Damas à l’assaut de Facebook


Le 13 avril 2012

À Amsterdam, des designers et des chercheurs pistent les opérations de propagande du régime de Bachar al-Assad sur les réseaux sociaux. Il met en évidence une véritable infiltration de Facebook par des agents de Damas chargés de manipuler la population syrienne. Nous avons rencontré Ghalia Elsrabki, l’une des activistes qui travaille à les démasquer.

Image de propagande du régime syrien

Simba, Bard Pitt et Jésus ont a priori très peu de points communs. Pourtant, leur image a été choisie par l’armée syrienne électronique pour réaliser des visuels de propagande pro-régime destinés à être diffusés sur Internet. Outils indispensables, Internet et les réseaux sociaux sont une source d’information primordiale pour les Syriens et les médias qui couvrent le soulèvement depuis l’extérieur du pays. Et ni les opposants ni les soutiens du président Assad ne peuvent se permettre d’être absents ou passifs sur la toile.

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Syrie A Damas, le régime affiche une confiance sans bornes


Analyse

Comme on pouvait le craindre, la date butoir du 10 avril fixée par l’ONU n’a pas correspondu, sur le terrain, à une pleine application du plan Annan, du nom de l’ancien secrétaire général des Nations unies. Des informations contradictoires ont circulé ce mardi, Damas affirmant avoir commencé à retirer ses troupes de plusieurs villes, ce que l’opposition démentait vertement. Pour Kofi Annan, l’armée syrienne « se retire de certains endroits et se déplace dans d’autres ». Le plan en six points prévoit en tout cas un cessez-le-feu général dans les 48 heures.

Pour nombre d’observateurs, le régime de Bachar el-Assad se sent dans une position suffisamment forte pour ne pas craindre pour sa survie en l’état actuel des choses. Une série d’éléments qui s’additionnent en attestent.

Un soutien local encore significatif

Si une bonne partie des sunnites (deux tiers de la population) compte parmi les opposants à un régime qui n’hésite pas à tirer sur sa population, des minorités comme les alaouites (dont la plupart des caciques du régime sont issus) ou les chrétiens restent – sans enthousiasme mais par crainte de l’inconnu – du côté des Assad. Ceux-ci brandissent la menace des « terroristes » d’en face et l’épouvantail d’une guerre civile : « Les alaouites au cimetière et les chrétiens à Beyrouth », comme le proclame un slogan apocryphe très efficace.

Une opposition faible

Bachar el-Assad et les siens profitent aussi de la faiblesse de l’opposition. Le Conseil national syrien (CNS) tente, depuis l’exil, d’unifier les rangs de cette opposition, mais il est patent qu’il n’y parvient pas. Soumise à de fortes pressions externes, sa direction est en outre « minée par des querelles politiques, du clientélisme et de l’inexpérience », comme le disait en mars au Soir l’experte française Caroline Donati.

L’ASL, « armée syrienne libre », de son côté, n’a d’armée que le nom. Son organisation souffre de moyens de communication dérisoires et son armement reste surtout celui, de petit calibre, emmené par les déserteurs. Le Qatar et l’Arabie Saoudite ont promis des armes, mais se gardent de les faire parvenir, ce qui poserait d’ailleurs de gros problèmes géostratégiques : par où les livrer ? L’armée loyale au régime n’a rien à craindre de l’ASL et elle ne peut donc perdre pour le moment une guerre d’usure contre les révoltés.

Moscou et Pékin veillent à l’ONU

Quand bien même des responsables de la communauté internationale osent çà et là (comme le Belge Reynders dans les colonnes du Soir mardi) un discours un tantinet plus musclé, Damas sait pouvoir compter sur la Russie et la Chine, aux Nations unies, pour veiller sur ses intérêts (déjà deux vetos jusqu’ici). Or on voit mal la communauté internationale s’engager militairement sans mandat du Conseil de sécurité. Sauf que l’appui russe et chinois est conditionné par un élément : si les violences imputables au régime devaient prendre les allures d’un « Srebrenica » par semaine (plusieurs milliers de civils tués froidement sur un site précis), Moscou et Pékin se verraient contraints de réviser leur politique. Rappelons que c’est la perspective d’un massacre à Benghazi qui avait motivé ces deux puissances à ne pas opposer leur veto en mars 2011 à une intervention militaire occidentale destinée à « protéger les civils » en Libye, même si la suite allait susciter l’ire des deux mêmes pays.

Les chiites au garde-à-vous

A l’extérieur, le régime jouit également du soutien jusqu’à présent illimité des forces régionales chiites, à savoir l’Iran des ayatollahs et le Hezbollah au Liban. Ce soutien est sans doute moins lié à une solidarité sectaire (la religion alaouite est une dissidence éloignée du chiisme) qu’à une alliance politique ancienne scellée dans l’hostilité commune à l’Occident « impérialiste » et à Israël, « entité sioniste coloniale ».

Même l’Irak post-Saddam Hussein n’est pas défavorable à un régime syrien proche de Téhéran comme bon nombre des ministres à Bagdad, dont le premier, Nouri al-Maliki, longtemps exilé dans la capitale iranienne.

L’Occident tétanisé

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont bien du mal à cacher leur immense embarras. Les sanctions économiques et diplomatiques imposées à Damas dissimulent une impuissance à agir de manière décisive. Les Etats-Unis ont été les plus clairs, Obama estimant par exemple le 7 mars qu’« une action militaire unilatérale (comme en Libye) serait une erreur », tandis que le chef d’état-major, le général Martin Demsey, lâchait le 21 février qu’une aide armée aux révoltés syriens risquait de tomber entre les mains d’Al-Qaïda. Et la seule perspective de contribuer à l’éclatement d’une pleine guerre civile aux conséquences imprévisibles paralyse le camp occidental.

La Turquie entre deux chaises

Grande voisine septentrionale, la Turquie possède quelque 900 kilomètres de frontière commune avec la Syrie. Jusqu’aux événements de 2011, les deux pays entretenaient de fortes relations, mais celles-ci se sont rapidement détériorées. Au point de voir Ankara décider de montrer son appui aux révoltés (accueil de réfugiés, exil offert au chef de l’ASL, le colonel Riad Assaad, hébergement de conférences du CNS, etc.). Mais point trop n’en faut. Erdogan, le Premier ministre, aime aller dans le sens de sa « rue », mais il répugne à s’engager dans le pari risqué d’un conflit armé avec un pays qui est allié à l’Iran (qui touche la Turquie à l’est), qui peut se (re)mettre à soutenir le PKK, la rébellion kurde en Turquie et, enfin, qui peut faire fuir des centaines de milliers de citoyens vers son voisin.

On le voit, dans cet Orient décidément bien compliqué, les jours de la dictature des Assad ne semblent pas – encore – comptés.

Baudouin Loos @

17 avril : vague blanche pour la Syrie


Bienvenue en Palestine, lettre d’Olivia Zemor


Plus de 1200 femmes, hommes et enfants ont acheté un billet d’avion pour se rendre à Bethléem ce week-end, afin de montrer leur solidarité au peuple palestinien que l’on essaie de rayer de la carte, avec la complicité de nos dirigeants.

Nous remercions ici toutes celles et tous ceux qui ont répondu à l’appel au secours lancé par quelque 25 associations de la société civile palestinienne dans le cadre de l’initiative « Bienvenue en Palestine »,  du 15 au 21 avril 2012. Merci d’avoir accepté de montrer au monde entier, et malgré toutes les formes d’intimidation, que la Palestine n’est pas un mot honteux, ni une destination interdite.

La Palestine, toute la Palestine est sous occupation. Tous les Palestiniens sont prisonniers, et en plus ils seraient privés du droit de visite ?
De quel droit ?

Un grand merci aux syndicats aériens (la CGT et Sud) qui ont envoyé des communiqués de soutien à Bienvenue en Palestine.
De même qu’au MRAP qui a voté, à l’occasion de son congrès national, une motion de soutien à cette initiative.
Merci aux nombreuses personnalités, candidats à la présidentielle, élus, qui nous ont également transmis leurs encouragements et félicitations.
Merci au maire de Bethléem pour sa lettre d’invitation nous disant tout le bonheur qu’il aura à nous accueillir.
Merci au Gouverneur de Bethléem pour son chaleureux soutien.
Et tous nos remerciements aux familles et associations palestiniennes qui préparent notre accueil dans les meilleures conditions.

(Vous trouverez toutes ces informations sur le site http://www.bienvenuepalestine.com, sa page officielle Facebook associée, ainsi que sur http://www.europalestine.com, ou encore avec le Twitter @touspalestine)

Le gouvernement israélien voudrait nous faire passer pour des terroristes, dont le seul objectif serait d’aller « créer des incidents » à l’aéroport de Tel Aviv, et il annonce qu’il bloquera tous les passagers qui « créeraient des troubles à l’ordre public ».

En bonne logique, il ne devrait donc bloquer personne puisque notre but n’est pas de manifester à l’aéroport « Ben Gourion » mais de nous rendre en Cisjordanie, où nous sommes attendus pour le lancement de la construction d’une école internationale, d’un musée sur l’histoire des réfugiés palestiniens, la réparation de puits endommagés par les colons, et la plantation d’arbres fruitiers.

Si Israël n’avait pas détruit ou confisqué les aéroports nous permettant d’atterrir dans les territoires palestiniens nous aurions pu nous dispenser de transiter par Tel Aviv.
Mais il n’existe pas d’autre moyen de s’y rendre, et Israël refoule de manière quasiment systématique tous les voyageurs qui annoncent se rendre en Cisjordanie.
Tous ceux qui sont soupçonnés de sympathie pour les Palestiniens se voient même contraints de signer un engagement à ne pas se rendre en Cisjordanie « au risque de passer 2 ans de prison en Israël », en plus des interrogatoires et fouilles humiliantes et interminables.

Ceci est parfaitement intolérable. Nos gouvernants laissent faire. Pas nous. Et s’ils veulent une fois de plus se coucher devant les diktats du gouvernement d’extrême-droite israélien, ils montreront leur mépris du droit international et des droits de l’homme. Ils montreront qu’ils ont fait le choix de l’occupant. Ils montreront qu’il y a un blocus non seulement sur la bande de Gaza mais aussi sur le reste de la Palestine.

Qu’y a-t-il qu’on ne puisse aller voir en Cisjordanie ?

Les responsables du Quai d’Orsay ont été bien incapables de nous le dire. Reçus le 27 mars à la demande du ministère, les coordinateurs du groupe français pour la mission Bienvenue en Palestine se sont entendu dire que le gouvernement français n’envisageait aucune sanction contre Israël, y compris quand des diplomates français sont maltraités ou blessés en Palestine.

« Les sanctions ne sont pas efficaces. Nous venons d’ailleurs de recevoir des opposants syriens qui estiment que les sanctions contre la Syrie sont inutiles et qu’il faut une intervention militaire », nous a déclaré textuellement un haut-fonctionnaire du ministère, M. Alexis Le Cour Grandmaison. Ce à quoi nous avons répondu : « Nous ne sommes pas venus réclamer un bombardement sur Israël, même si son gouvernement n’est pas moins nocif que ceux des pays que vous vous permettez de bombarder ».

En tout cas, les politiciens qui espéraient pouvoir mener leur campagne électorale en occultant l’occupation, la colonisation et la dépossession galopantes de la Palestine, en sont déjà pour leurs frais. Les femmes et les hommes de conscience, en s’engageant dans cette mission internationale de solidarité avec le peuple palestinien, les ont contraints à parler de la Palestine.
Merci à Nathalie Artaud. Merci à Eva Joly. Merci à… Jean-Pierre Elkabbach !

Nous vous appelons toutes et tous à soutenir les volontaires de la mission « Bienvenue en Palestine », notamment si un quelconque obstacle était opposé à leur départ, imminent maintenant, dans les aéroports français et européens, ou encore si le gouvernement israélien les empêchait de se rendre à Bethléem.

Amicalement,

La délégation française de « Bienvenue en Palestine » (contact@bienvenuepalestine.com)

Un lobby pro israélien à Bruxelles


Le comité de l’upjb (Union des Progressistes Juifs de Belgique) :

Imaginez… Imaginez un instant que nous apprenions, demain, par la presse, l’établissement d’un Parlement arabo-musulman européen  ! Vous entendez le tollé, la dénonciation du refus d’intégration européenne de «  ces gens-là  », en deux mots comme en cent, la dénonciation du péril islamiste que courrait notre bonne vieille Europe, parce que, c’est bien connu, sous tout arabo-musulman ne peut se cacher qu’un islamiste en puissance…

Et bien, pas le moindre tollé le 16 février dernier lorsqu’a été inauguré en grande pompe, à Bruxelles, le «  Parlement juif européen  » dans l’enceinte même du vrai Parlement européen. Pas la moindre critique dans la «  grande presse  », pas la moindre dénonciation de ce qui ne peut pourtant apparaître que comme la création d’un lobby juif, comme la volonté de revendiquer un particularisme juif supérieur à tous les autres particularismes. Car, en effet, pourquoi pas un parlement arabo-musulman européen, ou un parlement rom européen qui serait d’ailleurs nettement plus légitime étant donné l’ostracisme et la ségrégation dont sont victimes les Roms dans divers pays européens, ce qui est, à notre connaissance, loin d’être le cas des Juifs.

Un Parlement juif donc, composé de 120 membres représentant 47 pays européens et coprésidé par l’oligarque ukrainien Vadim Rabinovich, président du Congrès juif ukrainien, et également citoyen israélien, et… Joël Rubinfeld qu’il n’est pas besoin de présenter et qui devait certainement être en mal d’une présidence.

En fait, l’idée d’un parlement juif européen avait été lancée, il y a plusieurs années, par Shimon Peres, une idée reprise par l’Union juive européenne créée en avril 2011 et présidée par l’homme d’affaires ukrainien Igor Kolomoisky qui, en septembre 2011, a lancé une chaîne d’information baptisée Jewish News 1 qui ambitionne d’offrir une «  nouvelle lecture de l’actualité mondiale en privilégiant un point de vue pro-israélien  ».

On nous dit que ce «  Parlement juif européen  » a été élu démocratiquement… Quelque 400.000 Juifs européens auraient ainsi désigné leurs représentants via internet. Appelés par qui  ? Nous n’avons en tout cas pas été informés. Peut-être fallait-il être affilié à l’un ou l’autre site, nous l’ignorons . Il faut dire que si nous avions été invités à donner notre avis, il aurait évidemment été négatif.

Car quel but poursuit donc ce «  Parlement juif européen  »  ? Interrogé à ce sujet, Joël Rubinfeld explique qu’il a pour vocation de «  travailler avec toutes les organisations juives qui existent et qui partagent les mêmes valeurs  ». «  Les défis sont immenses, poursuit-il, car ils concernent ni plus ni moins que l’avenir et la place de plus de 3 millions de Juifs européens dans leurs pays respectifs  ». Et de citer parmi ces défis… «  l’antisémitisme, le problème de la déligitimation d’Israël mais aussi la promotion des valeurs juives et l’ouverture vers d’autres communautés  ». Encore faudrait-il qu’il nous dise de quelles valeurs ils s’agit à ses yeux, et qu’il nous explique aussi en quoi il considère que l’avenir et la place des Juifs européens constitueraient un défi.

Et aussi, pourquoi se substituer à ces organisations juives avec lesquelles il veut travailler  ? Aucun membre du CCOJB ou du CRIF ne fait en effet partie de ce nouvel organe que l’ancien président du CRIF, Roger Cukierman, qualifie par ailleurs de «  vaste fumisterie  », un avis que, une fois n’est pas coutume pour ce qui concerne Cukierman, nous partageons.

Nous trouvons par ailleurs étrange que ce «  Parlement  » ait été accueilli le 16 février par la députée bulgare, Antonyia Parvanova, vice-présidente de l’Alliance des libéraux-démocrates présidée par Guy Verhofstadt. S’exprimant, nous dit-on, au nom du Parlement européen, (mandatée par qui, par les autres groupes  ? qu’on nous permette d’en douter), elle a salué l’émergence de ce nouvel organe qui sera, selon elle, «  la voix représentant la communauté juive en Europe  ». Exit J-Call, exit la Fédération de «  Juifs européens pour une paix juste  », Longue vie au «  Parlement juif européen  »  !

Mais une fois encore, un «  Parlement juif européen  » pour quoi faire  ? Pour attirer l’attention sur le réveil de l’antisémitisme en Europe  ? Oui, probablement, mais pas seulement… On note en effet parmi les «  élus  » français, le nom de Pierre Besnainou, notamment président du Fonds social juif unifié (France), grand adepte et défenseur, pour les Juifs français qui le souhaiteraient, de la double nationalité et de la double allégeance  ! Le nom également de Roger Fajnzylberg, directeur général de l’OSE (Oeuvre de secours aux enfants) qui annonce bien plus clairement la couleur que Joël Rubinfeld… «  C’est une aventure qui commence. Ce Parlement permettra d’exprimer un point de vue commun de soutien à Israël dans le débat international, chose ô combien nécessaire aujourd’hui  ». Voilà qui est dit…

Plus clair encore, Jean-Marc Moskowicz, autre «  élu  » français de ce «  Parlement », mais surtout président de l’Association Europe Israël qui se réjouit, sur le site de celle-ci, de l’opportunité qui est ainsi donnée de «  créer un groupe de pression en soutien à Israël  ». Un anti J-Call à l’évidence. Il n’est pas inutile, dans ce contexte, de nous attarder un peu sur les fondamentaux de Europe Israël…

«  À l’heure où Israël subit les plus fortes pressions internationales, orchestrée par les pays arabes et islamiques  ; à l’heure où une campagne haineuse sans précédent fait rage de toute part sous prétexte d’antisionisme (…) Nous, Européens de toutes nationalités et de toutes croyances, à l’instar du Peuple américain qui majoritairement soutient Israël, réaffirmons notre soutien à Israël  ! Nous réaffirmons le droit d’Israël, comme pour toute Nation légitime, d’assurer sa sécurité  ! Israël est le seul pays démocratique du Moyen-Orient. Cet État est porteur des mêmes valeurs Judéo-chrétiennes (sic) que l’Europe, mais aussi des mêmes valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Israël est la première ligne de défense de l’Occident et du monde libre contre le totalitarisme islamiste. En tournant sa colère contre Israël l’Occident sape sa défense contre les ennemis de la modernité et de la civilisation Occidentale que les Juifs ont largement contribué à créer.

Si Israël tombe, l’Occident suivra. Plus rien ne s’opposera à une déferlante de la dictature islamique (…). Nous réaffirmons que Jérusalem EST la Capitale d’Israël ; Jérusalem est le centre même du Judaïsme depuis des millénaires. Nous dénonçons les groupes terroristes comme le HAMAS et le HEZBOLLAH qui maintiennent volontairement la population palestinienne dans un état de pauvreté et de misère à des fins politiques, et qui se servent des populations civiles, pour réaliser leurs sinistres desseins. Nous affirmons notre soutien aux populations civiles palestiniennes de Gaza qui subissent l’endoctrinement des imams islamistes et vivent sous la terreur du HAMAS qui les prend en otage et les utilise dans une guerre qui les dépasse. Pour toutes ces raisons, nous apportons notre soutien à Israël.  »

Comme nous le disions… le péril islamiste comme élément fédérateur. La prochaine réunion de ce, n’ayons pas peur des mots, lobby pro israélien clairement affiché, se tiendra en avril. Nous osons espérer qu’il ne recevra plus l’hospitalité du Parlement européen

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A’bdelhadi Al-Khawaja : le Danemark est inquiet


mardi 10 avril 2012, par La Rédaction

Le Danemark, dont l’opposant A’bdelhadi Al-Khawaja est aussi un ressortissant, est inquiet pour la dégradation sérieuse de la santé du militant.
Le Premier ministre du Danemark a confirmé lors d’une conférence de presse, tenue ce lundi 10 avril, que la santé d’A’bdelhadi Al-Khawaja est critique, insistant pour qu’il soit libéré immédiatement et qu’il puisse rentrer au Danemark au plus vite.
Elle a confirmé que le représentant du Danemark à Manama a été empêché, dimanche et lundi, de rendre visite au militant en grève de la faim depuis plus de 2 mois.

(10 avril 2012 – Afp)

source

Comparaison entre les sionistes et la mafia d’Al Assad – sous-titres français


pour les sous-titres cliquez sur cc

Voir aussi cet intéressant article intitulé:

Assadistes et sionistes : les deux faces d’une même pièce – Homs et Gaza, même combat.

Publié le 10 avril 2012 by

Si les Assad n’ont jamais été des résistants à l’état sioniste, comme ils aiment à le répéter, il est remarquable de constater qu’ils en sont le parfait reflet dans le miroir du mode de gouvernance par la force. Meilleurs ennemis, sionistes et assadistes répriment dans le sang de part et d’autre de la frontière qui les sépare, frontière d’une stabilité exceptionnelle depuis 1973 !

Les Assad ne valent pas mieux que ceux qu’ils prétendent combattre, bien au contraire, ils leur ressemblent fortement. Tal Al-Zaatar ressemble terriblement à Sabra et Chatila. Syriens et Israéliens ferment les yeux sur les massacres de centaines de civils dans le camp de Tal- Al-Zaatar, un camp à moitié libanais et à moitié palestinien d’environ 10 000 personnes. Les phalangistes chrétiens, alliés des israéliens, massacrent des centaines de civils dans les camps – encerclés par l’armée israélienne – de Sabra et Chatila. On oublie fréquemment de rappeler qu’à la tête des phalangistes se trouve Elie Hobeika, qui est pro-régime syrien…

Nous avons également vu que les palestiniens ont un souvenir amer de Beyrouth en 1982 autant que Tripoli 1983, les syriens continuant le travail des israéliens.

Assadistes et sionistes, les deux faces d’une médaille peu glorieuse. Comparaison

Lire la suite ici

Egalement : http://syrianfacts.wordpress.com/2012/04/10/la-resistance-des-assad-la-blague-du-siecle/

HRW dénonce une politique d’exécutions sommaires en Syrie


Sur ce             combo de photos tirées de vidéos postées par l'opposition,             les forces d'Assad battent des rebelles quelques part en             banlieue de Damas. Photo AFP
Sur ce combo de photos tirées de vidéos postées par l’opposition, les forces d’Assad battent des rebelles quelques part en banlieue de Damas. Photo AFP

L’ONG s’inquiète de l’existence d' »une politique, officielle ou non, de ne pas faire de prisonnier ».

Les forces du régime du président Bachar el-Assad et les milices qui lui sont fidèles ont mené plus de 100 exécutions sommaires ces dernières semaines en Syrie, dénonce l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié lundi.
Le rapport s’appuie sur les récits de témoins d’incidents dans les provinces de Homs (centre) et Idleb (nord-ouest) recueillis directement par HRW, qui précise avoir reçu des informations sur de nombreux autres cas non vérifiés.
Les incidents relatés en détails par HRW concernent au moins 85 civils : 25 hommes abattus lors de perquisitions le 3 mars à Homs, 13 hommes tués dans la mosquée Bilal le 11 mars à Idleb et au moins 47 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, tués les 11 et 12 mars dans plusieurs quartiers de Homs.
Le rapport cite ainsi le témoignage d’un habitant du quartier de Baba Amr à Homs : le 2 mars, des soldats ont forcé quatre hommes à sortir de la maison de leur voisin et les ont tués à coups de couteau sous les yeux de leurs proches. Puis ils ont ouvert le feu chez ce voisin, tuant son frère.
HRW relate également les exécutions sommaires d’au moins 16 combattants rebelles, abattus à bout portant après avoir été capturés ou blessés, et s’inquiète de l’existence d' »une politique, officielle ou non, de ne pas faire de prisonnier ».
« Dans une tentative désespérée d’écraser la révolte, les forces syriennes ont exécuté des gens de sang-froid, civils comme combattants rebelles », dénonce Ole Solvang, chercheur à HRW. « Ils le font en plein jour, devant témoins, de toute évidence pas inquiets d’avoir à répondre un jour de leurs crimes ».
Le droit international « interdit sans ambiguïté les exécutions sommaires », et le fait de « tuer délibérément un soldat blessé ou capturé constitue un crime de guerre », rappelle HRW en réclamant une nouvelle fois la saisine de la Cour pénale international (CPI) de La Haye.
« Les forces de sécurité syrienne ne cesseront les exécutions que si elles sentent qu’elles devront répondre de leurs actes, a insisté M. Solvang. Le Conseil de sécurité (de l’ONU) doit faire passer ce message ».

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/753659/HRW_denonce_une_politique_dexecutions_sommaires_en_Syrie.html

« J’ai été frappée par les policiers tunisiens » Julie Schneider, correspondante de presse, témoigne.


Voir également ceci : fête des Martyrs violemment réprimée

lundi 9 avril 2012, par La Rédaction

Lors de la manifestation du lundi 09 avril à Tunis, plusieurs journalistes ont été pris à partie. Témoignage.

***

Avenue Habib Bourguiba. 12 h 30. Cela fait pratiquement une heure que les policiers répondent aux manifestants par des gaz lacrymogènes. Certains n’hésitent pas à user de leur matraque. À l’angle de l’avenue de Paris, des arrestations ont lieu, dont celle de Jaouhar Ben Mbarek, bras en écharpe, membre du réseau Doustourna (mouvement associatif indépendant qui se veut le garant des acquis des Tunisiens). Un homme âgé, cheveux blancs et bien habillé, tente d’échapper à la police. Il tombe devant un lampadaire. Le policier lève sur lui sa matraque. Un journaliste intervient pour l’arrêter. Je m’approche. Quelques policiers arrivent. Face au cordon qui s’est mis en place près de l’homme, ils ne font rien.

C’est le flou total. La scène est surréaliste. Des gens courent partout, des gaz lacrymogènes sont envoyés, des policiers chargent, des camions arrivent. Une femme crie, se débat. Elle est maintenue par deux policiers, visage découvert. D’autres portent des cagoules. Je lance un « sahafié », journaliste en arabe. Je prends une photo. Le policier à la gauche de cette femme, portant des lunettes à montures fines, les cheveux courts et un haut marron, abaisse mon appareil. Dans ses yeux, seule la colère transparaît. Je m’exécute et lui reprécise que je suis journaliste. À ce moment-là, des hommes arrivent. Certains ont des uniformes, d’autres non. L’un d’entre eux essaie de m’arracher mon appareil photo. Je maintiens mon boîtier avec ma main droite. Dans ma main gauche, j’ai mon carnet et mon stylo. Je suis bousculée. Je ne peux pas accéder à ma carte de presse qui se trouve dans la poche droite de mon blouson.

Tout va très vite. En quelques minutes, je me retrouve au sol. Je reçois des coups dans le dos, dans les fesses. Je porte mon sac à dos sur le devant. Plus pratique pour sortir mon matériel. Dans l’agitation, je perds mes lunettes de soleil. Je ne pense pas à repréciser que je suis journaliste, je ne pense qu’à mon appareil photo, à ma carte mémoire, aux clichés que j’ai déjà pris. Le besoin de se focaliser sur quelque chose d’autre est le plus important. Le besoin de ne pas réaliser ce qui se passe supplante le reste. Je ne sais pas combien de temps la scène a duré. Je ne cesse de penser à mon appareil. En tentant de le retenir, mon pouce, coincé dans la lanière, se tord. Depuis, il est gonflé et bleu.

Finalement, au loin, j’entends mon appareil fracassé sur le trottoir. Plusieurs fois. Des gens me hissent et me relèvent. Policiers ? Civils ? Je ne sais pas. Je suis poussée, tirée vers un fourgon de police. Un représentant du Pôle démocratique moderniste intervient et lance que je suis journaliste. Je le répète alors. Rien à faire. Je reçois encore des coups sur la tête. Certains sont donnés avec le plat de la main. D’autres, je ne sais pas. Des matraques peut-être. Aucune idée.

La plupart des policiers s’éloignent pendant que d’autres m’emmènent à l’arrière d’un fourgon parqué non loin. Des personnes continuent de se faire arrêter. Pensant qu’ils cherchent à me mettre en sécurité, je relâche la pression. Je suis de nouveau poussée, j’ai alors l’impression qu’on veut m’embarquer. Je reprécise que je suis journaliste. Je glisse mes doigts dans les barreaux blancs du fourgon bleu pour prendre appui. Ma carte de presse est toujours dans mon blouson. On ne m’a pas demandé de la présenter. Un militant d’Ennahda, que j’ai rencontré à plusieurs reprises lors de meetings ou au siège du parti, apparaît. Il parle aux policiers. Je suis alors relâchée.

Je me dirige vers le lieu où mon appareil a été fracassé. Je retrouve mon objectif, à peu près intact. Un homme vêtu de noir passe, me le prend et le balance sur le sol avant de se retourner et de me lâcher un sourire mesquin. L’objectif est éclaté en plusieurs morceaux. Je ramasse les débris. Des policiers les poussent à coups de pied. Je suis à la recherche de ma carte mémoire, mais rien. Je reste quelques minutes en retrait avec d’autres journalistes pour observer la scène. Des policiers passent en scooter. Des camions arrivent. Encore des charges. Toujours des gaz lacrymogènes dont le goût âpre reste des heures dans la bouche.

Avec le calme, la douleur se fait sentir, devient plus vive. J’ai des hématomes un peu partout. Sur le chemin du retour, je constate que j’ai dû mal à marcher. L’avenue de Paris offre le même spectacle de désolation. Des enfants qui se promenaient avec leurs parents crient et pleurent. Les devantures des magasins sont baissées. C’est alors qu’un homme me tend une fleur. Fragile, de couleur fuchsia et odorante, elle contraste avec l’âpreté et la violence ambiantes.

(09 avril 2012 – Avec Julie Schneider)

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