Syrie : le cri d’alerte du monde médical


Une cinquantaine de personnalités du monde médical, dont trois lauréats du prix Nobel, ont appelé lundi les parties belligérantes en Syrie à épargner les hôpitaux et le personnel de santé et à lever toutes les restrictions sur l’acheminement des fournitures médicales. « Les attaques systématiques contre le personnel médical, les installations et les patients sont en train de détruire le système de soins syrien et de placer les civils dans la quasi-impossibilité de bénéficier des services médicaux essentiels », écrivent-ils dans une lettre ouverte publiée dans la revue médicale britannique Lancet.

Les signataires relèvent que, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 37 % des hôpitaux syriens ont été détruits et 20 % sérieusement endommagés, tandis que 469 médecins ou infirmières sont en prison et environ 15 000 ont été contraints de fuir à l’étranger, selon le Centre de documentation sur les violations en Syrie. « Nous appelons le gouvernement syrien et toutes les parties belligérantes à épargner les hôpitaux, les ambulances, les installations et les fournitures médicales, les professionnels de santé ainsi que les patients, permettre à tous ceux qui en ont besoin d’avoir accès à un traitement et faire en sorte que ceux qui violent ces règles soient tenus pour responsables, conformément aux standards reconnus internationalement », indiquent-ils.

Ils invitent également l’ONU et les donateurs internationaux à « accroître leur soutien aux réseaux médicaux syriens, qu’ils soient situés dans les zones gouvernementales ou dans les zones contrôlées par l’opposition où, depuis le début du conflit, des professionnels de santé risquent leur vie pour fournir des services de santé essentiels dans un environnement extrêmement hostile ». Les signataires incluent l’ancienne directrice générale de l’OMS Gro Harlem Brundtland, Michel Kazatchkine, l’envoyé spécial de l’ONU pour le VIH/Sida en Europe de l’Est, le président international de Médecins sans frontières Unni Karunakara ainsi que les Prix Nobel de médecine Jules Hoffmann (France) et Harald zu Hausen (Allemagne) et de chimie Peter Agre (États-Unis).

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Armes chimiques : les experts sceptiques sur l’accord américano-russe


Le Monde.fr avec AFP | 15.09.2013 à 17h25 • Mis à jour le 15.09.2013 à 21h05

La Syrie n'a aucune infrastucture pour détruire ses armes chimique", note Olivier Lepick, de la Fondation pour la recherche stratégique.

Salué par la communauté internationale, l’accord américano-russe sur les armes chimiques syriennes, n’enthousiasme pas les experts, qui s’interrogent sur les conditions de son application. « La destruction de l’arsenal chimique à l’horizon novembre 2014, compte tenu de la guerre civile, je n’y crois pas », estime Olivier Lepick, spécialiste de la Fondation pour la recherche stratégique, dont le siège est à Paris.

« Cela paraît parfaitement fantaisiste. Dans une situation de paix, il faudrait plusieurs années. La Syrie n’a aucune infrastructure pour détruire ses armes chimiques. Il faut construire une usine, sans doute à plusieurs centaines de millions de dollars », poursuit-il. Les Etats-Unis et la Russie eux-mêmes n’ont toujours pas fini de détruire leurs propres stocks (respectivement 30 000 et 40 000 tonnes, selon le chercheur), alors qu’ils ont investi des milliards de dollars depuis le milieu des années 1990 pour se conformer à la convention d’interdiction de 1993.

Lire l’entretien avec Jean-Pascal Zanders, spécialiste des armes chimiques : Le désarmement chimique de la Syrie, « un cas unique dans l’histoire moderne »

Washngton et Moscou évaluent tous deux le stock syrien à 1 000 tonnes. Damas a une semaine pour livrer la liste de ses armes. Des inspecteurs doivent ensuite se rendre en Syrie en novembre afin de vérifier le processus de démantèlement, selon l’accord conclu samedi à Genève par les chefs de la diplomatie américaine, John Kerry, et Russe, Sergueï Lavrov. Il devrait s’agir d’inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) qui prépare « une feuille de route » pour des missions en Syrie, selon un communiqué de cet organisme dont le siège se trouve à La Haye.

UN ACCORD QUI PRÉSERVE LES INTÉRÊTS RUSSES ET AMÉRICAINS

Artisans de l’accord de Genève, les Etats-Unis et la Russie ne sont plus maîtres des échéances qu’il prévoit, affirme l’expert en armes chimiques, Jean-Pascal Zanders. Selon lui, les décisions vont maintenant être prises justement par l’OIAC, dont le conseil exécutif (CE) doit se réunir la semaine prochaine à La Haye.

« Le CE est souverain dans la prise de décisions. Les Etats-Unis et la Russie ne représentent qu’une voix chacun parmi les 41 membres. Je ne serais pas surpris qu’il n’y ait pas de consensus dans la prise de décision », poursuit M. Zanders. La Syrie a récemment annoncé qu’elle rejoignait l’OIAC.

Par la suite, la constitution d’une équipe d’inspecteurs compétents ne sera pas chose facile, même en deux mois d’ici à novembre, juge David Kay, ex-responsable de l’inspection des armes en Irak au moment de l’intervention américaine de 2003. « Il faut trouver des gens qui comprennent la fabrication des armes chimiques et le désarmement. Très franchement, fort de mon expérience en Irak, [je peux dire que] certaines personnes ne voudront pas aller dans une zone de combats », a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision américaine CNN.

Sur le terrain, comment détruire les stocks d’armes chimiques syriens ? « Il y a deux grandes méthodes : soit l’incinération, soit l’hydrolyse (en mélangeant l’eau aux agents chimiques, également à haute température) », souligne Olivier Lepick. Un transfert des armes chimiques de Syrie vers un autre pays est interdit par la convention de 1993. Certes, la Syrie a une frontière avec un pays qui n’a pas ratifié cette convention entrée en vigueur en 1997 – mais il s’agit d’Israël, l’ennemi juré de Damas, où un transfert n’est pas envisageable pour d’évidentes raisons politiques… « L’accord de Genève est un accord diplomatique qui préserve les intérêts des Russes et des Américains », conclut l’expert français Olivier Lepick.

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SYRIE. Damas disséminerait ses armes chimiques


Publié le 13-09-2013 à 06h50 – Mis à jour à 07h50

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Le régime chercherait à compliquer le travail des enquêteurs chargés de contrôler et de mettre en place le plan de démantèlement de l’arsenal chimique.

La Syrie a commencé à disséminer son arsenal chimique sur une cinquantaine de sites différents, dans le but de compliquer la tâche de ceux appelés à les contrôler, affirme vendredi 13 septembre le « Wall Street Journal ».

Le journal, qui cite des responsables américains anonymes, affirme qu’une unité militaire spécialisée, l’unité 450, déplace depuis des mois, y compris la semaine dernière, ces stocks d’armes chimiques, qui dépassent le millier de tonnes, selon des experts.

Ces armes chimiques ont commencé il y a environ un an à être déplacées depuis l’ouest de la Syrie où elles sont normalement stockées, vers deux douzaines de sites importants à travers le pays.

L’unité 450 a également commencé à avoir recours à des dizaines de sites plus petits, pour un total de quelque 50 sites disséminés à travers tout le pays, selon le journal.

En dépit de cette stratégie, les services de renseignement américain et israélien pensent toujours savoir où se trouvent l’essentiel de ces stocks d’armes chimiques, ajoute le quotidien américain des affaires.

Nous en savons nettement moins qu’il y a six mois quant à la localisation de ces armes chimiques », a toutefois reconnu l’un de ces responsables, cité par le journal.

Le président syrien Bachar al-Assad s’est engagé à envoyer aux Nations unies les documents nécessaires pour signer l’accord sur l’interdiction de l’utilisation des armes chimiques, tout en réclamant en échange des concessions importantes à Washington.

Américains et Russes ont entamé jeudi à Genève des discussions, prévues pour au moins deux jours, et auxquelles participent des experts en désarmement, qui portent sur la façon de placer l’arsenal chimique syrien sous contrôle international, une initiative lancée lundi par Moscou qui a éloigné la menace de frappes aériennes occidentales sur le régime de Damas.

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Syrie : « Les trente derniers mois ont démontré que la pire action est l’inaction » – Yassin Al Haj Saleh


11 septembre 2013, 15:48

LE MONDE | 11.09.2013 | Propos recueillis par Benjamin Barthe

L’essayiste politique syrien Yassin Al-Haj Saleh est l’un des principaux théoriciens de la révolution anti-Assad. Agé de 52 ans, ancien membre du Parti communiste-bureau politique, il a vécu jusqu’au début du mois d’août dans la Ghouta, la banlieue de Damas touchée par l’attaque chimique du 21 août. Il réside désormais, clandestinement, dans une autre région de la Syrie. Le Monde a pu le contacter.

Que pensez-vous de la proposition russe visant à mettre l’arsenal chimique syrien sous contrôle ?

Yassin Al-Haj Saleh : L’initiative russe a brouillé les cartes et ouvert la porte à des manœuvres diplomatiques qui pourraient s’éterniser. Cette initiative n’aurait pas pu être possible si Moscou et le régime de Damas lui-même n’avaient pas senti l’hésitation occidentale. Ils ont offert à l’Occident ce qui pourrait lui permettre de ne pas intervenir. J’étais convaincu, depuis que l’on a évoqué la frappe à la suite du massacre à l’arme chimique commis par le régime Assad, qu’une telle réaction était trop morale et dénuée d’intérêts pour que les Américains l’adoptent.

Vous sentez-vous à nouveau abandonné par la communauté internationale ?

L’initiative russe et l’aval de principe des Occidentaux montrent l’immoralité du système international qui ne se préoccupe pas de la mort de dizaines de milliers de Syriens depuis trente mois. Dépouiller le régime de son arsenal chimique tout en le laissant en place, ce n’est pas faire justice. Depuis quand laisse-t-on un criminel libre s’il se contente de rendre l’arme du crime ? Les observateurs évoquent la satisfaction de « tout le monde » à la suite de cette initiative. Tout le monde peut-être, sauf le peuple syrien !

L’hypothèse de frappes contre le régime syrien a suscité et continue de susciter beaucoup de peurs en France, notamment celles d’un embrasement régional et d’une montée des djihadistes. Que répondez-vous ?

L’après-frappe suscite nos peurs aussi. C’est pour cela que si une attaque était finalement déclenchée, il faudrait qu’elle s’intègre dans une stratégie plus large, qui inclue de renverser le régime ou du moins de faciliter son renversement par les révolutionnaires. Si tout cela avait été fait il y a un an, la situation, aujourd’hui, aurait été meilleure pour tout le monde. Les trente derniers mois ont démontré que la pire action est l’inaction. Un pays entier, situé dans une région cruciale de la planète, est laissé en ruine. Les groupes djihadistes sont les seuls à bénéficier d’une situation de chaos généralisé. Le régime n’est pas un rempart contre eux, au contraire. Ils se légitiment l’un l’autre et coexistent parfaitement.

Au sein des gauches arabes et occidentales, beaucoup estiment que la révolution syrienne est instrumentalisée pour affaiblir le camp de la résistance à Israël. Votre avis ?

J’ai été membre de la branche du Parti communiste qui s’est opposée à Hafez Al-Assad [le père de l’actuel président syrien]. Puis j’ai été emprisonné de 1980 à 1996, et durant cette période, j’ai cessé d’être communiste. Il me semblait que le communisme étouffait les demandes de liberté et de justice. Je constate qu’en Syrie et ailleurs, beaucoup de communistes ont fait le contraire. Ils ont sacrifié la dimension morale, pour s’attacher au rite. Ces milieux sont restés en retrait de la révolution, car ils sont enfermés dans une mentalité de clan. Ils sont à l’écart de la lutte réelle des gens et compensent cette distance par des considérations externes, comme une pseudo-lutte contre les Etats-Unis.

Les Américains et les Israéliens ont sûrement des plans. Mais qui, sinon le régime, a détruit la Syrie, une destruction qui dépasse les rêves les plus fous de la droite israélienne ?

Quelles sont les conditions de vie dans la Ghouta ?

Depuis la libération de cette zone, le régime a coupé l’électricité, les réseaux de communication et l’eau, pour la punir. La population s’éclaire grâce à des générateurs électriques chinois. Le litre d’essence vaut presque 2 dollars et les générateurs consomment 1 litre par heure. Les plus pauvres se contentent de lampes de poche. Les gens vivent la plupart du temps dans les sous-sols, pour des raisons de sécurité. L’eau est utilisée d’abord pour boire ou se laver, et ensuite pour les toilettes. Mais la vie continue. Les gens cultivent des légumes sur des petits lopins, à un mètre de l’endroit où les corps sont enterrés. Le voisinage entre la mort et la vie est l’une des caractéristiques de la Ghouta.

Vous avez écrit très tôt que cette révolution était « impossible ». Pourquoi ? Une issue heureuse est-elle encore possible ?

Impossible parce que le régime n’est concerné que par sa perpétuation et qu’il est prêt à tout faire pour maintenir le clan Assad au pouvoir. Impossible aussi parce que la société est chargée de tensions, tant le régime l’a fracturée et a empêché l’émergence de forces alternatives. Mais la révolution impossible a eu lieu malgré tout. Je ne parlerai pas d’une fin heureuse. La seule chose qui pourrait apaiser un peu les douleurs des Syriens et qui permettrait d’ouvrir une nouvelle page, où tout sera difficile, est la chute du régime.

Benjamin Barthe

http://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/11/syrie-les-trente-derniers-mois-ont-demontre-que-la-pire-action-est-l-inaction_3475549_3218.html

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« Le pitoyable et déshumanisé Michel Collon a manqué de respect hier à toute l’humanité souffrante »


Qui peut encore croire à la sincérité de Frédéric Taddeï sachant que Michel Collon ne produit pas un travail de journaliste? C’est Taddeï qui a popularisé dans l’espace télévisuel francophone des employés du système de désinformation de l’axe KGB-Iran-Hezbollah-Assad: Alain Soral, Michel Collon, Bassam Tahhan… des conspirationnistes, diffuseurs francophones de propagande de guerre, haine, et désinformation, des provocateurs radicaux… et de nombreux idiots utiles et opportunistes démagogues qu’il serait contre-productif de citer ici.

 

France2 assure sa part d’audience pour le vendredi soir, en dégueulant sur des luttes menées par d’autres, et participant à leur isolement médiatique: Le titre malhonnête de l’émission d’hier  » Capitalisme et guerre en Syrie  » annonce la couleur du discours propagandiste. Ce hors sujet ne concernera que les pro-Assad: ceux qui s’assument ou qui s’ignorent.

 

L’émission a réalisé quelques montages qui mettent en doute la réalité chimique de l’attaque du 21 août et la culpabilité d’Assad, et cite notamment les fumeuses « photos satellites russes » annoncées par Thierry Meyssan le 22 août sur les chaines satellites iraniennes en français. Dans l’émission de Taddeï, c’est un manifestant britannique qui annonce la désinformation en anglais (les photos russes), re-traduite en français pour nos besoins: faire croire qu’il s’agit d’une information crédible. Le montage montre le révisionniste Jean-Luc Mélenchon: Qui se trouve mieux depuis qu’on [la France] a tout cassé en Libye? –

 

Ce sont les mercenaires et les loyalistes de Kadhafi qui ont tout cassé en Libye, la révolution c’était les civils qui se défendent, la coalition internationale était l’OTAN au service de la révolution. Seuls des ultra-conservateurs sont incapables de comprendre un concept aussi simple que la liberté, et les corrompus. Ce sont les libyens qui dénonçaient les bombardements kadhafistes tout au long de la libération: je le sais pour avoir diffusé des milliers de LEURS tweets et statuts Facebook. La Méluche préférait la désinformation kadhafiste élaborée pour l’étranger depuis Damas, Téhéran et Moscou, par la pire racaille propagandiste depuis le pacte germano-soviétique. Pour interroger les libyens sur les responsables des destructions dans leur pays, suivez ce lien et posez leur la question, ou celui-ci.

 

Sur « la guerre de Libye », évitez absolument les pages en français et en serbe! Mélenchistes et autres reliques de la Jamahiriya kadhafiste au troisième millénaire, pourront poster cette lettre type aux libyens: « Dear Al Qaïda, I’m a French so-called anti-imperialist, and I would like to know who « broke everything » in Libya in 2011? French army or pro-Gaddafi forces? thank you ».

 

la suite ici: source

Londres aurait autorisé la vente de substances chimiques à la Syrie en 2012


Le Monde.fr | 03.09.2013 à 02h08 • Mis à jour le 03.09.2013 à 09h56

Le quotidien britannique The Independent a révélé que le gouvernement britannique a autorisé une entreprise, le 17 janvier 2012, à livrer à la Syrie du fluorure de sodium et de potassium. Il s’agit de substances chimiques pouvant servir à créer des agents neurotoxiques similaires au sarin, du gaz que le régime de Damas aurait utilisé contre la population syrienne.

Le ministre du commerce, Vince Cable, a reconnu dans une lettre écrite l’année dernière, mais publiée seulement maintenant, que cette autorisation était restée valable pendant six mois. Mais les livraisons n’avaient en fin de compte pas été finalisées. Le ministère précise toutefois que « ces agents chimiques étaient destinés à une utilisation civile ».

Le journal ajoute lui que « les services de renseignement occidentaux soupçonnent depuis longtemps le régime syrien d’utiliser des entreprises fantômes pour justifier l’importation de composants pouvant être utilisés dans des armes ».

LA SUISSE APPROCHÉE QUATORZE FOIS EN QUINZE ANS

C’est d’ailleurs ce qu’a révélé la Suisse lundi. Le régime de Damas aurait tenté d’approcher des fabricants suisses par le biais de sociétés écrans, avant que Berne ne soit alerté de la manœuvre par « un pays partenaire ». Le gouvernement suisse a précisé avoir rejeté à quatorze reprises l’exportation de matériel sensible à destination de Damas lors des quinze dernières années.

Selon une porte-parole du secrétariat d’Etat à l’économie, le matériel en question – une pompe à vide, des valves et un bioréacteur – aurait pu permettre de mettre au point des armes de destruction massive. « Il y avait des raisons de [le] croire », a-t-elle précisé. L’Union européenne a interdit, le 17 juin 2012, l’exportation de composants chimiques vers la Syrie.

Lire aussi : « Syrie : l’enquête du ‘Monde’ au cœur de la guerre »

Syrie : preuve que c’est Bachar chimique le coupable ?


anniebannie n’en doute pas car c’est dans la psychologie de Bachar Timour, mais la fabrication de preuves par les US a été tellement pratiquée, qu’on ne croit plus personne; les 100 000 morts, c’était OK, après tout ce ne sont que des Syriens, mais la mort par le Sarin, ça non !

Une conversation entre un responsable de la Défense syrienne et le chef de l’unité des armes chimiques a été interceptée par les renseignements américains.

Les services de renseignement américains ont écouté un responsable du ministère syrien de la Défense « en panique » au cours « de conversations téléphoniques avec le chef de l’unité des armes chimiques », après l’attaque de la semaine dernière, rapporte mardi le magazine Foreign Policy.

« Lundi dernier, dans les heures qui ont suivi la terrifiante attaque chimique à l’est de Damas, un responsable du ministère syrien de la Défense a eu des conversations téléphoniques paniquées avec le chef de l’unité des armes chimiques, demandant des réponses sur la frappe à l’agent neurotoxique qui a tué plus de 1.000 personnes », selon le magazine.

« Ces conversations ont été écoutées par les services de renseignement américains », a affirmé le magazine dans un communiqué. « C’est la principale raison pour laquelle les responsables américains disent maintenant qu’ils sont certains que ces attaques sont l’oeuvre du régime de Bachar al-Assad et pourquoi l’armée américaine s’apprête à attaquer ce régime dans les jours à venir ».

L’information est révélée alors que les forces américaines se préparent à frapper la Syrie, bien que les alliés occidentaux soulignent que le but n’est pas de renverser le régime actuel mais de punir le gouvernement de Bachar al-Assad pour avoir employé des armes chimiques contre des populations civiles.

Les bases pour une intervention militaire ont été présentées par le vice-président américain Joe Biden qui a déclaré en premier que les attaques chimiques de la semaine passée tuant des centaines de personnes, ne pouvaient avoir été perpétrées que par les forces de Bachar al-Assad.

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L’opposition demande une intervention « sérieuse » contre Damas


OLJ/Agences | 25/08/2013
L'US Navy s'apprête à renforcer sa présence en Méditerranée en raison des derniers développements de la situation en Syrie. Photo AFP
L’US Navy s’apprête à renforcer sa présence en Méditerranée en raison des derniers développements de la situation en Syrie. Photo AFP

Conflit L’Iran met en garde contre « toute intervention militaire » en Syrie.

Le président de la Coalition de l’opposition syrienne Ahmat Jarba a exhorté samedi la communauté internationale, à commencer par les Etats-Unis, à intervenir « de façon sérieuse » en Syrie après l’attaque présumée à l’arme chimique conduite par le régime de Damas.

« Je demande à la communauté internationale de passer des mots à l’action. Nous en avons assez des mots et nous avons besoin de mesures et de gestes de la part des Nations unies », a déclaré lors d’une conférence de presse à Istanbul M. Jarba, dont les propos en arabe étaient traduits par le porte-parole de la Coalition Khaled Saleh.

« J’exige que le président américain, M. Barack Obama (…) soit responsable, aussi bien personnellement qu’au nom de son pays. J’exige la même attitude du président français François Hollande, du Premier ministre britannique David Cameron ainsi que des chefs d’Etat arabes », a-t-il poursuivi.

« Il est très clair qu’après la dernière attaque, ils sont contraints d’intervenir de façon sérieuse pour mettre un terme aux meurtres de Syriens qui continuent », a insisté M. Jarba.

Le chef de l’opposition syrienne a qualifié de « honte » la réaction de la communauté internationale.

(Repère : Les scénarios d’intervention militaire en Syrie)

Selon l’opposition, le régime a eu recours mercredi à des armes chimiques dans une offensive contre des localités de la banlieue proche de Damas tenues par les rebelles, ce que nie catégoriquement le pouvoir syrien.

L’opposition a évoqué 1.300 morts et l’OSDH a comptabilisé 170 morts dans ces régions. Médecins sans frontières (MSF) a pour sa part affirmé samedi que 355 patients « présentant des symptômes neurotoxiques » étaient décédés en Syrie.

Le ministre syrien de l’Information, Omrane al-Zohbi, a toutefois démenti vigoureusement les accusations de l’opposition, affirmant que son régime n’avait « jamais utilisé d’armes chimiques ».

Les autorités syriennes ont ainsi accusé les insurgés d’avoir eu recours à des gaz toxiques samedi à Jobar, dans la périphérie de Damas, pour repousser une offensive de l’armée.

La télévision d’Etat, qui a fait état de plusieurs cas « d’asphyxie » parmi les soldats, a montré des images de barils retrouvés selon elle lors du ratissage du secteur et contenant « des matières toxiques et chimiques très dangereuses ».
Dans un communiqué, le commandement de l’armée a précisé qu' »un dépôt contenant des matières premières pour fabriquer des armes chimiques avait été saisi, ainsi que des masques à gaz et une grande quantité de médicaments qui servent à traiter les symptômes en cas d’inhalation de matières chimiques toxiques ».

Mais l’opposition syrienne a rejeté « en bloc » ces accusations, estimant qu’il s’agissait d' »une tentative désespérée (du régime) pour détourner l’attention de ses crimes répétés ».

La communauté internationale fait pression pour que les experts de l’ONU, arrivés en Syrie le 18 août pour enquêter sur d’autres allégations d’utilisation d’armes chimiques plus tôt cette année, puissent se rendre rapidement sur place.

La haute représentante de l’ONU pour le désarmement, Angela Kane, est arrivée à la mi-journée à Damas, pour tenter d’obtenir l’autorisation du régime.

(Reportage : Des morts « endormis »…)

Si les Etats-Unis restent prudents sur les accusations d’utilisation d’armes chimiques par le régime, la France s’est elle montrée très affirmative, à l’image de la Suède et du Royaume-Uni.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ainsi assuré que « toutes les informations » convergaient pour dire que le régime était responsable de l’attaque chimique de mercredi. « Ce massacre chimique est d’une telle gravité que, bien évidemment, celui-ci ne pourra pas rester sans réaction forte », a-t-il réaffirmé.

Le président américain a de son côté réuni samedi son équipe de sécurité, après une précédente réunion jeudi.

Alors que M. Obama, sous pression pour agir, a mis en garde contre toute nouvelle opération militaire au Moyen-Orient, les Etats-Unis ont annoncé le déploiement de moyens militaires dans la région permettant de fournir des « options » à M. Obama s’il ordonnait une intervention en Syrie.

Selon un responsable du Pentagone, ces moyens comprennent l’envoi en Méditerranée d’un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière. Mais le ministre de la Défense Chuck Hagel a souligné que ces renforts ne signifiaient en rien qu’une décision d’intervention avait été prise.

(Repère : Les armes chimiques du régime syrien, un arsenal mystérieux)

Dans ce contexte, les chefs d’état-major de pays occidentaux et musulmans dont ceux des Etats-Unis et d’Arabie saoudite doivent se réunir prochainement en Jordanie pour examiner les retombées du conflit.

Dans le camp opposé, après la Russie, l’autre allié du président Bachar al-Assad, l’Iran, a mis en garde contre une « intervention militaire » étrangère en Syrie, accusant les rebelles d’avoir eu recours à des armes chimiques dans les combats de mercredi près de Damas.

Déclenchée par une révolte populaire en mars 2011 qui s’est militarisée face à la répression du régime, la guerre en Syrie a fait plus de 100.000 morts selon l’ONU, et poussé à la fuite des millions de Syriens.

Au Liban

Le message : Damas décide toujours de la stabilité du Liban, l’éclairage de Philippe Abi-Akl

 

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