé subalterne du ministère de l’Intérieur, mais on devrait s’inquiéter qu’un employé subalterne ait le pouvoir de prendre de telles décisions. Nous nous souvenons tous qu’Israël a blamé les responsables de l’immigration pour leur décision de refuser l’entrée à Noam Chomsky il y a presque deux ans. Serait-ce trop espérer qu’après une telle faute, le ministère s’assure que des initiatives privées ne soient plus prises ? Et s’il ne le fait pas, pouvons-nous encore appeler ça une initiative privée ? »

Et encore, cette fois ils n’ont pas exécuté sommairement l’ordinateur portable du visiteur. Les choses s’améliorent…

Source : +972mag

Dispositifs policiers et même militaires dans les aéroports contre la mission « BienvenuePalestine »



dimanche 15 avril 2012


D’importants dispositifs policiers et même militaires étaient en place dimanche à l’aube dans une série d’aéroports européens d’où embarquent les participants à la mission « BienvenuePalestine » en route pour Bethléem.

Après que plusieurs compagnies aériennes ont annoncé qu’elles se pliaient aux ordres des services secrets israéliens, vient le tour des auxiliaires policiers et même militaires !

On nous signalait dimanche matin à 5 heures un déploiement policier très important à Genève et à Bâle, en Suisse, tout comme au Terminal 1 de Roissy-CDG à Paris.

A Bâle-Mulhouse, où un vol d’Easyjet à destination de Tel-Aviv est programmé, des jeunes à qui on refuse l’embarquement protestent contre cette violation du droit de libre circulation.

A suivre

Mission BienvenuePalestine France

Des passagers d’Easyjet, munis de leurs cartes d’embarquement, retenus en otage par les douaniers suisses à Genève !



dimanche 15 avril 2012


Policiers et douaniers suisses se surpassaient dimanche à l’aube à l’aéroport de Genève, d’où devait partir un avion d’Easyjet vers Tel Aviv, transportant des participants à la mission BienvenuePalestine. On a ainsi appris que vers 6 heures du matin, une demi-douzaine de passagers, dument munis de leurs cartes d’embarquement et déjà en salle d’attente, ont néanmoins été arrêtés par les douaniers de l’aéroport et placés dans une salle de rétention.

Cet exemple illustre l’hystérie et la frénésie qui se sont emparées des compagnies aériennes européennes et des autorités aéroportuaires, paniquées à l’idée de ne pas obéir assez efficace aux yeux de leurs donneurs d’ordres, les services secrets israéliens.

On en a appris beaucoup plus en effet au cours des dernières 24 heures sur le mode opératoire du ministère israélien de l’Intérieur, quant à l’établissement des listes de ce qu’il appelle « les extrémistes pro-palestiniens ».

Ainsi, on a la preuve que la direction d’Easyjet travaille en temps réel avec Israël : dès qu’un billet est acheté pour Tel Aviv, l’identité du client est fournie à Israël, qui s’empresse, sans avoir aucun moyen de vérifier s’il s’agit ou non d’un participant à la mission BienvenuePalestine, de l’inscrire sur sa liste. Et dans l’heure qui suit, Easyjet, obéissant, inscrit à son tour le passager comme interdit de vol !

Aux dernières nouvelles, un certain nombre de participants devaient toutefois avoir réussi à monter à bord.

La police place en détention des citoyens voulant se rendre en Palestine.

Mission BienvenuePalestine

Palestine : Europe occupée


En Belgique, à Zaventem, interdiction d’embarquer à destination de la Palestine. Décidément, le Royaume d’Israël (seule démocratie du ME, ha !) étend sa souveraineté jusqu’en Europe.

Tant qu’on y est : à quand l’interdiction sur le territoire belge de l’entrée de citoyens israéliens ?

Al Faraby
Dimanche 15 avril 2012

Air-France a refusé à des voyageurs français d’embarquer pour un voyage à destination de Bethléem en Palestine dans le cadre de l’initiative « Bienvenue en Palestine » afin d’inaugurer un établissement scolaire international.
Ce refus répond à une exigence des autorités israéliennes d’occupation qui ont délivré à la compagnie une liste de noms de voyageurs indésirables. Il en a été de même pour des dizaines de sympathisants allemands solidaires avec le peuple Palestinien qui devaient emprunter la compagnie allemande Lufthansa à destination de la Palestine occupée le vendredi 13 avril.

Les compagnies aériennes dans l’illégalité … y compris du point de vue israélien !


En obéissant aux ordres du ministère israélien de l’Intérieur d’interdire aux participants à la mission Bienvenue en Palestine de prendre l’avion, les compagnies aériennes comme Lufthansa notamment ont battu un record, puisque leur tentative est illégale, y compris du point de vue du droit israélien !

Dans une interview au quotidien Haaretz, http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israel-cannot-legally-ban-pro-palestinian-activists-bound-for-west-bank-1.423847

l’avocat israélien Amar Schatz souligne ainsi qu’en juillet 2011, il a gagné un procès contre le ministère israélien de l’Intérieur, qui avait refusé l’entrée à l’aéroport à deux femmes déclarant se rendre à Bethléem dans le cadre de la précédente mission « Bienvenue en Palestine ».

Le tribunal israélien a ainsi jugé qu’à partir du moment où ces personnes n’avaient pas l’intention de séjourner en Israël mais de se rendre directement dans les Territoires Palestiniens Occupés, le ministère israélien de l’Intérieur n’avait pas le pouvoir de décider . Nos deux camarades, une Australienne et une Néo-Zélandaise, qui venaient de passer 24 heures en prison, avaient donc été relâchées sur le sol israélien, et priées d’aller demander l’autorisation d’entrée dans les territoires palestiniens à l’armée d’occupation.

Conférer au ministère israélien de l’Intérieur le pouvoir de dire qui peut ou ne peut pas aller en Palestine occupée reviendrait à considérer ces territoires comme carrément annexés à Israël, ce qui n’a pas (ou pas encore) été fait.

D’où la volonté des dirigeants israéliens de régler leur problème « en amont ». Pas seulement parce que l’arrivée à l’aéroport Ben Gourion de centaines de volontaires internationaux pacifiques,  est un démenti vivant à leurs calomnies sur la « volonté d’en découdre » de la mission.

Mais aussi pour éviter une éventuelle déconvenue judiciaire, dans le cas où des personnes arrivant à Tel Aviv et s’y voyant refuser l’accès, contesteraient en justice un tel arbitraire.

Lufthansa, mais aussi d’autres compagnies, et bien entendu l’ensemble des gouvernements et politiciens complices du gouvernement israélien,  lui ôtent donc une épine du pied, quitte à se mettre dans l’illégalité.

Les voyageurs à qui des annulations de tickets ont été notifiées au cours des dernières 24 heures récusent ces comportements de mafieux, et se présenteront, comme indiqué sur leurs billets, pour faire valoir leurs droits.

CONCERNANT LA REGION ILE-DE-FRANCE : TOUS, VOYAGEURS ET AMIS DU PEUPLE PALESTINIEN, DIMANCHE 15 AVRIL A PARTIR DE 5 HEURES DU MATIN A L’AEROPORT DE ROISSY CHARLES-DE-GAULLE, TERMINAL 1.

MISSION BIENVENUEPALESTINE FRANCE

Les compagnies aériennes dans la mélasse


Ci-dessous un best-off des messages d’annulation envoyés par les compagnies aériennes à des passagers et passagères, avec une approximation et des erreurs surréalistes. Exécuter les ordres israéliens leur coûte au demeurant un maximum d’argent, puisqu’elles s’apprêtent à rembourser tous les « blacklistés », sans avoir le temps de revendre leurs places, et sont même amenées à proposer des nuits d’hôtel à leurs clients pour leur éviter les désagréments du dimanche « noir »… Collabos, c’est un choix qui se paye !

- Lufthansa Flug/Flight Information Aufgrund

« En raison d’une manifestation à l’enregistrement prévu le 15, nous vous proposons de faire l’enregistrement le 14 de 18h à 21h au terminal 1, les enregistrements le 15 seront limités. Nous offrons une option nuit dans le terminal 1 si vous choisissez cette solution… »


Due to demonstrations LH Check-In on 15th of April will be limited. We offer a late night Check-In option on the 14th APR from 18 – 21 hours in Terminal 1.

- GO VOYAGE : vous apprécierez la nouvelle destination « Jérusalem » et le charabia assorti !

Madame, Monsieur,

Vous avez effectué une réservation par l’intermédiaire de notre société pour un vol le 15 avril courant à destination de Jérusalem.

Bien qu’en vous adressant la présente, nous allions au-delà de notre obligation précontractuelle d’information dans le cadre de la délivrance de simples billets d’avion, nous émettons toute réserve et déclinons à nouveau toute responsabilité en cas de refus d’embarquement ou d’incident à l’occasion de ce vol, compte tenu des antécédents survenus en juillet 2011.

Nous vous suggérons de prendre attache avec l’Ambassade d’Israël et de consulter les sites officiels pour déterminer si votre situation personnelle est en adéquation avec les mesures prises par les autorités locales.

Pour mémoire, notre agence de voyages n’est pas légalement et contractuellement tenue de se substituer à ses clients dans l’accomplissement de telles démarches.

Recevez, Madame, Monsieur, l’assurance de nos salutations distinguées.

Go Voyages

- Une trouvaille de Brussels Airlines : « l’ambassade de l’immigration israélienne » !

Bonjour,

Nous vous contactons concernant votre dossier XYZ

La compagnie aérienne Brussels Airlines vient de nous signaler que l’ambassade de l’immigration Israélienne vous refuse l’entrée sur le territoire Israélien.

N’ayant pu trouver d’autre alternative, nous vous proposons le remboursement du dossier. Nous regrettons la gêne occasionnée et vous remercions de votre compréhension.

Cordialement

Le Service Client


- EasyJet renvoie sur l’ambassade d’Israël à Berne et supplie de ne pas se présenter à l’aéroport…

Dear DUPONT,

We regret to inform you that Israel Immigration Authorities have informed us that you will be refused entry to Israel and instructed us to refuse you carriage. We have therefore had no choice but to cancel your reservation on easyJet flight to Tel Aviv on 15/04/2012. You will receive a full refund of your booking….

Please do not go to the airport as the Israeli Immigration Authorities have instructed us to refuse you carriage.

If you require further information relating to the refusal of travel may we suggest that you make contact with the Israeli Embassy in Bern. Their contact details are noted below for your information.

Embassy of Israel

Chancellery

Alpenstrasse 32

P.O.Box

3006 Bern

Phone number : +41(0)31 356 35 00 – Fax : +41(0)31 356 35 65

We apologise for the inconvenience this may cause you and please be assured we are working under the instruction of the Israeli Immigration Authorities and will be unable to accept you for travel until so advised by the authorities.

Yours Sincerely

easyJet Customer Services

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“Pas de quartier” ? Ma réponse à Ali Abunimah & Co.


Gilad Atzmon جيلاد أتزمون گيلاد آتزمون
Translated by  Fausto Giudice فاوستو جيوديشي

Notre ami Gilad Atzmon, qui est indirectement à l’origine de la création de Tlaxcala en 2005 – c’est à l’occasion de traductions en diverses langues d’une interview de lui que le noyau fondateur de ce réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique s’était connu -, vient de faire l’objet d’une attaque insensée aux USA, où il se trouve en tournée pour présenter son livre The Wandering Who ? Cette attaque a la forme d’une pétition intitulée « sans quartier ». Cet appel calomnieux semble avoir été rédigé et lancé par Ali Abunimah, un citoyen usaméricain d ‘origine palestinienne résidant à Chicago qui dirige le site Electronic Intifada, dont est en droit de se demander quels buts il poursuit avec cet appel au lynchage et s’il est le seul auteur de ce texte. Nous publions la réponse de Gilad Atzmon, ainsi que l’appel de ceux qui lui déclarent la guerre.-Tlaxcala

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Pas de quartier : Un appel à désavouer le racisme et l’antisémitisme de Gilad Atzmon

Note : cet appel a d’abord été publié par le Réseau de la communauté US palestinienne (USPCN) et a pour auteurs tous les signataires.
Depuis de nombreuses années, Gilad Atzmon, un musicien né en Israël et vivant actuellement au Royaume-Uni, s’est auto-assigné la tâche de définir pour le mouvement palestinien la nature de notre lutte et la philosophie devant la sous-tendre. C’est ce qu’il a fait dans ses divers messages publiés sur Internet, dans des discours et des articles. Il est actuellement en tournée aux USA pour faire la promotion de son dernier livre, intitulé The Wandering Who (sic).
Par cette lettre, nous appelons au désaveu d’Atzmon par les camarades d’organisations palestiniennes ainsi que par les militants de la solidarité avec la Palestine et les alliés du peuple palestinien, et signalons le danger qu’il y a à soutenir le travail et les écrits politiques d’Atzmon et à fournir une quelconque plateforme pour leur  diffusion. Nous faisons cela en tant qu’organisateurs et militants palestiniens, travaillant à travers les continents, les campagnes et les positions idéologiques.
La politique d’Atzmon repose sur une affirmation majeure qui lui sert de trempli pour lancer des attaques odieuses contre quiconque n’est pas d’accord avec son obsession de la “ judéité ”. Il proclame que toute politique juive est “tribale” et fondamentalement sioniste. Pour Atzmon, le sionisme n’est pas un projet colonialiste, mais un projet transhistorique “ juif ”, partie intégrante de l’autodéfinition comme juif. C’est pourquoi, proclame-t-il, quelqu’un ne peut pas se décrire comme juif et en même temps travailler à la solidarité avec la Palestine, car s’identifier comme juif , c’est être sioniste. Nous sommes d’un avis diamétralement opposé. De fait, nous croyons que l’argument d’Atzmon est lui-même sioniste car il est en accord avec l’idéologie du sionisme et d’Israël selon laquelle la seule manière d’être juif est d’être sioniste.
Nous Palestiniens avons subi deux siècles de domination orientaliste (sic), colonialiste et impérialiste de notre terre natale. Et en tant que Palestiniens, nous considérons ce langage comme immoral et complètement étranger aux valeurs fondamentales de l’humanisme, de l’égalité et de la justice sur lesquelles repose la lutte pour la Palestine et son mouvement national. Comme d’innombrables militants et organisateurs palestiniens, leurs partis, associations et campagnes l’ont attesté durant le siècle dernier, notre lutte n’a jamais été, et ne sera jamais dirigée contre les juifs ou le judaïsme, malgré l’insistance des sionistes à nous faire dire que nos ennemis sont les Juifs. Notre lutte est plutôt dirigée contre le sionisme, un mouvement colonialiste moderne né en Europe et semblable à des mouvements dans d’autres parties du monde dont le but est de déplacer les autochtones et de construire de nouvelles sociétés européennes sur leurs terres.
Nous réaffirmons qu’il n’y a pas de place dans cette analyse de l’histoire et des fondements de notre lutte pour une quelconque attaque contre nos alliés juifs, les Juifs ou le judaïsme, ni pour une négation de l’Holocauste, ni pour une association, sous quelque forme que ce soit, avec quelque théorie conspirationniste que ce soit, quelques arguments , associations et entités d’extrême-droite, orientalistes et racistes que ce soit. Affronter le sionisme, y compris le pouvoir illégitime d’institutions qui soutiennent l’oppression des Palestiniens, et l’usage illégitime d’identités juives pour protéger et légitimer l’oppression, ne doit jamais devenir une attaque contre des identités juives, ni le dénigrement et la négation d’histoires juives dans toute leur diversité.
De fait, nous considérons toute tentative de lier ou d’adopter un langage antisémite ou raciste, même si c’est dans le cadre d’une politique se présentant comme anti-impérialiste et antisioniste, comme une réaffirmation et une légitimation du sionisme. En plus d’être immoral, ce langage occulte le rôle fondamental de l’impérialisme et du colonialisme dans la destruction de notre patrie, dans l’expulsion de son peuple et le maintien de systèmes et d’idéologies d’oppression, d’apartheid et d’occupation. Il met celui qui l’adopte totalement en dehors de la véritable solidarité avec la Palestine et son peuple.
L’objectif du peuple palestinien a toujours été clair : l’autodétermination. Et nous ne pouvons exercer ce droit inaliénable que par la libération, le retour de nos réfugiés (qui sont la majorité absolue de notre peuple) et par l’obtention de droits égaux pour tous par la décolonisation. En tant que tels, nous sommes aux côtés de tout et chaque mouvement réclamant la justice, la dignité humaine, l’égalité et les droits sociaux, économiques, culturels et politiques. Nous ne ferons jamais de compromis sur les principes et l’esprit de notre lutte de libération. Nous ne nous laisserons pas l’opportunisme nous pousser à des alliances avec ceux qui attaquent, dénigrent ou s’en prennent de tout autre manière à notre fraternité politique avec toutes les luttes de libérations et tous les mouvements pour la justice.
C’est notre devoir collectif, en tant que Palestiniens, que nous soyons en Palestine ou en exil, d’assurer la bonne orientation de notre lutte de libération à la base. Nous devons protéger l’intégrité de notre mouvement, et pour cela nous devons continuer à être vigilants à ce que ceux auxquels nous fournissons des estrades parlent vraiment en respectant ces principes.Quand le peuple palestinien appelle à l’autodétermination et à al décolonisation de notre patrie, nous le faisons avec la promesse et dans l’espoir d’une communauté fondée sur la justice, où tous sont libres, égaux et où tous sont bienvenus.Jusqu’à la libération et au retour.

Signataires:

  • Ali Abunimah
  • Naseer Aruri, Professeur émérite, University of Massachusetts, Dartmouth
  • Omar Barghouti, militant des droits humains
  • Hatem Bazian, president des Musulmans américains pour la Palestine
  • Andrew Dalack, Comité national de coordination, Réseau de la communauté US palestinienne
  • Haidar Eid, Gaza
  • Nada Elia, Boycott universitaire et culturel d’Israël aux USA
  • Toufic Haddad
  • Kathryn Hamoudah
  • Adam Hanieh, chargé de cours, Ecole d’études orientales et africaines (SOAS), Londres
  • Mostafa Henaway, Tadamon! Canada
  • Monadel Herzallah, Comité national de coordination, Réseau de la communauté US palestinienne
  • Nadia Hijab, auteur et défenseure des droits humains
  • Andrew Kadi
  • Abir Kobty, blogueur et militant palestinien
  • Joseph Massad, Professeur, Université Columbia, NY
  • Danya Mustafa, coordinateur national US de la Semaine apartheid israélien  & Etudiants pour la Justice en Palestine- Université du Nouveau-Mexique
  • Dina Omar, Etudiants pour la Justice en Palestine Columbia
  • Haitham Salawdeh, Comité national de coordination, Réseau de la communauté US palestinienne
  • Sobhi Samour, Ecole d’études orientales et africaines (SOAS), Londres
  • Khaled Ziada, SOAS Palestine Society de l’ Ecole d’études orientales et africaines (SOAS), Londres
  • Rafeef Ziadah, poétesse et défenseure des droits humains

Fuente: http://uspcn.org/2012/03/13/granting-no-quarter-a-call-for-the-disavowal-of-the-racism-and-antisemitism-of-gilad-atzmon/

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Réponse à Ali Abunimah & Co.

Gilad Azmon
Le fait qu’Ali Abunimah & Co. se présentent comme des défenseurs d’un “ seul État démocratique en Palestine ” me laisse perplexe : quel genre de démocratie ont-ils exactement en tête ? Car en appelant à me “ désavouer ”, ils démontrent sans ambigüités qu’ils ne peuvent pas même tolérer la plus élémentaire critique culturelle, une critique qui est endossée et appréciée par quelques-uns des penseurs les plus respectés dans notre mouvement et au-delà.

De fait, je suis plutôt ravi des réactions indignées que suscitent mes idées. Je suppose que cela nous permet de cartographier le discours et ses frontières et signifie que ces frontières sont maintenant officielles. Mon dernier livre , The Wandering Who? Le…quoi? errant) ne fait pas seulement des vagues, il a aussi réussi à mettre d’accord Alan Dershowitz et Abe Foxman avec Ali Abunimah et Max Blumenthal. C’est plutôt encourageant : la paix est donc possible.

Mais j’ai une mauvaise nouvelle pour ceux qui voudraient me réduire au silence, qu’ils soient palestiniens ou juifs. Je n’ai aucune intention de baisser la garde ou de changer de cap. Je suis un musicien de jazz et quelqu’un qui pense en toute indépendance. Je suis fondamentalement un électron libre : je dis ce que je pense et je pense ce que je dis. La popularité de mes écrits parmi les Palestiniens, les militants de la solidarité et ceux qui cherchent la vérité est le résultat direct de mon approche sincère de cette thématique.

Que mes détracteurs le veuillent ou non, la force de mes arguments est fondée sur la transparence et la véracité de mes prémisses. Jusqu’à présent, aucun de mes adversaires n’a été en mesure de pointer la moindre contradiction dans mon argumentation ou dans les faits que j’expose. J’affirme par exemple que puisque Israël se définit lui-même comme l’État juif – avec ses tanks et ses avions ornés de symboles juifs –, il est de notre devoir de poser la question : qui sont les Juifs ? Qu’est-ce que le judaïsme ? Et qu’entend-on par judéité ?

Le fait que certains militants craignent et évitent de poser ces questions ne veut pas dire que tous les autres devraient adopter la même attitude lâche.

Au cas où mes détracteurs – qu’ils soient sionistes, sionistes antisionistes ou Palestiniens – ne s’en seraient pas encore rendus compte, la Palestine n’est plus seule, et elle n’est plus l’objet d’un discours isolé et lointain. Au moment même où j’écris ces lignes, l’AIPAC continue publiquement et inexorablement à pousser l’Amérique vers un nouveau conflit mondial. En Grande-Bretagne, 80% des députés conservateurs font partie des Amis conservateurs d’Israël. Nous sommes en train d’assister à un passage très clair du discours sioniste de la “ terre promise ” à la “ planète promise ”. Je suis convaincu que cela pourrait réellement sauver le monde –y compris les Américains, les Britanniques, les Iraniens et les Palestiniens – que d’appeler un chat un chat. Mais cela peut aussi sauver les Juifs des graves conséquences potentielles que leur infligeraient les lobbies juifs.

Malheureusement, Ali Abunimah a dénaturé ma pensée. Il est évident qu’il n’y a dans mes écrits aucun racisme, aucun antisémitisme et aucune négation de l’holocauste. Aussi déterminés soient-ils à en trouver trace, mes détracteurs n’ont pas pu trouver le moindre début de preuve de telles tendances dans mon travail. Ali Abunimah me fait dire que “ l’on ne peut pas se définir comme Juif et en même temps faire un travail de solidarité avec la Palestine, car s’identifier comme juif, c’est être sioniste ”. C’est là une interprétation grotesque de mes écrits, dans lesquels je m’efforce toujours de définir la question en termes catégoriques. Ce à quoi je m’oppose de toute évidence, c’est l’exclusivité raciale juive. Si Israël a tout faux en voulant être un État-pour-les-seuls-Juifs – c’est mon argument -, alors ses critiques juifs seraient mieux avisés de le combattre en recourant à une idéologie et à une pratique inclusive et universaliste.

Je suis bien critique à l’égard de toute politique identitaire juive, culture juive et idéologie juive. Je suis aussi critique vis-à-vis de l’attitude culturelle juive face à l’histoire. Je critique la judéité et toute forme de militantisme politique exclusivement juif. Et je me demande pourquoi quiconque cherche la justice et la paix devrait faire des objections à ma démarche. La culture ou la politique identitaire juives sont-elles à l’abri de toute critique ? Les Juifs seraient-ils après tout les élus ?

Désolé de décevoir la ligue de mes opposants palestiniens et juifs, mais il semble bien que leur terminologie soit défectueuse et induise en erreur : le sionisme n’est pas un colonialisme, car le colonialisme est défini comme l’échange matériel entre une mère patrie et un État de colons. Le fait qu’il n’existe pas de mère partie juive indique que le sionisme ne rentre pas dans le modèle colonial.

Israël n’est pas non plus un État d’apartheid, car l’apartheid est défini par l’exploitation de résidents indigènes. Mais l’État juif préfèrerait la disparition pure et simple des Palestiniens. En d’autres termes, nous avons affaire ici à une philosophie expansionniste à base raciale pas vraiment différente du Lebensraum nazi.

Israël n’est pas le sionisme et vice-versa. Israël est le produit du projet sioniste. Si le sionisme est la promesse d’établir un “ foyer national juif en Palestine ”, Israël est son produit postrévolutionnaire. D’ailleurs, les Israéliens sont très peu familiarisés avec la pensée et l’idéologie sioniste. De leur pont de vue, les rengaines antisionistes sont un discours lointain émanant de la diaspora.

Shalom ne veut pas dire paix, réconciliation ou harmonie. Sa traduction exacte est “ sécurité pour les Juifs ”. La culture israélienne manque d’une notion claire de la “ paix ” telle que nous l’entendons, c’est-à-dire harmonie et réconciliation.

Je suggère à mes détracteurs de consacrer un certain temps à réfléchir à cela, afin qu’ils comprennent que les questions liées à ce conflit et à sa résolution vont bien au-delà du simple discours politique.

Je saisis l’occasion pour signaler à mes adversaires que leur campagne est contre-productive. Ceux que mes idées intéressent se rendent compte que nous vivons à une époque post-politique et post-idéologique. Tout comme moi, ce qui les intéresse, c’est l’argument éthique. Ils ne sont pas encartés et ne reçoivent pas d’ordres de groupes ou d’appareils idéologiques sectaires. Ils ne font qu’écouter leur cœur. Les organisations pro-palestiniennes qui sponsorisent mon actuelle tournée aux USA réalisent très bien que mon travail galvanise le traçage d’une ligne de démarcation entre la vérité et ses ennemis.

La campagne acharnée de dénigrement de mes écrits n’a abouti à rien d’autre qu’à mettre au jour une accablante intolérance intellectuelle dans nos propres rangs. Si ceux qui s’opposent à moi sont intéressés par mes idées, ils devront apprendre à débattre. Mais avant cela, j’imagine, il faudra que mes détracteurs commencent par lire mon livre et décident contre quoi ils sont exactement.


Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.gilad.co.uk/writings/washington-report-to-disavow-or-debate-gilad-atzmon.html
Publication date of original article: 14/03/2012
URL of this page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=7021

La Syrie a un besoin urgent d’ »aide humanitaire massive »


vendredi 13 avril 2012, par La Rédaction

La Syrie, déchirée par plus d’un an de violences, a un besoin pressant d’ »aide humanitaire massive », a estimé vendredi à Oslo le conseiller technique de l’émissaire international Kofi Annan. « Si les parties continuent de respecter l’accord de cessez-le-feu, il est extrêmement important d’ouvrir la voie à une aide humanitaire massive aussi rapidement que possible », a déclaré le général norvégien Robert Modd, affirmant qu’un million de Syriens étaient privés de nourriture, de couvertures, d’eau. « Mais il y a aussi un besoin de reconstruction. Les destructions sont tellement importantes dans certaines de ces villes qu’écoles, cliniques, institutions publiques sont totalement démolies et doivent être reconstruites », a-t-il dit lors d’un point de presse.

Ses propos font écho à ceux de Kofi Annan qui a demandé le même jour, par la voix de son porte-parole, l’ouverture de « couloirs humanitaires ». Sur le terrain, conformément au plan de paix de Kofi Annan, le régime du président Bachar el-Assad et les forces d’opposition observent depuis jeudi 5 heures un cessez-le-feu même si quelques violations ont été rapportées. « Le cessez-le-feu semble être respecté avec quelques nuances.

Il est inquiétant de voir des informations non confirmées faisant état de violences à Homs et dans la zone frontalière, mais l’impression principale, c’est que la trêve est respectée », a précisé l’officier norvégien.

« Le fait qu’on observe aujourd’hui une quasi-cessation des opérations de combat est le signe que les parties sont bien déterminées à basculer sur une autre voie » que celle de la violence, a-t-il ajouté.

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Les manifestants à nouveau pris pour cible

Trois manifestants ont été abattus par les forces de sécurité selon une ONG, tandis que des dizaines de milliers de Syriens défilaient contre le régime vendredi, journée-test pour le fragile cessez-le-feu instauré la veille. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait état de la mort d’un civil tué par les forces de sécurité à Hama (centre), théâtre de manifestations géantes à l’été 2011, ajoutant que deux autres civils avaient été abattus dans les régions d’Idleb (nord ouest) et de Deraa (sud).

Cette organisation basée en Grande-Bretagne a fait état de manifestations dans plusieurs quartiers de Damas, qui ont également essuyé des tirs, et de manifestations « massives » dans la région d’Idleb et dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud du pays. La communauté internationale souhaite malgré tout profiter de l’accalmie constatée jeudi pour envoyer des observateurs dans le pays afin d’évaluer l’application sur le terrain du plan de paix de l’émissaire international Kofi Annan, qui a demandé vendredi l’ouverture de « couloirs humanitaires » en Syrie.

Pouvoir et opposition ont signalé des violations du cessez-le-feu. Les militants soulignent notamment qu’en dépit du plan Annan, chars et troupes sont toujours déployés dans les villes, bloquant en certains endroits les accès aux mosquées, point habituel de départ des manifestations en Syrie. Pour les militants comme pour les experts, cette journée placée sous le slogan de « la Révolution pour tous les Syriens » est un test pour le régime, qui a réprimé pendant plus d’un an la contestation dans le sang.
« Dès lors que les troupes sont obligées d’alléger la pression, les Syriens peuvent décider par eux-mêmes de se joindre ou pas à cette révolution populaire », estime Karim Bitar, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Proche et Moyen-Orient. Le plan en six points de Kofi Annan prévoit, outre la cessation des hostilités, le retrait de l’armée des villes et le « droit de manifester pacifiquement » notamment.

Damas a toutefois rappelé que toute personne souhaitant manifester devait en demander l’autorisation au préalable.

Le Conseil national syrien (CNS) a appelé à poursuivre la mobilisation pour obtenir la chute du président Bachar el-Assad, seul chef d’État contesté dans le cadre du Printemps arabe toujours en place. Après une journée relativement calme jeudi, des combats à l’arme lourde ont eu lieu vendredi dans la province d’Idleb, à la frontière avec la Turquie, selon l’OSDH, fragilisant un peu plus la trêve. L’agence officielle syrienne Sana a annoncé l’assassinat d’un officier dans la nuit de jeudi à vendredi à Jaramana, dans la banlieue de Damas, perpétré par des « terroristes » – terme utilisé par les autorités pour désigner les rebelles.

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Kofi Annan a estimé que, techniquement, Damas n’avait pas respecté son plan mais que le fragile cessez-le-feu était « une chance à saisir », tandis que le patron des Nations unies, Ban Ki-moon, a dit vouloir « envoyer une équipe d’observateurs le plus rapidement possible ». Le général norvégien Robert Mood, à la tête d’une mission technique de l’ONU, sera à nouveau en Syrie vendredi pour préparer leur arrivée, après qu’un projet de résolution en ce sens a été déposé jeudi soir l’ONU. Le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait l’adopter vendredi, a précisé l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine.

Le projet prévoit l’envoi d’une « équipe avancée de quelques dizaines d’observateurs dans les jours qui viennent et dans la foulée d’une force qui pourrait être de plusieurs centaines » d’observateurs, a détaillé le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé. Le texte « exige en plus que le gouvernement syrien retire ses troupes et ses armes lourdes des agglomérations et les cantonnent dans leurs casernes ». Le président français Nicolas Sarkozy, disant ne pas croire à la « sincérité » de Bachar el-Assad ni au cessez-le-feu, a estimé qu’il fallait « absolument déployer des observateurs », avis partagé par les ministres des Affaires étrangères du G8.

Jeudi, l’OSDH a fait état de 10 morts, dont sept civils, un bilan qui marque une nette rupture avec ces derniers mois, au cours desquels l’ONG recensait chaque jour plusieurs dizaines de morts. Moscou, grand allié de Damas, va déployer « en permanence » des navires de sa flotte près des côtes syriennes, a indiqué l’agence d’État Ria Novosti.

(13 avril 2012 – Avec les agences de presse)

Source

BIENVENUE EN PALESTINE : LE GOUVERNEMENT D’ISRAEL SORT LA GROSSE ARTILLERIE!


Le 13 avril 2012

Rue de la Station 58/2 – 6140 Fontaine-l’Evêque

Ils sont plus d’un millier d’amis de la Palestine dans le monde entier (parmi lesquels des dizaines de Belges) à partir pour Bethléem ce dimanche afin de prendre part à un projet consacré au droit à l’éducation pour les enfants palestiniens, avec, notamment, l’inauguration d’une école internationale mais aussi la réfection de puits ou la plantation d’arbres fruitiers.

Ils veulent rencontrer leurs amis palestiniens, confrontés à une occupation de plus en plus dure, au nettoyage ethnique, à des crimes commis par des colons paramilitaires et par l’armée.

Ils sont invités par l’association EJE (Education, Jeu, Enfants) et 24 autres associations palestiniennes les attendent également, ainsi que le gouverneur et le maire de Bethléem. (http://goo.gl/kqcto).

Cette nouvelle mission a également pour but, comme la précédente, de revendiquer le droit d’entrer en Palestine et la libre circulation pour les Palestiniens comme pour tous ceux qui veulent leur rendre visite. Et ceci avec le soutien de nombreuses personnalités telles que Desmund Tutu, Nawal Al Sadaawi, Noam Chomsky, Nurit Peled, Jean Ziegler…

L’an dernier, lors d’une première édition de cette mission, Israël a bloqué plus de 300 personnes voulant se rendre en Palestine dans les aéroports européens. 127 participants à la mission ont également été arrêtés à leur arrivée à l’aéroport de Tel-Avis (hélas point de passage obligé) et incarcérés.

Le gouvernement d’Israël a déjà annoncé qu’il ferait pareil cette année. Il a annoncé qu’avec l’aide des gouvernements concernés, il ferait tout pour « identifier les activistes » et qu’il demanderait aux compagnies aériennes d’empêcher ces personnes de monter à bord. Et les compagnies aérienne ont déjà commencé à obéir : des passagers de la Lufthansa ont été avisés que leur billet est annulé  « sur ordre du gouvernement israélien » !

Israël organise déjà ses forces policières pour une présence massive à l’aéroport Ben Gourion.

Il n’épargne pas ses efforts pour intimider les amis palestiniens et israéliens qui soutiennent la mission. Comme l’an dernier, Israël traite les amis de la Palestine de hooligans et de fauteurs de troubles, alors qu’ils veulent simplement le passage vers Bethléem.

Israël foule aux pieds les traités internationaux, comme la 4e Convention de Genève, qui disent qu’il n’a pas le droit d’interdire l’accès à des personnes qui apportent les preuves qu’ils ne vont pas séjourner sur le territoire israélien.

Le député provincial Serge Hustache a réagi fermement auprès du ministre israélien de la sécurité publique. http://goo.gl/5w3ov

Mais que fait notre gouvernement (http://goo.gl/tzgRh) ? Au lieu de donner son soutien à la mission et d’oeuvrer pour que les participants puissent quitter la Belgique et s’envoler vers Tel-Aviv, au lieu de défendre leur libre passage vers la Palestine occupée, au lieu de protester fermement, de prendre des sanctions contre ces pratiques scandaleuses, au lieu – en résumé – de défendre le respect des droits des population et le droit international, il abonde dans le sens d’Israël en déconseillant aux membres de la mission de se rendre en Palestine, il préconise que les participants abandonnent la mission.

Pour faire face à la complicité du gouvernement et des compagnies aériennes, la mission Bienvenue en Palestine a besoin de vous !

Envoyez un mail de protestation aux ministres des Affaires étrangères didier.reynders@mr.be et/ou contact.reynders@diplobel.fed.be et de la Coopération : Paul.Magnette@diplobel.fed.be

– Soyez présent ce dimanche à l’aéroport de Zaventem à 7 h du matin afin de protester au cas où certaines personnes ne pourraient embarquer. Ce qui se passe déjà en France maintenant, se reproduira probablement pour une partie du groupe dans les jours qui viennent ou à l’aéroport même. Nous ne pouvons pas accepter qu’Israël déplace ses frontières jusqu’en Europe !

– Tenez-vous prêts pour d’autres actions dans les jours qui suivent. Pour cela, vous pouvez envoyer un SMS mentionnant votre numéro de téléphone portable et votre nom au N° 0495 15 51 43. Vous serez inscrit(e) alors dans une liste d’alerte et vous recevrez si nécessaire des messages d’alerte pendant la durée de la mission « Bienvenue en Palestine« . Ensuite, vous ne recevrez plus de messages (et le numéro ci-dessus ne restera pas en service).

– Suivez l’évolution de la situation sur les sites http://bienvenuepalestine.com et www.pourlapalestine.be ainsi que sur Twitter.

D’avance merci !

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